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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-04-22T16:15:44+02:00</dc:date>
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   <title>Dans "Entre Parenthèses", Pauline Bureau prend à bras-le-corps les blessures ouvertes et les traumas causés par les pédocriminels</title>
   <pubDate>Wed, 08 Apr 2026 07:14:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Librement adaptée du récit d'Adélaïde Bon, "La Petite Fille sur la banquise", par Pauline Bureau, la pièce suit deux parcours : l'enquête policière et la quête de vérité d'Alma. Cette dernière a été victime d'une agression sexuelle alors qu'elle avait 9 ans. Un viol. Dans l'escalier de son immeuble. Par un inconnu. La pièce commence trente ans après cet événement dont Alma n'a pas de souvenir conscient. L'enquête brise alors le sarcophage de glace où la petite fille puis la jeune femme avaient enfermé ce trauma.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95871048-66922293.jpg?v=1775474193" alt="Dans "Entre Parenthèses", Pauline Bureau prend à bras-le-corps les blessures ouvertes et les traumas causés par les pédocriminels" title="Dans "Entre Parenthèses", Pauline Bureau prend à bras-le-corps les blessures ouvertes et les traumas causés par les pédocriminels" />
     </div>
     <div>
      Pendant un peu plus de deux heures, nous allons suivre le travail des enquêtrices qui décident de rouvrir un cold-case, une série d'agressions de petite fille dans une rue de Paris, des années auparavant. Une enquête qui les mène sur la piste d'un agresseur en série après la découverte de dizaine de cas semblables. Alma est l'une de ces victimes. Parallèlement à l'enquête, la pièce nous emporte à la suite d'Alma dans la découverte des séquelles qui ont transformé une partie de sa vie en enfer, sans que jusqu'à alors, elle n'en comprenne la cause.       <br />
              <br />
       C'est tout le domaine de l'inconscient, de la mémoire du corps qui est en acte alors. Provoquant insomnies, boulimies, prises de poids, crises d'angoisse… et toutes sortes de mal-être, de difficultés à vivre, de difficultés sociales, de non-dit. Lorsque l'une des enquêtrices annonce à Alma que leur démarche a abouti à l'interpellation d'un homme et que la plainte déposée avec ses parents lorsqu'elle avait 9 ans a été requalifiée en viol sur mineur, la déflagration de cette annonce est telle que tout ce qui entravait sa vie sans qu'elle comprenne pourquoi, déchire soudain le voile impénétrable qui recouvrait ce passé, et libère soudain la parole.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95871048-66922297.jpg?v=1775474236" alt="Dans "Entre Parenthèses", Pauline Bureau prend à bras-le-corps les blessures ouvertes et les traumas causés par les pédocriminels" title="Dans "Entre Parenthèses", Pauline Bureau prend à bras-le-corps les blessures ouvertes et les traumas causés par les pédocriminels" />
     </div>
     <div>
      C'est par la parole, la possibilité de mettre des mots sur la violence effroyable subie dans l'enfance, qu'Alma parvient à supporter les épreuves du procès du pédocriminel. En finir s'il vous plaît avec le terme pédophile (&quot;qui aime les enfants&quot; étymologiquement) et le remplacer par pédocriminel ! C'est l'un des souhaits que finit par réclamer Alma. Un souhait qui déchire enfin un silence de trente années.       <br />
              <br />
       Le sujet de &quot;Entre parenthèses&quot; est effroyable et délicat. La mise en scène de Pauline Bureau dispose de trois espaces sur scène. D'un côté le bureau des inspectrices, de l'autre la maison d'Alma et, au centre, un espace qui sera plus dévolu à l'intime, le cheminant d'Alma vers ce lieu de silence qui git dans son être. Une scène vaste qui laisse de grands espaces devant un immense mur de fond de scène ; si haut, si large, et qui devient par moment support de projections qui emportent la scène dans la chambre d'enfant ou dans des paysages glaciaux de banquise (en écho à la blessure enfouie). Tous les personnages paraissent étrangement petits dans ces grands espaces.       <br />
              <br />
