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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
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   <title>•Off 2024• "Naïs" Une version joliment pagnolesque où transpire une certaine fraîcheur de l'amour</title>
   <pubDate>Wed, 03 Jul 2024 10:21:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2024]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Adaptée d'une nouvelle de Zola dont un film en 1945 avait été tiré avec un scénario et des dialogues de Marcel Pagnol, la pièce "Naïs" est dans une trame dramaturgique – dont Pagnol s'est nourri pour son diptyque "L'eau des Collines" – dans laquelle Thierry Harcourt propose, dans un espace quasiment nu, une mise en scène simple et efficace.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81317475-58597458.jpg?v=1719949656" alt="•Off 2024• "Naïs" Une version joliment pagnolesque où transpire une certaine fraîcheur de l'amour" title="•Off 2024• "Naïs" Une version joliment pagnolesque où transpire une certaine fraîcheur de l'amour" />
     </div>
     <div>
      C'est un accent, celui du sud, que l'on entend avant tout dans une scénographie composée d'une seule chaise de couleur rouge trônant en arrière-scène. L'espace parfois vide est investi par des voix qui incarnent à tour de rôle ou simultanément la rudesse, le labeur et la passion amoureuse. Mais c'est aussi et surtout Émile Zola, que la griffe de Marcel Pagnol, dans ses dialogues, réussit à faire entendre. Les deux écrivains sont d'Aix-en-Provence pour le premier et d'Aubagne pour le second. La fable se situe à l'Estaque, lieu d'inspiration et de création entre 1870 et 1914 de peintres tels que Cézanne, condisciple et ami de Zola dès le collège.       <br />
               <br />
       Intitulée &quot;Naïs Micoulin&quot; et comprise dans un recueil de six nouvelles paru en 1883, elle fut écrite en 1877 durant la création des Rougon-Macquart (1871-1893) alors que Zola préparait &quot;Une page d'amour&quot;, le huitième volume de son cycle romanesque. Avec ces deux ouvrages, l'écrivain est dans une phase créative autour de la passion amoureuse. Ce thème est peu présent dans son œuvre. &quot;Naïs&quot; est aussi un film (1945) réalisé par Raymond Leboursier et Marcel Pagnol qui écrit aussi le scénario et les dialogues avec Fernandel en Toine, le bossu.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81317475-58597464.jpg?v=1719949692" alt="•Off 2024• "Naïs" Une version joliment pagnolesque où transpire une certaine fraîcheur de l'amour" title="•Off 2024• "Naïs" Une version joliment pagnolesque où transpire une certaine fraîcheur de l'amour" />
     </div>
     <div>
      Il y a une opposition de caractères autour de couples d'amoureux avec Naïs (Marie Wauquier) et Frédéric (Kévin Coquard), familial avec Micoulin (Patrick Zard'), le père de Naïs, et Madame Rostaing (Lydie Tison), la mère de Frédéric vis-à-vis de leur enfant respectif. Et, autre couple, celui du dépit amoureux assumé pour être dépassé par Toine (Arthur Cachia) vis-à-vis de Naïs. La relation entre Madame Rostaing et Micoulin n'est pas très claire, car ambivalente tant les échanges entre eux basculent parfois dans de l'attention pour des êtres pourtant distants et froids.       <br />
               <br />
       Les tempéraments sont très marqués avec, d'un côté, Naïs et Frédéric qui se projettent dans le futur avec leur passion amoureuse et, de l'autre, leurs parents, l'époque s'y prêtait, ancrée dans les traditions familiales commandées par le puritanisme, le labeur et le patriarcat.        <br />
               <br />
       Toine est le personnage central et moteur de ce drame. Avec sa bosse, fardeau physique qui le définit, car elle le condamne à rester dans une estime de soi très biaisée, l'amour qu'il porte à Naïs le fait basculer dans une gamme d'émotions, incarnée avec talent et beaucoup de justesse, allant de l'hésitation à l'espoir, de la timidité à une fougue contenue, de l'effacement à la colère.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81317475-58597512.jpg?v=1719949748" alt="•Off 2024• "Naïs" Une version joliment pagnolesque où transpire une certaine fraîcheur de l'amour" title="•Off 2024• "Naïs" Une version joliment pagnolesque où transpire une certaine fraîcheur de l'amour" />
