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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
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  <language>fr</language>
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   <title>De la lutte des classes, qui existe encore, une belle démonstration collective avec "7 minutes (Comité d'usine)" et ses quinze interprètes</title>
   <pubDate>Fri, 22 May 2026 06:48:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Une usine textile en France, Picard & Roche. L'arrivée de nouveaux investisseurs provoque une réunion entre la direction et les employées. Celles-ci, les deux cents ouvrières et les employées des bureaux, ont élu onze représentantes qui, à leur tour, ont désigné une porte-parole enfermée depuis des heures dans les locaux de la direction. Il s'agit de négociations au sujet des changements que cette nouvelle direction va décider dans l'organisation du travail. Et l'ambiance est tendue. Le climat du textile en France et en Europe est détestable depuis des années maintenant, et les fermetures d'usines, et les délocalisations foisonnent. Toutes craignent pour leur emploi.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96669365-67386513.jpg?v=1779389435" alt="De la lutte des classes, qui existe encore, une belle démonstration collective avec "7 minutes (Comité d'usine)" et ses quinze interprètes" title="De la lutte des classes, qui existe encore, une belle démonstration collective avec "7 minutes (Comité d'usine)" et ses quinze interprètes" />
     </div>
     <div>
      Elles sont dix à attendre, dans la fébrilité et l'impatience, car la réunion avec les patrons n'en finit pas. Huit ouvrières et deux employées de tous âges. Certaines viennent d'être embauchées depuis peu, d'autres sont là depuis des dizaines d'années, de mère en fille, comme cela se passe dans certaines villes où l'usine locale est le principal employeur. La porte-parole aux prises avec les patrons, c'est la plus âgée du groupe, on pourrait dire l'aînée tant cette ambiance d'atelier ressemble à une famille. Une famille avec ses histoires jamais closes, ses dissensions, ses jalousies et malgré tout l'indéfectible besoin de rester ensemble, solidaire, qui revient toujours comme pour un groupe embarqué dans la même galère.       <br />
              <br />
       C'est dans une salle de l'entrepôt de stockage où s'empilent des murs de cartons que va se dérouler &quot;7 minutes (comité d'usine)&quot; où les élues sont réunies dans l'attente de ce qui va leur tomber sur la tête. Fébrilité et angoisse palpables jusqu'à ce qu'enfin revienne la porte-parole. Fébrilité accrue lorsqu'elle prend le temps de raconter la manière dont s'est déroulé son entretien avec la demi-douzaine d'hommes en costard-cravate, elle, simple ouvrière seule face à eux, financiers, décideurs ou technocrates qui ont l'avenir de toutes entre leurs mains.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96669365-67386518.jpg?v=1779389460" alt="De la lutte des classes, qui existe encore, une belle démonstration collective avec "7 minutes (Comité d'usine)" et ses quinze interprètes" title="De la lutte des classes, qui existe encore, une belle démonstration collective avec "7 minutes (Comité d'usine)" et ses quinze interprètes" />
     </div>
     <div>
      Passé l'explosion de joie quand elle leur annonce qu'aucune ouvrière ne serait virée et que l'usine ne serait pas délocalisée, passé l'explosion de rires lorsqu'un détail, un léger changement dans leurs habitudes, a été annoncé à la toute dernière minute de la réunion, un petit quelque chose qui, suite aux craintes d'un licenciement massif, paraît une broutille, une blague, rien, juste une question de 7 minutes ! Qu'est-ce que 7 minutes dans une journée ? Peanuts !       <br />
              <br />
       Là est donc tout l'enjeu du vote que ces onze déléguées doivent faire au nom des deux cents ouvrières de l'usine : 7 minutes par jour qui seront supprimées de la pause de 15 minutes à laquelle elles avaient droit jusqu'à ce jour.       <br />
              <br />
       La pièce de De Stefano Massini part de cette minuscule concession faite au profit des dirigeants pour explorer les incidences dangereuses que ce petit grain de sable peut engendrer et des répercussions que cela peut avoir sur la suite des décisions patronales. Avec un sens très aigu de la mise en scène, le débat entre les onze déléguées avance arguments après arguments, confidences après confidences, oppositions après conflits, en maintenant un suspens permanent qui tient le spectateur en haleine. Mis à part l'intelligent déroulement de l'action (dont le thème a été inspiré par des reprises et des fermetures réelles d'usines comme celle de Lejaby en 2010), le spectacle repose sur le jeu réaliste des comédiennes et la mise en scène précise et harmonieuse d'Olivier Mellor.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96669365-67386525.jpg?v=1779389544" alt="De la lutte des classes, qui existe encore, une belle démonstration collective avec "7 minutes (Comité d'usine)" et ses quinze interprètes" title="De la lutte des classes, qui existe encore, une belle démonstration collective avec "7 minutes (Comité d'usine)" et ses quinze interprètes" />
