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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-10-07T06:25:03+02:00</dc:date>
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   <title>"Le Petit Prince" Pour rire de bon cœur avec les étoiles</title>
   <pubDate>Wed, 25 Oct 2023 08:48:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Pitchouns]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Un aviateur, à la suite d'un souci mécanique sur son avion, doit se poser en urgence dans le désert du Sahara pour tenter de le réparer. Le lendemain de cet atterrissage forcé, il est réveillé par une petite voix insistante qui lui demande s'il peut lui dessiner un mouton ! Très surpris par cette miraculeuse apparition, l'aviateur obéit, mais aucun des dessins du mouton ne conviennent au jeune garçon. Sous l'apparence d'un conte pour enfants, Le Petit Prince relate à chaque chapitre une rencontre d'un tout jeune garçon qui le laisse perplexe : un monarque, un vaniteux, un ivrogne, un businessman propriétaire d'étoiles, un allumeur de réverbère, un vieil homme géographe, un serpent, un renard…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/76099025-53857390.jpg?v=1698218119" alt=""Le Petit Prince" Pour rire de bon cœur avec les étoiles" title=""Le Petit Prince" Pour rire de bon cœur avec les étoiles" />
     </div>
     <div>
      Qu'est-ce qui peut bien pousser encore à mettre en scène ce célèbre livre pour enfants écrit pour des adultes ? Il s'agit là d'une question que l'on peut se poser tant de nombreuses études, analyses, versions théâtrales et scéniques, cinématographiques, musicales ont déjà été faites de cette œuvre incontournable de la littérature.       <br />
              <br />
       Probablement, les créateurs(rices) ont-ils ou ont-elles, chacun(e), en leur for intérieur, des raisons bien distinctes et toutes personnelles : une certaine identification, des valeurs communes, des interrogations existentielles sur le monde et la nature humaine, des interprétations possibles de cette histoire qui leur sont propres ? Et, à ce titre, le champ des prospectives est large ! Il semblerait que ce soit le cas pour Florence Fouéré, directrice de la compagnie la Scala du Théo Théâtre, qui a décidé de reprogrammer en cette rentrée, dans son théâtre du XVe arrondissement de Paris, une nouvelle adaptation de l'œuvre.       <br />
              <br />
       Mais comment respecter une œuvre aussi célèbre sans la dénaturer, si tant est qu'un jour, il soit possible de décrypter véritablement les intentions profondes qui y ont été celles de Saint-Exupéry !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/76099025-53857391.jpg?v=1698218172" alt=""Le Petit Prince" Pour rire de bon cœur avec les étoiles" title=""Le Petit Prince" Pour rire de bon cœur avec les étoiles" />
     </div>
     <div>
      La fine équipe de la Scala s'y est frottée malgré tout et c'est à une bien jolie adaptation à laquelle nous avons assisté samedi 14 octobre dernier, fluide, interprétée de façon très professionnelle par les trois comédiens et comédiennes et, à certains égards, fort originale.       <br />
              <br />
       Notamment via le choix de voix narratives distinctes et polyphoniques interprétées avec brio par Séverine Wolff et Olivier Courbier mais aussi par l'apport sensuel ou virevoltant de musiques de jazz comme &quot;My Favorite Things&quot; de John Coltrane, &quot;Cry me a river&quot; d'Ella Fitzgerald, &quot;So What&quot;, ou encore &quot;Ascenseur pour l'échafaud&quot; de Miles Davis. Des notes jazzy intemporelles qui renforcent le propos également intemporel de Saint-Ex.       <br />
              <br />
       Gageons que ce dernier aurait certainement apprécié ce choix musical, lui qui écoutait beaucoup de musiques variées et qui, précisément, était curieux de cette musique afro-américaine. De manière subtile, le jazz accentue l'empreinte à la fois légère et pessimiste de l'histoire et lui apporte une touche très particulière et fort agréable. Les titres n'ayant pas été choisis à la légère, de toute évidence.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/76099025-53857402.jpg?v=1698218204" alt=""Le Petit Prince" Pour rire de bon cœur avec les étoiles" title=""Le Petit Prince" Pour rire de bon cœur avec les étoiles" />
