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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
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  <language>fr</language>
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   <title>"Presque égal, presque frères" Sous la clarté des étoiles et sur la blancheur de la neige, un regard perplexe sur une société occidentale en passe d'abîmer tout sentiment d'humanité</title>
   <pubDate>Wed, 11 Feb 2026 09:11:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Formé de deux pièces distinctes de l'auteur suédois Jonas Hassen Khemiri ("≈ [Presque égal à]" et "J'appelle mes frères"), "Presque égal, presque frères" sonde le pouvoir de l'argent et la peur de l'autre au cœur de nos sociétés occidentales. Deux pièces, deux thèmes, mais qui, associés par le metteur en scène Christophe Rauck, deviennent un condensé des peurs et des injonctions qui traversent nos sociétés, des peurs et des injonctions capables d'augurer des jours sombres, mais qui, dès maintenant, font naître injustices, clivages entre les citoyens, inégalités admises. Un constat à la fois lucide et lumineux qui agit comme un appel urgent à réagir.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94274235-65757522.jpg?v=1770797590" alt=""Presque égal, presque frères" Sous la clarté des étoiles et sur la blancheur de la neige, un regard perplexe sur une société occidentale en passe d'abîmer tout sentiment d'humanité" title=""Presque égal, presque frères" Sous la clarté des étoiles et sur la blancheur de la neige, un regard perplexe sur une société occidentale en passe d'abîmer tout sentiment d'humanité" />
     </div>
     <div>
      Quatre personnages au milieu de l'univers suffisent, dans cette première partie &quot;≈ [Presque égal à]&quot;, pour incarner l'humanité. Une humanité harcelée par le pouvoir de l'argent. De la réussite. Une humanité en lutte pour rester humaine, vivante et pour parvenir à se façonner encore quelques rêves. Rien de triste dans ce chaos des âmes si bien organisé, rien qu'un constat où l'amertume s'adoucit parfois au sucré de la beauté profonde des personnages, une beauté pathétique comme la vue de poissons se débattant dans une flaque à quelques mètres de la rive océanique.       <br />
              <br />
       Le dispositif bi-frontal, qui oblige le public à voir son double de l'autre côté de la scène, permet au metteur en scène Christophe Rauck de mettre, au milieu des spectateurs, les comédiens, les personnages, les histoires imaginées par Jonas Hassen Khemiri. Des scènes à hauteur d'homme, comme si elles se passaient dans la rue d'à côté, dans son immeuble. Car les héros de ces histoires ont des vies ordinaires : des vies dont les courbes ont été, au fil des ans, de plus en plus infléchies et détournées par ce besoin d'argent que l'existence sociale nécessite.
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     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94274235-65757562.jpg?v=1770797741" alt=""Presque égal, presque frères" Sous la clarté des étoiles et sur la blancheur de la neige, un regard perplexe sur une société occidentale en passe d'abîmer tout sentiment d'humanité" title=""Presque égal, presque frères" Sous la clarté des étoiles et sur la blancheur de la neige, un regard perplexe sur une société occidentale en passe d'abîmer tout sentiment d'humanité" />
     </div>
     <div>
      Les myriades d'étoiles couvrant la salle, du sol au plafond, et le globe terrestre féérique suspendu en son centre disparaissent vite pour laisser place à ces personnages, pieds enfoncés dans le bitume des villes. Microcosme qui se croise quotidiennement, le SDF hâbleur et inventif, le jeune diplômé en recherche d'un premier emploi, la buraliste sur-qualifiée et sous-payée, la femme licenciée injustement, l'assistant suppléant en histoire économique qui, un peu à l'image de cette planète et de ce globe, situe dès l'ouverture le centre du spectacle dans l'univers des problèmes économiques et de la rentabilité. La rentabilité comme seul critère de choix pour toutes les activités de la vie : voilà le programme que cette société impose. Rentabilité du travail, mais aussi rentabilité de tout le reste du temps : loisirs, éducation des enfants, spectacles.       <br />
              <br />
       Construite en strates disposées les unes après les autres sans ordre chronologique, mais plutôt par la ressemblance de l'état de lassitude des personnages, &quot;≈ [Presque égal à]&quot; suit la lutte de ces vies qui tentent d'accepter la longue usure de leurs espoirs, une lutte qui transforme l'autre, celui que l'on côtoie pourtant chaque jour, non pas en camarade, mais au contraire en rival ou en miroir humiliant, car il n'y a pas d'égalité possible dans cette compétitivité pour la rentabilité. Une fascinante chute des destins qui les mène vers le désir de briser les règles. De s'en affranchir. Quitte à se mettre en marge de cette société aux faux airs d'honnêteté.
