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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
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   <title>"Trissotin…" Union du corps et de l'esprit par l'amour, le désir et l'humour</title>
   <pubDate>Thu, 04 Apr 2019 08:03:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Reprise ! Pour Henriette et Armande, c'est l'heure de l'émancipation. Ces deux jeunes femmes ont reçu une très bonne éducation, s'expriment avec précision et même élégance, jouissent d'une évidente aisance matérielle au sein d'une famille solide et traditionnelle. La mère tient en effet la culotte en son ménage et le père est gentil quoique un peu faible…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/29466782-28506217.jpg?v=1546689970" alt=""Trissotin…" Union du corps et de l'esprit par l'amour, le désir et l'humour" title=""Trissotin…" Union du corps et de l'esprit par l'amour, le désir et l'humour" />
     </div>
     <div>
      Elles ont trouvé l'oiseau rare. Clitandre. Un jeune homme beau comme un comédien, certes un peu pauvre mais qui a la tête bien faite et de grandes espérances car il est poussé à la cour…       <br />
              <br />
       L'ainée a approfondi Descartes, le dualisme ainsi que les stoïciens, et conteste l'institution du mariage. La cadette à l'évidence, dans sa capacité à conjuguer plaisir et amour dans une perspective de mariage heureux, a compris Lucrèce et son &quot;de natura rerum&quot;.       <br />
              <br />
       Leur mère Philaminte et leur tante Belise se sont piquées des dernières connaissances scientifiques logiques et poétiques. Leur apprentissage encore naïf pèse sur l'ordonnancement de la maison. Voulant être savantes pour se montrer savantes, elles se sont entichées d'un Tartuffe au petit pied, un Trissotin pédant et à la pointe de la mode qui en veut à leur richesse. L'histoire frise la catastrophe.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/29466782-28506218.jpg?v=1546690057" alt=""Trissotin…" Union du corps et de l'esprit par l'amour, le désir et l'humour" title=""Trissotin…" Union du corps et de l'esprit par l'amour, le désir et l'humour" />
     </div>
     <div>
      Écrite (et avec quel brio) par Molière, la pièce &quot;Trissotin ou Les Femmes Savantes&quot; démontre par la satire que la femme partage avec l'homme un même désir de pédanterie, de vanités et de capacités d'aveuglements. Elle souligne aussi par son ironie joyeuse que le droit à la connaissance est partagé entre les deux sexes et que, l'avenir de l'un sans l'autre étant bien sombre, il vaut mieux que l'un et l'autre s'acceptent mutuellement pour un optimisme de la vie.       <br />
              <br />
       Car tout cela n'est que comédie.       <br />
              <br />
       La mise en scène de Macha Makeïeff impose des conventions fortes tout en évitant le piège de tourner en ridicule. Elle s'appuie sur une dimension foldingue frapadingue parfaitement assumée. En décrivant minutieusement une bourgeoisie artiste immergée dans l'air du temps, frappée au coin de la mode rétro soixante-dix et des meubles vintages.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/29466782-28506219.jpg?v=1447751012" alt=""Trissotin…" Union du corps et de l'esprit par l'amour, le désir et l'humour" title=""Trissotin…" Union du corps et de l'esprit par l'amour, le désir et l'humour" />
     </div>
     <div>
      La mise en scène épouse le texte et ses personnages avec leurs alexandrins. Exploitant tous les effets de miroirs qui relient et opposent les personnages.       <br />
              <br />
       Les deux sœurs se font face et s'opposent en de quasi duels : l'une coquette, l'autre sage.       <br />
              <br />
       En vis-à-vis, le père Chrysale et son frère Ariste, déjà vieux ingénus qui veulent conserver l'apparence d'une jeunesse, jouent de leur complicité pour recoudre les liens familiaux et fomentent une farce la farce finale qui confondra le méchant.       <br />
              <br />
       Pour ce qui est de Bélise et Trissotin, personnages les plus excessifs, la metteure en scène joue sur les effets de travestissement.       <br />
              <br />