     </div>
     <div>
      Au fil de ces jolies notes musicales, les deux comédiennes et le comédien évoluent avec grâce, interprétant à tour de rôles différents personnages, à l'exception du Petit Prince. Qui d'autre que Charlotte Jouslin aurait pu incarner avec autant de poésie et de charisme ce jeune garçon aux cheveux blonds, si sensible et si attachant ?       <br />
              <br />
       Une mention toute particulière aussi à la comédienne Séverine Wolff, élégante dans sa gestuelle de danseuse formée au CNR de Strasbourg et dont la présence à chaque personnage interprété ravit et captive. Olivier Courbier n'est pas en reste dans le rôle du Buveur, de l'Aviateur, du Roi ou encore de l'Allumeur de réverbères. Ses très beaux costumes, agrémentés de masques de la Comedia d'ell Arte, séduisent incontestablement. Et un grand bravo à Séverine Wolff pour ces bien jolies tenues confectionnées avec goût, sans oublier Annmarie Petit pour le décor de l'avion échoué, néanmoins coloré et bien présent sur scène.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/76099025-53857408.jpg?v=1698218237" alt=""Le Petit Prince" Pour rire de bon cœur avec les étoiles" title=""Le Petit Prince" Pour rire de bon cœur avec les étoiles" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Dans cette mise en scène, j'ai désiré travailler sur le passage du rire aux larmes, mais aussi sur la résilience. Le texte de la pièce n'a pas été édulcoré, car je tenais à ce que petits et grands découvrent ou redécouvrent ce beau texte de la littérature&quot;,</span> Florence Fouéré.       <br />
              <br />
       Courez vite avec vos enfants, petits-enfants, ou même seul, pour découvrir cette charmante adaptation du Petit Prince au Théo Théâtre et demandez-vous, vous aussi, si &quot;les étoiles rient toujours de bon cœur le soir&quot;, si le Petit Prince meurt à la fin ou s'il est parti retrouver sa rose amoureuse…       <br />
              <br />
       Autant de questions qui vous permettront d'échapper un tant soit peu à la fureur du monde ambiant du moment. Pour continuer à avancer…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Petit Prince"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/76099025-53857433.jpg?v=1698218710" alt=""Le Petit Prince" Pour rire de bon cœur avec les étoiles" title=""Le Petit Prince" Pour rire de bon cœur avec les étoiles" />
     </div>
     <div>
      Texte : Antoine de Saint-Exupéry.       <br />
       Mise en scène : Florence Fouéré.       <br />
       Assistant mise en scène : Olivier Courbier.       <br />
       Avec : Olivier Courbier, Charlotte Jouslin, Sévérine Wolff.       <br />
       Décor : Annmarie Petit.       <br />
       Costumes : Sévérine Wolff.       <br />
       Tout public à partir de 6 ans.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 14 octobre au 23 décembre 2023.</span>       <br />
       Samedi à 17 h. Relâche les 28 novembre, 25novembre, 2 et 9 décembre.       <br />
       Théo-Théâtre, Paris 15e, 01 45 54 00 16.       <br />
       <a class="link" href="http://theotheatre.com/" target="_blank">&gt;&gt; theotheatre.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/76099025-53857390.jpg</photo:imgsrc>
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   <title>"Le Bruit des Loups" Les illusions retrouvées… une fête des "sens"</title>
   <pubDate>Thu, 24 Nov 2022 09:35:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Pour conter sa fabuleuse histoire de l'homme-enfant - qu'il cultive comme viatique des traversées désertiques du monde adulte - toujours prêt à s'émerveiller de ce que la nature peut provoquer d'imaginaire fertile, Étienne Saglio réinvente les paysages de nos rêves enfouis. Immergés dans une forêt peuplée d'animaux sauvages, en compagnie d'un petit renard farceur et d'un géant tout autant protecteur que soucieux de "faire grandir" l'enfance en chacun, nous errons au gré d'un ailleurs nimbé de magie poétique.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69051646-48409771.jpg?v=1669280266" alt=""Le Bruit des Loups" Les illusions retrouvées… une fête des "sens"" title=""Le Bruit des Loups" Les illusions retrouvées… une fête des "sens"" />
     </div>
     <div>
