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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
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  <language>fr</language>
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   <title>Le Mystère Bizet selon Éric-Emmanuel Schmitt</title>
   <pubDate>Thu, 06 Feb 2014 18:51:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Lyrique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le 14 février, Éric-Emmanuel Schmitt expose "Le Mystère Bizet" en nous racontant la vie et l’œuvre du compositeur de "Carmen" en compagnie de chanteurs et de musiciens. L’occasion de retrouver notamment les talents de la mezzo Karine Deshayes et du pianiste Nicolas Stavy.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6302738-9504736.jpg?v=1391710836" alt="Le Mystère Bizet selon Éric-Emmanuel Schmitt" title="Le Mystère Bizet selon Éric-Emmanuel Schmitt" />
     </div>
     <div>
      Il y aurait donc un mystère Bizet ? Oui et c’est un paradoxe... Qui ne connaît ou n’a déjà fredonné un air de son opéra &quot;Carmen&quot;, <span style="font-style:italic">&quot;L’amour est enfant de bohème&quot;</span> et autres <span style="font-style:italic">&quot;La fleur que tu m’avais jetée&quot;</span> ? Parmi les &quot;opéra addicts&quot;, on connaît même des amateurs de ses &quot;Pêcheurs de Perle&quot;. Mais qui sait que Georges Bizet, né à Paris en 1838, meurt à 36 ans la nuit de la 33e représentation de &quot;Carmen&quot;, cet opéra comique destiné à devenir un colossal succès mondial ?       <br />
              <br />
       Et même, qui sait que Georges Bizet, né dans une famille de musiciens, a été un enfant prodige ? Un pianiste de douze ans remarqué par Hector Berlioz et Franz Liszt… Premier Prix de Rome à dix-neuf ans, il a déjà composé de nombreuses œuvres dont une symphonie et une opérette, &quot;Docteur Miracle&quot; ! Et enfin qui sait que la maturité fut un calvaire pour ce &quot;control freak&quot; qui ne finit presque aucun des ses opéras ou qui ne connut que déboires avec le public et la critique. Même la première représentation de &quot;Carmen&quot; fut un enfer, le 3 mars 1875 !       <br />
              <br />
       Alors oui ! L’écrivain Éric-Emmanuel Schmitt fait bien de nous révéler ce <span style="font-style:italic">Mystère-là</span>, d’autant plus qu’il a décidé de jouer le rôle du musicien en tentant d’imaginer ce qu’aurait pu être sa vie s’il avait survécu à sa crise cardiaque. Pour illustrer cette rêverie, les plus belles pages de cette œuvre au fond peu connue, comme par exemple son &quot;Nocturne n°1&quot;, ses &quot;Chromatiques&quot;, et celles de ses opéras et opérettes seront interprétées par des complices de haut vol. L’esprit de Nietzsche planera sans doute sur ce spectacle, lui qui couvrit d’éloges le Français afin de tuer le prophète de Bayreuth dans &quot;Le cas Wagner&quot; - pour raisons de santé ! 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6302738-9504737.jpg?v=1391711153" alt="Le Mystère Bizet selon Éric-Emmanuel Schmitt" title="Le Mystère Bizet selon Éric-Emmanuel Schmitt" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Le 14 février 2014 à 20 h 30.</span>       <br />
       Salle Gaveau, 01 49 53 05 07.       <br />
       45-47, rue de la Boétie, 75008.       <br />
       <a class="link" href="http://www.sallegaveau.com" target="_blank">&gt;&gt; sallegaveau.com</a>       <br />
              <br />
       <b>&quot;Le Mystère Bizet&quot;</b>       <br />
       Écrit et interprété par Éric-Emmanuel Schmitt.       <br />
       Mise en scène : Steve Suissa.       <br />
       Karine Deshayes, mezzo-soprano.       <br />
       Philippe Do, ténor.       <br />
       Vincent Arnoult, hautbois.       <br />
       Nicolas Stavy, piano.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/6302738-9504736.jpg</photo:imgsrc>
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   <title>"L’affrontement"... Ou quand la modernité bouscule l’Église</title>
   <pubDate>Mon, 15 Jul 2013 10:30:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidine Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans une pièce qui traite du thème de l’Église face à sa propre modernité, "L’affrontement" aborde avec beaucoup d’humour la place de celle-ci aujourd’hui. Peut-on faire évoluer des dogmes religieux plusieurs fois centenaires sans renier l’institution même de l’Église ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5700607-8501149.jpg?v=1374050834" alt=""L’affrontement"... Ou quand la modernité bouscule l’Église" title=""L’affrontement"... Ou quand la modernité bouscule l’Église" />