     </div>
     <div>
      La mise en scène de Thierry Harcourt, dans une adaptation de la nouvelle de Zola par Arthur Cachia, donne à voir un beau théâtre populaire où l'odeur des champs peut être symboliquement humé. &quot;Naïs&quot; a des accents pagnolesques avec sa figure du bossu que Pagnol a reprise pour Ugolin dans &quot;Jean de Forette&quot; et &quot;Manon des sources&quot; (du diptyque &quot;L'eau des collines&quot;). La trame y ressemble beaucoup avec un bossu amoureux de la belle Manon qui est elle-même entichée de l'instituteur du village venant de la ville.       <br />
              <br />
       Dans &quot;Naïs&quot;, c'est un vis-à-vis constant entre la campagne et la ville, la tradition familiale et la passion amoureuse, la laideur et la beauté. Ces éléments composent deux univers géographiquement et mentalement disjoints qui trouvent leur unité dans la figure la plus dissemblable qui soit, celle de Toine (Arthur Cachia) qui arrive à outrepasser toutes ses différences.       <br />
                <br />
       On le voit avec Naïs (Marie Wauquier) dans des moments pleins d'émotion où pleurs, colère et désespoir se donnent la répartie. Il y a une vraie tension sentimentale sans que celle-ci verse dans la caricature. Tout est bien dosé.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81317475-58597522.jpg?v=1719949778" alt="•Off 2024• "Naïs" Une version joliment pagnolesque où transpire une certaine fraîcheur de l'amour" title="•Off 2024• "Naïs" Une version joliment pagnolesque où transpire une certaine fraîcheur de l'amour" />
     </div>
     <div>
      Parfois, quelques pas de danse sont effectués en préambule d'une scène avec, laissant le tronc toujours statique, une gestuelle géométrique des bras et des jambes, synchronisée entre deux ou trois comédiens. Cette touche apporte un élément autre, surprenant, voire décalé dans un contexte théâtral où les repères dramaturgiques sont clairement définis dès le début.       <br />
               <br />
       Dès l'entame de la pièce, les comédiens sont tous répartis sur les planches. Une réplique, un signe et un regard du protagoniste principal permet de situer et de présenter chaque personnage. Ainsi, &quot;Naïs&quot; est dans un contexte théâtral assumé et montré publiquement.       <br />
               <br />
       Le jeu est très corporel. Les mots s'accompagnent d'une voix, d'une attitude et d'un geste qui sont très caractéristiques de chaque personnage. Banalité théâtrale que l'on peut retrouver sur n'importe quel plateau sauf que, dans la mise en scène de Thierry Harcourt, cela crée à dessein une dichotomie scénique entre les protagonistes, alimentant une tension naturelle entre eux. Le non-dit est habillé de ces différentes touches, plongeant chaque scène dans un rapport de rupture entre les caractères sans qu'une verbalisation ne soit nécessaire. Le geste peut supplanter la parole d'où les chorégraphies qui sont utilisées.       <br />
               <br />
       C'est une très belle pièce servie avec bonheur par les comédiens et où Naïs (Marie Wauquier) incarne physiquement la fraîcheur de l'amour.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Naïs"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81317475-58597531.jpg?v=1719949819" alt="•Off 2024• "Naïs" Une version joliment pagnolesque où transpire une certaine fraîcheur de l'amour" title="•Off 2024• "Naïs" Une version joliment pagnolesque où transpire une certaine fraîcheur de l'amour" />
     </div>
     <div>
      Texte : Marcel Pagnol.       <br />
       Mise en scène : Thierry Harcourt.       <br />
       Avec : Arthur Cachia, Kevin Coquard, Clément Pellerin ou Simon Gabillet, Lydie Tison, Marie Wauquier et Patrick Zard'.       <br />
       Musique : Tazio Caputo.       <br />
       Lumières : Thierry Harcourt.       <br />
       Costumes : Françoise Berger et Yamna Tison.       <br />
       Chorégraphie : Bénédicte Charpiat.       <br />
       Production Les Fautes de Frappe.       <br />
       À partir de 7 ans.       <br />
       Durée : 1 h 15.        <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2024•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 2 au 21 juillet 2024.</span>       <br />
       Tous les jours à 13 h 40. Relâche le lundi.       <br />
