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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-03-15T21:14:59+01:00</dc:date>
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   <title>Les Rugissantes 6e édition du festival des Arts de la Rue du Creusot, riche en couleurs et en sensations</title>
   <pubDate>Mon, 21 Jul 2025 13:42:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Festivals]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   C'est sur trois journées, du 11 au 13 juillet, que se déroule cette édition des Rugissantes dans les rues du Creusot. Un rendez-vous qui attire de plus en plus de foule pour un festival tout public totalement gratuit investissant les lieux historiques de la ville, château, parcs, collège, rues et jusqu'aux parkings de cette ville au riche passé industriel. Cette année, la couleur rouge est mise à l'honneur par le projet participatif confié à la compagnie Les Plastiqueurs qui pavoise la ville de décorations rouges et organise pour la soirée d'ouverture le bal rouge dans la cour du château.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90036000-63561145.jpg?v=1753098366" alt="Les Rugissantes 6e édition du festival des Arts de la Rue du Creusot, riche en couleurs et en sensations" title="Les Rugissantes 6e édition du festival des Arts de la Rue du Creusot, riche en couleurs et en sensations" />
     </div>
     <div>
      Parmi les grandes manifestations du festival, une parade impressionnante s'est déroulée le samedi 12 au soir. <b>Organisé par la Compagnie Off, un troupeau de girafes géantes</b> a traversé la ville, entraînant derrière lui une foule énorme de spectateurs. Des girafes rouges, elles aussi, faites de tissus, de tiges et de cordes, chacune manipulées par deux marionnettistes juchés sur des échasses. La démarche hésitante ressemblant aux déséquilibres des petits girafons et les longs cous flexibles portant les belles têtes culminant au deuxième étage des immeubles bordant l'avenue principale du Creusot, donnent à la déambulation de ces marionnettes géantes une fragilité émouvante.       <br />
              <br />
       Pour mener ce monumental troupeau, une chanteuse lyrique, juchée sur un podium mobile aussi haut que les têtes des girafes, chante durant tout le trajet différents extraits d'opéra. D'où le sous-titre du spectacle : &quot;Opérette animalière&quot;. Une déambulation qui se termine par une explosion de cerceaux enflammés et une envolée verticale de la chanteuse lyrique. Du grand et beau spectacle touchant et poétique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90036000-63561153.jpg?v=1753098404" alt="Les Rugissantes 6e édition du festival des Arts de la Rue du Creusot, riche en couleurs et en sensations" title="Les Rugissantes 6e édition du festival des Arts de la Rue du Creusot, riche en couleurs et en sensations" />
     </div>
     <div>
      Dans un tout autre genre, plutôt sur le mode comique et délirant, avec les compagnies <b>En corps En l'air et Les Sanglés, la performance &quot;Gagarine Is Not Dead&quot;</b>. Il s'agit ici de lancer dans l'espace six circassiens, voltigeurs. Et ce n'est pas une mince affaire que de partir du bitume du Creusot pour finir par s'envoler dans l'espace sidéral et partir pour un voyage de plusieurs années.       <br />
              <br />
       Et comme on n'envoie pas des humains dans l'espace sans un long processus, c'est dans le détail et avec une inventivité admirable que toute la préparation du voyage nous est racontée. Le spectacle regorge d'objets et d'effets formidables : combinaisons, modules où s'entassent miraculeusement les quatre astronautes, planètes, et autres fantaisies dont la fabrication représente une vraie capacité d'invention et surtout une sorte d'engin entre grue, catapulte et centrifugeuse géante qui sera l'espace de jeu grâce auquel nos quatre astronautes amateurs vont réussir à créer l'illusion de l'apesanteur et du voyage intersidéral.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90036000-63561159.jpg?v=1753098534" alt="Les Rugissantes 6e édition du festival des Arts de la Rue du Creusot, riche en couleurs et en sensations" title="Les Rugissantes 6e édition du festival des Arts de la Rue du Creusot, riche en couleurs et en sensations" />
     </div>
     <div>
      Dans la cour du château, c'est à une autre sensibilité que nous invitent les Rugissantes. Un simple grand carré de parquet sur lequel est planté un arbre famélique inclinant ses branches comme si un vent dominant l'avait sculpté, sert d'espace de jeu autour duquel s'installe le public. Dans les haut-parleurs, le souffle du vent. Apparaît alors un personnage emmitouflé dans un long manteau flottant, tout de noir vêtu, un bonnet de docker sur le crâne.       <br />
