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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-04-13T19:58:34+02:00</dc:date>
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   <title>"Vie et Destin", liberté et soumission, au cœur de la bataille de Stalingrad, les désillusions de l'idéologie soviétique, inspiré de l'œuvre de Vassili Grossman</title>
   <pubDate>Mon, 12 Jan 2026 16:10:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Il est question de Bonté face au Bien dans le récit porté par le roman de Vassili Grossman à l'égal du choix philosophique de Spinoza préférant le Bon au Bien. Une Bonté que les personnages de la pièce vont tenter de chercher entre les purges du régime stalinien et les génocides du régime hitlérien.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93660774-65420875.jpg?v=1768230760" alt=""Vie et Destin", liberté et soumission, au cœur de la bataille de Stalingrad, les désillusions de l'idéologie soviétique, inspiré de l'œuvre de Vassili Grossman" title=""Vie et Destin", liberté et soumission, au cœur de la bataille de Stalingrad, les désillusions de l'idéologie soviétique, inspiré de l'œuvre de Vassili Grossman" />
     </div>
     <div>
      L'action du roman se déroule de 1942 à 1943, jusqu'à la victoire soviétique sur l'armée nazie à la bataille de Stalingrad qui a fait près de deux millions de victimes. Ce sera cette opposition entre les deux régimes totalitaires, stalinisme d'un côté, nazisme de l'autre, qui va se jouer au niveau humain dans l'analyse qu'en fait l'écrivain russe. Comparer les deux régimes pour en desceller les mécanismes communs sera en 1962, année où celui-ci termine son œuvre magistrale, un scandale, voire un crime de lèse-majesté, un acte blasphématoire pour le maître du Kremlin qui interdit sa publication en URSS jusqu'à ce qu'un exemplaire échappé aux purges staliniennes soit publié en Suisse en 1980.       <br />
              <br />
       On y suit une multitude de personnages gravitant autour de la bataille, anciens révolutionnaires fidèles à l'idéal de 1918, nouveaux apparatchik sans scrupules, rescapés du goulag ou des prisons tsaristes, mais aussi le destin d'une famille ukrainienne juive à travers l'histoire de Victor Strum. Résumer un roman de plus de mille pages serait vain. C'est aussi à cette difficulté que se confronta Brigitte Jaques-Wajeman dans son adaptation.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93660774-65420877.jpg?v=1768231293" alt=""Vie et Destin", liberté et soumission, au cœur de la bataille de Stalingrad, les désillusions de l'idéologie soviétique, inspiré de l'œuvre de Vassili Grossman" title=""Vie et Destin", liberté et soumission, au cœur de la bataille de Stalingrad, les désillusions de l'idéologie soviétique, inspiré de l'œuvre de Vassili Grossman" />
     </div>
     <div>
      Pour ce faire, elle met en place un dispositif scénique extrêmement simple : une grande table jonchée de brochures et de livres autour de laquelle vont s'installer les neufs interprètes du spectacle. À cour, un canapé sera installé pour les scènes intérieures. Au fond du plateau, deux hauts rideaux mobiles évoquent une scène de théâtre vue de l'intérieur. À jardin, des portants emplis d'habits que les comédiennes et les comédiens revêtiront suivant les différents rôles qu'ils interprèteront. Entre séance de lecture, lieu de débat contradictoire et espace de liberté de parole, cette table sera la source où chacun viendra puiser l'histoire de son personnage dans les lignes mêmes des exemplaires du roman.       <br />
              <br />
       Un dispositif unique pour une mise en scène également simple. Dans la première partie, des monologues directement pris dans le texte original auxquels les interprètes donnent leur corps, tout en gardant une narration à la troisième personne qui gomme toute possibilité de sensiblerie par une incarnation totale. On y suit aussi bien les persécutions nazies envers les juifs de la ville de Berditchev, la création du ghetto, puis les déportations vers les camps de la mort, que les persécutions staliniennes contre toute opposition, mais aussi contre la communauté juive bientôt accusée de cosmopolitisme. Homme nouveau contre homme nouveau, l'arien contre le soviétique, une étrange similitude de slogans et les mêmes méthodes de délation et d'extermination des opposants éclatent en permanence.       <br />
              <br />
