<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <channel>
  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-04-10T19:01:36+02:00</dc:date>
  <geo:lat>48.6710424</geo:lat>
  <geo:long>2.3340589</geo:long>
  <atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/xml/atom.xml" type="text/xml" />
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-87248610</guid>
   <title>Trio Charneux - Leleux - Puma "Cinquième saison" Quand le jazz s'aventure aux frontières des musiques du monde</title>
   <pubDate>Mon, 17 Mar 2025 15:58:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[CédéDévédé]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le Jazz a toujours été aux frontières de multiples influences musicales. Il sait aussi bien épouser les envoûtantes mélopées orientales que les mystérieuses et mélancoliques mélodies klezmers. Au carrefour de ces inspirations plurielles, il existe une musique intercontinentale provenant d'un pays imaginaire ou à inventer, un lieu où les sons peuvent s'entrecroiser et dialoguer sans bagages, ni passeport. Aussi chaude que les congères de neige de la Taïga, plus rafraîchissante que la torpeur sub-saharienne... Les compositions proposées par le Trio Charneux - Leleux - Puma dans "Cinquième saison" appartiennent à ces espérances !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87248610-61923012.jpg?v=1742225232" alt="Trio Charneux - Leleux - Puma "Cinquième saison" Quand le jazz s'aventure aux frontières des musiques du monde" title="Trio Charneux - Leleux - Puma "Cinquième saison" Quand le jazz s'aventure aux frontières des musiques du monde" />
     </div>
     <div>
      Aurélie Charneux est clarinettiste, de formation classique. Tout en sachant être simplement une interprète, elle est également compositrice et improvisatrice. Son ouverture aux musiques du monde l'amène à explorer et mélanger différents langages. Les musiques d'Europe de l'Est – plus particulièrement la musique klezmer (elle est fondatrice du Klezmic Zirkus) –, orientales et le swing, entre autres, ont une grande influence sur son parcours.        <br />
              <br />
       De ce fait, elle explore et s'essaye à différentes formes musicales, mais aussi scéniques, comme avec son quintet Mamaliga Orkestar aux influences Rom. Concernant ce dernier, leurs concerts sont agrémentés d'une mise en scène avec des costumes (cinq robes de mariées) et un jeu de scène, entraînant ainsi le public dans un univers vivant, décalé et poétique.       <br />
              <br />
       Le trio, formé avec les musiciens Simon Leleux et Nicolas Puma, est son dernier projet en date, dont elle a composé la plupart des titres. Celui est son sixième album chez homerecords.be et sans doute son plus personnel. Pour ce qui est des artistes &quot;convoqués&quot;, le premier, percussionniste, s'est spécialisé dans le jeu du Doholla – une darbouka qui se caractérise par sa grande taille et un son très grave – ainsi que la pratique d'autres percussions, de styles rythmiques arabes et du Moyen-Orient. Le second est un contrebassiste, compositeur, qui sait multiplier les expériences, de l'expérimental Neige Trio aux nombreuses collaborations jazz en passant par la chanson avec la liégeoise (et hispanique) Nena.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87248610-61923024.jpg?v=1742225289" alt="Trio Charneux - Leleux - Puma "Cinquième saison" Quand le jazz s'aventure aux frontières des musiques du monde" title="Trio Charneux - Leleux - Puma "Cinquième saison" Quand le jazz s'aventure aux frontières des musiques du monde" />
     </div>
     <div>
      Pour apporter des colorations &quot;cordes&quot; sur quelques plages de l'album, Aurélie Charneux a fait appel au Quatuor Prisma. Ce dernier, formé en 2019, est né d'une rencontre fortuite entre les deux musiciennes et les deux musiciens lors de leur participation à l'enregistrement de l'album &quot;Of Paint and Gold&quot; d'O.R.A. (groupe électro rock alternatif). Sans se connaître, ils ont ressenti une connexion immédiate, les incitant à former un quatuor à cordes pour prolonger cette aventure musicale. Depuis, le Quatuor a collaboré avec des artistes tels que Kyo, Colt ou encore Leo Nocta. Leur répertoire s'étend de la pop au jazz, en passant par le classique. Cette diversité leur permet de s'adapter à divers contextes artistiques, comme ici le jazz et la world music.       <br />
