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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-03-12T14:15:15+01:00</dc:date>
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   <title>"Passeport" Un regard nécessaire qui aurait gagné à avoir un ancrage plus profond dans le réel</title>
   <pubDate>Fri, 26 Sep 2025 07:08:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Pour sa dernière création théâtrale, Alexis Michalik traite de l'identité en abordant le racisme au travers de ses reniements, raccourcis et contradictions. Avec, entre autres, les personnages d'Issa, venu d'Érythrée, et de Lucas, né à Mayotte, c'est toute la question de l'appartenance et de l'acceptation de soi et de l'autre qui est posée dans un cadre géographique qui aurait pu donner lieu toutefois à beaucoup plus de véracité.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91312725-64217352.jpg?v=1724178261" alt=""Passeport" Un regard nécessaire qui aurait gagné à avoir un ancrage plus profond dans le réel" title=""Passeport" Un regard nécessaire qui aurait gagné à avoir un ancrage plus profond dans le réel" />
     </div>
     <div>
      Plongée dans une fable théâtrale où le décor est la jungle de Calais avec, entre autres, Issa (Jean-Louis Garçon), venu d'Érythrée. De l'autre, Lucas (Christopher Bayemi), gendarme noir, né à Mayotte et adopté par un couple blanc de la métropole. Tous les ingrédients des identités croisées sont présents avec, en trame de fond, un racisme larvé autour d'eux, sans jamais être assumé, sa spécificité étant d'être refoulé par celui qui le porte.       <br />
               <br />
       La fable se déroule à différents endroits. De la jungle de Calais, on se retrouve à Paris sous un pont, dans un petit logis, une bibliothèque ou dans les cuisines d'un restaurant. Par son thème et son lieu, la pièce est politique bien que l'humour s'immisce souvent et à différentes reprises.       <br />
               <br />
       Comme à son habitude, Michalik mélange les caractères et les situations. Le temps est bousculé pour faire coller la disparition du gendarme Lucas à celle d'une renaissance d'un migrant érythréen, Issa. Celui-ci, victime d'un traumatisme, a perdu la mémoire. Il est obligé de réapprendre l'histoire et la géographie, ainsi que les us et coutumes de son pays, et d'imaginer le périple qu'il a vécu pour arriver à Calais afin de convaincre l'administration française de l'obtention de son passeport.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91312725-64217353.jpg?v=1724178406" alt=""Passeport" Un regard nécessaire qui aurait gagné à avoir un ancrage plus profond dans le réel" title=""Passeport" Un regard nécessaire qui aurait gagné à avoir un ancrage plus profond dans le réel" />
     </div>
     <div>
      On bascule ainsi dans une vue ironique de la situation dans laquelle un migrant est dans l'obligation de réinventer ce qu'il est. Michalik montre que chaque être est déterminé essentiellement par ce qu'il fait et non uniquement par sa provenance. Lucas, en tant que gendarme, fait preuve au début d'une tolérance des migrants. Puis il bascule vers une violence à leur égard pour ensuite en incarner un afin de retrouver ce qui bat profondément en lui, à savoir son rapport avec Mayotte, et qui fait souche avec sa nationalité française.       <br />
              <br />
       Le recensement de différents démographes et historiens de l'immigration évalue, en 2020, selon les différents travaux effectués à ce sujet, une moyenne d'un peu plus de 21 % de Français ayant une origine étrangère sur deux générations.       <br />
               <br />
       Lucas représente l'ordre afin de réguler l'immigration tout en étant perçu comme un étranger par son collègue. Il est le précipité de tous ses éléments composites et disparates. L'exclusion et ce qui peut rattacher une personne à ses origines, dans sa perception autant intérieure qu'extérieure, sont posés et Michalik montre très bien le racisme ordinaire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91312725-64217354.jpg?v=1724178441" alt=""Passeport" Un regard nécessaire qui aurait gagné à avoir un ancrage plus profond dans le réel" title=""Passeport" Un regard nécessaire qui aurait gagné à avoir un ancrage plus profond dans le réel" />
     </div>
     <div>