       L'enjeu de la pièce est sans aucun doute de prendre conscience de la lutte qu'il faut à ces victimes enfant pour se lever chaque jour, se coucher chaque soir, après avoir traversé des jours parfois frappés de troubles, d'angoisses, de mal qui cherchent des appuis, et tiennent debout dans une solitude incassable. Ce sont 72 petites filles qui ont déposé plainte, victimes du même pédocriminel qui a sévi durant trente ans. Dix-neuf témoignent aux assises.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Entre Parenthèses"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95871048-66922298.jpg?v=1775474256" alt="Dans "Entre Parenthèses", Pauline Bureau prend à bras-le-corps les blessures ouvertes et les traumas causés par les pédocriminels" title="Dans "Entre Parenthèses", Pauline Bureau prend à bras-le-corps les blessures ouvertes et les traumas causés par les pédocriminels" />
     </div>
     <div>
      Texte : Pauline Bureau.       <br />
       Librement adapté de &quot;La Petite Fille sur la banquise&quot; d'Adélaïde Bon (Éditions Livre de poche - mars 2019).       <br />
       Mise en scène : Pauline Bureau.       <br />
       Assistante mise en scène : Clara Haelters.       <br />
       Avec : Sabrina Baldassarra, Salomé Benchimol, Maxime Dambrin, Rébecca Finet, Héloïse Janjaud, Sergio Longobardi, Céline Milliat-Baumgartner, Coraly Zahonero de la Comédie-Française.       <br />
       Scénographie et accessoires : Emmanuelle Roy.       <br />
       Costumes : Alice Touvet.       <br />
       Composition musicale et sonore : Victor Belin et Raphaël Aucler.       <br />
       Vidéo : Clément Debailleul.       <br />
       Lumières : Laurent Schneegans.       <br />
       Collaboration artistique Sabrina Baldassarra.       <br />
       Maquillages et perruques : Françoise Chaumayrac.       <br />
       Cheffe opératrice tournage : Florence Levasseur.       <br />
       Fabrication des décors : Paradis Décors et les ateliers de La Colline.       <br />
       Fabrication des accessoires : les ateliers de La Colline.       <br />
       Durée : 2 h 15.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95871048-66922299.jpg?v=1775474282" alt="Dans "Entre Parenthèses", Pauline Bureau prend à bras-le-corps les blessures ouvertes et les traumas causés par les pédocriminels" title="Dans "Entre Parenthèses", Pauline Bureau prend à bras-le-corps les blessures ouvertes et les traumas causés par les pédocriminels" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 27 mars au 19 avril 2026.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 20 h 30, mardi à 19 h 30 et dimanche à 15 h 30.       <br />
       La Colline - Théâtre national, Grand théâtre, 15, rue Malte-Brun, Paris 20ᵉ.       <br />
       Téléphone : 01 44 62 52 52.       <br />
       <a class="link" href="https://billetterie.colline.fr/fr/manifestation/166/entre_parentheses" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.colline.fr/" target="_blank">&gt;&gt; colline.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">28 avril 2026 :</span> Scène nationale 61- Alençon-Flers-Mortagne, Flers (61).       <br />
       6 et 7 mai 2026 : Maison des Arts, Créteil (94).       <br />
       17 au 22 novembre 2026 : CentQuatre-Paris, Paris 19ᵉ.       <br />
       13 et 14 janvier 2027 : La Passerelle - Scène nationale, Saint-Brieuc (22).       <br />
       21 et 22 janvier 2027 : Théâtre de Sartrouville - CDN, Sartrouville (92).       <br />
       29 janvier 2027 : Théâtre Roger Barat, Herblay-sur-Seine (95).       <br />
       11 et 12 mars 2027 : Théâtre du Beauvaisis - Scène nationale, Beauvais (60).       <br />
       18 et 19 mars 2027 : Bateau feu - Scène nationale, Dunkerque (59).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/95871048-66922293.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Dans-Entre-Parentheses--Pauline-Bureau-prend-a-bras-le-corps-les-blessures-ouvertes-et-les-traumas-causes-par-les_a4524.html</link>
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   <title>"Qui Ne Dit Mot"… une expérience immersive totale, totalement ludique, une archi totale expérience du Consentement</title>
   <pubDate>Wed, 14 May 2025 17:51:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Danse]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Animal social, ainsi parfois définit-on l'être humain, deux termes qui associés donnent vaguement l'idée de liens, fluctuants ou rigides, entre les individus de cette espèce. Des individus à la fois indépendants, capables de solitude et pourtant très interdépendants entre eux. C'est en allant questionner les réflexes sociaux qui nous façonnent que la compagnie Wao invente pour le public un spectacle à la fois troublant et dynamique qui pose, par une série de jeux de rôles offerts à tous, l'occasion de tester ses limites, ses sensibilités, ses ressorts sociaux intimes.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88549755-62707500.jpg?v=1747238946" alt=""Qui Ne Dit Mot"… une expérience immersive totale, totalement ludique, une archi totale expérience du Consentement" title=""Qui Ne Dit Mot"… une expérience immersive totale, totalement ludique, une archi totale expérience du Consentement" />