              <br />
       En guise d'introduction, comme annonçant ce qui va suivre, &quot;Juin en novembre&quot; est une balade méditerranéenne, naviguant d'une rive à l'autre, où émergent notamment des rythmes syncopés, le ternaire laissant la place à un 11 à l'énergie plus haute, et à quelques fugaces ambiances orientales. Voguant avec une fluidité presque aquatique, chaque instrument prend ici la parole, comme une présentation posée, tout en laissant planer quelques mystères, appelant la suite qu'est &quot;Cinquième saison&quot;, la seconde composition qui donne son titre à cet opus.       <br />
              <br />
       Celle-ci commence par une rythmique soutenue appelant les violons, puis la clarinette, sur une mélodie dansante bien qu'asymétrique de mesures à cinq temps. Les envolées venteuses, mais enthousiastes, d'Aurélie créent un univers mélodieux entre nostalgie et espérance dans le futur, presque une utopie… Le temps de la cinquième saison serait-il enfin venu ?       <br />
              <br />
       Tout comme l'ère de nouvelles contrées. Et &quot;Tropical Taïga&quot;, serait alors un mélange de froid et de chaud, d'un côté les montagnes de l'Europe de l'Est, le phrasé klezmer, de l'autre les influences orientales, ensoleillées, presque sous les palmiers. Une évasion et une conversation à trois, vers un pays qui n'existe pas encore, dialogue tout en finesse et variété dans l'utilisation des percussions, de l'archet pour les cordes et d'une originalité intrigante du thème développé en improvisation par la clarinette.       <br />
              <br />
       Climat plus &quot;Sec et plutôt torride&quot; ensuite, avec une longue et chaleureuse mélopée d'inspiration orientale enveloppée par les battements organiques générés par les percussions de Simon Leleux. La fraîcheur arrive ensuite avec &quot;Température idéale&quot;, une balade sereine et printanière, puisant dans un souffle grave et une ligne de basse épurée, mais précise, le calme aérien d'un jazz sans complexe.       <br />
              <br />
       La plage 7, &quot;Solaire polaire&quot;, apporte aussi une forme d'air frais, vivifiant, virevoltant et joyeux, émanant d'une mélodie simple, mais très entraînante et extrêmement élégante, nous plongeant dans une douce beauté crépusculaire polaire. Suit &quot;Smog radieux&quot; qui, dans une succession d'ambiances et de rythmiques, tantôt feutré, tantôt rauque, nous convint de la réelle virtuosité du trio à dialoguer ensemble. Et cerise sur le gâteau, pour finir tout en douceur, les cordes du Quatuor Prisma accompagnent avec maestria l'intime mélodie pour dire simplement &quot;Écoute s'il pleut&quot;.       <br />
              <br />
       L'ensemble de cet opus ne laisse présager que du bon pour l'avenir, nous incitant à aller voyager avec le Trio Charneux - Leleux - Puma lors d'un concert, pour mieux attendre le prochain album… et se dire que le jazz est une réelle exploration d'univers musicaux nouveaux avec cette capacité rare aujourd'hui de pouvoir se mélanger avec bonheur, et en toute liberté !       <br />
       <b>◙ Gil Chauveau</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87248610-61923052.jpg?v=1742225316" alt="Trio Charneux - Leleux - Puma "Cinquième saison" Quand le jazz s'aventure aux frontières des musiques du monde" title="Trio Charneux - Leleux - Puma "Cinquième saison" Quand le jazz s'aventure aux frontières des musiques du monde" />
     </div>
     <div>
      <b>● Trio Charneux - Leleux - Puma "Cinquième saison".</b>       <br />
       Label : homerecords.be.       <br />
       Distribution : L'Autre Distribution.       <br />
       Sortie : 7 mars 2025.       <br />
              <br />
       Aurélie Charneux : compositions, clarinettes,       <br />
       Simon Leleux : percussions       <br />
       Nicolas Puma : contrebasse,       <br />
       Musiciens invités : Quatuor Prisma (titres 2, 5, 7, 9) composé de       <br />
       Allison Trésor (premier violon), Julien Gillain (second violon), Maxime Devynck (alto) et Eugénie Defraigne (violoncelle).       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>Concert de lancement</strong></span>       <br />