      C'est dans ce contexte dramaturgique que se situe Lucas, notre jeune Mayotte, considéré &quot;uniquement français&quot; par son père adoptif, comme il aime le rappeler, pour lui en dénier toute différence comme si l'essence &quot;française&quot; existait elle-même sans l'once d'une histoire, d'un vécu et d'une provenance qui pourrait être, entre autres, basque, bretonne, gasconne, parisienne, maghrébine, orientale, malgache, asiatique, d'Afrique Noire ou mahoraise. L'essence précède l'existence pour ce père adoptif, pour inverser le célèbre aphorisme de Sartre (1905-1980).       <br />
              <br />
       Toutefois, le cadre ne se prête pas réellement à la jungle de Calais. On ne la reconnaît ni par l'atmosphère, ni par ses éléments contextuels tels que ses conditions très difficiles d'existence. De même, les protagonistes ne sont pas barométriques d'une réalité de terrain. La souffrance dans &quot;Passeport&quot; apparaît par intermittence. La violence, même si elle apparaît de façon furtive, est peu convaincante. Elle est ensuite quelque peu occultée par l'amour et la réussite d'Issa qui a fini par tomber amoureux et ouvrir un restaurant. Ce parti pris dramaturgique finit par occulter la réalité d'une détresse sociale des migrants, car elle est souvent vue par le biais de l'humour.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91312725-64217355.jpg?v=1724178488" alt=""Passeport" Un regard nécessaire qui aurait gagné à avoir un ancrage plus profond dans le réel" title=""Passeport" Un regard nécessaire qui aurait gagné à avoir un ancrage plus profond dans le réel" />
     </div>
     <div>
      Il y a de très belles scènes comme cette discussion tendue finissant en tirade de Jeanne (Manda Touré), petite amie noire de Lucas, bousculant les raccourcis et préjugés racistes de Michel (Patrick Blandin), le père adoptif de Lucas, lors d'un dîner.       <br />
               <br />
       Le cadre se veut réaliste et, pourtant, les racines de l'histoire prennent leur source via un autre affluent. L'écheveau construit par Michalik aurait trouvé toute sa pertinence dans un autre lieu avec les mêmes personnages. Le cadenas de la pièce aurait, peut-être, gagné plus en profondeur avec une scénographie beaucoup plus proche du terrain. Ou alors, traiter réellement la jungle de Calais en la déclinant comme un personnage, elle qui a fait l'actualité politique en France pendant de longues années avec un ramassis de raccourcis et une récupération sans vergogne des politiques à son sujet.       <br />
               <br />
       Celle-ci résonne de trop de combats associatifs généreux ou de discours d'extrême droite, de poncifs et de perceptions négatives pour qu'elle puisse n'être qu'une pâle et très timide représentation scénographique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Passeport"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91312725-64217356.jpg?v=1724225668" alt=""Passeport" Un regard nécessaire qui aurait gagné à avoir un ancrage plus profond dans le réel" title=""Passeport" Un regard nécessaire qui aurait gagné à avoir un ancrage plus profond dans le réel" />
     </div>
     <div>
      Auteur et metteur en scène : Alexis Michalik.       <br />
       Assistante mise en scène : Clotilde Daniault.       <br />
       Avec (en alternance) : Christopher Bayemi ou Clyde Yeguete ou Olivier Dote Doevi ; Patrick Blandin ou Marc Fayet ou Julien Muller ; Jean-Louis Garçon ou Ibrahima Ba ou Gaël Tavares ; Kevin Razy ou Kinsley Camachee ou Nathanaël Kaulanjan ; Fayçal Safi ou Idir Chender ou Kamel Isker ; Manda Touré ou Brenda Broohm ou Tracy Gotoas ; Ysmahane Yaqini ou Nouritza Emmanuelian ou Sheraze Saïd       <br />
       Musiques : Sly Johnson.       <br />
       Décor : Juliette Azzopardi, assistée d'Arnaud de Segonzac.       <br />
       Accessoires : Pauline Gallot.       <br />
       Costumes : Marion Rebmann, assistée de Violaine de Maupeou.       <br />
       Vidéo : Nathalie Cabrol, assistée de Jérémy Secco.       <br />
       Lumières : François Leneveu.       <br />
       Sons : Julius Tessarech.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91312725-64217357.jpg?v=1724225715" alt=""Passeport" Un regard nécessaire qui aurait gagné à avoir un ancrage plus profond dans le réel" title=""Passeport" Un regard nécessaire qui aurait gagné à avoir un ancrage plus profond dans le réel" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 1er octobre 2025 au 18 janvier 2026.</span>       <br />
