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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-04-22T16:31:27+02:00</dc:date>
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   <title>"Le Sommet" L'ivresse des hautes altitudes partagée par six personnages en quête d'ascension</title>
   <pubDate>Tue, 09 Dec 2025 10:47:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Un spectacle signé Christoph Marthaler, chantre d'une esthétique de la dérision s'enracinant dans la banalité du quotidien, ne ressemble à aucun autre. Chez le metteur en scène suisse, la fantaisie débridée se met irrésistiblement au service d'une plongée en apnée dans l'univers d'un non-sens porteur de significations à reconstruire… Un peu comme si les borborygmes articulés avec grand sérieux et les déclarations déconnectées du réel de ces six personnages "haut perchés" résonnaient – en musiques et en chants – avec les échos lointains d'une Pythie contemporaine. À chacun(e) d'y projeter (ou pas) sa propre interprétation. Le résultat est saisissant : un moment de pur plaisir poétique invitant à un lâcher-prise vertigineux.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93096555-65117212.jpg?v=1765273926" alt=""Le Sommet" L'ivresse des hautes altitudes partagée par six personnages en quête d'ascension" title=""Le Sommet" L'ivresse des hautes altitudes partagée par six personnages en quête d'ascension" />
     </div>
     <div>
      Un chalet-refuge de haute montagne avec un rocher trônant en son milieu et, son quatrième mur abattu, ouvrant directement sur la salle de spectacle. Dans ce lieu improbable, isolé du monde d'ici-bas – <span style="font-style:italic">&quot;Routes et vallées bloquées pour les quinze à dix-huit années à venir&quot;</span> – trois hommes et trois femmes énigmatiques vont se retrouver en empruntant successivement la même porte d'entrée : un passe-plat ménagé dans le mur du fond… Une réunion &quot;au sommet&quot; dont l'enjeu se fond dans l'extra-ordinaire de relations humaines rythmées par un accordéoniste dépositaire du tempo.       <br />
              <br />
       L'entrée en scène des protagonistes introduit d'emblée à un monde hors norme. Dans un silence abyssal, vêtus d'accoutrements de montagnards de légende (chapeau tyrolien à plumes et salopette bavaroise en peau, godillots aux pieds), ils feront tour à tour leur apparition, jambes emmêlées les unes aux autres ou porteurs du barda monumental de randonneurs hors sol. L'accordéoniste reprendra son instrument et tous de chantonner, la bouche grande ouverte, jusqu'à ce que leurs vocalises ne soient interrompues par un signal sonore les faisant se précipiter en chœur vers des dossiers rédigés en italien, allemand, anglais et français… Une pluralité de langues auxquelles les uns et les autres n'auront pas accès créant une cacophonie joyeuse, une communication inaudible renvoyant à la tour de Babel… comme pour punir ces hauts dignitaires d'avoir voulu tutoyer le ciel en s'arrachant au monde ordinaire de leurs semblables restés en bas de l'échelle (sociale).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93096555-65117213.jpg?v=1765273964" alt=""Le Sommet" L'ivresse des hautes altitudes partagée par six personnages en quête d'ascension" title=""Le Sommet" L'ivresse des hautes altitudes partagée par six personnages en quête d'ascension" />
     </div>
     <div>
      Se succéderont des saynètes improbables, certaines traversées d'un humour mélancolique, toutes marquées par un esprit iconoclaste que les instigateurs du mouvement Dada (né à Zurich, en Suisse… tout comme Christoph Marthaler) n'auraient pas renié. Ainsi de l'Italienne devenue hystérique, se prenant pour le christ en exhibant ses stigmates, et déclamant à l'adresse d'un Dieu manquant décidément d'exubérance : <span style="font-style:italic">&quot;Viens, saisis-moi, enflamme-moi, chéri, blesse-moi, attache-moi et détruis-moi&quot;</span>. Du passe-plat apparaitra alors une vierge à l'enfant accouplée d'un extincteur…       <br />
              <br />
