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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-08-13T20:16:46+02:00</dc:date>
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   <title>"Le colonel Barbaque, une passion africaine" Un seul en scène où l'Afrique existe à travers le récit d'un combattant ayant fui la France pour lutter contre son régime colonial</title>
   <pubDate>Tue, 21 Apr 2026 09:58:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Basé sur un récit de Laurent Gaudé, Vincent Barraud incarne avec brio un militaire au soir de sa vie de combattant où les souvenirs refluent et où la parole devient la seule arme contre l'oubli et le ressenti.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96152296-67086127.jpg?v=1776693784" alt=""Le colonel Barbaque, une passion africaine" Un seul en scène où l'Afrique existe à travers le récit d'un combattant ayant fui la France pour lutter contre son régime colonial" title=""Le colonel Barbaque, une passion africaine" Un seul en scène où l'Afrique existe à travers le récit d'un combattant ayant fui la France pour lutter contre son régime colonial" />
     </div>
     <div>
      Hamac de couleurs suspendu en fond de scène, qui dessine le mouvement d'un homme allongé à l'intérieur, comme celui d'une pirogue sur le fleuve Niger. Il est habillé lui aussi de couleurs, un harmonica à la bouche. Il en joue quand il ne parle pas. Comme en relais de ce qu'il dit. La voix est bien posée, forte. Le débit à l'entame du spectacle est assez lent, presque assoupi, en écho à sa position. Le récit de Laurent Gaudé se poursuivant, celle-ci change de tonalité pour devenir un flot aux contours variés. Le silence entoure la narration.       <br />
              <br />
       Cet homme est le colonel Barbaque (Vincent Barraud), nom de guerre africain de Quentin Ripoll, survivant des tranchées de la Grande Guerre. Il a fui la France pour le continent africain où il a combattu son ancien pays et sa morgue coloniale. Ni tout à fait d'Afrique, ni plus de France, cet apatride est dans une zone grise où ses souvenirs remontent à la surface d'un horizon où il était combattant d'Afrique aguerri contre les comptoirs français.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96152296-67090022.jpg?v=1776693857" alt=""Le colonel Barbaque, une passion africaine" Un seul en scène où l'Afrique existe à travers le récit d'un combattant ayant fui la France pour lutter contre son régime colonial" title=""Le colonel Barbaque, une passion africaine" Un seul en scène où l'Afrique existe à travers le récit d'un combattant ayant fui la France pour lutter contre son régime colonial" />
     </div>
     <div>
      Autre cadence, autre jeu, notre protagoniste se met debout. Il marche comme pour nous accompagner dans ses escapades, permettant de les faire vivre sur un espace de jeu réduit. Les pas et le cheminement de ceux-ci ont une trajectoire en forme de huit, donnant ainsi du rythme à celle-ci, comme en direction d'une marche vers un ailleurs.       <br />
              <br />
       La voix ondule sur plusieurs tempos et timbres, donnant une cadence à la narration. Le colonel Barbaque nous fait revivre ce qu'il a vécu. L'assise des mots est accompagnée par sa puissance vocale, son harmonica et ses mouvements. La voix est souvent haute, allant parfois jusqu'à la colère, habitée par des aventures qu'il a menées.       <br />
              <br />
       Il y a une vraie présence scénique. C'est un seul en scène dans un espace vide, pour reprendre le terme de Peter Brook, où, au travers de sa voix, de son corps et de ses déplacements, Vincent Barraud transforme un espace en cours d'eau et en chemin dans une forêt tropicale.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96152296-67090046.jpg?v=1776693915" alt=""Le colonel Barbaque, une passion africaine" Un seul en scène où l'Afrique existe à travers le récit d'un combattant ayant fui la France pour lutter contre son régime colonial" title=""Le colonel Barbaque, une passion africaine" Un seul en scène où l'Afrique existe à travers le récit d'un combattant ayant fui la France pour lutter contre son régime colonial" />
     </div>
     <div>
      Son costume fait entendre un bruitage avec ses poignets, des ourlets de matériau ocre qui se transforment en percussions quand il les agite, comme celui de sable crissant. Vincent Barraud nous emmène vers des rives africaines le long du fleuve Niger. Avec peu d'éléments, il nous transporte vers un horizon où le soleil brille d'un univers arraché à un oubli, celui d'une terre que l'on connaît trop bien pour l'avoir peut-être rêvée sans jamais l'avoir foulée.       <br />
              <br />
       Le jeu de lumières de Charly Thicot donne une chaleur et une couleur au récit de Laurent Gaudé. La lumière est légèrement froide au début, puis elle devient progressivement plus chaude quand le propos prend du volume et de l'ampleur. Notre personnage dessine à même le sol – avec, entre autres, une gourde portée à sa main avec laquelle il se désaltère parfois et un ensemble de deux colliers – un village où l'on peut imaginer un puits, une montagne au centre, des habitations et un double rempart tout autour de ceux-ci.       <br />
              <br />