       Bélise est une vieille fille portée par un comédien dont la virilité de ténor ne peut être contestée et qui sait admirablement moduler toutes les gammes d'une féminité vouée, par ses excès de coquetteries érotisées, à la perdition dans des paradis imaginaires, romanesques et merveilleux. Le rôle est formidablement drôle.       <br />
              <br />
       Trissotin est conçu comme un Conchita Wurst muté en rêve de John Galliano, il est un personnage redoutablement inquiétant de sophistication. Plus intello, fat, germanopratin et esthète, on meurt.       <br />
              <br />
       Quant à la mère, digne héritière des Branquignols et des Saintes Chéries, elle glisse de crises de folie en crise d'autorité, frôlant la perte de sa distinction et de sa conscience dans une fantaisie et une liberté de gammes à donner le vertige.       <br />
              <br />
       En réponse, la servante Martine est une jeune femme à la colère d'aujourd'hui, franche et directe.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/29466782-28506220.jpg?v=1447751378" alt=""Trissotin…" Union du corps et de l'esprit par l'amour, le désir et l'humour" title=""Trissotin…" Union du corps et de l'esprit par l'amour, le désir et l'humour" />
     </div>
     <div>
      Le texte est joué avec un tel degré d'intériorisation qu'aucun effet de surface, aucun anachronisme ne peut altérer les situations et si la pièce et sa mise en scène tire à farce, à satire, scéniquement la fluidité est parfaite. Le parler populaire et le parler élégant se fondent dans le geste et le mouvement.       <br />
              <br />
       La mise en scène est emportée avec précision, légèreté, vivacité, gaité, dégage des pouvoirs étranges, engendre comme un miracle de cohérence. Toutes les conventions théâtrales se fondent dans une atmosphère de vraisemblance et donnent à chacun son instant et son instinct de vérité. Le spectateur à chaque instant se retrouve complice de cette famille et ne peut railler.       <br />
              <br />
       Par ce travail de comédie de mœurs, démonstration est faite scéniquement que dans un monde où les femmes se piquent d'être à l'égal des hommes, d'être des auteur(e)s, des savant(e)s, la pensée de mondes séparés (celui des sexes, des fonctions sociales, de la raison et de la déraison pourtant communément admise) est fausse. Démonstration est faite que d'authentiques chimères se concrétisent sur scène, forgeant l'union du corps et de l'esprit par l'amour et le désir et l'humour. Le théâtre en est le laboratoire et le rire s'épanouit en sourire d'aise, et conserve les volutes de la gaité qui ont déferlé.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Trissotin ou Les Femmes Savantes"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/29466782-28506221.jpg?v=1447751436" alt=""Trissotin…" Union du corps et de l'esprit par l'amour, le désir et l'humour" title=""Trissotin…" Union du corps et de l'esprit par l'amour, le désir et l'humour" />
     </div>
     <div>
      Texte : Molière.       <br />
       Mise en scène, décor et costumes : Macha Makeïeff.       <br />
       Assistants à la mise en scène : Gaëlle Hermant et Camille de la Guillonnière.       <br />
       Avec : Marie-Armelle Deguy, Vincent Winterhalter, Jeanne-Marie Levy, Geoffroy Rondeau, Vanessa Fonte, Caroline Espargilière, Arthur Igual ou Ivan Ludlow (en alernance), Philippe Fenwick, Pascal Ternisien, Louise Rebillaud, Bertrand Poncet, Arthur Deschamps (sous réserve).       <br />
       Lumières : Jean Bellorini, assisté d'Olivier Tisseyre.       <br />
       Son : Xavier Jacquot.       <br />
       Coiffures et maquillage : Cécile Kretschmar, assistée de Judith Scotto.       <br />
       Arrangements musicaux : Macha Makeïeff et Jean Bellorini.       <br />
       Assistante à la scénographie et accessoires : Margot Clavières.       <br />
       Construction d’accessoires : Patrice Ynesta.       <br />
       Assistante aux costumes : Claudine Crauland.       <br />
       Régisseur Général : André Neri.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/29466782-28506222.jpg?v=1447751675" alt=""Trissotin…" Union du corps et de l'esprit par l'amour, le désir et l'humour" title=""Trissotin…" Union du corps et de l'esprit par l'amour, le désir et l'humour" />
     </div>
     <div>
      Iconographe : Guillaume Cassar.       <br />
       Studio son : Sébastien Trouvé.       <br />
       Durée : 2 h 15.       <br />