       Du mardi au vendredi à 21 h, samedi à 16 h 30 et 21 h, dimanche à 14 h 30.       <br />
       Théâtre de la Renaissance, 20, boulevard Saint-Martin, Paris 10e,        <br />
       Téléphone : 01 42 08 18 50.       <br />
       <a class="link" href="https://billetterie-theatredelarenaissance.tickandlive.com/evenement/passeport" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredelarenaissance.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredelarenaissance.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/91312725-64217356.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Passeport-Un-regard-necessaire-qui-aurait-gagne-a-avoir-un-ancrage-plus-profond-dans-le-reel_a4364.html</link>
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   <title>"Passeport"… À bas le racisme !</title>
   <pubDate>Wed, 21 Aug 2024 08:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Pour sa dernière création théâtrale, Alexis Michalik traite de l'identité en abordant le racisme au travers de ses reniements, raccourcis et contradictions. Avec, entre autres, les personnages d'Issa, venu d'Érythrée, et de Lucas, né à Mayotte, c'est toute la question de l'appartenance et de l'acceptation de soi et de l'autre qui est posée dans un cadre géographique qui aurait pu donner lieu toutefois à beaucoup plus de véracité.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82298791-59069178.jpg?v=1724178261" alt=""Passeport"… À bas le racisme !" title=""Passeport"… À bas le racisme !" />
     </div>
     <div>
      Plongée dans une fable théâtrale où le décor est la jungle de Calais avec, entre autres, Issa (Jean-Louis Garçon), venu d'Érythrée. De l'autre, Lucas (Christopher Bayemi), gendarme noir, né à Mayotte et adopté par un couple blanc de la métropole. Tous les ingrédients des identités croisées sont présents avec en trame de fond un racisme larvé autour d'eux, sans jamais être assumé, sa spécificité étant d'être refoulé par celui qui le porte.       <br />
               <br />
       La fable se déroule à différents endroits. De la jungle de Calais, on se retrouve à Paris sous un pont, dans un petit logis, une bibliothèque ou dans les cuisines d'un restaurant. Par son thème et son lieu, la pièce est politique bien que l'humour s'immisce souvent et à différentes reprises.       <br />
               <br />
       Comme à son habitude, Michalik mélange les caractères et les situations. Le temps est bousculé pour faire coller la disparition du gendarme Lucas à celle d'une renaissance d'un migrant érythréen, Issa. Celui-ci, victime d'un traumatisme, a perdu la mémoire. Il est obligé de réapprendre l'histoire et la géographie, ainsi que les us et coutumes de son pays, et d'imaginer le périple qu'il a vécu pour arriver à Calais afin de convaincre l'administration française de l'obtention de son passeport.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82298791-59069223.jpg?v=1724178406" alt=""Passeport"… À bas le racisme !" title=""Passeport"… À bas le racisme !" />
     </div>
     <div>
      On bascule ainsi dans une vue ironique de la situation dans laquelle un migrant est dans l'obligation de réinventer ce qu'il est. Michalik montre que chaque être est déterminé essentiellement par ce qu'il fait et non uniquement par sa provenance. Lucas, en tant que gendarme, fait preuve au début d'une tolérance des migrants. Puis il bascule vers une violence à leur égard pour ensuite en incarner un afin de retrouver ce qui bat profondément en lui, à savoir son rapport avec Mayotte, et qui fait souche avec sa nationalité française.       <br />
              <br />
       Le recensement de différents démographes et historiens de l'immigration évalue, en 2020, selon les différents travaux effectués à ce sujet, une moyenne d'un peu plus de 21 % de Français ayant une origine étrangère sur deux générations.       <br />
               <br />
       Lucas représente l'ordre afin de réguler l'immigration tout en étant perçu comme un étranger par son collègue. Il est le précipité de tous ses éléments composites et disparates. L'exclusion et ce qui peut rattacher une personne à ses origines, dans sa perception autant intérieure qu'extérieure, sont posés et Michalik montre très bien le racisme ordinaire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82298791-59069233.jpg?v=1724178441" alt=""Passeport"… À bas le racisme !" title=""Passeport"… À bas le racisme !" />