              <br />
       Personnage muet tenu par <b>Claire Ducreux, danseuse</b>, qui va s'exprimer devant nous grâce à sa gestuelle, du mime, des chorégraphies légères, sensuelles et expressives. Fleurir les abîmes est &quot;né de la furieuse envie de planter un arbre de douceur au cœur du monde&quot;, dit-elle.       <br />
              <br />
       Une femme, un arbre, un jeu de tendresse et de fantaisie où elle entraîne le public et où s'exprime ce sens du partage avec l'univers qui nous entoure. Au début du spectacle, une bande son diffuse pour appuyer le propos un texte interprété à l'origine par Serge Reggiani : &quot;Combien de temps&quot; qui égraine avec profondeur la soif de vivre encore, toujours, d'y croire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90036000-63561243.jpg?v=1753098944" alt="Les Rugissantes 6e édition du festival des Arts de la Rue du Creusot, riche en couleurs et en sensations" title="Les Rugissantes 6e édition du festival des Arts de la Rue du Creusot, riche en couleurs et en sensations" />
     </div>
     <div>
      Et puis plus tard, comme un message inconscient, une adaptation musicale de la chanson de Léo Ferré : &quot;Avec le temps&quot;. Ce temps que Claire Ducreux parvient, avec sa générosité, sa douceur, sa volonté, à suspendre et nous donner à vivre.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>       <br />
              <br />
       <b>Les Rugissantes 2025 – Festival des Arts de la rue et musique.</b>       <br />
       Le Creusot (Saône-et-Loire.       <br />
       A eu lieu du 11 au 13 juillet 2025.       <br />
       <a class="link" href="https://lesbeauxbagages.fr/les-escales-rugissantes/" target="_blank">&gt;&gt; Site du festival</a>       <br />
       Contact : 03 85 77 58 63.       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('lesbeauxbagages@ville-lecreusot.fr')" >lesbeauxbagages@ville-lecreusot.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/90036000-63561145.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Les-Rugissantes-6e-edition-du-festival-des-Arts-de-la-Rue-du-Creusot-riche-en-couleurs-et-en-sensations_a4324.html</link>
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   <title>•Off 2025• "Rouge Incarnat" Une plongée organique dans une couleur et ses nuances, de celles rendant chaque être unique</title>
   <pubDate>Sun, 20 Jul 2025 11:56:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2025]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Comme une invitation à explorer les multiples facettes de ce rouge, Lolita Espin Anadon, en complicité avec le musicien Christophe Bunel, nous propose un voyage chorégraphique, esthétique, musical, naturel et coloré, tout en douceur et en contrastes dynamiques, pour dire l'être que nous sommes et le monde auquel nous appartenons, comme une manière de réconciliation avec la couleur de nos origines, entre réalité et imaginaire, en conscience de nos angoisses liées à celle-ci, mais aussi de la quiétude et du bien-être qui peuvent en émaner.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90015178-63552871.jpg?v=1753005508" alt="•Off 2025• "Rouge Incarnat" Une plongée organique dans une couleur et ses nuances, de celles rendant chaque être unique" title="•Off 2025• "Rouge Incarnat" Une plongée organique dans une couleur et ses nuances, de celles rendant chaque être unique" />
     </div>
     <div>
      &quot;Rouge Incarnat&quot; est tout d'abord, et principalement, une vibration… Une pulsation aussi. Dans nos mémoires ancestrales, dans nos souvenirs, dans nos blessures et fêlures, dans notre être, au plus profond de celui-ci vibre le rouge… D'un rouge clair et vif… L'incarnat en est une palette de couleurs organique, tel le fluide sanguin alimentant nos chairs, source de vie, source de rêves nourrissant nos imaginaires, porteur de symboliques fondatrices du monde… car couleur primaire au cœur de tout, et métronome de nos cœurs.       <br />
              <br />
