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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
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   <title>"Maîtres anciens (Comédie)" La détestation promue à l'état de grâce artistique</title>
   <pubDate>Fri, 05 Jan 2024 18:34:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Précédant "Extinction" dont le titre prend valeur de testament, "Maîtres anciens" – roman éponyme de Thomas Bernhard adapté ici par Nicolas Bouchaud, Véronique Timsit et Éric Didry – est l'avant-dernier de l'écrivain autrichien. Dans un jeu de massacre haut en couleur, animé par sa haine récurrente de l'État catholique, remugle de l'État national-socialiste, et son non moins irrésistible humour corrosif poussé là à son incandescence, l'auteur déglingue allègrement les Stifter, Heidegger, Bruckner, Beethoven, Mahler et autres figures tutélaires d'un art vicié, instrumentalisé autant par ses auteurs que par ses destinataires.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77643285-56408850.jpg?v=1704479747" alt=""Maîtres anciens (Comédie)" La détestation promue à l'état de grâce artistique" title=""Maîtres anciens (Comédie)" La détestation promue à l'état de grâce artistique" />
     </div>
     <div>
      Fossilisés par une culture d'État les ayant accaparés, ces &quot;maîtres anciens&quot; serviles hantent de leur présence-absence le Musée d'art ancien de Vienne où un vieux critique musical vient compulsivement s'asseoir, <span style="font-style:italic">&quot;tous les deux jours, sauf le lundi, depuis plus de trente ans&quot;</span>, pour contempler &quot;L'homme à la barbe blanche&quot; de Tintoret… Tel est ici l'argument de départ donnant lieu à des saillies qui, au-delà de leur folle drôlerie (le sous-titre &quot;Comédie&quot; nous en avertit) ouvre à une vraie réflexion sur l'art et ses avatars.       <br />
              <br />
       Rendant compte par le menu des pensées et gestes en boucle de l'antique critique en musicologie, Nicolas Bouchaud égal à lui-même – lire transcendant – parcourt d'une seule traite ce roman fleuve pour en exprimer, comme on exprime le jus d'un fruit, toute la quintessence. Se coulant à la perfection dans le personnage dont il endosse les tics répétitifs, c'est en état de grâce artistique qu'il délivre mot à mot, phrase à phrase, page à page, le flux et reflux d'une pensée déferlante où la répétition du même a valeur de ponctuation, et où les fragments de nos vies minuscules font effraction dans la cour des soi-disant grands hommes.       <br />
              <br />
       Alors que les derniers spectateurs viennent de prendre place, le comédien assis en bord de travée scrute la salle pour lancer à son adresse : <span style="font-style:italic">&quot;Vous devez vous demander pourquoi je vous ai convoqué ici ? Je vous le dirai, mais laissez-moi le temps…&quot;.</span> D'emblée, la connivence acteur-spectateurs est établie et, durant l'heure et demie qui suivra, elle ne sera jamais rompue tant l'attraction opère, faisant de nous &quot;les victimes – ô combien consentantes – du maître en logorrhée musicologique&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77643285-56408853.jpg?v=1704479780" alt=""Maîtres anciens (Comédie)" La détestation promue à l'état de grâce artistique" title=""Maîtres anciens (Comédie)" La détestation promue à l'état de grâce artistique" />
     </div>
     <div>
      Jeux de miroirs entre l'acteur, contemplant de dos une série de toiles blanches où, sur l'une d'entre elles, on peut imaginer entrevoir &quot;L'homme à la barbe blanche&quot; de Tintoret, et nous, nous projetant dans son regard magnétique tant la vérité se donne à voir dans le tourbillon des fragments qui la composent. Une expérience étourdissante, au propre comme au figuré, où l'on perd pied pour mieux se dessaisir des interprétations manufacturées conduisant à une lecture fossilisée des enjeux de l'art vivant.       <br />
