<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <channel>
  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-03-17T14:07:07+01:00</dc:date>
  <geo:lat>48.6710424</geo:lat>
  <geo:long>2.3340589</geo:long>
  <atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/xml/atom.xml" type="text/xml" />
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-86005196</guid>
   <title>"Gros Câlin" Une adaptation vive et intelligente pour exprimer encore et encore l'isolement et la solitude de l'homme aujourd'hui</title>
   <pubDate>Wed, 29 Jan 2025 12:49:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Remailler culturellement, théâtralement le tissu rural. Agir et intervenir au cœur des territoires agricoles, souvent les grands oubliés de la décentralisation théâtrale… c'est le choix qu'on fait, en 2014, deux artistes à leur sortie du Conservatoire National Supérieur d'Art Dramatique de Paris. Ainsi, nouveaux enfants de la décentralisation, Julie Roux et Étienne Durot vont créer, à Toulon-sur-Arroux (Saône-et-Loire), la compagnie Cipango et investir un lieu municipal avec l'objectif de pratiquer le partage de la culture sous ses différentes formes artistiques et instiller une forme nouvelle de la culture du partage.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/86005196-61230639.jpg?v=1738153393" alt=""Gros Câlin" Une adaptation vive et intelligente pour exprimer encore et encore l'isolement et la solitude de l'homme aujourd'hui" title=""Gros Câlin" Une adaptation vive et intelligente pour exprimer encore et encore l'isolement et la solitude de l'homme aujourd'hui" />
     </div>
     <div>
      Julie Roux (autrice, metteuse en scène et actrice) et Étienne Durot (acteur et metteur en scène), codirigeants de Cipango, vont être rapidement rejoints par Yeelem Jappain (autrice, metteuse en scène et actrice). Ensemble, depuis 2015, ils programment, accueillent et organisent des résidences artistiques au Moulin des Roches à Toulon-sur-Arroux dans le cadre du Contrat Local d'Éducation Artistique.       <br />
              <br />
       Cet équipement, mis à leur disposition par la commune, comprend une salle confortable d'environ une cinquantaine de places ainsi qu'un appartement de quatre chambres pouvant loger jusqu'à huit personnes. Soutenus notamment par le département, ils vont acquérir petit à petit le matériel technique nécessaire permettant aux compagnies accueillies de soulager leur budget, sachant qu'un régisseur général permanent est également à leur disposition.       <br />
              <br />
       En plus de la présentation publique du travail de ces dernières (sorties de résidence, concerts, représentations classiques dans le cadre d'une programmation annuelle), des interventions d'éducation artistique et culturelle dans les écoles primaires partenaires, la Cie Cipango propose ses propres créations au Moulin des Roches, mais sait aussi se confronter à la multiplicité des propositions parisiennes. C'est le cas en ce mois de février avec &quot;Gros-Câlin&quot; et &quot;Quentin et Jérémie&quot;* présentés au Théâtre du Chariot dans le 11ᵉ.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/86005196-61230640.jpg?v=1738153454" alt=""Gros Câlin" Une adaptation vive et intelligente pour exprimer encore et encore l'isolement et la solitude de l'homme aujourd'hui" title=""Gros Câlin" Une adaptation vive et intelligente pour exprimer encore et encore l'isolement et la solitude de l'homme aujourd'hui" />
     </div>
     <div>
      <b>Un python pour ami</b>       <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Lorsqu'on a besoin d'étreinte pour être comblé dans ses lacunes, autour des épaules surtout, et dans le creux des reins, et que vous prenez trop conscience des deux bras qui vous manquent, un python de deux mètres vingt fait merveille. Gros-Câlin est capable de m'étreindre ainsi pendant des heures et des heures.&quot;</span>       <br />
              <br />
       En quête d'amour, mais sans succès, M. Cousin, un jeune statisticien, ramène d'Afrique un python qu'il nomme Gros-Câlin… Cela afin de lui procurer une quotidienne compagnie qui lui fait défaut, le reptile ayant la capacité de l'illusion affectueuse en l'enlaçant, l'enroulant, tendrement ou pas, dans une puissante étreinte. Mais la vie parisienne pour un serpent n'est pas simple et ne va pas sans tracas. Objet de curiosité pour certains et repoussoir pour d'autres, Gros-câlin devient vite un obstacle supplémentaire dans la recherche de l'urbain Cousin d'une réelle âme sœur. De cette aventure reptilienne, l'humain n'en sortira pas totalement indemne.       <br />
