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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-03-17T03:46:48+01:00</dc:date>
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   <title>Enchanteresse "Alcione" à l'Opéra Comique</title>
   <pubDate>Thu, 04 May 2017 14:20:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Lyrique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Pour la réouverture de la Salle Favart, le vieux rêve de Jordi Savall se réalise avec cette nouvelle version scénique de l'opéra de Marin Marais, jamais redonné à Paris depuis 1771. Dans une production originale de Louise Moaty, qui fait la part belle aux arts du cirque, une troupe de jeunes chanteurs formidables et Le Concert des Nations dirigés par le Maître revivifient ce chef-d'œuvre du baroque français.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/12993569-19737350.jpg?v=1493872802" alt="Enchanteresse "Alcione" à l'Opéra Comique" title="Enchanteresse "Alcione" à l'Opéra Comique" />
     </div>
     <div>
      Dès l'ouverture, &quot;Alcione&quot;, tragédie lyrique de Marin Marais en un Prologue et cinq actes, déploie la magnificence de sa texture Grand Siècle et ravive les prestiges de l'opéra baroque dans la mise en scène pleine de fougue et de jeunesse de Louise Moaty. Ce spectacle, si éloigné pouvait-on craindre a priori de notre goût (à tort), revit de surcroît dans le nouvel écrin d'un Opéra Comique rénové, petit bijou fastueux d'or et de pourpre.       <br />
              <br />
       À la pure élévation suscitée par le chant de belles âmes emportées par les passions avec le souci du naturel annonçant le grand opéra du XVIIIe siècle, ce chef-d'œuvre créé en 1706 témoigne encore de l'héroïsme mythologique en vogue dans ceux de Lully : un héroïsme fait de sentiments pourtant touchants dans cette intrigue pleine de magiciennes, de faunes, de bergers, de dieux et de nymphes entourées de dryades.        <br />
              <br />
       Pour le public du &quot;plus grand roi de l'univers&quot; (Louis XIV, l'Apollon du Prologue), Marin Marais a brodé une partition toute de grandeur, de tendresse et de raffinement, entre allégresse des danses, déchaînement des éléments (avec une Tempête restée fameuse) et mélancolie des plaintes amoureuses - dont les préludes entre les actes se font aussi l'écho.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/12993569-19737356.jpg?v=1493872839" alt="Enchanteresse "Alcione" à l'Opéra Comique" title="Enchanteresse "Alcione" à l'Opéra Comique" />
     </div>
     <div>
      Tombé amoureux du violiste et compositeur dès 1965, Jordi Savall rêvait de redonner vie à sa tragédie sur scène, lui qui en avait enregistré les suites instrumentales au disque. C'est chose faite dans une collaboration fructueuse avec Louise Moaty, qui a elle-même fait appel à la chorégraphe et circassienne Raphaëlle Boitel pour une quasi recréation d'&quot;Alcione&quot;.        <br />
              <br />
       Le résultats se savoure dans cette production contemporaine et pourtant subtilement irriguée par les allégories baroques picturales qu'on peut admirer à Versailles ou à Marly. On pense ici à cette joute initiale entre Pan et Apollon, aux luthistes aux manches nuageuses du Temple de Junon ou à l'apparition du Sommeil tout droit descendu des cintres et de l'&quot;Atys&quot; de Lully.        <br />
              <br />
       Avec une troupe de danseurs et de circassiens qui réinterprète pour notre époque (un Cirque du Soleil façon Illustre Théâtre) avec énergie et grâce les ballets de la tragédie lyrique, les trouvailles et tableaux marquants ne manquent pas sur une scène nue envahie par les cordes et filins rappelant ceux du théâtre à machines et le bateau sur lequel doit embarquer le roi des Trachines et amant d'Alcione, Ceix. Amours contrariées, intrigues malfaisantes, interventions divines et déplorations des amants acquièrent aussi une nouvelle jeunesse grâce à une distribution d'une incroyable fraîcheur.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/12993569-19742239.jpg?v=1493895724" alt="Enchanteresse "Alcione" à l'Opéra Comique" title="Enchanteresse "Alcione" à l'Opéra Comique" />