              <br />
       Du magma fusionnant les considérations sur la récupération par l'État des artistes &quot;normalisés&quot;, à l'insu de leur plein gré, avec les épreuves des deuils imposés par le fait même de vivre, la pensée fuse faisant corps avec celui de l'acteur l'incarnant. Ainsi, mises en mouvement, les réflexions nous atteignent par vagues successives, aussi imprévisibles qu'impétueuses, propres à nous laver de tous &quot;pré-jugés&quot;. Comme on pourra en juger par ces quelques morceaux choisis extraits de ce bouillon de cultures revisitées…       <br />
              <br />
       Stifter, ce grand maître de la prose vénéré par toute l'élite autrichienne ? Un plumitif minable, un bavard insupportable au style mal fichu, l'auteur en vérité le plus ennuyeux et le plus hypocrite de la littérature allemande, d'une sentimentalité et d'une lourdeur petite-bourgeoise, un pédagogue à l'odeur de moisi… Heidegger, ce philosophe de la Forêt Noire ? Un ridicule petit-bourgeois national-socialiste en culotte de golf, un faible penseur préalpin, un ruminant philosophe foncièrement allemand… Beethoven, cet éminent représentant du classicisme viennois ? Un dépressif chronique, le compositeur d'État par excellence, compositeur plus de tintamarre que de musique, expert de la marche à pas cadencés des notes… Mahler ? Une aberration, le type du compositeur à la mode provoquant l'hystérie de masse, bien plus mauvais encore que Bruckner avec lequel il partage le même kitsch…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77643285-56408862.jpg?v=1704479815" alt=""Maîtres anciens (Comédie)" La détestation promue à l'état de grâce artistique" title=""Maîtres anciens (Comédie)" La détestation promue à l'état de grâce artistique" />
     </div>
     <div>
      S'entremêlant à ces portraits au vitriol visant à désacraliser ce que l'art sanctuarisé et ses serviteurs zélés peuvent représenter de forces réactionnaires, des considérations sur les toilettes viennoises dégoûtantes – les Autrichiens étant incultes en matières… de toilettes – voisinent avec des remarques à l'emporte-pièce sur les historiens d'art bêlant devant des troupeaux de moutons au regard vide. Quant aux enseignants, ces profs rabougris, petits-bourgeois cadenassés dans leurs certitudes apprises, empêcheurs de vivre, suppôts de l'État, ils dégoûtent à jamais les enfants autant des musées que de l'existence qu'ils abîment en eux.       <br />
              <br />
       Tableaux peu reluisants s'il en est d'un État catholique post national-socialiste, destructeur des forces de vie, mais brossés avec tant de frénésie vitale que ce qui ressort, derrière les charges des plus appuyées, c'est le bonheur hautement contagieux d'entendre et de voir ce pourfendeur – certes névrosé à l'excès, mais aussi excessivement lucide – d'un système porteur d'une morbidité avérée, rayonner d'humanité vibrante. L'incarnation par l'acteur, revêtant à l'occasion la culotte de peau de l'archétype autrichien, rend encore plus savoureuse la &quot;comédie&quot; humaine ayant trouvé là refuge sur un plateau de théâtre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77643285-56408865.jpg?v=1704479839" alt=""Maîtres anciens (Comédie)" La détestation promue à l'état de grâce artistique" title=""Maîtres anciens (Comédie)" La détestation promue à l'état de grâce artistique" />
     </div>
     <div>
      D'autres épisodes plus personnels, comme celui de l'enfance malheureuse à conjurer, ou comme celui du deuil impossible de la femme aimée, rencontrée justement devant ce fameux tableau de Tintoret, font effraction comme des bulles d'oxygène venant crever à la surface de sa mémoire tourmentée. Affres trouvant in fine dans l'art le lieu de la consolation ultime, car même si Shakespeare et Kant nous laissent en plan lorsque l'on aurait besoin d'eux, Schopenhauer peut devenir un médicament de survie. Quant aux gens, même si légitimement on aurait toutes les raisons de les détester, nous voulons vivre avec eux parce que c'est l'unique chance que nous ayons de survivre… sans devenir fous.       <br />