       Au départ est un amas de chiffons, tissus, voiles, substances et/ou matériaux non définis, tous exprimant les différentes tonalités de l'incarnat. De celui-ci, des mouvements se perçoivent, légers au départ, puis plus marqués, le mystère s'installe, que va-t-il en surgir ? Immédiatement, on songe à une chrysalide et à une naissance, dans cette rouge forme informe, pour… naître à soi-même, naître à soi m'aime… et l'être multiforme sort qui sera vaisseaux sanguins, tache de naissance, chair et peau, flamant rose, etc.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90015178-63552877.jpg?v=1753005547" alt="•Off 2025• "Rouge Incarnat" Une plongée organique dans une couleur et ses nuances, de celles rendant chaque être unique" title="•Off 2025• "Rouge Incarnat" Une plongée organique dans une couleur et ses nuances, de celles rendant chaque être unique" />
     </div>
     <div>
      Au sol, les chiffons sont éparpillés. Christophe Bunel diffuse ses notes à cordes avant de passer à des sonorités plus cuivrées. La gestuelle de Lolita Espin Anadon devient plus animale, indéniablement très organique, offrant une interprétation variée, riche et sensuelle des nuances d'incarnat, des incarnations imaginées ou emmagasinées en chacun d'entre nous. La chorégraphie se fait plutôt joyeuse et taquine, basée sur les notes propulsées par le saxo. Les jeux à deux se font sur un ton parfois humoristique, presque espiègle !       <br />
              <br />
       Puis le &quot;A&quot; crié au départ, muet, finit par devenir sonore, les vis-à-vis quasiment clownesques, avec des pointes d'exagération dans les mimiques, afin de susciter aussi le rire. Le tapis de danse sera soulevé… rouge à l'envers, telle une peau… L'eau et le feu seront évoqués, convoqués. Le récit, malgré les blessures que rappelle la teinte carmin, se fait poétique, universelle, sans âge et de tous les âges.       <br />
              <br />
       Cette traversée, qui se révèle libératrice, proposée par la chorégraphe et improvisatrice Lolita Espin Anadon et le musicien Christophe Bunel, s'adresse, par le choix imagé et texturé des matières utilisées, des ambiances sonores proposées, à des personnes d'âges différents. Ce sont des univers à découvrir, à toucher, tâter, à ressentir, à écouter… Mouvements intérieurs comme extérieurs, tous sont la résultante de cette couleur vive qu'est le rouge incarnat et de ses nuances, menant à une danse tout en contraste, compréhensible par les enfants (à partir de sept ans) et les adultes, de la formulation de la colère rouge, de l'incandescence du feu à l'expression de la gourmandise d'un bonbon fraise !       <br />
              <br />
       Le texte de Julie Ménard, en accompagnement séquentiel, tout au long du spectacle, est parfaitement en cohérence avec l'histoire commune des deux créateurs de la compagnie Léa et de leur recherche autour de la couleur rouge, et de leurs performances en duo. Toutes les expressions réunies, orale, corporelle, musicale, conduisent à une création fluide, imaginative, finalement joyeuse, ayant chassé les images &quot;rouge noir&quot; pour offrir aux petits comme aux grands, un récit dansé qui pétille et illumine nos yeux à la chaleur réconfortante du rouge incarnat.       <br />
       <b>◙ Gil Chauveau</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Rouge Incarnat"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90015178-63552887.jpg?v=1753005670" alt="•Off 2025• "Rouge Incarnat" Une plongée organique dans une couleur et ses nuances, de celles rendant chaque être unique" title="•Off 2025• "Rouge Incarnat" Une plongée organique dans une couleur et ses nuances, de celles rendant chaque être unique" />
     </div>
     <div>
      Texte : Julie Ménard.       <br />
       Chorégraphie : Lolita Espin Anadon.       <br />
       Avec : Lolita Espin Anadon.       <br />
       Scénographie : Lolita Espin Anadon.       <br />
       Composition musicale et interprétation : Christophe Bunel (guitare et saxophone baryton).       <br />
       Regard bienveillant : Pierre Cuq.       <br />
       Création lumière : Cyrille Nagau       <br />
       Régie : Séb Madeleine ou Cyrille Nagau.       <br />
       Création de la sculpture : Jane Motin.        <br />
       Compagnie Lea.       <br />
       À partir de 7 ans.       <br />
       Durée : 40 minutes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90015178-63552895.jpg?v=1753005711" alt="•Off 2025• "Rouge Incarnat" Une plongée organique dans une couleur et ses nuances, de celles rendant chaque être unique" title="•Off 2025• "Rouge Incarnat" Une plongée organique dans une couleur et ses nuances, de celles rendant chaque être unique" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2025•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 au 26 juillet 2025.</span>       <br />
       Tous les jours à 11 h 15. Relâche le mercredi.       <br />
       Espace Alya, Salle A, 31bis, Rue Guillaume Puy, Avignon.       <br />
