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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
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   <title>"La Peur", l'enfer n'est peut-être pas les autres mais ce que l'on se fait subir soi-même…</title>
   <pubDate>Sun, 14 Oct 2018 12:57:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Ludivine Picot</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Élodie Menant nous propose une adaptation de "La Peur", la nouvelle de Stefan Zweig, en nous transportant au sein de la vie d'un couple petit-bourgeois des années cinquante dont les apparences se révèlent rapidement trompeuses. Dans une atmosphère à la Hitchcock, avec un suspense à couper au couteau, vous êtes embarqués sans ménagement dans une ambiance créant tant le malaise que la fascination.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/26502573-27231253.jpg?v=1501582457" alt=""La Peur", l'enfer n'est peut-être pas les autres mais ce que l'on se fait subir soi-même…" title=""La Peur", l'enfer n'est peut-être pas les autres mais ce que l'on se fait subir soi-même…" />
     </div>
     <div>
      La pièce débute tandis que l'ouvreuse termine de placer les derniers spectateurs. Une femme, tout de suite suivie d'un homme, entre sur le plateau. Des deux personnages, qu'on comprend être un couple, émane une profonde tendresse et complicité. On les regarde s'embrasser avec attendrissement, se murmurer des confidences au creux de l'oreille. Partager.       <br />
              <br />
       Les lumières s'éteignent puis de nouveau, le couple entre en scène. Mais cette fois-ci quelque chose nous dérange. Le lien entre les deux amoureux n'est plus tel qu'il était quelques minutes plus tôt. Le mari paraît distant, peu intéressé par le travail de sa femme qu'il va même jusqu'à qualifier de &quot;divertissement&quot;. Celle-ci lui lance des reproches, qui se transforment rapidement en appels à l'aide : &quot;ces derniers temps, on se croise plus qu'on ne vit ensemble&quot;. Il a du travail, lui dit-il, elle savait que le fait d'ouvrir son propre cabinet d'avocats leur laisserait moins de temps libre à tous les deux.       <br />
              <br />
       Un mari harassé par son emploi, une femme qui se sent complètement délaissée, l'espoir d'un amant qui pourrait la sauver... Une réalité de laquelle s'échapper, un fantasme auquel se raccrocher. L'histoire mise en scène n'a rien d'original. C'est probablement pour cela qu'elle nous touche tous. Victimes ou coupables d'infidélité ou de délaissement, les thématiques abordées résonnent en chacun de nous.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/26502573-27231254.jpg?v=1501582516" alt=""La Peur", l'enfer n'est peut-être pas les autres mais ce que l'on se fait subir soi-même…" title=""La Peur", l'enfer n'est peut-être pas les autres mais ce que l'on se fait subir soi-même…" />
     </div>
     <div>
      La peur est une des cinq émotions fondamentales de l'être humain. Elle est une émotion d'anticipation qui nous informe d'un danger proche, qu'il soit réel ou imaginaire. Hélène Degy nous offre une prestation impressionnante ; elle ne joue pas la peur, elle l'incarne. Elle est la peur. Elle personnifie les émotions humaines, toutes avec une justesse incroyable : la honte, la culpabilité, le soulagement, l'amour, la colère, etc… toute une palette de sensibilité humaine.       <br />
              <br />
       Le décor est composé de pans de murs montés sur roulettes que les comédiens déplacent tout au long de la pièce. L'ensemble des accessoires représentent l'ambiance d'une cuisine la plupart du temps. Sinon, ils dessinent les contours d'une ruelle qu'on s'imagine un peu confinée et étriquée. Le décor est sans cesse réinventé. Il donne souvent une impression de suffocation ; par exemple, quand les cloisons se resserrent sur le corps prostré d'Irène. Tous ces mouvements, ces changements créent une certaine esthétique dansée au sein de la scénographie.       <br />
              <br />