       Ainsi, vient se greffer au récit, la représentation d'un lieu qui invite les spectateurs et leur imagination à le rejoindre. Le seul en scène est bien incarné et le jeu de Vincent Barraud maîtrisé, avec lequel il réussit à faire vivre un personnage, le Colonel Barbaque, et un environnement, le fleuve Niger, dans un espace-temps où l'Ici et l'Ailleurs sont dans un même lieu.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le colonel Barbarque, une passion africaine"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96152296-67090056.jpg?v=1776693952" alt=""Le colonel Barbaque, une passion africaine" Un seul en scène où l'Afrique existe à travers le récit d'un combattant ayant fui la France pour lutter contre son régime colonial" title=""Le colonel Barbaque, une passion africaine" Un seul en scène où l'Afrique existe à travers le récit d'un combattant ayant fui la France pour lutter contre son régime colonial" />
     </div>
     <div>
      Texte : Laurent Gaudé.       <br />
       Mise en scène : Vincent Barraud et Joël Lokossou.       <br />
       Avec : Vincent Barraud.       <br />
       Création lumières : Charly Thicot.       <br />
       Par la Cie La Parole du Corps.       <br />
       À partir de 13 ans.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du vendredi 13 mars au samedi 6 juin 2026.</span>       <br />
       Vendredi et samedi à 19 h 30.       <br />
       À La Folie Théâtre, salle La Petite Folie, 6, rue de la Folie Méricourt Paris 11ᵉ.       <br />
       Tél. : 01 43 55 14 80.       <br />
       <a class="link" href="https://alafolietheatre.placeminute.com/event/seul-en-scene/le-colonel-barbaque-une-passion-africaine,47901.html?_locale=fr" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.folietheatre.com/" target="_blank">&gt;&gt; folietheatre.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/96152296-67086127.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-colonel-Barbaque-une-passion-africaine-Un-seul-en-scene-ou-l-Afrique-existe-a-travers-le-recit-d-un-combattant_a4535.html</link>
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   <title>"Le Cercle de craie caucasien"… un grand classique dans une vision cinématographique !</title>
   <pubDate>Tue, 10 Feb 2026 12:46:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Rejouer un classique est toujours un pari. Pour une pièce de Brecht, peut-être encore plus, car sa conception et son apport au théâtre ont influencé nombre de metteurs en scène et d'auteurs. Dans "Le Cercle de craie caucasien", Demarcy-Mota en propose une lecture presque cinématographique, appuyée par une superbe scénographie de Natacha Le Guen de Kerneizon.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94253235-65748460.jpg?v=1770725050" alt=""Le Cercle de craie caucasien"… un grand classique dans une vision cinématographique !" title=""Le Cercle de craie caucasien"… un grand classique dans une vision cinématographique !" />
     </div>
     <div>
      Noir éclairé uniquement sur les personnages disposés sur tout le plateau. À tour de rôle, des protagonistes lancent chacun un propos pour démarrer la fable, celle d'une guerre ouverte entre la Géorgie et la Perse. Elle se déroule dans différents lieux, dans différentes situations, à différents moments qui sont à chaque fois des événements, chacun dans une scénographie propre.       <br />
              <br />
       La scénographie de Natacha Le Guen de Kerneizon est superbe. Les décors sont souvent plongés dans une semi-obscurité avec des tableaux essentiellement d'extérieur. Ce qui est intéressant dans la mise en scène d'Emmanuel Demarcy-Mota est cet aspect presque cinématographique qui est décliné autant dans les décors que dans les personnages, avec un jeu rythmé par des tableaux qui basculent en temps forts dramaturgiques et en ruptures.       <br />
              <br />
       La trame s'échelonne dans des configurations autant temporelles, sociales que politiques avec en figures de proue Groucha Vachnadzé (Élodie Bouchez), Natella Abaschvili (Marie-France Alvarez), la femme du gouverneur et le juge Azdak (Valérie Dashwood). D'un côté, le courage et la maternité, de l'autre l'honnêteté fantasque et courageuse, au milieu l'égoïsme. Emmanuel Demarcy-Mota les décline dans des styles de jeu dessinant une figure résignée, mais très combative pour Groucha Vachnadzé, émotive pour Natella Abaschvili et à la fois révoltée, mordante et juste pour le juge Azdak.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94253235-65748462.jpg?v=1770725095" alt=""Le Cercle de craie caucasien"… un grand classique dans une vision cinématographique !" title=""Le Cercle de craie caucasien"… un grand classique dans une vision cinématographique !" />
     </div>
     <div>
      Nous sommes dans une découpe à la fois historique et intime avec Groucha Vachnadzé et un enfant, Michel Abaschvili (Ilona Astoul), qui n'est pas le sien, mais celui de la femme du gouverneur, dont ce dernier a été assassiné, et qui s'est enfui en laissant son fils. Groucha Vachnadzé essaie de fuir la guerre, les soldats et leur cruauté en protégeant l'enfant des événements et, à de multiples reprises, d'une mort presque certaine, car celui-ci est victime d'une chasse des soldats révolutionnaires qui portent un masque de visage au plus près de leur figure.       <br />
              <br />