     </div>
     <div>
      La mezzo Léa Desandre, à seulement vingt-trois ans, déploie dans le rôle-titre un talent de tragédienne inné. Son chant noble coule comme une eau pure auquel nul ne peut résister. Ni son amoureux sur scène, Cyril Auvity, Ceix élégant et raffiné, ni le Pélée du baryton Marc Mauillon, dont le charisme et la voix d'une séduction exceptionnelle sauvent le personnage convenu de rival malheureux.        <br />
              <br />
       Le chœur et les seconds rôles cueillent sans peine nos faveurs tels Hanna Bayodi-Hirt en Prêtresse de Junon, Sebastian Monti (Apollon - Le Sommeil) et Gabriel Jublin (Phosphore) - pour ne citer qu'eux - tandis que le Concert des Nations impose de la fosse sa science musicienne et l'invention mélodique idoine sous la baguette de son mythique chef, Jordi Savall.       <br />
              <br />
       Spectacle vu le 28 avril 2017.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/12993569-19742257.jpg?v=1493895770" alt="Enchanteresse "Alcione" à l'Opéra Comique" title="Enchanteresse "Alcione" à l'Opéra Comique" />
     </div>
     <div>
      Prochaines dates : <span class="fluo_jaune">jeudi 4, samedi 6 mai à 20 h. Dimanche 7 mai à 15 h.</span>       <br />
              <br />
       Diffusion en direct sur Culture Box et Mezzo Live HD le <span class="fluo_jaune">6 mai 2017</span>.       <br />
       Diffusion sur France Musique le <span class="fluo_jaune">21 mai 2017</span>.       <br />
              <br />
       Opéra Comique - Salle Favart.        <br />
       1, place Boieldieu Paris 2e.       <br />
       Tél. : 0 825 01 01 23.        <br />
       <a class="link" href="http://www.opera-comique.com/" target="_blank">&gt;&gt; opera-comique.com</a>       <br />
              <br />
       <b>&quot;Alcione&quot; (1706).</b>       <br />
       Tragédie lyrique en cinq actes.       <br />
       Musique de Marin Marais (1656-1728).       <br />
       Livret d'Antoine Houdar de la Motte d'après Ovide.       <br />
       En langue française surtitrée en français.       <br />
       Durée : 3 h avec un entracte.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/12993569-19742269.jpg?v=1493895803" alt="Enchanteresse "Alcione" à l'Opéra Comique" title="Enchanteresse "Alcione" à l'Opéra Comique" />
     </div>
     <div>
      Jordi Savall, direction musicale.       <br />
       Louise Moaty, mise en scène et décors.       <br />
       Tristan Baudoin, décors.       <br />
       Raphaëlle Boitel, chorégraphie.       <br />
       Alain Blanchot, costumes.       <br />
       Armand Lavisse, lumières.       <br />
              <br />
       Léa Desandre, Alcione.       <br />
       Cyril Auvity, Ceix.       <br />
       Marc Mauillon, Pélée.       <br />
       Lisandro Abadie, Pan, Phorbas.       <br />
       Antonio Abete, Tmole, Grand-Prêtre, Neptune.       <br />
       Hasna Bennani, Ismène, Première Matelote.       <br />
       Hanna Bayodi-Hirt, Bergère, Deuxième Matelote, Prêtresse.       <br />
              <br />
       Chœur et Orchestre : Le Concert des Nations.       <br />
              <br />
       À l'Opéra Royal de Versailles du <span class="fluo_jaune">8 au 11 juin 2017</span>.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/12993569-19737350.jpg</photo:imgsrc>
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   <title>Pour créer un opéra européen, "Kein Licht"… Prêts ? Participez !</title>
   <pubDate>Tue, 10 Nov 2015 09:26:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Lyrique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Attention petite révolution ! Le public va entrer au cœur de la fabrication d'un spectacle en participant au financement d'un nouvel opéra commandé par l'Opéra Comique. Pour une création prévue en 2017 et sur un texte du Prix Nobel Elfriede Jelinek, le compositeur Philippe Manoury et le metteur en scène Nicolas Stemann comptent bien poser les jalons de l'opéra du XXIe siècle.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8499735-13364628.jpg?v=1447147056" alt="Pour créer un opéra européen, "Kein Licht"… Prêts ? Participez !" title="Pour créer un opéra européen, "Kein Licht"… Prêts ? Participez !" />