              <br />
       Entrée au ralenti sur fond d'opéra. Présentation de Gros-Câlin, puis de Blondine, la souris blanche, et de sa solitude dans un appartement parisien. Parler de la solitude du petit rongeur blanc est bien sûr une façon à peine détournée de parler de sa propre solitude. Puis cela va plus vite. Le récit s'accélère et les situations ou anecdotes s'enchaînent rapidement. Étienne Durot insuffle une rythmique particulière au texte de Romain Gary, avec une musicalité pleine de reliefs, avec des emballements de la cadence verbale, avec, parfois, une sorte de folie démesurée des propos.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/86005196-61230678.jpg?v=1738153489" alt=""Gros Câlin" Une adaptation vive et intelligente pour exprimer encore et encore l'isolement et la solitude de l'homme aujourd'hui" title=""Gros Câlin" Une adaptation vive et intelligente pour exprimer encore et encore l'isolement et la solitude de l'homme aujourd'hui" />
     </div>
     <div>
      L'adaptation de Julie Roux est vive, énergique, tant dans les séquences humoristiques, parfois condensées, parfois amplifiées, mais toujours subtilement bien mises en valeur, que dans la folie narratrice de certains passages du roman. Sa mise en scène est au diapason, dynamique et inventive, laissant au comédien exprimer une grande amplitude de jeu, celui-ci usant d'une palette d'émotions, de phrasés et d'une gestuelle parfaitement adaptés aux différents moments de cette fable tragi-comique.       <br />
              <br />
       En miroir à la notion d'isolement et de solitude, point central du roman de Gary, Aurélie Lemaignien crée une scénographie relativement épurée avec peu d'éléments de décor (fauteuil-lit, table de cuisine, bidet, portant, etc.), illustration d'un espace qui représenterait un tout petit appartement. Le fond de scène est, quant à lui, doté d'une &quot;cloison&quot; en toile marquée d'une fenêtre aveugle dont le store est habillé parfois d'images projetées, seule ouverture sur le monde extérieur et permettant au personnage de nous entraîner avec lui dans les méandres de sa pensée.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;… j'ai souhaité transmettre la force humoristique du texte. La langue de Romain Gary est inventive, percutante et extrêmement fluide. Nous avons voulu, le comédien et moi, restituer avec précision cette langue, son rythme, son intelligence et son humour. Enfin, ce qui m'a frappée et qui me semble extrêmement visionnaire dans ce texte de Gary, c'est qu'il est un véritable plaidoyer pour le retour à la nature… &quot;</span>       <br />
              <br />
       Le choix de Julie Roux est clairement de nous transporter au cœur de la solitude de l'homme moderne, de la déshumanisation croissante de nos sociétés. Elle traite ici avec sensibilité et lucidité de sujets difficiles – extériorisés avec finesse et vivacité par Étienne Durot – tels que l'isolement, la xénophobie, la solitude, la souffrance au travail et l'appauvrissement des relations humaines. À cela, vient se greffer la mise en valeur du final écologique du texte de Gary qui s'inscrit dans notre actualité brûlante où nous voyons le résultat de nos modes de vie toxiques pour la planète, nous confirmant de plus en plus comme une espèce en voie d'extinction…       <br />
              <br />
       … Et c'est en cela que la proposition de la Cie Cipango est une vraie réussite !       <br />
       <b>◙ Gil Chauveau</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Le spectacle &quot;Quentin et Jérémie&quot; fera l'objet d'un autre article mi-février.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Gros Câlin"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/86005196-61230680.jpg?v=1738153519" alt=""Gros Câlin" Une adaptation vive et intelligente pour exprimer encore et encore l'isolement et la solitude de l'homme aujourd'hui" title=""Gros Câlin" Une adaptation vive et intelligente pour exprimer encore et encore l'isolement et la solitude de l'homme aujourd'hui" />
