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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-03-10T20:02:37+01:00</dc:date>
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   <title>•Off 2024• "Mademoiselle Gabrielle Chanel" Une vision de la célèbre égérie, tout en contraste et "en creux"</title>
   <pubDate>Mon, 29 Apr 2024 17:23:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2024]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Sur fond d’histoire de France du XXe siècle, avec tour à tour les évocations de la Belle Époque, des Années folles, des deux Guerres mondiales, Gabrielle Bonheur Chasnel, surnommée "Coco Chanel", créatrice de mode haute couture, nous invite à découvrir son destin exceptionnel à travers son histoire personnelle.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79886282-57770005.jpg?v=1708447047" alt="•Off 2024• "Mademoiselle Gabrielle Chanel" Une vision de la célèbre égérie, tout en contraste et "en creux"" title="•Off 2024• "Mademoiselle Gabrielle Chanel" Une vision de la célèbre égérie, tout en contraste et "en creux"" />
     </div>
     <div>
      Femme à la personnalité et au talent rares qui rencontre, entre autres, Picasso, Proust, Mallarmé, Erik Satie, Misia Sert, Stravinsky, Winston Churchill, le grand-duc Dimitri, Pierre Reverdy, l’arrière-petit-fils de Victor Hugo, Jean Cocteau ou encore Diaghilev, elle crée à elle seule un véritable empire avec à sa tête le célèbre Parfum Chanel n° 5, ou la petite robe noire, qui la porte au sommet de son aura internationale.       <br />
              <br />
       Assister à un spectacle &quot;biopic&quot; n’est généralement pas notre tasse de thé, quand bien même ce dernier est agrémenté de musique et de chansons… Devenu une mode depuis un moment déjà, nombreux sont les auteurs et autrices, metteurs et metteuses en scène qui s’inspirent d’artistes ou de personnalités pour stimuler leur créativité.       <br />
              <br />
       Pourtant, ici, Sophie Jolis, autrice de ce spectacle musical sur Coco Chanel, programmé au Studio Hébertot à Paris jusqu’au 9 avril, a fait le pari que, d’une histoire personnelle aussi pleine soit-elle, on pouvait extraire 1 h 15 de spectacle enthousiasmant et profond… Secondée à la mise en scène par deux autres femmes, Hélène Darche et Marie Simon, &quot;Mademoiselle Chanel&quot; est fort réussi…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79886282-57770006.jpg?v=1708447071" alt="•Off 2024• "Mademoiselle Gabrielle Chanel" Une vision de la célèbre égérie, tout en contraste et "en creux"" title="•Off 2024• "Mademoiselle Gabrielle Chanel" Une vision de la célèbre égérie, tout en contraste et "en creux"" />
     </div>
     <div>
      Trois femmes pour parler d’une quatrième, évoquer son destin, s’inspirer de sa réalité et de l’Histoire, et qui ont dû, de toute évidence, faire des choix drastiques, tant la vie de Gabrielle a été remplie d’impensables rebondissements. La conception n’a pas dû être de tout repos, le processus créatif n’étant pas chose aisée, surtout quand il s’agit de faire des choix et que la vie de la personnalité choisie a été aussi rocambolesque et haute en couleur !       <br />
              <br />
       Mais c’est avec une grande pertinence et une juste mesure que ces choix ont été faits pour ce spectacle. Une reconstitution historique ou encore une narration biographique auraient été du plus mauvais effet, voire impossibles.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Qui a monté cette manche ? Ce vêtement, ce n’est ni fait, ni à faire ! Remontez-moi ce bâtis. Vous ne voulez quand même pas que l’on fasse du Paul Poiré chez Chanel !&quot;</span>       <br />
              <br />
       Dès la première scène du spectacle, le ton est donné concernant la personnalité de Gabrielle Bonheur Chasnel ; et les différentes évocations de sa vie qui s’enchaînent embarquent délicieusement le public, sans temps mort, et avec grande maestria de la part des deux comédiens, des trois comédiennes et du pianiste.       <br />
              <br />
       Autour de la silhouette de Coco Chanel, omniprésente tout au long de la représentation, tel un pilier incontournable, vêtue de son fameux tailleur beige gansé de noir et sa cigarette aux doigts, les quatre autres comédiens et comédiennes virevoltent, changent de costumes et d’époque à vue et chantent avec talent sous les notes dissimulées, pourtant bien présentes de Jonathan Goyvaertz.       <br />
              <br />