     </div>
     <div>
      Vous avez jusqu'à la fin du mois de décembre 2015 pour devenir le mécène <span style="font-style:italic">(1)</span> d'une commande des plus intéressantes de l'Opéra Comique, &quot;Kein Licht&quot;. Pendant la fermeture pour travaux prévue pour deux ans (jusqu'en décembre 2016), la Salle Favart initie plusieurs projets originaux pour aller à la rencontre de son public et lui donner le statut de partenaire à part entière.       <br />
              <br />
       Petit rappel : une recette de pâtisserie &quot;Le Favart&quot; à créer, une installation au milieu du chantier de la maison lyrique des artistes Christian Boltanski, Franck Krawczyk et Jean Kalman à visiter de nuit en février 2016. En ce même 21 février, un web-opéra &quot;Les Fantômes du Comique ou l'Écureuil sacrifié&quot; (un &quot;thriller lyrique&quot; !) à découvrir sur son site et, en juin pendant l'Euro de football 2016, un opéraoké sur le Champ-de-Mars.       <br />
              <br />
       Outre la création de &quot;L'Affaire Fantasio&quot; de Jacques Offenbach, mis en scène par Thomas Jolly, pour la réouverture début 2017 d'un Opéra Comique rénové, la maison d'Olivier Mantéi <span style="font-style:italic">(2)</span> a réuni une équipe de luxe pour un spectacle original coproduit avec quelques institutions européennes <span style="font-style:italic">(3)</span> et le public - appelé à participer à hauteur de 15 % du budget de la maison de la place Boieldieu.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8499735-13364978.jpg?v=1447147806" alt="Pour créer un opéra européen, "Kein Licht"… Prêts ? Participez !" title="Pour créer un opéra européen, "Kein Licht"… Prêts ? Participez !" />
     </div>
     <div>
      Une équipe de luxe ? Jugez plutôt : pour le livret, l'écrivaine la plus intrigante de son temps, Elfriede Jelinek <span style="font-style:italic">(4)</span>, habituée à travailler avec un des meilleurs metteurs en scène allemands, Nicolas Stemann - dont on a encore en mémoire le &quot;Faust&quot; à Salzbourg et Avignon. Et un compositeur, Philippe Manoury (né en 1952), pionnier du développement de la musique électronique en temps réel, lauréat d'une Victoire de la Musique classique en 2012.       <br />
              <br />
       Ce &quot;Kein Licht&quot; (&quot;Pas de lumière&quot;) est une comédie tragique de l'auteur autrichien écrite après la catastrophe de Fukushima. Une comédie ? Philippe Manoury, lors de la conférence de presse <span style="font-style:italic">(5)</span>, a insisté sur le mot, rappelant que Jelinek a toujours su insuffler une bonne dose de sarcasmes dans sa vision tragique du monde. Avec le jeune surdoué de la scène, Nicolas Stemann, le compositeur français compte bien réévaluer la forme de l'opéra en opérant un rapprochement inédit entre les formes théâtrales et musicales.       <br />
              <br />
       Créer un théâtre musical de la pensée, singspiel et opéra comique revisités, pour aboutir à une forme nouvelle encore sans nom. Nicolas Stemann (né en 1968), qui se dit volontiers metteur en scène et musicien, veut pouvoir explorer à travers des voix féminines, protagonistes de &quot;Kein Licht&quot;, les nouvelles conditions de notre appartenance au monde après la gigantesque catastrophe. Irresponsabilité générale, faillite d'une technique censée assurer la prospérité (le nucléaire), course mortifère d'une économie déréglée, telles sont quelques-unes des questions passionnantes posées par le texte d'Elfriede Jelinek.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8499735-13365032.jpg?v=1447148794" alt="Pour créer un opéra européen, "Kein Licht"… Prêts ? Participez !" title="Pour créer un opéra européen, "Kein Licht"… Prêts ? Participez !" />
     </div>
     <div>
      Appelé à participer au processus d'écriture, de production et de création du spectacle avec les artistes, le public-mécène est donc invité à s'investir au nom de belles valeurs comme le partage et la nécessité de faire exister une œuvre d'art qui interroge le tragique de notre temps.        <br />