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     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94274235-65757570.jpg?v=1770797765" alt=""Presque égal, presque frères" Sous la clarté des étoiles et sur la blancheur de la neige, un regard perplexe sur une société occidentale en passe d'abîmer tout sentiment d'humanité" title=""Presque égal, presque frères" Sous la clarté des étoiles et sur la blancheur de la neige, un regard perplexe sur une société occidentale en passe d'abîmer tout sentiment d'humanité" />
     </div>
     <div>
      Car les soi-disantes règles économiques qui veulent tendre à l'universel (que le suppléant universitaire déchu de sa titularisation explique, prenant exemple de théories de rentabilité qui remontent à monsieur Van Houten, l'inventeur du chocolat du même nom au XIXᵉ siècle), ces règles sont, dans la réalité, vérolées, perverties en permanence. Pour la buraliste, jeune mère, payée au noir, après des études universitaires, pour le jeune diplômé, qui porte un nom aux assonances arabes et se voit refuser tous les postes, pour la femme licenciée à cause de son âge, pour le SDF que l'on ne croit jamais même lorsqu'il dit la vérité…       <br />
              <br />
       Pourtant, à la fin de ce constat qui leur promet un avenir de misère, un avenir dévalorisé, l'auteur Jonas Hassen Khemiri ose une lueur d'espoir, de révolte, une révolte euphorique, passagère qui mène inévitablement vers le pire, vers la trahison de ses convictions, vers la condamnation et la perte du peu de droits qui restent.       <br />
              <br />
       Dans la deuxième partie du spectacle se joue la pièce dont le titre original est &quot;J'appelle mes frères&quot;. La scénographie transforme la scène centrale en rue enneigée avec, à l'une de ses extrémités, une voiture blanche. Tout est immaculé, même les deux immenses murs latéraux qui se transformeront en écran géant, zoomant sur certaines scènes.
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     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94274235-65757582.jpg?v=1770797793" alt=""Presque égal, presque frères" Sous la clarté des étoiles et sur la blancheur de la neige, un regard perplexe sur une société occidentale en passe d'abîmer tout sentiment d'humanité" title=""Presque égal, presque frères" Sous la clarté des étoiles et sur la blancheur de la neige, un regard perplexe sur une société occidentale en passe d'abîmer tout sentiment d'humanité" />
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     <div>
      &quot;J'appelle mes frères&quot; est une cavale, une cabale, une immersion dans la peur, celle du personnage principal, Amor, un soir, ou plutôt au petit matin où il sort de boîte, étourdi, où il apprend qu'une explosion a eu lieu dans la nuit, une voiture a explosé dans la ville, une déflagration terrible qui va jusqu'à secouer son esprit et laisser place à une avalanche de paranoïa aiguë. Pourquoi cette paranoïa ? À cause de son apparence ? À cause de son nom ? À cause de son origine ? De l'endroit où il habite ? De sa communauté ? Peut-être parce que presque inconsciemment cette communauté est montrée du doigt dès qu'il s'agit de délinquance, de vol, de crime ?       <br />
              <br />
       Le texte de Jonas Hassen Khemiri ne s'attarde pas à donner des raisons à cette peur, il suit plutôt l'évolution de celle-ci dans l'âme d'Amor devenu fuyard malgré lui au travers des rues de la ville, entraînant avec lui ses rencontres, ses amis, sa famille. J'appelle mes frères pour les mettre en garde : &quot;Planquez-vous !&quot;, &quot;Fondez-vous dans la masse !&quot; La peur que ce temps de la terreur à visage découvert ne soit arrivé. On ne peut s'empêcher de penser, bien qu'aucun rapport n'existe à la création du texte, aux traques menées par l'ICE qui ont lieu en ce moment à Minneapolis et ailleurs aux USA. Penser à ce jour où la majorité se jettera comme des loups sur les minorités.
