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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-08-12T16:36:10+02:00</dc:date>
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   <title>Chuuuuuuuuut ! Un spectacle qui donne envie de tout, sauf de se taire</title>
   <pubDate>Thu, 08 Dec 2016 07:50:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Isabelle Lauriou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Trib'Une]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Il y a beaucoup d’expressions à la con ! Comme : "La nuit porte conseil" alors que la nuit, à part une voisine insomniaque qui nous refait l’intégrale de Véronique et Davina, "Chut !", on dort…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10738451-17714375.jpg?v=1481181436" alt="Chuuuuuuuuut ! Un spectacle qui donne envie de tout, sauf de se taire" title="Chuuuuuuuuut ! Un spectacle qui donne envie de tout, sauf de se taire" />
     </div>
     <div>
      En revanche, celle-ci me plaît beaucoup : <span style="font-style:italic">&quot;Les petits ruisseaux font les grandes rivières.&quot;</span>. Ne pas confondre avec la chanson de Justin, prononcé &quot;Justine&quot;, Timberlake, <span style="font-style:italic">&quot;Pleure moi une rivière&quot;</span>, dont le texte a probablement été puisé au fond dudit lac, dans un état secondaire.       <br />
              <br />
       Avant de déverser un torrent de mots à la terre entière, il est toujours plus aisé d’y mettre un peu de réflexion. &quot;Justine&quot; : le titre de ta chanson ne veut rien dire. Alors que <span style="font-style:italic">&quot;Les petits ruisseaux font les grandes rivières&quot;</span> signifie qu’en multipliant des tas de petites choses, on finit par en sortir quelque chose d’important.       <br />
              <br />
       Tu vois, par exemple, l’autre soir, je suis allée voir une comédienne au théâtre. Elle chante, comme toi, même si je préfère sa voix à la tienne. Plus nuancée, plus colorée, plus &quot;timbrée&quot; que toi. Tu as surfé sur le succès en bande, elle aussi, avec un même point commun : seuls des garçons vous entouraient. J’ai cru comprendre que comme elle - Emmanuelle, elle s’appelle - tu étais auteur-compositeur et interprète. C’est chouette !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10738451-17714500.jpg?v=1481181464" alt="Chuuuuuuuuut ! Un spectacle qui donne envie de tout, sauf de se taire" title="Chuuuuuuuuut ! Un spectacle qui donne envie de tout, sauf de se taire" />
     </div>
     <div>
      Le soir dont je parle, affluant des quatre coins de Paname, le public s’est jeté sur les strapontins de cette petite salle du onzième. Très &quot;collés serrés&quot;, les spectateurs parlaient ou se cognaient la tête sur le genou du voisin en ramassant leurs vestes qui, sur les cuisses, glissaient tout le temps.       <br />
              <br />
       Une première pour Emmanuelle, en solitaire. Le tout premier solo de notre grande &quot;Rivière&quot; qui, permettez-moi cette traduction dans une langue qui ne lui sera pas étrangère :<span style="font-style:italic"> &quot;tiene bajo el capó&quot;</span>. &quot;En avoir sous le capot&quot;, version &quot;espagnole&quot;, c’est jouer solo d’accord, mais en donnant beaucoup de couleurs. Nombreuses sont les comédiennes (et les chanteurs, je ne t’oublie pas Justin’E) qui s’essaient au seul en scène.       <br />
              <br />
       Souvent d’ailleurs reviennent les mêmes thèmes : amour, emmerde, rupture, horloge biologique, solitude, psy. C’est la vie. C’est celle qu’Emmanuelle nous raconte avec profondeur de textes, qu’ils soient joués ou chantés, sans oublier l’ingrédient épicé qui nous fait l’adorer : la danse enflammée. Espagnole, elle l’est, Olé !       <br />
              <br />
       Coule de cette jolie rivière, oui, car Emmanuelle est jolie, <span style="font-style:italic">tambièn</span> !, des morceaux de vie empreints de comédie. La scène de la discothèque, la soirée avec le type lourd qui ne va pas la lâcher, sa naissance folklo avec la grand-mère déjantée, autant de morceaux dans lesquels je vous promets une noyade d’éclats de rire. L’émotion gagne du terrain quand son grain de voix nous offre une chanson où s’entremêlent, l’air de rien, ses petits ruisseaux en devenir…inaugurés ce soir-là, avec brio !       <br />