       Des protagonistes descendent un moment du public, non pour être proches de lui, mais pour simuler une étendue géographique après un long périple. La proximité est fictive, car théâtrale. Elle est la lame de fond qui donne à la mise en scène un accent où ce qui se joue semble faire partie d'une fable des temps anciens tout en étant contemporain de nous. D'ailleurs, le motif du cercle de craie, où le juge Azdek demande à Groucha Vachnadzé et Natella Abaschvili de tirer de toute leur force l'enfant chacune de leur côté, afin de dépasser le cercle de craie pour pouvoir le garder, remonte vraisemblablement à une pièce chinoise du XIIIᵉ siècle attribuée à Li Hsing-Tao.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94253235-65748673.jpg?v=1770725274" alt=""Le Cercle de craie caucasien"… un grand classique dans une vision cinématographique !" title=""Le Cercle de craie caucasien"… un grand classique dans une vision cinématographique !" />
     </div>
     <div>
      Le juge Azdak est le seul caractère positif selon Roland Barthes. On y souscrit en ajoutant toutefois que dans la mise en scène d'Emmanuel Demarcy-Mota, il a un aspect presque comique et surtout transgressif par sa posture, ses propos et son maintien face à l'adversité. Son incarnation par Valérie Dashwood brise la glace en créant un autre rythme avec une posture fantasque guidée par la raison, malgré la guerre. La trame est construite entre ce que représente ce juge et ce que Groucha Vachnadzé incarne d'humanité. Sauf pour de rares protagonistes, le reste est emporté par la guerre avec ses us et coutumes carnassiers d'égoïsme, de lâcheté et de mépris de la vie.       <br />
              <br />
       La pièce a quelques élans comiques. Elle est accompagnée par de la musique, parfois par de la guitare jouée sur scène et par des chants générant d'autres dynamiques. La diction est toujours franche, forte et bien lancée, donnant quelques fois une homogénéité vocale avec des élans d'émotions très mesurés sous le sceptre de la raison, à l'exception des exactions guerrières. Ce qui est caractéristique est cette relation des mots et des gestes aux événements, créant, excepté pour le juge Azdak, une distance assumée. Nous ne sommes pas dans la distanciation brechtienne. C'est théâtral, sans excès, les répliques sont à la crête de ce qui est déclamatoire et narratif, comme si les personnages avaient conscience de ce qu'ils incarnaient en mettant une légère distance à ce qu'ils leur arrivent, imprimant ainsi une marque d'intemporalité.       <br />
              <br />
       Ils sont ainsi &quot;spect-acteurs&quot; de ce qu'ils font, un pied dans un destin qui les emporte et un autre dans une fatalité qu'ils acceptent.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Cercle de craie caucasien"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94253235-65748679.jpg?v=1770725304" alt=""Le Cercle de craie caucasien"… un grand classique dans une vision cinématographique !" title=""Le Cercle de craie caucasien"… un grand classique dans une vision cinématographique !" />
     </div>
     <div>
      Création 2026.       <br />
       Texte : Bertolt Brecht.       <br />
       Traduction en français : Georges Proser.       <br />
       Mise en scène : Emmanuel Demarcy-Mota.       <br />
       Collaboration artistique et assistante à la mise en scène : Julie Peigné.       <br />
       Seconde assistante mise en scène : Judith Gottesman.       <br />
       Avec (la Troupe du Théâtre de la Ville) : Élodie Bouchez, Marie-France Alvarez, Ilona Astoul, Céline Carrère, Jauris Casanova, Valérie Dashwood, Philippe Demarle, Edouard Eftimakis, Sandra Faure, Gaëlle Guillou, Sarah Karbasnikoff, Stéphane Krähenbühl, Gérald Maillet, Ludovic Parfait Goma, Jackee Toto.       <br />
       Scénographie : Natacha Le Guen de Kerneizon, assistée de Céline Diez.       <br />
       Costumes : Fanny Brouste, assistée de Lucile Charvet.       <br />
       Lumières : Thomas Falinower, Emmanuel Demarcy-Mota, assistés d'Erwan Emeury.       <br />
       Musique : Arman Méliès.       <br />
       Son : Flavien Gaudon, Victor Koeppel.       <br />
       Maquillage et coiffures : Catherine Nicolas, assistée de Sophie Douchez.       <br />
       Vidéo : Renaud Rubiano, assisté de Yann Philippe.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94253235-65748688.jpg?v=1770725331" alt=""Le Cercle de craie caucasien"… un grand classique dans une vision cinématographique !" title=""Le Cercle de craie caucasien"… un grand classique dans une vision cinématographique !" />
     </div>
     <div>
      Dramaturgie et documentation : François Regnault, Bernardo Haumont.       <br />
       Coaching acteurs : Jean-Pierre Garnier       <br />
       Objets de scène : Erik Jourdil, assisté de Marie Grenier       <br />
       Masques : Bruno Jouvet, assisté de Fanny Grappe       <br />
       Régisseur principal de scène : Romain Cliquot.       <br />
       Durée : 2 h 10.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 28 janvier au 20 février 2026.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h, dimanche 8 février à 15 h.       <br />
       Théâtre de la Ville Sarah Bernhardt, Grande Salle, 2, place du Châtelet, Paris 4ᵉ.       <br />