       On ne vous promet pas une pièce joyeuse. Vous partagez toutes les peines de l'apeurée, vous n'êtes pas loin de vaciller avec elle dans la folie. Ce danger est-ce la réalité ou n'est-ce qu'une projection de l'esprit ? Vous devenez la proie de vos propres tourments. Cette conception de peur n'est pas sans rappeler celle que véhiculaient &quot;Les mouches&quot; de Sartre. Et puis les lumières s'éteignent, une dernière fois. Et alors vous applaudissez avec force et admiration. Et vous vous sentez comme purifiés. La catharsis a eu son petit effet.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La Peur"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/26502573-27231255.jpg?v=1501582770" alt=""La Peur", l'enfer n'est peut-être pas les autres mais ce que l'on se fait subir soi-même…" title=""La Peur", l'enfer n'est peut-être pas les autres mais ce que l'on se fait subir soi-même…" />
     </div>
     <div>
      Texte : Stefan Zweig.       <br />
       Mise en scène, scénographie et adaptation : Élodie Menant.       <br />
       Avec : dans le rôle d'Irène, Hélène Degy ou Élodie Menant ;        <br />
       dans le rôle de Fritz, Aliocha Itovich ou Arnaud Denissel ;        <br />
       dans le rôle d'Elsa, Ophélie Marsaud ou Muriel Gaudin.       <br />
       Décor : Olivier Defrocourt.       <br />
       Costumes : Cécile Choumiloff, Sylvie Lefray, Janie Loriault et Marion Vanesshe.       <br />
       Lumières : Marc Augustin.       <br />
       Graphistes : Mathieu Stortoz et Salima Glamine.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/26502573-27231546.jpg?v=1539518377" alt=""La Peur", l'enfer n'est peut-être pas les autres mais ce que l'on se fait subir soi-même…" title=""La Peur", l'enfer n'est peut-être pas les autres mais ce que l'on se fait subir soi-même…" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Jusqu'au 8 janvier 2019.</span>       <br />
       Du jeudi au dimanche à 19 h.       <br />
       Théâtre Michel, Paris 8e, 01 42 65 35 02.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-michel.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-michel.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/26502573-27231546.jpg</photo:imgsrc>
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   <title>Une légende se défait, une autre naît, interprétée par deux comédiens en devenir mais au talent certain</title>
   <pubDate>Tue, 07 Aug 2018 08:42:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Ludivine Picot</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Caroline Rainette fonde en 2012 la Compagnie Étincelle qui s'emploie à reprendre les textes de monuments littéraires tels que Cocteau, Musset ou Zweig pour cette fois. Elle traduit et adapte pour la première fois en France "Légende d'une vie" accompagné du comédien Lennie Coindeaux. Les deux jeunes artistes font honneur à la mémoire de l'immense écrivain.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/22079418-24921716.jpg?v=1500105422" alt="Une légende se défait, une autre naît, interprétée par deux comédiens en devenir mais au talent certain" title="Une légende se défait, une autre naît, interprétée par deux comédiens en devenir mais au talent certain" />
     </div>
     <div>
      Depuis toujours, l'une des grandes quêtes de l'homme est celle de l'accès à l'immortalité. Pour pallier cette capacité qui lui faisait défaut, il a trouvé deux solutions : l'immortalité par la procréation et l'immortalité par la création. Par l'engendrement, par la filiation, l'homme ne fait que retarder cette mortalité inévitable, il lui accorde quelques années de plus et ce sera ensuite le rôle de sa descendance de poursuivre ce combat infini. Par l'art, il laisse une trace indélébile de son passage sur Terre. L’œuvre survit à l'auteur.       <br />
              <br />
       Friedrich Marius Franck, fils du très apprécié feu Karl Amadeus Franck, poète talentueux, rend une lecture publique de ses premières œuvres ce soir dans sa demeure. Jusqu'alors, personne n'avait jamais rien entendu de ses poèmes et le jeune homme craint de ne provoquer immanquablement la déception. Il n'est pas considéré comme un poète mais comme fils de poète et sait que la communauté d'invités qui se présentera tout à l'heure chez lui ne vient pas pour lui mais en la mémoire de son père.       <br />
              <br />