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     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94274235-65757615.jpg?v=1770797847" alt=""Presque égal, presque frères" Sous la clarté des étoiles et sur la blancheur de la neige, un regard perplexe sur une société occidentale en passe d'abîmer tout sentiment d'humanité" title=""Presque égal, presque frères" Sous la clarté des étoiles et sur la blancheur de la neige, un regard perplexe sur une société occidentale en passe d'abîmer tout sentiment d'humanité" />
     </div>
     <div>
      De rues en rues, de rencontres en appels, d'apparitions en hallucinations, on suit la course affolée d'Amor et de ses sœurs, de ses frères, de sa famille, et lentement s'insinue dans nos pensées la présence obsédante de cette voiture qui, autonome, se déplace d'elle-même, et la crainte qu'elle devienne, elle aussi, explosion, accident, alors qu'elle est, dans la mise en scène de Christophe Rauck, l'abri temporaire de ceux qui n'ont pas d'autres endroits pour un peu d'intimité.       <br />
              <br />
       Ces deux pièces données ensemble donnent un panorama terrible de l'univers. L'univers social totalement dominé par les impératifs de l'argent, l'univers social où la liberté que le système ne cesse de clamer comme sa devise, où la liberté est anéantie constamment : discrimination, racisme, élitisme par la richesse. Avec ces deux textes de Jonas Hassen Khemiri, Christophe Rauck dresse un bilan glacial des injustices sociales des sociétés européennes où l'égalité des chances ne parle qu'à ceux qui n'ont justement pas besoin de la chance pour réussir leurs rêves.       <br />
              <br />
       Toute sa mise en scène, associée à une scénographie qui enveloppe le public (Simon Restino) et une lumière d'une précision chirurgicale (Olivier Oudiou), prend sa force dans les performances des comédiennes et des comédiens qui interprètent tous plusieurs rôles avec une intensité, une crédibilité qui rend tangible chaque mot de ce texte qui oscille sans cesse entre le présent et la narration. Une forme littéraire qui donne dans le même temps l'action et l'intention, la parole et la pensée, et qui permet d'être sans une seconde de répit dans une fébrilité fascinante.        <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Presque égal, presque frères"</b></div>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94274235-65757616.jpg?v=1770797872" alt=""Presque égal, presque frères" Sous la clarté des étoiles et sur la blancheur de la neige, un regard perplexe sur une société occidentale en passe d'abîmer tout sentiment d'humanité" title=""Presque égal, presque frères" Sous la clarté des étoiles et sur la blancheur de la neige, un regard perplexe sur une société occidentale en passe d'abîmer tout sentiment d'humanité" />
     </div>
     <div>
      Textes : Jonas Hassen Khemiri.       <br />
       Traduction du suédois : Marianne Ségol.       <br />
       Mise en scène : Christophe Rauck.       <br />
       Assistant à la mise en scène : Achille Morin.       <br />
       Avec : Virginie Colemyn, Servane Ducorps, David Houri, Mounir Margoum, Julie Pilod, Lahcen Razzougui, Bilal Slimani et Aymen Yagoubi et Wassim Jraidi (en alternance).       <br />
       Dramaturgie, collaboration artistique : Marianne Ségol.       <br />
       Scénographie Simon Restino.       <br />
       Musique : Sylvain Jacques.       <br />
       Lumière : Olivier Oudiou.       <br />
       Costumes : Coralie Sanvoisin.       <br />
       Maquillages et coiffures : Cécile Kretschmar.       <br />
       Vidéo : Arnaud Pottier.       <br />
       Durée estimée : 3 h 30 (1 h 45, entracte de 30 minutes, 1 h 15).       <br />
       À partir de 15 ans.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 28 janvier au 21 février 2026.</span>       <br />
       Mercredi au vendredi à 19 h 30, samedi à 18 h et dimanche à 15 h.       <br />
       Mardi 17 février à 19 h 30.       <br />
       Théâtre Nanterre-Amandiers - CDN, 7, avenue Pablo-Picasso, Nanterre (92).       <br />
       <a class="link" href="https://billetterie.nanterre-amandiers.com/selection/event/date?productId=10229283339680&amp;gtmStepTracking=true" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://nanterre-amandiers.com/" target="_blank">&gt;&gt; nanterre-amandiers.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/94274235-65757522.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Presque-egal-presque-freres-Sous-la-clarte-des-etoiles-et-sur-la-blancheur-de-la-neige-un-regard-perplexe-sur-une_a4476.html</link>
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   <title>"Le Rouge et le Noir" Vivisection des "passions tristes", chronique en-jouée d'une comédie humaine atemporelle</title>