     </div>
     <div>
      D'après le roman de Romain Gary (Émile Ajar).       <br />
       Adaptation : Julie Roux.       <br />
       Mise en scène : Julie Roux.       <br />
       Avec : Étienne Durot.       <br />
       Musique : The Mothers of Love.       <br />
       Création lumière : Thomas Rizzotti.       <br />
       Création vidéo : Clément Chebli.       <br />
       Scénographie : Aurélie Lemaignen.       <br />
       Par Compagnie Cipango.       <br />
       À partir de 14 ans.       <br />
       Durée : 1 h 05.       <br />
              <br />
       A été représenté du 17 au 19 janvier 2025 au Moulin des Roches, Toulon-sur-Arroux (71).       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 23 janvier au 16 février 2025.</span>       <br />
       Du jeudi au dimanche à 19 h.       <br />
       Théâtre du Chariot, 77 rue de Montreuil, Paris 11ᵉ, 01 48 05 52 44.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatreduchariot.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatreduchariot.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/86005196-61230639.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Gros-Calin-Une-adaptation-vive-et-intelligente-pour-exprimer-encore-et-encore-l-isolement-et-la-solitude-de-l-homme_a4139.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-70622642</guid>
   <title>"Le Journal intime d'Adam et Eve" Homme Femme… éternellement uniques et définitivement particuliers</title>
   <pubDate>Tue, 07 Feb 2023 07:47:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans cette pièce-pamphlet américaine très étonnante inspirée de la Bible, Mark Twain parle des relations hommes-femmes, l'auteur étant passionné par l'humanité, laquelle est au centre de toute son œuvre. Il s'agit d'un texte subtilement féministe qui dénonce à la fois les relations entre hommes et femmes et le patriarcat, mais qui parle aussi de nous. Et pourtant, nous sommes respectivement en 1893 puis en 1905, au tournant des XIXe et XXe siècles, car les deux journaux ont été écrits à douze ans d'intervalle.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70622642-49235003.jpg?v=1657221723" alt=""Le Journal intime d'Adam et Eve" Homme Femme… éternellement uniques et définitivement particuliers" title=""Le Journal intime d'Adam et Eve" Homme Femme… éternellement uniques et définitivement particuliers" />
     </div>
     <div>
      L'auteur y revisite les chapitres les plus connus de la Genèse avec une grande dérision et un humour subtile… et c'est délicieusement jouissif à plusieurs égards. D'un côté, Adam, célibataire, jouit en hédoniste du jardin d'Éden dans lequel il vit. De l'autre, Ève débarque avec ses mots nouveaux, son esprit aventurier et sa soif d'expérimentation en tous genres. Pas certain qu'entre ces deux-là les choses soient limpides.       <br />
              <br />
       C'est une histoire intemporelle qui raconte la rencontre des deux premiers êtres humains de la Terre, la découverte des animaux, l'amour, leur premier enfant. C'est une impression de coton très doux ou de velours encore plus soyeux qui se dégage à l'écoute de ce texte incroyable, adapté ici par Mario Aguirre et interprété par Carlotta Urioste et Julien Grisole.       <br />
              <br />
       L'écriture de Mark Twain est limpide et élégante, presque naïve, très touchante. Cela pourrait être paradoxal étant donné les origines primitives des deux personnages en question. À la frontière de l'écriture parlée, l'auteur jongle sans cesse entre des considérations profondes et un humour affiché qui font de cette histoire courte un moment de théâtre irrésistible.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Je crois que c'est un homme. Je n'en avais jamais vu, mais ça y ressemblait fort, et je suis sûre de ne pas me tromper. Il pique ma curiosité bien plus que n'importe quel autre reptile. Il n'a pas de hanche, c'est taillé en pointe, on dirait une carotte. Et quand ça se redresse, on dirait un derrick&quot;.</span>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;La nouvelle créature avec ses cheveux longs est toujours fourrée dans mes pattes. Si seulement elle voulait rester avec les autres animaux…&quot;</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70622642-49235004.jpg?v=1657221796" alt=""Le Journal intime d'Adam et Eve" Homme Femme… éternellement uniques et définitivement particuliers" title=""Le Journal intime d'Adam et Eve" Homme Femme… éternellement uniques et définitivement particuliers" />