     </div>
     <div>
      Chacune des onze comédiennes réussit avec talent à planter leurs personnages dans le sol rugueux du monde ouvrier, créant ainsi des personnages attachants, drôles, tragiques qui sont d'une impressionnante présence pendant les presque deux heures où elles restent toutes en scène. Palme spéciale pour l'interprétation de Blanche, la porte-parole, par Karine Dedeurwaerder qui, dès son entrée, s'impose pour réussir un contrepoids suffisant à ses dix camarades de jeu.       <br />
              <br />
       Derrière le mur de carton qui clôt le fond de scène, un jazz-band de quatre musiciens donne du rythme et une dimension presque cinématographique à certains passages plus émouvants que d'autres. Un orchestre de musiciens qui joue à l'abri des regards pour laisser tout l'espace de jeu à l'univers féminin, volonté du metteur en scène de laisser pleinement la parole à ces femmes de combat qui parviennent à faire valoir la nécessité de garder les acquis sociaux (conquis souvent de haute lutte dans le passé) sous peine de voir les droits de chacun lentement grignotés par l'appétit de la finance et du patronat pour qu'à la fin, il n'en reste que des miettes et un retour à la jungle esclavagiste du travail d'il y a deux siècles.       <br />
              <br />
       Le thème peut paraître assez ardu, mais le texte, la mise en scène et le jeu des articles dynamisent totalement la pièce en renouvelant sans cesse l'attention et l'intérêt pour ce qui se déroule sur scène dans une ambiance fourmillante et colorée.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>       <br />
              <br />
       Vu au Centre Culturel Jacques Tati d'Amiens le 29 janvier 2026.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"7 minutes (Comité d'usine)"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96669365-67386526.jpg?v=1779389601" alt="De la lutte des classes, qui existe encore, une belle démonstration collective avec "7 minutes (Comité d'usine)" et ses quinze interprètes" title="De la lutte des classes, qui existe encore, une belle démonstration collective avec "7 minutes (Comité d'usine)" et ses quinze interprètes" />
     </div>
     <div>
      Texte : Stefano Massini.       <br />
       Traduit de l'italien par Pietro Pizzuti (Éditions l'Arche).       <br />
       Mise en scène : Olivier Mellor.       <br />
       Avec : Marie Laure Boggio, Delphine Chatelin, Marie-Béatrice Dardenne, Valérie Decobert, Karine Dedeurwaerder, Aurélie Longuein, Valentine Loquet, Sophie Matel, Elsie Mencaraglia, Emmanuelle Monteil, Fanny Soler.       <br />
       Musique originale : Séverin Toskano Jeanniard.       <br />
       Musiciens : François Decayeux (guitare), Séverin Toskano Jeanniard (basse, machines), Olivier Mellor (kaossilator, machines), Louis Noble (guitare, sax ténor).       <br />
       Lumière : Olivier Mellor.       <br />
       Son : Séverin Toskano Jeanniard.       <br />
       Scénographie : Olivier Mellor, François Decayeux, Séverin Toskano Jeanniard, Louis Noble.       <br />
       Photos, vidéo-documentaire : Alexandre Tourte.       <br />
       Tout public à partir de 14 ans.       <br />
       Durée : 1 h 35.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 11 juin au 28 juin 2026.</span>       <br />
       Du jeudi au samedi à 21 h, dimanche à 16 h 30.       <br />
       Théâtre de L'Épée De Bois, Cartoucherie de Vincennes, route du Champs de Manœuvre, Paris 12ᵉ.       <br />
       Téléphone : 01 48 08 39 74.       <br />
       <a class="link" href="https://epeedebois.notre-billetterie.com/billets?spec=619" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.epeedebois.com/" target="_blank">&gt;&gt; epeedebois.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Tournée</b>       <br />
       (en cours d'élaboration)       <br />
       Espace culturel Saint-André, Abbeville (80) ; L'Éden – Scènes transfrontalières, Hirson (02) ;       <br />
       Théâtre de la Verrière, Lille (59) ; Théâtre de Beauvaisis – Scène nationale, Beauvais (60) ; la Virgule - Centre transfrontalier de création théâtrale, Roubaix (59) ; Centre culturel Antoine Vitez, Moreuil (80) ; Théâtre An Dour Meur, Plestin-les-Grèves (22).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/96669365-67386513.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/De-la-lutte-des-classes-qui-existe-encore-une-belle-demonstration-collective-avec-7-minutes-Comite-d-usine-et-ses_a4565.html</link>
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   <title>"D'autres familles que la mienne" Une petite fouille dans les affaires de l'aide à l'enfance</title>
   <pubDate>Wed, 08 Oct 2025 15:52:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Sur l'immense plancher carré qui recouvre le plateau de la Manufacture des Œillets va se dérouler la danse de la dernière création à moitié collective d'Estelle Savasta. Un plateau qui doit rappeler celui où la metteuse en scène, ainsi que ses comédiennes et ses comédiens, ont construit, à mesure des improvisations, cette quête vers l'étrangeté de la famille.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91615980-64360829.jpg?v=1759932671" alt=""D'autres familles que la mienne" Une petite fouille dans les affaires de l'aide à l'enfance" title=""D'autres familles que la mienne" Une petite fouille dans les affaires de l'aide à l'enfance" />