   <pubDate>Wed, 15 Nov 2023 15:12:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Et dire que l'on avait rangé ce monument stendhalien au rang des œuvres maitresses canonisées… Comme si tout avait été révélé au travers des exégèses savantes sur l'histoire édifiante de ce fils de scieur de planches, mal né dans une famille de rustres, et devenu – grâce à une ambition dévorante – un apprenti criminel dans la société louis-philipparde érigeant l'ordre libéral en valeur suprême. Certes, le roman, sous-titré "Chronique du XIXe siècle", fit scandale lors de sa parution en 1830, mais la morale était sauve : la brebis galeuse aurait la tête tranchée… Catherine Marnas, adepte des créations contemporaines, s'empare avec envie de ce monument de la littérature pour en faire œuvre vivante, nous redonnant à voir et à entendre "Le Rouge et Le Noir" comme si nous le découvrions in situ.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/76713075-55275207.jpg?v=1700059868" alt=""Le Rouge et le Noir" Vivisection des "passions tristes", chronique en-jouée d'une comédie humaine atemporelle" title=""Le Rouge et le Noir" Vivisection des "passions tristes", chronique en-jouée d'une comédie humaine atemporelle" />
     </div>
     <div>
      L'exploit – et c'en est un – est d'avoir réussi, en respectant au mot près le texte original judicieusement écourté, à créer un tourbillon ascensionnel propre à nous transporter vers des horizons d'attente actuels. Tout se passe comme si, par une faille temporelle, les personnages de papier nés sous la plume de Stendhal faisaient effraction dans notre contemporanéité afin de questionner ce que, en 2023, vivre veut dire dans un mode gangréné par la finance et autres intérêts de pouvoirs prenant le pas sur l'humain. Pour réaliser l'illusion théâtrale seule apte à percuter le réel, la metteuse en scène n'est pas seule au plateau… Fidèle à ce qui fonde son engagement artistique, elle s'entoure d'&quot;interprètes&quot; triés sur le volet et faisant corps avec sa vision. Que ce soit celle des cinq acteurs ou celle des autres créateurs (lumières, sons, scénographie, etc.), tous remarquables, la complicité fait troupe.       <br />
              <br />
       En guise de prologue, comme une mise en abyme des intentions de la metteuse en scène, les comédiens en bord de plateau se font les porte-paroles des gazettes de l'époque relatant la réception mouvementée du roman… <span style="font-style:italic">&quot;Senteur cadavéreuse d'une société qui s'éteint&quot;,</span> Balzac. <span style="font-style:italic">&quot;Un de vos crimes, c'est d'avoir exposé à nu et au grand jour certaines plaies du cœur humain trop salopes pour être vues&quot;</span>, Mérimée. Parfums passés de scandale louis-philippard auquel va répondre ce soir un autre scandale : celui d'une représentation de la société contemporaine mise à nue à la faveur d'une &quot;mise en scène&quot; de personnages de roman.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/76713075-55275213.jpg?v=1700059921" alt=""Le Rouge et le Noir" Vivisection des "passions tristes", chronique en-jouée d'une comédie humaine atemporelle" title=""Le Rouge et le Noir" Vivisection des "passions tristes", chronique en-jouée d'une comédie humaine atemporelle" />
     </div>
     <div>
      Tout commence… par la fin – &quot;Le Jugement. Besançon, 1830&quot; – mettant en jeu la prise de paroles de Julien Sorel, avancé sur une passerelle enjambant les spectateurs pour s'adresser à nous, jurés. Nous faisant face, lui qui sait pertinemment que la guillotine l'attend, tient un discours aux accents engagés, dénonçant une justice de classe rendue par <span style="font-style:italic">&quot;des bourgeois indignés&quot;</span> voulant, à travers lui, punir ceux qui <span style="font-style:italic">&quot;nés dans une classe inférieure et opprimés par la pauvreté ont l'audace de se mêler à ce que l'orgueil des gens riches appelle la société&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Ainsi, le parti pris délibéré de débuter la représentation par son dénouement n'a rien de fortuit… En effet, ce qui a précédé la chute (ici la décapitation annoncée) se lira à l'aune de ce personnage éminemment &quot;politique&quot;. Comme l'incipit emprunté à l'écrivain sociologue Edouard Louis, se détachant en fond de scène, nous y avait d'ailleurs d'emblée invités.       <br />
              <br />
       &quot;Quatre ans plus tôt, Verrières, 1826&quot;. Dès lors vont se succéder, à un rythme jamais démenti, les épisodes de l'irrésistible ascension pour un échafaud du héros malgré lui. Né en terrain hostile, battu par son père et ses frères, mais pourvu d'une sensibilité littéraire, il apprendra le latin, choisira sans foi l'église pour échapper à son destin prolétaire. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/76713075-55275214.jpg?v=1700059943" alt=""Le Rouge et le Noir" Vivisection des "passions tristes", chronique en-jouée d'une comédie humaine atemporelle" title=""Le Rouge et le Noir" Vivisection des "passions tristes", chronique en-jouée d'une comédie humaine atemporelle" />
     </div>
     <div>