              <br />
       <b>Notes :</b>       <br />
       <span style="font-style:italic">(1) Plateforme de financement participatif pour &quot;Kein Licht&quot; : </span><a class="link" href="https://www.culture-time.com/" target="_blank">culture-time.com</a>       <br />
       <span style="font-style:italic">(2) Nommé directeur de l'Opéra Comique depuis juin 2015.       <br />
       (3) Co-production avec le Festival de la Ruhrtriennale, les Berliner Festspiele, le Théâtre national de Zagreb, les Théâtres de la ville de Luxembourg, le Festival Musica de Strasbourg, l'IRCAM.       <br />
       (4) Le public connaît Elfriede Jelinek grâce à l'adaptation brillante de son roman &quot;La Pianiste&quot; par le cinéaste Michael Haneke.       <br />
       (5) Conférence de presse du 15 octobre 2015.</span>       <br />
              <br />
       <b>Participation et liste des contreparties (jusqu'au 31 décembre 2015) :</b>       <br />
       <a class="link" href="https://www.culture-time.com/" target="_blank">culture-time.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Programmation complète :</b>       <br />
       <a class="link" href="http://www.opera-comique.com/fr/pre-home" target="_blank">&gt;&gt; opera-comique.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/8499735-13364628.jpg</photo:imgsrc>
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   <title>"Les Mousquetaires au couvent", feu d'artifice final pour Jérôme Deschamps à l'Opéra Comique</title>
   <pubDate>Wed, 17 Jun 2015 09:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Lyrique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dernière production de Jérôme Deschamps comme directeur de l'Opéra Comique, ces "Mousquetaires au couvent" sont à découvrir absolument. Plus qu'une reprise de sa mise en scène de l'opérette de Louis Varney à Lausanne, son spectacle redonne vie avec un rare bonheur à ce bijou de "l'esprit gaulois" avec une pléiade de remarquables jeunes chanteurs dont Anne-Catherine Gillet et Sébastien Guèze.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7917243-12301283.jpg?v=1434525284" alt=""Les Mousquetaires au couvent", feu d'artifice final pour Jérôme Deschamps à l'Opéra Comique" title=""Les Mousquetaires au couvent", feu d'artifice final pour Jérôme Deschamps à l'Opéra Comique" />
     </div>
     <div>
      Après huit saisons de bons et loyaux services Jérôme Deschamps tire sa révérence en beauté en cumulant les jobs d'acteur-chanteur (dans le rôle du gouverneur) et de metteur en scène dans un ouvrage qu'il a exhumé en 2013 à l'Opéra de Lausanne : &quot;Les Mousquetaires au couvent&quot;. Le titre joyeusement insolent de cette opérette du compositeur Louis Varney en résume bien le programme : deux mousquetaires aux tempéraments bien opposés déguisés en moines mendiants infiltrent le couvent des Ursulines introduisant par là un réjouissant chahut parmi les pensionnaires.        <br />
              <br />
       Gontran de Solanges (le ténor divin Sébastien Guèze) est amoureux de l'une d'entre elles - Marie de Pontcourlay, nièce du cardinal de Richelieu chantée fort bien par la jeune soprano Anne-Marine Suire - quand Narcisse de Brissac (le talentueux baryton Marc Canturri) espère remplir son estomac et étancher son inextinguible soif à la table de Sœur Opportune. Heureux hasard : il trouvera aussi l'amour avec la sœur de Marie, Louise, grâce à un prêche désopilant sur les vertus de ce premier des préceptes chrétiens !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7917243-12301286.jpg?v=1434525508" alt=""Les Mousquetaires au couvent", feu d'artifice final pour Jérôme Deschamps à l'Opéra Comique" title=""Les Mousquetaires au couvent", feu d'artifice final pour Jérôme Deschamps à l'Opéra Comique" />
     </div>
     <div>