       Habillages et déshabillages, deux mamelles de l'illusion théâtrale… Hammam improvisé sur les pierres brûlantes du rocher donnant à voir les personnages en petite tenue et serviette nouée autour des reins, cérémonie de gala en robes de soirées et nœuds pap'. Numéro de percussion corporelle où l'un d'entre eux utilisera sa tête entière comme instrument de musique. Discours solennel (dés)articulé sous forme de borborygmes suscitant chez les autres comparses rires et/ou indignations mêlées. Autre discours tout aussi improbable, entrainant cette fois les crépitements en saccades d'appareils photos.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93096555-65117257.jpg?v=1765273991" alt=""Le Sommet" L'ivresse des hautes altitudes partagée par six personnages en quête d'ascension" title=""Le Sommet" L'ivresse des hautes altitudes partagée par six personnages en quête d'ascension" />
     </div>
     <div>
      Autres saillies liées au largage de bonbonnes d'air (à gonfler à la bouche) pour survivre dans un environnement dont l'oxygène se raréfie drastiquement, ou à la lecture d'extraits du livre d'or de la cabane regorgeant de réflexions à haute teneur philosophique – <span style="font-style:italic">&quot;Les chaussures peuvent être trop grandes, mais pas les pieds&quot;</span> – ou encore aux prescriptions de survie en milieu hostile : <span style="font-style:italic">&quot;maladie transmise par la musique et le chant, gardez la bouche fermée&quot;.</span>        <br />
              <br />
       Quant à la chute, elle viendra apporter son supplément de bol d'air dans ce maelstrom décoiffant à l'envi. Ainsi, au-delà de la diffraction des langages réduits le plus souvent à leur sonorité musicale quand il ne s'agit pas d'envolées lyriques à consonances dadaïstes, se joue une comédie humaine à pleurer… de rire. Un &quot;Sommet&quot; dont on n'est pas prêt de redescendre, tant sa petite musique agit en nous comme un charme.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le mercredi 3 décembre 2025, Grande Salle Vitez du tnba (Théâtre national Bordeaux Aquitaine), à Bordeaux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Sommet"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93096555-65117279.jpg?v=1765274041" alt=""Le Sommet" L'ivresse des hautes altitudes partagée par six personnages en quête d'ascension" title=""Le Sommet" L'ivresse des hautes altitudes partagée par six personnages en quête d'ascension" />
     </div>
     <div>
      Création le 6 mai 2025 au Piccolo Teatro, Milan.       <br />
       Spectacle multilingue, surtitré en français.       <br />
       Conception et mise en scène : Christoph Marthaler.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Giulia Rumasuglia.       <br />
       Stagiaire mise en scène : Louis Rebetez.       <br />
       Avec : Liliana Benini, Charlotte Clamens, Raphael Clamer, Federica Fracassi, Lukas Metzenbauer, Graham F. Valentine.       <br />
       Dramaturgie : Malte Ubenauf.       <br />
       Collaboration à la dramaturgie : Éric Vautrin.       <br />
       Scénographie : Duri Bischoff.       <br />
       Costumes : Sara Kittelmann.       <br />
       Maquillage et perruques : Pia Norberg.       <br />
       Lumière : Laurent Junod.       <br />
       Son : Charlotte Constant.       <br />
       Répétition musicale : Bendix Dethleffsen, Dominique Tille.       <br />
       Accessoires et construction du décor : Théâtre Vidy-Lausanne.       <br />
       Confection de costumes : Piccolo Teatro di Milano - Teatro d'Europa.       <br />
       Habillage : Cécilé Delanoë.       <br />
       À partir de 14 ans.       <br />
       Durée : 1 h 50.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93096555-65117286.jpg?v=1765274080" alt=""Le Sommet" L'ivresse des hautes altitudes partagée par six personnages en quête d'ascension" title=""Le Sommet" L'ivresse des hautes altitudes partagée par six personnages en quête d'ascension" />
     </div>
     <div>