       Téléphone : 01 42 74 22 77.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredelaville-paris.com/fr/spectacles/saison-25-26/theatre/le-cercle-de-craie-caucasien#calendar" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredelaville-paris.com/fr" target="_blank">&gt;&gt; theatredelaville-paris.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/94253235-65748460.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Cercle-de-craie-caucasien-un-grand-classique-dans-une-vision-cinematographique-_a4475.html</link>
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   <title>"Au nom du ciel" Vol au-dessus d'un nid de coucou… ou le meurtre d'un Palestinien autiste observé à hauteur d'oiseaux</title>
   <pubDate>Wed, 04 Feb 2026 06:21:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le metteur en scène israélien Yuval Rozman, né à Tel-Aviv et installé en France où il a créé sa compagnie, clôt sa "Quadrilogie de ma Terre" par ce dernier volet saisissant d'humanité… vue à hauteur d'oiseaux. Impertinents à souhait dans leurs langages fleuris et leurs attitudes volatiles, un Bulbul, une Perroquet Drara et un Martinet Noir vont "survoler" le drame d'un jeune autiste palestinien abattu par un soldat de la police israélienne pour en faire entendre le tragique absolu. Le tour de force étant, qu'entre disputes de potaches et remarques déjantées, ce drame rebattu à longueur d'infos – au risque de nous laisser pétrifiés – reprend… vie.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94076192-65631574.jpg?v=1770147192" alt=""Au nom du ciel" Vol au-dessus d'un nid de coucou… ou le meurtre d'un Palestinien autiste observé à hauteur d'oiseaux" title=""Au nom du ciel" Vol au-dessus d'un nid de coucou… ou le meurtre d'un Palestinien autiste observé à hauteur d'oiseaux" />
     </div>
     <div>
      Si, au siècle de Périclès, Aristophane avait invité en toute (fausse) innocence – dans sa comédie &quot;Les Oiseaux&quot; écrite en pleine guerre du Péloponnèse – la sagesse des volatiles comme recours à la folie guerrière des Grecs et de leurs Dieux avides de sacrifices, les trois spécimens à plumes, auxquels prêtent ici voix Yuval Rozman, ne manquent pas non plus de clairvoyance délicieusement (im)pertinente… Personnages hauts en couleur, dotés d'un franc-parler à faire pâlir les pères de toutes les Confessions, ils saturent de leurs voltiges acrobatiques l'espace du plateau, faisant de cette &quot;comédie noire&quot; un lieu terriblement lumineux.       <br />
              <br />
       Tout commence par une chanson du Bulbul qui, sur un air joyeux et plein de légèreté bonhomme, égrène sur sa guitare les composantes du drame s'étant déroulé sous leurs yeux d'oiseaux… Sa commère Drara, au beau plumage vert, s'embrouille avec lui tant son insouciance enjouée perturbe la lecture de l'écran faisant défiler minute par minute le contexte de la mort d'Iyad al-Hallaq, abattu aux portes de la vieille ville de Jérusalem par un soldat Magav (police israélienne des frontières). Contrastant avec la gravité de la situation terrestre, les volages hôtes vont se livrer à une dispute à hauteur des cours de récréation tant les plaisanteries-invectives du Bulbul farceur &quot;volent bas&quot;, vraiment très très bas, tout comme les répliques de la Drara agacée… Farce grotesque et pure tragédie juxtaposées dans la même unité de temps et de lieu, l'une et l'autre s'étayant, comme en calligraphie les déliés sont là pour faire ressortir les pleins.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94076192-65631575.jpg?v=1770147221" alt=""Au nom du ciel" Vol au-dessus d'un nid de coucou… ou le meurtre d'un Palestinien autiste observé à hauteur d'oiseaux" title=""Au nom du ciel" Vol au-dessus d'un nid de coucou… ou le meurtre d'un Palestinien autiste observé à hauteur d'oiseaux" />
     </div>
     <div>
      Duel verbal entre eux qui croisent leurs mots pour tenter de reconstituer ce que chacun peut dire de ce drame, eux qui, alors qu'ils guettaient le précieux jus s'échappant des sacs au-dessus du local à poubelles proche de l'entrée de Jérusalem Est, ont surplombé l'événement de leur poste d'observation… Quant au Martinet Noir, sa nonchalance mélancolique contraste avec la fougue de ses deux jeunes condisciples ailés auprès desquels il trouve réconfort ; un vieux sage sympathique, un peu fêlé du bocal, qui se laissera joyeusement embarquer à l'insu de son plein gré dans un jeu de devinettes plus ou moins scabreuses… Si cette première séquence de charades futiles est à vivre comme une respiration bienvenue (cf. plus haut) dans un récit chargé des actes d'un assassinat en règle, elle pourrait apparaître – pour certains terriens – démesurée dans son contenu et sa longueur… Ce serait là omettre que, chez les oiseaux, toutes les envolées sont permises…       <br />
              <br />
       Endossant tour à tour les rôles de l'assistante de vie du jeune autiste abattu, du policier ayant lancé l'alerte pour avoir confondu les gants noirs et le masque Covid portés par le jeune Palestinien avec l'attirail d'un terroriste, de l'agent de la police des polices interrogeant son collègue, du commandant Magav responsable de la jeune recrue qui a tué Iyad, du gardien du local poubelles, du juge du tribunal aussi rigoureux dans son interrogatoire des prévenus que fantaisiste dans ses remarques annexes, ou encore du jeune soldat israélien ayant tiré les coups mortels, les trois oiseaux vont mener &quot;ailes battantes&quot; l'enquête… où les musiques de western s'inviteront ainsi que les accords en-joués de Georges Brassens.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94076192-65631620.jpg?v=1770147253" alt=""Au nom du ciel" Vol au-dessus d'un nid de coucou… ou le meurtre d'un Palestinien autiste observé à hauteur d'oiseaux" title=""Au nom du ciel" Vol au-dessus d'un nid de coucou… ou le meurtre d'un Palestinien autiste observé à hauteur d'oiseaux" />