     </div>
     <div>
      C'est dans ce contexte dramaturgique que se situe Lucas, notre jeune Mayotte, considéré &quot;uniquement français&quot; par son père adoptif, comme il aime le rappeler, pour lui en dénier toute différence comme si l'essence &quot;française&quot; existait par elle-même sans l'once d'une histoire, d'un vécu et d'une provenance qui pourrait être, entre autres, basque, bretonne, gasconne, parisienne, maghrébine, orientale, malgache, asiatique, d'Afrique Noire ou mahoraise. L'essence précède l'existence pour ce père adoptif, pour inverser le célèbre aphorisme de Sartre (1905-1980).       <br />
              <br />
       Toutefois, le cadre ne se prête pas réellement à la jungle de Calais. On ne la reconnaît ni par l'atmosphère, ni par ses éléments contextuels tels que ses conditions très difficiles d'existence. De même, les protagonistes ne sont pas barométriques d'une réalité de terrain. La souffrance dans &quot;Passeport&quot; apparaît par intermittence. La violence, même si elle apparaît de façon furtive, est peu convaincante. Elle est ensuite quelque peu occultée par l'amour et la réussite d'Issa qui a fini par tomber amoureux et ouvrir un restaurant. Ce parti pris dramaturgique finit par occulter la réalité d'une détresse sociale des migrants, car elle est souvent vue par le biais de l'humour.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82298791-59069234.jpg?v=1724178488" alt=""Passeport"… À bas le racisme !" title=""Passeport"… À bas le racisme !" />
     </div>
     <div>
      Il y a de très belles scènes comme cette discussion tendue finissant en tirade de Jeanne (Manda Touré), petite amie noire de Lucas, bousculant les raccourcis et préjugés racistes de Michel (Patrick Blandin), le père adoptif de Lucas, lors d'un dîner.       <br />
               <br />
       Le cadre se veut réaliste et, pourtant, les racines de l'histoire prennent leur source via un autre affluent. L'écheveau construit par Michalik aurait trouvé toute sa pertinence dans un autre lieu avec les mêmes personnages. Le cadenas de la pièce aurait, peut-être, gagné plus en profondeur avec une scénographie beaucoup plus proche du terrain. Ou alors, traiter réellement la jungle de Calais en la déclinant comme un personnage, elle qui a fait l'actualité politique en France pendant de longues années avec un ramassis de raccourcis et une récupération sans vergogne des politiques à son sujet.       <br />
               <br />
       Celle-ci résonne de trop de combats associatifs généreux ou de discours d'extrême droite, de poncifs et de perceptions négatives pour qu'elle puisse n'être qu'une pâle et très timide représentation scénographique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Passeport"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82298791-59078498.jpg?v=1724225668" alt=""Passeport"… À bas le racisme !" title=""Passeport"… À bas le racisme !" />
     </div>
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      Auteur et metteur en scène : Alexis Michalik.       <br />
       Assistante mise en scène : Clotilde Daniault.       <br />
       Avec : Christopher Bayemi ou Clyde Yeguete, Patrick Blandin ou Marc Fayet, Jean-Louis Garçon ou Ibrahima Ba, Kevin Razy ou Kinsley Camachee, Fayçal Safi ou Idir Chender, Manda Touré ou Brenda Broohm, Ysmahane Yaqini ou Nouritza Emmanuelian.       <br />
       Musiques : Sly Johnson.       <br />
       Décor : Juliette Azzopardi, assistée d'Arnaud de Segonzac.       <br />
       Accessoires : Pauline Gallot.       <br />
       Costumes : Marion Rebmann, assistée de Violaine de Maupeou.       <br />
       Vidéo : Nathalie Cabrol.       <br />
       Assistant vidéo : Jérémy Secco.       <br />
       Lumières : François Leneveu.       <br />
       Sons : Julius Tessarech.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82298791-59078499.jpg?v=1724225715" alt=""Passeport"… À bas le racisme !" title=""Passeport"… À bas le racisme !" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 20 août 2024 au 5 janvier 2025.</span>       <br />
       Du mardi au vendredi à 21 h, samedi  à 16 h 30 et 21 h, dimanche à 17 h sauf les diamches 24 novembre, 8 et 15 décembre à 16 h. Exceptionnellement le lundi 30 décembre à 21 h.       <br />