     </div>
     <div>
      Qu'est-ce qui fait famille ? Se demandent-ils. Pour y répondre, le matériau de leurs recherches sera extrait d'enquêtes, d'interviews et d'histoires qu'Estelle Savasta a glanées auprès des services d'aide à l'enfance, des familles d'accueil, des éducateurs, des enfants placés. Parmi ces témoignages, celui d'un couple deviendra peu à peu la trame du spectacle. Ils seront Nora et Nino, interprétés par Zoé Fauconnet et Matéo Thiollier Serrano.       <br />
              <br />
       En fond de scène, une immense toile brodée de trois lettres. Des broderies comme on en trouve dans les armoires à linge des maisons du siècle dernier, sur les mouchoirs, les serviettes, les draps, symbole ineffaçable de l'appartenance de ces objets à celui dont les initiales y sont brodées. Mais aussi, à l'inverse, preuve pour celui-ci de son droit à être dans cette maison, cette famille.       <br />
              <br />
       Trois lettres : Un N, un autre N et puis une jolie rose, et puis un A. A comme Ariane, celle qui réunira Nora et Nino longtemps après le début de l'histoire qui se confond avec le début de l'existence de Nora. Un commencement tragique puisque l'aide sociale retrouvera celle-ci à l'âge de deux mois, abandonnée par sa mère sur un balcon dans le froid de l'hiver. Commence alors la longue aventure de ce nouveau-né dans la sphère mi-humaine mi-mécanique de l'aide à l'enfance.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91615980-64360830.jpg?v=1732961396" alt=""D'autres familles que la mienne" Une petite fouille dans les affaires de l'aide à l'enfance" title=""D'autres familles que la mienne" Une petite fouille dans les affaires de l'aide à l'enfance" />
     </div>
     <div>
      En alternant des courtes scènes réalistes qui racontent succinctement les différentes étapes de l'enfance de Nora prise entre famille d'accueil, décisions arbitraires des services sociaux et apparitions/disparitions de sa mère victime d'addictions violentes, l'on suit par ellipses le parcours de cet enfant jusqu'à l'adolescence. Sans jamais rentrer dans le pathos ou le sentimentalisme, c'est presque sous forme analytique que se déroulent les scènes. Une certaine froideur, une mécanique des entrées et sorties, la mise en scène d'Estelle Savasta semble tâtonner dans le noir par crainte de trop s'approcher de l'abîme que son personnage phare, Nora, côtoie dans ce monde dans lequel la question de qui l'on est ? Dépend quasiment systématiquement d'où l'on vient ? Et de quelle famille est-on issu ?       <br />
              <br />
       Le spectacle se concentre alors sur un vertige supplémentaire, celui de l'adolescence. Une adolescence marquée par la rencontre quasi-fusionnelle, intense, et l'amitié fulgurante de Nora pour Ariane. L'amitié venant alors faire barrage, par ses éclats de rire et de provocations saines, au désastre d'un placement en foyer et d'une nouvelle perte de repère pour Nora. Une amitié lumineuse, plus forte que toutes les solitudes, croit-on, et qui donne des éléments de réponse à une autre question que la team s'est posée : <span style="font-style:italic">&quot;Comment raconter l'amour puissant, comment raconter la fulgurance des amitiés adolescentes…&quot;.</span> Même si qui connaît un peu ceux que l'on appelait par le passé &quot;les enfants de la DASS&quot; sait que cette solitude subie a peu de chance de s'effacer du cœur de ceux-ci.       <br />
              <br />
       La pièce est accompagnée d'une création sonore de Ruppert Pupkin, qui frise la perfection pour sa présence habile sans qu'elle ne s'impose jamais et semble se glisser dans les paroles des interprètes, où en rendre l'âme avec son abondance de chants en italien qui donnent de la chair aux scènes purement visuelles.       <br />
              <br />
       Une pudeur excessive peut-être, ou un désir de netteté, de vérité trop intense rendent ce spectacle un peu distant. D'autant que les ellipses temporelles, qui sont nombreuses, si elles sont d'une efficacité fabuleuse au cinéma, provoquent au théâtre des brisures de rythme qui segmentent énormément les scènes et nuisent à la dramaturgie. Par contre, la belle danse des entrées/sorties, changements de personnages et les déplacements de la table de ferme qui fait office de décor, sont dans une très belle ordonnance qui donne le tempo au spectacle.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"D'autres familles que la mienne"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91615980-64360831.jpg?v=1732961419" alt=""D'autres familles que la mienne" Une petite fouille dans les affaires de l'aide à l'enfance" title=""D'autres familles que la mienne" Une petite fouille dans les affaires de l'aide à l'enfance" />
     </div>
     <div>
      Texte : Estelle Savasta en collaboration avec les interprètes.       <br />
       Mise en scène : Estelle Savasta.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Titiane Barthel.       <br />