      &quot;Le Sommet&quot; comprend des textes de Christoph Marthaler, Malte Ubenauf et les interprètes, ainsi que des extraits et citations d'Elisa Biagini, Olivier Cadiot, Patrizia Cavalli, Bodo Hell, Norbert Hinterberger, Gert Jonke, Antonio Moresco, Aldo Nove, Pier Paolo Pasolini, Werner Schwab, Christophe Tarkos, Dylan Thomas, Giuseppe Ungaretti et Patrizia Valduga.       <br />
       Ainsi que des musiques inspirées des Beatles, l'Abbé Bovet, Adriano Celentano, Wolfgang Amadeus Mozart, Franz Schubert et des mélodies populaires suisses et autrichiennes.       <br />
              <br />
       <b>Représenté du 3 au 5 décembre 2025 au tnba (Théâtre national Bordeaux Aquitaine).</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">10 et 11 décembre 2025 :</span> Grand Théâtre, Les Gémeaux - Scène nationale, dans le cadre du Festival d'Automne à Paris, Sceaux (92).       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 16 au 18 décembre 2025 :</span> Salle Charles Apothéloz, Théâtre Vidy-Lausanne ; Lausanne (Suisse).       <br />
       Du 20 au 22 janvier 2026 : L'Espace, Les 2 Scènes - Scène nationale, Besançon (25).       <br />
       29 et 30 janvier 2026 : Grand Théâtre de la Ville de Luxembourg, Luxembourg (Luxembourg).       <br />
       Du 11 au 13 mars 2026 : Grande salle, Malraux - scène nationale Chambéry-Savoie, Chambéry (73).       <br />
       20 et 21 mars 2026 : Grande salle, La Filature - Scène nationale, Mulhouse (68).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Sommet-L-ivresse-des-hautes-altitudes-partagee-par-six-personnages-en-quete-d-ascension_a4422.html</link>
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   <title>FAB 2022 "Bocas de oro" Une chorégraphie restée dans les limbes de sa création</title>
   <pubDate>Tue, 11 Oct 2022 08:43:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Festivals]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   L'artiste chilienne Marcela Santander Corvalán, associée à La Manufacture CDCN, est sans nul doute une chorégraphe authentique nourrissant ses ambitieux projets du regard avisé qu'elle porte sur notre monde présent, celui des ancêtres et celui d'après. Cependant, en assistant à sa dernière création, "Bocas de oro", un sentiment d'ennui profond peut nous gagner comme si on avait affaire au brouillon d'un brouillon, une forme informe où les généreuses intentions développées dans son discours hors plateau (cf. sa présentation) se trouvaient - à l'épreuve de la scène - réduites à peau de chagrin.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/67932008-47914043.jpg?v=1665472180" alt="FAB 2022 "Bocas de oro" Une chorégraphie restée dans les limbes de sa création" title="FAB 2022 "Bocas de oro" Une chorégraphie restée dans les limbes de sa création" />
     </div>
     <div>
      En effet, une longue heure durant, les quatre danseurs s'ébattent autour de vêtements - sortes de secondes peaux - qu'ils remuent de concert face à un rocher gigantesque, lieu d'un rituel que l'on devine tout aussi mystérieux. Leurs gesticulations désordonnées et grimaçantes prétendant traduire de manière brute les tentatives réitérées à l'envi pour entrer en contact avec cet étranger à nous même, cet autre semblable sans qui l'espèce ne pourrait perdurer.       <br />
              <br />
       Aucun mouvement élaboré pour donner à voir, dans une progression chorégraphiée, les relations mises en miettes. En lieu et place, une juxtaposition de figures répétitives - séries de touchers pour appréhender l'existence de l'inconnu - partant en tous sens (et les privant au final de sens), comme si la création s'était délibérément fixée au stade d'une recherche tous azimuts, une recherche qui balbutierait.       <br />
              <br />
       Bien sûr, on n'est pas sans remarquer que leurs cheminements sur place interagissent avec les sons (peu audibles) diffusés en toile de fond leur servant de guide hypothétique. De même, on ne peut ignorer que les épisodes proches des transes ou encore la cérémonie du feu renvoient à la célébration de rites en lien avec la nature ancestrale. Mais il faudrait beaucoup d'imagination pour se laisser emporter vers des sphères éthérées tant ce qui nous est présenté est ancré au sol, rendant vain tout espoir de &quot;décollage&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/67932008-47914046.jpg?v=1665472210" alt="FAB 2022 "Bocas de oro" Une chorégraphie restée dans les limbes de sa création" title="FAB 2022 "Bocas de oro" Une chorégraphie restée dans les limbes de sa création" />