       Production La Criée Théâtre national de Marseille.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 10 avril au 10 mai 2019.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 21 h sauf mardi 16 et jeudi 18 avril à 20 h, dimanche à 15 h.       <br />
       La Scala, Paris 10e, 01 40 03 44 30.       <br />
       <a class="link" href="https://lascala-paris.com/programmation/trissotin-ou-les-femmes-savantes/" target="_blank">&gt;&gt; lascala-paris.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/29466782-28506217.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Trissotin-Union-du-corps-et-de-l-esprit-par-l-amour-le-desir-et-l-humour_a2315.html</link>
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   <title>Royal bilan pour le Festival de Saint-Denis</title>
   <pubDate>Fri, 08 Jul 2016 07:38:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Concerts]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le Festival de Saint-Denis s'est achevé avec succès en rassemblant plus de 42 000 spectateurs pour plus de quarante manifestations depuis janvier. L'un des plus emblématiques festivals d'Île-de-France proposait particulièrement une série d'événements musicaux d'importance depuis fin mai et jusqu'au 24 juin. Dans l'antique Basilique, la nécropole des rois de France, a retenti deux fois la fameuse 9e symphonie de Ludwig Van Beethoven, en manière de clôture grandiose.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9813877-15858490.jpg?v=1467956791" alt="Royal bilan pour le Festival de Saint-Denis" title="Royal bilan pour le Festival de Saint-Denis" />
     </div>
     <div>
      Douze concerts dans la Basilique (dont dix concerts classiques, deux créations &quot;Métis&quot;), cinq récitals et rendez-vous dédiés à la musique de chambre à la Légion d'honneur, des masterclasses et de nombreuses opérations de sensibilisation en milieu scolaire (avec notamment le Secession Orchestra en résidence au festival, dirigé par l'excellent Clément Mao-Takacs) ont émaillé cette édition 2016. Après l'ouverture avec la Troisième Symphonie de Gustav Mahler donnée par l'Orchestre philharmonique de Radio-France, dirigé par son nouveau directeur musical, Mikko Franck, le public a vécu d'autres belles soirées.       <br />
              <br />
       Entre autres nombreux événements, citons la création &quot;De Sarajevo&quot; de Goran Bregovic dans la Basilique, le premier &quot;Magnificat&quot; de Jean-Sébastien Bach de l'Ensemble Pygmalion (dirigé évidemment par Raphaël Pichon), le méconnu &quot;Requiem&quot; de Gaetano Donizetti donné par L. Garcia Alarcon et la création de &quot;Birds on a wire - Wish you were here&quot; avec Rosemary Standley et Dom La Nena et le Britten Sinfonia. Un des clous du festival en fut sa conclusion avec une superbe Symphonie n°9 de Beethoven, célèbre pour sa fameuse &quot;Ode à la joie&quot; de Friedrich von Schiller en finale.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9813877-15858509.jpg?v=1467957022" alt="Royal bilan pour le Festival de Saint-Denis" title="Royal bilan pour le Festival de Saint-Denis" />
     </div>
     <div>
      Présente-t-on encore cette symphonie créée à Vienne en 1824 et qui concrétisait le vœu du compositeur (depuis 1793) de mettre en musique l'ode du poète, véritable exhortation à la fraternité entre les hommes ? Convoquant le plus important des effectifs (et pour la première fois des percussions militaires), c'est l'œuvre de tous les superlatifs.        <br />
              <br />
       Superlatif fut l'Orchestre national de France dirigé par (le successeur à Bologne de Daniele Gatti) Michele Mariotti. Magnifiques aussi (pour le finale d'une durée d'environ trente minutes) furent le chœur de Radio-France et les quatre solistes invités. Outre les talentueux Riccardo Zanellato, Maria Katzarava, Marianna Pizzolato, le ténor Torsten Kerl donnait encore de beaux frissons et une interprétation idéale au service de ce chef-d'œuvre du génie humain.        <br />
              <br />
       Certains concerts sont visibles sur Culturebox pendant six mois.       <br />
              <br />
       <b>Le prochain Festival de Saint-Denis se déroulera du 30 mai au 30 juin 2017.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/9813877-15858490.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Royal-bilan-pour-le-Festival-de-Saint-Denis_a1649.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Femmes Savantes par Makaïeff... Amour, désir et humour forgent l'union du corps et de l'esprit</title>