      Pour nous introduire en ce monde hors sentiers battus, aux antipodes de nos univers bétonnés, un malicieux renardeau traverse l'avant-scène. Porteur d'une pancarte invitant à l'extinction des portables, il est l'ambassadeur d'une déconnexion salutaire. Désormais, rompant toutes amarres, on est prêt à s'envoler loin, très loin des pesanteurs vécues…       <br />
              <br />
       Sur l'échiquier noir et blanc d'un sol quadrillé de lignes rectilignes impeccables, un homme s'affaire à vouloir domestiquer une plante rebelle. Sécateur en main, il traque la moindre feuille fantaisiste qui aurait l'aplomb de ne pas s'intégrer à la forme parfaite du branchage. Obnubilé par la propreté ordonnancée du lieu, il balaie (ou tente de le faire…) toute feuille jonchant librement le sol. Ses efforts démentiels trouvent un écho dans ceux naguère déployés par un Charlot ou encore un Jacques Tati voyant le réel leur opposer ses lois physiques. Et ce, jusqu'à l'apparition d'un rat narguant effrontément son obstination appliquée.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69051646-48409798.jpg?v=1669280298" alt=""Le Bruit des Loups" Les illusions retrouvées… une fête des "sens"" title=""Le Bruit des Loups" Les illusions retrouvées… une fête des "sens"" />
     </div>
     <div>
      À l'image des cartons employés dans le cinéma muet, la petite bête à fourrure - qui réapparaîtra de manière récurrente aux moments clés du récit, toujours avec la même ferveur - annonce alors un &quot;flash-back&quot;. Et là, miracle spatio-temporel… on se retrouve au cœur d'une forêt épaisse, baignée de chants d'oiseaux se répondant les uns les autres, avec un enfant jouant à la marelle sur des carreaux renvoyant étrangement à ceux du tableau antécédent. Une balançoire abandonnée envahie par la végétation pend d'un arbre. Le trouble grandit lorsque l'on prend conscience que l'enfant qui s'égaye librement à l'air libre n'est autre que l'adulte contraint de l'épisode précédent.       <br />
              <br />
       Dès lors, les allées et venues entre les deux âges du même laisseront apparaître le désir carnassier de dévorer l'animal en soi, la prétention (in)humaine de dompter les fulgurances d'une végétation étonnamment vivante, autant de traits acquis contrastant avec la liberté jouissive des premiers âges où la nature, si effrayante puisse-t-elle parfois apparaître sous les traits d'animaux nocturnes, est une alliée accompagnant le petit d'homme dans sa croissance. Les apparitions créées en direct par la présence sur le plateau de vrais animaux et d'hologrammes aussi vrais que les premiers, concourent à halluciner le réel pour le tordre vers des dimensions poétiques échappant à la dictature des attendus présents.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69051646-48409811.jpg?v=1669280337" alt=""Le Bruit des Loups" Les illusions retrouvées… une fête des "sens"" title=""Le Bruit des Loups" Les illusions retrouvées… une fête des "sens"" />
     </div>
     <div>
      Sous l'œil d'un géant aussi impressionnant que débonnaire, supervisant de son point de vue élevé le récit d'apprentissage, et accompagné de l'espiègle renard qui, tel un Diogène contemporain brandissant sa lanterne atemporelle, veille au bon déroulement des événements fantasmagoriques (danse corps à corps avec une créature végétale aux allures humaines, orage de pluie et de vent ressenti jusque dans la salle…), l'enfant va parcourir une à une les émotions fortes faisant de lui un &quot;être de nature&quot;.       <br />
              <br />
       Aussi, lorsque la chute fera qu'il reprendra forme sous les traits de l'adulte inséré ayant refoulé sa culture naturelle, et balayant les feuilles mortes tapissant le sol de la somptueuse forêt pour faire apparaître les tristes carreaux de sa prison actuelle, un électrochoc s'ensuivra. Au-delà du plaisir premier délivré par cette onirique représentation portée par une enivrante musique, pour être si troublés, n'entretiendrions-nous pas des liens invisibles avec cette histoire, muette mais ô combien &quot;parlante&quot;, si merveilleusement contée qu'elle susurrerait ses secrets à nos oreilles ensommeillées ?       <br />
              <br />