     </div>
     <div>
      La candeur et la naïveté des deux personnages sont très émouvantes dans leur découverte du monde et le spectateur sourit bien souvent autour du décalage qui les oppose. Des thèmes plutôt récurrents y sont abordés comme autrui, le monde, le pardon, le sexe, le langage, le mystère de la vie. Mais à aucun moment on ne s'ennuie. Bien au contraire. Mario Aguirre a su trouver le juste équilibre entre le texte de Mark Twain et la dramaturgie. La scène est sobre. Les comédiens habillés de telle sorte que l'action nous transporte dans une époque intemporelle. Et si l'action repose essentiellement sur le dire, à aucun moment celui-ci n'étouffe le jeu des comédiens qui se laisse aller à une grande force d'interprétation souvent sensuelle et très touchante.       <br />
              <br />
       En écrivant chacun séparément leur journal intime durant la représentation, ils nous offrent une interprétation sensible et tout en complicité. L'ensemble est très agréablement mis en scène par Mario Aguirre qui a su répartir la parole des deux comédiens de façon équilibrée sans leur réclamer d'artifices inutiles dans leur gestuelle ni dans leur jeu. Carlotta Urioste avec son charmant petit accent bolivien et Julien Grisole en homme &quot;parfait&quot; dans sa dimension masculine incarnent tous deux avec une grande élégance cet Homme et cette Femme éternellement uniques et définitivement particuliers.       <br />
              <br />
       Interrogeons-nous sur le fait que ce texte remarquable de Mark Twain ne soit pas enseigné davantage à l'école, car il s'agit là d'un petit bijou d'émotions et de réflexions profondes sur les éternels rapports homme-femme.       <br />
              <br />
       Merci à la Compagnie Spirale de l'avoir adapté et si vous êtes au festival d'Avignon en ce moment, ne ratez pas ce spectacle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Journal intime d'Adam et Eve"</b></div>
     <div>
      Texte : Mark Twain.       <br />
       Mise en scène : Mario Aguirre.       <br />
       Avec : Carola Urioste, Julien Grisol.       <br />
       Par la Cie Family Francis Grisol.       <br />
       À partir de 12 ans.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 10 février au 17 mars 2023.</span>       <br />
       Vendredi à 19 h et dimanche 12 février à 16 h.       <br />
       Laurette Théâtre, Paris 10e, 09 84 14 12 12.       <br />
       <a class="link" href="https://www.laurette-theatre.fr/" target="_blank">&gt;&gt; laurette-theatre.fr</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/70622642-49235003.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Journal-intime-d-Adam-et-Eve-Homme-Femme-eternellement-uniques-et-definitivement-particuliers_a3509.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-65910432</guid>
   <title>•Off 2022• "Le Journal intime d'Adam et Eve" Homme Femme… éternellement uniques et définitivement particuliers</title>
   <pubDate>Fri, 08 Jul 2022 07:32:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2022]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans cette pièce-pamphlet américaine très étonnante inspirée de la Bible, Mark Twain parle des relations hommes-femmes, l'auteur étant passionné par l'humanité, laquelle est au centre de toute son œuvre. Il s'agit d'un texte subtilement féministe qui dénonce à la fois les relations entre hommes et femmes et le patriarcat, mais qui parle aussi de nous. Et pourtant, nous sommes respectivement en 1893 puis en 1905, au tournant des XIXe et XXe siècles, car les deux journaux ont été écrits à douze ans d'intervalle.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65910432-46938506.jpg?v=1657221723" alt="•Off 2022• "Le Journal intime d'Adam et Eve" Homme Femme… éternellement uniques et définitivement particuliers" title="•Off 2022• "Le Journal intime d'Adam et Eve" Homme Femme… éternellement uniques et définitivement particuliers" />
     </div>
     <div>