       Avec : Clémence Boissé, Najda Bourgeois, Olivier Constant, Zoé Fauconnet, Valérie Puech, Matéo Thiollier-Serrano.       <br />
       Musique : Ruppert Pupkin.       <br />
       Scénographie : François Gauthier-Lafaye.       <br />
       Lumières : Léa Maris.       <br />
       Costumes : Cécilia Galli.       <br />
       Vidéo : Antoine Giampaolo et Kristelle Paré.       <br />
       Régie générale et lumière : Yann Lebras ou Matthieu Marquès.       <br />
       Régie son : Anouk Audart ou Rose Bruneau.       <br />
       Paroles, musique et chant : Ruppert Pupkin.       <br />
       Collaboration aux arrangements : Christophe Rodomisto.       <br />
       Arrangements violoncelles : Thomas Dodji Kpade.       <br />
       Batteries : Salvador Merle et les chœurs du studio CHOKE.       <br />
       Production : Cie Hippolyte a mal au cœur.       <br />
       À partir de 11 ans.       <br />
       Durée : 1 h 45.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91615980-64361104.jpg?v=1759932692" alt=""D'autres familles que la mienne" Une petite fouille dans les affaires de l'aide à l'enfance" title=""D'autres familles que la mienne" Une petite fouille dans les affaires de l'aide à l'enfance" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 9 au 19 octobre 2025.</span>       <br />
       Mardi au vendredi à 20 h 30, samedi à 19 h 30, dimanche à 16 h.       <br />
       Théâtre du Rond-Point, Salle Jean Tardieu, 2bis, avenue Franklin D. Roosevelt, Paris 8e.       <br />
       Téléphone : 01 44 95 98 00.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredurondpoint.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatredurondpoint.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/91615980-64360829.jpg</photo:imgsrc>
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   <title>"Grand ReporTERRE #11 : Radio Lapin, Histoires de luttes" Une radio pirate éphémère qui révèle les luttes environnementales et l'omerta qui leur est faite</title>
   <pubDate>Fri, 23 May 2025 11:07:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Voici la 11ᵉ édition de GrandreporTERRE, série de spectacles performances qui parcourent les thématiques fortes de l'actualité en donnant les manettes des projets à un binôme formé d'un journaliste et d'un ou plusieurs artistes. Leurs regards croisés sur ce qui agite nos sociétés parviennent ainsi, après une petite semaine de répétition, à créer ces spectacles impromptus qui sont sortis du four à peine forgé, encore brûlants, souvent incendiaires, toujours percutants.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88743793-62812722.jpg?v=1747991578" alt=""Grand ReporTERRE #11 : Radio Lapin, Histoires de luttes" Une radio pirate éphémère qui révèle les luttes environnementales et l'omerta qui leur est faite" title=""Grand ReporTERRE #11 : Radio Lapin, Histoires de luttes" Une radio pirate éphémère qui révèle les luttes environnementales et l'omerta qui leur est faite" />
     </div>
     <div>
      Radio Lapin s'inscrit totalement dans ce concept. Le sujet de la fournée : l'Histoire des luttes, celles qui soulèvent les résistances populaires que nos sociétés connaissent depuis quelques générations, en particulier celles qui concernent l'écologie, mais pas que. Aux manettes, Antoine Chao, journaliste-reporter radio spécialisé depuis quelques années dans les luttes environnementales pour France Inter, et Alice Vannier et Sacha Ribeiro pour la mise en scène et le jeu.       <br />
              <br />
       La scène représente principalement le studio d'émission d'une radio. Ce sera la Radio Lapin. Titre trouvé en référence à une phrase de Daniel Mermet en évoquant le travail de Howard Zinn : <span style="font-style:italic">&quot;Tant que les lapins n'auront pas d'historiens, l'histoire sera racontée par des chasseurs.&quot;</span> Une évocation surenchérie par l'évocation d'une chanson de Chantal Goya qui reviendra régulièrement dans la mise en scène : <span style="font-style:italic">&quot;Ce matin, un lapin a tué un chasseur, c'était un lapin qui avait un fusil…&quot;</span> Le ton est donné et l'émission de radio peut commencer avec des reportages, des enregistrements et interviews qui relatent tous des événements de luttes sociales qui ont eu lieu depuis plus d'un demi-siècle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88743793-62812725.jpg?v=1747991627" alt=""Grand ReporTERRE #11 : Radio Lapin, Histoires de luttes" Une radio pirate éphémère qui révèle les luttes environnementales et l'omerta qui leur est faite" title=""Grand ReporTERRE #11 : Radio Lapin, Histoires de luttes" Une radio pirate éphémère qui révèle les luttes environnementales et l'omerta qui leur est faite" />
     </div>
     <div>
      Les trois interprètes font ainsi revivre ces luttes, qu'elles soient contemporaines contre les méga-bassines, les déforestations, Notre-Dame des Landes, les pollutions environnementales, mais aussi anciennes, celles des années soixante-dix et quatre-vingt, plus rapidement évoquées. C'est le ton dynamique et d'un joli bordelisme d'une radio pirate qui ordonne le spectacle. Toutes sortes de luttes sont ainsi catapultées soit par la narration, le jeu ou l'insertion d'enregistrements qui proviennent de la collection pléthorique d'Antoine Chao, reporter de longue date pour Radio France dans l'émission &quot;Là-bas si j'y suis&quot; et &quot;Comme un bruit qui court&quot;, puis &quot;C'est bientôt demain&quot;. Une dernière émission que France Inter vient de déprogrammer.       <br />
