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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-08-12T20:14:47+02:00</dc:date>
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   <title>"On aura tout vu !"… et c'est peu dire !</title>
   <pubDate>Mon, 24 Jun 2024 07:03:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Lyrique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   C'est la 11ᵉ édition du festival Palazzetto Bru Zane qui est le "rendez-vous de la musique romantique française", comme il se décrit, et qui, pour cette édition, met à l'honneur des compositrices méconnues telles que Juliette Dillon, Henriette Renié et Mel Bonis. Le focus que nous faisons concerne une création autour de chansons de café-concert, accompagnées d'un répertoire musical des XIXe et XXe siècles et dans lesquelles la facétie est un élément important.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81137714-58492119.jpg?v=1719063797" alt=""On aura tout vu !"… et c'est peu dire !" title=""On aura tout vu !"… et c'est peu dire !" />
     </div>
     <div>
      Cela démarre alors que le public n'a pas encore fini de s'installer. Un machiniste de plateau (Pierre Lebon) est derrière un gros bloc noir en train de préparer la scène. La trame dramaturgique est celui d'un spectacle qui ne se déroule pas comme prévu. Des loupés de démarrage, une scène qui ne descend pas comme il faut, un machiniste qui essaie tant bien que mal de résoudre des problèmes de décors et de lumières, le public se retrouve dans les coulisses d'une représentation qui englobe et confond dans un espace-temps réduit le moment d'une générale ou a minima d'une répétition et celui d'une première. Les artistes sont sur une ligne de crête à chaque instant où les facéties alternent avec des chansons, de la musique et du théâtre.       <br />
              <br />
       Le jeu est très corporel avec des protagonistes fortement maquillés. Ils semblent être sortis tout droit d'une fable de commedia dell'arte même s'ils en sont, avec la gestique, très différents. Leur approche est appréhendée d'une façon aussi marquée avec pour chacun leur périmètre de jeu, leur rôle spécifique et leur tessiture vocale, l'ensemble se complétant.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81137714-58492120.jpg?v=1719063833" alt=""On aura tout vu !"… et c'est peu dire !" title=""On aura tout vu !"… et c'est peu dire !" />
     </div>
     <div>
      Les chansons d'Aristide Bruant, Yvette Guilbert, ainsi que les compositions de Vincent Scotto, Hervé, Borel-Clerc et Erik Satie nous emmènent dans un voyage musical remontant de la fin du XIXe jusqu'au milieu du XXe siècle. Nous naviguons dans une atmosphère joyeuse avec des opérettes et des chansons et où la mezzo-soprano Marie Gautrot se trouve confrontée à une préparation scénographique des plus aventureuses. Elle est aussi comiquement susceptible de vexation tout en sachant garder un professionnalisme afin d'occulter les problèmes qui l'entourent.       <br />
              <br />
       La création est découpée en plusieurs temps forts dans un décor représentant une petite scène noire, avec sa grande affiche derrière éclairée de grosses lumières. Il est un élément principal avec une mise en place qui dure plusieurs moments. Il est le &quot;La&quot; de la représentation.       <br />
              <br />
       Les personnages oscillent ainsi entre amateurisme comique et professionnalisme autour d'une chanteuse (Marie Gautrot), d'une pianiste (Delphine Dussaux), d'un machiniste de plateau (Pierre Lebon) et d'un meneur (Flannan Obé) qui dirige le spectacle et joue son propre rôle, à savoir de concepteur et de metteur en scène en donnant des directives pour pallier certains manquements. Le machiniste de plateau endosse parfois d'autres rôles, comme celui de remplacer un bref moment la chanteuse. Seule la pianiste incarne une certaine discrétion. Elle accompagne le spectacle de son piano en chantant à deux reprises.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81137714-58492126.jpg?v=1719063872" alt=""On aura tout vu !"… et c'est peu dire !" title=""On aura tout vu !"… et c'est peu dire !" />
     </div>
     <div>