              <br />
       Un solo, c’est du boulot ! Un solo, c’est beaucoup de pression, d’hésitation, de recul, de tergiversations… et puis soudain : on se jette à l’eau.       <br />
              <br />
       De ces &quot;petits ruisseaux qui font de grandes rivières&quot;, il y a le parcours d’une artiste dont le nom vient d’entrer dans la lumière. La salle où chacun d’entre nous l’écoutait avec délice et attention, ne dira pas le contraire. Mes tympans aussi étaient grands ouverts.       <br />
              <br />
       Si de son nom, certains se sont moqués, c’est qu’ils ont omis d’y ajouter sa majuscule.        <br />
       Rivière avec un R en grand, comme son talent qui, ce soir-là, sur un plateau, nous a été offert.       <br />
              <br />
       Je lui souhaite de voguer très longtemps sur les scènes de France et de Navarre… pour conclure ma chronique d’une autre expression.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Chuuuuut"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10738451-17714564.jpg?v=1481182058" alt="Chuuuuuuuuut ! Un spectacle qui donne envie de tout, sauf de se taire" title="Chuuuuuuuuut ! Un spectacle qui donne envie de tout, sauf de se taire" />
     </div>
     <div>
      Texte : Emmanuelle Rivière.       <br />
       Mis en scène: Caroline Duffau, Frédéric Baptiste.       <br />
       Avec : Emmanuelle Rivière.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 25 janvier au 29 mars 2017.</span>       <br />
       Mercredi à 19 h.       <br />
       Comédie des 3 Bornes, Paris 11e, 01 43 57 68 29.       <br />
       <a class="link" href="http://www.comediedes3bornes.com/" target="_blank">&gt;&gt; comediedes3bornes.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Si la connerie m'était contée... ou hommage en forme de cabaret à Jean Yanne</title>
   <pubDate>Thu, 04 Sep 2014 10:24:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Jean Yanne, iconoclaste et anticonformiste notoire, dès les années cinquante, au cabaret puis à la télé, n'a jamais cessé de la fustiger. Dans une mise en scène fleurant bon le music-hall, Jean-François Vinciguerra, Éric Laugérias et Johan Farjot ont sélectionné quelques perles dans le répertoire de notre regretté amuseur impertinent et décapant et nous offre un cabaret insolent aux vertus décrassantes...     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6938971-10608881.jpg?v=1409300390" alt="Si la connerie m'était contée... ou hommage en forme de cabaret à Jean Yanne" title="Si la connerie m'était contée... ou hommage en forme de cabaret à Jean Yanne" />
     </div>
     <div>
      Acteur, auteur, réalisateur, producteur et compositeur, provocateur et visionnaire, il révéla, au fil de ses sketches, de ses films et de ses chansons, un anticonformisme à la générosité corrosive et à l'ironie grinçante mais aussi empli de pudeur, de poésie... et souvent d'une réelle humanité. Mais malgré cette dernière, il bâtira son humour sur un cynisme grave et désespéré, optant pour une liberté inconditionnelle et refusant toute concession.       <br />
              <br />
       Tel un bouffon sans dieux ni maître, il crachera dans les bénitiers, se mettra les légionnaires à dos bien avant Gainsbourg (avec une version salé de &quot;Ah ça ira, ça ira&quot;), insultera les forces de l'ordre à la télé (avec son complice de l'époque : Jacques Martin), vomira la société de consommation... et la civilisation de l'automobile (avec &quot;l’Apocalypse est pour demain&quot;, un pamphlet fiction publié en 1977).       <br />
              <br />
       Dans le style cabaret, mais en version caustique et impertinente, Jean-François Vinciguerra, Éric Laugérias et Johan Farjot (au piano) enchaînent une sélection de textes du maître de l'humour satirique, entrecoupée de mini-pubs (que l'on appelait alors &quot;réclames&quot;). 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6938971-10635705.jpg?v=1409819064" alt="Si la connerie m'était contée... ou hommage en forme de cabaret à Jean Yanne" title="Si la connerie m'était contée... ou hommage en forme de cabaret à Jean Yanne" />
     </div>
     <div>