       Réservation : 04 90 27 38 23.       <br />
       <a class="link" href="https://espacealya.vosbillets.fr/billet/FR/representation-ESPACE_ALYA-28-0.wb" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.alyatheatre.com/" target="_blank">>> alyatheatre.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/90015178-63552871.jpg</photo:imgsrc>
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   <title>BIAC 2025 Dans "Rouge Merveille", une circassienne effleure le ciel pour apprendre à nos regards, l'apesanteur et la richesse du temps</title>
   <pubDate>Thu, 30 Jan 2025 16:21:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Cirque &amp; Rue]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Chloé Moglia invente une discipline. Elle a été la seule au monde à réaliser cette pratique pendant plusieurs années. Depuis, d'autres circassiennes l'ont rejointe pour travailler la suspension. Dans ce spectacle, ce n'est pas elle qui officie, c'est une autre circassienne, une autre suspensive, et l'inventrice se contente d'être directrice artistique et de veiller au grain.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/86045156-61256582.jpg?v=1738251881" alt="BIAC 2025 Dans "Rouge Merveille", une circassienne effleure le ciel pour apprendre à nos regards, l'apesanteur et la richesse du temps" title="BIAC 2025 Dans "Rouge Merveille", une circassienne effleure le ciel pour apprendre à nos regards, l'apesanteur et la richesse du temps" />
     </div>
     <div>
      Inutile de chercher dans le dictionnaire (ce que j'ai fait pour vous), pour ne trouver à &quot;suspensive&quot; qu'un adjectif en référence aux points de suspension et à un terme de droit qui signifie <span style="font-style:italic">&quot;qui arrête, qui empêche d'aller en avant&quot;</span>. Et pourtant, une partie de cette deuxième définition peut être adoptée pour la pratique de cette suspensive. Une manière d'arrêter, une manière de repousser l'instant où aller de l'avant, de repousser l'acte.       <br />
              <br />
       Il y a une forme de dilatation volontaire du temps dans cette démarche. Ce qui, dans ce qu'on appelle un numéro de cirque, ne dure qu'une seconde, ce court instant où l'acrobate saisit son agrès pour s'élancer dans sa voltige. Ce court instant est ici la matière même de la performance. L'accroche, cette main qui s'agrippe à la barre du trapèze pour lancer le corps de l'acrobate dans son évolution aérienne, cette accroche va être indéfiniment étendue, répétée, éprouvée et surtout vécue.       <br />
              <br />
       C'est en partie pour se libérer de la contrainte de l'exploit qui découle des agrès classiques que Chloé Moglia commença l'expérimentation de sa nouvelle discipline. La prouesse que le public attend de la part des acrobates lui apparut comme une finalité sclérosante. Le balancement du trapèze est une injonction à l'acte. C'est ainsi qu'elle commença les suspensions, comme l'élargissement de ce laps de temps où l'acrobate s'accroche à l'agrès : <span style="font-style:italic">&quot;Cela suspend l'exécution des choses. Et l'exécution, c'est la mort&quot;,</span> dit-elle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/86045156-61256585.jpg?v=1738251910" alt="BIAC 2025 Dans "Rouge Merveille", une circassienne effleure le ciel pour apprendre à nos regards, l'apesanteur et la richesse du temps" title="BIAC 2025 Dans "Rouge Merveille", une circassienne effleure le ciel pour apprendre à nos regards, l'apesanteur et la richesse du temps" />
     </div>
     <div>
      Dans &quot;Rouge Merveille&quot;, Mélusine Lavinet-Drouet commence par mettre en place et déployer, à vue et avec l'aide du public, le dispositif qui va servir son évolution. Un mécanisme manœuvré à la main dresse un mât en métal qui se termine par deux branches symétriques comme des ailes d'hirondelles. Se hissant aux quatre mètres du dispositif, la suspensive commence alors sa lente évolution et une sorte de fascination se glisse alors subrepticement dans les esprits de celles et de ceux qui regardent le spectacle.       <br />
               <br />
       Suspendue d'une seule main, crochant parfois une jambe, un pied, changeant de bras pour attraper un sac à dos et dans ce sac à dos une gourde, puis un livre qu'elle feuillette avec douceur, la circassienne enchaîne les déplacements sur toute la longueur de ses deux barres courbes. S'arrêtant de temps en temps pour tourner lentement de 360° autour de l'axe de son poignet qui supporte seul le poids de son corps, on est saisi soudain de l'illusion que ce corps est soudain libéré de cette main comme si celle-ci faisait partie du dispositif de fer, tandis que le visage de l'artiste, souriant, observe la totalité du paysage qui l'entoure et le public sous elle, comme un champ de visages levés vers le ciel.       <br />