     </div>
     <div>
      C’est la première fois qu’il est possible d’entrer dans un théâtre comme dans une église. Il est là le prêtre, habillé de sa redingote noire, là, le père Tim Farley (Francis Huster) perché dans sa tribune côté cour et surplombant la scène. La voix haut perchée, il fait avec solennité un prêche où l’humour habille chacun de ses propos dominicaux. L’écho fait ressortir la religiosité du moment.       <br />
              <br />
       Pourquoi l’église refuse-t-elle le droit de sacerdoce aux femmes ? Pourquoi s’oppose-t-elle au mariage des prêtres ? Ce sont toutes ces questions qui sont débattues entre le jeune séminariste Mark Dolson (Davy Sardou) plein de fougue, de franchise et habillé de modernité face à un prêtre prêchant dans le respect liturgique de l’Église Romaine.       <br />
              <br />
       Les thèmes de la religion face à la modernité sont traités avec persuasion, humour, passion. La pièce donne à réfléchir sans pour autant versée dans l’ennui ou l’intellectualisme.        <br />
              <br />
       La voix des comédiens est timbrée d’écho, comme venant des cieux. Francis Huster habite un personnage drôle, vif et assez emporté. Son jeu est très marqué corporellement mais sa voix est souvent trop appuyée.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5700607-8501150.jpg?v=1374050834" alt=""L’affrontement"... Ou quand la modernité bouscule l’Église" title=""L’affrontement"... Ou quand la modernité bouscule l’Église" />
     </div>
     <div>
      Davy Sardou arrive à incarner un personnage qui oscille entre différentes émotions telles que la colère, la passion voire la distance. Il donne à son personnage des accents sincères sans pour autant tomber dans des trémolos. Il est là enfin le divin diacre qui veut bousculer le monde ecclésiastique, le divin diacre qui fait ses gammes liturgiques avec une truculence qui ne cohabite jamais avec la naïveté. Entier dans sa démarche, il souhaite bousculer l’Église par souci démocratique et justice. Davy Sardou est superbe dans le jeu, juste dans les intonations et les colères. La voix du jeune diacre porte, pointe et épingle avec brio la religion chrétienne. Très naturel, dans des gammes de voix et de jeu assis dans un large spectre d’émotions, il incarne un personnage aussi proche de ses convictions que de Dieu. Il se fait le porte-parole d’une autre voix de l’Église qui outrepasse, comme dans toute religion, un diktat consensuel.       <br />
              <br />
       Le texte de Bill C. Davis est bien écrit, éloquent sans être verbeux, bien construit dans la trame. La mise en scène articule avec justesse les différents moments de la pièce tout en gardant une simplicité dans son approche scénique. C’est vif, rapide avec pour chaque acte, une chanson rock, blues ou country.        <br />
              <br />
       Mécréants, athées ou croyants de toutes obédiences peuvent s’assoir sur un même banc pour vivre la même scène et passer un bon moment. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"L’affrontement"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5700607-8501152.jpg?v=1374050834" alt=""L’affrontement"... Ou quand la modernité bouscule l’Église" title=""L’affrontement"... Ou quand la modernité bouscule l’Église" />
     </div>
     <div>
      Texte : Bill C. Davis.       <br />
       Mise en scène : Steve Suissa.       <br />
       Assistant mise en scène : Denis Lemaître.       <br />
       Avec : Francis Huster (Père Tim Farley) et Davy Sardou (Mark Dolson).       <br />
       Lumière : Jacques Rouveyrollis.       <br />
       Décor : Stéfanie Jarre.       <br />
       Costumes : Édith Vesperini.       <br />
       Son : Alexandre Lessertisseur.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Jusqu'au 25 septembre 2013.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 21 h, le dimanche à 17 h 30.       <br />
       Théâtre Rive Gauche, Paris 14e, 01 43 35 32 31.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-rive-gauche.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-rive-gauche.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Le journal d’Anne Frank</title>