      Les personnages sont très différents et ont leurs propres attitudes et gestiques qui font qu'un décalage s'opère entre eux. Il y a aussi un autre décalage, tout aussi permanent, entre ce qui se passe sur les planches et ce qui doit réellement s'y passer. Nous sommes ainsi dans une double focale avec des coulisses qui se jouent sur les planches et, à certains moments, un dévoilement de ce qui doit être ni vu ni su du public.       <br />
              <br />
       &quot;On aura tout vu ! Une nuit au café-concert&quot; est un joli cocktail de théâtre, de chanson et de musiques servi avec beaucoup de facéties. C'est rafraîchissant et drôle.       <br />
              <br />
       <b>A été représenté du 14 au 16 juin aux Bouffes du Nord dans le cadre du 11e Festival Palazzetto Bru Zane.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"On aura tout vu ! Une nuit au café-concert"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81137714-58492141.jpg?v=1719063958" alt=""On aura tout vu !"… et c'est peu dire !" title=""On aura tout vu !"… et c'est peu dire !" />
     </div>
     <div>
      Conception et mise en scène : Flannan Obé.       <br />
       Avec : Flannan Obé (ténor), Pierre Lebon (baryton), Marie Gautrot (mezzo-soprano), Delphine Dussaux (piano).       <br />
       Collaboration artistique, création décors et costumes : Pierre Lebon.       <br />
       Création lumières : Ingrid Chevalier.       <br />
       Régie générale et lumières : Bertrand Killy.       <br />
       Œuvres de Bruant, Guilbert, Scotto, Hervé, Borel-Clerc, Satie, etc.       <br />
       Production Bru Zane France sur une idée du Palazzetto Bru Zane.       <br />
       En coproduction avec la Ferme de Villefavard en Limousin.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <b>11e Festival Palazzetto Bru Zane.</b>       <br />
       Le rendez-vous de la musique romantique française.       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 3 au 26 juin 2024.</span>       <br />
       Programmation dans six lieux à Paris :       <br />
       Amphithéâtre-Cité de la Musique (19e), Salle Gaveau (8e), Auditorium de Radio France (16e), Théâtre des Bouffes du Nord (10e), Bibliothèque Musicale La Grange-Fleuret (8e) et Théâtre des champs-Élysées (8e).       <br />
              <br />
       Palazzetto Bru Zane - Centre de musique romantique française       <br />
       San Polo 2368, 30125 Venise, Italie.       <br />
       <a class="link" href="https://bru-zane.com/fr/" target="_blank">&gt;&gt; bru-zane.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/On-aura-tout-vu--et-c-est-peu-dire-_a3965.html</link>
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   <title>"Et si c'était elle ?" De l'humanité et de l'amour pour rêver à un monde meilleur</title>
   <pubDate>Wed, 12 Apr 2023 11:17:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Isabelle Lauriou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Trib'Une]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   "Le propre de la solidarité, c'est de ne point admettre d'exclusion", Victor Hugo. "Et si c'était elle ?" est une histoire d'amour. Celle d'un homme excellemment interprété par Michaël Msihid et d'une femme - la gracieuse Lola Ingrid - qui se rencontrent sur la base d'un "Tinder". Jusqu'ici rien de bien original. Seulement cette femme est handicapée.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/72093986-50188083.jpg?v=1681292359" alt=""Et si c'était elle ?" De l'humanité et de l'amour pour rêver à un monde meilleur" title=""Et si c'était elle ?" De l'humanité et de l'amour pour rêver à un monde meilleur" />
     </div>
     <div>
      Elle traîne comme meilleur allié son fauteuil roulant, rêvant simplement d'une vie normale, comme vivre l'amour avec un grand A, sans a priori, sans compassion, et avec une idée modérée de la négociation. L'homme, macho mais séduisant se refuse à entamer une relation qui le couperait sans doute de toutes ses habitudes de frasques nocturnes, puis de son image de tombeur auprès de ses potes tout aussi sexistes et crâneurs.       <br />
              <br />