              <br />
       Ainsi, durant une petite demi-heure, le temps s'étire, et l'irréelle sensation d'apesanteur fascine, comme une respiration plus vaste, un élancement vers la contemplation. <span style="font-style:italic">&quot;Moins tu fais, plus il y a&quot;</span>, dit encore de manière énigmatique et imagée Chloé Moglia.       <br />
               <br />
       Outre cette performance, la compagnie Rhizome que dirige Chloé Moglia présente, lors de la BIAC, deux autres spectacles : &quot;Bleu Tenace&quot; à Avignon et &quot;La Spire&quot; à Marseille.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>       <br />
              <br />
       Vu le 11 janvier 2025 à La Friche Belle de Mai, Marseille, dans le cadre de la BIAC 2025.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Rouge Merveille"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/86045156-61256587.jpg?v=1738251935" alt="BIAC 2025 Dans "Rouge Merveille", une circassienne effleure le ciel pour apprendre à nos regards, l'apesanteur et la richesse du temps" title="BIAC 2025 Dans "Rouge Merveille", une circassienne effleure le ciel pour apprendre à nos regards, l'apesanteur et la richesse du temps" />
     </div>
     <div>
      Direction artistique : Chloé Moglia.       <br />
       Suspension : Mélusine Lavinet-Drouet.       <br />
       Collaboration artistique : Mélusine Lavinet-Drouet, Marie Fonte et Mélanie Jouen.       <br />
       Remerciements à Irène Le Goué.       <br />
       Création musicale : Marielle Chatain.       <br />
       Conception et réalisation de la ligne de suspension : Éric Noël et Silvain Ohl.       <br />
       Le spectacle comporte un extrait de &quot;Cerveau&quot;, de Laura Vazquez.       <br />
       Régie générale : Sylvain Pecker.       <br />
       Par la Compagnie Rhizome.       <br />
       Durée : 35 minutes.       <br />
       Tout public.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       30 mars 2025 : L'Hermine, Sarzeau (56).       <br />
              <br />
       <b>6ᵉ édition de la Biennale Internationale des Arts du Cirque, Marseille et toute la région Provence-Alpes-Côte d'Azur</b>       <br />
       Un mois de cirque en région Sud.       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 9 janvier au 9 février 2025.</span>       <br />
       Renseignements et réservations sur le site de la BIAC :       <br />
       <a class="link" href="https://biennale-cirque.com/" target="_blank">&gt;&gt; biennale-cirque.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/86045156-61256582.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/BIAC-2025-Dans-Rouge-Merveille--une-circassienne-effleure-le-ciel-pour-apprendre-a-nos-regards-l-apesanteur-et-la_a4142.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>"Les petites bêtes" Un conte pour grands : une grand-mère, un loup, mais aussi les blessures qui se transmettent de générations en générations</title>
   <pubDate>Mon, 27 Jan 2025 13:36:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Une grand-mère, une fille, une petite fille, un loup et une forêt dans laquelle il est dangereux de s'aventurer sont les éléments principaux de ce conte pour adulte. Les personnages, quasi génériques, rappellent évidemment l'histoire du Petit Chaperon Rouge comme une référence clin d'œil. Mais la comparaison s'arrête là immédiatement. C'est l'heure où la petite fille sortie de l'innocence secoue le terrible fardeau de la transmission.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85944462-61191696.jpg?v=1737982833" alt=""Les petites bêtes" Un conte pour grands : une grand-mère, un loup, mais aussi les blessures qui se transmettent de générations en générations" title=""Les petites bêtes" Un conte pour grands : une grand-mère, un loup, mais aussi les blessures qui se transmettent de générations en générations" />
     </div>
     <div>
      Trois générations de femmes forment les rouages imbriqués de cette machine à perpétuer le malheur. Car c'est bien ainsi que les liens entre la grand-mère et sa fille sont ici disséqués. En dehors des gènes qui passent de parents à enfants, d'autres héritages ont en effet lieu, ceux plus pernicieux des culpabilités, des hontes, des emprises dévorantes et des blessures qui ne cicatrisent pas.       <br />
