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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-03-10T20:29:59+01:00</dc:date>
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   <title>Un "Barbier de Séville" métissé et épicé façon Movida</title>
   <pubDate>Fri, 05 Feb 2016 08:53:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Lyrique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Depuis le 2 février et jusqu'au 4 mars 2016, l'Opéra de Paris remet à l'affiche l'étourdissante production de Damiano Michieletto du chef-d'œuvre de Rossini, avec une distribution brillante dominée par la soprano Pretty Yende. Avec le jeune chef Giacomo Sagripanti, l'orchestre de l'Opéra de Paris réussit avec raffinement et éclat une mue toute rossinienne.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8901589-14106255.jpg?v=1454659324" alt="Un "Barbier de Séville" métissé et épicé façon Movida" title="Un "Barbier de Séville" métissé et épicé façon Movida" />
     </div>
     <div>
      Quel bonheur quand une perle du répertoire, chef-d'œuvre pétillant de franche gaieté, rencontre l'insolente verve créative d'un jeune metteur en scène et le talent endiablé de ses interprètes ! Ce barbier-là est une franche réussite à tous les étages… de cet immeuble qu'occupe le docteur (et barbon) Bartolo - un personnage issu de la commedia dell'arte -, amoureux de sa pupille dans un quartier qui évoque tant la Plaza Dos de Mayo madrilène <span style="font-style:italic">(1)</span> qu'une rue de Naples. Voire même un Séville qui se serait converti au charme olé-olé de la Nueva Ola chère au cinéaste Pedro Almodovar.       <br />
              <br />
       Le livret dû à Cesare Sterbini est, on s'en souvient, tiré du premier volet de la trilogie de Beaumarchais consacrée au barbier-intendant-génie du peuple Figaro &quot;Le Barbier de Séville&quot;. Giacomo Rossini, autre petit génie dans son genre, a vingt-quatre ans quand il trousse en trois semaines (à peu près) son seizième opéra pour le Teatro Argentina de Rome (trente-neuf opéras en tout au compteur avant une quasi retraite anticipée à quarante ans). Il est partout, il court, il court comme la calomnie que célèbre un des airs mythiques de l'opéra.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8901589-14106263.jpg?v=1454659367" alt="Un "Barbier de Séville" métissé et épicé façon Movida" title="Un "Barbier de Séville" métissé et épicé façon Movida" />
     </div>
     <div>
      Comme il est toujours pressé et compose à une vitesse hallucinante, le jeune Rossini - qui cumule les emplois - recourt beaucoup à l'emprunt d'extraits de ses œuvres antérieures : un génial patchwork (mais pas seulement) où la réécriture parodique le dispute au lyrisme le plus charmant. Le résultat ? Un &quot;Barbier de Séville&quot; qui s'impose (peu après sa houleuse création) comme le diamant de l'opera buffa italien.        <br />
              <br />
       L'intrigue ? Un vieux barbon lourdaud - interprété par le baryton-basse sicilien Nicola Alaimo - s'est entiché de l'idée d'épouser sa pupille Rosine et l'a enfermée à double tour, une sale gosse (chez D. Michieletto) qui ne rêve que galipettes et roucoulements avec le premier qui viendra la libérer de sa prison. Ce sera le Comte Almaviva, un amant magnifique, secondé par le dégourdi barbier éponyme Figaro. En attendant que le comte, sous le nom de Lindoro, vienne lui chanter céans sa sérénade grâce à l'alacrité figaresque, Rosine fantasme devant le poster de Will Smith qu'elle a accroché sur sa porte de chambre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8901589-14106285.jpg?v=1454659786" alt="Un "Barbier de Séville" métissé et épicé façon Movida" title="Un "Barbier de Séville" métissé et épicé façon Movida" />
     </div>
     <div>
      En un rythme qui va crescendo, Damiano Michieletto nous entraîne dans un carnaval débridé - résolvant par là même la seule faiblesse de l'ouvrage avec son génial un et son plus languissant deuxième acte - où s'annule l'antagonisme dedans-dehors (fabuleuse scénographie due à Paolo Fantin). La maison de Bartolo tourne sur elle-même de plus en plus rapidement en nous dévoilant les secrets de ces particuliers très particuliers au fur et à mesure que les péripéties burlesques s'enchaînent : déguisements, embrouilles diverses, mariage in extremis, enlèvement contrarié, culbutes en tous genres et fiesta finale. Cette saga donne le tournis car nous sommes bien dans une maison de fous comme le rappelle Berta (la soubrette en goguette talentueuse d'Anaïs Constans) : <span style="font-style:italic">&quot;Ils sont fous à lier&quot;</span>… à cause de &quot;l'amour&quot; naturalmente !       <br />