       Son rêve à elle, c'est danser… Par chance, une audition s'offre à elle et, comme lui a de la peine à se loger, tous deux font un pacte. Il gère la baraque et l'accompagne dans cette aventure pendant qu'elle s'acharne à renaître sur scène en s'appliquant quotidiennement aux bras de danse, offrant gîte et couverts à son dragueur, romantique qui s’ignore encore. Et la suite, je ne la dévoile pas.       <br />
              <br />
       Et je pourrais m'arrêter là mais mon doigt inspiré, et cette routine que j'aime donc bifurquer, m'incitent à mettre en lumière cet acteur incroyable qu'est Michaël Msihid. J'en connais des acteurs qui travaillent et se donnent à fond dans chacun des projets qu'ils mènent ou pour lesquels ils se déchaînent quand ils ne sont ni l'auteur ou le metteur en scène. Mais Michaël, c'est un sacré cowboy moderne bourré d'humanité qui, de rôles en rôles, surprend par sa capacité à incarner, par son plaisir palpable à jouer et par sa très grande bienveillance à partager la scène. Jamais il ne se met en avant. Il est avec l'autre tout simplement. C'est un bosseur et un grand acteur qui n'a pas encore explosé à hauteur de toutes les couleurs qu'il sème de scènes de théâtre en plateaux TV, mais ça ne saurait tarder !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/72093986-50188087.jpg?v=1681292383" alt=""Et si c'était elle ?" De l'humanité et de l'amour pour rêver à un monde meilleur" title=""Et si c'était elle ?" De l'humanité et de l'amour pour rêver à un monde meilleur" />
     </div>
     <div>
      Peut-être est-il trop gentil ? Il paraît, je cite un coach avec qui j'ai eu le malheur de travailler, <span style="font-style:italic">&quot;qu'on s'en fout que vous soyez gentils ou attentionnés&quot;</span>. Ah ? C'est marrant cette vérité émanant d'un soi-disant coach de vie, non ?       <br />
              <br />
       En effet, j'ai le cœur impressionné à chaque fois que je rencontre un artiste délicat, humain et agréable comme Michaël Msihid l'est. Sans effort. Ne serait-ce pas cela la vérité ? Aimer son métier et prendre du plaisir à partager ? Aucun artifice, juste une belle personnalité qu'il est indispensable de voir exister dans ce métier.       <br />
              <br />
       &quot;Et si c'était elle ?&quot; est une pièce pleine d'humanité et l'amour reste une denrée dont le monde ne pourrait se passer.       <br />
              <br />
       Alors, pour lui et aussi pour elle, venez prendre une bouffée de bonheur afin de rêver à un monde meilleur.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Et si c'était elle ?"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/72093986-50188088.jpg?v=1681292414" alt=""Et si c'était elle ?" De l'humanité et de l'amour pour rêver à un monde meilleur" title=""Et si c'était elle ?" De l'humanité et de l'amour pour rêver à un monde meilleur" />
     </div>
     <div>
      Comédie romantique.        <br />
       Texte : Franck Buirod.       <br />
       Mise en scène : Pascal Bendavid.       <br />
       Chorégraphie : Lola Ingrid Le Roch.       <br />
       Avec : Lola Ingrid Le Roch et Michaël Msihid.       <br />
       Durée : 75 minutes.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 10 mars au 21 avril 2023.</span>       <br />
       Vendredi à 21 h 30.       <br />
       Théâtre Montmartre Galabru, Paris 18e, 01 42 23 15 85.       <br />
       <a class="link" href="https://theatregalabru.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatregalabru.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/72093986-50188083.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Et-si-c-etait-elle-De-l-humanite-et-de-l-amour-pour-rever-a-un-monde-meilleur_a3557.html</link>
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   <title>Le Festival "Pianos, Pianos" au Théâtre des Bouffes du Nord</title>
   <pubDate>Tue, 11 Dec 2018 06:14:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Concerts]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Les 16 et 17 décembre 2018, le Festival "Pianos, Pianos" propose d'enrichir notre regard sur l'histoire d'un instrument et celle des interprétations des œuvres qui lui ont été dédiées de l'ère romantique à l'époque contemporaine.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/28783375-28184096.jpg?v=1544482471" alt="Le Festival "Pianos, Pianos" au Théâtre des Bouffes du Nord" title="Le Festival "Pianos, Pianos" au Théâtre des Bouffes du Nord" />