              <br />
       Grand-mère, ici, n'est pas très gentille. Elle caresse sa petite fille en lui parlant de la mort, de la putréfaction, des vers, ces petites bêtes. Et puis elle rabaisse sans cesse sa propre fille qui avale nerveusement ce mépris comme une condamnée volontaire à la maltraitance morale, mais qui tente malgré tout sans cesse de calmer, de panser, de soigner sa chère maman, car elle est doctoresse et s'inquiète maladivement de toutes les maladies qui peuplent l'univers. Elle subit avec abnégation les traits acérés de la grand-mère, car elle sait, elle a vu la tristesse, la douleur de celle-ci, un jour, par un trou de serrure, parce qu'elle a soigné ces plaies, ces bleus, que le corps de celle qui l'a fait naître a subi jadis. Méfait du père. Violence.       <br />
              <br />
       Ainsi, sur trois générations, la violence subie par grand-mère continue de contaminer, de détruire, de traumatiser. Des violences conjugales qui sont la seule allusion à un homme dans la pièce de Delphine Théodore qui tente de décrypter, à travers ses trois personnages, la progression insidieuse du mal qui se transmet de mère en fille sous forme d'emprises capables d'influencer des vies entières, des générations entières.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85944462-61191697.jpg?v=1737982858" alt=""Les petites bêtes" Un conte pour grands : une grand-mère, un loup, mais aussi les blessures qui se transmettent de générations en générations" title=""Les petites bêtes" Un conte pour grands : une grand-mère, un loup, mais aussi les blessures qui se transmettent de générations en générations" />
     </div>
     <div>
      Ce sujet sensible et délicat est traité avec pudeur, économie de mots, sur un rythme presque hypnotique. La petite fille, héritière des mal-êtres des deux femmes qui l'ont précédée, est comme une balle en chiffon envoyée de l'une à l'autre, mais aussi contre les murs, contre elle-même, contre le vide. C'est l'héritage du mal qui a été fait qui saute une génération et la force à se maltraiter elle-même.       <br />
              <br />
       Elle est au centre de ce drame poétique, cette petite fille merveilleusement incarnée par Louise Legendre. Prise entre l'amour absolu de sa grand-mère dont elle veut se montrer digne, celui de sa mère pour laquelle elle veut rester bébé et sa culotte qui se met à saigner comme si son corps lui indiquait de choisir ses propres désirs, elle est durant tout le conte dans une lutte, le moment d'un passage. Passage vers une libération ou vers l'acceptation d'une sorte de culpabilité héréditaire, d'une incapacité à &quot;être à la hauteur&quot; des attentes.       <br />
              <br />
       C'est une prison. Une prison de silence et de devoirs familiaux, entourée de dangers. Ceux du monde extérieur. Ceux de la forêt qui peu à peu, dans la mise en scène millimétrée de Delphine Théodore, grignote l'espace et fait apparaître le loup sous la forme d'un songe, d'une marionnette de taille réelle, incarnation des peurs et des désirs, des fuites et des découvertes, des ailleurs, des autres, des évasions.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85944462-61191712.jpg?v=1737982881" alt=""Les petites bêtes" Un conte pour grands : une grand-mère, un loup, mais aussi les blessures qui se transmettent de générations en générations" title=""Les petites bêtes" Un conte pour grands : une grand-mère, un loup, mais aussi les blessures qui se transmettent de générations en générations" />
     </div>
     <div>
      Dans les rapports entre les personnages, celui entre la grand-mère interprétée par Claire Aveline avec une vérité diabolique, effrayante et la petite-fille est presque sans époque, comme un temps d'éternité, un amour sans contours temporels, celui des contes anciens, Grimm et autres. Parmi les trois personnages, la mère (Amandine Dewasmes crée ici une mère tremblante et agitée comme un roseau sans cesse sur le point de se briser), qui agit dans un stress permanent lorsqu'elle est en présence de grand-mère, est celle qui apporte au conte une forte réalité contemporaine. Elle élève seule sa fille, elle travaille durement, elle porte sans cesse des valises pleines de médicaments et d'affaires comme autant de charges de vie qu'elle endosse vaillamment.       <br />
              <br />