      De son placement comme précepteur des enfants du maire de Verrières – Monsieur de Rênal, un bourgeois sans qualité, mais non sans argent – dont il séduira, et vice versa, l'épouse fidèle, à son poste de secrétaire du Marquis de la Môle – un aristocrate noble de cœur – dont il séduira, comme s'il s'agissait d'un challenge de classe, la fille gâtée par sa naissance, la belle et orgueilleuse et fantasque Mlle Mathilde de La Môle, avant d'en tomber &quot;follement&quot; amoureux et réciproquement, tout l'itinéraire de cet enfant du peuple nous est conté… comme si c'était la première fois que nous le découvrions.       <br />
              <br />
       En effet, le choix fort pertinent de diffracter l'action en trois modes de statut narratif a pour incidence de nous immerger au cœur du réacteur dramatique, comme si un miroir à trois faces &quot;réfléchissait&quot; continûment les enjeux afin de nous les faire percevoir en trois dimensions… D'abord la vision incarnée par l'acteur de chair et d'os évoluant devant nous, ensuite celle de son personnage commentant en direct les pensées qui le traversent, enfin celle de l'auteur omniscient jugeant les situations en trouvant chez ses avatars ses porte-voix. L'effet est saisissant de vérité et crée une dynamique à laquelle, le voudrait-on, on ne peut échapper.       <br />
              <br />
       Ainsi de Julien Sorel que l'on découvre, juché en haut d'une estrade, lisant &quot;Le Mémorial de Sainte-Hélène&quot;, alimentant ses rêves de grandeur dans un monde perclus de médiocrités, et commentant lui-même à la troisième personne le coup brutal que vient de lui porter son géniteur analphabète incarné au plateau : <span style="font-style:italic">&quot;Il regarda tristement le ruisseau où était tombé son livre ; c'était celui de tous qu'il affectionnait le plus.&quot;</span> Voix polyphoniques du personnage et de l'auteur confondues dans le même acteur.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/76713075-55275290.jpg?v=1700059975" alt=""Le Rouge et le Noir" Vivisection des "passions tristes", chronique en-jouée d'une comédie humaine atemporelle" title=""Le Rouge et le Noir" Vivisection des "passions tristes", chronique en-jouée d'une comédie humaine atemporelle" />
     </div>
     <div>
      Délaissant le rêve napoléonien pour la carrière ecclésiastique, au vu de la richesse de l'église bâtie à Verrières, il apprend par cœur en latin &quot;Le Nouveau Testament&quot;, voyant là la meilleure voie (celle de Dieu) pour faire fortune. Personnage intéressé ? Julien Sorel l'est assurément, mais comment pourrait-on reprocher à un fils du peuple de vouloir échapper à la misère d'une existence de labeurs alors que des bourgeois oisifs – comme le maire – s'enrichissent grâce au travail d'autres qu'eux ? Cette question, si elle n'est pas directement formulée (le texte original, rien que le texte), est puissamment incarnée pour &quot;prendre corps&quot; dans l'espace du jeu.       <br />
              <br />
       Quant à sa relation aux femmes que l'on peut juger, elle aussi, intéressée – le moyen de se prouver que, bien que d'origine roturière, il peut séduire une femme de bourgeois, la toujours belle Mme de Rênal, et une fille de noble – elle n'est pas exempte de sincérité amoureuse, jusques et y compris pour l'impossible Mlle Mathilde de la Môle qui voit en lui la possibilité de rompre avec son milieu en s'acoquinant avec un jeune homme du peuple. Ce qui constitue la modernité de ces figures féminines, c'est qu'elles aussi trouvent dans cette relation &quot;coupable&quot; un enjeu d'émancipation, elles aussi sont traversées par les errements de la furie amoureuse dont parlera si bien Roland Barthes dans ses &quot;Fragments&quot;. L'ennui d'une vie matrimoniale, qu'elle soit bourgeoise ou aristocrate, vole en éclats… ce que ne manque pas de souligner un commentaire de l'auteur pris en charge par l'un des personnages.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/76713075-55275291.jpg?v=1700060010" alt=""Le Rouge et le Noir" Vivisection des "passions tristes", chronique en-jouée d'une comédie humaine atemporelle" title=""Le Rouge et le Noir" Vivisection des "passions tristes", chronique en-jouée d'une comédie humaine atemporelle" />
     </div>
     <div>
      La modernité de cette transposition d'un roman classique au plateau se retrouve encore dans la manière de concevoir les personnages aux antipodes de tout réalisme, frôlant même parfois le grand-guignolesque quand il s'agit d'évanouissements théâtraux, de cavalcades sur place, de coups d'épée de pacotille et autres verres brandis avec ostentation en bord de plateau. De même, l'utilisation de vidéos projetant en gros plan les ébats et gesticulations des un(e)s et des autres crée un vertige propre à nous entrainer dans une histoire endiablée… où les effets délétères du religieux sont questionnés.       <br />
              <br />