       Théâtre de la Renaissance, Paris 10e, 01 42 08 18 50.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredelarenaissance.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredelarenaissance.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/82298791-59069178.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Passeport-A-bas-le-racisme-_a4027.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>•Off 2024• "Arthur M." Objet vivant, non identifié, au goût savoureux de l'étrangeté</title>
   <pubDate>Wed, 19 Jun 2024 07:24:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Isabelle Lauriou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2024]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Quand le comédien – remarquable David Bottet – est apparu sur le plateau, lentement, gracieusement, sur une musique à la fois perturbante et battante, j'ai pensé à Michel Piccoli. Cette grande référence touchée par la grâce alors qu'il jouait la correspondance entre Tchekhov et Olga Knipper, l'amour de sa vie. Bouffes du Nord, Paris, il y a des années.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81063121-58445851.jpg?v=1718729573" alt="•Off 2024• "Arthur M." Objet vivant, non identifié, au goût savoureux de l'étrangeté" title="•Off 2024• "Arthur M." Objet vivant, non identifié, au goût savoureux de l'étrangeté" />
     </div>
     <div>
      Le temps a passé et, soudain, comme un flash-back ressuscité, face à moi, à nous : David Bottet. Une bouffée délirante posée comme un objet difficilement identifiable, mais néanmoins remarquable, à l'Artéphile en plein cœur d'Avignon, ce lieu où éclatent les bulles contemporaines de la création.       <br />
              <br />
       Un comédien habité et un personnage incarné. Dès son entrée, il arrive péniblement, marchant avec hésitation et tremblements vers une chaise à laquelle il semble vouloir s'accrocher et ne plus quitter. De là, renaît un homme, mais, surtout, un passé. Il est un homme, âgé, cabossé, inquiet et déroule, sous nos yeux, tout un parcours de vie assez calamiteux.       <br />
              <br />
       Je le suis avec attention et concentration. Ne rien rater de ce corps qui cherche à se relever. Ne rien manquer de cette musique qui, tout le long du spectacle, va l'accompagner. Ne rien laisser passer pour comprendre exactement tout l'enjeu de cette adaptation de textes, aussi cruels que denses, écrits de la plume sans filtre et certes &quot;un peu zinzin&quot; de Régis Jauffret. Il faut le suivre et le comprendre. C'est un univers à la fois troublant, inquiétant, mais également palpitant, car, d'un mouvement à l'autre, rien ne s'assemble vraiment, mais tout se rejoint fatalement.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81063121-58445854.jpg?v=1718729599" alt="•Off 2024• "Arthur M." Objet vivant, non identifié, au goût savoureux de l'étrangeté" title="•Off 2024• "Arthur M." Objet vivant, non identifié, au goût savoureux de l'étrangeté" />
     </div>
     <div>
      Adapter Régis Jauffret, c'est franchement audacieux. Assembler autant de nouvelles où se croisent des visages et des parcours de vie qui ne se ressemblent pas, a priori, c'est culotté, et qui plus est : décider de faire de tout cela qu'un seul personnage, une histoire, un passé, une vie. Celle dont le comédien s'est emparé : la vie d'un dénommé Arthur M.       <br />
              <br />
       Pari risqué, pari réussi. David Bottet est doué et connu aussi pour sa palette exquise en comédie et, là, il revient avec un solo déroutant, captivant et incroyablement maîtrisé. La mise en scène soignée, réfléchie et inventive de Jean-Paul Rouvrais sublime le plateau et laisse une vraie liberté à ce vieil homme, cabossé et totalement à la dérive, dont la jeunesse lui a aussi été volée.       <br />
              <br />
       &quot;Arthur M.&quot; est un OVNI en ce début de festival. Dans le V d'OVNI, il y a le V d'Avignon. Puis le O aussi, comme celui d'Ovation. C'est ce que je lui souhaite pour avoir osé mettre en lumière, et sur un plateau, une adaptation de ces mystérieuses &quot;Microfictions&quot; et de leur donner VIE ! Surtout, la vie comme ce jour où mes yeux ont brillé devant Michel Piccoli.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Arthur M."</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81063121-58445856.jpg?v=1718729623" alt="•Off 2024• "Arthur M." Objet vivant, non identifié, au goût savoureux de l'étrangeté" title="•Off 2024• "Arthur M." Objet vivant, non identifié, au goût savoureux de l'étrangeté" />