       10 avril 2025 au 360 Paris Music Factory, Paris 18ᵉ, 01 47 53 62 57.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/87248610-61923012.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Trio-Charneux-Leleux-Puma-Cinquieme-saison-Quand-le-jazz-s-aventure-aux-frontieres-des-musiques-du-monde_a4171.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-53999832</guid>
   <title>Le Trio Zadig nous entraîne au fil des "Saisons"</title>
   <pubDate>Thu, 18 Feb 2021 06:50:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[CédéDévédé]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   En décembre est paru en format digital un nouvel enregistrement des "Saisons" de Tchaïkovsky par le Trio Zadig dans la transcription d'Alexandre Goedicke. Il faut absolument découvrir cette belle version qui exalte une œuvre tout sauf mineure, rythmée par des poèmes russes lus par Stéphane Varupenne.     <div>
      Piotr Illitch Tchaïkovsky compose &quot;Les Saisons&quot;, douze courtes pièces pour piano illustrant chaque mois de l'année, pour répondre à une commande d'un magazine musical de St-Petersbourg. Initiées en novembre 1875 et terminées en mai 1876, ces miniatures illustrent les émotions, états d'âmes et activités d'une année tantôt vécue à la ville (&quot;Février - Le Carnaval&quot;, &quot;Décembre - Noël&quot;), tantôt à la campagne (&quot;Mars - Chant de l'Alouette&quot;, &quot;Juillet - Chant du Faucheur&quot;) en modes mineur ou majeur.        <br />
              <br />
       À l'aune du Romantisme musical, ces douze courtes partitions sont bien faites pour exprimer le temps qui passe, des moments de quiétude &quot;Au coin du feu&quot; (&quot;Janvier&quot;), aux emballements du cœur des &quot;Nuits de Mai&quot;, de la mélancolie intense de la fin de l'été (&quot;Octobre - Chant d'automne&quot;) à la sensibilité toute élégiaque des longues soirées de juin (célébrissime &quot; Barcarolle&quot;). La forme brève excelle aussi à rendre compte du geste auguste du &quot;Faucheur&quot; (&quot;Juillet&quot;), de ceux des paysans pour &quot;La Moisson&quot;, des mouvements de &quot;La Troïka&quot; lors d'une promenade (&quot;Novembre&quot;) ou des voltes de l'élégante valse de salon à &quot;Noël&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Le Trio Zadig, réussissant à démontrer qu'il s'agit là d'une œuvre de grande importance (à rebours d'une certaine doxa), a choisi la transcription pour violon, violoncelle et piano du compositeur russe Alexandre Goedicke (1877-1957). Un magnifique travail qui met en lumière selon ces adeptes du héros voltairien &quot;les aspects cachés, inattendus&quot; de pièces le plus souvent contrapuntiques (qui appelaient donc l'extériorisation de ces trois voix), tout en donnant une belle ampleur au cycle.       <br />
              <br />
       Le chant du violon de Boris Borgolotto, la voix grave du violoncelle de Marc Girard-Garcia et l'éloquent piano de Ian Barber s'enlacent, s'épousent, se répondent en un dialogue plein de verve, parfois en une conversation où l'on s'écoute, voire où l'on se fait écho. Trois voix apportant, à chacune de leurs interventions nourrissant le discours, une égale et déterminante science du lyrisme romantique chambriste.       <br />
              <br />
       Les trois complices ont par ailleurs voulu accentuer le caractère poétique de ces &quot;Saisons&quot; et créer un livre musical en confiant à Stéphane Varupenne, sociétaire de la Comédie-Française (et musicien à ses heures), le soin de lire des extraits de poèmes russes (de Pouchkine, Maïkov, Pletcheiev ou Nekrassov, entre autres) évoquant ces mêmes mois de l'année. Une union de la musique de chambre et de la poésie qui se révèle ici des plus heureuses.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/53999832-40736580.jpg?v=1613587208" alt="Le Trio Zadig nous entraîne au fil des "Saisons"" title="Le Trio Zadig nous entraîne au fil des "Saisons"" />
     </div>
     <div>
      <b>● Trio Zadig - Stéphane Varupenne &quot;Tchaïkovsky - Les Saisons, Live in Paris&quot;.</b>       <br />
       Label : Fuga Libera.       <br />
       Distribution : Outhere Music.        <br />