               <br />
       C'est aussi là, un sujet, et peut-être l'une des principales leçons qu'apporte ce spectacle : l'espèce d'acharnement que les luttes sociales pour l'environnement subissent de la part des pouvoirs, qu'ils soient nationaux ou locaux. Car l'impression globale qui ressort de ces différentes interventions donne bien le ton du bras de fer engagé entre les défenseurs du bien commun qu'est la planète contre les puissants qui veulent l'accaparer en le dégradant.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88743793-62812729.jpg?v=1747991651" alt=""Grand ReporTERRE #11 : Radio Lapin, Histoires de luttes" Une radio pirate éphémère qui révèle les luttes environnementales et l'omerta qui leur est faite" title=""Grand ReporTERRE #11 : Radio Lapin, Histoires de luttes" Une radio pirate éphémère qui révèle les luttes environnementales et l'omerta qui leur est faite" />
     </div>
     <div>
      Pour aller plus loin dans cette idée, il sera aussi question de mettre en lumière ces forces qui s'opposent aux luttes sociales : celles de l'extrême droite qui récupère le symbole féministe fort de Jeanne d'Arc et qui détourne (via Marion Maréchal Le Pen) les pensées d'Antonio Gramsci, philosophe communiste italien emprisonné 11 ans pour ses idées. On y apprend aussi les manœuvres de défiguration de l'histoire organisées par le parc du Puy du Fou, mais aussi par le subventionnement à hauteur de 500 000 euros par la Région Auvergne-Rhône-Alpes sous la direction de Laurent Wauquiez, qui a par ailleurs supprimé cinq millions d'euros aux structures culturelles, d'un spectacle sur l'histoire de France revisitée ou bien plutôt revisitée : &quot;Raconte-moi la France&quot;.       <br />
               <br />
       Bref, ce qui marque et trouble le plus au sortir de ce déferlement d'actions, c'est bien l'organisation silencieuse qui, en face des luttes environnementales ou autres, agit pour circonvenir le plus étroitement possible ces actions et finalement les empêcher.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>       <br />
              <br />
       Vu au Théâtre du Point, Lyon, le 5 mai 2025.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Grand ReporTERRE #11 : Radio Lapin, Histoires de luttes"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88743793-62812741.jpg?v=1747991673" alt=""Grand ReporTERRE #11 : Radio Lapin, Histoires de luttes" Une radio pirate éphémère qui révèle les luttes environnementales et l'omerta qui leur est faite" title=""Grand ReporTERRE #11 : Radio Lapin, Histoires de luttes" Une radio pirate éphémère qui révèle les luttes environnementales et l'omerta qui leur est faite" />
     </div>
     <div>
      Conception et mise en scène de l'actualité : Alice Vannier et Sacha Ribeiro avec le journaliste Antoine Chao.       <br />
       Avec : Antoine Chao, Sacha Ribeiro, Alice Vannier.       <br />
       Collaboration artistique : Angélique Clairand.       <br />
       Scénographie : Benjamin Hautin.       <br />
       Régie lumière : Quentin Chambeaud.       <br />
       Régie générale et son : Marine Iger.       <br />
       Collaboration technique : Thierry Pertière, Christophe Reboul.       <br />
       Production Théâtre du Point du Jour, Lyon.       <br />
       À partir de 14 ans.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       16 juillet 2025 : Festival Contre-courant, CCAS La Barthelasse, Avignon (84).       <br />
       Du 3 au 4 novembre 2025 : Théâtre des Célestins (en coréalisation avec le Théâtre du Point du Jour), Lyon (69).       <br />
       Du 10 au 14 novembre 2025 : Théâtre de la Cité Internationale, Paris.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/88743793-62812722.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Grand-ReporTERRE-11-Radio-Lapin-Histoires-de-luttes-Une-radio-pirate-ephemere-qui-revele-les-luttes-environnementales_a4223.html</link>
  </item>

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   <title>"Les Mystères de Paris" L'incroyable adaptation du roman-fleuve d'Eugène Sue !</title>
   <pubDate>Mon, 10 Feb 2025 07:43:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Isabelle Fauvel</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Adapter la fresque littéraire d'Eugène Sue (1804-1857) – plus de mille pages et une multitude de personnages – est un pari audacieux. Sous la forme d'une comédie musicale et sur une scène grande comme un mouchoir de poche, carrément une folie. Patrick Alluin, Éric Chantelauze et Didier Bailly ont pourtant su relever le défi avec maestria.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/86342785-61430939.jpg?v=1739128050" alt=""Les Mystères de Paris" L'incroyable adaptation du roman-fleuve d'Eugène Sue !" title=""Les Mystères de Paris" L'incroyable adaptation du roman-fleuve d'Eugène Sue !" />
     </div>
     <div>