      D'autres personnages irrésistibles viennent agrémenter cette œuvre, vrai apogée de l'opérette populaire créée en 1880, au livret sous influence d'un Alexandre Dumas qui serait pompette. Outre le Gouverneur auquel Jérôme Deschamps prête sa fantaisie et un zeste de folie façon Deschiens, l'abbé Bridaine du baryton Franck Leguérinel se taille un joli succès en apportant sa vis comica délirante et sa maestria à cet éloge de l'ivresse et de la bonne humeur. La servante Simone superbement enlevée d'Anne-Catherine Gillet domine avec conviction toutes ses scènes (j'allais dire comme toujours) alors même que tous les ingrédients d'un spectacle ultra réussi entraînent rires et sourires en cascade. Tous les chanteurs mériteraient d'être cités.       <br />
              <br />
       Si les costumes inspirés de Vanessa Sannino font penser à l'univers d'&quot;Alice au pays des merveilles&quot;, les décors de Laurent Peduzzi servent les tableaux poétiques naïfs et colorés de cette mise en scène pleine de trouvailles burlesques et fonctionnent comme autant de gags visuels. Les chorégraphies déchaînent aussi la joie tel ce pas de deux de nos deux mousquetaires chaussés de ballerines pendant l'entracte musical avant le deuxième acte, le drolatique &quot;Ballet des Moines&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7917243-12301307.jpg?v=1434526107" alt=""Les Mousquetaires au couvent", feu d'artifice final pour Jérôme Deschamps à l'Opéra Comique" title=""Les Mousquetaires au couvent", feu d'artifice final pour Jérôme Deschamps à l'Opéra Comique" />
     </div>
     <div>
      La direction de Laurent Campellone n'est pas en reste qui sert avec nuance et justesse une partition allègre à souhait. Bref, Jérôme Deschamps avec l'aide de tous ses camarades touche au but une fois de plus et remplit le programme qu'il s'était fixé en redonnant une belle identité à la Salle Favart : donner du plaisir à un public renouvelé avec des œuvres légères très populaires dans le passé. Ciao Maestro ! Ah ! un mot encore : on nous promet à Paris en 2017 Sébastien Guèze dans &quot;Werther&quot;. Espérons que sa prestation parfaite entre drôlerie et émotion et sa voix d'or vivant l'imposent définitivement dans notre belle capitale dès aujourd'hui.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 13 au 23 juin 2015. </span>       <br />
       <b>Retransmission en direct le 17 juin 2015 à 19h30 sur France Musique et sur concert.arte.tv</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7917243-12301357.jpg?v=1434526372" alt=""Les Mousquetaires au couvent", feu d'artifice final pour Jérôme Deschamps à l'Opéra Comique" title=""Les Mousquetaires au couvent", feu d'artifice final pour Jérôme Deschamps à l'Opéra Comique" />
     </div>
     <div>
      Opéra Comique, 0 825 01 01 23.       <br />
       1 place Boieldieu 75002.       <br />
       <a class="link" href="http://www.opera-comique.com" target="_blank">&gt;&gt; opera-comique.com</a>       <br />
              <br />
       <b>&quot;Les Mousquetaires au couvent&quot; (1880).</b>       <br />
       Opérette en trois actes.       <br />
       Musique : Louis Varney (1844-1908).       <br />
       Livret : Paul Ferrier et Jules Prével.       <br />
       Durée : 2 h 20 avec entracte.       <br />
              <br />
       Laurent Campellone, direction musicale.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7917243-12301372.jpg?v=1434526516" alt=""Les Mousquetaires au couvent", feu d'artifice final pour Jérôme Deschamps à l'Opéra Comique" title=""Les Mousquetaires au couvent", feu d'artifice final pour Jérôme Deschamps à l'Opéra Comique" />
     </div>
     <div>
      Jérôme Deschamps, mise en scène.       <br />
       Laurent Peduzzi, décors.       <br />
       Vanessa Sannino, costumes.       <br />
       Marie-Christine Soma, lumières.       <br />
       Glyslein Lefever, chorégraphie.        <br />
              <br />
       Marc Canturri, Narcisse de Brissac.       <br />
       Sébastien Guèze, Gontran de Solanges.       <br />
       Franck Leguérinel, l'abbé Bridaine.        <br />
       Anne-Catherine Gillet, Simone.       <br />
       Anne-Marine Suire, Marie de Pontcourlay.       <br />
       Antoinette Dennefeld, Louise de Pontcourlay.       <br />
       Nicole Monestier, La mère supérieure.       <br />