      L'auteur y revisite les chapitres les plus connus de la Genèse avec une grande dérision et un humour subtile… et c'est délicieusement jouissif à plusieurs égards. D'un côté, Adam, célibataire, jouit en hédoniste du jardin d'Éden dans lequel il vit. De l'autre, Ève débarque avec ses mots nouveaux, son esprit aventurier et sa soif d'expérimentation en tous genres. Pas certain qu'entre ces deux-là les choses soient limpides.       <br />
              <br />
       C'est une histoire intemporelle qui raconte la rencontre des deux premiers êtres humains de la Terre, la découverte des animaux, l'amour, leur premier enfant. C'est une impression de coton très doux ou de velours encore plus soyeux qui se dégage à l'écoute de ce texte incroyable, adapté ici par Mario Aguirre et interprété par Carlotta Urioste et Julien Grisole.       <br />
              <br />
       L'écriture de Mark Twain est limpide et élégante, presque naïve, très touchante. Cela pourrait être paradoxal étant donné les origines primitives des deux personnages en question. À la frontière de l'écriture parlée, l'auteur jongle sans cesse entre des considérations profondes et un humour affiché qui font de cette histoire courte un moment de théâtre irrésistible.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Je crois que c'est un homme. Je n'en avais jamais vu, mais ça y ressemblait fort, et je suis sûre de ne pas me tromper. Il pique ma curiosité bien plus que n'importe quel autre reptile. Il n'a pas de hanche, c'est taillé en pointe, on dirait une carotte. Et quand ça se redresse, on dirait un derrick&quot;.</span>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;La nouvelle créature avec ses cheveux longs est toujours fourrée dans mes pattes. Si seulement elle voulait rester avec les autres animaux…&quot;</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65910432-46938514.jpg?v=1657221796" alt="•Off 2022• "Le Journal intime d'Adam et Eve" Homme Femme… éternellement uniques et définitivement particuliers" title="•Off 2022• "Le Journal intime d'Adam et Eve" Homme Femme… éternellement uniques et définitivement particuliers" />
     </div>
     <div>
      La candeur et la naïveté des deux personnages sont très émouvantes dans leur découverte du monde et le spectateur sourit bien souvent autour du décalage qui les oppose. Des thèmes plutôt récurrents y sont abordés comme autrui, le monde, le pardon, le sexe, le langage, le mystère de la vie. Mais à aucun moment on ne s'ennuie. Bien au contraire. Mario Aguirre a su trouver le juste équilibre entre le texte de Mark Twain et la dramaturgie. La scène est sobre. Les comédiens habillés de telle sorte que l'action nous transporte dans une époque intemporelle. Et si l'action repose essentiellement sur le dire, à aucun moment celui-ci n'étouffe le jeu des comédiens qui se laisse aller à une grande force d'interprétation souvent sensuelle et très touchante.       <br />
              <br />
       En écrivant chacun séparément leur journal intime durant la représentation, ils nous offrent une interprétation sensible et tout en complicité. L'ensemble est très agréablement mis en scène par Mario Aguirre qui a su répartir la parole des deux comédiens de façon équilibrée sans leur réclamer d'artifices inutiles dans leur gestuelle ni dans leur jeu. Carlotta Urioste avec son charmant petit accent bolivien et Julien Grisole en homme &quot;parfait&quot; dans sa dimension masculine incarnent tous deux avec une grande élégance cet Homme et cette Femme éternellement uniques et définitivement particuliers.       <br />
              <br />
       Interrogeons-nous sur le fait que ce texte remarquable de Mark Twain ne soit pas enseigné davantage à l'école, car il s'agit là d'un petit bijou d'émotions et de réflexions profondes sur les éternels rapports homme-femme.       <br />
              <br />
       Merci à la Compagnie Spirale de l'avoir adapté et si vous êtes au festival d'Avignon en ce moment, ne ratez pas ce spectacle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Journal intime d'Adam et Eve"</b></div>
     <div>
      Texte : Mark Twain.       <br />
       Mise en scène : Mario Aguirre.       <br />
       Avec : Julien Grisol, Carola Urioste.       <br />
       Par la Cie Family Francis Grisol.       <br />