     </div>
     <div>
      Où trouve-t-on en effet traces du mantra annoncé dans le programme : <span style="font-style:italic">&quot;désirer pour résister&quot;</span> ? Où sent-on vibrer chez les artistes le désir de l'autre créant en miroir une émotion susceptible d'enclencher en nous l'urgence du contact constructeur de liens ? Aucun &quot;antidote joyeux&quot; à la morosité d'une époque marquée par le repli conservateur, mais une impression de lassitude irrépressible qui gagne inexorablement du terrain au fur et à mesure de la représentation.       <br />
              <br />
       Non, décidément, cette performance n'a éveillé en nous aucun sursaut salutaire, même pas celui de quitter la salle, espérant toujours un miracle chorégraphique qui ne vint pas.       <br />
              <br />
       <b>Vu le jeudi 6 octobre 2022 à La Manufacture CDCN de Bordeaux, dans le cadre du FAB - Festival International des Arts de Bordeaux Métropole.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Bocas de Oro"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/67932008-47914069.jpg?v=1665472395" alt="FAB 2022 "Bocas de oro" Une chorégraphie restée dans les limbes de sa création" title="FAB 2022 "Bocas de oro" Une chorégraphie restée dans les limbes de sa création" />
     </div>
     <div>
      Danse - Chili, création 2022.       <br />
       Chorégraphie : Marcela Santander Corvalán.       <br />
       Créé en collaboration et interprété par : Bettina Blanc Penther, Erwan Ha Kyoon Larcher, Luara Learth Moreira, Marcela Santander Corvalán.       <br />
       Collaboration artistique : Carolina Mendonça.       <br />
       Composition musicale : Gérald Kurdian.       <br />
       Création sonore : Vanessa Court.       <br />
       Lumière et espace : Leticia Skrycky.       <br />
       Costumes : Marine Peyraud.       <br />
       Production : Fabrik Cassiopée.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       Du 8 au 12 novembre 2022 : Atelier 210, Bruxelles - Charleroi Danse (Begique).       <br />
       Les 16 et 17 novembre 2022 : TU - Nantes (44).       <br />
       11 mars 2023 : Théâtre de Vanves - Ardanthé, Vanves (92).       <br />
       11 avril 2023 : Le Vivat, Armentières (59).       <br />
       3 mai 2023 : La Scène nationale d'Orléans (45).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/67932008-47914073.jpg?v=1665472430" alt="FAB 2022 "Bocas de oro" Une chorégraphie restée dans les limbes de sa création" title="FAB 2022 "Bocas de oro" Une chorégraphie restée dans les limbes de sa création" />
     </div>
     <div>
      <b>FAB - 7e Festival International des Arts de Bordeaux Métropole.</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 1er au 16 octobre 2022.</span>       <br />
       9 rue des Capérans, Bordeaux (33).       <br />
       Billetterie : 06 63 80 01 48.       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('contact@festivalbordeaux.com')" >contact@festivalbordeaux.com</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://fab.festivalbordeaux.com/" target="_blank">&gt;&gt; fab.festivalbordeaux.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/67932008-47914043.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/FAB-2022-Bocas-de-oro-Une-choregraphie-restee-dans-les-limbes-de-sa-creation_a3409.html</link>
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   <title>"Cercle égal demi-cercle au carré" Une mathématique créole d'avant-garde : la valeur ajoutée de l'humain</title>