     </div>
     <div>
      Fruit d'une collaboration entre la Fondation Royaumont et la Médiathèque Musicale Mahler, le Festival &quot;Pianos, Pianos&quot;, qui se déroulera au Théâtre des Bouffes du Nord, mettra à l'honneur un instrument apparu à la fin du XVIIIe siècle. Depuis lors, ses possibilités expressives et sonores ont sans cesse été améliorées par les facteurs et les compositeurs.        <br />
              <br />
       Ce festival mettra également en lumière la passion de quelques artistes qui se proposent de faire entendre de nouvelles approches d'interprétation en récital. En offrant aussi des concerts-ateliers au public afin que ce dernier n'ignore plus rien du piano-jouet, du piano romantique (des facteurs Erard, Streicher ou Pleyel), du piano - ce monde symphonique - tout simplement.       <br />
              <br />
       En résidence à la Fondation Royaumont jusqu'en 2019, Edoardo Torbianelli est l'infatigable arpenteur du répertoire romantique et joue donc sur des pianos d'époque restaurés. La Fondation accompagne en effet depuis trois décades les musiciens qui entendent réinventer le jeu des grandes œuvres, tel que cet artiste - on se souvient de son travail au pianoforte dans son dernier disque consacré à Chopin.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/28783375-28188296.jpg?v=1544513855" alt="Le Festival "Pianos, Pianos" au Théâtre des Bouffes du Nord" title="Le Festival "Pianos, Pianos" au Théâtre des Bouffes du Nord" />
     </div>
     <div>
      Il sera accompagné au festival par trois de ses élèves, des représentants de la génération suivante engagés dans la même quête : Laura Fernandez Granero, Luca Montebugnoli et Benjamin d'Aufray (tous trois lauréats de la Fondation Royaumont).       <br />
              <br />
       Tous, en compagnie des pianistes Claudia Chan - en résidence à la Médiathèque Musicale Mahler - et Nicolas Hodges (tous deux maîtres du répertoire contemporain) ont pu s'appuyer sur un fonds documentaire d'une grande richesse.       <br />
              <br />
       Edoardo Torbianelli a, par exemple, pu travailler pour ses interprétations historiquement informées à partir des archives de la Bibliothèque Musicale François Lang de Royaumont et du fonds Alfred Cortot (et ses milliers de partitions annotées, entre autres) acquis par Henry-Louis de La Grange (dont la totalité du legs constitue la MMM).       <br />
              <br />
       La consultation du Fonds Claude Hellfer (ce grand ancêtre du piano contemporain) de la Médiathèque Musicale Mahler enrichira de surcroît le jeu en concert de Claudia Chan pendant les deux jours du festival.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/28783375-28188299.jpg?v=1544513924" alt="Le Festival "Pianos, Pianos" au Théâtre des Bouffes du Nord" title="Le Festival "Pianos, Pianos" au Théâtre des Bouffes du Nord" />
     </div>
     <div>
      Nicolas Hodges et Claudia Chan s'attacheront ainsi à faire (re)découvrir au public la révolution opérée par les compositeurs des XXe et XXIe siècles quant aux ressources renouvelées de l'instrument (ces fameux pianos préparés permettant de jouer avec ses composantes) nécessitant une virtuosité trempée aux nouveaux défis techniques lancés aux interprètes.        <br />
              <br />
       Edoardo Torbianelli et ses disciples livreront des concerts centrés sur Chopin et les compositeurs de son temps parfois trop peu ou pas joués (Alkan, Moscheles, Weber). Ces deux univers pianistiques se marieront pour le meilleur lors du dernier concert donné par tous les artistes le 17 décembre (à 20 h 30) avec entre autres Xenakis, Czerny et Chopin.       <br />
              <br />
       Concerts et ateliers <span class="fluo_jaune">le 16 décembre de 14 h à 20 h 30        <br />
       et le 17 décembre 2018 à partir de 19 h 30</span>.       <br />
       Festival &quot;Pianos, Pianos&quot;       <br />
       Théâtre des Bouffes du Nord.       <br />
       37 bis, boulevard de la Chapelle, Paris 10e.       <br />
       Tél. : 01 46 07 34 50.       <br />
       <a class="link" href="http://www.bouffesdunord.com/fr/la-saison/festival-pianos-pianos" target="_blank">&gt;&gt; festival-pianos-pianos</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/28783375-28184096.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Festival-Pianos-Pianos-au-Theatre-des-Bouffes-du-Nord_a2303.html</link>