       Où sont nos racines d'antan pour foncer si aveuglément dans le mur dur comme le béton d'un monde peu enclin à reconnaître les prérogatives de la nature nourricière ? Comme quoi la force du poétique peut charrier dans ses plis un contenu propre à faire chavirer tous nos &quot;sens&quot;…       <br />
              <br />
       <b>Vu au TnBA, Bordeaux, Grande salle Vitez, le vendredi 18 novembre 2022.       <br />
       A été représenté du 16 au 19 novembre (avec des séances spéciales scolaires).</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Bruit des Loups"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69051646-48409863.jpg?v=1669280759" alt=""Le Bruit des Loups" Les illusions retrouvées… une fête des "sens"" title=""Le Bruit des Loups" Les illusions retrouvées… une fête des "sens"" />
     </div>
     <div>
      Création et interprétation : Étienne Saglio.       <br />
       Avec : Guillaume Delaunay, Bastien Lambert, Étienne Saglio.       <br />
       Et les animaux : Émile et Pablo.       <br />
       Scénographie : Benjamin Gabrié.       <br />
       Musique : Madeleine Cazenave.       <br />
       Création lumière : Alexandre Dujardin.       <br />
       Création sonore : Thomas Watteau.       <br />
       Conception et régie vidéo : Florian Debacq.       <br />
       Création informatique : Tom Magnier.       <br />
       Dramaturgie et regard extérieur : Valentine Losseau.       <br />
       Jeu d'acteur : Albin Warette.       <br />
       Regard extérieur : Raphaël Navarro.       <br />
       Costumes : Anna Le Reun.       <br />
       Conception machinerie et régie plateau : Simon Maurice.       <br />
       Régie plateau, Louise Bouchicot.       <br />
       Régie informatique, Nicolas Guichard.       <br />
       Régie lumière : Alexandre Dujardin.       <br />
       Régie son : Christophe Chauvière.       <br />
       Régie générale et régie plateau : Benoit Desnos.       <br />
       Coachs animaliers : Félix et Pascal Tréguy, Laura Martin.       <br />
       Production Monstre(s).       <br />
       Spectacle à partir de 8 ans.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       8 et 9 décembre 2022 : Opéra de Dijon, Dijon (21).       <br />
       13 et 14 décembre 2022 : Théâtre Le Vellein - scènes de la CAPI, Villefontaine (38).       <br />
       20 et 21 janvier 2023 : Théâtre André Malraux, Rueil-Malmaison (78).       <br />
       31 janvier et 1er février 2023 : La Passerelle, Gap (05).       <br />
       29 et 31 mars 2023 : Grand Théâtre de Lorient, Lorient (56).       <br />
       Du 5 au 7 avril 2023 : Le Bateau Feu, Dunkerque (59).       <br />
       Du 23 au 25 mai 2023 : MC2, Grenoble (38).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69051646-48409864.jpg?v=1669280734" alt=""Le Bruit des Loups" Les illusions retrouvées… une fête des "sens"" title=""Le Bruit des Loups" Les illusions retrouvées… une fête des "sens"" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/69051646-48409771.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Bruit-des-Loups-Les-illusions-retrouvees-une-fete-des-sens_a3453.html</link>
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   <title>"Résiste" Dompter le fil instable dans une forme de résistance à la chute, comme une quête d'une nouvelle liberté à venir</title>
   <pubDate>Thu, 12 May 2022 08:16:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Cirque &amp; Rue]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Résister au fil, innover, sortir du langage "classique" du funambulisme, de ses codes mille fois réécrits et pratiqués, souvent avec talent et virtuosité, libérer l'acrobate évoluant sur cette corde hautement et hardiment tendue pour découvrir et composer une nouvelle musique orchestrant cette déambulation de l'équilibre, jouant en solitaire des notes la tête dans les nuages. Apporter la grâce, l'imagination, le rêve, le tout exprimé, couché sur une partition féminine… Celle de Johanne Humblet.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64550958-46255543.jpg?v=1652424061" alt=""Résiste" Dompter le fil instable dans une forme de résistance à la chute, comme une quête d'une nouvelle liberté à venir" title=""Résiste" Dompter le fil instable dans une forme de résistance à la chute, comme une quête d'une nouvelle liberté à venir" />