   <pubDate>Tue, 23 Oct 2012 16:13:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Isabelle Lauriou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Trib'Une]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Je me demande si je ne vais pas m’y remettre. À écrire un journal. Mon journal intime. Je lui donnerai un prénom moi aussi. Il s’appellerait… Je me laisse le temps de la réflexion. Un petit temps d’attente. Ah ! C’est drôle que je parle d’attente parce que justement, hier soir, au théâtre Rive Gauche, se jouait le "Journal d’Anne Frank". Rien à voir vous me direz. Mais si. J’ai cru un moment qu’un pauvre homme, placé non loin de moi, venait assister à une représentation de Knock...     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4840292-7236660.jpg?v=1351004410" alt="Le journal d’Anne Frank" title="Le journal d’Anne Frank" />
     </div>
     <div>
      Qu’il était là, imaginant s’être assis dans une salle d’attente, payante au demeurant, et qu’il attendait son diagnostic. Posé là, entre tous les (im)patients du théâtre, lui, patientait, pour une ordonnance. Ordonnance pleine à craquer - comme la salle ce soir-là - de médicaments bien puissants pour remédier à cette toux qui lui prenait la gorge, et nous, spectateurs, la tête !       <br />
              <br />
       Il crachait une étrange substance. Une &quot;semence gluante&quot; comme l’exprime, à un moment, la comédienne qui interprète Anne Frank. Écœurant non ? J’ai attrapé froid avec tout ça. Il m’a glacé le sang ce patient. Et le souci, c’est qu’on lui aurait bien dit. Mais par le plus grand des hasards, dans le noir il ne toussait plus. Comédie ?       <br />
              <br />
       Lumière : Francis Huster : Toux d’enfer ! Super ! Pour les comédiens, surtout.       <br />
              <br />
       Qui sait ? Intimidé par l’acteur, ce patient anonyme du théâtre a lâché dans l’arène son immense bonheur. Voir Francis Huster haut en couleurs. Acteur qu’il ne reverra peut-être jamais si sa toux persiste à durer…  Pauvre homme ! Je lui souhaite de trouver un remède à la hauteur du journal d’Anne Frank.       <br />
              <br />
       Un remède à la hauteur de la jeune comédienne qui interprète Anne Frank avec délice, malice, espièglerie et justesse. Très bien choisie.       <br />
              <br />
       Un remède qui guérira ce spectateur d’un soir, comme l’a fait un peu pour son père, cette fille de treize ans à travers son journal. Panser la plaie d’un père en lisant, découvrant sa fille, et oublier, un moment, qu’il a perdu son autre fille, sa femme. Sa famille. Dans les camps.        <br />
              <br />
       Un remède à la hauteur du journal qu’a écrit Anne Frank pour soulager son cœur et son esprit. Du haut de ses treize ans.       <br />
              <br />
       Le journal d’Anne Frank n’est pas la pièce la plus drôle de la saison mais il y a Charlotte Kady. Et elle nous donne une sacrée leçon de comédie. Casting réussi.       <br />
              <br />
       Si j’avais un journal, je l’appellerais : Charlotte. Ça y est ! La fièvre est tombée. C’est qu’il m’a énervée, ce spectateur enragé !       <br />
              <br />
       J’ai choisi le nom de mon journal. Qui n’en serait pas vraiment un. Plutôt une page éphémère dédiée à Charlotte Kady, à son talent et son savoir-faire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4840292-7236672.jpg?v=1351004410" alt="Le journal d’Anne Frank" title="Le journal d’Anne Frank" />
     </div>
     <div>
      Dans mon journal, j’ai envie d’écrire que dans la pièce &quot;Le Journal d’Anne Frank&quot; si je devais choisir mon actrice préférée - à la manière d’une écolière qui rêverait d’avoir une meilleure amie -  je choisirais Charlotte Kady.       <br />
              <br />
       L’écolière n’a rien contre les autres élèves de la classe. Eux aussi ils sont gentils, très bons élèves, doués dans les matières, mais rien à faire. Celle qu’elle veut comme nouvelle amie, c’est Charlotte. En plus elle lui ressemble un peu. Elles ont les mêmes cheveux.        <br />
              <br />
       Il y a pléthores d’adjectifs pour Charlotte Kady. Juste, émouvante, drôle, touchante, belle et attachante. Bouleversante. Jusqu’au dernier tableau du spectacle. Une claque.       <br />