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   <title>Sébastien Guèze, ténor de haut niveau</title>
   <pubDate>Mon, 20 Feb 2017 08:09:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Lyrique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Alors qu'il s'apprête à confirmer la réussite de sa nouvelle prise de rôle avec un Werther charismatique et bouleversant à l'Opéra de Massy, après Metz et avant Reims, le jeune ténor Sébastien Guèze a bien voulu répondre à nos questions.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/11215973-18644909.jpg?v=1487575728" alt="Sébastien Guèze, ténor de haut niveau" title="Sébastien Guèze, ténor de haut niveau" />
     </div>
     <div>
      Le ténor ardéchois - comme il aime à le rappeler lui-même - est un chanteur au charisme et au charme vocal évidents, que de nombreuses scènes internationales s'arrachent. Il semblerait bien que l'année 2017 lui permette d'accéder enfin à la vraie reconnaissance qu'il mérite en France. Sa prise de rôle du fameux héros romantique de Massenet dans la production de Paul-Émile Fourny à Metz, retransmise il y a peu sur la chaîne Culturebox <span style="font-style:italic">(1)</span>, pourrait bien constituer une étape importante dans sa belle carrière en lui offrant une place sur le podium des plus grands Werther.       <br />
              <br />
       Avec son timbre éclatant, sa fougue, ses fêlures exquises et son incarnation fiévreuse, son Werther a d'ores et déjà marqué les esprits. Un excellent Werther français ? Voilà un événement très attendu. Et pour qui suit l'ascension du chanteur, dont le cœur de répertoire (français et italien) se situe entre romantisme et vérisme, l'ajouter à ses rôles-phares (Faust, Rodolfo, Roméo, Pinkerton, Nemorino et autres Duca, Alfredo, Hoffmann ou Des Grieux) relevait de l'évidence. C'est avec son habituelle et généreuse simplicité que celui qui se conçoit en ténor (et donc en vrai sportif de haut niveau) a répondu à nos questions.       <br />
              <br />
       <b>Christine Ducq - Qu'est-ce qu'un ténor ardéchois ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Sébastien Guèze -</b> (rires) C'est un ténor qui n'a rien de spécial mais l'expression en signale les origines. J'ai grandi en Ardèche ; au lieu de dire &quot;ténor français&quot;, je précise l'AOC ! L'Ardèche est le territoire de l'enfance qui a nourri mon imaginaire. Dans mes interprétations, j'essaie d'avoir une identité propre, d'avoir une forme de sincérité dans mon travail - qu'on aime ou pas d'ailleurs - grâce à cet imaginaire. Les longues promenades d'autrefois, dans les rochers des montagnes, dans les forêts où on se crée des histoires, me permettent aujourd'hui de m'évader facilement sur scène en incarnant mes personnages.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/11215973-18644917.jpg?v=1487575758" alt="Sébastien Guèze, ténor de haut niveau" title="Sébastien Guèze, ténor de haut niveau" />
     </div>
     <div>
      <b>Vous avez une riche carrière internationale et on commence à vous entendre davantage au nord de la Loire. Pourquoi le succès est-il d'abord venu de l'étranger, l'Allemagne, le Mexique par exemple ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Sébastien Guèze -</b> Je chante beaucoup en Europe, régulièrement aux États-Unis, parfois en Russie, au Brésil et en Asie. C'est vrai que j'ai d'abord chanté dans le sud de la France, peut-être parce que j'ai fait mes études à Nîmes et à Montpellier. Les opéras de Marseille, Toulon et Avignon m'ont donné ma chance.       <br />
              <br />
       Plus largement, j'ai l'impression qu'en France comme à l'étranger une distribution internationale semble plus attractive sur le papier. Le charme français opère très bien ailleurs aussi, et j'en bénéficie. Il faut trouver un juste équilibre et cela se justifie pour les premiers rôles afin de donner un panorama du monde lyrique au public. Les seconds rôles permettent plutôt de donner une chance à nos voix. Ce qui compte, selon moi, c'est ce qu'un artiste va dégager sur scène, non son CV ou sa nationalité ; qu'il soit à l'écoute de ses collègues sur scène pour obtenir la meilleure alchimie et puis brûler les planches pour saisir le public.       <br />