              <br />
       Le Figaro du baryton Alessio Arduini est preste et charmant - avec sa longue silhouette aristocratique - alors que le Comte a le physique un peu pataud du ténor bel cantiste Lawrence Brownlee - quand sa voix ne l'est jamais (pataude). Ce ténor noir américain est une jolie idée de distribution avec son timbre pur, son gracieux phrasé même si la gestion du souffle laisse parfois à désirer.        <br />
              <br />
       C'est que les chanteurs doivent faire montre d'un abattage impressionnant en grimpant <span style="font-style:italic">ad libitum</span> les escaliers de cet immeuble qui n'aurait pas déparé dans une comédie italienne de la grande époque. Citons le maître de musique facilement corruptible Don Basilio très réussi grâce à Ildar Abdrazakov (une basse hautement comique) ou le Fiorello hipster de Pietro Di Bianco <span style="font-style:italic">(2)</span>.       <br />
              <br />
       Mais celle qui domine d'une bonne tête cet imbroglio et ce cast trié sur le volet, c'est la Rosine de Pretty Yende. Elle ferait se damner le plus prude des fiancés. Pretty Yende est bien cette Rosine incroyable, une vraie tornade de charme. Gamine en mal de sensations - elle fume quelques joints avec Figaro à l'occasion - la Rosine stupéfiante de la soprano sud-africaine conjugue intrépidité vocale et charisme ravageur. Bref, la soirée ravit et la direction de Giacomo Sagripanti, toute en finesse et trouvailles constantes, fait de ce manifeste rossinien un pur moment de joie en phase avec la vision trépidante de l'insolent Damiano Michieletto.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8901589-14106362.jpg?v=1454660282" alt="Un "Barbier de Séville" métissé et épicé façon Movida" title="Un "Barbier de Séville" métissé et épicé façon Movida" />
     </div>
     <div>
      <b>Notes :</b>       <br />
       <span style="font-style:italic">(1) De ce quartier mythique de Malasana où est née la Movida.       <br />
       (2) Ce beau chanteur a été souvent apprécié dans les productions de l'Atelier lyrique de l'ONP.</span>       <br />
              <br />
       <b>Prochaines dates</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Vendredi 5, mardi 9, vendredi 12, mardi 16, jeudi 25 février,        <br />
       mercredi 2 et vendredi 4 mars 2016 à 19 h 30.        <br />
       Dimanches 21 et 28 février 2016 à 14 h 30.</span>       <br />
              <br />
       Opéra national de Paris, Place de la Bastille, Paris 12e.       <br />
       Tél. : 08 92 89 90 90.       <br />
       <a class="link" href="https://www.operadeparis.fr/" target="_blank">&gt;&gt; operadeparis.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8901589-14106401.jpg?v=1454660567" alt="Un "Barbier de Séville" métissé et épicé façon Movida" title="Un "Barbier de Séville" métissé et épicé façon Movida" />
     </div>
     <div>
      <b>&quot;Il Barbiere di Siviglia&quot; (1816).</b>       <br />
       Musique : Giacomo Rossini (1792-1868).       <br />
       Livret : Cesare Sterbini d'après Beaumarchais.       <br />
       En italien surtitré en français et en anglais.       <br />
       Durée : 3 h 05 avec entracte.       <br />
              <br />
       Giacomo Sagripanti, direction musicale.       <br />
       Damiano Michieletto, mise en scène.        <br />
       Paolo Fantin, décors.       <br />
       Silvia Aymonino, costumes.       <br />
       Fabio Barettin, lumières.       <br />
              <br />
       Lawrence Brownlee, Il Conte Almaviva.       <br />
       Nicolai Alaimo, Bartolo.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8901589-14106435.jpg?v=1454660829" alt="Un "Barbier de Séville" métissé et épicé façon Movida" title="Un "Barbier de Séville" métissé et épicé façon Movida" />
     </div>
     <div>
      Pretty Yende, Rosina.       <br />
       Alessio Arduini, Figaro.       <br />
       Ildar Abdrazakov, Don Basilio.       <br />
       Pietro Di Bianco, Fiorello.       <br />
       Anais Constans, Berta.       <br />
       Laurent Laberdesque, Un Ufficiale.       <br />
              <br />
       Chœurs et Orchestre de l'Opéra national de Paris.       <br />
       Alessandro Di Stefano, chef des chœurs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Anne Baquet déclare : "Non, je ne veux pas chanter"… Heureusement… ce n'est pas vrai !</title>