              <br />
       Dans mon journal je veux dire aussi que Charlotte Kady est une actrice trop rare et que la redécouvrir dans cette pièce fait plaisir à voir.       <br />
              <br />
       J’ajoute, et je finis pour ce soir, qu’à chaque fois où le personnage qu’elle interprète - Augusta Van Pels - se retrouve autour de la table pour les maigres repas, elle ajoute aux plats bien fades en ces temps de guerre, un ingrédient de taille : une note sucrée.       <br />
              <br />
       Une gourmandise Charlotte Kady. Normal qu’on veuille devenir sa meilleure amie.       <br />
              <br />
       C’est l’automne, la grippe nous guette, le rhume nous plombe, l’humeur est grise, la toux est grasse.        <br />
              <br />
       Un patient anonyme est passé rue de la Gaité. Il ne voulait pas rire mais simplement se soigner. Il est entré théâtre Rive Gauche, près du quartier Montparnasse. Devant Francis Huster, Charlotte Kady et les autres comédiens, parfaits, eux aussi. Il n’a pas pu retenir sa toux. Tant pis !       <br />
              <br />
       C’était désagréable pour les spectateurs et probablement plus pour les acteurs. Il était malade, il aurait eu besoin d’un bon docteur mais il n’est pas sorti.       <br />
              <br />
       Qui sait ? Peut-être qu’à la fin de la pièce, il était guéri. Moi, j’ai souri. J’avais l’idée d’écrire un journal pour Charlotte Kady, pleine de grâce.        <br />
              <br />
       Je lui offre une demi-page et j’ai tout dit.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le journal d’Anne Frank"</b></div>
     <div>
      Texte : Éric-Emmanuel Schmitt.       <br />
       D’après &quot;Le journal d’Anne Frank&quot;, avec la permission du Fonds Anne Frank (Bâle).       <br />
       Mise en scène : Steve Suissa.       <br />
       Avec : Francis Huster, Gaïa Weiss, Roxane Durán, Odile Cohen, Katia Miran, Charlotte Kady, Yann Babilee Keogh, Bertrand Usclat, Yann Goven.       <br />
       Collaboration artistique : Céline Billès-Izac.       <br />
       Décors : Stéfanie Jarre.       <br />
       Lumières : Jérôme Almeras.       <br />
       Son : Alexandre Lessertisseur.       <br />
       Costumes: Sylvie Pensa.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 septembre au 20 décembre 2012.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 21 h, en matinées samedi et dimanche à 15 h 30.       <br />
       Théâtre Rive Gauche, Paris 14e, Réservations : 01 43 35 32 31.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-rive-gauche.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-rive-gauche.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/4840292-7236660.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-journal-d-Anne-Frank_a760.html</link>
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   <title>Retrouver les espoirs de la Vie, pour oublier un instant les folies de l'Histoire</title>
   <pubDate>Wed, 19 Sep 2012 18:28:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidine Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans une mise en scène où Steve Suissa choisit de faire de chaque acteur un témoin de l’Histoire, les comédiens, dans un jeu de très grande qualité, déploient des sentiments allant de l’enthousiasme au tragique faisant parfois oublier dans le quotidien d’une famille, le feu calcinant et destructeur de l’Histoire.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4738692-7082440.jpg?v=1348073191" alt="Retrouver les espoirs de la Vie, pour oublier un instant les folies de l'Histoire" title="Retrouver les espoirs de la Vie, pour oublier un instant les folies de l'Histoire" />
     </div>
     <div>
      Otto Franck (Francis Huster) arrive sur scène, imperméable sur le dos et casquette vissée sur la tête dans un brouillard et une semi-obscurité. Au loin, le trafic ferroviaire charrie ses trains. Dès les premiers gestes, le talent entre sur scène comme une évidence. L’entrée est presque cinématographique avec des clairs-obscurs accompagnés d’une musique très présente.       <br />
              <br />
       Côté scénographie, la scène est découpée en deux, avec côté cour, une petite pièce symbolisant le temps présent dans lequel Otto Frank revit ses souvenirs en lisant le journal de sa fille. Sur toute la largeur de la scène se prolonge l’Annexe, lieu de refuge de la famille Frank. Souvenirs et réalité s’enlacent tout au long de la pièce.       <br />