     </div>
     <div>
      Dans une démarche souhaitant sortir le funambulisme - cette acrobatie aérienne de l'équilibre - de la pure pratique performative solitaire, spécialité incluse dans les arts du cirque demandant, comme beaucoup d'autres, un entraînement rigoureux, régulier, des exercices quotidiens, Johanne Humblet explore au fil de ses créations de nouveaux territoires visant tant une approche novatrice du rapport &quot;stabilité fragilité&quot; que l'expression d'un propos féministe, parfois rageur, revendicatif, volontairement décalé dans la performance physique, mais toujours libérateur et énergique, dynamique, que l'on retrouve aussi dans les compositions musicales électro blues et le chant éruptif de Violette Legrand du duo Deadwood qui créent l'univers sonore singulier du spectacle.       <br />
              <br />
       Dans sa représentation, souvent, la prise de risque proposée pour faire battre le cœur du spectateur émane de la hauteur plus ou moins importante de la corde tendue et des gammes de jeux de déséquilibres exprimées, orchestrées, mises en scène par l'acrobate déambulant sur celle-ci. Grâce, entre autres, à une nouvelle structure innovante, nous pouvons également parler de performance et de dextérité technique. De nombreuses prouesses s’enchaînent, à grande hauteur avec un travail de funambule, à moins grande hauteur avec un travail de fildefériste, sur fil incliné (une première !) avec la maestria de l'acrobate.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64550958-46255554.jpg?v=1652424098" alt=""Résiste" Dompter le fil instable dans une forme de résistance à la chute, comme une quête d'une nouvelle liberté à venir" title=""Résiste" Dompter le fil instable dans une forme de résistance à la chute, comme une quête d'une nouvelle liberté à venir" />
     </div>
     <div>
      Cette discipline, si elle peut être saisissante, est relativement codifiée. C'est ici, dans ce champ des possibles - l'existence même de codification incite à la rupture avec celle-ci -, qu'intervient Johanne Humblet, explorant dans son travail technique et ses recherches artistiques de nouvelles limites… Dont le &quot;Fil Instable&quot;… Une nouvelle structure, un nouvel agrès, un nouveau partenaire... Un fil mobile, pouvant varier de hauteur, s'inclinant, offrant toute une multitude de jeux, passant d'un fil bas à un fil à grande hauteur, un fil qui devient… acteur ! En résistance aux caprices d'un fil ayant pris sa liberté et agissant, se mouvant comme un protagoniste à part entière.       <br />
              <br />
       Levant les yeux au ciel, hypnotisé par cet être gracile, mais transpirant pourtant la virtuosité acrobatique, déterminé à parcourir le chemin filaire, envouté aussi par la musique aux phrasés vibrants d'un rock parvenant à remplir de ses notes étoilées la nuit noire, le public suit la performance singulière, sortant des pratiques habituelles du funambulisme, de Johanne Humblet.       <br />
              <br />
       &quot;Résiste&quot;, &quot;Révolte&quot; (prévue vers septembre 2023) et &quot;Respire&quot;, sont un triptyque sur le fil et sur l'art du funambule impulsé, porté par Johanne Humblet et la Cie Les filles du renard pâle. Circassienne formée à l'Académie Fratellini, elle a créé la compagnie avec Virginie Fremaux en août 2016 à Châlons-en-Champagne. Les projets artistiques des &quot;filles du renard pâle&quot; sont portés par Johanne, directrice artistique, qui réalise différentes formes de &quot;Performances Funambules&quot;.        <br />
              <br />
       Toutes les rencontres et expériences diverses sur le fil lui ont donné envie d'aller plus loin dans ses recherches. Son travail et sa démarche artistique s'inscrivent dans le dépassement de soi, dans la recherche de ses limites et dans la capacité à les repousser. Toutes les créations sont accompagnées par de la musique en live. Le spectacle &quot;Résiste&quot; existe deux versions : salle et rue. La dernière formule est souvent programmée dans le cadre de festivals des arts de la rue.        <br />
              <br />
       Alors, la tête dans les étoiles, n'hésitez pas à découvrir, à rêver en regardant cette artiste peu commune qui défit les lois de la pesanteur en se promenant à hauteur d'imaginaire sur un fil d'argent, voie lactée où une femme défit avec poésie le céleste !       <br />