       La suite de monologues aurait pu être un peu trop théorisante et lassante, n'était les qualités des interprètes et du travail narratif totalement abouti qui ressortent de ces différents épisodes. Il s'agit en outre d'un roman ; et l'on suit avec un intérêt passionné l'histoire de Victor Strum, chercheur à la tête d'un laboratoire de physique nucléaire pris dans la nasse des pouvoirs politiques non seulement pour ses découvertes, mais aussi pour ses origines juives. La dernière lettre de sa mère morte dans une chambre à gaz est toujours sur sa poitrine. Et le reste de sa famille, dont certains membres font soit partie de l'ancienne garde révolutionnaire, soit des nouveaux maîtres. Une famille décapitée par les nazis, une famille humiliée par soumission par les staliniens.       <br />
              <br />
       La deuxième partie donne plus de place au spectaculaire dans des scènes où les personnages costumés et grimés développent une forme de comédie caricaturale qui libère l'outrance et les rires, même si le fond reste grave, puisqu'il s'agit de dévoiler les corruptions et les arrangements que les nouveaux apparatchiks font usage pour garder leurs pouvoirs, leurs privilèges.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93660774-65421059.jpg?v=1768231386" alt=""Vie et Destin", liberté et soumission, au cœur de la bataille de Stalingrad, les désillusions de l'idéologie soviétique, inspiré de l'œuvre de Vassili Grossman" title=""Vie et Destin", liberté et soumission, au cœur de la bataille de Stalingrad, les désillusions de l'idéologie soviétique, inspiré de l'œuvre de Vassili Grossman" />
     </div>
     <div>
      Plusieurs scènes, plusieurs interventions font battre violemment les cœurs, comme l'apparition de ce personnage employé à la construction des chambres à gaz magnifiquement interprété par Sophie Daull, ou le monologue de la mère de Victor Strum qui annonce sa mort prochaine en camp d'extermination, ou encore ce moment fort et expressif où un membre de la Gestapo tente de convaincre un prisonnier – communiste de la première heure, ancien compagnon de Lénine – des similitudes entre le régime nazi et le régime soviétique, qu'il s'agisse du concept d'Homme Nouveau ou des mécanismes d'un pouvoir qui s'appuie sur la délation et la destruction de toute opposition, entre autres.       <br />
              <br />
       Un petit rappel des fruits pourris que nous a laissé le XXe siècle, dont il serait bien de jeter les graines à la poubelle.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Vie et Destin"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93660774-65421108.jpg?v=1768231737" alt=""Vie et Destin", liberté et soumission, au cœur de la bataille de Stalingrad, les désillusions de l'idéologie soviétique, inspiré de l'œuvre de Vassili Grossman" title=""Vie et Destin", liberté et soumission, au cœur de la bataille de Stalingrad, les désillusions de l'idéologie soviétique, inspiré de l'œuvre de Vassili Grossman" />
     </div>
     <div>
      D'après Vassili Grossman.       <br />
       Traduction : Alexis Berelowitsch et Anne Coldefy-Faucard.       <br />
       Adaptation et mise en scène : Brigitte Jaques-Wajeman.       <br />
       Collaboration artistique : François Regnault       <br />
       Avec : Pascal Bekkar, Pauline Bolcatto, Raphaèle Bouchard, Sophie Daull, Timothée Lepeltier, Pierre-Stefan Montagnier, Aurore Paris, Bertrand Pazos, Thibault Perrenoud.       <br />
       Scénographie : Brigitte Jaques-Wajeman, assistée de Chantal de la Coste.       <br />
       Lumières : Nicolas Faucheux, assisté de Chloé Roger.       <br />
       Musique et sons : Stéphanie Gibert.       <br />
       Costumes : Chantal de la Coste.       <br />
       Maquillage et coiffure : Catherine Saint-Sever.       <br />
       Aide à la construction : Franck Lagaroje.       <br />
       À partir de 15 ans.       <br />
       Durée : 3 h 10 (entracte compris).       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 8 au 27 janvier 2026.</span>       <br />
       Du lundi au samedi à 19 h 30, dimanche à 15 h.       <br />
       Relâche : samedis 17 et 24, et dimanches 11 et 25.       <br />
       Théâtre de la Ville Les Abbesses, 31, rue des Abbesses, Paris 18ᵉ.       <br />
       Téléphone : 01 42 74 22 77.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredelaville-paris.com/fr" target="_blank">&gt;&gt; theatredelaville-paris.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93660774-65421117.jpg?v=1768231722" alt=""Vie et Destin", liberté et soumission, au cœur de la bataille de Stalingrad, les désillusions de l'idéologie soviétique, inspiré de l'œuvre de Vassili Grossman" title=""Vie et Destin", liberté et soumission, au cœur de la bataille de Stalingrad, les désillusions de l'idéologie soviétique, inspiré de l'œuvre de Vassili Grossman" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/93660774-65420875.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Vie-et-Destin--liberte-et-soumission-au-coeur-de-la-bataille-de-Stalingrad-les-desillusions-de-l-ideologie_a4449.html</link>