       Doris Lamprecht, Mme Pichard, Sœur Opportune.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7917243-12301383.jpg?v=1434526619" alt=""Les Mousquetaires au couvent", feu d'artifice final pour Jérôme Deschamps à l'Opéra Comique" title=""Les Mousquetaires au couvent", feu d'artifice final pour Jérôme Deschamps à l'Opéra Comique" />
     </div>
     <div>
      Jérôme Deschamps, Le gouverneur.       <br />
       Ronan Debois, Rigobert.       <br />
       Safir Behloul, Pichard.       <br />
       Jodie Devos, Claudine, Isabelle.       <br />
       Valentine Martinez, Jacqueline, Agathe.       <br />
       Eleonore Pancrazi, Jeanneton.       <br />
       Mathilde Opinel, Margot.       <br />
       Emmanuelle Monier, Blanche.       <br />
              <br />
       Les Cris de Paris.       <br />
       L'Orchestre symphonique de l'Opéra de Toulon.       <br />
       Geoffroy Jourdain, chef de chœur. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/7917243-12301283.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Les-Mousquetaires-au-couvent--feu-d-artifice-final-pour-Jerome-Deschamps-a-l-Opera-Comique_a1368.html</link>
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   <title>"Mârouf, savetier du Caire"… Vous reprendrez bien un peu de désert !</title>
   <pubDate>Wed, 29 May 2013 08:25:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Lyrique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le plus grand succès de l’Opéra Comique du début de l’autre siècle fait son retour salle Favart jusqu’au 3 juin dans une mise en scène drôlissime de Jérôme Deschamps, avec un plateau d’artistes à se damner !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5555703-8287973.jpg?v=1369809258" alt=""Mârouf, savetier du Caire"… Vous reprendrez bien un peu de désert !" title=""Mârouf, savetier du Caire"… Vous reprendrez bien un peu de désert !" />
     </div>
     <div>
      On ne connaît plus le compositeur, ce Henri Rabaud qui fit les grandes heures de l’Opéra Comique au début du XXe siècle avec son &quot;Mârouf&quot;, à l’époque où l’Orient et l’Asie fournissaient en abondance ses sujets à l’art lyrique européen. Époque où les Spahis, sentant bons le sable chaud de l’Empire colonial - façon Jean Gabin vingt ans plus tard dans &quot;Gueule d’Amour&quot; - faisaient rêver les paysannes creusoises, les nourrices bretonnes montées à Paris et les bourgeoises du monde entier.        <br />
              <br />
       La geste coloniale et l’Orient devenu &quot;compliqué&quot; n’étant plus de saison, comment monter aujourd’hui cet opéra comique improbable, mettant en scène un savetier pauvre et ses merveilleuses aventures, qui gagne l’amour d’une belle princesse nommée Saamcheddine dans une Égypte tout droit sortie des &quot;Mille et une Nuits&quot; ? Jérôme Deschamps a la solution : il en fait un rêve enfantin, une collection de vignettes irrésistibles, une fantasmagorie naïve et colorée, bref une évasion vraiment jouissive. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5555703-8287974.jpg?v=1369809259" alt=""Mârouf, savetier du Caire"… Vous reprendrez bien un peu de désert !" title=""Mârouf, savetier du Caire"… Vous reprendrez bien un peu de désert !" />
     </div>
     <div>
      Dans un décor stylisé et fantaisiste à échelle d’enfant, avec casbah et palais miniatures, avec de beaux costumes aux accessoires délirants - Ô ces coiffes démesurées et burlesques ! -, le spectacle ravit les yeux et taquine nos zygomatiques. Et que dire de ces ânes, chevaux-humains et chameaux-balais qui chantent, boivent et dansent… comme Michael Jackson. Les trouvailles de mise en scène sont incessantes, les gags visuels fleurissent, on ne sait plus où donner de la tête. On ne s’ennuie pas une minute !       <br />
              <br />
