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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
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   <title>Scapin par Podalydès, une belle énergie déployée, générant des salves de rire, mais en léger manque de finesse</title>
   <pubDate>Wed, 04 Oct 2017 07:58:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans "Les fourberies de Scapin" de Molière, les amoureux peuvent se marier contre la volonté de leurs pères respectifs grâce aux intrigues et aux mensonges d’un valet. Les coups de bâton tombent comme grêle, la vengeance est brutale, la mise à sac pas forcément métaphorique, et les coups de théâtre sont invraisemblables.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17450816-21940247.jpg?v=1507097320" alt="Scapin par Podalydès, une belle énergie déployée, générant des salves de rire, mais en léger manque de finesse" title="Scapin par Podalydès, une belle énergie déployée, générant des salves de rire, mais en léger manque de finesse" />
     </div>
     <div>
      Le héros éponyme est un gredin, un faquin, un fourbe, un valet tout juste bon à être pendu, qu’on devrait écharper avant qu’il ne s’échappe. Mais son excellence en fourberies est telle que sa présence est indispensable à la résolution des problèmes de chacun. Et comme le valet ne résiste pas au plaisir de montrer tout son talent… Scapin joue gros et n’hésite pas à se venger méchamment de toutes les humiliations qu’il a subies. Quitte à n’échapper à la mort que par un miraculeux subterfuge de théâtre.       <br />
              <br />
       Dans la salle Richelieu, Denis Podalydès présente une nouvelle version des &quot;Fourberies de Scapin&quot; et le manteau d’Arlequin est noir. Tout un symbole. La Comédie-Française arbore les couleurs de Tiberio Fiorilli dit Scaramouche, l’ami et compagnon de scène de Molière. Ces deux-là partageaient, dans le respect mutuel, la même salle, en alternance. Ce qui n’allait pas toujours de soi mais stimulait une saine émulation.       <br />
              <br />
       Ainsi, en1671, Molière improvise-t-il, dans le bric-à-brac d’une salle de théâtre en plein travaux, une farce à l’italienne. Collage de textes anciens (notamment ceux de Térence et de Cyrano de Bergerac). Trouvailles plus ou moins spontanées de plateau . Molière dans sa capacité à emboîter les différents registres et les niveaux de réalité montre tout son savoir-faire et transcende le genre.       <br />
              <br />
       En soulignant les invraisemblances de son texte, en recourant aux possibilités de la machinerie théâtrale ou des adresses au public, il montre au-delà de ses qualités d’ensemblier, tout son génie, tout son art.       <br />
              <br />
       Dans les &quot;Fourberies de Scapin&quot;, l’improvisation créative, virtuose, alimente les lazzi, les intermèdes et… le rire. C’est un véritable <span style="font-style:italic">work in progress</span>. Sous la cape noire de Scaramouche, Molière traite des rapports entre les pères et les fils, de l’amour et du mariage entre filles et garçons, et de la violence physique, de la violence des rapports sociaux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17450816-21940263.jpg?v=1507097353" alt="Scapin par Podalydès, une belle énergie déployée, générant des salves de rire, mais en léger manque de finesse" title="Scapin par Podalydès, une belle énergie déployée, générant des salves de rire, mais en léger manque de finesse" />
     </div>
     <div>
      Dans une mise en abyme vertigineuse, le valet du roi qu’est Jean-Baptiste Poquelin joue lui-même le rôle du valet Scapin et tutoie le danger en soulevant des questions dérangeantes. Les détails valent allusion.       <br />
              <br />
       Ainsi la scène de la galère qui est devenue la marque de fabrique des &quot;Fourberies&quot; renvoie-t-elle de manière subliminale à la personne de Cyrano de Bergerac poète, opposant politique, pamphlétaire, mort d’un coup sur la tête des plus suspects. Blessure qu’arbore Scapin comme par hasard (?) à la fin de la pièce.       <br />
              <br />
       La très célèbre épanalepse <span style="font-style:italic">&quot;que diable allait-il faire en cette galère ?&quot;</span> si drôle en devient inquiétante.       <br />
              <br />
       &quot;Les Fourberies de Scapin&quot;, porteuse de toute la conscience de son auteur (de sa valeur et de toute sa colère accumulée), est une pièce particulièrement retorse et ambiguë.       <br />
              <br />
       Face à une œuvre qui porte les traces d’un génie de l’improvisation, soumis à une forme écrite historique, plongé dans une tradition, Denis Podalydès se méfie de toute improvisation excessive et implicitement adopte un esprit d’humilité. Il a pour ambition de rappeler l’essence populaire du théâtre moliéresque et choisit d’inscrire ce travail dans une mémoire collective. De faire &quot;Signe&quot;, de faire &quot;mémoire&quot; en une forme de diorama vivant dans lequel les couleurs des costumes de Christian Lacroix sont savamment passées : comme vues à travers un vernis qui aurait un peu jauni. Comme pour marquer la distance.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17450816-21940267.jpg?v=1507097386" alt="Scapin par Podalydès, une belle énergie déployée, générant des salves de rire, mais en léger manque de finesse" title="Scapin par Podalydès, une belle énergie déployée, générant des salves de rire, mais en léger manque de finesse" />
     </div>
     <div>
      L’espace scénique est contraint, évoque un lieu à l’écart refermé sur lui-même. Il est de cette partie oubliée des ports, entre grève et bassin qui sont soumis aux marées, où chacun peut se retrouver à l’abri des regards. Mais dans ce repliement, la machine de théâtre est très active.       <br />