       Théâtre La Condition des Soies, Salle Molière, 13, rue de la Croix, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 90 22 48 43.       <br />
       <a class="link" href="https://www.conditiondessoies.com/programme-2024/nais/" target="_blank">&gt;&gt; conditiondessoies.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>•Off 2023• "L'Île des esclaves" Marivaux aurait-il anticipé notre monde contemporain sans le savoir ?</title>
   <pubDate>Sun, 16 Jul 2023 12:48:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2023]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   À la suite d'un naufrage, Iphicrate et Euphrosine échouent sur une île avec leurs esclaves, Arlequin et Cléantis. Le responsable des lieux met en garde : dans cet endroit, l'ordre établi à Athènes n'a plus cours, maîtres et esclaves doivent échanger habits et condition afin de recevoir une leçon d'humanité. Ravis, les deux anciens valets en profitent pour se venger des misères qu'ils ont subies, mais ils sont vite rattrapés par leur bon cœur, ce qui provoque un revirement inattendu…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74075148-51514711.jpg?v=1689506062" alt="•Off 2023• "L'Île des esclaves" Marivaux aurait-il anticipé notre monde contemporain sans le savoir ?" title="•Off 2023• "L'Île des esclaves" Marivaux aurait-il anticipé notre monde contemporain sans le savoir ?" />
     </div>
     <div>
      Accoutumé au jeu de l'inversion des rôles, Marivaux invente ici une utopie réjouissante : une république dans laquelle les maîtres sont corrigés de leurs défauts et les valets et les soubrettes reconnus(es) comme des êtres à part entière !        <br />
               <br />
       Où la comédienne Valérie Alane, aussi autrice, est-elle aller puiser avec la complicité de Michael Stampe cette idée si originale de mixer ainsi ce superbe texte de Marivaux, mi-satirique, mi-sentimental du XVIIIe siècle, avec la réalité et le contrepoids contemporain ? Y aurait-il du vécu personnel là-dedans ? Ou toute autre chose ?       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Puisque le théâtre est bien le lieu où les spectateurs peuvent endosser une autre condition que la leur et se mettre aisément, par le jeu de l'imaginaire, à la place d'autrui, quoi de plus plaisant que de s'emparer aujourd'hui de cette fable pour mettre en perspective les thèmes majeurs abordés dans cette œuvre avec notre situation contemporaine qui n'a aucunement effacé les périls et les tourments liés aux rapports de classe et au déchaînement des vanités et des égoïsmes&quot;,</span> Christophe Lidon.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74075148-51514712.jpg?v=1689506106" alt="•Off 2023• "L'Île des esclaves" Marivaux aurait-il anticipé notre monde contemporain sans le savoir ?" title="•Off 2023• "L'Île des esclaves" Marivaux aurait-il anticipé notre monde contemporain sans le savoir ?" />
     </div>
     <div>
      Entre 1724 et 2023, les choses n'auraient donc définitivement pas changé ? Inquiétant s'il en est…. Et dans le milieu du théâtre non plus ? Diantre ! Il s'agit là pourtant d'un univers où la vraie vie revisitée devrait être plus fluide et moins tumultueuse…       <br />
              <br />
       Que nenni, à bien y regarder. L'utopie morale et sociale de &quot;L'Île des esclaves&quot; écrite en 1725 serait-elle toujours d'actualité ? Il semblerait que oui à en juger par l'exceptionnelle représentation proposée par la pièce et surtout par la manière dont les comédiennes et les comédiens s'en sont emparés.       <br />
              <br />
       À nos yeux, cette mise en abyme relève d'un rare trait de génie, car le spectateur ne perçoit pas immédiatement que le texte de Marivaux est ainsi intelligemment entremêlé aux propos plus contemporains des personnages. Cela pourrait dérouter, mais, ce moment de bulle estompé, le jeu sans failles des comédiennes et des comédiens nous emporte et nous conquiert tout à fait. Les costumes d'époque, conçus avec brio par Chouchane Abello Tcherpachian, font place comme par magie dans l'imagination du public à des tenues plus contemporaines tant le texte est ingénieusement écrit et interprété.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74075148-51514713.jpg?v=1689506135" alt="•Off 2023• "L'Île des esclaves" Marivaux aurait-il anticipé notre monde contemporain sans le savoir ?" title="•Off 2023• "L'Île des esclaves" Marivaux aurait-il anticipé notre monde contemporain sans le savoir ?" />