     </div>
     <div>
      D'après &quot;Microfictions&quot; de Régis Jauffret (Éditions Gallimard).       <br />
       Adaptation, direction artistique : David Bottet.       <br />
       Mise en scène : Jean-Paul Rouvrais.       <br />
       Avec: : David Bottet, Stéphane Mineot et Manuel Leroueil.       <br />
       Scénographie : Inès Mota.       <br />
       Création sonore : Stéphane Mineot.       <br />
       Création lumières : Kevin Hermen.       <br />
       Création Vidéo : Jeanne Gort.       <br />
       Par la Compagnie de la Pépinière.       <br />
       À partir de 16 ans.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2024•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 3 au 21 juillet 2024.</span>       <br />
       Tous les jours à 18 h 15. Relâche le mardi.       <br />
       Théâtre Artéphile, 5bis-7, rue du Bourg-Neuf, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 90 03 01 90.       <br />
       <a class="link" href="https://artephile.com/" target="_blank">&gt;&gt; artephile.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/81063121-58445851.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2024-Arthur-M-Objet-vivant-non-identifie-au-gout-savoureux-de-l-etrangete_a3958.html</link>
  </item>

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   <title>"Tumulus"… Déroutant et original !</title>
   <pubDate>Fri, 02 Dec 2022 14:45:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Danse]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans le cadre du festival d'Automne, nous voici emmenés dans un univers à la fois original et profond tant dans sa recherche chorégraphique que scénique. C'est un voyage vers l'infiniment grand et l'infiniment petit aux frontières du vivant et de la mort auquel nous convient François Chaignaud et Geoffroy Jourdain. Danses et chants, de la Renaissance aux années soixante-dix, deviennent compagnons de route pour un spectacle plus que déroutant dans sa quiétude.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69319457-48513858.jpg?v=1669990247" alt=""Tumulus"… Déroutant et original !" title=""Tumulus"… Déroutant et original !" />
     </div>
     <div>
      C'est le silence, parlant, qui interpelle dès les premiers instants et qui rassemble les protagonistes dans un recueillement méditatif sans qu'il soit pour autant celui d'un deuil. Et pourtant, le tumulus qui trône sur scène est un tertre artificiel recouvrant une sépulture. Tout le décor est par ailleurs investi dans ses faces cachées. Les artistes y entrent parfois, au travers de deux issues, font souvent le tour, passent devant, montent dessus pour en redescendre. On y glisse aussi. On y marche sur la crête. Il est appréhendé sous toutes ses coutures. Comme un personnage scénographique, celui-ci est un élément très important et donne au spectacle son allure et sa trajectoire.       <br />
              <br />
       Après le silence, des bruitages se font au travers de tapotements effectués sur les épaules, par exemple, avec la paume des mains. Les interprètes lancent également, pour certains, autour d'eux, dans des trajectoires circulaires, un long lacet marron avec une pierre située à l'extrémité de celui-ci. Cela engendre un bruit particulier, de temps en temps accompagné d'un triangle. Ces sons donnent une atmosphère de quiétude en écho aux volumes de la scénographie. Il s'agit de mettre sur un même plan scénique le tumulus, les personnes, leur silence et ses bruits aux élans poétiques. Et il y a aussi les voix, à la fois puissantes et douces, toujours lyriques, qui portent toute la création.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69319457-48513859.jpg?v=1669990293" alt=""Tumulus"… Déroutant et original !" title=""Tumulus"… Déroutant et original !" />
     </div>
     <div>
      Les déplacements sont effectués dans des gestiques où les mouvements alternent, basculent par petites touches. Là, ce sont des pas sur la plante des pieds qui font progresser les interprètes, les postérieurs à mi-hauteur, jambes arquées. Plus loin, ce sont des corps qui marchent de façon synchronisée. Après le silence, les voix apparaissent, superbes de lyrisme. Elles accompagnent les trajets et donnent une couleur chaude aux gestiques. Très souvent en écho, parfois en canon, elles sont superbes de pureté avec un parfum de sainteté, comme un appel au ciel.       <br />