     </div>
     <div>
      Nous voilà, public, un groupe qui varie entre dix et quarante personnes qui ne se connaissent pas, debout face à cinq personnages étranges. Vêtus de noir, portant un large couvre-chef qui occulte leurs yeux, ceux-ci vont être les maîtres du jeu durant le temps de la représentation. Un jeu dont les règles nous sont expliquées à la fois verbalement et chorégraphiquement, règles dont la principale est de rester muet jusqu'à la fin. Premier palier de : Qui ne dit mot…       <br />
              <br />
       Et puis commence la danse, la course, la quête, la joute, la compétition, le jeu dont nous faisons intégralement partie. Car il s'agit d'une immersion totale. De spectateurs, spectatrices, nous devenons actrices, acteurs et sans pour cela jouer la comédie, nous allons devenir joueuses et joueurs pour une série d'énigmes où le groupe, les groupes, les individus vont être sans cesse confrontés à la participation, à la compréhension du jeu proposé d'abord, puis au choix d'y participer ou non. Sans un mot eux-mêmes, les cinq danseurs, maîtres des jeux, par des gestuelles, des mises en places spatiales, des déplacements ou des chorégraphies, indiquent les règles. Mimétisme, esprit de compétition, cohésion de mini-groupes rivaux, toutes sortes de comportements sont ainsi convoqués, titillés, provoqués.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88549755-62707509.jpg?v=1747238983" alt=""Qui Ne Dit Mot"… une expérience immersive totale, totalement ludique, une archi totale expérience du Consentement" title=""Qui Ne Dit Mot"… une expérience immersive totale, totalement ludique, une archi totale expérience du Consentement" />
     </div>
     <div>
      Si tout cela semble gratuit dans le descriptif que j'en fais, il n'en est pourtant rien et même si dans le temps et l'espace de la représentation, le ludique reste roi, toutes sortes de sentiments parcourent les esprits et les corps des participants. Car, en participant, c'est bien de consentement qu'il s'agit. L'ingéniosité de cette recherche mise en place par la compagnie Wao réside dans l'aspect &quot;presque&quot; inhumain des cinq meneurs de ce jeu étrange et perturbant.       <br />
              <br />
       À aucun moment, nous ne voyons leurs yeux. Leurs gestes, parfois très mécanisés, toujours très chorégraphiés, les distinguent et leur donnent un côté autoritaire, une sévérité que nos pauvres carcasses reconnaissent de façon quasi-inconsciente. Et ce sont de temps en temps des dilemmes provoqués par ces attitudes intransigeantes, qui se nouent dans nos esprits, nos ventres, provoquant par contraste une solidarité pleine de compassion avec les autres spectateurs.       <br />
              <br />
       Le but avoué de &quot;Qui Ne Dit Mot&quot; est d'aller fouiller très profondément cette idée de Consentement mise au jour depuis quelques années suite à l'affaire Weinstein et au mouvement Metoo. Ici, rien de dogmatique (aucune parole n'est prononcée), mais une mise en acte des comportements, des sensations, des émotions. Du coup, le dispositif, tout ludique qu'il soit, permet de mettre au jour les parfois étranges réactions provoquées soit par le jeu et l'esprit de la gagne, soit par l'appartenance, même très éphémère, à un groupe face à un autre groupe. Mais également des mouvements de compassion, ou non, dans certaines situations proposées.       <br />
              <br />
       Avec ce spectacle, la compagnie Wao propose une expérience riche, ludique, collégiale, capable d'illuminer les parts d'ombres qui dominent de temps en temps nos comportements face au groupe, aux individus et finalement à la société. Un moment très intense et vivant.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>       <br />
              <br />