       La mosaïque des moments de vie proposée est joliment fluide et nous offre un portrait mouvant et émouvant de la célèbre créatrice de mode, sans ostentation ni lyrisme… Juste l’essentiel de ce que les spectateurs et spectatrices doivent conserver d’elle (à moins d’avoir la chance d’être en possession d’une petite robe noire dans sa penderie ou d’un flacon de parfum n° 5 ) !       <br />
              <br />
       La dramaturgie est chronologiquement ballottée avec brio entre Diaghilev et le scandale du Sacre du printemps, l’abandon du père suite au décès prématuré de la mère, l’univers des forains, ses divers amours, son antisémitisme, le Front Populaire, sa célèbre boutique de la rue Cambron, ou encore le Ritz où elle avait sa propre suite.       <br />
              <br />
       Il y a dans ce spectacle comme quelque chose de cinématographique et les lumières de Luc Kiari y sont pour beaucoup.       <br />
              <br />
       C’est un bel hommage que Sophie Jolis rend ici à la célèbre couturière, tout en images attachantes et musicales.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Mademoiselle Gabrielle Chanel"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79886282-57770007.jpg?v=1708447104" alt="•Off 2024• "Mademoiselle Gabrielle Chanel" Une vision de la célèbre égérie, tout en contraste et "en creux"" title="•Off 2024• "Mademoiselle Gabrielle Chanel" Une vision de la célèbre égérie, tout en contraste et "en creux"" />
     </div>
     <div>
      Livret et dramaturgie : Sophie Jolis et Hélène Darche.       <br />
       Autrice-compositrice : Sophie Jolis.       <br />
       Mise en scène : Hélène Darche et Marie Simon.       <br />
       Assistant mise en scène : Aurélien Houver.       <br />
       Avec : Sophie Garmilla, Sophie Jolis, Julia Salaün, Antoine de Giuli, Guillaume Nocturne et Jonathan Goyvaertz (pianiste).       <br />
       Lumières : Luc Kiari.       <br />
       Costumes : Marion de Matauco.       <br />
       Spectacle musical à partir de 10 ans.       <br />
       Production : Compagnie Croc-en-Jambe.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2024•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 3 au 21 juillet 2024.</span>       <br />
       Tous les jours à 14 h 40. Relâche le mardi.       <br />
       Théâtre La Condition des Soies, 13, rue de la Croix, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 90 22 48 43.       <br />
       <a class="link" href="https://www.conditiondessoies.com/" target="_blank">&gt;&gt; conditiondessoies.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/79886282-57770007.jpg</photo:imgsrc>
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   <title>"Maldonne" Une histoire du féminin… Le jeu des cartes à redistribuer…</title>
   <pubDate>Wed, 10 Apr 2024 17:29:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Danse]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Si l'on interroge le dictionnaire ("maldonne : erreur dans la distribution des cartes - à jouer"), le titre choisi par Leïla Ka pour sa nouvelle chorégraphie délivre l'essence même du projet inscrit dans les plis de son identité féminine… En effet, dès son triptyque qui l'a projetée tout de suite au rang des chorégraphes danseuses émergentes – "Pode Ser" (2019), "C'est toi qu'on adore" (2021) et "Se faire la belle" (2022) –, elle n'a de cesse de creuser le même sillon. Celui du combat à mener sans faillir par les femmes, fragiles et fortes, pour rebattre les cartes de la domination masculine les assignant à des places ancestrales.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79434482-57532069.jpg?v=1712764647" alt=""Maldonne" Une histoire du féminin… Le jeu des cartes à redistribuer…" title=""Maldonne" Une histoire du féminin… Le jeu des cartes à redistribuer…" />
     </div>
     <div>
      À ce titre, le tableau initial a valeur de peinture expressive, projetant en pleine face les positions canoniques imposées par la loi des hommes… Cinq femmes alignées, impeccablement immobiles face à nous dans leurs longues robes colorées, panel des diversités confondues, émergent de la nuit du plateau. Sur leur visage, dans un silence abyssal, se lit sinon l'effroi l'expression de celles qui se doivent de se tenir en retrait. Lorsque leurs mains se portent lentement à leur visage, c'est pour en effleurer le front… Elles qui, toutes sur le même front, vont peu à peu se mettre en mouvement entre souffrance, révolte et extase.       <br />
              <br />