              <br />
       <b>Êtes-vous content de votre saison ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Sébastien Guèze -</b> J'ai eu de très beaux rôles. J'ai chanté dans &quot;Les Contes d'Hoffmann&quot; au Grand Théâtre d'Essen (une très belle salle avec une des meilleures acoustiques au monde). Hoffmann, pour un ténor, demeure une aventure colossale ! J'ai aussi beaucoup apprécié de reprendre mon Rodolfo au Grand Théâtre de Genève, peut-être ma dixième production dans ce rôle ! Je ne me lasse pas d'improviser et de me réinventer dans ce rôle.       <br />
              <br />
       En ce moment, c'est ma prise de rôle de Werther, qui suscite à ma grande surprise de nombreuses réactions et, m'a-t-on dit, un bel engouement du public (j'en suis ravi !), avant de retourner aux USA pour Cyrano - à l'Opéra de Détroit. J'alterne prises de rôle et mes rôles de signature : que demander de plus ? Je me sens très épanoui dans ma carrière.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/11215973-18644922.jpg?v=1487575787" alt="Sébastien Guèze, ténor de haut niveau" title="Sébastien Guèze, ténor de haut niveau" />
     </div>
     <div>
      <b>Werther, un rôle souvent décrit comme périlleux. Vous confirmez ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Sébastien Guèze -</b> Oui, mais connaissez-vous des rôles non périlleux ? (rires). Werther est en effet un rôle délicat. Je ne vous cache pas que j'avais d'énormes appréhensions avant la première. Tout rôle nécessite une maturité pour atteindre la plénitude. J'ai d'ailleurs déjà hâte de le reprendre à Massy car j'ai beaucoup de nouvelles idées. Une première c'est beaucoup de joie et de frustration en même temps, un peu comme pour un grand match de football ou une finale sportive. On vibre, on a envie de rejouer certaines actions !       <br />
              <br />
       On est évidemment loin des conditions d'enregistrement d'un disque où on peut faire trente reprises pour obtenir l'aigu parfait. C'est autre chose. Le public vient pour voir nos propositions d'interprète et pour se laisser emmener et frémir en notre compagnie.       <br />
              <br />
       Savoir mon premier &quot;Werther&quot; capté et retransmis en direct sur internet <span style="font-style:italic">(2)</span> a décuplé mon stress, mais il y a aussi ce charme de partager un moment avec le public aux quatre coins du monde le temps d'un opéra. C'est la beauté de l'art – comme du sport - de faire vibrer les cœurs et d'émanciper les âmes.       <br />
              <br />
       <b>Quelle est votre vision du personnage ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Sébastien Guèze -</b> La partition aide beaucoup, tout est indiqué. Massenet note tout, jusqu'aux plus infimes nuances. Pour la dramaturgie le metteur en scène Paul-Émile Fourny a créé un cadre élégant et original tout en me laissant très libre pour garder spontanéité et fraîcheur chaque soir. Du coup, j'ai du mal à en parler, comme si un autre s'était entièrement donné sur scène. Quand le rideau tombe, je reprends de la distance avec le personnage. Au lever de rideau, je me dis au contraire que je dois me laisser porter pendant deux heures par lui, par la musique et par l'histoire.        <br />
              <br />
       Sans aucun jugement, car Werther est un personnage mélancolique - ce qui est très éloigné de mon caractère. Mais durant le spectacle j'accepte totalement de me glisser dans ses habits, dans sa fièvre et sa passion. Je ne le juge pas. Je le laisse piloter. En regardant des extraits de la captation de l‘opéra, j'ai eu du mal à revoir certaines scènes tragiques. Je me souviens naturellement que je suis allé très loin dans certaines phrases mais je suis très troublé, je me vois sans me reconnaître. Il est de toute façon difficile de transmettre une émotion si on ne la ressent pas, parfois on se brûle un peu. Mais se laisser habiter profondément par Werther est inévitable… peut-être pas jusqu'au suicide quand même… (rires). Il faut trouver la limite, jouer entre abandon et sécurité. La clé est de prendre des risques contrôlés.