       Vu au Conservatoire d'Ivry-sur-Seine le 9 novembre 2024.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Qui Ne Dit Mot"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88549755-62707537.jpg?v=1747239009" alt=""Qui Ne Dit Mot"… une expérience immersive totale, totalement ludique, une archi totale expérience du Consentement" title=""Qui Ne Dit Mot"… une expérience immersive totale, totalement ludique, une archi totale expérience du Consentement" />
     </div>
     <div>
      Quintête - expérience immersive tout public - Création en cours.       <br />
       Chorégraphes, metteurs-en-scène et interprètes : Lisa Delolme, Claire Bouillot, Angélique Verger, Maxim Campistron, Jeanne Lullier.       <br />
       Vidéaste : Freddy Ayen.       <br />
       Décors et Accessoires : Angélique Verger.       <br />
       Par la Compagnie Wao.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
       À partir de 13 ans.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">6 juin 2025.</span>       <br />
       Dans le cadre du &quot;Spectacle des Artistes de la Glacière&quot;.       <br />
       Mairie du 13e, 1, place d'Italie, Paris 13e.       <br />
       Entrée libre sans réservation (soirée partagée entre six compagnies).       <br />
              <br />
       Été 2026 : Qui Ne Dit Mot, la performance, Champigny-sur-Marne (94).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/88549755-62707500.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Qui-Ne-Dit-Mot-une-experience-immersive-totale-totalement-ludique-une-archi-totale-experience-du-Consentement_a4215.html</link>
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   <title>"Le consentement" Monologue intense pour une tentative de récit libératoire</title>
   <pubDate>Thu, 21 Mar 2024 14:01:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le livre avait défrayé la chronique à sa sortie en levant le voile sur les relations pédophiles subies par Vanessa Springora, couvertes par un milieu culturel et par une époque permissive où ce délit n'était pas considéré comme tel, même quand celui-ci était connu, car déclaré publiquement par son agresseur sexuel, un écrivain connu. Sébastien Davis nous en montre les ressorts autant intimes qu'extimes où, sous les traits de Ludivine Sagnier, la protagoniste nous en fait le récit.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79047861-57307147.jpg?v=1711028070" alt=""Le consentement" Monologue intense pour une tentative de récit libératoire" title=""Le consentement" Monologue intense pour une tentative de récit libératoire" />
     </div>
     <div>
      Côté cour, Ludivine Sagnier attend à côté de Pierre Belleville le démarrage du spectacle, avant qu'elle n'investisse le plateau. Puis, pleine lumière où V. (Ludivine Sagnier) apparaît habillée en bas de jogging et des baskets avec un haut-le-corps. Elle commence son récit avec le visage fatigué et les traits tirés. En arrière-scène, un voile translucide ferme le plateau où parfois V. plante ses mains en étirant son corps après chaque séquence. Dans ces instants, c'est presque une ombre que l'on devine avec une voix, continuant sa narration, un peu en écho, comme à la fois proche, par le volume sonore, et distante par la modification de timbre qui en est effectuée.       <br />
              <br />
       Dans cet entre-deux où le spectacle n'a pas encore débuté, c'est autant la comédienne que l'on voit qu'une inconnue, puisqu'en dehors du plateau et se tenant à l'ombre, comme mise de côté sur une scène pourtant déjà éclairée avec un public pas très attentif de ce qui se passe.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79047861-57307158.jpg?v=1711028097" alt=""Le consentement" Monologue intense pour une tentative de récit libératoire" title=""Le consentement" Monologue intense pour une tentative de récit libératoire" />
     </div>
     <div>
      Est ainsi souligné cette sorte de déni autour de la pédophilie qui existait et qu'un silence entourait quand les personnes incriminées étaient couvertes et excusées par un milieu culturel du fait de leur notoriété. Et elles le sont toujours, même si le rapport sexuel est d'un autre ordre, mais reste toujours abusif. Dans le cas de Vanessa Springora, elle raconte, dans &quot;Le Consentement&quot; (2020), la relation pédophile entre G.M. et V.S., jeune adolescente de 14 ans, des initiales qui cachent à peine celle qu'elle a eue au même âge avec Gabriel Matzneff.       <br />
              <br />