      Si le Théâtre de la Huchette à Paris est célèbre dans le monde entier pour y jouer depuis 1957 &quot;La Cantatrice chauve&quot; et &quot;La Leçon&quot; d'Ionesco dans leurs mises en scène d'origine, il affiche également, en troisième partie de soirée, un spectacle de création, le plus souvent musical. Franck Desmedt, son intrépide directeur, aimant les aventures théâtrales peu banales, ce n'est rien moins qu'une adaptation du célèbre roman d'Eugène Sue, récit à rallonge publié sous forme de feuilleton dans Le Journal des débats, entre juin 1842 et octobre 1843, qui se joue aujourd'hui.       <br />
              <br />
       Il est vrai que le petit plateau en a vu d'autres et l'on se souvient notamment d'une mémorable adaptation des &quot;Aventures de Huckleberry Finn&quot; (1884), le grand roman picaresque de Mark Twain (1835-1910). &quot;Huckleberry Finn, le musical&quot; nous entraînait, à la suite des deux fuyards Huck et Jim, dans le sud esclavagiste et raciste de l'Amérique, quelques dizaines d'années avant la guerre de Sécession. La magie opérait pleinement et nous quittions sans plus de questionnement le Vᵉ arrondissement de Paris pour les rives du Mississippi, avec ses tempêtes, ses brouillards terrifiants, ses maisons flottantes, et les nombreux personnages rencontrés en chemin par les deux héros.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/86342785-61430945.jpg?v=1739128079" alt=""Les Mystères de Paris" L'incroyable adaptation du roman-fleuve d'Eugène Sue !" title=""Les Mystères de Paris" L'incroyable adaptation du roman-fleuve d'Eugène Sue !" />
     </div>
     <div>
      Didier Bailly et Éric Chantelauze étaient déjà de la partie, le premier, co-auteur de l'adaptation, signait les musiques, et le second, les paroles des chansons. Plonger aujourd'hui dans les ruelles parisiennes infestées par la pègre au milieu du XIXᵉ siècle pour suivre les aventures du beau et mystérieux Rodolphe n'avait donc rien d'impossible pour les deux compères. Et puis qui a dit <span style="font-style:italic">&quot;Ils ne savaient pas que c'était impossible, alors ils l'ont fait.&quot;</span> ? Mark Twain. Tiens donc…       <br />
              <br />
       Mais revenons aux &quot;Mystères de Paris&quot;. Conçu initialement comme un roman en deux volumes, le récit est finalement publié, on l'a dit, sous forme de feuilleton, marquant l'émergence du concept de &quot;série&quot; dans la presse de l'époque. Et le succès populaire est tel que l'histoire se prolonge In infinitum, pour former, en fin de compte, dix volumes. Le récit regroupe près de 80 protagonistes à travers une trentaine d'intrigues. Toutes les couches de la société y sont représentées, de la plus haute aristocratie à la fange la plus vile. Le mélodrame amoureux y côtoie le thriller horrifique ; le suspense policier fait part égale avec la réflexion politique. Pamphlet social sur la lutte du prolétariat contre la bourgeoisie, il s'agit aussi d'un roman d'aventures dans lequel, de rebondissement en rebondissement, les événements s'y succèdent à un rythme ininterrompu.       <br />
              <br />
       Pour porter sur scène cette profusion d'intrigues, les adaptateurs ont gardé les situations qui leur paraissaient les plus intéressantes, et formé une seule histoire aux multiples rebonds et ramifications. Deux comédiens et une comédienne, tous trois chanteurs, donnent ainsi vie à une quinzaine de personnages, articulés autour de trois protagonistes principaux : Rodolphe, énigmatique aristocrate germanique, Fleur de Marie, fille des rues abandonnée, et Maître Ferrand, notaire crapuleux aux manigances coupables.       <br />
              <br />
       Mais de quoi s'agit-il au juste ? Car si ce roman fut un énorme succès en son temps, il faut bien avouer qu'il est un peu tombé dans l'oubli et que rares, aujourd'hui, sont ceux à l'avoir lu, même si certains ont peut-être vu l'adaptation qu'en fit André Hunebelle en 1962 avec Jean Marais.       <br />
              <br />
       Rodolphe, un riche homme déguisé en ouvrier, arpente les ruelles sombres de Paris à la recherche de François-Germain, le fils de Madame Georges, la fermière chez qui il a placé Fleur-de-Marie, une orpheline qu'il a arrachée des griffes d'un couple d'escrocs (dans le genre Thénardier). Tandis que l'aristocrate découvre les bas-fonds de la capitale, affronte escrocs et criminels, son passé ressurgit sous les traits de la comtesse Sarah Mac Gregor, son ancienne maîtresse… Il y a du Hugo et du Dumas dans l'air…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/86342785-61430958.jpg?v=1739128102" alt=""Les Mystères de Paris" L'incroyable adaptation du roman-fleuve d'Eugène Sue !" title=""Les Mystères de Paris" L'incroyable adaptation du roman-fleuve d'Eugène Sue !" />
     </div>
     <div>
      Saluons la mise en scène inventive de Patrick Alluin qui a l'art de nous faire oublier l'exiguïté du plateau, autorisant même rixes et combats ! Plutôt qu'une vision réaliste des rues sordides de Paris ou des salons surannés dans lesquels évolue la bonne société, l'univers visuel du spectacle est construit sur les sensations. De jolis drapés, en guise de scénographie, sur lesquels se déploie un savant jeu de lumières, évoquent tantôt l'intérieur, tantôt l'extérieur.       <br />