       La mise en scène de Delphine Théodore met en place une mécanique de précision qui dessine un parallélisme parfait avec le mécanisme d'emprise développé dans le récit : changements de scènes rapides, quasi instantanés, jeu de répétitions provoqué par une tension sans cesse présente, mais tout reste dans une sorte de distance imagée, de symbolisme parlant. Et puis, pour parachever l'aspect &quot;conte&quot;, s'ajoute la voix off, douce et rassurante du narrateur, celle de Mathieu Amalric comme un baume qui apaise, mais ne soigne pas toujours.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Les petites bêtes"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85944462-61191718.jpg?v=1737982907" alt=""Les petites bêtes" Un conte pour grands : une grand-mère, un loup, mais aussi les blessures qui se transmettent de générations en générations" title=""Les petites bêtes" Un conte pour grands : une grand-mère, un loup, mais aussi les blessures qui se transmettent de générations en générations" />
     </div>
     <div>
      Texte : Delphine Théodore.       <br />
       Mise en scène : Delphine Théodore.       <br />
       Avec : Louise Legendre, Amandine Dewasmes, Claire Aveline, Mathieu Amalric (voix enregistrée) et Delphine Théodore (marionnettiste).       <br />
       Dramaturgie : Valérie Théodore.       <br />
       Collaboration artistique : Sandra Choquet.       <br />
       Scénographie : James Brandily.       <br />
       Création Lumières : Pascal Noël.       <br />
       Création Son : Lucas Lelièvre.       <br />
       Création Costumes : Siegrid Petit-Imbert.       <br />
       Création Marionnettes : Sébastien Puech.       <br />
       Travail Chorégraphique : Rémi Boissy.       <br />
       Régie : Philippe Lagrue.       <br />
       À partir de 8 ans.       <br />
       Durée : 1 h 45.       <br />
              <br />
       <b>A été représenté du 8 au 24 janvier 2025 au Théâtre 13/Bibliothèque, Paris 13ᵉ.</b>       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">29 et 30 janvier 2025.</span>       <br />
       Mercredi à 20 h 30 et jeudi à 19 h.       <br />
       Rencontre avec les artistes le jeudi à l'issue de la représentation.       <br />
       Le Grand R - Scène Nationale, La Roche-sur-Yon (85), 02 51 47 83 83.       <br />
       <a class="link" href="https://www.legrandr.com/" target="_blank">&gt;&gt; legrandr.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/85944462-61191696.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Les-petites-betes-Un-conte-pour-grands-une-grand-mere-un-loup-mais-aussi-les-blessures-qui-se-transmettent-de_a4136.html</link>
  </item>

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   <title>"Le chaperon rouge"… Frais, enthousiaste et gourmand !</title>
   <pubDate>Wed, 30 Oct 2024 12:06:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Créé en 2004, "Le petit chaperon rouge" de Joël Pommerat est le premier d'un cycle de réécriture de contes du dramaturge français composé aussi de Pinocchio (2008) et de Cendrillon (2011). Les deux metteuses en scène et comédiennes Nina Ballester et Nina Cruveiller en proposent une version enthousiaste et sans fioritures.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83844930-59944063.jpg?v=1701104857" alt=""Le chaperon rouge"… Frais, enthousiaste et gourmand !" title=""Le chaperon rouge"… Frais, enthousiaste et gourmand !" />
     </div>
     <div>
      Juste avant la représentation, l'ouvreuse commence à donner les indications rituelles afin que le spectacle ne soit pas perturbé par les téléphones portables. Puis, elle continue en s'immisçant dans le conte du chaperon rouge, accompagnée ensuite par une spectatrice. Elles deviennent peu à peu et rapidement protagonistes en amenant le récit dans la salle. La représentation démarre dans le public avant même que le rideau ne se lève. S'il se lève.       <br />
              <br />
       La question de savoir si les comédiennes vont un moment ou un autre monter sur les planches peut se poser, de même que celle de savoir quand le spectacle a réellement démarré. Le jeu est décentré, car situé dans l'assistance, par des personnes initialement hors du conte qui se délaissent de leur quotidien pour incarner leur rôle théâtral. C'est dans cet entre-deux que la pièce se retrouve dans une zone où il est fait appel au discernement des spectateurs. Nous en sommes à l'intérieur et à l'extérieur, sur une crête sur laquelle le dit est autant dans le propos explicatif, lorsque l'ouvreuse n'a pas encore été appréhendée théâtralement par l'audience, que dans la narration quand le discernement s'opère enfin.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83844930-59944064.jpg?v=1701104887" alt=""Le chaperon rouge"… Frais, enthousiaste et gourmand !" title=""Le chaperon rouge"… Frais, enthousiaste et gourmand !" />