       Au rythme de leur respiration ahanée, elles vont progressivement s'animer. Leurs gestes s'accélérant dévoilent, entre les soupirs qui en fixent le tempo, les efforts surhumains qu'elles déploient pour &quot;faire face&quot;. Tantôt épuisées, mises à bas par l'intensité des luttes secouant de part en part leur corps mis à mal, elles chutent une à une… pour aussitôt, sous l'effet du souffle du collectif qui leur insuffle leur énergie, se relever telles des phénix renaissant de leurs cendres. Les chorégraphies de l'effondrement, du roulé-boulé, du jaillissement, recomposent la répétition des figures au travail en elles. Figures introjectées, imposées, auxquelles elles ont affaire… et dont elles aspirent à se séparer dans des mouvements dupliqués à l'envi, marquant autant la répétition du même que ses écarts.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79434482-57532116.jpg?v=1712764678" alt=""Maldonne" Une histoire du féminin… Le jeu des cartes à redistribuer…" title=""Maldonne" Une histoire du féminin… Le jeu des cartes à redistribuer…" />
     </div>
     <div>
      Le deuxième tableau les découvrira en robes léopard sous les lumières du plateau. Agenouillées, à quatre pattes, elles briquent de manière forcenée le sol, s'échinant à grands renforts de gestes à reproduire en chœur ce que, au travers de la répartition des tâches, la domination masculine attend d'elles. Mais dans leur regard luit la flamme de la révolte prête à mordre… Quand elles se relèvent, leur robe entre les dents, on sent que l'heure de la révolte est arrivée… C'est le sol, vers lequel on veut les faire plier, qui, dorénavant, reçoit les coups rageurs de leur robe devenue arme. Ces robes dont elles tenteront de se défaire une à une, comme on se dépiaute de &quot;moi-peaux&quot; accumulés en couches successives par les années d'asservissement. Des &quot;moi-peaux&quot; introjectés faisant barrage à leur nature de femme libre.       <br />
              <br />
       Retrouvant un instant leur voix, les danseuses en donnent à tue-tête, entonnant la chanson de Lara Fabian &quot;Je suis malade, complètement malade&quot;… Les affres de la douleur à vif et de la révolte à fleur de peau déforment les visages tordus par les grimaces (cf. &quot;La Méduse&quot; du Caravage) et les corps disloqués, figés dans un tableau vivant, bouches ouvertes renvoyant à une &quot;nature morte&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79434482-57532119.jpg?v=1712764708" alt=""Maldonne" Une histoire du féminin… Le jeu des cartes à redistribuer…" title=""Maldonne" Une histoire du féminin… Le jeu des cartes à redistribuer…" />
     </div>
     <div>
      Et comme si l'aventure – selon les desiderata d'un ordre patriarcal veillant au grain – devrait légitimement s'arrêter là, avec, après la crise, le retour à la raison commune d'une soumission acceptée, les artistes tout sourire se paient le luxe d'une (fausse) sortie avec saluts d'usage… Comme si seule la résignation pouvait être de mise pour constituer une chute (socialement) acceptable… serait-ce au prix d'un renoncement de plus.       <br />
              <br />
       Mais le monde selon Leïla Ka ne peut se &quot;décliner&quot; ainsi… Dans une seconde partie, la révolte avortée se transfigurera en rébellion généralisée. Des cintres tomberont des crochets où les robes seront, une à une, accrochées, comme des reliques surannées dont ces femmes ne veulent plus. Les mouvements se feront souples, amples, la musique allègre. En plein accord avec la liberté recouvrée, leurs relations seront traversées par des querelles &quot;entre filles&quot; prenant la forme des pantomimes endiablées prisées par le cinéma muet. Débarbouillées, débarrassées de leur ancienne peau, elles apparaîtront en nuisettes, jouant avec leurs pelures anciennes réduites à l'état d'oripeaux désactivés de leur charge toxique.       <br />
              <br />
       Soutenus par des musiques (basses électro répétitives, valses de Chostakovitch, musique pop de Lara Fabian) épousant les différentes étapes de cette traversée en milieu hostile, une heure durant sans faiblir un seul instant, les corps se sont faits les haut-parleurs de combats démesurés échappant aux mots pour les dire. Refusant le statut de victimes les figeant dans des postures qu'elles réprouvent, ces danseuses sont devenues à leur tour de splendides &quot;guerillères&quot; retournant leurs robes en armes.       <br />
              <br />
       Ce qui ressort de cette chorégraphie chorale orchestrée par la sincérité, la générosité et l'énergie rayonnante inscrites dans l'ADN de Leïla Ka, c'est le sentiment d'avoir été irrésistiblement aspiré dans l'œil du cyclone… Un œil du cyclone qui, en la circonstance, a pris le visage de femmes &quot;hors père&quot;… Envoûtant.       <br />
              <br />