   <pubDate>Tue, 17 Nov 2015 09:55:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Reprise ! Pour Henriette et Armande, c'est l'heure de l'émancipation. Ces deux jeunes femmes ont reçu une très bonne éducation, s'expriment avec précision et même élégance, jouissent d'une évidente aisance matérielle au sein d'une famille solide et traditionnelle. La mère tient en effet la culotte en son ménage et le père est gentil quoique un peu faible…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8530936-13424059.jpg?v=1451577552" alt="Femmes Savantes par Makaïeff... Amour, désir et humour forgent l'union du corps et de l'esprit" title="Femmes Savantes par Makaïeff... Amour, désir et humour forgent l'union du corps et de l'esprit" />
     </div>
     <div>
      Elles ont trouvé l'oiseau rare. Clitandre. Un jeune homme beau comme un comédien, certes un peu pauvre mais qui a la tête bien faite et de grandes espérances car il est poussé à la cour…       <br />
              <br />
       L'ainée a approfondi Descartes, le dualisme ainsi que les stoïciens, et conteste l'institution du mariage. La cadette à l'évidence, dans sa capacité à conjuguer plaisir et amour dans une perspective de mariage heureux, a compris Lucrèce et son &quot;de natura rerum&quot;.       <br />
              <br />
       Leur mère Philaminte et leur tante Belise se sont piquées des dernières connaissances scientifiques logiques et poétiques. Leur apprentissage encore naïf pèse sur l'ordonnancement de la maison. Voulant être savantes pour se montrer savantes, elles se sont entichées d'un Tartuffe au petit pied, un Trissotin pédant et à la pointe de la mode qui en veut à leur richesse. L'histoire frise la catastrophe.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8530936-13424070.jpg?v=1447750927" alt="Femmes Savantes par Makaïeff... Amour, désir et humour forgent l'union du corps et de l'esprit" title="Femmes Savantes par Makaïeff... Amour, désir et humour forgent l'union du corps et de l'esprit" />
     </div>
     <div>
      Écrite (et avec quel brio) par Molière, la pièce &quot;Trissotin ou Les Femmes Savantes&quot; démontre par la satire que la femme partage avec l'homme un même désir de pédanterie, de vanités et de capacités d'aveuglements. Elle souligne aussi par son ironie joyeuse que le droit à la connaissance est partagé entre les deux sexes et que, l'avenir de l'un sans l'autre étant bien sombre, il vaut mieux que l'un et l'autre s'acceptent mutuellement pour un optimisme de la vie.       <br />
              <br />
       Car tout cela n'est que comédie.       <br />
              <br />
       La mise en scène de Macha Makeïeff impose des conventions fortes tout en évitant le piège de tourner en ridicule. Elle s'appuie sur une dimension foldingue frapadingue parfaitement assumée. En décrivant minutieusement une bourgeoisie artiste immergée dans l'air du temps, frappée au coin de la mode rétro soixante-dix et des meubles vintages.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8530936-13424112.jpg?v=1447751012" alt="Femmes Savantes par Makaïeff... Amour, désir et humour forgent l'union du corps et de l'esprit" title="Femmes Savantes par Makaïeff... Amour, désir et humour forgent l'union du corps et de l'esprit" />
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      La mise en scène épouse le texte et ses personnages avec leurs alexandrins. Exploitant tous les effets de miroirs qui relient et opposent les personnages.       <br />
              <br />
       Les deux sœurs se font face et s'opposent en de quasi duels : l'une coquette, l'autre sage.       <br />
              <br />
       En vis-à-vis, le père Chrysale et son frère Ariste, déjà vieux ingénus qui veulent conserver l'apparence d'une jeunesse, jouent de leur complicité pour recoudre les liens familiaux et fomentent une farce la farce finale qui confondra le méchant.       <br />
              <br />
       Pour ce qui est de Bélise et Trissotin, personnages les plus excessifs, la metteure en scène joue sur les effets de travestissement.       <br />
              <br />