     </div>
     <div>
      Peu de décors, juste une lourde porte en bois qui est celle de la maison de la grand-mère avec également deux panneaux sombres pour symboliser plus loin la forêt. La lourde porte symbolise la maison de la mère puis de la grand-mère du petit chaperon rouge ainsi que son lit. Les lumières participent aux mises en situation. Elles en sont l'essence. Tamisées ou parfois quasiment éteintes, elles simulent le noir et la peur qu'il peut générer chez les plus jeunes. Elles permettent aussi de recouvrer d'un voile de mystère ce qui va se dérouler sur le plateau alors que chacun, ou quasi, sait la fin de l'histoire. L'objet en est la narration et le jeu ; et ils y sont apportés avec beaucoup d'espièglerie.       <br />
              <br />
       La représentation a trois focales. La première est à l'entame de la pièce où ce sont des êtres, mi-personnages et mi-personnes réelles, situés à l'extérieur d'un périmètre de jeu que l'on pouvait croire défini, qui introduisent la fable. La deuxième focale fait que la narration est jouée par des protagonistes qui s'assument comme tels dans la salle. La troisième se joue sur les planches. Le rapport aux spectateurs s'en trouve à dessein perturbé, car ils peuvent être non appréhendés comme tels à l'entame de la représentation et situés, selon les tableaux, dans les aires de jeu de la salle et de la scène. Le dit théâtral a aussi trois versants, soit il est dirigé directement vers le public, soit entre les protagonistes pour redescendre ensuite par intermittence vers l'assistance.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83844930-59944065.jpg?v=1701104915" alt=""Le chaperon rouge"… Frais, enthousiaste et gourmand !" title=""Le chaperon rouge"… Frais, enthousiaste et gourmand !" />
     </div>
     <div>
      Le changement de décor est bien amené avec les lumières qui plongent souvent le public dans le noir ou une semi-obscurité. Une petite lampe éclaire parfois le visage de nos deux interprètes pour jouer le rôle, pour l'une, du petit chaperon rouge (Nina Cruveiller) et, pour l'autre, celui du loup (Nina Ballester). Peu d'éléments sont utilisés permettant ainsi de mettre en exergue l'ossature même de la fable, à savoir son atmosphère, ses caractères et sa narration. Le jeu s'en trouve délié, comme indépendant de tout accessoire. Le superflu deviendrait trahison de la mise en scène qui s'attache à traiter certains traits de l'enfance, à savoir la peur du noir avec des lumières au mieux tamisées, une espièglerie dans le jeu de Nina Cruveiller et un loup pas méchant au premier abord et énigmatique et habité avec relief par Nina Ballester. La grand-mère est toutefois passablement incarnée par sa voix.       <br />
              <br />
       La pièce est interprétée avec gourmandise par nos deux metteuses en scène comédiennes qui nous font redécouvrir que, pour nous adultes, et pour paraphraser Nietzsche (1844-1900), <span style="font-style:italic">&quot;La maturité, c'est de retrouver le sérieux qu'on avait au jeu quand on était enfant&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le petit chaperon rouge"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83844930-59944066.jpg?v=1701104938" alt=""Le chaperon rouge"… Frais, enthousiaste et gourmand !" title=""Le chaperon rouge"… Frais, enthousiaste et gourmand !" />
     </div>
     <div>
      Texte : Joël Pommerat.       <br />
       Mise en scène : Nina Ballester et Nina Cruveiller.       <br />
       Avec : Nina Ballester et Nina Cruveiller.       <br />
       Collaboration artistique : Barthélémy Fortier.       <br />
       Scénographie : Lola Seiler.       <br />
       Composition musicale : Édouard Demanche.       <br />
       Chorégraphie : Léa Souleille.       <br />
       Création lumière : Pierre Peyronnet et Nicolas Castro.       <br />
       Compagnie Ah si c'est comme ça.       <br />
       Durée : 55 minutes.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 9 au 30 novembre 2024.</span>       <br />
       Samedi à 14 h sauf le 30 à 11 h, dimanche à 11 h et 14 h.        <br />
       Théâtre du Chariot, Paris 11e, 01 48 05 52 44.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatreduchariot.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatreduchariot.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/83844930-59944063.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-chaperon-rouge-Frais-enthousiaste-et-gourmand-_a4071.html</link>
  </item>

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