              <br />
       <b>Vu le vendredi 18 mars 2022 à La Halle Tropisme, Domaine d'O, Montpellier (34).</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Résiste"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64550958-46255556.jpg?v=1652424136" alt=""Résiste" Dompter le fil instable dans une forme de résistance à la chute, comme une quête d'une nouvelle liberté à venir" title=""Résiste" Dompter le fil instable dans une forme de résistance à la chute, comme une quête d'une nouvelle liberté à venir" />
     </div>
     <div>
      Création collective sous la direction artistique de Johanne Humblet.       <br />
       Funambule : Johanne Humblet.       <br />
       Chanteuses : Violette Legrand, Annelies Jonkers, Fanny Aquaron (en alternance).       <br />
       Collaboration à la mise en scène : Yann Ecauvre.       <br />
       Collaboration artistique : Maxime Bourdon.       <br />
       Création musicale : Deadwood (duo blues électro : Violette Legrand/musicienne chanteuse et Jérémy Manche/musicien chanteur).       <br />
       Régie générale et plateau, construction : Steve Duprez.       <br />
       Régie son : Jérémy Manche.       <br />
       Création lumière : David Baudenon.       <br />
       Costumes : Solenne Capmas.       <br />
       Chaussons de fil : Maison Clairvoy.       <br />
       Construction Fil Instable : Sud Side.       <br />
       Graphisme : Virginie Fremaux.       <br />
       Production : Cie Les filles du renard pâle.       <br />
       À partir de 4 ans.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">13 mai 2022 :</span> Train Bleu, Istres (13)       <br />
       <span class="fluo_jaune">25 et 26 mai 2022 :</span> Tête à tête, Bremen (Allemagne).       <br />
       <span class="fluo_jaune">31 mai et 1er juin 2022 :</span> Bonlieu - Scène nationale, Annecy (74).       <br />
       2 et 3 juin 2022 : Résidence de reprise, Bonlieu - Scène nationale, Annecy (74).       <br />
       10 et 11 juin 2022 : Perspectives, Sarrebruck (Allemagne).       <br />
       17 juin 2022 : La rue est à Amiens, Amiens (80).       <br />
       1er juillet 2022 : Festival RenaissanceS, Bar-Le-Duc (55).       <br />
       2 ou 3 juillet 2022 : Théâtre de la Madeleine, Troyes (10).       <br />
       7 juillet 2022 : Faire briller les étoiles, Marseille (13).       <br />
       22 juillet 2022 : Festival Résurgence, Lodève (34).       <br />
       30 juillet 2022 : Ax-les-Thermes (09).       <br />
       24 et 25 août 2022 : Les Rias, Le Fourneau Centre National des Arts de la Rue, Quimperlé (29) option.       <br />
       16 septembre 2022 : Plus Petit Cirque du Monde, Bagneux (92).       <br />
       17 septembre 2022 : Théâtre Jean Vilar, Vitry (94).       <br />
       1er ou 2 octobre 2022 : Théâtre Jean Lurçat - Scène nationale, Aubusson (23).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/64550958-46255543.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Resiste-Dompter-le-fil-instable-dans-une-forme-de-resistance-a-la-chute-comme-une-quete-d-une-nouvelle-liberte-a-venir_a3242.html</link>
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   <title>Représenter, questionner, polémiquer… un spectacle reflet d'une certaine société</title>
   <pubDate>Tue, 20 Feb 2018 08:48:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Ludivine Picot</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le plateau se compose à la fois de l'espace de jeu, lieu majoritairement vide qui ne sera habité que par les comédiens lors de leurs interprétations, et à la fois des coulisses apparentes où sont entreposés des portants qui permettent les multiples changements de costumes et donc de rôles.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/20305155-23833420.jpg?v=1519114219" alt="Représenter, questionner, polémiquer… un spectacle reflet d'une certaine société" title="Représenter, questionner, polémiquer… un spectacle reflet d'une certaine société" />
     </div>
     <div>
      La procession scénique nous évoque l'ambiance des défilés de mode où les tenues sont ici remplacées par une succession de clichés, préjugés et caricatures du féminin et du masculin, de la notion de genre et de celle de la sexualité. Le spectacle se découpe en quatre parties, chacune centrée sur un des personnages.       <br />