              <br />
       Quant à la chute – la raison pour laquelle le vieux critique de musique nous a invités ce jour-là au Musée d'art ancien –, elle donnera lieu à deux billets… offerts ici par Nicolas Bouchaud pour <span style="font-style:italic">&quot;partager le plaisir de cette folie perverse&quot;</span> qu'est le théâtre en allant découvrir prochainement au Théâtre 14 &quot;Être peintre&quot; d'après la correspondance de Nicolas de Staël.       <br />
              <br />
       De cette comédie au parfum tragique, on ressort rassérénés, voire carrément heureux… En effet, au cœur de la noirceur de l'univers dépeint avec une férocité joyeuse par Thomas Bernhard, se lovent des moments de pur émerveillement transcendant pour la magnifier la lucidité du regard nihiliste. Quant au rôle superbement interprété par Nicolas Bouchaud, définitivement &quot;maître ès-arts&quot;, il amplifie le bonheur offert par ces &quot;Maîtres Anciens&quot;.       <br />
              <br />
       <b>Vu le samedi 9 décembre 2023 au Théâtre 14, Paris 14e.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Maîtres anciens (Comédie)"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77643285-56408869.jpg?v=1704479878" alt=""Maîtres anciens (Comédie)" La détestation promue à l'état de grâce artistique" title=""Maîtres anciens (Comédie)" La détestation promue à l'état de grâce artistique" />
     </div>
     <div>
      Texte : Thomas Bernhard,       <br />
       Un projet de Nicolas Bouchaud.       <br />
       Mise en scène : Éric Didry.       <br />
       Traduction française : Gilberte Lambrichs (publiée aux Éditions Gallimard).       <br />
       Adaptation : Véronique Timsit, Nicolas Bouchaud, Éric Didry.       <br />
       Avec : Nicolas Bouchaud.       <br />
       Collaboration artistique : Véronique Timsit.       <br />
       Scénographie et costumes : Élise Capdenat, Pia de Compiègne.       <br />
       Lumière : Philippe Berthomé, en collaboration avec Jean-Jacques Beaudouin.       <br />
       Son : Manuel Coursin.       <br />
       Voix : Judith Henry.       <br />
       Régie générale, régie son : Ronan Cahoreau-Gallier.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       <b>Représenté du 5 au 23 décembre 2023,       <br />
       au Théâtre 14, 20, avenue Marc Sangnier, Paris 14e.</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 10 au 12 janvier 2024 :</span> Théâtre des 13 vent - CDN, Montpellier (34).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/77643285-56408850.jpg</photo:imgsrc>
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   <title>"Les Justes"... D'une tension extrême, entre amour et justice</title>
   <pubDate>Tue, 26 Jan 2016 10:15:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Barbara Zauli</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   "Nous ne sommes pas de ce monde, nous sommes des justes." La voix des justes résonne dans et hors des murs du Théâtre La Loge, mise en scène par Tatiana Spivakova et la compagnie Memento Mori. Après le succès de ses premières représentations, la pièce revient les 23, 25 et 26 février nous éclairer dans cette période de noirceur.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8833131-13982864.jpg?v=1453487211" alt=""Les Justes"... D'une tension extrême, entre amour et justice" title=""Les Justes"... D'une tension extrême, entre amour et justice" />
     </div>
     <div>