       À partir de 12 ans.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2022•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 30 juillet 2022.</span>       <br />
       Tous les jours à 10 h, relâche le mardi.       <br />
       Sham's Théâtre, 25, rue Saint-Jean le Vieux, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 65 87 88 88 ou 06 60 96 84 82.       <br />
       <a class="link" href="https://www.festivaloffavignon.com/programme/2022/le-journal-intime-d-adam-et-eve-s31268/" target="_blank">&gt;&gt; festivaloffavignon.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/65910432-46938506.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2022-Le-Journal-intime-d-Adam-et-Eve-Homme-Femme-eternellement-uniques-et-definitivement-particuliers_a3332.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-60067997</guid>
   <title>"Please, Please, Please" Deux danseuses et un auteur… pour une fable chorégraphiée aux vertus insoupçonnées</title>
   <pubDate>Sat, 06 Nov 2021 11:35:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Danse]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Réunir sur un même plateau (de danse ? de théâtre ?) deux chorégraphes danseuses connues pour leur liberté artistique sans frontières - La Ribot et Mathilde Monnier - et un auteur metteur en scène au talent protéiforme - Tiago Rodrigues, futur directeur du Festival IN d'Avignon 2023 - ne pouvait manquer d'attiser notre intérêt tant leur engagement est au-dessus de tout soupçon. Quant au résultat… il nous a séduits - "sur pièces".     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/60067997-44014691.jpg?v=1636196545" alt=""Please, Please, Please" Deux danseuses et un auteur… pour une fable chorégraphiée aux vertus insoupçonnées" title=""Please, Please, Please" Deux danseuses et un auteur… pour une fable chorégraphiée aux vertus insoupçonnées" />
     </div>
     <div>
      D'emblée, les yeux sont captés par la scénographie qui questionne bien au-delà du rationnel et nous immerge dans un univers sans attaches propre à cristalliser tout le monde que nous portons en nous. Un monde fait de beautés intranquilles que côtoient des questionnements plus sombres liés à l'à-venir. D'abord, l'énigme présentée par ce démesuré serpent grillagé, hantant l'autre scène, comme la trace mnésique d'un monstre du Loch Ness susceptible autant de faire rêver que d'engloutir. Ensuite, ces deux créatures rampant au sol en se désarticulant, de la tête aux pieds, moulées dans des combinaisons aux couleurs électriques les propulsant dans une fiction du type &quot;2021 L'Odyssée de la planète Terre&quot;, de qui sont-elles le nom ?       <br />
              <br />
       Tous les ingrédients d'une fabuleuse immersion dans l'avant monde de l'après sont là réunis ; si on leur ajoute une musique entêtante empruntant entre autres à Béla Bartók de nombreux extraits et un texte sorti tout droit de l'imaginaire solaire de son auteur, on pressent avec envie la nature de la cérémonie hors normes à laquelle nous allons être conviés…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/60067997-44014694.jpg?v=1636196593" alt=""Please, Please, Please" Deux danseuses et un auteur… pour une fable chorégraphiée aux vertus insoupçonnées" title=""Please, Please, Please" Deux danseuses et un auteur… pour une fable chorégraphiée aux vertus insoupçonnées" />
     </div>
     <div>
      Avant que le langage ne leur soit donné pour articuler une pensée aux allures prophétiques - n'évitant aucunement les saillies sibyllines, à l'instar de celles rendues naguère par la Pythie tirant son nom de Python, un autre serpent légendaire… -, ce sont leur corps qui vont &quot;parler&quot;. De soubresauts en soubresauts, de contorsions en contorsions, d'élans en élans, ces corps rampent, (s')explorent, avancent, reculent, vibrent sur le tempo de percussions qui les électrisent de part en part. Corps &quot;transfigurés&quot; par l'emballement des allegros, luttes des temps farouches pour s'extraire des limbes d'une humanité en cours de création.       <br />
              <br />