       Bélise est une vieille fille portée par un comédien dont la virilité de ténor ne peut être contestée et qui sait admirablement moduler toutes les gammes d'une féminité vouée, par ses excès de coquetteries érotisées, à la perdition dans des paradis imaginaires, romanesques et merveilleux. Le rôle est formidablement drôle.       <br />
              <br />
       Trissotin est conçu comme un Conchita Wurst muté en rêve de John Galliano, il est un personnage redoutablement inquiétant de sophistication. Plus intello, fat, germanopratin et esthète, on meurt.       <br />
              <br />
       Quant à la mère, digne héritière des Branquignols et des Saintes Chéries, elle glisse de crises de folie en crise d'autorité, frôlant la perte de sa distinction et de sa conscience dans une fantaisie et une liberté de gammes à donner le vertige.       <br />
              <br />
       En réponse, la servante Martine est une jeune femme à la colère d'aujourd'hui, franche et directe.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8530936-13424148.jpg?v=1447751378" alt="Femmes Savantes par Makaïeff... Amour, désir et humour forgent l'union du corps et de l'esprit" title="Femmes Savantes par Makaïeff... Amour, désir et humour forgent l'union du corps et de l'esprit" />
     </div>
     <div>
      Le texte est joué avec un tel degré d'intériorisation qu'aucun effet de surface, aucun anachronisme ne peut altérer les situations et si la pièce et sa mise en scène tire à farce, à satire, scéniquement la fluidité est parfaite. Le parler populaire et le parler élégant se fondent dans le geste et le mouvement.       <br />
              <br />
       La mise en scène est emportée avec précision, légèreté, vivacité, gaité, dégage des pouvoirs étranges, engendre comme un miracle de cohérence. Toutes les conventions théâtrales se fondent dans une atmosphère de vraisemblance et donnent à chacun son instant et son instinct de vérité. Le spectateur à chaque instant se retrouve complice de cette famille et ne peut railler.       <br />
              <br />
       Par ce travail de comédie de mœurs, démonstration est faite scéniquement que dans un monde où les femmes se piquent d'être à l'égal des hommes, d'être des auteur(e)s, des savant(e)s, la pensée de mondes séparés (celui des sexes, des fonctions sociales, de la raison et de la déraison pourtant communément admise) est fausse. Démonstration est faite que d'authentiques chimères se concrétisent sur scène, forgeant l'union du corps et de l'esprit par l'amour et le désir et l'humour. Le théâtre en est le laboratoire et le rire s'épanouit en sourire d'aise, et conserve les volutes de la gaité qui ont déferlé.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Trissotin ou Les Femmes Savantes"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8530936-13424194.jpg?v=1447751436" alt="Femmes Savantes par Makaïeff... Amour, désir et humour forgent l'union du corps et de l'esprit" title="Femmes Savantes par Makaïeff... Amour, désir et humour forgent l'union du corps et de l'esprit" />
     </div>
     <div>
      Texte : Molière.       <br />
       Mise en scène, décor et costumes : Macha Makeïeff.       <br />
       Avec : Marie-Armelle Deguy, Arthur Deschamps, Karyll Elgrichi, Vanessa Fonte, Camille de La Guillonnière, Vincent Winterhalter, Arthur Igual en alternance avec Philippe Fenwick, Atmen Kelif, Ivan Ludlow, Geoffroy Rondeau, Thomas Morris, Maud Wyler.       <br />
       Lumière : Jean Bellorini assisté d’Olivier Tisseyre.       <br />
       Son : Xavier Jacquot.       <br />
       Coiffures et maquillage : Cécile Kretschmar.       <br />
       Assistanat à la mise en scène : Gaëlle Hermant et Camille de la Guillonnière.       <br />
       Assistanat à la scénographie et accessoires : Margot Clavières.       <br />
       Construction d’accessoires : Patrice Ynesta.       <br />
       Assistante aux costumes : Claudine Crauland.       <br />
       Durée : 2 h 10.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8530936-13424235.jpg?v=1447751675" alt="Femmes Savantes par Makaïeff... Amour, désir et humour forgent l'union du corps et de l'esprit" title="Femmes Savantes par Makaïeff... Amour, désir et humour forgent l'union du corps et de l'esprit" />
     </div>
     <div>
      Reprise du 29 septembre au 7 octobre 2016.       <br />
       Mercredi à 19 h, jeudi et vendredi à 20 h.       <br />
