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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-07-14T23:46:01+02:00</dc:date>
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   <title>Un esprit de troupe avérée et la passion de l'alexandrin</title>
   <pubDate>Fri, 16 Dec 2016 12:26:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans une forme de récidive, car coutumier du fait, la Cie Le Grenier de Babouchka représente un classique en Alexandrin, le bien nommé "Cid", au Théâtre le Ranelagh dans une mise en scène de Jean-Philippe Daguerre et dans une manière de troupe devenue rare dans le privé avec une dizaine de comédiens et deux musiciens sur scène. Et, chose plaisante, la réussite est au rendez-vous.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10794352-17826563.jpg?v=1481887887" alt="Un esprit de troupe avérée et la passion de l'alexandrin" title="Un esprit de troupe avérée et la passion de l'alexandrin" />
     </div>
     <div>
      Depuis quelques années, Jean-Philippe Daguerre et sa compagnie décortiquent avec talent et enthousiasme, mais sans brusquerie aucune, les grands classiques (en alexandrin ou pas) du répertoire français. Les récents succès de &quot;Cyrano de Bergerac&quot; (toujours à l'affiche du même Ranelagh) et du &quot;Bourgeois gentilhomme&quot; (au Théâtre Michel, lieu de résidence de la compagnie) ont mis en évidence cette capacité particulière qu'ils ont à donner à ces pièces une cure de jouvence sans en dénaturer le texte et son écriture codifiée, et sans en déplacer l'intrigue dans des temps plus contemporains.       <br />
              <br />
       Dans le cas où vos souvenirs estudiantins vous feraient défaut, en voici brièvement l'intrigue. Chimène et Rodrigue s'aiment d'un amour fougueux aux accents sévillans. Mais quelques circonstances taquines, du genre &quot;empêcheuses de tourner en rond&quot;, vont quelque peu diviser leurs familles respectives. Fort heureusement, s'agissant d'une tragi-comédie et l'happy end ayant déjà été inventé, nos amoureux pourront au final de l'acte V convolé en justes noces.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10794352-17826568.jpg?v=1481887912" alt="Un esprit de troupe avérée et la passion de l'alexandrin" title="Un esprit de troupe avérée et la passion de l'alexandrin" />
     </div>
     <div>
      L'affaire pourrait sembler banale et d'une dramaturgie somme toute traditionnelle. Mais c'est là qu'intervient tout le talent de Jean-Philippe Daguerre et la concrétisation de son amour pour les vers en Alexandrin. Avec la ferveur ludique du compétiteur face à l'adversité, il fait de l'exercice un jeu et communique à ses comédiens la passion de cette musicalité si particulière de la versification.       <br />
              <br />
       La fougue est là, le verbe fuse et le phrasé est virtuose, enlevé et rythmé. Dans une diction flirtant avec l'excellence, même dans l'élocution chaotique du roi, à la tentative burlesque réussie, les tirades et dialogues en vers sont une réelle et douce friandise pour l'oreille. Douceurs associées, les mélodies hispanisantes de Petr Ruzicka accompagnent, dans leurs émotions les plus intimes comme dans leurs plus extravagants ou colériques discours et assauts, les protagonistes. Celles-ci sont exécutées sur scène par le compositeur lui-même au violon et Antonio Matias à la guitare.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10794352-17826574.jpg?v=1481887968" alt="Un esprit de troupe avérée et la passion de l'alexandrin" title="Un esprit de troupe avérée et la passion de l'alexandrin" />
     </div>
     <div>
      Tout cela est complété, pour la gourmandise de l’œil, par de magnifiques échanges à l'épée chorégraphiés (par Christophe Mie, ex-membre de l'équipe de France) comme des envolées lyriques, des ballets langoureux à l'érotisme suggérée… espérée par nos deux héros. Tout prend à ce moment précis une dimension aérienne, légère et gracile, en opposition aux duels à la violence sportive mais tout aussi bien composés, dans une aisance inattendue et spectaculaire.       <br />
              <br />