       L'atmosphère est telle qu'on la perçoit dans l'écriture de Zweig : intimiste, cloîtrée, étouffante. Nous ne sommes pas conviés à la lecture mais nous sommes les auditeurs des coulisses, là où se manifestent les émotions bien habituelles que sont la révolte, la peur, l'ambition ou encore l'amour. Nous partageons la confession d'un cœur partagé entre deux femmes, entre la mortalité et l'éternité. L'une aime l'homme, l'autre en aime le poète.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/22079418-24921717.jpg?v=1500105520" alt="Une légende se défait, une autre naît, interprétée par deux comédiens en devenir mais au talent certain" title="Une légende se défait, une autre naît, interprétée par deux comédiens en devenir mais au talent certain" />
     </div>
     <div>
      Les sièges installés près de la scène, le public proche de l'action, on se sent les témoins d'un secret de famille que, plus que le partager, nous voulons nous approprier. Nous voulons faire nôtres les questions de Friedrich, nous voulons découvrir cette vérité vraie, cette vérité cachée, enterrée, tout comme l'était cet autre. Cet autre, c'est cette autre femme, amante déshéritée de son titre alors qu'elle lui a tout donné ; cet autre, c'est cet autre homme tellement admiré, tellement vénéré qu'on en avait oublié que lui aussi était humain.       <br />
              <br />
       Les lumières vacillent au gré des états d'âme de celui qui attend de savoir qui il est vraiment. Et c'est en tuant la légende que la vie s'accomplit, que le héros devient lui. Empêtré dans une ombre dans laquelle il s'était en parti lui-même emprisonné, il s'affranchit désormais de celui qu'on attendait qu'il soit pour devenir celui qu'il veut être.       <br />
              <br />
       Ce qui nous marque le plus dans cette représentation, c'est la considérable implication émotionnelle et personnelle dont font preuve les deux comédiens. Cette peur paralysante du regard des autres sur son travail et sur sa personne que ressent Friedrich semble avoir été exactement vécue par le comédien Lennie Coindeaux. La honte qui s'empare de Clarissa résonne plus dans le corps de celle qui joue que dans le corps de celle qui est jouée. Les artistes ne simulent pas, ils sont. La prestation est tout simplement stupéfiante, l'illusion impressionnante.       <br />
              <br />
       Un seul mot : bravo.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Légende d'une vie"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/22079418-24921718.jpg?v=1500105558" alt="Une légende se défait, une autre naît, interprétée par deux comédiens en devenir mais au talent certain" title="Une légende se défait, une autre naît, interprétée par deux comédiens en devenir mais au talent certain" />
     </div>
     <div>
      Texte : Stefan Zweig.       <br />
       Adaptation et traduction : Caroline Rainette.       <br />
       Mise en scène : Caroline Rainette et Lennie Coindeaux.       <br />
       Avec : Lennie Coindeaux et Caroline Rainette.       <br />
       Voix off : Patrick Poivre d'Arvor, Anne Deruyter.       <br />
       Lumière : Matthieu Duverne.       <br />
       Compagnie Étincelle.       <br />
       Durée : 1 h 10.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/22079418-24921734.jpg?v=1525798836" alt="Une légende se défait, une autre naît, interprétée par deux comédiens en devenir mais au talent certain" title="Une légende se défait, une autre naît, interprétée par deux comédiens en devenir mais au talent certain" />
     </div>
     <div>
      Du 23 mai au 8 juillet 2018.       <br />
       Du mardi au samedi à 18 h 30, dimanche à 15 h.       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 11 juillet au 26 août 2018.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 18 h 30, dimanche à 15 h.       <br />
       Le Lucernaire, Théâtre Noir, Paris 6e, 01 45 44 57 34.       <br />
       <a class="link" href="http://www.lucernaire.fr/" target="_blank">&gt;&gt; lucernaire.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/22079418-24921734.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Une-legende-se-defait-une-autre-nait-interpretee-par-deux-comediens-en-devenir-mais-au-talent-certain_a2112.html</link>
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   <title>Finalement, l'enfer ce n'est peut-être pas les autres mais ce que l'on se fait subir soi-même…</title>