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/11215973-18644928.jpg?v=1487575819" alt="Sébastien Guèze, ténor de haut niveau" title="Sébastien Guèze, ténor de haut niveau" />
     </div>
     <div>
      <b>Quelle a été la nature de votre travail avec le chef ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Sébastien Guèze -</b> J'ai trouvé des couleurs dans la continuité de ce que proposait l'orchestre. David (T. Heusel, Ndlr) est quelqu'un de très calme et attentif. Je suis venu avec ma vision du personnage et nous avons été d'accord très vite. Je sentais que cette musique permettait d'aller très loin dans les nuances - comme rarement on le peut à l'opéra. Massenet a parfois indiqué des doubles ou triples pianos : il faut susurrer certains mots, qui ne sont audibles que dans un théâtre absolument silencieux. Avec David, nous avions à cœur de respecter cela. Le contraste avec le déchaînement orchestral n'en est que plus saisissant.       <br />
              <br />
       <b>Comment gérez-vous la pression dans ces grands rendez-vous que sont les premières, a fortiori quand il s'agit de prises de rôles ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Sébastien Guèze -</b> J'échange beaucoup depuis plusieurs années avec Thomas Sammut <span style="font-style:italic">(3)</span>, qui prépare nos champions olympiques de natation et qui est devenu un ami. Un chanteur d'opéra vit une expérience très similaire de celle des sportifs de haut niveau. Nous sommes soumis à de grandes pressions, à de vrais enjeux et confrontés à notre solitude lors de grands rendez-vous, où le public a d'énormes attentes et où on vous attend au tournant. D'autant plus que la voix de ténor (comme celle de soprano) suscite beaucoup de passion et de controverses - beaucoup plus que les autres voix.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Après ce n'est que de l'opéra mais cela m'a tout de même permis d'affiner ma réflexion d'artiste : pourquoi monter sur scène ? Pourquoi courir après la médaille d'or, la perfection ? Le fait-on pour soi, pour les autres ? Pourquoi vouloir transcender l'instant présent ? Voilà des problématiques passionnantes que nous affrontons également, sportifs et artistes.       <br />
              <br />
       Autrefois, j'avais en tête (surtout pour les prises de rôles) toutes les références écrasantes de ceux qui m'avaient précédé, et l'envie de bien faire. C'était contre-productif, d'autant plus que nous avons en tête des performances qui représentent l'aboutissement d'une carrière entière, sur scène ou au disque - rarement leurs débuts. Je me suis donc peu à peu déculpabilisé, puis détaché de cela en réalisant que rentrer dans des cadres attendus, lisser mes intentions pour plaire au plus grand nombre était sans intérêt ! En n'étant plus moi-même, je courais le risque de perdre ma vérité artistique.       <br />
              <br />
       L'important pour moi, aujourd'hui, c'est d'être intègre et d'exprimer mon art comme je l'entends, pour être heureux dans ce que je fais, et continuer à grandir en tant qu'artiste.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <span style="font-style:italic">(1) &quot;Werther&quot; de Jules Massenet, dans cette production de Paul-Émile Fourny, sera diffusé sur France 3 dans quelques mois.       <br />
       (2) La retransmission de la première à l'Opéra de Metz est disponible plusieurs mois sur la chaîne Culturebox.       <br />
       (3) Thomas Sammut est préparateur mental et coach sportif, en particulier pour le Cercle des Nageurs de Marseille et de l’Équipe de France de natation.</span>       <br />
              <br />
       <b>&quot;Werther&quot; en tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">24 et 26 février 2017</span> à l'Opéra de Massy (91).       <br />
       <a class="link" href="http://www.opera-massy.com/" target="_blank">&gt;&gt; opera-massy.com</a>       <br />
       <span class="fluo_jaune">19 et 21 mars 2017</span> à l'Opéra de Reims (51).       <br />
       <a class="link" href="http://www.operadereims.com" target="_blank">&gt;&gt; ooperadereims.com</a>       <br />
       Plus d'informations :        <br />
       <a class="link" href="http://www.sebastiengueze.com/" target="_blank">&gt;&gt; sebastiengueze.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Marie-Nicole Lemieux au Festival Palazzetto Bru Zane</title>
   <pubDate>Mon, 13 Jun 2016 14:04:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Lyrique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans le cadre du Festival Palazzetto Bru Zane à Paris, la contralto Marie-Nicole Lemieux donnait un récital de mélodies françaises accompagnée par son vieux complice Daniel Blumenthal au Théâtre des Bouffes du Nord. Un concert mémorable entre rires et émotion.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9668827-15569469.jpg?v=1465820752" alt="Marie-Nicole Lemieux au Festival Palazzetto Bru Zane" title="Marie-Nicole Lemieux au Festival Palazzetto Bru Zane" />