       Format digital disponible depuis décembre 2020.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://triozadig.com/fr/home-fr" target="_blank">&gt;&gt; triozadig.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/53999832-40736580.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Trio-Zadig-nous-entraine-au-fil-des-Saisons_a2882.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-22718536</guid>
   <title>•Avignon Off 2018• Dans "Une saison en Enfer",  Jean-Quentin Châtelain donne sa chair à un Rimbaud prophète</title>
   <pubDate>Mon, 04 Jun 2018 06:06:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2018]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   De l'ombre paraît, massif et solide, un chamane, un anachorète, ou bien un cénobite, un alchimiste peut-être… Quelque officiant puissant à coup sûr. Au centre de ce qui pourrait être un cratère de météorite, Jean-Quentin Châtelain s'aventure dans les dédales des différents textes qui composent "Une saison en Enfer" d'Arthur Rimbaud.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/22718536-25296091.jpg?v=1489727619" alt="•Avignon Off 2018• Dans "Une saison en Enfer",  Jean-Quentin Châtelain donne sa chair à un Rimbaud prophète" title="•Avignon Off 2018• Dans "Une saison en Enfer",  Jean-Quentin Châtelain donne sa chair à un Rimbaud prophète" />
     </div>
     <div>
      Le comédien n'est que retenue et intensité. Contenant le flux de paroles, de raison et de sensations qui traverse le texte. Par un tâtonnement tout en tension, il est toutes les visions, raisons et obédiences et entretient par rapport à elles une hésitation maîtrisée, refusant d'exploiter des lignes d'interprétations forcément réductrices. Il est logos résistant à la perte du temps, à la matière, modelant ses univers.       <br />
              <br />
       Et, dans un étonnant phénomène de transsubstantiation, Arthur Rimbaud est là, délivrant son œuvre énigmatique. Jean-Quentin Châtelain donne sa chair à un Rimbaud prophète en dépit de lui-même. Verbe d'une créature approchant de ses limites et qui éprouve une immense lassitude. Au seuil d'un épuisement constamment reconduit.       <br />
              <br />
       Dans ce dispositif, Jean-Quentin Châtelain, avec un calme inquiet, une inquiétude contenue, touche au point de création, un point &quot;poïétique&quot;. Sans panique, il est possédé par la Poésie, exprimant la plainte fière d'une vie, qui, dans son ressourcement continu, ne s'épuise pas. Il est en lévitation, sur un lac noir, comme animé de la lave qui l'a engendré et qui le reflète encore. Il interroge ses ancêtres, ses anges déchus, incubes et succubes de sa pensée. En rencontre de lui-même, il vit son état comme un enfer. &quot;Je est un autre&quot;.       <br />
              <br />
       Cet authentique travail artistique présente le texte de Rimbaud dans une clarté renouvelée. Comme un éblouissement, une apparition, déjà engagée, pas encore achevée. Comme une transfiguration.       <br />
              <br />
       Le spectateur (qu'il connaisse ou non l'œuvre) est impressionné. En signe de remerciements, il oppose à l'intensité du jeu du comédien, l'explosion d'énergie que sont ses applaudissements.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Une Saison en Enfer"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/22718536-25296092.jpg?v=1489727860" alt="•Avignon Off 2018• Dans "Une saison en Enfer",  Jean-Quentin Châtelain donne sa chair à un Rimbaud prophète" title="•Avignon Off 2018• Dans "Une saison en Enfer",  Jean-Quentin Châtelain donne sa chair à un Rimbaud prophète" />
     </div>
     <div>
      Tout public à partir de 12 ans.       <br />
       Textes : Arthur Rimbaud.       <br />
       Mise en scène : Ulysse di Gregorio.       <br />
       Avec : Jean-Quentin Châtelain.       <br />
       Production le K Samka.       <br />
       Durée : 1 h 05.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2018•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 6 au 29 juillet 2018.</span>       <br />
       Tous les jours à 11 h, relâche le lundi.       <br />
       Théâtre des Halles, Salle Chapelle,       <br />