   <pubDate>Mon, 03 Aug 2015 05:50:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Paroles &amp; Musique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Oui, elle chante, Anne Baquet, et plutôt deux fois qu'une. Elle est accompagnée au piano et à l'accordéon par Grégoire Baumberger. Mêlant (un peu) de danse à beaucoup d'humour, soutenu par un jeu théâtral bien calibré, le spectacle nous fait découvrir des créations composées par de grands noms de la chanson française.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8094152-12618875.jpg?v=1438527964" alt="Anne Baquet déclare : "Non, je ne veux pas chanter"… Heureusement… ce n'est pas vrai !" title="Anne Baquet déclare : "Non, je ne veux pas chanter"… Heureusement… ce n'est pas vrai !" />
     </div>
     <div>
      Il y a des commandements qui devraient être inscrits sur le fronton de certains artistes, comme un &quot;Tu chanteras&quot; pour Anne Baquet. Même si elle ne veut pas... Car ce serait perdre plus d'une belle heure de plaisir !       <br />
              <br />
       C'est une récidiviste ! Pénalement, la récidive est mal vue. Mais là, artistiquement, c'est bien vu, bien ficelé. La première fois, elle avait interprété un tour de chant allant de Bach à Bernstein. Cette fois-ci, Anne Baquet s'attelle à la lourde tâche, fait avec beaucoup de légèreté, de créer un spectacle autour d'auteurs de la chanson française aussi prestigieux que Moustaki, Juliette ou, moins attendu, comme François Morel, Roland Topor ou Sempé. Pouchkine a droit à ses faveurs, Rossini y va aussi de sa chanson et Bernstein y pointe le bout de son nez dans une composition musicale autour d'une recette de civet.       <br />
              <br />
       Ainsi, le spectacle est traversé de quelques compositions étrangères, pour rappeler que l'Art transgresse les frontières, qu'un bécarre ou qu'un bémol de l'autre côté des Pyrénées ou du Caucase ont la même valeur qu'à Pantin, Villeurbanne ou Propriano. Bref que l'Art n'est pas que national et qu'elle s'enrichit d'influences venues d'ailleurs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8094152-12618910.jpg?v=1438528423" alt="Anne Baquet déclare : "Non, je ne veux pas chanter"… Heureusement… ce n'est pas vrai !" title="Anne Baquet déclare : "Non, je ne veux pas chanter"… Heureusement… ce n'est pas vrai !" />
     </div>
     <div>
      La mise en scène donne le &quot;la&quot; dès le début, la laissant apparaître allongée comme sur une serviette de plage avec en dessous Grégoire Baumberger au piano. Le duo change parfois de rôle, le pianiste devenant le temps d'une chanson chanteur et Anne Baquet pianiste.       <br />
              <br />
       Les chansons sont amusantes, parlent d'amour, de varappe dopée aux brocolis (un amour de sport !) ou d'assassinats (une autre forme d'amour mais sauvagement inversé !). Bref, le spectacle transpire de tous ses pores de l'amour de la chanson française !       <br />
              <br />
       Le banal est vidé de la scène à coup de notes, de mélodies, de chant, de théâtre. Anne Baquet s'amuse aussi avec le piano qui devient le temps d'une chanson une boîte à percussion où elle s'essaie, avec humour, au rap.       <br />
              <br />
       Le spectacle est nourri de talent et d'enthousiasme. Baquet et Baumberger s'amusent, prennent un malin plaisir à faire de chaque chanson, une petite pièce de théâtre chanté ou mimé, un moment de jeu où la poésie ne prend jamais ses quartiers et s'épanouit dans une espièglerie presque enfantine.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Non, je ne veux pas chanter"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8094152-12619151.jpg?v=1438531340" alt="Anne Baquet déclare : "Non, je ne veux pas chanter"… Heureusement… ce n'est pas vrai !" title="Anne Baquet déclare : "Non, je ne veux pas chanter"… Heureusement… ce n'est pas vrai !" />
     </div>
     <div>
      Création d'Anne Baquet.       <br />
       Mise en scène : Claudine Allégra.       <br />
       Avec : Anne Baquet, accompagné au piano par Grégoire Baumberger.       <br />
       Lumières : Jacques Rouveyrollis.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Jusqu'au 9 août 2015.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 19 h, dimanche à 15 h.       <br />
       Le Lucernaire, Paris 6e, 01 45 44 57 34.       <br />
       <a class="link" href="http://www.lucernaire.fr/beta1/index.php" target="_blank">&gt;&gt; lucernaire.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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