  </item>

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   <title>•Off 2025• "The Last of the Soviets" Comment décérébrer le peuple russe radicalement ? Les dégâts de la désinformation d'État</title>
   <pubDate>Fri, 11 Jul 2025 12:51:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2025]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Ce spectacle radical, d'un humour sans concession et terriblement visuel, se déroule dans les studios de la télévision soviétique. Une émission d'information en direct avec ses deux présentateurs, une femme et un homme, attablés à un grand bureau qui fait face au public. Derrière eux, un vaste écran télé sur lequel apparaîtront les traductions des paroles (le spectacle est en russe et en anglais), mais aussi et surtout des captations faites en direct par les deux interprètes dans un jeu de construction/destruction qu'ils vont mettre en œuvre sur le bureau.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89848001-63470645.jpg?v=1752231390" alt="•Off 2025• "The Last of the Soviets" Comment décérébrer le peuple russe radicalement ? Les dégâts de la désinformation d'État" title="•Off 2025• "The Last of the Soviets" Comment décérébrer le peuple russe radicalement ? Les dégâts de la désinformation d'État" />
     </div>
     <div>
      Un bureau qui, à son tour, devient une deuxième scène où, filmés en gros plan, une série de manipulations illustrant les propos de la pièce vont se succéder. Froids, comme détaché de la réalité, déconnectés de leurs propres sensations, les deux présentateurs commencent une longue litanie de nouvelles comme dans un véritable journal télévisé, seulement, si certaines de ces &quot;nouvelles&quot; semblent coller à ce qu'on connaît des journaux télévisés, les informations dérivent très vite vers un absurde assumé, des annonces qui semblent provenir d'un cerveau un peu dérangé, des blagues d'un humour très noir, hilarantes de bêtise, d'absurde ou de méchanceté.       <br />
               <br />
       Et puis des témoignages fleurissent, des témoignages radioactifs pour une bonne partie puisqu'ils proviennent en majorité des textes de Svetlana Alexievitch, prix Nobel de littérature, dont on connaît les œuvres phares : La Guerre n'a pas un visage de femme, Supplication Tchernobyl, La Fin de l'Homme rouge. C'est cela que tente de nous faire saisir ce spectacle imaginé par Petr Boháč. Peut-être pas sa fin, à l'homme rouge, mais son état, son état à la chute de l'Union soviétique et surtout son état actuel.       <br />
               <br />
       Le rire alterne avec la stupeur, les petites scénettes prises à la caméra mettent en jeu, sur des assiettes, des micro-personnages comme des jouets d'enfant, mais aussi de la matière, de la terre, cette terre irradiée, des visages, ces visages rongés par l'atome, des chevelures salies porteuses de traces d'uranium quasi immortelles. Elles sont comme une vision vue du ciel qui accompagne ces anecdotes que, chacun leur tour, les deux interprètes disent.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89848001-63470646.jpg?v=1752231449" alt="•Off 2025• "The Last of the Soviets" Comment décérébrer le peuple russe radicalement ? Les dégâts de la désinformation d'État" title="•Off 2025• "The Last of the Soviets" Comment décérébrer le peuple russe radicalement ? Les dégâts de la désinformation d'État" />
     </div>
     <div>
      Ce système, qui met en scène une réalité décalée dans laquelle les deux présentateurs, sans rien perdre de leur raideur, de leur froideur, de leur diction mécanique implacable et automatique, ces deux présentateurs perdent vite leur allure impeccable, tirée à quatre épingles, pour devenir maculés de terre, débrayés, s'enfilant des petits shots de vodka et venant en offrir au public. Ils ne semblent pourtant ne pas se rendre compte de leur dégradation, qui fait écho aux dégradations physiques et mentales dues à l'explosion de la centrale de Tchernobyl. Mais pas que.       <br />
               <br />
       Toute la pièce lance, avec un humour vache, un cri d'alarme, et l'on se sent traversé par l'effroi lorsque l'on se rend compte que c'est tout le peuple russe, soviétique et postsoviétique (Poutine ne fait pas moins bien que Staline), que tout ce peuple est rongé mentalement par la paranoïa, le masculinisme et l'absence d'espoir soigné à grand coup de vodka. Tout cela à cause d'une entreprise médiatique infernale de construction du mythe de l'homme russe, un miroir déformé qui est entré dans tous les esprits, a gangréné la vérité, la réalité, le jugement.       <br />