       rue du Roi René, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 90 85 52 57/04 32 76 24 51.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatredeshalles.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredeshalles.com/</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.ksamka.com/index.php" target="_blank">&gt;&gt; ksamka.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/22718536-25296091.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Avignon-Off-2018-Dans-Une-saison-en-Enfer--Jean-Quentin-Chatelain-donne-sa-chair-a-un-Rimbaud-prophete_a2138.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-19923512</guid>
   <title>Une saison épatante en 2018/2019 pour les 350 ans de l'Opéra de Paris… et les 30 ans de l'Opéra Bastille</title>
   <pubDate>Sat, 03 Feb 2018 15:09:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Lyrique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Une jeunesse insolente et douée, voilà qui peut résumer notre sentiment à l'issue de deux soirées exceptionnelles au Palais Garnier. Vendredi 26 janvier, les chanteurs de l'Académie donnaient un concert à tous égards remarquable de promesses. Ces jeunes talents ont côtoyé stars de la danse, du chant et de la mise en scène lors d'un spectacle roboratif donné lundi 29 pour annoncer la saison anniversaire de la grande maison fondée par Louis XIV en 1669.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/19923512-23616212.jpg?v=1517667317" alt="Une saison épatante en 2018/2019 pour les 350 ans de l'Opéra de Paris… et les 30 ans de l'Opéra Bastille" title="Une saison épatante en 2018/2019 pour les 350 ans de l'Opéra de Paris… et les 30 ans de l'Opéra Bastille" />
     </div>
     <div>
      Avec le concert de l'Académie, les promesses de &quot;La Ronde&quot; de Philippe Boesmans (production donnée l'automne) se sont grandement confirmées. Dans un programme en partie consacré à l'opéra français (Massenet, Berlioz), à Mozart, Rossini et Richard Strauss, les jeunes chanteurs de l'Académie de l'ONP (cette école de professionnalisation dont Christian Schirm assure la direction depuis longtemps) ont encore brillé, témoignant d'un recrutement clairvoyant.        <br />
              <br />
       Dans la première scène de &quot;Cosi fan Tutte&quot;, Danylo Matviienko (Guglielmo) et Maciej Kwasnikowski (Ferrando) ont affiché une belle fatuité matinée de juvénile incrédulité face au pari cynique du Don Alfonso de Mateusz Hoedt. En Chorèbe dans le duo de l'acte I des &quot;Troyens&quot; de Berlioz (&quot;Tout est menace au ciel&quot;), D. Matviienko a pu donner encore libre cours à son superbe tempérament avec une ligne de chant toujours élégante. Chez les hommes, Jean François Marras a su charmer en Prince dans la &quot;Cendrillon&quot; de Massenet (dans le duo de l'acte III &quot;A deux genoux&quot;) face à Marianne Croux, cette superbe soprano promise à un bel avenir.       <br />
              <br />
       Les moyens phénoménaux d'Angélique Boudeville, en Comtesse des &quot;Noces de Figaro&quot; (&quot;Dove sono&quot;) et en Maréchale du &quot;Chevalier à la Rose&quot;, ont compensé son jeu monotone. La soprano Sarah Shine, en Sophie du &quot;Werther&quot; de Massenet face à l'impressionnante mezzo libanaise Farrah El Dibany (émouvante Charlotte à qui il ne manque aucune note) et en Sophie du &quot;Chevalier&quot;, a triomphé avec aisance. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/19923512-23616231.jpg?v=1517667363" alt="Une saison épatante en 2018/2019 pour les 350 ans de l'Opéra de Paris… et les 30 ans de l'Opéra Bastille" title="Une saison épatante en 2018/2019 pour les 350 ans de l'Opéra de Paris… et les 30 ans de l'Opéra Bastille" />
     </div>
     <div>
      Avec son incarnation de feu, ses vocalises enchanteresses et sa présence lumineuse, son duo final avec l'envoûtant Octavian de l'intense Jeanne Ireland a été source de ravissement. Même l'orchestre de l'Opéra de Paris (sur scène) aussi expérimenté que désagréable (indifférent à l'engagement du chef Jean-François Verdier comme aux acclamations du public à qui il tourne le dos dès la fin du concert) a irradié dans un Finale bouleversant. Les pupitres ont su alors porter haut la magie orchestrale avec un sens merveilleux des transparences sonores comme de la subtilité dans le chatoiement des couleurs straussiennes. Un moment de grâce dans cette alchimie entre jeunes chanteurs et musiciens à leur écoute.       <br />
              <br />