       Aura lieu la rencontre émouvante de ces deux créatures &quot;se découvrant&quot; (au propre comme au figuré, se dépouillant de leur cagoule) afin de faire interpénétrer leurs histoires. L'une livrera celle de cette serveuse d'Hiroshima extrayant un Château Margot 1928 d'une cave… au moment précis où une explosion assourdissante anéantissait tout alentour. L'autre confiera une plage de l'Atlantique… et la contemplation de la mer &quot;à perte&quot; de vue. Des cauchemars, il en sera aussi question sous forme d'un renard, d'une baleine, d'un animal étrange gigantesque engendré par les peurs ancestrales.       <br />
              <br />
       Et puis, pointera cette velléité de &quot;s'affranchir&quot; d'un monde dont on ne veut plus, sous la forme d'une lettre adressée au père, une lettre à &quot;ne pas prendre à la lettre&quot; puisqu'elle ne fut jamais postée. Il y aura aussi cette tentative insensée de traverser l'océan à la recherche du mythe du bon sauvage dont on apprendra la langue pour pouvoir mettre à sa portée toutes les &quot;richesses&quot; civilisationnelles… celles qui, in fine, scelleront sa disparition. Il y a feu en la demeure et l'aveuglement règne. Détourner son regard du manège en surface pour vivre comme un rat, devenir rat pour survivre dans les catacombes d'un monde courant à sa perte…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/60067997-44014695.jpg?v=1636196636" alt=""Please, Please, Please" Deux danseuses et un auteur… pour une fable chorégraphiée aux vertus insoupçonnées" title=""Please, Please, Please" Deux danseuses et un auteur… pour une fable chorégraphiée aux vertus insoupçonnées" />
     </div>
     <div>
      Après la mort annoncée, l'allégorie d'une nouvelle naissance, celle d'un enfant &quot;parlant une autre langue&quot;, une promesse à laquelle l'enfant à lui-même peine à croire… Des histoires en boucle qui font boule de sens, pour faire naître d'autres récits en engendrant d'autres. Est-ce ainsi que les hommes (sur)vivent ?       <br />
              <br />
       De dé-lire en dé-lire (soutenu par l'auteur invitant en creux à occuper pleinement l'espace offert par cette fable chorégraphiée), de corps à corps rythmés à l'unisson d'une musique endiablée sur fond d'une scénographie enivrante, nous sommes conduits vers des contrées où la raison raisonnante n'a plus place - et c'est tant mieux car seules les créations oniriques ont le pouvoir &quot;sensuel&quot; de  réfléchir  nos désespoirs et espoirs.       <br />
              <br />
       Quant à l'interprétation, d'une tonicité &quot;spectaculaire&quot;, de ces deux figures de la chorégraphie contemporaine échappant à tout diktat stérilisant, elle ne peut que provoquer un (ir)respectueux &quot;chapeau bas, les artistes !&quot;       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Vu le jeudi 21 octobre 2021 à 20 h à La Manufacture CDCN de Bordeaux en coréalisation avec le TnBA.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Please Please Please"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/60067997-44014705.jpg?v=1636196686" alt=""Please, Please, Please" Deux danseuses et un auteur… pour une fable chorégraphiée aux vertus insoupçonnées" title=""Please, Please, Please" Deux danseuses et un auteur… pour une fable chorégraphiée aux vertus insoupçonnées" />
     </div>
     <div>
      Création de La Ribot, Mathilde Monnier, Tiago Rodrigues.       <br />
       Avec : Mathilde Monnier, La Ribot.       <br />
       Traduction : Thomas Resendes.       <br />
       Musique: Béla Bartók (extraits).       <br />
       Lumières: Éric Wurtz.       <br />
       Scénographie : Annie Tolleter.       <br />
       Réalisation scénographie : Christian Frappereau, Mathilde Monier.       <br />
       Costumes : La Ribot, Mathilde Monnier, Marion Schmid, Letizia Compitiello.       <br />
       Création musique et régie son : Nicolas Houssin.       <br />
       Direction technique et régie lumière : Marie Prédour.       <br />
       Régie plateau : Guillaume Defontaine.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 11 au 13 novembre 2021 :</span> Théâtre Jean-Claude Carrière, Domaine d'O, Montpellier (34).       <br />
       Du 16 au 19 novembre 2021 : Théâtre Garonne, avec le ThéâtredelaCité - CDN, Toulouse (31).       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/60067997-44014691.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Please-Please-Please-Deux-danseuses-et-un-auteur-pour-une-fable-choregraphiee-aux-vertus-insoupconnees_a3095.html</link>
  </item>

 </channel>
</rss>