              <br />
       Les thèmes représentés sont ceux de la notion de consentement, les conditions des femmes au travail, ce qu'on attend d'un homme, un vrai, un viril, l'homosexualité, etc. Les scénarios mettent en scène l'impossibilité d'évoluer dans la société en restant soi-même, la superficialité des rapports engagés avec les autres puisque rien n'est sincère.       <br />
              <br />
       Désormais, le normal n'est plus de l'ordre du naturel mais s'inscrit dans un cadre sociétal. Les conventions se soumettent à des consignes latentes dans lesquelles tout le monde est plus ou moins empêtré. Nous revenons toujours dans les schémas qui nous ont été inculqués. Des interludes entrecoupent la trame narrative, qui sont fabulés, et dans lesquels se rejouent les thématiques abordées. Le cadre change mais la difficulté de s'imposer demeure : les individus sont piégés dans les rôles que la société leur a assignés.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/20305155-23833428.jpg?v=1519114239" alt="Représenter, questionner, polémiquer… un spectacle reflet d'une certaine société" title="Représenter, questionner, polémiquer… un spectacle reflet d'une certaine société" />
     </div>
     <div>
      Le texte est l'aboutissement d'un travail de plateau. Millie Duyé est partie des improvisations des comédiens auxquelles elle a additionné un temps de recherche et d'observation. Chacun des interprètes démontre une vraie qualité de jeu. Les personnages investis sont pleins de naïveté, d’honnêteté, d'inconscience, de tristesse… et suscitent une quantité d'émotion chez ceux qui les regardent s'exprimer.       <br />
              <br />
       &quot;Le renard envieux…&quot; est une belle métaphore de ce que l'on garde caché au fond de soi, ce que l'on n'ose montrer, et qui nous consume lentement et douloureusement. L'histoire raconte comment un soldat perdit la vie parce qu'il n'osa parler de peur du regard des autres. À la fin, une seule conclusion : &quot;C'est absurde&quot;. Comment peut-on concevoir que quelqu'un préférera mourir plutôt que de vivre ce qu'il est ? La pièce résonne fortement d'actualité ; fait peur, probablement, parce qu'elle n'est pas bien différente de la réalité. Une pièce nécessaire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le renard envieux qui me ronge le ventre"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/20305155-23833429.jpg?v=1519114264" alt="Représenter, questionner, polémiquer… un spectacle reflet d'une certaine société" title="Représenter, questionner, polémiquer… un spectacle reflet d'une certaine société" />
     </div>
     <div>
      Écriture et mis en scène : Millie Duyé.       <br />
       Avec : Thomas Bouyou, Mélanie Charvy, Émilie Crubezy, Charles Dunnet et Loris Reynaert.       <br />
       Création lumières : Tanguy Gauchet.       <br />
       Musique originale : Korfall.       <br />
       Création chorégraphique : Clément Victor.       <br />
       Réalisation décors : Marion Dossikian.       <br />
       Aide à la dramaturgie : Romain Picquart.       <br />
       Compagnie Les Entichés - création 2017.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.cielesentiches.com/" target="_blank">&gt;&gt; cielesentiches.com</a>       <br />
              <br />
       A été joué les jeudi 8 et vendredi 9 février 2018.       <br />
       Au Centre Paris Anim' Les Halles Le Marais, Paris 1er, 01 40 28 18 48.       <br />
       <a class="link" href="http://www.anim-leshalles.org/" target="_blank">&gt;&gt; anim-leshalles.org</a>       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Samedi 14 avril 2018 à 13 h 30.</span>       <br />
       Le Grand Parquet, Paris 18e, 01 40 03 72 23.       <br />
       <a class="link" href="http://www.legrandparquet.fr/" target="_blank">&gt;&gt; legrandparquet.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/20305155-23833420.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Representer-questionner-polemiquer-un-spectacle-reflet-d-une-certaine-societe_a2052.html</link>
  </item>

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