       La Criée Théâtre national, Marseille, 04 91 54 70 54.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-lacriee.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-lacriee.com</a>       <br />
              <br />
       Du 11 au 29 novembre 2015.       <br />
       Du lundi au samedi à 20 h, dimanche à 15 h 30. Relâche le mardi.       <br />
       Théâtre Gérard Philipe CDN, Salle Roger Blin, Saint-Denis (93), 01 48 13 70 00.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatregerardphilipe.com/cdn/" target="_blank">&gt;&gt; theatregerardphilipe.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       2 au 5 décembre 2015 : MAC - Scène Nationale, Créteil (94).       <br />
       8 au 11 décembre 2015 : NTA Nouveau Théâtre d’Angers, Angers (49).       <br />
       16 décembre 2015 au 17 janvier 2016 : Théâtre National La Criée, Marseille (13).       <br />
       20 au 29 janvier 2016 : Centre Dramatique Régional, Tours (37).       <br />
       3 au 5 février 2016 : Le Théâtre - Scène Nationale, Saint-Nazaire (44).       <br />
       8 et 9 février 2016 : Le Parvis - Scène Nationale Tarbes Pyrénées, Tarbes (65).       <br />
       12 et 13 février 2016 : Le Domaine d’O, Montpellier (34).       <br />
       23 et 24 février 2016 : Le Manège, Maubeuge (59).       <br />
       27 février 2016 (date à confirmer) : Théâtre en Dracénie, Draguignan (83).       <br />
       2 au 4 mars 2016 : Théâtre Liberté, Toulon (83).       <br />
       8 et 9 mars 2016 : Théâtre de l’Archipel - Scène nationale, Perpignan (66).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Tournée 2017</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">15 au 17 février 2017 :</span> Comédie de Clermont-Ferrand - CDN, Clermont-Ferrand (42).       <br />
       <span class="fluo_jaune">28 février 2017 :</span> Théâtre le Forum, Fréjus (83).       <br />
       <span class="fluo_jaune">3 mars 2017 :</span> Théâtre La Colonne, Miramas (13).       <br />
       <span class="fluo_jaune">7 au 10 mars 2017 :</span> Comédie de Béthune - CDN, Béthune (62).       <br />
       15 et 16 mars 2017 : Théâtre Le Carreau, Forbach (57).       <br />
       29 et 30 mars 2017 : Théâtre Jean Vilar, Saint-Quentin (02).       <br />
       5 et 6 avril 2017 : Théâtre du Beauvaisis, Beauvais (60).       <br />
       20 avril 2017 : Espace Zinga Zanga de Béziers (34).       <br />
       25 avril 2017 : Le Cadran - Scène Nationale d’Evreux (27).       <br />
       29 avril 2017 : Le Pian'ocktail, Théâtre du Bouguenais, Bouguenais (44).       <br />
       3 au 5 mai 2017 :  Théâtre de Saint-Quentin en Yvelines - Scène Nationale,  Saint-Quentin en Yvelines (78).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/8530936-13424059.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Femmes-Savantes-par-Makaieff-Amour-desir-et-humour-forgent-l-union-du-corps-et-de-l-esprit_a1484.html</link>
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   <title>"Liliom" par Bellorini... Une certaine manière de faire se rejoindre la fable et la parabole</title>
   <pubDate>Tue, 07 Oct 2014 09:10:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le personnage de Liliom, de la pièce éponyme de Ferenc Molnár, est un fait divers ambulant à lui tout seul, il monte même au ciel et en redescend. À la fête foraine où, entre douceurs et brutalités, l'on vient de fort loin pour rêver à de forts lointains, il a mauvaise réputation Liliom. À la fête foraine, il est le boni-menteur que toutes les filles s'arrachent, y compris la patronne du manège.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7054711-10797810.jpg?v=1412666071" alt=""Liliom" par Bellorini... Une certaine manière de faire se rejoindre la fable et la parabole" title=""Liliom" par Bellorini... Une certaine manière de faire se rejoindre la fable et la parabole" />
     </div>
     <div>
      À la loterie de la vie, certains y gagnent tendresse et stabilité comme Balthazar et Marie qui deviennent couple. D'autres comme Liliom et Julie s'accolent et ne gagnent que fatalité et violence. Liliom bat Julie. Ils font une enfant sans trop savoir. Tous deux emmurés dans leurs silences butés ne trouvent pas les mots et se trouvent séparés.       <br />
              <br />
       Cette histoire est si noire que même le commissaire du Bon Dieu, après la mort tragique de Liliom, ne peut la corriger après 16 ans de purgatoire…       <br />
              <br />