       <b>Vu le vendredi 5 avril à La Manufacture - CDCN de Bordeaux (33).</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Maldonne"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79434482-57532243.jpg?v=1712765491" alt=""Maldonne" Une histoire du féminin… Le jeu des cartes à redistribuer…" title=""Maldonne" Une histoire du féminin… Le jeu des cartes à redistribuer…" />
     </div>
     <div>
      Chorégraphie : Leïla Ka.       <br />
       Avec : Jennifer Dubreuil Houthemann, Jane Fournier Dumet, Leïla Ka, Zoé Lakhnati, Jade Logmo.       <br />
       Assistante chorégraphique : Jane Fournier Dumet.       <br />
       Création lumière : Laurent Fallot.       <br />
       Régie lumière : Laurent Fallot ou Clara Coll Bigot.       <br />
       Régie son : Rodrig De Sa ou Manon Garnier.       <br />
       Par la Cie Leïla Ka.       <br />
       À partir de 14 ans.       <br />
       Durée : 60 minutes.       <br />
       Création le 16 novembre 2023 à La Garance - Scène nationale, Cavaillon (84).       <br />
              <br />
       <b>A été représenté le jeudi 4 et le vendredi 5 avril 2024 à La Manufacture - CDCN à Bordeaux (33), en partenariat avec le TnBA - Théâtre national de Bordeaux en Aquitaine.</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">11 avril 2024 :</span> Centre culturel Jacques Duhamel, Vitré (35).       <br />
       Octobre 2024 : Festival Roma Europa, Rome (Italie).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79434482-57532255.jpg?v=1712765552" alt=""Maldonne" Une histoire du féminin… Le jeu des cartes à redistribuer…" title=""Maldonne" Une histoire du féminin… Le jeu des cartes à redistribuer…" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/79434482-57532069.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Maldonne-Une-histoire-du-feminin-Le-jeu-des-cartes-a-redistribuer_a3875.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>"Mademoiselle Gabrielle Chanel" Une vision de la célèbre égérie de la haute couture française, tout en contraste et "en creux"</title>
   <pubDate>Wed, 21 Feb 2024 08:09:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Paroles &amp; Musique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Sur fond d’histoire de France du XXe siècle, avec tour à tour les évocations de la Belle Époque, des Années folles, des deux Guerres mondiales, Gabrielle Bonheur Chasnel, surnommée "Coco Chanel", créatrice de mode haute couture, nous invite à découvrir son destin exceptionnel à travers son histoire personnelle.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78479182-56954244.jpg?v=1708447047" alt=""Mademoiselle Gabrielle Chanel" Une vision de la célèbre égérie de la haute couture française, tout en contraste et "en creux"" title=""Mademoiselle Gabrielle Chanel" Une vision de la célèbre égérie de la haute couture française, tout en contraste et "en creux"" />
     </div>
     <div>
      Femme à la personnalité et au talent rares qui rencontre, entre autres, Picasso, Proust, Mallarmé, Erik Satie, Misia Sert, Stravinsky, Winston Churchill, le grand-duc Dimitri, Pierre Reverdy, l’arrière-petit-fils de Victor Hugo, Jean Cocteau ou encore Diaghilev, elle crée à elle seule un véritable empire avec à sa tête le célèbre Parfum Chanel n° 5, ou la petite robe noire, qui la porte au sommet de son aura internationale.       <br />
              <br />
       Assister à un spectacle &quot;biopic&quot; n’est généralement pas notre tasse de thé, quand bien même ce dernier est agrémenté de musique et de chansons… Devenu une mode depuis un moment déjà, nombreux sont les auteurs et autrices, metteurs et metteuses en scène qui s’inspirent d’artistes ou de personnalités pour stimuler leur créativité.       <br />
              <br />
       Pourtant, ici, Sophie Jolis, autrice de ce spectacle musical sur Coco Chanel, programmé au Studio Hébertot à Paris jusqu’au 9 avril, a fait le pari que, d’une histoire personnelle aussi pleine soit-elle, on pouvait extraire 1 h 15 de spectacle enthousiasmant et profond… Secondée à la mise en scène par deux autres femmes, Hélène Darche et Marie Simon, &quot;Mademoiselle Chanel&quot; est fort réussi…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78479182-56954245.jpg?v=1708447071" alt=""Mademoiselle Gabrielle Chanel" Une vision de la célèbre égérie de la haute couture française, tout en contraste et "en creux"" title=""Mademoiselle Gabrielle Chanel" Une vision de la célèbre égérie de la haute couture française, tout en contraste et "en creux"" />
     </div>
     <div>
      Trois femmes pour parler d’une quatrième, évoquer son destin, s’inspirer de sa réalité et de l’Histoire, et qui ont dû, de toute évidence, faire des choix drastiques, tant la vie de Gabrielle a été remplie d’impensables rebondissements. La conception n’a pas dû être de tout repos, le processus créatif n’étant pas chose aisée, surtout quand il s’agit de faire des choix et que la vie de la personnalité choisie a été aussi rocambolesque et haute en couleur !       <br />