     </div>
     <div>
      &quot;Dans la loge du théâtre semblable à une île, qui sont au juste &quot;les esclaves ? Qui sont les dominants ? Lutte de pouvoir et lutte d'ego, éclats d'orgueil et éclats de rire. La raison peut-elle s'imposer&quot;, Christophe Lidon.       <br />
              <br />
       Les exigences et la qualité pour ce metteur en scène, à la tête du Cado d'Orléans depuis huit ans (Centre national de création Orléans-Loiret), sont absolument nécessaires à la transmission du théâtre et il semblerait que les tensions et les rivalités évoquées dans la pièce ne soient pas d'actualité dans sa troupe à en juger par la fidélité de son équipe artistique et technique.       <br />
              <br />
       &quot;L'Île des esclaves&quot; à la Condition des Soies, interprétée de mains de maîtres par l'ensemble des cinq comédien(nes), est un véritable bijou théâtral avignonnais à ne rater sous aucun prétexte. À ce sujet, Beaumarchais qualifiait déjà ainsi la pièce de Marivaux, sensible de toute évidence au thème des jeux de rôle dont elle parle. Aurait-il eu de son côté quelque expérience personnelle semblable ? Ou glorifiait-il l'écriture seule ? Ou les deux à la fois ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74075148-51514714.jpg?v=1689506177" alt="•Off 2023• "L'Île des esclaves" Marivaux aurait-il anticipé notre monde contemporain sans le savoir ?" title="•Off 2023• "L'Île des esclaves" Marivaux aurait-il anticipé notre monde contemporain sans le savoir ?" />
     </div>
     <div>
      Nul ne le saura jamais, et peu importe cela dit, car la réalité contemporaine d'Avignon 2023 est là : un texte philosophique puissant porté par cinq comédiennes et comédiens ô combien talentueux(ses) qui, dès le début de la représentation, donnent déjà le ton d'une tension probable : tout le monde est très remonté contre le directeur et metteur en scène, interprété avec brio par Thomas Cousseau, lequel rencontre des soucis de subventions et sème au sein de la troupe une tension palpable. Mais il faut jouer… Jouer, jouer ! Contre vents et marées.       <br />
              <br />
       Vincent Lorimy en Arlequin est virevoltant, Armand Éloi en Iphicrate naïf à souhait, Valérie Alane, puissante féministe à sa manière, est bouleversante de justesse et d'énergie et Morgane Lombard, séduisante et percutante.       <br />
              <br />
       Marivaux, toujours spectateur d'une société en pleine transformation, aurait-il anticipé notre monde contemporain sans le savoir ? En tout cas, Christophe Lidon, fidèle à son esprit de compagnie depuis ses débuts, nous livre ici une bien jolie mise en scène, anticipatrice aussi à sa manière.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"L'Île des esclaves"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74075148-51514723.jpg?v=1689506209" alt="•Off 2023• "L'Île des esclaves" Marivaux aurait-il anticipé notre monde contemporain sans le savoir ?" title="•Off 2023• "L'Île des esclaves" Marivaux aurait-il anticipé notre monde contemporain sans le savoir ?" />
     </div>
     <div>
      Texte : Marivaux.       <br />
       Adaptation : Michaël Stampe.       <br />
       Texte additionnel : Valérie Alane.       <br />
       Mise en scène et scénographie : Christophe Lidon.       <br />
       Avec : Valérie Alane, Thomas Cousseau, Armand Éloi, Morgane Lombard, Vincent Lorimi.       <br />
       Costumes : Chouchane Abello-Tcherpachian.       <br />
       Musiques : Cyril Giroux.       <br />
       À partir de 7 ans.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2023•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 29 juillet 2023.</span>       <br />
       Tous les jours à 19 h 30. Relâche le mardi.       <br />
       Théâtre la Condition des Soies, Salle Molière, 13, rue de la Croix, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 90 22 48 43.       <br />
       <a class="link" href="https://www.conditiondessoies.com/" target="_blank">&gt;&gt; conditiondessoies.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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