   <pubDate>Tue, 01 Aug 2017 12:02:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Ludivine Picot</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Élodie Menant nous propose ici une adaptation de "La Peur", la nouvelle de Stefan Zweig. Elle nous transporte au sein de la vie d'un couple petit-bourgeois des années cinquante dont les apparences se révèlent rapidement trompeuses. Dans une atmosphère à la Hitchcock, avec un suspense à couper au couteau, vous êtes embarqués sans ménagement dans une ambiance créant tant le malaise que la fascination.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/16209474-21125021.jpg?v=1501582457" alt="Finalement, l'enfer ce n'est peut-être pas les autres mais ce que l'on se fait subir soi-même…" title="Finalement, l'enfer ce n'est peut-être pas les autres mais ce que l'on se fait subir soi-même…" />
     </div>
     <div>
      La pièce débute tandis que l'ouvreuse termine de placer les derniers spectateurs. Une femme, tout de suite suivie d'un homme, entre sur le plateau. Des deux personnages, qu'on comprend être un couple, émane une profonde tendresse et complicité. On les regarde s'embrasser avec attendrissement, se murmurer des confidences au creux de l'oreille. Partager.       <br />
              <br />
       Les lumières s'éteignent puis de nouveau, le couple entre en scène. Mais cette fois-ci quelque chose nous dérange. Le lien entre les deux amoureux n'est plus tel qu'il était quelques minutes plus tôt. Le mari paraît distant, peu intéressé par le travail de sa femme qu'il va même jusqu'à qualifier de &quot;divertissement&quot;. Celle-ci lui lance des reproches, qui se transforment rapidement en appels à l'aide : &quot;ces derniers temps, on se croise plus qu'on ne vit ensemble&quot;. Il a du travail, lui dit-il, elle savait que le fait d'ouvrir son propre cabinet d'avocats leur laisserait moins de temps libre à tous les deux.       <br />
              <br />
       Un mari harassé par son emploi, une femme qui se sent complètement délaissée, l'espoir d'un amant qui pourrait la sauver... Une réalité de laquelle s'échapper, un fantasme auquel se raccrocher. L'histoire mise en scène n'a rien d'original. C'est probablement pour cela qu'elle nous touche tous. Victimes ou coupables d'infidélité ou de délaissement, les thématiques abordées résonnent en chacun de nous.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/16209474-21125122.jpg?v=1501582516" alt="Finalement, l'enfer ce n'est peut-être pas les autres mais ce que l'on se fait subir soi-même…" title="Finalement, l'enfer ce n'est peut-être pas les autres mais ce que l'on se fait subir soi-même…" />
     </div>
     <div>
      La peur est une des cinq émotions fondamentales de l'être humain. Elle est une émotion d'anticipation qui nous informe d'un danger proche, qu'il soit réel ou imaginaire. Hélène Degy nous offre une prestation impressionnante ; elle ne joue pas la peur, elle l'incarne. Elle est la peur. Elle personnifie les émotions humaines, toutes avec une justesse incroyable : la honte, la culpabilité, le soulagement, l'amour, la colère, etc… toute une palette de sensibilité humaine.       <br />
              <br />
       Le décor est composé de pans de murs montés sur roulettes que les comédiens déplacent tout au long de la pièce. L'ensemble des accessoires représentent l'ambiance d'une cuisine la plupart du temps. Sinon, ils dessinent les contours d'une ruelle qu'on s'imagine un peu confinée et étriquée. Le décor est sans cesse réinventé. Il donne souvent une impression de suffocation ; par exemple, quand les cloisons se resserrent sur le corps prostré d'Irène. Tous ces mouvements, ces changements créent une certaine esthétique dansée au sein de la scénographie.       <br />
              <br />
       On ne vous promet pas une pièce joyeuse. Vous partagez toutes les peines de l'apeurée, vous n'êtes pas loin de vaciller avec elle dans la folie. Ce danger est-ce la réalité ou n'est-ce qu'une projection de l'esprit ? Vous devenez la proie de vos propres tourments. Cette conception de peur n'est pas sans rappeler celle que véhiculaient &quot;Les mouches&quot; de Sartre. Et puis les lumières s'éteignent, une dernière fois. Et alors vous applaudissez avec force et admiration. Et vous vous sentez comme purifiés. La catharsis a eu son petit effet.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La Peur"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/16209474-21125162.jpg?v=1501582770" alt="Finalement, l'enfer ce n'est peut-être pas les autres mais ce que l'on se fait subir soi-même…" title="Finalement, l'enfer ce n'est peut-être pas les autres mais ce que l'on se fait subir soi-même…" />