       Miracle d'un théâtre qui sait faire grincer le social dans une forme d'humour propre aux comédies dramatiques, &quot;Liliom&quot; peut être désopilante et tragique tout à la fois et sa réussite dépend d'une certaine manière de raconter et de montrer. Une certaine manière de faire se rejoindre la fable et la parabole et qui est art de théâtre. Ce que la mise en scène de Jean Bellorini, dans une grande sensibilité pour un art populaire, sait faire dans un bel équilibre entre le réel et l'imaginaire, les affects de rire et de larmes.       <br />
              <br />
       À la réalité tangible du décor authentique d'un manège d'autos tamponneuses fait écho la puissance du deus ex machina venu des cintres.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7054711-10797811.jpg?v=1412666137" alt=""Liliom" par Bellorini... Une certaine manière de faire se rejoindre la fable et la parabole" title=""Liliom" par Bellorini... Une certaine manière de faire se rejoindre la fable et la parabole" />
     </div>
     <div>
      À la partition musicale qui fusionne musique et voix humaine dans une plainte douce à la limite du cri fait écho la parole claire et précise d'un conteur distancié à l'action et porteur de l'imagination des didascalies.       <br />
              <br />
       Dans ce dispositif à l'inverse d'un effort de conjonction des contraires, les personnages entrent en vibration et semblent animés par des pôles qui les aimantent. Estompés de blanc et de rose comme par mimétisme, ils semblent naître du décor forain lui-même pour conduire les deux héros à ce point de concrétion qui, de glissements en glissements (de métonymie en métonymies), atteint le point de la collision amoureuse. À la limite, là où justement s'exprime l'attraction, son silence, son trouble et son mystère, à ce point hésitant de la fatalité.       <br />
              <br />
       Qui fait que le mot amour ne vient pas pour Liliom car pour lui le point critique est déjà dépassé, pour Julie aussi car la collision a déjà eu lieu trop tôt pour que le mot existe.       <br />
              <br />
       Dans cette mise en scène Jean Bellorini tient la fable et la parabole. Il raconte au spectateur comment, après un tour d'auto tamponneuse, une grande roue peut vous faire rejoindre la voute céleste. Ou pas. À condition de savoir y faire.       <br />
              <br />
       La morale de cette histoire est que Liliom ne sait pas y faire.       <br />
              <br />
       La démonstration par la mise en scène et le jeu éblouit. Le public applaudit.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Liliom ou la vie et la mort d'un vaurien"</b></div>
     <div>
      Texte : Ferenc Molnár.       <br />
       Traduction : Kristina Rády, Alexis Moati, Stratis Vouyoucas.       <br />
       Mise en scène : Jean Bellorini.       <br />
       Avec : Julien Bouanich, Amandine Calsat, Julien Cigana, Delphine Cottu, Jacques Hadjaje, Clara Mayer, Teddy Melis, Marc Plas, Lidwine de Royer Dupré, Hugo Sablic, Sébastien Trouvé, Damien Vigouroux       <br />
       Costumes : Laurianne Scimemi, assistée de Marta Rossi.       <br />
       Musique : Jean Bellorini, Lidwine de Royer Dupré, Hugo Sablic, Sébastien Trouvé.       <br />
       Maquillage : Laurence Aué.       <br />
       Durée  : 2 h.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 25 septembre au 12 octobre 2014.</span>       <br />
       Du lundi au samedi à 20 h, dimanche à 15 h 30. Relâche le mardi.       <br />
       Théâtre Gérard Philipe, salle Roger Blin, Saint-Denis (93), 01 48 13 70 00.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatregerardphilipe.com/cdn/" target="_blank">&gt;&gt; theatregerardphilipe.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/7054711-10797810.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Liliom-par-Bellorini-Une-certaine-maniere-de-faire-se-rejoindre-la-fable-et-la-parabole_a1214.html</link>
  </item>

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   <title>Divin Festival de Saint-Denis</title>
   <pubDate>Mon, 02 Jun 2014 08:23:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Concerts]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Du 3 au 27 juin, l’édition 2014 du Festival de Saint-Denis promet encore des moments musicaux exceptionnels avec une programmation vraiment royale et d'une grande richesse.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6686894-10220159.jpg?v=1401691246" alt="Divin Festival de Saint-Denis" title="Divin Festival de Saint-Denis" />