       Sur le plateau, après chacun de ses récits, elle étend ses bras avec une tension des jambes prises de tremblements, comme pour débarrasser son corps de flétrissures. La mise en scène de Sébastien Davis donne une visibilité des séquelles autant psychiques que physiques subies par V. Ainsi est mis en exergue le côté autant intime qu'extime de cette relation pédophile.       <br />
              <br />
       Tous les protagonistes sont joués par la narratrice V. dont sa mère et essentiellement G., Cioran (1911-1995) y intervient aussi une fois. Ni costumes et ni maquillages spécifiques, seule la voix, sans modification, est utilisée pour appréhender ceux-ci, l'objectif n'étant pas de coller à eux, mais de les faire voir et sentir au travers de V. Seul pour Emil Cioran, qui incarne dans la pièce les milieux intellectuels qui pardonnaient les écarts de G. car écrivain, est imité avec un accent roumain.       <br />
              <br />
       On découvre le personnage dans ses différentes périodes de vie, et ce, à partir de 4 ans, avec un focus sur sa période adolescente autour de 14 ans lors de sa rencontre avec G., puis adulte quand elle devient écrivaine et éditrice. Dans cette succession de périodes, Ludivine Sagnier plante un personnage qui oscille entre une vue intime de ses sentiments et une visibilité externe de ce qu'elle raconte. Ainsi, la narration bascule parfois dans le récit. Côté cour, en arrière-scène, Pierre Belleville est à la batterie et rythme chaque séquence. Il donne du souffle et une tension à ce qui se joue sur les planches entre lignes et solos de batterie.       <br />
              <br />
       La tension de jeu est palpable, l'émotion est présente et à fleur de peau. Seule, pour la dernière scène, le costume change, laissant apparaître V. sereine, habillée élégamment en femme, comme libérée de ce qu'elle a écrit. Très belle prestation de Ludivine Sagnier qui arrive à habiter son personnage en y mêlant un large spectre de nuances émotionnelles.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le consentement"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79047861-57307170.jpg?v=1711028118" alt=""Le consentement" Monologue intense pour une tentative de récit libératoire" title=""Le consentement" Monologue intense pour une tentative de récit libératoire" />
     </div>
     <div>
      Texte : Vanessa Springora.       <br />
       Mise en scène : Sébastien Davis.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Dayana Bellini.       <br />
       Avec : Ludivine Sagnier, Pierre Belleville.       <br />
       Collaboration artistique : Cyril Cotinaut.       <br />
       Création musicale : Dan Levy.       <br />
       Création lumière : Rémi Nicolas.       <br />
       Scénographie : Alwyne de Dardel.       <br />
       Assistante scénographie : Claire Gringore.       <br />
       Stagiaire scénographie : Sabine Rolland.       <br />
       Régie générale : Julien Alenda.       <br />
       Régie son : Warren Dongué.       <br />
       Production Sorcières &amp; Cie.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 mars au 6 avril 2024.</span>       <br />
       Du mardi au vendredi à 19 h 30, samedi à 18 h 30, dimanche à 15 h 30.       <br />
       Relâche : dimanches 17, 24 et 31 mars.       <br />
       Théâtre du Rond-Point, Salle Jean Tardieu, Paris 8e, 01 44 95 98 21.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredurondpoint.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatredurondpoint.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/79047861-57307147.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-consentement-Monologue-intense-pour-une-tentative-de-recit-liberatoire_a3848.html</link>
  </item>

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   <title>•Off 2022• "Les monstrueuses" ou comment diaboliser les femmes lorqu'elles se libèrent</title>
   <pubDate>Thu, 16 Jun 2022 07:46:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2022]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   C'est de filiations en filiations, ou plutôt de mère en fille (devrait-on dire de "filliations" en "filliations" ?) sur au moins trois générations, et entre France et Yémen, que se répète la malédiction de la Majnouna. Dans l'actuelle génération, la dernière, il y a deux filles : Ella et Imane. Cette dernière est internée depuis peu dans un hôpital psychiatrique dans le sud. Mais, pour ce début de spectacle, Ella est seule, loin de tout, attablée à son clavier d'ordinateur en train d'écrire un livre autobiographique : "Les Monstrueuses ou Le rêve d'Ella".     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65418506-46683871.jpg?v=1655312915" alt="•Off 2022• "Les monstrueuses" ou comment diaboliser les femmes lorqu'elles se libèrent" title="•Off 2022• "Les monstrueuses" ou comment diaboliser les femmes lorqu'elles se libèrent" />