       &quot;Dieu… mais quel Dieu ? Non celui de la Bible, petit despote cruel et plein de la soif de se venger… mais le Dieu de Voltaire, juste, bon, infini… Mais comment croire à ce grand nom : Dieu, après l'abus effroyable qu'en font nos prêtres ?&quot;. Comment ne pas entendre dans ces derniers mots prononcés par Julien Sorel, personnage de papier créé par Stendhal en 1830, incarné ici et maintenant sur une scène de théâtre, une dénonciation radicale des fondamentalismes religieux, ces fous de dieux sacrifiant, qui le peuple israélien, qui le peuple palestinien, au nom de leurs obscures croyances instrumentalisées ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/76713075-55275430.jpg?v=1700060734" alt=""Le Rouge et le Noir" Vivisection des "passions tristes", chronique en-jouée d'une comédie humaine atemporelle" title=""Le Rouge et le Noir" Vivisection des "passions tristes", chronique en-jouée d'une comédie humaine atemporelle" />
     </div>
     <div>
      Ainsi peut-on tout &quot;naturellement&quot; conclure que, tant dans sa forme résolument inventive, que dans son fond en prise directe avec nos questionnements, cette &quot;création&quot; de Catherine Marnas et de sa troupe transcende joyeusement &quot;Le Rouge et le Noir&quot; pour en faire œuvre contemporaine exhalant, pour mieux la brocarder, &quot;la senteur cadavéreuse d'une société qui s'éteint&quot;.       <br />
              <br />
       <b>Vu le mardi 7 novembre, lors de la première, au TnBA à Bordeaux.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Rouge et le Noir"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/76713075-55275431.jpg?v=1700060695" alt=""Le Rouge et le Noir" Vivisection des "passions tristes", chronique en-jouée d'une comédie humaine atemporelle" title=""Le Rouge et le Noir" Vivisection des "passions tristes", chronique en-jouée d'une comédie humaine atemporelle" />
     </div>
     <div>
      Texte : Stendhal       <br />
       Adaptation : Catherine Marnas.       <br />
       Mise en scène : Catherine Marnas.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Odille Lauria.       <br />
       Dramaturgie, Procuste Oblomov       <br />
       Avec : Simon Delgrange, Laureline Le Bris-Cep, Tonin Palazzotto, Jules Sagot, Bénédicte Simon.       <br />
       Scénographie : Carlos Calvo.       <br />
       Création sonore : Madame Miniature.       <br />
       Lumière : Michel Theuil.       <br />
       Vidéo : Ludovic Rivalan.       <br />
       Costumes : Catherine Marnas assistée de Kam Derbali.       <br />
       Régie générale : Emmanuel Bassibé.       <br />
       Régie son : Samuel Gutman.       <br />
       Régie lumière : Benoit Ceresa, Damien Pouillart.       <br />
       Régie vidéo : Cyril Babin.       <br />
       Création/production TnBA.       <br />
       Production Théâtre national de Bordeaux en Aquitaine.       <br />
       Durée : 2 h 10.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 17 novembre 2023.</span>       <br />
       Du mardi au vendredi à 20 h, lundi 13 à 20 h, jeudi 16 à 14 h 30 (séance supplémentaire).       <br />
       TnBA, Salle Vauthier, Bordeaux, 05 56 33 36 80.       <br />
       <a class="link" href="https://www.tnba.org/" target="_blank">&gt;&gt; tnba.org</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée (en cours de construction)</b>       <br />
       Du 29 novembre au 1er décembre 2023 : Comédie de Béthune, Béthune (62).       <br />
       Du 10 au 12 janvier 2024 : Le Quai - CDN Angers Pays de la Loire, Angers (49).       <br />
       Du 10 au 12 avril 2024 : Théâtre Olympia - CDN, Tours (37).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/76713075-55275207.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Rouge-et-le-Noir-Vivisection-des-passions-tristes--chronique-en-jouee-d-une-comedie-humaine-atemporelle_a3758.html</link>
  </item>

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   <title>"Ploutos, L'Argent Dieu" Un théâtre civique et populaire servant le rire et la réflexion</title>
   <pubDate>Tue, 14 Jan 2020 07:58:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   C'est un constant et douloureux constat effectué par les braves gens honnêtes de tous les siècles depuis des siècles : les richesses en ce monde sont inégalement et injustement réparties. Ainsi, l'auteur de l'antiquité grecque Aristophane montrait déjà, dans "Ploutos" (que met en scène Philippe Lanton), comment un humble maître et son unique esclave sont plus enclins à offrir de tristes offrandes à la déesse pauvreté plutôt que de gras et ostentatoires sacrifices aux dieux tout-puissants et comment ils réussissent à réaliser le rêve d'une meilleure répartition des richesses : sur des bases équitables et justes.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/41713908-34972709.jpg?v=1578931468" alt=""Ploutos, L'Argent Dieu" Un théâtre civique et populaire servant le rire et la réflexion" title=""Ploutos, L'Argent Dieu" Un théâtre civique et populaire servant le rire et la réflexion" />
     </div>
     <div>
      Dans &quot;Ploutos&quot;, les riches jouisseurs corrompus deviennent pauvres, les pauvres dans la sobriété et le sens de l'échange deviennent riches. Le monde ayant peu changé, la fable d'Aristophane n'a rien perdu de son acuité… ni sa fraîcheur. Car l'œuvre, qui fusionne la satire et la farce en direction de la comédie (forme renouvelée de l'âge d'or), est une utopie pleine de fantaisies à désirer partager.       <br />