     </div>
     <div>
      Une enquête d'autant plus passionnante à suivre que chacun des représentants à plumes parlera avec sa personnalité propre. Goguenard de banlieue, féministe ne s'en laissant pas conter par son collègue mâle à la gouaille envahissante, vieux sage à la mémoire capricieuse et aux intestins déliés, se succéderont ainsi face à la Justice incarnée… par le Martinet Noir affublé de la perruque solennelle du juge. Quant au bureau de ce même juge trouvant refuge dans une boîte à kébab XXL pour examiner des faits eux à haute valeur tragique, quant à la reconstitution &quot;patte à patte&quot; du mouvement amorcé par le jeune homme pris pour cible et interprété par les volatiles en folie dans un ballet burlesque contrastant avec la mort annoncée, ils participent l'un et l'autre au même dessein : magnifier le burlesque pour mieux faire résonner le tragique à l'œuvre.       <br />
              <br />
       Quand viendra l'heure du verdict et que les chamailleries des oiseaux à &quot;la hauteur de vue&quot; différente s'apaiseront dans un élan d'amour, la conscience hors champ du téléscripteur défilant reconnaîtra l'entièreté de la responsabilité d'un régime qui <span style="font-style:italic">&quot;traite les Palestiniens comme des êtres inférieurs, comme des sous-hommes&quot;</span>. Et quand bien même le Martinet Noir sera-t-il victime d'un caillou perdu jeté par un manifestant en soutien au jeune Iyad, quand bien même la paix rêvée prendra-t-elle ainsi &quot;un plomb dans l'aile&quot; aussitôt qu'énoncée, la chute confiée à une chanson d'Elvis Presley colorera d'une immense note d'espoir l'étendue des terres (in)humaines.       <br />
              <br />
       Merci à ces trois oiseaux – nés de l'envol d'un auteur metteur en scène, lequel, comme Athéna née du crâne de Zeus délivre un message de sagesse et d'espoir en la raison – de nous avoir fait toucher, du bout de leurs ailes fantasques, les réalités sombres de nos passions guerrières transcendées… de manière aérienne.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le 21 janvier 2026 dans la Grande salle Vitez du tnba - CDN de Bordeaux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Au nom du ciel"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94076192-65631626.jpg?v=1770147302" alt=""Au nom du ciel" Vol au-dessus d'un nid de coucou… ou le meurtre d'un Palestinien autiste observé à hauteur d'oiseaux" title=""Au nom du ciel" Vol au-dessus d'un nid de coucou… ou le meurtre d'un Palestinien autiste observé à hauteur d'oiseaux" />
     </div>
     <div>
      Quatrième opus de &quot;Quadrilogie de ma terre&quot;, création novembre 2025.       <br />
       Texte : Yuval Rozman (édité chez Les Solitaires Intempestifs, novembre 2025).       <br />
       Mise en scène : Yuval Rozman.       <br />
       Assistant à la mise en scène : Antoine Hirel.       <br />
       Collaboration à l'écriture : Gaël Sall.       <br />
       Avec : Cécile Fišera, Gaël Sall, Gaëtan Vourc'h.       <br />
       Scénographie et création lumières : Victor Roy.       <br />
       Création sonore : Roni Alter, accompagnée de Jean-Baptiste Soulard.       <br />
       Création costumes : Julien Andujar.       <br />
       Régisseur son : Quentin Florin.       <br />
       Régie Plateau : Nicolas Bignan.       <br />
       Régie générale : Christophe Fougou.       <br />
       Regard chorégraphique : Anna Chirescu.       <br />
       Accompagnement vol : Marc Bizet.       <br />
       Production : Compagnie Inta Loulou.       <br />
       À partir de 15 ans.       <br />
       Durée : 2 h.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94076192-65631649.jpg?v=1770147420" alt=""Au nom du ciel" Vol au-dessus d'un nid de coucou… ou le meurtre d'un Palestinien autiste observé à hauteur d'oiseaux" title=""Au nom du ciel" Vol au-dessus d'un nid de coucou… ou le meurtre d'un Palestinien autiste observé à hauteur d'oiseaux" />
     </div>
     <div>
      <b>A été représenté du 21 au 24 janvier 2026 dans la Grande salle Vitez du tnba - Théâtre national Bordeaux Aquitaine (33).</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">27 et 28 février 2026 :</span> deSingel - Centre d'art, Anvers (Belgique).       <br />
       5 et 6 mars 2026 : Grrranit - Scène nationale, Belfort (90).       <br />
       Du 18 et 20 mars 2026 : Théâtre de Liège (Belgique).       <br />
       Du 28 au 30 avril 2026 : Théâtre de la Croix Rousse (avec le Théâtre les Célestins), Lyon (69).       <br />
       Saison 26-27 en cours : Maison de la culture - Scène nationale, Bourges (18) ; Théâtre de l'Union - CDN, Limoges (87) ; Théâtre de Dijon Bourgogne - CDN, Dijon (21).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/94076192-65631574.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Au-nom-du-ciel-Vol-au-dessus-d-un-nid-de-coucou-ou-le-meurtre-d-un-Palestinien-autiste-observe-a-hauteur-d-oiseaux_a4468.html</link>