       L'art de donner un souffle nouveau à un classique est de ceux difficiles qui exigent une aptitude particulière à la relecture imaginative, tout en étant doté d'une volonté de compréhension du texte, respectueuse mais impertinente, et de la faculté à la créativité un brin insolente.  C'est ce vent frais et revigorant qu'insuffle Jean-Philippe Daguerre en mettant en scène &quot;Le Cid&quot;. Au final, un cocktail jouissif et lumineux composé de joyeuse folie associée à une vivacité pleine de fraîcheur, initié par une distribution de très grande qualité offrant leur impétuosité dans un bonheur théâtral communicatif. Prescription conseillée à l'adolescence, à consommer sans modération !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Cid"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10794352-17826577.jpg?v=1481888004" alt="Un esprit de troupe avérée et la passion de l'alexandrin" title="Un esprit de troupe avérée et la passion de l'alexandrin" />
     </div>
     <div>
      Texte : Pierre Corneille.       <br />
       Mise en scène : Jean-Philippe Daguerre.       <br />
       Assistant mise en scène : Nicolas Le Guyader.       <br />
       Avec : Manon Gilbert, Kamel Isker ou Thibault Pinson, Charlotte Matzneff ou Flore Vannier-Moreau, Alexandre Bonstein ou Didier Lafaye, Stéphane Dauch, Edouard Rouland ou Johann Dionnet, Christophe Mie, Sophie Raynaud, Yves Roux, Mona Thanaël ou Maïlis Jeunesse.       <br />
       Musiciens : Petr Ruzicka et Antonio Matias.       <br />
       Musique original : Petr Ruzicka.       <br />
       Combats : Christophe Mie.       <br />
       Costumes : Virginie Houdinière.       <br />
       Décors : Frank Viscardi.       <br />
       Durée : 1 h 40.       <br />
       Cie Le Grenier de Babouchka.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Jusqu'au 15 janvier 2017.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 20 h 45, samedi à 15 h et dimanche à 17 h.       <br />
       Supplémentaire le lundi 9 janvier à 2 0h. Relâche : 24 et 25 décembre, 1er janvier.       <br />
       Théâtre le Ranelagh, Paris 16e,  01 42 88 64 44.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-ranelagh.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-ranelagh.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/10794352-17826563.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Un-esprit-de-troupe-averee-et-la-passion-de-l-alexandrin_a1722.html</link>
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   <title>"Figaro divorce", une douce comédie qui boucle une trilogie de Figaro de manière sereine et attendrie</title>
   <pubDate>Thu, 02 Jun 2016 05:11:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Lorsque "Le Mariage de Figaro" est célébré le 27 avril 1784, il reste moins de sept ans d'insouciance avant que l'histoire de Figaro et de Suzanne ne vire. Sept ans de bonheur. Avec "Figaro divorce", porté par une connaissance rétrospective de l'Histoire qui éclaire sa propre perception pessimiste d'une année d'entre-deux-guerres (1936) convulsive, Ödön von Horváth reprend le fil de Beaumarchais…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9601442-15438038.jpg?v=1464812838" alt=""Figaro divorce", une douce comédie qui boucle une trilogie de Figaro de manière sereine et attendrie" title=""Figaro divorce", une douce comédie qui boucle une trilogie de Figaro de manière sereine et attendrie" />
     </div>
     <div>
      Juste à l'avènement de la Révolution, lorsque les héros décident de suivre leurs maîtres en émigration, de l'autre côté de la frontière. Par fidélité. Sans mesurer les conséquences.       <br />
               <br />
       Là-bas le temps dure et passe, Almaviva, le comte dont le nom n'impressionne plus, finit en prison pour escroquerie, la comtesse meurt. De tristesse ? D'épuisement ? De la grippe ? Le rêve d'une nouvelle vie s'étiole. Entre le refus de l'enfant à naître et la trivialité du quotidien, la joie s'estompe. Le caractère de Figaro change et Suzanne déchante. C'est que Figaro, qui a appris de tout temps à survivre, s'adapte, reprend son ancien métier de barbier, se contorsionne, semble bien trop à l'aise dans un habit de petit bourgeois de sa ville d'adoption. Suzanne, qui a appris la douceur de vivre et le goût de l'élégance avec sa maîtresse, ne retrouve plus son homme et divorce après l'avoir trompé       <br />
              <br />
       En toute vraisemblance, le récit relate la succession des désillusions durant l'exil, décrit les bouffées de xénophobies des populations autochtones à l'encontre des personnages. Chacun perd son enfance, tous grandissent dans l'épreuve. L'aventure est semée de mélancolie, tutoie le drame. Les scènes, dans un effet de morcellement, glissent vers le sarcasme, relatent la descente de l'escalier des désillusions..
