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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
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   <title>"Le Tartuffe" Instrument analytique pour l'étude de la composition et d'une décomposition de la cellule familiale</title>
   <pubDate>Thu, 14 Nov 2024 17:38:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Sous l'influence des archets artistiques des musiciens du verbe et du mouvement que sont Serge Noyelle et Marion Coutris, le "Tartuffe" de Molière prend une nouvelle dimension, aux confins des fêlures familiales et des paradoxes existentiels des individus masculins et féminins qui composent une famille. Entrer avec vélocité et sans répit dans le labyrinthe de ces relations familiales, c'est ce que nous proposent les deux artistes créateurs du Théâtre des Calanques de Marseille. Une relecture décoiffante tant par le traitement du texte de Molière que par l'empreinte virtuose emplie de vivacité imprimée par une distribution homogène et talentueuse.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84246117-60187485.jpg?v=1706713172" alt=""Le Tartuffe" Instrument analytique pour l'étude de la composition et d'une décomposition de la cellule familiale" title=""Le Tartuffe" Instrument analytique pour l'étude de la composition et d'une décomposition de la cellule familiale" />
     </div>
     <div>
      Introduction tonitruante, festive, sur un rythme échevelé, avec une énergie juvénile envahissant le plateau, comédiennes et comédiens jouant de leurs répliques avec une diction irréprochable. Le ton est donné, le parti pris d'une fringante dynamique, insufflée par une troupe portée par sa jeunesse et son enthousiasme, est indéniablement le choix fait par Serge Noyelle et Marion Coutris pour donner à voir et à entendre leur version du &quot;Tartuffe&quot; de Molière, pièce oscillant – déjà à l'origine –, dans un équilibre précaire, entre malicieuse parodie, humour espiègle et cynique tragédie.       <br />
              <br />
       Et si certaines lectures du texte purent donner des approches plus jésuites et/ou congréganistes, ici, c'est le microcosme familial qui est au centre des impostures perpétrées par Tartuffe l'usurpateur. Ainsi, en amont des malfaisances et des tartufferies du pseudo-homme de bien, les composantes de la bourgeoise famille, aux faiblesses déjà sous-jacentes, se mettent tour à tour en place pour exprimer leur fragile conviction et/ou détermination.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84246117-60187486.jpg?v=1706713199" alt=""Le Tartuffe" Instrument analytique pour l'étude de la composition et d'une décomposition de la cellule familiale" title=""Le Tartuffe" Instrument analytique pour l'étude de la composition et d'une décomposition de la cellule familiale" />
     </div>
     <div>
      En premier lieu, c'est Madame Pernelle qui, tel un chien dans un jeu de quilles, contrarie avec violence l'ambiance de fête initiée en préambule. Interprétée par une Marion Coutris magistrale, à l'envahissante mais efficace gestuelle de sémaphore, celle-ci nous offre une prestation énergique, remarquable dans sa défense du modèle préconisé par ce prétendu dévot personnage qu'est Tartuffe. Les tirades qui suivent sont aiguisées, vives, presque musicales, dans des tempos bouillonnants, allant de l'allegro au prestissimo… sans faillir !       <br />
              <br />
       S'ensuit, dans une logique implacable, injonction, confrontation, soutien et tentative de réconciliation. Pour la première, c'est Marianne (Louison Bergman, maîtrisant une intelligente retenue tout en usant de subtiles nuances lui permettant de se montrer un peu plus ardente lors de discussions avec son amant Valère) promise par son père Orgon (Nino Djerbir) à Tartuffe (Lucas Bonetti). Elle exprimera, dans un premier temps, un simple émoi scandalisé. Pour la deuxième, c'est notamment la passe d'armes exemplaire entre Orgon et Dorine (Jeanne Noyelle) sur cet arrangement marital. Tous deux, brillants, s'affrontent en faisant montre d'une réelle maestria dans la gestion colorée de leurs échanges, laissant presque paraître un combat à fleurets mouchetés.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84246117-60187487.jpg?v=1706713412" alt=""Le Tartuffe" Instrument analytique pour l'étude de la composition et d'une décomposition de la cellule familiale" title=""Le Tartuffe" Instrument analytique pour l'étude de la composition et d'une décomposition de la cellule familiale" />