  </item>

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   <title>"Odile lave le linge des autres" Seule en scène émouvante dans laquelle beaucoup de femmes des années cinquante se reconnaîtront</title>
   <pubDate>Tue, 29 Apr 2025 13:24:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Odile, née en 1920, vit dans un petit village avec sa maman qui travaille dans un lavoir. Celle-ci est fille-mère, Odile n'ayant jamais connu son père. Quand Odile a 14 ans, sa maman tombe malade. Il faut gagner des sous, alors elle va se faire embaucher au lavoir du village. Dès lors, elle ne pourra plus continuer à aller à l'école, alors qu'elle venait pourtant d'obtenir brillamment son certificat d'études. La pièce commence en 1938 quand elle a 18 ans. Le Deuxième Guerre mondiale n'est pas loin et, très vite, elle fera partie d'un réseau de résistants(es) tout en lavant le linge tâché du sang des soldats.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88223466-62493774.jpg?v=1745926428" alt=""Odile lave le linge des autres" Seule en scène émouvante dans laquelle beaucoup de femmes des années cinquante se reconnaîtront" title=""Odile lave le linge des autres" Seule en scène émouvante dans laquelle beaucoup de femmes des années cinquante se reconnaîtront" />
     </div>
     <div>
      Martine Ladoire-Tornil, directrice du Théâtre de l'Éperon à Angoulême, responsable de la Compagnie des Arceaux, mais aussi dramaturge, comédienne, metteuse en scène et chorégraphe, n'en est pas à sa première pièce sur le thème des lavoirs en France. Thème qui pourrait revêtir des allures anodines, s'il ne contenait pas aussi, en filigrane, celui de l'eau, vitale et ô combien essentielle, et dont la présence, de nos jours, nous paraît si évidente !       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Depuis plusieurs années, je travaille sur le thème des lavoirs de nos villages et j'ai déjà écrit &quot;Jours de lessive&quot;. Alors, pourquoi cette insistance, me direz-vous ? Parce qu'on oublie trop souvent que le XIXe siècle a été le siècle de la conquête de l'eau et qu'encore, au début du XXe, l'accès à l'eau restera placé sous le signe de l'inégalité sociale et culturelle. Dans les quartiers populaires, il faut encore aller la chercher à la fontaine et laver son linge aux lavoirs&quot;,</span> précise la comédienne.       <br />
              <br />
       Le théâtre sert aussi à cela, heureusement : à se souvenir… et lorsqu'il est interprété avec élégance et sincérité, comme c'est le cas dans ce spectacle, les choses nous paraissent évidentes alors que bien souvent, on les a oubliées ou plus largement qu'on les ignorait.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88223466-62493775.jpg?v=1745926483" alt=""Odile lave le linge des autres" Seule en scène émouvante dans laquelle beaucoup de femmes des années cinquante se reconnaîtront" title=""Odile lave le linge des autres" Seule en scène émouvante dans laquelle beaucoup de femmes des années cinquante se reconnaîtront" />
     </div>
     <div>
      Dans son spectacle, Martine Ladoire retrace surtout l'évolution du rôle des femmes dans la société, et le fait, en grande partie grâce à son écriture et avec une intelligence qui provoque le respect. Son professionnalisme, tant dans le texte que dans son jeu, leur rend un bel hommage qui conquiert le public.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Ensemble, lançons dans le vent nos jupes, nos foulards comme des étendards. Que, main dans la main, ensemble, nous les femmes, vous les hommes, nous jetions tous les préjugés qui nous empêchent d'aimer, qui nous privent d'amitié. Voilà le combat&quot;,</span> proclame Odile, alias Martine Ladoire-Tornil.       <br />
              <br />
       Il s'agit là d'une pièce qui devrait être diffusée dans les établissements scolaires afin d'ouvrir les esprits aux jeunes, filles et garçons confondus, tant la narration, limpide et pointillée de chansons interprétées par la comédienne elle-même, est émouvante à plusieurs niveaux. Cela dit, les auteurs des chansons ne sont pas uniquement des femmes et ce choix pertinent, à bien y regarder, est en filigrane tout au long de la pièce. <span style="font-style:italic">&quot;Les hommes sont là, à nos côtés. Heureusement&quot;</span> (sic).       <br />
              <br />
       Ce n'est pas une pièce féministe &quot;à tu et à toi&quot; avec le public, même si par moments quelques redondances pourraient être estompées, ce qui n'ôterait en rien la qualité d'interprétation de la comédienne qui cache bien son âge…       <br />
              <br />