   <pubDate>Wed, 24 Nov 2021 08:39:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Danse]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   À plus d'un titre, la chorégraphie de Chantal Loïal et de sa Compagnie, Difé Kako, recèle de richesses dansées, musicales… et humaines. Projet initié voilà déjà plusieurs années, le temps nécessaire pour documenter les traditions de Guyane, Guadeloupe, Martinique, Cameroun, Gabon et France métropolitaine, avant de les mettre en tension pour - sans rien ôter à chacune de son originalité singulière - construire une œuvre multiculturelle les sublimant. Dépassant son intérêt purement artistique, déjà remarquable, cette création créole ouvre vers les horizons d'attente d'une humanité… sans murs, aux antipodes des actuelles dérives conservatrices.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/60510776-44276927.jpg?v=1637741089" alt=""Cercle égal demi-cercle au carré" Une mathématique créole d'avant-garde : la valeur ajoutée de l'humain" title=""Cercle égal demi-cercle au carré" Une mathématique créole d'avant-garde : la valeur ajoutée de l'humain" />
     </div>
     <div>
      L'art, généreux, nous fait toucher du doigt ce que non seulement pourrait mais devrait être l'humanité : une confrérie s'enrichissant de ses différences au lieu de les brandir comme des épouvantails générateurs de rejets. Le titre énigmatique de cette performance prend alors un premier sens : loin de se réduire au plus petit dénominateur commun, les éléments composant le cercle s'ajoutent pour projeter &quot;puissamment&quot; vers une autre dimension.       <br />
              <br />
       Le second sens est à trouver dans les figures des danses proposées. Ainsi du quadrille équestre qui &quot;quadrille&quot; les déplacements au sol. Ainsi des lignes de contredanses où cavaliers et cavalières s'échangent selon un rythme immuable. Ainsi des jaillissements hors cadre du hip-hop et du voguing apportant leur modernité. Ainsi des lignes flottantes se formant et se déformant au gré des trajectoires en quête de rencontres agrégeant traditions et modernités, les unes et les autres remodelées, enrichies. Tout n'est que mouvements visant à créer des nappes visuelles jusqu'au point d'orgue de la formation de la figure du cercle, forme parfaite par excellence mais non close, chaque regard le composant étant dirigé librement vers l'extérieur.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/60510776-44276928.jpg?v=1637741144" alt=""Cercle égal demi-cercle au carré" Une mathématique créole d'avant-garde : la valeur ajoutée de l'humain" title=""Cercle égal demi-cercle au carré" Une mathématique créole d'avant-garde : la valeur ajoutée de l'humain" />
     </div>
     <div>
      Danses traditionnelles revisitées, fondues entre elles, et fusionnant avec les danses urbaines contemporaines dans un &quot;tout monde&quot; où communauté et identité riment avec universalité au lieu de s'exclure mutuellement. Chorégraphies multiculturelles s'accordant avec celles des musiques du monde jouées en live. Ainsi les chachas, instruments de musique traditionnelle de Martinique fabriqués à partir d'une calebasse, la flûte antillaise, l'accordéon, les percussions et les samples électroniques cohabitent à leur tour pour donner naissance à une musique universelle.       <br />
              <br />
       Les paroles s'envolent, paroles tissées de désir, de liberté, paroles se faisant l'écho des menus faits et gestes de vies minuscules s'étayant pour devenir clameur d'un peuple-monde fier et libre ayant su (dés)intégrer, pour le dépasser magistralement, &quot;l'héritage&quot; d'un colonialisme esclavagiste. Tandis que défilent sur le grand écran dressé en fond de scène des images de la mer (ré)unissant ces territoires ultramarins dans le même paysage-monde.       <br />
              <br />
       Quant aux costumes, ils réalisent aussi ce dépassement entre tradition et ouverture sur un mode en devenir. Aux éclats lumineux de turbans en madras aux couleurs éclatantes et de robes antillaises recomposées, s'ajoute le blanc immaculé du street dance contemporain. Les cartes des frontières vestimentaires et des symboles qui s'y attachent s'en trouvent allègrement rebattues. Ainsi en va-t-il de cette culture créole… à cultiver comme un viatique dans un monde qui part à vau-l'eau.