     </div>
     <div>
      Et que dire de Camille Noyelle, étonnante, interprétant avec talent – en utilisant une palette d'émotions variée – le rôle d'Elmire… particulièrement exceptionnelle dans les faux-semblants du discours amoureux reçu de Tartuffe ou faussement émis à son intention. C'est là l'une des forces du &quot;casting&quot; opéré par Serge Noyelle et Marion Coutris : une distribution parfaitement équilibrée, très généreuse, jeune, limite espiègle, voire enjouée et impertinente. Tous sont crédibles, autant dans leurs excès que dans leurs théâtrales réserves. La distribution des rôles est cohérente, chacun portant son texte avec densité, concentration, tout en proposant une expression de leur personnage énergique et d'une grande vivacité.       <br />
              <br />
       La mise en scène imprime parfois une partition plus chorégraphique avec une large utilisation du plateau et beaucoup de déplacements aux élans aériens, suggestion référencée de quelques pas de danse. De temps à autre, c'est le burlesque qui fait une furtive apparition, notamment dans l'un des derniers échanges entre Orgon et sa mère. La scénographie, quant à elle, est écrite dans une élégante sobriété avec une imposante table – sur laquelle aucun banquet n’aura lieu, symbole probable d’une réunification familiale à venir – au presque centre et, de part et d’autre, un canapé à jardin et un fauteuil à cour.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84246117-60187488.jpg?v=1706713447" alt=""Le Tartuffe" Instrument analytique pour l'étude de la composition et d'une décomposition de la cellule familiale" title=""Le Tartuffe" Instrument analytique pour l'étude de la composition et d'une décomposition de la cellule familiale" />
     </div>
     <div>
      Tout concourt ici à nous révéler une version contemporaine du &quot;Tartuffe&quot; de Molière où une jeune troupe de comédiennes et comédiens nous transmet, avec générosité et fougue, toute la puissance et la vitalité de cette pièce qui reste en connexion avec nos dérives familiales actuelles et une actualité riche en drames. Bien sûr, face aux tartufferies et impostures exprimées, chacun définira celles qui le concernent ou qui le mettent en perspective au regard de nos tragédies présentes. C'est sans aucun doute là l'une des plus belles réussites de la proposition de Marion Coutris et Serge Noyelle.       <br />
       <b>◙ Gil Chauveau</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Tartuffe"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84246117-60187489.jpg?v=1731604766" alt=""Le Tartuffe" Instrument analytique pour l'étude de la composition et d'une décomposition de la cellule familiale" title=""Le Tartuffe" Instrument analytique pour l'étude de la composition et d'une décomposition de la cellule familiale" />
     </div>
     <div>
      Texte : Molière.       <br />
       Mise en scène : Serge Noyelle.       <br />
       Scénographie Serge Noyelle et Marion Coutris.       <br />
       Dramaturgie : Marion Coutris.       <br />
       Avec : Louison Bergman, Lucas Bonetti, Marion Coutris, Nino Djerbir, Thibaut Kuttler, Robin Mannella, Jeanne Noyelle, Camille Noyelle, Romain Noury, Guilhem Saly.       <br />
       Directeur technique : Bernard Faradji.       <br />
       Régisseur lumière : Richard Psourtseff.       <br />
       Régisseuse générale : Louna Boissaye.       <br />
       Direction de production Benoit Kasolter.       <br />
       Production : Théâtre des Calanques.       <br />
       Durée : 2 h.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Les 21, 22 et 23 novembre 2024.</span>       <br />
       Tous les jours à 20 h 30.       <br />