     </div>
     <div>
      Dans le transept gigantesque de la vénérable basilique ou dans l’impériale Légion d’Honneur, un concert n’a jamais tout à fait le même goût qu’ailleurs et réserve toujours des sensations fortes. La nouvelle édition du Festival de Saint-Denis ne fera pas exception puisqu’elle met à l’affiche monuments de la musique et artistes de valeurs, astres rayonnants et étoiles montantes.        <br />
              <br />
       Le concert donné en avant-première frappait déjà fort le 27 mai avec la création française de &quot;La Passion de Simone&quot;, un opéra de la compositrice Kaija Saariaho sur un livret d’Amin Maalouf. Une Passion moderne consacrée à la vie et à l’œuvre de la philosophe Simone Weil conduite de main de maître par la baguette du jeune chef Clément Mao-Takacs et son Secession Orchestra (avec la soprano Karen Vourc’h, une lointaine parente de la philosophe engagée en Espagne en 1936 et morte prématurément en 1943).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6686894-10220160.jpg?v=1401691412" alt="Divin Festival de Saint-Denis" title="Divin Festival de Saint-Denis" />
     </div>
     <div>
      La nécropole des rois, depuis le VIe siècle (avec le tombeau de la reine Arégonde, belle-fille de Clovis), abrite le mardi 3 juin la nouvelle création d’Ibrahim Maalouf, le jeune trompettiste prodige, pour des &quot;Cantiques&quot; de Hildegard von Bingen. Une formation renforcée par un Ensemble de cuivres et percussions avec les voix d’enfants de la Maîtrise de Radio-France donneront vie aux œuvres revisitées par Ibrahim Maalouf de l’abbesse rhénane du XIIe siècle.        <br />
              <br />
       Gustav Mahler, compositeur attitré du festival, sera encore à l’honneur cette année avec sa Symphonie n°2 &quot;Résurrection&quot;, les 5 et 6 juin, pour un plateau géant. Grâce à l’Orchestre National de France (augmenté de 25 cuivres et percussions) conduit par le jeune chef américain déjà renommé James Gaffigan, nous vibrerons avec deux solistes de génie, Genia Kühmeier et la contralto Nathalie Stutzmann. Cette dernière à la tête de son ensemble Orfeo 55 interprétera Bach et Schoenberg avec la complicité du violoniste Renaud Capuçon, le 10 juin, dans la grande nef de la Basilique. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      D’autres concerts vont mettre à l’honneur le patrimoine musical européen avec des invités de marque tels l’Orchestre Philharmonique de Radio-France, l’Orchestre de Chambre de Paris, l’Orchestre National d’Île-de-France (qui fête ses quarante ans). L’adorable Julie Fuchs donnera un récital le 22 juin à la Légion d’Honneur mais on entendra aussi Franco Fagioli pour la &quot;Petite Messe solennelle&quot; de Rossini, la mezzo Marianne Crebassa, Michael Nagy, le baryton-basse dont tout le monde parle, et puis surtout la divine soprano Angela Denoke, trop rare à Paris depuis la fin du mandat de Gerard Mortier à l’Opéra de Paris.        <br />
              <br />
       De jeunes chefs comme Raphaël Pichon ou confirmés (Daniele Gatti, Myung-Whun Chung), de jeunes ensembles et grands chœurs ou orchestres européens (comme l’Orchestre Philharmonique de Prague) participent aussi au festival et en feront un événement remarquable encore cette année.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6686894-10220170.jpg?v=1401691510" alt="Divin Festival de Saint-Denis" title="Divin Festival de Saint-Denis" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 3 au 27 juin 2014.</span>       <br />
       Festival de Saint-Denis, 01 48 13 06 07.       <br />
       1, rue de la Légion d’Honneur, Saint-Denis (93).       <br />
              <br />
       Légion d’Honneur.       <br />
       5, rue de la Légion d’Honneur, Saint-Denis (93).       <br />
              <br />
       <b>Programmation complète :</b>       <br />
       <a class="link" href="http://www.festival-saint-denis.com" target="_blank">&gt;&gt; festival-saint-denis.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/6686894-10220159.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Divin-Festival-de-Saint-Denis_a1117.html</link>
  </item>

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