              <br />
       Quelques rares éléments de mobilier (une assise, une porte mobile) viennent de temps à autre rappeler une réalité plus concrète. Une petite lanterne judicieusement placée joue de la perspective, donnant un sentiment de profondeur. L'utilisation d'une porte latérale de la salle de théâtre pour les entrées et sorties des personnages permet d'agrandir l'espace, et de maintenir un tempo soutenu. Les idées ne manquent pas pour démultiplier les personnages et accentuer un rythme déjà bien présent dans l'interprétation.       <br />
              <br />
       Les passages musicaux apportent des respirations pleines de poésie, et aussi d'humour.       <br />
       Les comédiens chanteurs (Lara Pegliasco, Simon Heulle et Olivier Breitman), tous trois excellents, sont tout aussi justes dans le jeu que dans le chant et leur agilité à passer d'un rôle à l'autre (et de costumes !) est impressionnante ! Aucun temps mort !  Ce magistral roman d'aventures ne pouvait trouver meilleure adaptation.       <br />
       <b>◙ Isabelle Fauvel</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Les Mystères de Paris"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/86342785-61431888.jpg?v=1739129623" alt=""Les Mystères de Paris" L'incroyable adaptation du roman-fleuve d'Eugène Sue !" title=""Les Mystères de Paris" L'incroyable adaptation du roman-fleuve d'Eugène Sue !" />
     </div>
     <div>
      D'après Eugène Sue.       <br />
       Adaptation : Patrick Alluin, Éric Chantelauze et Didier Bailly.       <br />
       Mise en scène : Patrick Alluin.       <br />
       Musique : Didier Bailly.       <br />
       Livret : Éric Chantelauze.       <br />
       Avec : Lara Pegliasco, Simon Heulle, Olivier Breitman ou Arnaud Léonard.       <br />
       Orchestrations : Paul Cépède, Marie-Anne Favreau.       <br />
       Décor : Sandrine Lamblin.       <br />
       Costumes : Julia Allègre.       <br />
       Lumières : Laurent Béal.       <br />
       Combats : Philippe Penguy.       <br />
       Régie : Yves Thuillier.       <br />
       Durée : 1 h 40.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">À partir du 31 janvier 2025.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 21 h.       <br />
       Théâtre de la Huchette, 23, rue de la Huchette, Paris 5ᵉ, 01 43 26 38 99.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatre-huchette.com" target="_blank">&gt;&gt; theatre-huchette.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/86342785-61430939.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Les-Mysteres-de-Paris-L-incroyable-adaptation-du-roman-fleuve-d-Eugene-Sue-_a4149.html</link>
  </item>

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   <title>"D'autres familles que la mienne" Une petite fouille dans les affaires de l'aide à l'enfance</title>
   <pubDate>Mon, 02 Dec 2024 09:41:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Sur l'immense plancher carré qui recouvre le plateau de la Manufacture des Œillets va se dérouler la danse de la dernière création à moitié collective d'Estelle Savasta. Un plateau qui doit rappeler celui où la metteuse en scène, ainsi que ses comédiennes et ses comédiens, ont construit, à mesure des improvisations, cette quête vers l'étrangeté de la famille.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84614932-60406510.jpg?v=1732961374" alt=""D'autres familles que la mienne" Une petite fouille dans les affaires de l'aide à l'enfance" title=""D'autres familles que la mienne" Une petite fouille dans les affaires de l'aide à l'enfance" />
     </div>
     <div>
      Qu'est-ce qui fait famille ? Se demandent-ils. Pour y répondre, le matériau de leurs recherches sera extrait d'enquêtes, d'interviews et d'histoires qu'Estelle Savasta a glanées auprès des services d'aide à l'enfance, des familles d'accueil, des éducateurs, des enfants placés. Parmi ces témoignages, celui d'un couple deviendra peu à peu la trame du spectacle. Ils seront Nora et Nino, interprétés par Zoé Fauconnet et Matéo Thiollier Serrano.       <br />
              <br />
       En fond de scène, une immense toile brodée de trois lettres. Des broderies comme on en trouve dans les armoires à linge des maisons du siècle dernier, sur les mouchoirs, les serviettes, les draps, symbole ineffaçable de l'appartenance de ces objets à celui dont les initiales y sont brodées. Mais aussi, à l'inverse, preuve pour celui-ci de son droit à être dans cette maison, cette famille.       <br />
              <br />
       Trois lettres : Un N, un autre N et puis une jolie rose, et puis un A. A comme Ariane, celle qui réunira Nora et Nino longtemps après le début de l'histoire qui se confond avec le début de l'existence de Nora. Un commencement tragique puisque l'aide sociale retrouvera celle-ci à l'âge de deux mois, abandonnée par sa mère sur un balcon dans le froid de l'hiver. Commence alors la longue aventure de ce nouveau-né dans la sphère mi-humaine mi-mécanique de l'aide à l'enfance.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84614932-60406511.jpg?v=1732961396" alt=""D'autres familles que la mienne" Une petite fouille dans les affaires de l'aide à l'enfance" title=""D'autres familles que la mienne" Une petite fouille dans les affaires de l'aide à l'enfance" />