       Du lavoir à la machine à laver, en passant par celle à gaz – un moment de cette seule en scène pétillant et chargé d'enseignements –, en passant par l'avortement et les faiseuses d'anges auxquelles les blanchisseuses appartenaient, les filles-mères, les droits des femmes sur le plan salarial et bancaire ou encore la vieillesse que les Québécois appellent &quot;l'âge d'or&quot;, ce spectacle propose un très bel hommage à &quot;La&quot; femme, interprété avec une sincérité mêlée à une certaine &quot;sobriété poétique&quot; très touchante.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Nous, les femmes travaillant dans les lavoirs, on savait garder la tête haute, contrairement aux filles des usines sur lesquelles les patrons avaient le droit de cuissage, et qui devaient coucher avec les contremaîtres pour se faire embaucher&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Désormais, au hasard de vos pérégrinations dans les campagnes et les villages, si vous croisez un lavoir, restauré ou pas, il y a de fortes chances que vous repensiez à ce spectacle, et que, peut-être, une femme se tiendra bien droite à côté, comme elle l'a été depuis toujours, et le restera !       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Odile lave le linge des autres Un combat de 1938 à 1998"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88223466-62493883.jpg?v=1745926590" alt=""Odile lave le linge des autres" Seule en scène émouvante dans laquelle beaucoup de femmes des années cinquante se reconnaîtront" title=""Odile lave le linge des autres" Seule en scène émouvante dans laquelle beaucoup de femmes des années cinquante se reconnaîtront" />
     </div>
     <div>
      Texte : Martine Ladoire-Tornil.       <br />
       Mise en scène : Martine Ladoire-Tornil.       <br />
       Avec : Martine Ladoire-Tornil.            <br />
       Musicien : Philippe Péaud (guitare).       <br />
       Par la Compagnie des Arceaux.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 25 avril au 1er juin 2025.</span>       <br />
       Vendredi et samedi à 19 h, dimanche à 15 h.       <br />
       Théâtre Le Guichet Montparnasse, Paris 14e, 01 43 27 88 61.       <br />
       <a class="link" href="https://www.guichetmontparnasse.com/" target="_blank">&gt;&gt; guichetmontparnasse.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/88223466-62493774.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Odile-lave-le-linge-des-autres-Seule-en-scene-emouvante-dans-laquelle-beaucoup-de-femmes-des-annees-cinquante-se_a4206.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>"Mothers, A Song for Wartime" Les voix chantées plus fortes que le bruit des chars…</title>
   <pubDate>Fri, 27 Sep 2024 11:55:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   On voudrait tellement y croire… Et à entendre résonner les voix de ces ukrainiennes, biélorusses et polonaises, unies par la même détermination combative, on est gagnés par leur émotion… qui devient nôtre. En effet, comment pouvoir résister à ces chants véhiculant, sur des musiques traditionnelles, tant la beauté innocente du monde que l'effroi provoqué aujourd'hui par les viols promus au rang d'arme de guerre ? Résister c'est exister. Et si sombre est le propos, il est éclairé par la fabuleuse énergie de ces "guérillères ordinaires" ne cédant devant rien.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83079134-59531855.jpg?v=1720861963" alt=""Mothers, A Song for Wartime" Les voix chantées plus fortes que le bruit des chars…" title=""Mothers, A Song for Wartime" Les voix chantées plus fortes que le bruit des chars…" />
     </div>
     <div>
      Tout commence par un rêve ayant traversé les temps… Un rêve doux, celui porté par un chant apaisant pour temps de guerre. Un rêve naïf – mais essentiel – mettant en scène un petit oiseau apportant, avec la venue du printemps, l'espoir. Faisant corps entre elles, propulsant à leur tête une petite fille pétillante de vie faisant figure de proue, elles avancent et reculent au rythme d'une vague pérenne qu'aucune force, fût-elle armée, ne pourra arrêter. Mais les vagues, même les plus tranquilles d'entre elles, ont aussi pour effet d'effacer les traces inscrites dans le sable. Le flux et le reflux de la mémoire humaine ne fonctionnent pas autrement, ils effacent toutes traces d'horreurs &quot;impensables&quot;. Ainsi en est-il de l'amnésie, symptôme post-traumatique des temps guerriers.       <br />
              <br />
       &quot;Sur la paix&quot;, projeté sur la façade monumentale du Palais, ouvre le temps du partage, celui du chant de beignets traditionnels, celui des douceurs à déguster en toute fraternité, en dansant, s'embrassant. &quot;Sur la violence&quot;, lui succède apportant dans les plis de ses paroles la souffrance d'une enfant implorant sa mère de la sauver. Un cri déchirant, avec en contrepoint une berceuse enfantine contrastant avec l'extrême violence vécue. &quot;Sur le viol&quot; intensifie encore l'horreur en rappelant que le viol concerne essentiellement les femmes, mais aussi les hommes, n'épargnant aucun âge. De un à quatre-vingt-cinq ans, comme le révèlent les consultations gratuites mises en place pour recueillir la parole des victimes de la soldatesque russe, ayant banalisé la pratique du viol pour démultiplier la souffrance en l'étendant à la vie entière de la victime. Les chorégraphies désarticulées et vindicatives du chœur des femmes &quot;parlent&quot; alors autant de la douleur qui les submerge que de leur colère de combattantes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83079134-59531856.jpg?v=1720862011" alt=""Mothers, A Song for Wartime" Les voix chantées plus fortes que le bruit des chars…" title=""Mothers, A Song for Wartime" Les voix chantées plus fortes que le bruit des chars…" />
     </div>
     <div>