     </div>
     <div>
      Texte : Stefan Zweig.       <br />
       Mise en scène, scénographie et adaptation : Élodie Menant.       <br />
       Avec : Hélène Degy (remplacée par Élodie Menant les 4, 5 et 23, 24, 25 et 26 août), Aliocha Itovich et Ophélie Marsaud.       <br />
       Décor : Olivier Defrocourt.       <br />
       Costumes :Cécile Choumiloff et Sylvie Lefray.       <br />
       Lumières : Marc Augustin.       <br />
       Graphistes : Mathieu Stortoz et Salima Glamine.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       Du 7 octobre 2016 au 2 septembre 2017.       <br />
       <span class="fluo_jaune">Jusqu'au 14 septembre 2017.       <br />
       Puis du 5 octobre au 31 décembre 2017.</span>       <br />
       Du jeudi au dimanche à 19 h.       <br />
       Théâtre Michel, Paris 8e, 01 42 65 35 02.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-michel.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-michel.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/16209474-21125021.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Finalement-l-enfer-ce-n-est-peut-etre-pas-les-autres-mais-ce-que-l-on-se-fait-subir-soi-meme_a1890.html</link>
  </item>

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   <title>Une légende se défait, une autre naît, interprétée par deux comédiens en devenir mais au talent certain</title>
   <pubDate>Sat, 15 Jul 2017 09:52:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Ludivine Picot</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
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   Caroline Rainette fonde en 2012 la Compagnie Étincelle qui s'emploie à reprendre les textes de monuments littéraires tels que Cocteau, Musset ou Zweig pour cette fois. Elle traduit et adapte pour la première fois en France "Légende d'une vie" accompagné du comédien Lennie Coindeaux. Les deux jeunes artistes font honneur à la mémoire de l'immense écrivain.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/15725857-20872903.jpg?v=1500105422" alt="Une légende se défait, une autre naît, interprétée par deux comédiens en devenir mais au talent certain" title="Une légende se défait, une autre naît, interprétée par deux comédiens en devenir mais au talent certain" />
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      Depuis toujours, l'une des grandes quêtes de l'homme est celle de l'accès à l'immortalité. Pour pallier cette capacité qui lui faisait défaut, il a trouvé deux solutions : l'immortalité par la procréation et l'immortalité par la création. Par l'engendrement, par la filiation, l'homme ne fait que retarder cette mortalité inévitable, il lui accorde quelques années de plus et ce sera ensuite le rôle de sa descendance de poursuivre ce combat infini. Par l'art, il laisse une trace indélébile de son passage sur Terre. L’œuvre survit à l'auteur.       <br />
              <br />
       Friedrich Marius Franck, fils du très apprécié feu Karl Amadeus Franck, poète talentueux, rend une lecture publique de ses premières œuvres ce soir dans sa demeure. Jusqu'alors, personne n'avait jamais rien entendu de ses poèmes et le jeune homme craint de ne provoquer immanquablement la déception. Il n'est pas considéré comme un poète mais comme fils de poète et sait que la communauté d'invités qui se présentera tout à l'heure chez lui ne vient pas pour lui mais en la mémoire de son père.       <br />
              <br />
       L'atmosphère est telle qu'on la perçoit dans l'écriture de Zweig : intimiste, cloîtrée, étouffante. Nous ne sommes pas conviés à la lecture mais nous sommes les auditeurs des coulisses, là où se manifestent les émotions bien habituelles que sont la révolte, la peur, l'ambition ou encore l'amour. Nous partageons la confession d'un cœur partagé entre deux femmes, entre la mortalité et l'éternité. L'une aime l'homme, l'autre en aime le poète.