              <br />
       C'est que l'auteur, pointant ironiquement quelques conséquences sur le sens de la valeur affective et de l'érosion du temps, ne manque pas de pertinence ni de sens critique.       <br />
              <br />
       La mise en scène de Philippe Lanton s'appuie sur un jeu précis et fluide qui sait vagabonder dans les différents registres de la comédie, maitriser ses effets, tempérer ses allusions, faire impression sans faire tableau. Le spectacle, vif et joyeux, est ainsi peuplé de réminiscences théâtrales qui enrichissent Aristophane de toute l'histoire qui lui a succédé.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/41713908-34972813.jpg?v=1578931785" alt=""Ploutos, L'Argent Dieu" Un théâtre civique et populaire servant le rire et la réflexion" title=""Ploutos, L'Argent Dieu" Un théâtre civique et populaire servant le rire et la réflexion" />
     </div>
     <div>
      C'est, pour le spectateur, un plaisir simple et complet que de déceler les renversements de pouvoir dans les rapports maître-esclaves, la complicité des comédiens dans les interpellations au public, leur autoparodie de leurs interrogations sur le sens du spectacle qu'ils offrent. C'est qu'ils atteignent ce point neutre qui est celui de la compréhension du mythe et du présent. Inhérent à l'art théâtral.       <br />
              <br />
       Croisant les ombres de Beckett, de Ionesco, de Shakespeare ou Molière, ils rejoignent celles du slameur ou du crooner. Autant de clins d'oeil jamais appuyés mais toujours expressifs. Ce travail de l'entre-deux entre-noue le plaisir des comédiens et celui du spectateur.        <br />
              <br />
       Ce dernier, sensibilisé à cette raison mathématique et logique qui a conquis le monde depuis Platon par la financiarisation, l'algorithmisation et la multiplication des cavernes digitales, rend gré au metteur en scène de ne pas faire ostentation de technologies contemporaines.       <br />
              <br />
       L'argent a beaucoup coulé depuis Athènes et les guerres du Péloponnèse, à l'évidence l'esprit du texte d'Aristophane perdure par cette forme de théâtre simple qui sert le rire et la réflexion.       <br />
              <br />
       Au sens strict cette mise en scène &quot;performe&quot; un théâtre civique et populaire. Les applaudissements fusent.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Ploutos, L'Argent Dieu"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/41713908-34972814.jpg?v=1578931923" alt=""Ploutos, L'Argent Dieu" Un théâtre civique et populaire servant le rire et la réflexion" title=""Ploutos, L'Argent Dieu" Un théâtre civique et populaire servant le rire et la réflexion" />
     </div>
     <div>
      Texte original : Aristophane.       <br />
       Adaptation : Olivier Cruveiller.       <br />
       Mise en scène : Philippe Lanton.       <br />
       Collaboration artistique à la mise en scène : Olivier Cruveiller.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Virginie Incagnoli.       <br />
       Avec : Natalie Akoun, Evelyne Pelletier, Yves Buchin, Olivier Cruveiller, Mathias Jung, Christian Pageault, Nicolas Struve.       <br />
       Scénographie : Valérie Perrottet, Thomas Chevallier, Philippe Lanton.       <br />
       Travail chorégraphique : Olivier Renouf.       <br />
       Costumes : Sabine Siégwalt.       <br />
       Conception sonore : Thomas Carpentier.       <br />
       Création lumière : Christelle Toussine, Philippe Lanton.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
       À partir de 12 ans.       <br />
       Cie Le Cartel.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 9 au 26 janvier 2020.</span>       <br />
       Du jeudi au samedi à 20 h 30, samedi et dimanche à 17 h.       <br />
       Théâtre de l'Épée de Bois, La Cartoucherie, Paris 12e, 01 48 08 39 74.       <br />
       <a class="link" href="https://www.epeedebois.com/" target="_blank">&gt;&gt; epeedebois.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/41713908-34972709.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Ploutos-L-Argent-Dieu-Un-theatre-civique-et-populaire-servant-le-rire-et-la-reflexion_a2633.html</link>
  </item>

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   <title>"Oliver Twist"... Associant théâtre, chant et marionnette, une comédie musicale allègre et festive</title>
   <pubDate>Tue, 09 Jun 2015 18:22:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Oliver - dit - Twist, orphelin malmené qu'un méchant voudrait tordre et pervertir, faire chuter du mauvais côté de la vie, du mauvais côté de la ville. Londres, monstrueuse dans ces bas-fonds de misère, dont les divers faits criés par les vendeurs de journaux alimentent un roman du crime propre à sa croissance...     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7887772-12249492.jpg?v=1433867268" alt=""Oliver Twist"... Associant théâtre, chant et marionnette, une comédie musicale allègre et festive" title=""Oliver Twist"... Associant théâtre, chant et marionnette, une comédie musicale allègre et festive" />