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9601442-15438080.jpg?v=1464812989" alt=""Figaro divorce", une douce comédie qui boucle une trilogie de Figaro de manière sereine et attendrie" title=""Figaro divorce", une douce comédie qui boucle une trilogie de Figaro de manière sereine et attendrie" />
     </div>
     <div>
      Mais parce que les personnages, les caractères dessinés par Beaumarchais sont incroyablement forts, la pièce de Horváth garde en écho leur éternelle vitalité <span style="font-style:italic">(1)</span>. Et &quot;Figaro divorce&quot; boucle une trilogie de Figaro de manière sereine <span style="font-style:italic">(2)</span>. Elle est une comédie. Douce et attendrie, de celle qui s'empare des vieux couples regardant en arrière et constatant que leur vie fut à l'image de leur mariage : une seule folle et joyeuse journée, qui frôla la catastrophe et finit en chansons.        <br />
              <br />
       Dans une belle conclusion, Suzanne, la jolie camériste de la comtesse, et Figaro, enfant trouvé insolent, épris de liberté et amoureux, terminent leur vie, réconciliés à la tête d'un orphelinat. Fidèles à leur vie et à eux mêmes. Ayant su s'adapter aux circonstances.       <br />
              <br />
       Dans la mise en scène qu'il présente, Christophe Rauck appuie le jeu par le chant et la musique, renouant ainsi avec le souvenir du vaudeville, de l'opéra, du lied et du cabaret. À la fois précis, ferme et souple, rythmé. Bénéficiant de toutes les ressources des techniques actuelles de la scène, le jeu se développe dans toutes les dimensions. L'espace mental de la scène est débordé en toute efficacité vers Mozart ou Beaumarchais.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9601442-15438086.jpg?v=1464813022" alt=""Figaro divorce", une douce comédie qui boucle une trilogie de Figaro de manière sereine et attendrie" title=""Figaro divorce", une douce comédie qui boucle une trilogie de Figaro de manière sereine et attendrie" />
     </div>
     <div>
      Les images captées en direct et projetées au lointain (que ce soit des gros plans ou des plans larges) évitent le piège d'effets maniéristes gratuits. Offrant à voir un autre angle de vue que celui du spectateur, appuyant des diagonales fortes, ces effets sont autant de raccourcis pris, autant de clins d'œil adressés au spectateur. Ainsi guidé, celui-ci entre dans la perception intime des protagonistes, perçoit sous les formes comme une couleur des sentiments, une forme de &quot;colorature&quot; visuelle intégrée. C'est une forme nouvelle du dévoilement et de la surprise qui est ainsi exprimée sans ostentation.       <br />
              <br />
       Dans une belle cohérence de distribution, le jeu, l'image et la voix s'équilibrent en une forme chantée parlée, montrée tout en légèreté et fermeté. Atteinte par la grâce. Le spectateur a le bonheur de lire la permanence des caractères, et leur plasticité devant les événements, leur éternelle jeunesse sous le désenchantement.       <br />
              <br />
       Avec ce &quot;Figaro divorce&quot;, c'est tout un sens du théâtre qui affirme la fidélité sous les infidélités du moment.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">(1) Mozart l'avait déjà bien compris qui fit du vaudeville de Beaumarchais un opéra.        <br />
       (2) Avec &quot;Figaro divorce&quot;, l'auteur boucle, d'une manière peut-être plus satisfaisante, la trilogie que  Beaumarchais consacre à Figaro : &quot;Le Barbier de Séville&quot;, &quot;Le Mariage de Figaro&quot;, &quot;La mère coupable&quot;. Cette dernière pièce, si peu jouée, est un drame très daté.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Figaro divorce"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9601442-15438150.jpg?v=1464813377" alt=""Figaro divorce", une douce comédie qui boucle une trilogie de Figaro de manière sereine et attendrie" title=""Figaro divorce", une douce comédie qui boucle une trilogie de Figaro de manière sereine et attendrie" />
     </div>
     <div>
      Texte : Ödön von Horváth.       <br />
       Traduction : Henri Christophe et Louis Le Goeffic.       <br />
       Mise en scène : Christophe Rauck.       <br />
       Avec : Jean-Claude Durand, Caroline Chaniolleau, John Arnold, Cécile Garcia Fogel, Jean-François Lombard, Marc Chouppart, Marc Susini, Flore Lefebvre des Noëttes, Pierre-Henri Puente, Guillaume Lévêque, Nathalie Morazin.       <br />