              <br />
       Le jeu d’ensemble comme pour contrebattre le dispositif est plein d’énergie, dynamique, tonique, et s’autorise des danses déchaînées et des moments de guitare apaisés. Les comédiens surgissent des cintres et la trappe à apparition est ostensible bien que peu utilisée. Les répliques, les paroles et les postures sont appuyées, affirmées, amplifiées. Les pères tempêtent ou pleurent de rage ou s’effondrent de peur, Scapin manigance, les amoureux sont frivoles et craintifs, les retrouvailles inopinées. La scène du sac et des coups de bâtons est ainsi spectaculaire et stimule le public qui réagit comme à spectacle de marionnettes.       <br />
              <br />
       Cette forme de théâtralité produit toutefois au démarrage de l’excès et des aplats.       <br />
              <br />
       L’on souhaite dans le jeu un réglage plus fin, plus modulé, moins saturé. Avec la même énergie déployée, avec plus de malice et de finesse complices, la puissance du spectacle serait augmentée. On gagnerait en &quot;gueule&quot;, avec moins de vociférations.       <br />
              <br />
       Cela étant, ce Scapin-là apporte, déjà, ses salves de rire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Les Fourberies de Scapin"</b></div>
     <div>
      Texte : Molière.       <br />
       Mise en scène : Denis Podalydès.       <br />
       Scénographie : Éric Ruf.       <br />
       Avec : Bakary Sangaré, Gilles David, Adeline d'Hermy, Benjamin Lavernhe, Didier Sandre, Pauline Clément ou Claire de la Rüe du Can (en alternance), Julien Frison, Gaël Kamilindi, Maïka Louakairim, Aude Rouanet.       <br />
       Costumes : Christian Lacroix.       <br />
       Lumières : Stéphanie Daniel.       <br />
       Son : Bernard Valléry.       <br />
       Maquillages : Véronique Soulier-Nguyen.       <br />
       Collaboration artistique et chorégraphique : Leslie Menu.       <br />
       Assistanat à la mise en scène : Alison Hornus.       <br />
       Assistanat à la scénographie : Dominique Schmitt.       <br />
       Durée : 1 h 45 sans entracte.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 20 septembre 2017 au 11 février 2018.</span>       <br />
       Voir les jours et les horaires sur le site de la Comédie-Française.       <br />
       Comédie-Française, salle Richelieu, Paris 1er, 01 44 58 15 15.       <br />
       <a class="link" href="https://www.comedie-francaise.fr/" target="_blank">&gt;&gt; comedie-francaise.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Le Théâtre de la Ville fait don de ses archives à la BnF</title>
   <pubDate>Thu, 26 Jan 2017 11:58:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>La Rédaction</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Coulisses &amp; Cie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La Bibliothèque nationale de France et le Théâtre de la Ville marquent leur engagement mutuel en faveur de la mémoire du spectacle vivant par le don des archives de ce lieu majeur de la création contemporaine.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/11043460-18310688.jpg?v=1485428538" alt="Le Théâtre de la Ville fait don de ses archives à la BnF" title="Le Théâtre de la Ville fait don de ses archives à la BnF" />
     </div>
     <div>
      Des milliers de photographies, l'intégralité des programmes, affiches, dossiers de presse et archives du service de la communication ainsi que des centaines d'heures d'enregistrements rejoignent les collections du département des Arts du spectacle.       <br />
              <br />
       Couvrant la période de 1968 à nos jours, cet ensemble restitue la mémoire de la programmation foisonnante de ce lieu en théâtre, en danse comme en musique.       <br />
              <br />
       On y croise les grands noms de la danse contemporaine d'Alwin Nikolais à Pina Bausch en passant par Carolyn Carlson, Merce Cunningham, Christian Rizzo, Jan Fabre, Anne Teresa De Keersmaeker, du théâtre avec les oeuvres d'Eugene Ionesco, Edward Bond et Bernard-Marie Koltès et des mises en scène de Jean Mercure, Lucian Pintilié, Edward Bond, Patrice Chéreau, le Berliner Ensemble, Robert Wilson, Guy Cassiers mais aussi le mime Marcel Marceau, la chanteuse Juliette Greco, le musicien Nusrat Fateh Ali Khan et de nombreux compositeurs et musiciens venus du monde entier.       <br />
              <br />
       En parallèle, Anna Birgit, la photographe officielle du théâtre pendant plus de trente ans, a donné la totalité de son fonds de négatifs, planches-contacts et de tirages au département des Arts du spectacle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/11043460-18310713.jpg?v=1485428633" alt="Le Théâtre de la Ville fait don de ses archives à la BnF" title="Le Théâtre de la Ville fait don de ses archives à la BnF" />
     </div>
     <div>
      Ces deux dons prestigieux vont compléter les collections que la BnF conserve sur l'histoire de ce théâtre depuis sa construction en 1862, notamment sur les directions de Sarah Bernhardt et de Charles Dullin ainsi que sur le Théâtre des Nations. Le magnifique manteau que portait Sarah Bernhardt en 1902 au moment de la reprise de Théodora sur la scène du Théâtre de la Ville est exposé au centre de la nouvelle Rotonde des Arts du spectacle du site Richelieu de la BnF, inauguré le 11 janvier 2017.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Communiqué de presse du 19 janvier 2017 de la BnF/Théâtre de la Ville.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/11043460-18310688.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Theatre-de-la-Ville-fait-don-de-ses-archives-a-la-BnF_a1735.html</link>
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