       Et puis l’autre bonne surprise, c’est la musique, charmante, qui rappelle par éclairs Ravel et Saint-Saëns (dont Rabaud fut le disciple) entre deux thèmes pseudo orientaux. C’est la grâce subtile de cette musique française justement renommée pour son orchestration et ses harmonies idiosyncrasiques. L’Orchestre Philharmonique de Radio-France emmené par le chef Alain Altinoglu la sert avec panache et délicatesse. On se régale. Selon une mécanique efficace, les danses succèdent aux numéros solos et aux duos chantés en cinq tableaux, nous entraînant de la casbah &quot;cairote&quot; au palais du sultan, du harem à un oasis abritant un trésor gardé par un génie, façon orientalisme de bazar. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5555703-8287976.jpg?v=1369809259" alt=""Mârouf, savetier du Caire"… Vous reprendrez bien un peu de désert !" title=""Mârouf, savetier du Caire"… Vous reprendrez bien un peu de désert !" />
     </div>
     <div>
      Mais tout cela n’est rien encore. Un plaisir divin nous est réservé par un plateau de chanteurs stratosphériques ! Le duo des héros tout d’abord : la princesse Saamcheddine, c’est la soprano Nathalie Manfrino, d’un charme, d’une vivacité mutine et d’un talent confondants. Quand elle paraît, tout s’illumine et son chant velouté et éclatant emporte tous les cœurs. Son amant, Mârouf, c’est le baryton Jean-Sébastien Bou, justement acclamé, qui porte idéalement cette production à des sommets de drôlerie et d’émotion avec une belle voix aux riches couleurs, une énergie constante - il est de tous les tableaux ou presque -  et un jeu vraiment cocasse. En les écoutant, je me suis surprise à les imaginer réunis dans un nouveau &quot;Pelléas et Mélisande&quot;. Quel bonheur ce serait !       <br />
              <br />
       Les autres chanteurs sont excellents, avec une mention spéciale pour le Vizir de Franck Leguérinel et le Sultan de Nicolas Courjal. Le Chœur Accentus, les danseurs, tous concourent à notre joie. C’est le sourire aux lèvres qu’on ressort de ce spectacle vraiment merveilleux, tout surpris de s’être laissé embarquer loin, loin dans l’univers magique de &quot;Mârouf, savetier du Caire&quot; !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5555703-8287978.jpg?v=1369809259" alt=""Mârouf, savetier du Caire"… Vous reprendrez bien un peu de désert !" title=""Mârouf, savetier du Caire"… Vous reprendrez bien un peu de désert !" />
     </div>
     <div>
      <b>&quot;Mârouf, savetier du Caire&quot;.</b>       <br />
       Opéra en cinq actes (1914).       <br />
       Livret en français de Lucien Népoty.       <br />
       Musique de Henri Rabaud (1873-1949).       <br />
       Durée : 3 h avec entracte.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 25 mai au 3 juin 2013.</span>       <br />
       Mercredi 29 mai, vendredi 31 mai, lundi 3 juin 2013 à 20 h. Dimanche 2 juin 2013 à 15 h.       <br />
       Opéra Comique, 0825 01 01 23.       <br />
       1, place Boieldieu Paris 2e.       <br />
       <a class="link" href="http://www.opera-comique.com/" target="_blank">&gt;&gt; opera-comique.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5555703-8287980.jpg?v=1369809249" alt=""Mârouf, savetier du Caire"… Vous reprendrez bien un peu de désert !" title=""Mârouf, savetier du Caire"… Vous reprendrez bien un peu de désert !" />
     </div>
     <div>
      Direction musicale : Alain Altinoglu.       <br />
       Mise en scène : Jérôme Deschamps.       <br />
       Chorégraphie : Compagnie Peeping Tom.       <br />
       Décors : Olivia Fercioni.       <br />
       Costumes : Vanessa Sannino.       <br />
       Lumières : Marie-Christine Soma.       <br />
       Chef de Chœur : Christophe Grapperon.        <br />
       Chefs de chant : Sylvie Leroy, Mathieu Pordoy.       <br />
              <br />
       Jean-Sébastien Bou, Mârouf.       <br />
       Nathalie Manfrino, Princesse Saamcheddine.       <br />
       Nicolas Courjal, le Sultan.       <br />
       Franck Leguérinel, le Vizir.       <br />
       Frédéric Goncalvès, Ali.       <br />
       Doris Lamprecht, Fattoumah.       <br />
       Luc Bertin-Hugault, Ahmad le pâtissier.        <br />
              <br />
       Chœur : Accentus.       <br />
       Orchestre Philharmonique de Radio-France.        <br />
              <br />
       Diffusion sur France Musique le 22 juin à 19 h. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/5555703-8287973.jpg</photo:imgsrc>
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