              <br />
       Mais c’est avec une grande pertinence et une juste mesure que ces choix ont été faits pour ce spectacle. Une reconstitution historique ou encore une narration biographique auraient été du plus mauvais effet, voire impossibles.       <br />
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       <span style="font-style:italic">&quot;Qui a monté cette manche ? Ce vêtement, ce n’est ni fait, ni à faire ! Remontez-moi ce bâtis. Vous ne voulez quand même pas que l’on fasse du Paul Poiré chez Chanel !&quot;</span>       <br />
              <br />
       Dès la première scène du spectacle, le ton est donné concernant la personnalité de Gabrielle Bonheur Chasnel ; et les différentes évocations de sa vie qui s’enchaînent embarquent délicieusement le public, sans temps mort, et avec grande maestria de la part des deux comédiens, des trois comédiennes et du pianiste.       <br />
              <br />
       Autour de la silhouette de Coco Chanel, omniprésente tout au long de la représentation, tel un pilier incontournable, vêtue de son fameux tailleur beige gansé de noir et sa cigarette aux doigts, les quatre autres comédiens et comédiennes virevoltent, changent de costumes et d’époque à vue et chantent avec talent sous les notes dissimulées, pourtant bien présentes de Jonathan Goyvaertz.       <br />
              <br />
       La mosaïque des moments de vie proposée est joliment fluide et nous offre un portrait mouvant et émouvant de la célèbre créatrice de mode, sans ostentation ni lyrisme… Juste l’essentiel de ce que les spectateurs et spectatrices doivent conserver d’elle (à moins d’avoir la chance d’être en possession d’une petite robe noire dans sa penderie ou d’un flacon de parfum n° 5 ) !       <br />
              <br />
       La dramaturgie est chronologiquement ballottée avec brio entre Diaghilev et le scandale du Sacre du printemps, l’abandon du père suite au décès prématuré de la mère, l’univers des forains, ses divers amours, son antisémitisme, le Front Populaire, sa célèbre boutique de la rue Cambron, ou encore le Ritz où elle avait sa propre suite.       <br />
              <br />
       Il y a dans ce spectacle comme quelque chose de cinématographique et les lumières de Luc Kiari y sont pour beaucoup.       <br />
              <br />
       C’est un bel hommage que Sophie Jolis rend ici à la célèbre couturière, tout en images attachantes et musicales.
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     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Mademoiselle Gabrielle Chanel"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78479182-56954280.jpg?v=1708447104" alt=""Mademoiselle Gabrielle Chanel" Une vision de la célèbre égérie de la haute couture française, tout en contraste et "en creux"" title=""Mademoiselle Gabrielle Chanel" Une vision de la célèbre égérie de la haute couture française, tout en contraste et "en creux"" />
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      Livret et dramaturgie : Sophie Jolis et Hélène Darche.       <br />
       Autrice-compositrice : Sophie Jolis.       <br />
       Mise en scène : Hélène Darche et Marie Simon.       <br />
       Assistant mise en scène : Aurélien Houver.       <br />
       Avec : Sophie Garmilla, Sophie Jolis, Julia Salaün, Antoine de Giuli, Guillaume Nocturne et Jonathan Goyvaertz (pianiste).       <br />
       Lumières : Luc Kiari.       <br />
       Costumes : Marion de Matauco.       <br />
       Spectacle musical à partir de 10 ans.       <br />
       Production : Compagnie Croc-en-Jambe.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mademoiselle Chanel est programmé au prochain Festival Off d’Avignon, à La Condition des Soies.</span>       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 26 février au 9 avril 2024.</span>       <br />
       Lundi et mardi à 21 h.       <br />
       Studio Hébertot, Paris 17e, 01 42 93 13 04.       <br />
       <a class="link" href="https://studiohebertot.com/" target="_blank">&gt;&gt; studiohebertot.com</a>
     </div>
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   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/78479182-56954244.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Mademoiselle-Gabrielle-Chanel-Une-vision-de-la-celebre-egerie-de-la-haute-couture-francaise-tout-en-contraste-et-en_a3825.html</link>
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