      Ces dernières, tirées principalement de &quot;Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil&quot;, apparaissent dans un vieux téléviseur avec trucage façon &quot;Jean-Christophe Averty&quot; et avec la participation de quelques voix amicales. On retrouve, entre-autres, les célèbres<span style="font-style:italic"> &quot;Pour supprimer les mauvais rhumes, utilisez RhinoMissel, le livre de messe traité à l'eucalyptus et aux bourgeons de pin naturel... Mon rhume est fini, je rend grâce au ciel, merci RhinoMissel !&quot;</span> (voix de Laurent Ruquier) et <span style="font-style:italic">&quot;M. l'abbé, pour raviver la couleur de votre soutane... utilisez SoutaNeuf... SoutaNeuf, le régénérateur de soutanes... SoutaNeuf, la résurrection de la soutane !&quot;</span> (voix de Pierre Bellemare).       <br />
              <br />
       Pour rendre hommage à la verve inventive de Jean Yanne, le Trio a composé un cocktail au vitriol qui, à travers des textes ayant souvent plus de quarante ou cinquante ans, met en exergue les travers et la connerie (intacte !) de notre époque. Ainsi les pics incendiaires que celui-ci lançait à travers ses films ou ses sketches télévisuels, touchant la religion, l'administration, les flics, le pouvoir, la politique ou la société de consommation sont pour la plupart toujours d'actualité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Et là... on se dit qu'aujourd'hui, où l'insolence et l'irrévérence en matière d'humour s'arrêtent là où commence le &quot;politiquement correct&quot; (c'est à dire pas très loin !), celui qui déclara avoir &quot;la faculté d'assimiler la connerie ambiante comme les abeilles butinent les fleurs et prennent le pollen pour en faire leur miel&quot; aurait beaucoup de mal à lâcher ses très nombreuses diatribes et autres férocités sur la crétinerie et ses territoires environnants... Tout comme d'ailleurs un Coluche ou un Desproges !       <br />
              <br />
       La mise en scène de cet hommage réussi - que l'on doit à Jean-François Vinciguerra, par ailleurs comédien et baryton basse - est fluide et bien rythmée, dans le total respect de la formule &quot; music-hall. Et nos trois larrons interprètent avec une gourmandise non dissimulée les textes de Jean Yanne.        <br />
              <br />
       &quot;On n'arrête pas la connerie&quot; est pour cela un spectacle salutaire qui nous remémore le génie de celui qui traita en avant-gardiste de sujets malheureusement toujours à l'ordre du jour comme le chômage des cadres (avec &quot;L'ingénieur porte-savon&quot;) ou la reconnaissance de l'homosexualité (avec &quot;Mon cher Albert&quot;)...  C'est un rafraîchissant cocktail qui nous redonne des bouffées d'air impures et nous rappelle la toujours récurrente présence de la connerie ambiante.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"On n'arrête pas la connerie"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6938971-10635829.jpg?v=1409819742" alt="Si la connerie m'était contée... ou hommage en forme de cabaret à Jean Yanne" title="Si la connerie m'était contée... ou hommage en forme de cabaret à Jean Yanne" />
     </div>
     <div>
      Textes (sketches et chansons) : Jean Yanne.       <br />
       Mise en scène : Jean-François Vinciguerra.       <br />
       Avec : Jean-François Vinciguerra, Éric Laugérias et Johan Farjot (au piano).       <br />
       En alternance avec : Frédéric Longbois, Isabelle Fleur et Bruno Membrey (au piano).       <br />
       Et les voix amicales de : Marie Drucker, Myriam Feune de Colombi, Chantal Ladesou, Eve Ruggieri, Pierre Bellemare, François Berléand, Laurent Ruquier.       <br />
       Décor : Dominique Pichou.       <br />
       Costumes : Michel Dussarat.       <br />
       Lumières : Geneviève Soubirou.       <br />
       Vidéo : Jules Vincent.       <br />
       Son : Michel Winogradoff.       <br />
              <br />
       Du 12 juin au 30 août 2014.       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h, matinée samedi à 17 h.       <br />
       <span class="fluo_jaune">Prolongations jusqu'à fin septembre 2014.</span>       <br />
       Les dimanches et lundis à 20 h.       <br />
       Petit Montparnasse, Paris 14e, 01 43 22 77 74.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatremontparnasse.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatremontparnasse.com/</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/6938971-10608881.jpg</photo:imgsrc>
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