      Il fait nuit dans la salle. Des jeunes femmes nous ordonnent d’un ton péremptoire de nous asseoir. Elles parlent russe. Ça ne rigole pas : <span style="font-style:italic">&quot;Заходите! Садитесь! Быстро! Быстро! Снимайте пальто! Сидите тихо! Выключайте ваши телефоны! Быстро! Быстро. У нас мало время !&quot;</span>… C’est-à-dire : <span style="font-style:italic">&quot;Asseyez-vous, vite ! Asseyez-vous ! Enlevez vos vestes ! Restez silencieux ! Éteignez-vos téléphones ! Vite ! Vite ! Nous avons peu de temps ! (…)&quot;.</span>       <br />
              <br />
       C’est ainsi que commence la pièce signée Tatiana Spivakova réadaptation infidèlement fidèle des &quot;Justes&quot; d’Albert Camus.       <br />
              <br />
       Représentée pour la première fois le 15 décembre 1949 au Théâtre Hébertot, la pièce brave deux thèmes d’une complexité extrême qui sont celui on ne peut plus actuel du terrorisme et celui plus vaste de la justice. Écrite en pleine guerre froide, la pièce s’inspire d’un épisode réel raconté dans les Mémoires de Boris Savinkov, &quot;Souvenir d’un terroriste&quot; : le meurtre du grand-duc Serge de Russie par un groupe de jeunes révolutionnaires socialistes qui coûta sa tête à l’un d’entre eux, Ivan Kaliayev, dit Yanek.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Petit retour sur l'histoire</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8833131-14011407.jpg?v=1453797096" alt=""Les Justes"... D'une tension extrême, entre amour et justice" title=""Les Justes"... D'une tension extrême, entre amour et justice" />
     </div>
     <div>
      Moscou. 1905. Un groupe de jeunes socialistes révolutionnaires monte en secret un attentat contre le grand-duc Serge, despote qui met à genoux la ville. Les jeunes révoltés décident donc de sacrifier leurs jeunes vies pour libérer le peuple de la tyrannie et des injustices subies à cause de la folle politique du tyran. Nous les voyons, Dora, Ivan dit Yanek, Boris, Stepan et Alexis comploter dans leur appartement, prêts à mourir pour leurs idées.       <br />
              <br />
       À travers la mise en scène de la préparation secrète de l’attentat, à travers les espoirs de ces jeunes gens, leurs craintes, leurs amours, Camus enchevêtre des thèmes chers à sa pensée philosophique tels que la haine, l’amour, le meurtre, thèmes qui se réunissent afin d’aborder une question extrêmement complexe qui est celle de la justice.       <br />
              <br />
       Nous oscillons du particulier à l’universel, de l’absurde à la révolte, de la réflexion sur le suicide - qui fait dire à Stepan Fedorov, leader du groupe : <span style="font-style:italic">&quot;Pour se suicider, il faut beaucoup s’aimer&quot;</span> - au meurtre.       <br />
              <br />
       Cela à travers les craintes, les hésitations, le courage, le désespoir et les espoirs de ces personnages absolument attachants qui occupent la position ambivalente des meurtriers suicidés et des Justes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un débat philosophique autour du thème de la justice</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8833131-14011635.jpg?v=1453799390" alt=""Les Justes"... D'une tension extrême, entre amour et justice" title=""Les Justes"... D'une tension extrême, entre amour et justice" />
     </div>
     <div>
      Ivan Kiliayev, chargé de lancer la bombe, échoue à la première tentative : en voyant les deux neveux du grand-duc assis à ses côtés dans la calèche, il ne peut pas lancer l’engin : le message résonne clair et fort dans sa conscience : il n’est pas juste de tuer des enfants et, nous, nous sommes des Justes. L’échec ouvre sur un sublime débat philosophique autour du thème de la justice entre Kiliayev et Stepan, furieux suite aux hésitations de son camarade : <span style="font-style:italic">&quot;(...) Parce que Yanek n'a pas tué ces deux-là, des milliers d'enfants russes mourront de faim pendant des années encore&quot;</span>, lance-t-il alors.       <br />
              <br />
       Ce dialogue rappelle à maints égards la polémique entre Camus et Sartre.       <br />
              <br />