     </div>
     <div>
      &quot;Les Monstrueuses&quot;, voici la malédiction de la Majnouna que subissent toutes les femmes de cette famille. Elles la transmettent depuis toujours. La subissent toutes chacune à leur tour. Elles en meurent parfois. Elles en sont toujours victimes d'une façon ou d'une autre. Pas toujours de la même manière suivant les époques, les sociétés, les civilisations, mais elles ont toutes un destin tragique qui les attend demain ou l'année suivante. À travers l'écriture de son livre qui la plonge dans l'histoire de sa famille, Ella va convoquer ses ancêtres et tenter à travers elles de trouver les sources de ce mal.       <br />
               <br />
       Ces invocations vont faire apparaître au plateau toute une lignée de femmes sur tout le siècle passé. Des femmes, des vies et des points de vue sur des mondes divers. Des plus anciennes, il y a Jeanne, provinciale mariée à 17 ans par son père à un bourgeois. Jeanne s'enfuit avec sa fille, mais elle est rattrapée et son enfant, Rosa, lui est arrachée. Et il y a Zeïna, de l'autre branche de la famille, au Yémen. Violée le soir de ses noces par son mari, elle deviendra stérile après la naissance sanglante de son premier enfant. Elle aussi s'échappe avec son fils, pour ne pas être tuée. Et d'autres encore Monstrueuses.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65418506-46683881.jpg?v=1655312950" alt="•Off 2022• "Les monstrueuses" ou comment diaboliser les femmes lorqu'elles se libèrent" title="•Off 2022• "Les monstrueuses" ou comment diaboliser les femmes lorqu'elles se libèrent" />
     </div>
     <div>
      Femmes utilisées pour leur corps ou leurs matrices, femmes battues, violées ou asservies, leur monstruosité réside dans leur volonté de vivre, d'être libre, de protéger leurs vies et celles de leurs enfants. Ces fantômes qui apparaissent sur scène dans de courtes scènes vivantes racontent mieux qu'une histoire particulière. Elles sont l'histoire générale des femmes dont les sociétés usent pour se perpétrer. Monstrueuses par cette force de vie, la force de donner la vie qui devient l'objet de l'avidité universelle, la raison de toutes les violences : une malédiction.       <br />
               <br />
       L'histoire est dense comme une tapisserie où s'entrecroisent des dizaines de fils de couleurs. Le motif est parfois difficile à suivre mais tous les personnages sont interprétés avec une belle force, un bon fond de colère et une intense conviction par les deux comédiennes Leïla Anis et Laetitia Poulalion. Une conviction qui leur fait parfois exprimer une émotion puissante, un peu trop débordante pour que le public s'en imprègne. Mais cette représentation vue au Théâtre de Belleville n'est que la troisième cette deuxième mouture. Les premières représentations sont souvent ainsi souvent trop pleines de fougues et d'explosions.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Les Monstrueuses ou Le rêve d'Ella"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65418506-46683888.jpg?v=1655312998" alt="•Off 2022• "Les monstrueuses" ou comment diaboliser les femmes lorqu'elles se libèrent" title="•Off 2022• "Les monstrueuses" ou comment diaboliser les femmes lorqu'elles se libèrent" />
     </div>
     <div>
      Texte : Leïla Anis (&quot;Les Monstrueuses&quot;, Lansman Éditeur).       <br />
       Mise en scène : Karim Hammiche.       <br />
       Avec : Leïla Anis, Laetitia Poulalion.       <br />
       Création musicale : Clément Bernardeau.       <br />
       Création lumière et régie : Anne-Marie Guerrero.       <br />
       Régie son : Pierre-Emmanuel Jomard.       <br />
       Construction : Hugo Dupont.       <br />
       Tout public, à partir de 13 ans.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2022•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 26 juillet 2022.</span>       <br />
       Tous les jours à 15 h 25, relâche le mercredi.       <br />
       Théâtre Artephile, Salle 2, 5bis-7, rue du Bourg-Neuf, Avignon.       <br />
       Réservation :        <br />