       Dramaturgie : Leslie Six.       <br />
       Scénographie : Aurélie Thomas.       <br />
       Costumes : Coralie Sanvoisin.       <br />
       Son : David Geffard.       <br />
       Lumière : Olivier Oudiou.       <br />
       Vidéo : Kristelle Paré.       <br />
       Conseiller musical : Jérôme Correas.       <br />
       Durée : 2 h 30.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9601442-15438170.jpg?v=1464813475" alt=""Figaro divorce", une douce comédie qui boucle une trilogie de Figaro de manière sereine et attendrie" title=""Figaro divorce", une douce comédie qui boucle une trilogie de Figaro de manière sereine et attendrie" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 26 mai au 11 juin 2016.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h 30, dimanche à 16 h et vendredi 10 juin à 18 h 30.       <br />
       Le Monfort Théâtre, Paris 15e, 01 56 08 33 88.       <br />
       <a class="link" href="http://www.lemonfort.fr/" target="_blank">&gt;&gt; lemonfort.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/9601442-15438038.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Figaro-divorce--une-douce-comedie-qui-boucle-une-trilogie-de-Figaro-de-maniere-sereine-et-attendrie_a1609.html</link>
  </item>

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   <title>Carmen… ou l’ombre planante d’Antonio Gades</title>
   <pubDate>Thu, 03 Jan 2013 11:45:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidine Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans des scènes de groupe très bien agencées autour de chants et de musiques flamenco, c’est une Carmen qui a été reprise avec superbe et authenticité... rendant hommage à la grandeur d’Antonio Gades.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5093742-7601539.jpg?v=1357297690" alt="Carmen… ou l’ombre planante d’Antonio Gades" title="Carmen… ou l’ombre planante d’Antonio Gades" />
     </div>
     <div>
      La compagnie Gades a été créée en 2004 car Gades ne souhaitait pas, à l’approche d’une mort certaine, que ses spectacles soient montées et repris de façon &quot;hasardeuse&quot;. Il voulait créer une fondation pour garder l’authenticité de ses créations. Chose faite avec la compagnie Antonio Gades. La compagnie reprend à cet effet &quot;Carmen&quot; de Prosper Mérimée avec des chorégraphies d’Antonio Gades (1983). L’héritage est lourd car Gades avait une totale maîtrise de son art. Intéressant artistiquement mais risqué à souhait pour les danseurs de cette compagnie.        <br />
              <br />
       La scénographie et la mise en scène sont très bien agencées. Celles-ci sont très belles avec des scènes de groupe jouées avec rythme, inspiration et originalité. Palmas (rythme mené par claquement de mains) et compas (rythme par rapport à la musique) sont très bien menés et joliment rythmés entre les danseurs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5093742-7601540.jpg?v=1357297691" alt="Carmen… ou l’ombre planante d’Antonio Gades" title="Carmen… ou l’ombre planante d’Antonio Gades" />
     </div>
     <div>
      L’immersion du théâtre dans le Flamenco est de plus en plus courante. Ici, elle est totale. Le jeu théâtral est inhérent au Flamenco dans lequel l’attitude du danseur est importante. Dans &quot;Carmen&quot;, elle est d’une évidence et donne au spectacle un cachet qui habille le Flamenco d’un timbre et d’une esthétique artistiques de très bel acabit bien que parfois, certains solos flamencos souffrent quelque peu de cette théâtralité.       <br />
              <br />
       Le rôle de Carmen est légèrement surjoué côté Flamenco avec des mouvements de bras et de pieds un peu trop appuyés faisant mordre la poussière à la sensualité de la danseuse. Don José (Angel Gil) est lui aussi parfois un peu trop théâtral dans ses postures. Ce qui fait qu’il y a, à certains moments, une légère disharmonie entre l’attitude des danseurs et leurs taconeos. Le chant et les guitares habillent superbement le spectacle donnant une fraîcheur et du rythme aux scènes.        <br />
              <br />