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/60510776-44276986.jpg?v=1637741236" alt=""Cercle égal demi-cercle au carré" Une mathématique créole d'avant-garde : la valeur ajoutée de l'humain" title=""Cercle égal demi-cercle au carré" Une mathématique créole d'avant-garde : la valeur ajoutée de l'humain" />
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      Invités ensuite par l'ensemble Irawo et la chanteuse Ceïba (chantre des traditions franco-cubaines) à se rendre en procession dans le Salon de Musiques pour l'ouverture du Kout Tanbou - joute musicale d'improvisation -, les spectateurs, envoûtés, sont gagnés par les rythmes bèlé interprétés par l'association L'A. Cosmopolitaine de Bordeaux, Liyannak et Kalou Gwoka de Toulouse et l'Ensemble Difé Kako de Paris. Concert convivial, débordant de vie et de générosité, en parfait &quot;accord&quot; avec les prémices offertes. On ne pouvait mieux espérer pour conclure cette très belle soirée créole, vécue comme un hymne vibrant au rêve éveillé d'une humanité multiculturelle.
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     <div><b>"Cercle égal demi-cercle au carré"</b></div>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/60510776-44277076.jpg?v=1637741893" alt=""Cercle égal demi-cercle au carré" Une mathématique créole d'avant-garde : la valeur ajoutée de l'humain" title=""Cercle égal demi-cercle au carré" Une mathématique créole d'avant-garde : la valeur ajoutée de l'humain" />
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      Chorégraphie : Chantal Loïal, assistée de Delphine Bachacou.       <br />
       Collaboration artistique : Sabine Novel, Igo Drané, Nita Alphonso.       <br />
       Avec : Stéphanie Jardin, Sandra Sainte-Rose, Chantal Loïal, Delphine Bachacou, Régis Tsoumbou Bakana, Léo Lorenzo, Diego Dolciami, Mario Pounde.       <br />
       Doublures : Stéphane Mackowiack, Ludivine Mirre.       <br />
       Musiciens : Gaëlle Amour, Elise Kali, Yann Villageois.       <br />
       Doublures : Marion Buisset, Damien Groleau.       <br />
       Composition musicale : Damien Groleau, Didier Léglise et Gaëlle Amour.       <br />
       Scénographie : Olivier Defrocourt.       <br />
       Costumes : Marine Provent, assistée de Gwendolyn Boudon.       <br />
       Vidéo : Yutaka Takei et Christian Foret.       <br />
       Lumières : Paul Argis.       <br />
       Par Chantal Loïal/Cie Difé Kako.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
       À partir de 5 ans.       <br />
              <br />
       Vu le vendredi 12 novembre 2021 au Rocher de Palmer à Cenon (33) dans le cadre du Festival Le Mois Kréyol, 5e édition du festival des langues et des cultures créoles.       <br />
       <b>Le festival se déroule</b> <span class="fluo_jaune">du 9 octobre au 28 novembre 2021</span> <b>à Paris, en Île-de-France, à Strasbourg, Mulhouse et, pour la première fois, à Nantes et Bordeaux.</b>       <br />
       Et ensuite <b>du 11 au 30 janvier 2022</b> en Guyane, Martinique et Guadeloupe.       <br />
       <a class="link" href="https://lemoiskreyol.fr/" target="_blank">&gt;&gt; lemoiskreyol.fr</a>
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     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/60510776-44277120.jpg?v=1637742090" alt=""Cercle égal demi-cercle au carré" Une mathématique créole d'avant-garde : la valeur ajoutée de l'humain" title=""Cercle égal demi-cercle au carré" Une mathématique créole d'avant-garde : la valeur ajoutée de l'humain" />
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