       Pour la soirée d'annonce de la saison prochaine, l'Opéra de Paris a vu les choses en grand en nous gratifiant d'un spectacle où le charme le disputait à la jeunesse. Les extraits d'opéras et de ballets ont encadré des conversations entre les artistes maison et des metteurs en scène (Roméo Castellucci, Robert Carsen), avec la directrice de la danse Aurélie Dupont, le chorégraphe Mats Ek ou avec le chef Philippe Jordan - un dispositif convaincant accompagné de la Cappella Mediterranea de Leonardo Garcia Alarcon ou de musiciens solistes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/19923512-23616291.jpg?v=1517667951" alt="Une saison épatante en 2018/2019 pour les 350 ans de l'Opéra de Paris… et les 30 ans de l'Opéra Bastille" title="Une saison épatante en 2018/2019 pour les 350 ans de l'Opéra de Paris… et les 30 ans de l'Opéra Bastille" />
     </div>
     <div>
      Dans une belle mise en scène inventive de Vincent Huguet (mise en lumière par Bertrand Couderc), le programme des 350 ans s'est incarné en donnant l'eau à la bouche. Se sont distingués Julie Fuchs (impressionnant air de Fatime) et Florian Sempey dans &quot;Les Indes Galantes&quot; (L. Garcia Alarcon, Clément Cogitore)*, Karine Deshayes dans &quot;Les Huguenots&quot; (M. Mariotti, A. Kriegenburg)*, et Ludovic Tézier dans &quot;Simon Boccanegra&quot; (F. Luisi, C. Bieito)*.       <br />
              <br />
       Côté danse, le pas de deux de l'étoile Hugo Marchand avec Ludmila Pagliero sur &quot;Trois Gnossiennes&quot; d'Éric Satie a fait sensation, de même que l'évocation &quot;Autour de Degas&quot; des élèves de l'École de danse (sur la sonate de César Franck) témoignant des actions prévues hors-les-murs de l'ONP avec de grandes institutions (entre autres, le Musée d'Orsay, le Centre Pompidou à Paris et Metz, ou des théâtres en régions).       <br />
              <br />
       Trente-deux programmes dont dix-neuf opéras (cinq opéras français parfois rarement donnés) et onze ballets enrichiront une saison qui, tel Janus, sera tournée entre passé et avenir : le génial Roméo Castellucci va mettre en scène &quot;Il Primo Omicidio&quot; de D. Scarlatti (avec pour la première fois à l'ONP René Jacobs) tandis que Claus Guth donnera forme à la commande faite auprès du compositeur suisse Michael Jarrell, une &quot;Bérénice&quot; que dirigera Philippe Jordan (dans le cycle de créations consacré à la littérature française).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/19923512-23616315.jpg?v=1517668362" alt="Une saison épatante en 2018/2019 pour les 350 ans de l'Opéra de Paris… et les 30 ans de l'Opéra Bastille" title="Une saison épatante en 2018/2019 pour les 350 ans de l'Opéra de Paris… et les 30 ans de l'Opéra Bastille" />
     </div>
     <div>
      Le cycle dédié à Berlioz se poursuit avec &quot;Les Troyens&quot; (P. Jordan, D. Tcherniakov)*, de même que le cycle russe avec &quot;Le Prince Igor&quot; de Borodine (P. Jordan, B. Kovsky)*, &quot;Lady Macbeth of Mzensk&quot; de Chostakovitch (I. Metzmacher, K. Warlikowski)*, le cycle mozartien aussi avec &quot;Don Giovanni&quot; (P. Jordan, I. van Hove)* et &quot;La Flûte enchantée&quot; (H. Nànàsi, R. Carsen)*. Deux productions de &quot;La Traviata&quot; rivaliseront avec trois autres opéras de G. Verdi, et avec des œuvres variées. À noter une reprise du magnifique &quot;Tristan und Isolde&quot; de Peter Sellars (dir. P. Jordan) dès septembre 2018.       <br />
              <br />
       Les grands chanteurs d'envergure se succéderont (outre les Français déjà mentionnés) : Anja Harteros, Martina Serafin, Pretty Yende, Sonya Yoncheva, Jonas Kaufmann, Roberto Alagna, Vittorio Grigolo, Benjamin Bernheim, entre autres. Pour une saison spécialement étendue à décembre 2019, les motifs de se réjouir ne manquent donc pas.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Direction musicale et mise en scène en 2018/2019.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/19923512-23616391.jpg?v=1517668662" alt="Une saison épatante en 2018/2019 pour les 350 ans de l'Opéra de Paris… et les 30 ans de l'Opéra Bastille" title="Une saison épatante en 2018/2019 pour les 350 ans de l'Opéra de Paris… et les 30 ans de l'Opéra Bastille" />
     </div>
     <div>
      <b>Gala des 350 ans de l'Opéra national de Paris le</b> <span class="fluo_jaune">8 mai 2019.</span>       <br />