      Et l'Europe dans tout ça ? Scandale qu'elle soit si éloignée de l'Ukraine. Déclaration d'amour proclamée par le chœur, <span style="font-style:italic">&quot;l'amour est plus fort que la mort&quot;</span>. Et la révolte plus importante que la passivité face au malheur, <span style="font-style:italic">&quot;Le rôle des pleureuses sur des os ne nous suffit plus. Notre chant ne s'arrêtera pas&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Viendra l'heure des &quot;Mothers monologues&quot;, chacune énonçant son prénom et la ville d'Ukraine qu'elle a dû fuir, Kyiv, Soumy, Irpin, Kharkiv… Elle fera part ensuite de ses goûts ordinaires, de ce qui la constitue comme être de désirs, un sujet pleinement vivant que les atrocités guerrières n'ont pas réussi à détruire… Même si elles savent, ces femmes, que la guerre survivra en elles à la paix.       <br />
              <br />
       Moments sensibles portés par ces chants chorégraphiés à la force expressive amplifiée par la solennité des lieux. Moments partagés avec les spectateurs faisant communauté avec ces héroïnes ordinaires n'ayant rien rabattu de leurs aspirations… Et même si, l'émotion (réelle) ressentie dans ce haut lieu de La Cour d'Honneur résonnant des bruits et fureurs de représentations mythiques se dissipera (peut-être pas, allez savoir…) au premier mistral venu, cette forme chorale est de nature à réveiller notre assoupissement chronique… pour hisser notre légitime indignation à la hauteur de l'énergie déployée par ces guérillères exemplaires.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       <b>Vu le mercredi 10 juillet 2024 dans la Cour d'honneur du Palais des papes, Avignon.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Mothers, A Song for Wartime"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83079134-59531857.jpg?v=1720862046" alt=""Mothers, A Song for Wartime" Les voix chantées plus fortes que le bruit des chars…" title=""Mothers, A Song for Wartime" Les voix chantées plus fortes que le bruit des chars…" />
     </div>
     <div>
      Conception et mise en scène : Marta Górnicka.       <br />
       Assistantes à la mise en scène : Maria Wierzbicka, Bazhena Shamovich.       <br />
       Avec : Liza Kozlova, Palina Dabravoĺskaja, Svitlana Onischak, Kateryna Taran, Svitlana Berestovska, Vidana Blonska, Sasha Cherkas, Yuliia Ridna, Natalia Mazur, Aleksandra Sroka, Katarzyna Jaźnicka, Bohdana Zazhytska, Anastasiia Kulinich, Hanna Mykhailova, Katerina Aleinikova, Elena Zui-Voitekhovskaya, Kamila Michalska, Maria Robaszkiewicz, Polina Shkliar, Ewa Konstanciak, Volha Kalakoltsava.       <br />
       Livret : Marta Górnicka et ensemble (ukrainiens, biélorusses, polonais).       <br />
       Musique : Marta Górnicka.       <br />
       Dramaturgie : Olga Byrska, Maria Jasińska.       <br />
       Scénographie : Robert Rumas.       <br />
       Assistante à la chorégraphie : Maria Bijak.       <br />
       Chorégraphie : Evelin Facchini.       <br />
       Lumière : Artur Sienicki.       <br />
       Vidéo : Michał Jankowski.       <br />
       Costumes : Joanna Załęska.       <br />
       Collaboration musicale : Wojciech Frycz.       <br />
       Coaching vocal : Joanna Piech-Sławecka.       <br />
       Conseil d'ethnomusicologie urkainienne : Anna Ohrimchuk.       <br />
       Conseil sur les jeux d'enfants ukrainiens : Venera Ibragimova.       <br />
       Traduction pour le livret : Cecile Bocianowski (français), Aleksandra Paszkowska (anglais).       <br />
       Traduction pour le surtitrage : Cécile Bocianowski (français), Aleksandra Paszkowska (anglais).       <br />
       Durée : 1 h.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83079134-59531858.jpg?v=1720862072" alt=""Mothers, A Song for Wartime" Les voix chantées plus fortes que le bruit des chars…" title=""Mothers, A Song for Wartime" Les voix chantées plus fortes que le bruit des chars…" />
     </div>
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      <span class="fluo_jaune">Du 15 au 19 octobre 2024.</span>       <br />
       Du mardi au vendredi à 20 h 30, samedi à 19 h 30.       <br />
       Théâtre du Rond-Point, Salle Renaud-Barrault, Paris 8ᵉ, 01 44 95 98 00.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredurondpoint.fr/index.htm" target="_blank">&gt;&gt; theatredurondpoint.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       24 et 25 octobre 2024 : Festival Contre-Sens, TNP, Villeurbanne (69).       <br />
       2 novembre 2024 : Maxim Gorki Theater, Berlin (Allemagne).       <br />
       7 novembre 2024 : Euro-scene Leipzig Theatre Festival, Leipzig (Allemagne).       <br />
       18 novembre 2024 : The National Festival of Directing Art Interpretations, Katowice (Pologne).       <br />
       30 novembre et 1ᵉʳ décembre 2024 : Théâtre Powszechny, Varsovie (Pologne).       <br />
       6, 7 et 12 décembre 2024 : Festival International Divine Comedy, Cracovie (Pologne).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83079134-59531859.jpg?v=1720863590" alt=""Mothers, A Song for Wartime" Les voix chantées plus fortes que le bruit des chars…" title=""Mothers, A Song for Wartime" Les voix chantées plus fortes que le bruit des chars…" />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/83079134-59531858.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Mothers-A-Song-for-Wartime-Les-voix-chantees-plus-fortes-que-le-bruit-des-chars_a4051.html</link>
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