              <br />
       Le jeu des acteurs est naturel, vif, rapide avec parfois quelques tempos lents de courts répits. Les silences d’Otto Frank nourrissent la pièce d’un tragique que les scènes dans l’Annexe, plutôt joyeuses ou animées, taisent. Ce sont les souvenirs qui deviennent paroles quand le présent, incarné par Otto Frank, devient silence et recueillement. Tout est vécu intérieurement avec force par Francis Huster. La voix de l’acteur presque éteinte au début, prend de la force et du volume, va crescendo.        <br />
              <br />
       Le spect-acteur devient témoin actif. Témoin de ce qui se passe dans l’Annexe. Et par ricochet, témoin de l’Histoire. La mise en scène de Steve Suissa embarque le spectateur dans une aire historique où le quotidien d’une famille juive pendant un génocide est mis à nu. La pièce est politique mais dans une démarche subtile d’interpellation.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4738692-7082441.jpg?v=1348073191" alt="Retrouver les espoirs de la Vie, pour oublier un instant les folies de l'Histoire" title="Retrouver les espoirs de la Vie, pour oublier un instant les folies de l'Histoire" />
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      Le jeu de tous les comédiens est remarquable avec Roxanne Duran (Anne Franck) et Francis Huster incarnant respectivement avec talent les deux pôles opposés de l’enthousiasme et du tragique. L’Histoire est une science lugubre. Crimes, assassinats, trahisons, massacres, génocides ponctuent le fil historique de notre inhumanité. Et là, devant nous, des êtres broyés par l’Histoire se chamaillent et nous font, parfois, rire. Le spectateur a le sentiment étrange de connaître un destin ignoré de ses propres acteurs, le mettant dans une position de « sachant », de témoin qui voit l’Histoire broyant ses victimes. L’interpellation est de mise et l’indifférence ne peut frayer son chemin.       <br />
              <br />
       Tous les sentiments défilent sur scène, de la simple dispute à la grandeur d’âme avec ses émotions, ses pleurs, ses amours et ses disputes. C’est ce regard à la fois tendre et objectif qui retient l’attention. Il y a à la fois distanciation aux personnages et identification à la situation.        <br />
              <br />
       Il y a aussi ce sentiment à la fois tragique et bouleversant de savoir tous les locataires de l’Annexe, à l’exception d’Otto Frank, morts dans les camps de concentration alors que sur scène Anne, la petite Margot et le timide Peter sont l’incarnation à la fois d’espoirs de Vie et folies de l’Histoire.        <br />
              <br />
       La mise en scène est parfaite dans ses enchaînements, rapides et vifs, avec une troupe de comédiens dont le talent est le socle commun soutenu par un texte dont la dramaturgie est de qualité. Tous les ingrédients d’un grand et très beau spectacle sont réunis. Le théâtre, pour notre bonheur, fait cause commune avec l’Histoire et le jeu.
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     <div><b>"Le journal d’Anne Frank"</b></div>
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      Texte : Éric-Emmanuel Schmitt.       <br />
       D’après &quot;Le journal d’Anne Frank&quot;, avec la permission du Fonds Anne Frank (Bâle).       <br />
       Mise en scène : Steve Suissa.       <br />
       Avec : Francis Huster, Gaïa Weiss, Roxane Durán, Odile Cohen, Katia Miran, Charlotte Kady, Yann Babilee Keogh, Bertrand Usclat, Yann Goven.       <br />
       Collaboration artistique : Céline Billès-Izac.       <br />
       Décors : Stéfanie Jarre.       <br />
       Lumières : Jérôme Almeras.       <br />
       Son : Alexandre Lessertisseur.       <br />
       Costumes: Sylvie Pensa.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 septembre au 20 décembre 2012.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 21 h, en matinées samedi et dimanche à 15 h 30.       <br />
       Théâtre Rive Gauche, Paris 14e, Réservations : 01 43 35 32 31.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-rive-gauche.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-rive-gauche.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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