     </div>
     <div>
      Oliver se tord, survit dans une bande d'enfants voleurs destinés à la potence, se débat mais ne tombe pas. Sauvé, sa vertu jamais perdue malgré les préjugés lui est restituée ainsi que son héritage. Le méchant, son demi- frère, est puni.       <br />
              <br />
       La mise en scène d'Olivier Mellor pour &quot;Oliver Twist&quot; de Charles Dickens s'appuie sur le théâtre, la musique et la marionnette. Elle reprend l'adaptation d'Éric de Dadelsen et Danièle Klein de 1986 qui alterne chansons et dialogues tout en respectant le développement du roman. Elle se concentre sur l'essentiel, souligne ces formes de providence qui alimentent les rebondissements de tout bon mélodrame qui se respecte. &quot;Oliver Twist&quot; est une authentique comédie musicale au rythme rapide.       <br />
              <br />
       À chaque danger encouru son joker. Alors que l'histoire croise et tutoie le sordide, le spectateur est impliqué dans le jeu d'un destin farceur jusqu'au happy end final et nécessaire... C'est que l'histoire est traversée par un courant altruiste. Recette éminemment populaire que la mise en scène restitue pleinement. Elle présente même un côté festif propre à un feuilleton populaire réussi. Sans mièvrerie, ni larmoiement. Allègre plutôt.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7887772-12249513.jpg?v=1433867443" alt=""Oliver Twist"... Associant théâtre, chant et marionnette, une comédie musicale allègre et festive" title=""Oliver Twist"... Associant théâtre, chant et marionnette, une comédie musicale allègre et festive" />
     </div>
     <div>
      La forme du spectacle est architecturée par une bande de chanteurs-musiciens, à l'évidence orphéons des rues. Volontiers espiègles, volontiers gouailleurs, ces orphéonistes qui connaissent le choral, un peu baloche, un peu boogie, ne se refusent pas des détours vers un twist endiablé et autres pop (ulars). Ils savent aussi faire pleurer Margot avec une berceuse de Brahms.       <br />
              <br />
       Les récitatifs animent les épisodes, les commentent et jouent avec les comédiens. Ceux-ci composent bien plus que des tableaux. Et le récit dans une totale cohérence entre le théâtre le chant et la marionnette se déroule au rythme d'une rumeur qui court, positive. Musicalement très riche et théâtralement aboutie, cette comédie musicale évite les pièges et la fadeur d'un simple <span style="font-style:italic">storytelling</span>.       <br />
              <br />
       Le spectateur participe à l'engouement pour &quot;Oliver Twist&quot;, héros populaire. Comme en un conte.        <br />
              <br />
       Oliver Twist ? Twist again.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Oliver Twist"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7887772-12249530.jpg?v=1433867581" alt=""Oliver Twist"... Associant théâtre, chant et marionnette, une comédie musicale allègre et festive" title=""Oliver Twist"... Associant théâtre, chant et marionnette, une comédie musicale allègre et festive" />
     </div>
     <div>
      D'après l'œuvre de Charles Dickens.       <br />
       Adaptation : Danièle Klein et Éric de Dadelsen.       <br />
       Mise en scène : Olivier Mellor.       <br />
       Avec : Jean-Christophe Binet, Marie Laure Boggio, Marie-Béatrice Dardenne, François Decayeux, Dominique Herbet, Olivier Mellor, Adrien Michaux, Marie-Angèle Moreno, Rémi Pous, Stephen Szekely et, en alternance, Thomas Champlois ou Léonard Jacquot.       <br />
       Musiciens et chansons originales : Séverin &quot;Toskano&quot; Jeanniard, Cyril &quot;Diaz&quot; Schmidt, Romain Dubuis, Louis Noble, Boris Bénézit, Olivier Mellor.       <br />
       Scénographie : Noémie Boggio, Alexandrine Rollin.       <br />
       Costumes, maquillages : Hélène Falé assistée de Martine Boggio.       <br />
       Marionnettes : Marie-Angèle Moreno, Jocelyne Durand, Alexandrine Rollin.       <br />
       Lumières : Guillaume Rubin.       <br />
       Son : Olivier Wils, Benoît Moreau.       <br />
       Compagnie du Berger et Compagnie Syma.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7887772-12249545.jpg?v=1433867681" alt=""Oliver Twist"... Associant théâtre, chant et marionnette, une comédie musicale allègre et festive" title=""Oliver Twist"... Associant théâtre, chant et marionnette, une comédie musicale allègre et festive" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 4 au 28 juin 2015.</span>       <br />
       Jeudi et vendredi à 20 h 30, samedi à 16 h et 20 h 30, dimanche à 16 h.       <br />
       Théâtre de l'Épée de Bois, Salle en pierre, Cartoucherie, Paris 12e, 01 48 08 39 74.       <br />
       <a class="link" href="http://www.epeedebois.com/" target="_blank">&gt;&gt; epeedebois.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/7887772-12249492.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Oliver-Twist-Associant-theatre-chant-et-marionnette-une-comedie-musicale-allegre-et-festive_a1360.html</link>
  </item>

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