               <br />
       Ce monde soviétique semble comme le laboratoire fou où expérimenter la manipulation des masses par la désinformation systématique et l'autoritarisme d'État. Peut-être un de ces labos dont cherchent à s'inspirer les milliardaires occidentaux si avides d'achat de médias. La liste de ceux-ci est trop longue pour les nommer tous. Quoi qu'il en soit, The Last of the Soviets montre avec absurdité, humour et dérision, ce que de telles influences peuvent provoquer.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Petr Boháč, auteur du concept et du projet, a travaillé à partir de plusieurs livres de Svetlana Alexievitch : &quot;La Fin de l'Homme rouge&quot;, &quot;La Guerre n'a pas un visage de femme&quot;, &quot;La Supplication : Tchernobyl, chronique du monde après l'apocalypse&quot;, &quot;Les cercueils de zinc&quot;, textes qui reflètent et commentent plusieurs moments essentiels de l'histoire russe et soviétique.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"The Last of the Soviets"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89848001-63470655.jpg?v=1752231474" alt="•Off 2025• "The Last of the Soviets" Comment décérébrer le peuple russe radicalement ? Les dégâts de la désinformation d'État" title="•Off 2025• "The Last of the Soviets" Comment décérébrer le peuple russe radicalement ? Les dégâts de la désinformation d'État" />
     </div>
     <div>
      Conception : Petr Boháč.       <br />
       Mise en scène : Petr Boháč.       <br />
       Avec : Inga Zotová-Mikshina et Roman Zotov-Mikshin       <br />
       Soutien technique : Martin Tvrdý.       <br />
       Chef de projet : Barbora Repická.       <br />
       Par la Spitfire Company.       <br />
       À partir de 15 ans.       <br />
       Durée : 1 h 40 (trajet navette compris).       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2025•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 6 au 22 juillet 2025.</span>       <br />
       Tous les jours pairs à 13 h 55. Relâche le 10 juillet.       <br />
       Théâtre La Manufacture, 2, rue des Écoles, Avignon.       <br />
       Spectacle au Château de Saint-Chamand : départ navette 13 h 55 - Jeu 14 h 20.        <br />
       Réservation : 04 90 85 12 71.       <br />
       <a class="link" href="https://billetterie.lamanufacture.org/spectacle?id_spectacle=592" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://lamanufacture.org/" target="_blank">>> lamanufacture.org</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/89848001-63470645.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2025-The-Last-of-the-Soviets-Comment-decerebrer-le-peuple-russe-radicalement-Les-degats-de-la-desinformation-d-Etat_a4301.html</link>
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   <title>"Hermann" ou le roman d'un amour oublié</title>
   <pubDate>Sat, 13 Mar 2021 14:33:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le récit de Gilles Granouillet est fait de trajectoires que l'on suit, qui se brisent, traversent le temps et se reconstruisent ailleurs, comme si toutes les vies dont il est question ici étaient en trompe-l'œil. Une construction romanesque qui traverse non seulement le temps, mais l'espace, du Nord au Sud et jusqu'à l'Est lointain de l'Europe, que François Rancillac parvient à rendre crédible grâce à une mise en scène réaliste.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/54654161-41098548.jpg?v=1615644263" alt=""Hermann" ou le roman d'un amour oublié" title=""Hermann" ou le roman d'un amour oublié" />
     </div>
     <div>
      L'intrigue est complexe. Elle nous est racontée par l'un des quatre personnages de la pièce, Léa Paule, neurologue en hôpital psychiatrique, spécialisée dans la maladie d'Alzheimer. Elle nous emmène à la découverte d'un de ses patients, Hermann, atteint d'une forme précoce de la maladie, qu'elle va croiser deux fois, à vingt ans d'intervalle. Une rencontre qui va avoir une influence décisive sur sa vie.       <br />
               <br />
       Un peu à la manière d'une enquête policière, les détails de la vie de cet étrange personnage qui ne sait presque rien de lui-même, vont être peu à peu révélés. Mais pas dans l'analyse médicale ni grâce aux exercices de mémoire que les malades atteints de cette maladie pratiquent pour tenter d'endiguer ce mal, ce sera par le biais d'un troisième personnage nommé Olia. Olia est le seul vestige qu'Hermann est encore capable d'exprimer : Olia, la femme qu'il a aimée.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/54654161-41098556.jpg?v=1615644290" alt=""Hermann" ou le roman d'un amour oublié" title=""Hermann" ou le roman d'un amour oublié" />