       <a class="link" href="https://artephile.com/" target="_blank">&gt;&gt; artephile.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/65418506-46683871.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2022-Les-monstrueuses-ou-comment-diaboliser-les-femmes-lorqu-elles-se-liberent_a3292.html</link>
  </item>

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   <title>"Entre chien et loup"… Entre accueil et viol !</title>
   <pubDate>Tue, 15 Mar 2022 07:32:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   S'inspirant grandement du film de Lars von Trier "Dogville", la metteuse en scène brésilienne Christiane Jatahy nous plonge dans les méandres d'une compagnie artistique avec ses exclusions, suspicions et abus autant sexuels que sociaux, à l'égard d'une réfugiée. Les travers de l'âme humaine sont mis à nu autour de relations humaines où le rapport "dominé dominant" en est l'axe central.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63030331-45538841.jpg?v=1647284073" alt=""Entre chien et loup"… Entre accueil et viol !" title=""Entre chien et loup"… Entre accueil et viol !" />
     </div>
     <div>
      Lumière toujours allumée sur les planches et dans le public. Le noir d'Antoine (1858-1943) a fait ses valises. La scénographie laisse apparaître un plateau découpé en différentes sections dans lesquelles chacune d'elles représente une salle. Là, des étagères sur lesquels sont disposées des statuettes, ici, une chambre avec son lit, plus loin, une pièce un peu vide et, en avant-scène, un coin avec son siège. Chaque quartier est habité par un ou plusieurs personnages même si ceux-ci se déplacent sur tout le plateau.        <br />
              <br />
       Tom (Matthieu Sampeur) débute en présentant la troupe et en exposant le thème de la pièce, celui de jouer un film qu'il ne nomme pas, qui est &quot;Dogville&quot; (2003) de Lars von Trier, en s'en inspirant, voire en y changeant la trame. La metteuse en scène Christiane Jatahy s'est appuyée, par le nom même des caractères et de son canevas, sur la création de von Trier en inversant la focale artistique, en s'inspirant du cinéma quand Lars von Trier s'inspirait du théâtre. Ce double miroir entre ces deux arts nourrit de bout en bout la mise en scène.       <br />
              <br />
       Cette superposition entre des vidéos et la pièce devient un entrelacement entre passé, présent et futur hypothétique, entre les songes et le réel, entre conscient et inconscient. Ce qui est projeté nous donne un autre éclairage de ce qui s'est réellement passé à un autre moment, avec de la domination, des propos tenus, des colères, un viol et aussi, a minima, une tentative de viol sur Graça (Julia Bernat), la réfugiée brésilienne. Au-delà du décalage temporel par rapport à ce qui se joue sur les planches, il y a aussi un décalage d'intensité. Tout est ainsi enchevêtré, le temps bouscule le récit pour mettre à nu toutes les facettes de la situation avec ses non-dits.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63030331-45538861.jpg?v=1647284104" alt=""Entre chien et loup"… Entre accueil et viol !" title=""Entre chien et loup"… Entre accueil et viol !" />
     </div>
     <div>
      Graça, présente au début dans le public et appelée par Tom, a fui le Brésil, son fascisme, terme qu'elle utilise, sa police et sa misère. De son histoire, on ne saura rien. Elle essaie de s'intégrer à la troupe moyennant quelques travaux qu'elle effectuera, c'est le deal qui est passé. Tout se passe bien au début, à défaut de quelques hésitations, car tout le monde l'accepte. La position de &quot;dominé dominant&quot; s'insère ensuite avec des abus, sexuels entre autres et de rejet au final. Elle devient le miroir des pulsions des uns et des autres. Elle est aussi victime d'une suspicion alimentée par une information d'un journal, non vérifiée, mais qui la condamne définitivement par tout le monde.       <br />
              <br />
       Cette disjonction entre vidéos projetées et scènes filmées sur l'instant est la différence qui existe entre choses cachées et choses vues. Les unes nourrissent les autres en leur donnant un éclairage complémentaire. Il y a parfois un décalage entre le texte qui était prévu et la réalité qui le bouscule avec les réactions de Graça remettant en cause la trame du film déjà établie par Tom. Et qu'il modifie comme si elle avait été le jouet de décisions déjà actées. C'est sur cette zone grise que s'articule la pièce avec ce mélange de fiction et de réalité.       <br />
              <br />