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     <br style="clear:both;"/>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/15725857-20872938.jpg?v=1500105520" alt="Une légende se défait, une autre naît, interprétée par deux comédiens en devenir mais au talent certain" title="Une légende se défait, une autre naît, interprétée par deux comédiens en devenir mais au talent certain" />
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      Les sièges installés près de la scène, le public proche de l'action, on se sent les témoins d'un secret de famille que, plus que le partager, nous voulons nous approprier. Nous voulons faire nôtres les questions de Friedrich, nous voulons découvrir cette vérité vraie, cette vérité cachée, enterrée, tout comme l'était cet autre. Cet autre, c'est cette autre femme, amante déshéritée de son titre alors qu'elle lui a tout donné ; cet autre, c'est cet autre homme tellement admiré, tellement vénéré qu'on en avait oublié que lui aussi était humain.       <br />
              <br />
       Les lumières vacillent au gré des états d'âme de celui qui attend de savoir qui il est vraiment. Et c'est en tuant la légende que la vie s'accomplit, que le héros devient lui. Empêtré dans une ombre dans laquelle il s'était en parti lui-même emprisonné, il s'affranchit désormais de celui qu'on attendait qu'il soit pour devenir celui qu'il veut être.       <br />
              <br />
       Ce qui nous marque le plus dans cette représentation, c'est la considérable implication émotionnelle et personnelle dont font preuve les deux comédiens. Cette peur paralysante du regard des autres sur son travail et sur sa personne que ressent Friedrich semble avoir été exactement vécue par le comédien Lennie Coindeaux. La honte qui s'empare de Clarissa résonne plus dans le corps de celle qui joue que dans le corps de celle qui est jouée. Les artistes ne simulent pas, ils sont. La prestation est tout simplement stupéfiante, l'illusion impressionnante.       <br />
              <br />
       Un seul mot : bravo.
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     <div><b>"Légende d'une vie"</b></div>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/15725857-20872941.jpg?v=1500105558" alt="Une légende se défait, une autre naît, interprétée par deux comédiens en devenir mais au talent certain" title="Une légende se défait, une autre naît, interprétée par deux comédiens en devenir mais au talent certain" />
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      Texte : Stefan Zweig.       <br />
       Adaptation : Caroline Rainette.       <br />
       Mise en scène Caroline Rainette et Lennie Coindeaux.       <br />
       De et avec : Lennie Coindeaux et Caroline Rainette.       <br />
       Avec la voix de : Patrick Poivre d'Arvor.       <br />
       Compagnie Étincelle et Compagnie Thylen.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 30 juillet 2017.</span>       <br />
       Vendredi et samedi à 19 h, les dimanches à 17 h.       <br />
       Relâches les 14, 15 et 16 juillet.       <br />
       Théo Théâtre, Paris 15e, 01 45 54 00 16.       <br />
       <a class="link" href="http://theotheatre.com/" target="_blank">&gt;&gt; theotheatre.com</a>
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     <br style="clear:both;"/>
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