     </div>
     <div>
      La quête pour la découverte de la vérité est épique. La neurologue parvient, par chance ou par destin, à trouver cette Olia, mariée depuis quinze ans à l'un de ses collègues, médecin, cardiologue. Hermann est pour cette femme comme un passé à jamais enfoui qui ressurgit. Lui, en passe de devenir totalement amnésique, fait ressurgir la mémoire chez cette femme. Et les souvenirs de son amour de jeunesse. Elle va tout quitter, sa vie bourgeoise, son mariage acheté sur ces sites de rencontres arrangées de la Russie postsoviétique, et elle retourne vers ses origines qu'elle croyait avoir oubliées. Elle disparaît. Hermann également. Elle est retrouvée seule, égarée, en Pologne, où son mari vient la récupérer. Elle ne parle dorénavant que russe. Et elle attend son amant.       <br />
               <br />
       Pendant vingt ans, aucune nouvelle d'Hermann. Mais il revient soudain dans la vie de Léa, la neurologue, toujours atteint d'Alzheimer, et toujours étonnamment jeune, et toujours à la recherche d'Olia, son amour. Le récit s'entremêle ainsi souvent de la couleur du conte, du conte philosophique. Hermann, apparition sans âge, traverse les existences et les distances et répare les oublis, rebat les cartes, tel un ange absolument pas biblique, plutôt un ange martyr qui porte en lui les blessures d'une guerre sur le front afghan et d'un amour brisé.       <br />
               <br />
       La mise en scène de François Rancillac joue avec les perspectives à la fois du décor stylisé de Raymond Sarti et de projections nous plongeant dans les couloirs aveugles des hôpitaux psychiatriques ou nous entraînant dans les différents lieux de la narration. Un système qui donne une grande souplesse à cette dernière qui change régulièrement d'endroits, tout en tirant l'histoire vers le réalisme. Une histoire qui, par sa complexité, appesantit par moments l'action en privilégiant de longs passages narratifs. Mais les quatre comédiens jouent leurs partitions avec dextérité. Clément Proust, en particulier dans le rôle d'Hermann, mais aussi Claudine Charreyre, qui a la lourde charge d'interpréter Léa, la neurologue, sont extrêmement crédibles et empathiques. Lenka Luptáková et Daniel Kenigsberg, dans les rôles d'Olia et de son mari, sont eux, désarmants d'authenticité.
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     <div><b>"Hermann"</b></div>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/54654161-41098563.jpg?v=1615644322" alt=""Hermann" ou le roman d'un amour oublié" title=""Hermann" ou le roman d'un amour oublié" />
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      Texte : Gilles Granouillet.       <br />
       Mise en scène : François Rancillac.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Christine Guênon.       <br />
       Avec : Daniel Kenigsberg, Claudine Charreyre, Lenka Luptáková, Clément Proust.       <br />
       Dramaturgie : Gilles Granouillet.       <br />
       Scénographie : Raymond Sarti.       <br />
       Costumes : Sabine Siegwalt.       <br />
       Lumière : Guillaume Tesson.       <br />
       Son et composition musicale : Sébastien Quencez.       <br />
       Régie générale : Jérôme Aubert.       <br />
       Par le Théâtre sur Paroles.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       Vu dans le cadre des présentations professionnelles ayant eu lieu les 3, 4 et 5 mars à 15 h au théâtre des 2 Rives à Charenton (94).
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     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/54654161-41098599.jpg?v=1615644662" alt=""Hermann" ou le roman d'un amour oublié" title=""Hermann" ou le roman d'un amour oublié" />
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      <b>Tournée conditionnée à la date de réouverture des salles</b>       <br />
       25 et 26 mars 2021 : Espace culturel Albert Camus, en co-accueil avec la Comédie de Saint-Étienne/CDN, Chambon Feugerolles (42).        <br />
       7 avril 2021 : La Maison des Arts du Léman - scène nationale Thonon-Evian, Thonon-les-Bains (74).       <br />
       13 avril 2021 : Espace Saint-Exupéry, Franconville (95).       <br />
       15 avril 2021 : Théâtre Victor Hugo, Bagneux (92).       <br />
       6 mai 2021 : l'Onde, Vélizy-Villacoublay (78).       <br />
              <br />
       Tournée en 21/22 : Scène nationale de Dieppe, Théâtre d'Aurillac, Théâtre de Roanne, etc. (en cours).
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Hermann-ou-le-roman-d-un-amour-oublie_a2902.html</link>
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