       La force du spectacle se trouve dans la mise en scène, la scénographie et les scènes de groupe savamment orchestrées. Même si la qualité des danseurs est indéniable, on ne peut manquer de penser à Antonio Gades qui peut parfois éclipser, par comparaison, le talent des danseurs. Toutefois, la compagnie Antonio Gades remplit joliment sa &quot;mission&quot; en rendant encore aujourd’hui vivant l’art de Gades.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Carmen"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5093742-7601547.jpg?v=1357297691" alt="Carmen… ou l’ombre planante d’Antonio Gades" title="Carmen… ou l’ombre planante d’Antonio Gades" />
     </div>
     <div>
      Ballet d’après la nouvelle de Prosper Mérimée (1845).       <br />
       Dramaturgie et mise en scène : Antonio Gades et Carlos Saura.       <br />
       Chorégraphie et lumières : Antonio Gades.       <br />
       Musiques choisies par Antonio Gades : Antonio Solera, Ricardo Freire Gonzalez, Geoges Bizet (l’opéra Carmen), Manuel Penella (El Gato Montes).       <br />
       Ballet créé le 17 mai 1983 au Théâtre de Paris.       <br />
       Reprise par la nouvelle compagnie Antonio Gades.       <br />
       Avec : Monica Iglesias ou Maria José Lopez, Angel Gil, Jairo Rodriguez, Miguel Angel Rojas.       <br />
       Chanteurs : Gabriel Cortes, Jony Cortes, Angela Nuñez &quot;La Bronce&quot;, Enrique Pantoja, Alfredo Tejada.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5093742-7601558.jpg?v=1357297692" alt="Carmen… ou l’ombre planante d’Antonio Gades" title="Carmen… ou l’ombre planante d’Antonio Gades" />
     </div>
     <div>
      Guitaristes : Andres Carmona, Antonio Solera.       <br />
       Danseurs : José Carmona, Mayte Chico, Isaac de Los Reyes, Angel Gil, Jacob Guerrero, Monica Iglesias, Miguel Lara, Maria José Lopez, Conchi Maya, Maria Nadal, Mercedes Recio, Jairo Rodriguez, Miguel Angel Rojas, Luisa Serrano, Silvia Vidal.       <br />
       Durée : 1 h 40 sans entracte.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 26 décembre 2012 au 5 janvier 2013</span>       <br />
       Vendredi 4 janvier à 20 h.       <br />
       Samedi 5 janvier à 15 h et 20 h.       <br />
       Palais des congrès de Paris, Paris 17e, 01 40 68 00 05.       <br />
       <a class="link" href="http://www.viparis.com/Viparis/salon-paris/spectacle/COMPAGNIE-ANTONIO-GADES/fr/10780" target="_blank">&gt;&gt; viparis.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/5093742-7601539.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Carmen-ou-l-ombre-planante-d-Antonio-Gades_a811.html</link>
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   <title>"La Pepa"… ou la fabuleuse histoire espagnole du Flamenco !</title>
   <pubDate>Wed, 02 Jan 2013 10:31:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidine Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Théâtre, Art et Danse se donnent la répartie dans le spectacle de Sara Baras où elle déploie une maestria de toute beauté. Guarija, Farruca, Buleria, Alegria, autant de danses aux rythmes différents et qui donnent au spectacle un aperçu de la richesse du Flamenco.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5086869-7592304.jpg?v=1357120212" alt=""La Pepa"… ou la fabuleuse histoire espagnole du Flamenco !" title=""La Pepa"… ou la fabuleuse histoire espagnole du Flamenco !" />
     </div>
     <div>
      Lumière tamisée sur scène où apparaît en mouvement dans une diagonale scénique un groupe de danseurs/danseuses drapé tel des fées ou des combattants ailés. Le rythme est donné. La théâtralité et la danse se parent de ses plus beaux atours.        <br />
              <br />
       Le Flamenco, sous sa forme actuelle, est né au XIXe siècle entre Cadix et Séville et la trame du spectacle est l’histoire de l’Espagne avec le bicentenaire de la première constitution espagnole promulguée à Cadix, le 19 mars 1812, le jour de la Saint-Joseph. Pepa est le féminin de Pepe, diminutif de José.       <br />
              <br />
       Huit tableaux composent le spectacle autour de danses telles que le Martinete, la Guajira, le Fandango, le Tanguillo, l’Alegria ou encore la Farruca. Toutes ces danses sont en 12 temps à l’exception du Farruca qui est en 4 temps. La Farruca, danse &quot;masculine&quot; qu’Antonio Gades affectionnait, est remise au goût du jour par Sara Baras avec, comme danseur son mari, José Serrano. Le rythme du Farruca est lent.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5086869-7592396.jpg?v=1357146683" alt=""La Pepa"… ou la fabuleuse histoire espagnole du Flamenco !" title=""La Pepa"… ou la fabuleuse histoire espagnole du Flamenco !" />