     </div>
     <div>
      En alternant des courtes scènes réalistes qui racontent succinctement les différentes étapes de l'enfance de Nora prise entre famille d'accueil, décisions arbitraires des services sociaux et apparitions/disparitions de sa mère victime d'addictions violentes, l'on suit par ellipses le parcours de cet enfant jusqu'à l'adolescence. Sans jamais rentrer dans le pathos ou le sentimentalisme, c'est presque sous forme analytique que se déroulent les scènes. Une certaine froideur, une mécanique des entrées et sorties, la mise en scène d'Estelle Savasta semble tâtonner dans le noir par crainte de trop s'approcher de l'abîme que son personnage phare, Nora, côtoie dans ce monde dans lequel la question de qui l'on est ? Dépend quasiment systématiquement d'où l'on vient ? Et de quelle famille est-on issu ?       <br />
              <br />
       Le spectacle se concentre alors sur un vertige supplémentaire, celui de l'adolescence. Une adolescence marquée par la rencontre quasi-fusionnelle, intense, et l'amitié fulgurante de Nora pour Ariane. L'amitié venant alors faire barrage, par ses éclats de rire et de provocations saines, au désastre d'un placement en foyer et d'une nouvelle perte de repère pour Nora. Une amitié lumineuse, plus forte que toutes les solitudes, croit-on, et qui donne des éléments de réponse à une autre question que la team s'est posée : <span style="font-style:italic">&quot;Comment raconter l'amour puissant, comment raconter la fulgurance des amitiés adolescentes…&quot;.</span> Même si qui connaît un peu ceux que l'on appelait par le passé &quot;les enfants de la DASS&quot; sait que cette solitude subie a peu de chance de s'effacer du cœur de ceux-ci.       <br />
              <br />
       La pièce est accompagnée d'une création sonore de Ruppert Pupkin, qui frise la perfection pour sa présence habile sans qu'elle ne s'impose jamais et semble se glisser dans les paroles des interprètes, où en rendre l'âme avec son abondance de chants en italien qui donnent de la chair aux scènes purement visuelles.       <br />
              <br />
       Une pudeur excessive peut-être, ou un désir de netteté, de vérité trop intense rendent ce spectacle un peu distant. D'autant que les ellipses temporelles, qui sont nombreuses, si elles sont d'une efficacité fabuleuse au cinéma, provoquent au théâtre des brisures de rythme qui segmentent énormément les scènes et nuisent à la dramaturgie. Par contre, la belle danse des entrées/sorties, changements de personnages et les déplacements de la table de ferme qui fait office de décor, sont dans une très belle ordonnance qui donne le tempo au spectacle.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"D'autres familles que la mienne"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84614932-60406512.jpg?v=1732961419" alt=""D'autres familles que la mienne" Une petite fouille dans les affaires de l'aide à l'enfance" title=""D'autres familles que la mienne" Une petite fouille dans les affaires de l'aide à l'enfance" />
     </div>
     <div>
      Texte : Estelle Savasta en collaboration avec les acteurs et actrices.       <br />
       Mise en scène : Estelle Savasta.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Titiane Barthel.       <br />
       Avec : Olivier Constant, Valérie Puech, Zoé Fauconnet, Clémence Boissé, Matéo Thiollier Serrano et Najda Bourgeois.       <br />
       Musique : Ruppert Pupkin.       <br />
       Scénographie : François Gauthier-Lafaye.       <br />
       Création lumière : Léa Maris.       <br />
       Costumes : Cécilia Galli.       <br />
       Régie générale et lumière : Yann Lebras ou Matthieu Marquès.       <br />
       Régie son : Anouk Audart ou Rose Bruneau.       <br />
       Réalisation du décor dans les Ateliers de construction du       <br />
       Théâtre de la Cité sous la direction de Michaël Labat.       <br />
       Production : Cie Hyppolyte a mal au coeur.       <br />
       À partir de 11 ans.       <br />
       Durée : 1 h 40.       <br />
              <br />
       A été représenté du 19 au 27 novembre 2024 à La Fabrique, Salle Adel Hakim, Ivry-sur-Seine (94).       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">4 et 5 décembre 2024</span> : MC2 - Maison de la Culture, Grenoble (38).       <br />
       Du 15 au 17 janvier 2025 : Théâtre de la Cité - CDN de Toulouse Occitanie, Toulouse (31).       <br />
       Du 28 au 31 janvier 2025 : La Comédie, Saint-Étienne (42).       <br />
       Du 4 au 6 mars 2025 : CCAM - Scène Nationale (en collaboration avec le Théâtre de la Manufacture - CDN Nancy), Vandoeuvre-Lèsnancy (54).       <br />
       27 et 28 mars 2025 : Maison de la Culture, Bourges (18).       <br />
       26 et 27 mai 2025 : Théâtre + Cinéma - Scène Nationale Grand Narbonne, Narbonne (11).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/84614932-60406510.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/D-autres-familles-que-la-mienne-Une-petite-fouille-dans-les-affaires-de-l-aide-a-l-enfance_a4093.html</link>
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