              <br />
       Ce sont des chants polyphoniques a cappella franco-flamands, italiens, anglais et allemands d'époques aussi différentes que ceux de la Renaissance et des années soixante-dix. On s'assoit, on se lève, on saute à pieds joints, on chante, on devient mutique et on se regroupe. Pour s'arrêter et redémarrer. Ces ruptures de jeu donnent une dynamique à la création.       <br />
              <br />
       Dans ces différentes attitudes, il y a une espèce de recueillement. C'est l'appréhension d'une fin ultime au travers de soi et, par ricochet, des autres, portée par un lyrisme puissant. Les costumes sont toujours variés, de couleurs vives ou sombres, longs ou courts, larges ou collants à la peau. Ils se changent un moment en couleur de peau où dans des gestiques courbes, les troncs se courbent à l'arrière jusqu'à la taille ou restant tout droit.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69319457-48513931.jpg?v=1669990401" alt=""Tumulus"… Déroutant et original !" title=""Tumulus"… Déroutant et original !" />
     </div>
     <div>
      La gestuelle est très recherchée avec des déplacements originaux où la plante des pieds tapote le sol ou s'y glisse, le tout accompagné par un tronc et des membres qui bougent avec, pour les bras, des tressaillements, des positions anguleuses où le coude devient une articulation un peu tournante, toujours de biais sur la longitude. Les mouvements, parfois en trio, sont très variés avec des corps faisant des tours sur eux-mêmes. La file indienne est également déclinée.       <br />
              <br />
       Chacun est le partenaire d'un alter ego ou d'un ensemble. On est seul, mais accompagné avec, pour chacun, une présence autant vocale que corporelle dans laquelle chaque artiste est montré dans son individualité. Il y a aussi de jolis cercles qui sont formés où les interprètes se prennent par la main, tout en chantant et dansant, souvent affublés d'un chapeau.       <br />
              <br />
       C'est très beau avec de très jolis tableaux où le groupe bouge avec, parfois, un protagoniste qui se détache pour faire une gestuelle où chacun regarde comme spectateur ce qui se passe. Le mariage entre singulier et pluriel est superbe autant par son homogénéité que par ses surprises. Le spectacle est très original. C'est léger, frais comme un souffle sur une peau.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Tumulus"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69319457-48513943.jpg?v=1669990463" alt=""Tumulus"… Déroutant et original !" title=""Tumulus"… Déroutant et original !" />
     </div>
     <div>
      Conception : François Chaignaud et Geoffroy Jourdain.       <br />
       Avec : Simon Bailly, Mario Barrantes Espinoza, Florence Gengoul, Myriam Jarmache, Evann Loget-Raymond, Marie Picaut, Alan Picol, Antoine Roux-Briffaud, Vivien Simon, Maryfé Singy, Ryan Veillet, Aure Wachter, Daniel Wendler.       <br />
       Dramaturgie Baudouin Woehl.       <br />
       Lumière : Philippe Gladieux et Anthony Merlaud.       <br />
       Scénographie : Mathieu Lorry-Dupuy.       <br />
       Assistant à la direction musicale : Louis Gal.       <br />
       Assistante à la chorégraphie : Anna Chirescu.       <br />
       Création costumes : Romain Brau.       <br />
       Régie générale et lumière : Anthony Merlaud ou Marinette Buchy.       <br />
       Régie son : Aude Besnard, Camille Frachet, Alban Moraud, Jean-Louis Waflart.       <br />
       Régie plateau : Laure Montagné ou François Boulet.       <br />
       Régie costumes : Alejandra Garcia ou Cara Ben Assayag.       <br />
       Production : Mandorle productions et la Cie Les Cris de Paris.       <br />
              <br />
       <b>A été représenté du 24 au 27 novembre 2022.</b>       <br />
       Dans le cadre du Festival d'Automne à Paris.       <br />
       Grande Halle de La Villette, Paris 19e.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/69319457-48513858.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Tumulus-Deroutant-et-original-_a3460.html</link>
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   <title>O Sidera, un appel sidérant de beauté au divin et au Cosmos</title>