     </div>
     <div>
      Le Palazzetto Bru Zane, Centre de musique romantique française installé à Venise, a pour vocation de favoriser la redécouverte et le rayonnement international du répertoire français - parfois méconnu ou oublié - des années 1780-1920. Pour cette 4e édition de son festival se tenant début juin, certains des concerts vénitiens de l'année ont été ainsi donnés à Paris, mais aussi des nouveautés. Ce ne sont pas moins de huit soirées qui ont embelli les soirées de la capitale avec une recréation d' &quot;Olympie&quot; un opéra de 1819 de Gaspare Spontini, des concerts de musique de chambre pour des formations à géométrie variable (duo, trio, quatuor, quintette) et enfin ce récital très attendu de la chanteuse québécoise Marie-Nicole Lemieux.       <br />
              <br />
       Une soirée d' &quot;Invitation au voyage&quot; donc pour une promenade sur les terres de la mélodie française avec des compositeurs plus ou moins en vogue, tous inspirés par des poètes tels Charles Baudelaire, Théodore de Banville ou Paul Verlaine - qui se taille la part du lion avec pas moins de douze poèmes mis en musique sur un programme de vingt-quatre airs. Programme que la contralto connaît bien sur scène et sur disque. Parmi les compositeurs majeurs, Gabriel Fauré et ses &quot;Cinq mélodies de Venise&quot; (1891), Henri Duparc avec quatre mélodies dont cette fameuse &quot;Invitation au voyage&quot;, mais aussi une &quot;Sérénade florentine&quot; (1881) de Henri Cazalis (le grand ami de Mallarmé), une superbe &quot;Phidylé&quot; (1882) d'après Leconte de Lisle et bien-sûr Claude Debussy avec quelques chefs-d'œuvre extraits du livre II des &quot;Fêtes galantes&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9668827-15569509.jpg?v=1465820853" alt="Marie-Nicole Lemieux au Festival Palazzetto Bru Zane" title="Marie-Nicole Lemieux au Festival Palazzetto Bru Zane" />
     </div>
     <div>
      Mais le programme mettait aussi l'accent sur un répertoire moins arpenté avec l'élève de Fauré, Charles Koechlin, inexplicablement oublié malgré ses cent mélodies composées ; Guillaume Lekeu (un élève de César Franck et Vincent d'Indy) disparu à vingt-quatre ans, auteur des textes comme de la musique (ses ravissants &quot;Trois Poèmes&quot; 1892), et Reynaldo Hahn, compositeur précoce dont la postérité n'a retenu que la liaison avec Marcel Proust - à tort. En témoignent ces quatre magnifiques mélodies dont de sublimes &quot;Heure exquise&quot; (1890) et (en troisième bis de la chanteuse) &quot;A Chloris&quot;.       <br />
              <br />
       Pour ces pièces raffinées, où s'enrichissent le piano allègre ou rêveur et la magie des vers, quelle autre voix pouvait mieux que celle de Marie-Nicole Lemieux les porter à ce haut degré d'intensité avec ce somptueux art du chant ? Malgré une légère gêne à la gorge (et une petite difficulté dans la plénitude de l'aigu), son timbre rare, pénétrant, généreux et sa faculté à ciseler chaque mot sans forcer les sentiments ont envoûté le public. Prompte à rire du moindre incident (Daniel Blumenthal se trompant une fois d'ordre dans le programme), sa personnalité exubérante ravit mais Marie-Nicole Lemieux impressionne aussi par son implication absolue et son art subtil du récit avec ce répertoire charmant, et parfois poignant.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9668827-15569535.jpg?v=1465820899" alt="Marie-Nicole Lemieux au Festival Palazzetto Bru Zane" title="Marie-Nicole Lemieux au Festival Palazzetto Bru Zane" />
     </div>
     <div>
      <b>Concert entendu le 6 juin 2016.</b>       <br />
              <br />
       Diffusion prévue ultérieurement sur France Musique.        <br />
              <br />
       <b>Festival Palazzetto Bru Zane à Paris.</b>       <br />
       4e édition du 3 au 9 juin 2016.       <br />
       <a class="link" href="http://www.bru-zane.com/?lang=fr" target="_blank">&gt;&gt; bru-zane.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Prochains spectacles de la Fondation Bru Zane :</b>       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">11 octobre 2016 :</span> &quot;Proserpine&quot; (1872) de C. Saint-Saëns à l'Opéra Royal de Versailles.       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 16 décembre 2016 au 7 janvier 2017 :</span> &quot;Les Chevaliers de la Table Ronde&quot; (1866) de Hervé au Théâtre de l'Athénée (Paris).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Marie-Nicole-Lemieux-au-Festival-Palazzetto-Bru-Zane_a1615.html</link>
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