       D’une intensité troublante apparaît à ce moment le dialogue entre Dora Doulebov, personnage central, cette Janine des &quot;Justes&quot; originairement forgée par Camus pour son aimée Maria Casarès (magistralement interprétée ici par l’actrice et cofondatrice de la compagnie, Christelle Saez), et son amoureux Ivan Kaliayev (interprété en 1949 par Serge Reggiani ; ici par un charnel et puissant Alexandre Ruby). Cet échange montre bien la tension extrême qui parcourt toute l’écriture de la pièce entre amour et justice, refermée dans les mots de Dora : <span style="font-style:italic">&quot;Ceux qui aiment vraiment la justice n’ont pas droit à l’amour. Ils sont dressés comme je suis, la tête levée, les yeux fixes. Que viendrait faire l’amour dans ces cœurs fiers ? L’amour courbe doucement les têtes, Yanek. Nous nous avons la nuque raide.&quot;</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8833131-14011960.jpg?v=1453799783" alt=""Les Justes"... D'une tension extrême, entre amour et justice" title=""Les Justes"... D'une tension extrême, entre amour et justice" />
     </div>
     <div>
      La mission est reconduite au surlendemain. Kiliayev assassine le grand-duc. Il est immédiatement capturé et emprisonné. Les camarades pleurent leur Yanek qui sera bientôt pendu. Ils le savent, il n’hésitera pas. Dora est désespérée, mais fière de son amant. Elle sait qu’il ne reviendra pas. En prison, le &quot;terroriste&quot; est exhorté par Skouratov, commandant de la police (brillamment interprété par Tatiana Spivakova), à confesser son crime et dénoncer ses camarades pour avoir la vie sauve. Yanek ne cède pas. Il n’est pas leur prisonnier, explique-t-il, mais leur ennemi.       <br />
              <br />
       En prison, il reçoit une autre visite, celle de la grande-duchesse, sublimement interprétée par une magnétique Viktoria Kozlova, qui vient lui montrer sa souffrance et sa compassion. La duchesse, emplie de son amour chrétien lui offre la grâce. Le jeune, bien que touché par la souffrance de la veuve, refuse drastiquement sa pitié. Le refus du jeune est donc un refus de tout appel, celui d’une justice qui est celle qui le condamne à mort, mais qui n’est pas la sienne et un refus envers la justice de Dieu.       <br />
              <br />
       Yanek meurt fier sous l’échafaud. Dora veut connaître tous les détails de la mort de son amoureux car dit-elle : <span style="font-style:italic">&quot;Ceux-ci m’appartiennent&quot;</span>. Elle soumet au groupe la décision d’être la prochaine à lancer la bombe. <span style="font-style:italic">&quot;Une nuit froide, et la même corde, </span>dit-elle. <span style="font-style:italic">Tout sera plus facile maintenant.&quot;</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Les Justes"</b></div>
     <div>
      Création La Loge 2015-2016       <br />
       Texte : Albert Camus.       <br />
       Mise en scène : Tatiana Spivakova.       <br />
       Avec : Christelle Saez, Viktoria Kozlova, Alexandre Ruby, Amir Elkacem, Julien Urrutia, Mathieu Métral et Tatiana Spivakova.       <br />
       Collaboration artistique: Christelle Saez.       <br />
       Création Lumière : Cristobal Castillo.       <br />
       Création Image/Vidéo : J.Saez.       <br />
       Scénographie: Alexis Diers.       <br />
       Conseillère artistique : Elsa Fabrega.       <br />
       Durée : 1 h 55.       <br />
       Compagnie Memento Mori.       <br />
              <br />
       A été joué du 12 au 15 janvier 2016.       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 23 au 26 février 2016.</span>       <br />
       Mardi, jeudi, vendredi à 21 h.       <br />
       La Loge, Paris 11e, 01 40 09 70 40.       <br />
       <a class="link" href="http://www.lalogeparis.fr/index.php" target="_blank">&gt;&gt; lalogeparis.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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