       Ces viols mettent en lumière le contraste entre les pulsions agressives que l'on fait porter aux &quot;migrants&quot; alors qu'elles sont uniquement le reflet de ce que révèle notre société, de ce que notre &quot;inconscient collectif&quot;, réservoir de nos pulsions et, pour reprendre le terme de Jung (1875-1961), projette sur eux. À savoir nos peurs, nos rejets exprimés par de la violence physique et morale.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63030331-45538867.jpg?v=1647284136" alt=""Entre chien et loup"… Entre accueil et viol !" title=""Entre chien et loup"… Entre accueil et viol !" />
     </div>
     <div>
      C'est à travers toutes ces attitudes, dont l'une amoureuse de Tom pour Graça mais dictée par de l'égoïsme, que se dévoile le groupe dans son unité et ses individualités. Ce qui les séparait au début était cette exilée brésilienne qui a réussi à les réunir pour être finalement sujet de séparation, en les mettant face à eux-mêmes. Le jeu de Julia Bernat est tout en émotion. Elle est superbe d'incarnation. Son spectre va de la gêne à l'extraversion, de la timidité au sentiment de révolte, du rire à la colère, de l'enthousiasme à la tristesse et au désespoir. C'est dans toute cette gamme de sentiments qu'elle vit ses moments de rejet, de circonspection, de déception, de joie, de partage.        <br />
              <br />
       Tous les comédiens, au premier rang duquel Matthieu Sampeur, ont un jeu naturel frôlant presque l'improvisation. Puis les jeux deviennent très distincts avec celui de Tom, toujours très naturel, puis autoritaire pour être plus grave ensuite quand celui de Jacques, incarné par Philippe Duclos, est très lunaire et solitaire en opposition à d'autres qui sont stressés, nerveux ou agressifs.       <br />
              <br />
       Cette réfugiée aurait pu venir de Syrie, d'Irak ou de Libye pour parler de pays dont la presse avait fait état pendant des mois pour les faire disparaître des ondes. Nombre de gouvernements européens avaient refusé d'accueillir les &quot;migrants&quot;, leur refusant même le titre de réfugiés pour les laisser mourir en Méditerranée ou échouer dans leur naufrage. Pour les Ukrainiens, toutes les frontières européennes s'ouvrent pour les accueillir. Et c'est heureux. C'est insulter toutefois les sentiments d'humanité qui eux ne font pas le tri des victimes à aider par rapport à leurs nationalités, leurs religions ou leurs cultures.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Entre chien et loup"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63030331-45538868.jpg?v=1647284161" alt=""Entre chien et loup"… Entre accueil et viol !" title=""Entre chien et loup"… Entre accueil et viol !" />
     </div>
     <div>
      D'après le film &quot;Dogville&quot; de Lars von Trier.       <br />
       Un spectacle de Christiane Jatahy, artiste associée.       <br />
       Adaptation, mise en scène et réalisation filmique : Christiane Jatahy.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Stella Rabello.       <br />
       Avec : Véronique Alain, Julia Bernat, Élodie Bordas, Paulo Camacho, Azelyne Cartigny, Philippe Duclos, Vincent Fontannaz, Viviane Pavillon, Matthieu Sampeur, Valerio Scamuffa et la participation de Harry Blättler Bordas.       <br />
       Collaboration artistique, scénographie et lumière : Thomas Walgrave.       <br />
       Direction de la photographie : Paulo Camacho.       <br />
       Musique : Vitor Araujo.       <br />
       Costumes : Anna Van Brée.       <br />
       Système vidéo : Julio Parente Charlélie Chauvel.       <br />
       Son : Jean Keraudren.       <br />
       Collaboration et assistanat : Henrique Mariano.       <br />
       Ce spectacle est déconseillé aux spectateurs de moins de 15 ans.       <br />
       Durée : 1 h 50.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 mars au 1er avril 2022.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h, dimanche à 15 h.       <br />
       Représentations surtitrées en anglais les samedis 12, 19 et 26 mars.       <br />
       Odéon, Théâtre de l'Europe, Ateliers Berthier, Paris 17e, 01 44 85 40 40.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatre-odeon.eu" target="_blank">&gt;&gt; theatre-odeon.eu</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/63030331-45538841.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Entre-chien-et-loup-Entre-accueil-et-viol-_a3200.html</link>
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