   <pubDate>Thu, 30 Dec 2021 15:43:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[CédéDévédé]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   L'Ensemble Irini, un jeune ensemble aux chanteurs emmenés par Lila Hajosi, livre un superbe album, O Sidera (Ô Cieux), composé des "Prophetiae Sibyllarum" et de Pièces de Constantinople de Roland de Lassus.     <div>
      L'ensemble vocal Irini (c'est-à-dire &quot;la Paix&quot; en grec) fondé en 2014 par la mezzo Lila Hajosi présente ici un programme rare pour quintet vocal a cappella : l'occasion de découvrir deux chanteuses (Eulalia Fantova, mezzo ; Julie Azoulay, contralto) et trois chanteurs (Benoît-Joseph Meier, ténor ; Guglielmo Buonsanti, basse ; Alessandro Ravasio, basse) de haute volée. Un programme rare ? Assurément, mais pas pour cet ensemble qui se voue au répertoire de musiques médiévale, renaissante jusqu'au contemporain dans un arc géographique large reliant Occident et Orient.       <br />
              <br />
       Pour son deuxième CD, enregistré idéalement à l'Abbaye de Noirlac, l'ensemble (lauréat de la Cité de la Voix à Vézelay) nous extrait de notre monde bruyant et sombre pour un voyage lumineux au-delà des frontières connues, et nous invite à une &quot;contemplation de sa part d'infini&quot; (sic Lila Hajosi), autrement dit au cœur de la mystique chrétienne du compositeur Roland de Lassus.       <br />
              <br />
       Il s'agit donc d'abord des douze sublimes motets du compositeur franco-flamand dans le style &quot;Musica secreta&quot; mêlant échelles chromatiques et diatoniques pour ces &quot;Prophetiae Sibyllarum&quot;. Ces oracles repris par Lassus délivrent les prophéties énigmatiques de douze devineresses antiques annonçant la venue d'un Sauveur. Des oracles soigneusement recueillis et traduits en latin depuis le IIe siècle. Une Antiquité qui fascine évidemment la Renaissance :  ces sibylles, Michel-Ange ne les a-t-il pas peintes au plafond de la Sixtine ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Elles furent sans doute admirées par Lassus, alors maître de chapelle à Saint-Jean-de-Latran. Le Prince de la Musique de cette ère, ou &quot;Divin Orlande&quot; célébré par le Prince des Poètes Ronsard, se verra honoré aussi par son nouveau maître, Albert V de Bavière, quand celui-ci s'offre une édition luxueuse de ses chants - sans doute composés entre Rome, Anvers et Munich entre 1554 et 1555. L'ensemble Irini allie ici efficacité dramatique et profondeur expressive, servant avec subtilité et cœur cette écriture contrapuntique.       <br />
              <br />
       Les Pièces de Constantinople consistent, quant à elles, en un beau &quot;Chant de mystère&quot; ; une musique byzantine liturgique dont l'ensemble sert admirablement les &quot;ondulations litaniques&quot; dont Lila Hajosi remarque qu'elles transforment l'assemblée des fidèles en chœur angélique reprenant les paroles de Gabriel de l'Acathiste. Après les sibylles, les chanteurs d'Irini se font chérubins à six ailes. Il s'agit toujours de nous faire lever les yeux vers les cieux pour interroger le mystère de l'univers. Notons la hauteur de vue du texte liminaire de son beau projet par Lila Hajosi dans le livret du CD, titré &quot;Un chant sans divertissement&quot;, qui en appelle à une écoute exigeante et, disons-le, philosophique - pour un moment empreint de spiritualité. Qu'on soit croyant ou pas. <b>Un concert avec ce programme est prévu à la Philharmonie de Paris le 19 février 2022.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61301840-44711020.jpg?v=1640880020" alt="O Sidera, un appel sidérant de beauté au divin et au Cosmos" title="O Sidera, un appel sidérant de beauté au divin et au Cosmos" />
     </div>
     <div>
      <b>● Ensemble Irini &quot;O Sidera&quot;.</b>       <br />
       Lila Hajosi, direction et arrangements.       <br />
       Label : Paraty.       <br />
       Distribution : PIAS Harmonia Mundi.       <br />
       Sortie : 15 octobre 2021.       <br />
       <a class="link" href="https://www.ensembleirini.com/" target="_blank">&gt;&gt; ensembleirini.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/61301840-44711020.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/O-Sidera-un-appel-siderant-de-beaute-au-divin-et-au-Cosmos_a3137.html</link>
  </item>

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