       Direction : G. Sagripanti avec A. Netrebko et Y. Eyvazov.       <br />
       Informations complètes sur le site :       <br />
       <a class="link" href="https://www.operadeparis.fr/" target="_blank">&gt;&gt; operadeparis.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/19923512-23616212.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Une-saison-epatante-en-2018-2019-pour-les-350-ans-de-l-Opera-de-Paris-et-les-30-ans-de-l-Opera-Bastille_a2039.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-11401025</guid>
   <title>Dans "Une saison en Enfer",  Jean-Quentin Châtelain donne sa chair à un Rimbaud prophète</title>
   <pubDate>Fri, 17 Mar 2017 06:11:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   De l'ombre paraît, massif et solide, un chamane, un anachorète, ou bien un cénobite, un alchimiste peut-être… Quelque officiant puissant à coup sûr. Au centre de ce qui pourrait être un cratère de météorite, Jean-Quentin Châtelain s'aventure dans les dédales des différents textes qui composent "Une saison en Enfer" d'Arthur Rimbaud.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/11401025-19019884.jpg?v=1489727619" alt="Dans "Une saison en Enfer",  Jean-Quentin Châtelain donne sa chair à un Rimbaud prophète" title="Dans "Une saison en Enfer",  Jean-Quentin Châtelain donne sa chair à un Rimbaud prophète" />
     </div>
     <div>
      Le comédien n'est que retenue et intensité. Contenant le flux de paroles, de raison et de sensations qui traverse le texte. Par un tâtonnement tout en tension, il est toutes les visions, raisons et obédiences et entretient par rapport à elles une hésitation maîtrisée, refusant d'exploiter des lignes d'interprétations forcément réductrices. Il est logos résistant à la perte du temps, à la matière, modelant ses univers.       <br />
              <br />
       Et, dans un étonnant phénomène de transsubstantiation, Arthur Rimbaud est là, délivrant son œuvre énigmatique. Jean-Quentin Châtelain donne sa chair à un Rimbaud prophète en dépit de lui-même. Verbe d'une créature approchant de ses limites et qui éprouve une immense lassitude. Au seuil d'un épuisement constamment reconduit.       <br />
              <br />
       Dans ce dispositif, Jean-Quentin Châtelain, avec un calme inquiet, une inquiétude contenue, touche au point de création, un point &quot;poïétique&quot;. Sans panique, il est possédé par la Poésie, exprimant la plainte fière d'une vie, qui, dans son ressourcement continu, ne s'épuise pas. Il est en lévitation, sur un lac noir, comme animé de la lave qui l'a engendré et qui le reflète encore. Il interroge ses ancêtres, ses anges déchus, incubes et succubes de sa pensée. En rencontre de lui-même, il vit son état comme un enfer. &quot;Je est un autre&quot;.       <br />
              <br />
       Cet authentique travail artistique présente le texte de Rimbaud dans une clarté renouvelée. Comme un éblouissement, une apparition, déjà engagée, pas encore achevée. Comme une transfiguration.       <br />
              <br />
       Le spectateur (qu'il connaisse ou non l'œuvre) est impressionné. En signe de remerciements, il oppose à l'intensité du jeu du comédien, l'explosion d'énergie que sont ses applaudissements.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Une Saison en Enfer"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/11401025-19019897.jpg?v=1489727860" alt="Dans "Une saison en Enfer",  Jean-Quentin Châtelain donne sa chair à un Rimbaud prophète" title="Dans "Une saison en Enfer",  Jean-Quentin Châtelain donne sa chair à un Rimbaud prophète" />
     </div>
     <div>
      Textes : Arthur Rimbaud.       <br />
       Mise en scène : Ulysse di Gregorio.       <br />
       Avec : Jean-Quentin Châtelain.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 8 mars au 6 mai 2017.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 19 h.       <br />
       Théâtre Le Lucernaire, Paris 6e, 01 45 44 57 34.        <br />
       <a class="link" href="http://www.lucernaire.fr/" target="_blank">&gt;&gt; lucernaire.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/11401025-19019884.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Dans-Une-saison-en-Enfer--Jean-Quentin-Chatelain-donne-sa-chair-a-un-Rimbaud-prophete_a1767.html</link>
  </item>

 </channel>
</rss>