     </div>
     <div>
      José Serrano, superbe d’élégance et de technique, laisse son corps bien planté au sol dans des déplacements tout en retenue, déployant ses bras pour créer un décalage rythmique avec les taconeos (crépitements des talons), à la fois très rapides et ponctués parfois d’arrêts.        <br />
              <br />
       Chaque danse de Flamenco est aussi un chant qui est lié soit à une région, soit à un métier. Dans le cas du Martinete, dont le compas (rythme) ressemble à celui d’un forgeron avec son enclume, c’est un 12 temps en 3*2 temps et 2*3 temps à l’inverse de l’Alegria ou de la Buleria, danses joyeuses et rythmées.       <br />
              <br />
       Tous les tableaux sont de véritables bijoux artistiques où la beauté et les lumières donnent une chaleur et une atmosphère qui &quot;enveloppent&quot; les danses.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5086869-7594293.jpg?v=1357146684" alt=""La Pepa"… ou la fabuleuse histoire espagnole du Flamenco !" title=""La Pepa"… ou la fabuleuse histoire espagnole du Flamenco !" />
     </div>
     <div>
      Sara Baras, figure emblématique du Flamenco, est superbe de grâce, de technique et de force. Le style de Baras est très marqué par ses cambrures et ces braceos (jeux de bras), braceos à la fois tendus et légèrement courbes pour finir harmonieusement aux poignets avec le buste toujours droit. Force à la fois féline et sensuelle, le regard mordant, fixe, presque dur et souvent lointain, c’est toute une thématique des attitudes et du corps que Sara Baras maîtrise. Son jeu, au-delà d’une technicité sans égal, est à la fois fait de panache et de grâce.        <br />
              <br />
       Ses taconeos, très rapides, sont tout en déplacement. Leurs crépitements sur le sol évoluent en rythme et en vitesse. Les taconeos sont à l’œuvre quand le buste reste de marbre.       <br />
              <br />
       Tout est de haute tenue et de grande qualité. Bref… c’est superbe !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La Pepa"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5086869-7594320.jpg?v=1357146684" alt=""La Pepa"… ou la fabuleuse histoire espagnole du Flamenco !" title=""La Pepa"… ou la fabuleuse histoire espagnole du Flamenco !" />
     </div>
     <div>
      Sara Baras Ballet Flamenco       <br />
       Livret et direction artistique : Sara Baras.       <br />
       Chorégraphie : Sara Baras, en collaboration avec José Serrano.       <br />
       Scénographie : Ras Artesanos, Sara Baras.       <br />
       Costumes : Torres-Cosano.       <br />
       Lumières : Oscar Marchena, José Luis Alegre, Sara Baras.       <br />
       Avec : Sara Baras (La Pepa) et José Serrano (Danseur invité).       <br />
       Danseurs : Carmen Camacho, Charo Pedraja, Cristina Aldon, Isabel Ramirez, Macarena Rodriguez, Maria Jesus Garcia, Natalia Lopez, Tamara Macias, Alejandro Rodriguez, Daniel Saltares, David Martin, Manuel Ramirez, Raul Fernandez.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5086869-7594469.jpg?v=1357147110" alt=""La Pepa"… ou la fabuleuse histoire espagnole du Flamenco !" title=""La Pepa"… ou la fabuleuse histoire espagnole du Flamenco !" />
     </div>
     <div>
      <b>Sara Baras Grupo Flamenco</b>       <br />
       Directeur musical : Keko Baldomero.       <br />
       Musiciens : Keko Baldomero, Miguel Iglesias (guitares), Antonio Suarez, Manuel Munoz “Pajaro” (percussions).       <br />
       Chanteurs : Saul Quiros, Emilio Florido, Miguel Rosendo.       <br />
       Collaboration spéciale : Ara Malikian, quatuor à cordes Aupaquartet.       <br />
       Durée : 1 h 50.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 21 décembre 2012 au 8 janvier 2013.</span>       <br />
       Du mercredi au dimanche à 20 h, dimanche 6 janvier (séance supplémentaire) à 17 h et mardi 8 janvier à 20 h.       <br />
       Théâtre des Champs-Élysées, Paris 8e, 01 49 52 50 50.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatrechampselysees.fr/" target="_blank">&gt;&gt; www.theatrechampselysees.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/5086869-7592304.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/La-Pepa-ou-la-fabuleuse-histoire-espagnole-du-Flamenco-_a810.html</link>
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