       Théâtre des Calanques, Marseille 8e, 04 91 75 64 59.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredescalanques.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredescalanques.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84246117-60187490.jpg?v=1706713514" alt=""Le Tartuffe" Instrument analytique pour l'étude de la composition et d'une décomposition de la cellule familiale" title=""Le Tartuffe" Instrument analytique pour l'étude de la composition et d'une décomposition de la cellule familiale" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Les soirs de représentations, une navette gratuite part de Castellane à 19 h 15, sur réservation.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/84246117-60187489.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Tartuffe-Instrument-analytique-pour-l-etude-de-la-composition-et-d-une-decomposition-de-la-cellule-familiale_a4082.html</link>
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   <title>•Off 2024• "La Danse du Poisson" Un seul en scène sensible révèlant un jeu épuré mais largement émouvant</title>
   <pubDate>Thu, 16 May 2024 10:01:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2024]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   François, la trentaine, célibataire sans enfant, est un employé de banque à la vie bien rangée et routinière. Un jour, il s'inquiète au sujet de son voisin de palier, Arno, un individu qu'il juge étrange, et dont les volets sont fermés depuis au moins deux mois. Il apprend par sa mère que ce dernier est hospitalisé.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80305054-57992111.jpg?v=1715848651" alt="•Off 2024• "La Danse du Poisson" Un seul en scène sensible révèlant un jeu épuré mais largement émouvant" title="•Off 2024• "La Danse du Poisson" Un seul en scène sensible révèlant un jeu épuré mais largement émouvant" />
     </div>
     <div>
      Pour lui rendre service, François accepte d'arroser les plantes de l'appartement d'Arno, de relever le courrier et va régulièrement tenir compagnie à cet homme qui s'avère totalement aphasique, peut-être dans le coma… François prend goût aux visites qu'il rend à Arno et, rapidement, naît entre eux une forme d'intimité.       <br />
              <br />
       C'est une voix off qui interpelle le public dès l'ouverture du spectacle. Celle du comédien ? Du metteur en scène ? Fiction du propos ? Réalité ? Peu importe après tout ! Laissons-nous porter par la suite, quand bien même cette intention en coulisses peut surprendre ou dérouter…       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;J'ai fait ce pari fou de rejouer &quot;La Danse du Poisson&quot;. Ce texte, je l'ai écrit il y a trente ans. C'est ma première écriture, même si je me suis fait aider par une amie, Véronique Joessel, qui a été mon autorisante et qui a peaufiné mon improvisation. Certains d'entre vous ont peut-être déjà vu mon spectacle à Bruxelles ou à Paris, ou à Limoges, ou encore à Genève. À la veille de mes soixante ans, je me suis replongé dans cette écriture. Je n'ai rien changé du texte. Alors, un peu d'imagination. Ce soir, nous avons tous et toutes trente ans de moins (…). Je dédie ce spectacle à Renaud et à tous les autres&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Cette annonce-préambule, à bien y regarder, revêtira toute sa consistance au fil du spectacle, quelque chose de tout personnel et d'universel conjugué.       <br />
              <br />
       Puis le spectacle débute véritablement et le spectateur découvre un décor épuré avec, au centre du plateau, un simple banc de bois sur lequel est posé un oreiller. Dès son entrée, le comédien va s'adresser à ce banc, dont on imagine bien qu'il s'agit du lit d'hôpital de ce fameux Arno. Une bulle de &quot;présence absence&quot; qui en dit long sur le propos autobiographique de l'écriture, pour peu que l'on ait pu en avoir connaissance au préalable.       <br />
              <br />
       Puis les scènes s'enchaînent qui convoquent rapidement une allure douce amère à l'ensemble de la représentation et, surtout, au jeu tout en finesse de Christophe Guichet.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80305054-57992117.jpg?v=1715848683" alt="•Off 2024• "La Danse du Poisson" Un seul en scène sensible révèlant un jeu épuré mais largement émouvant" title="•Off 2024• "La Danse du Poisson" Un seul en scène sensible révèlant un jeu épuré mais largement émouvant" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Toi, tu es toujours dans le même sens&quot;</span>, dit à un moment le comédien, laissant entendre, avec une grande sensibilité toute nuancée, qu'en ce qui le concerne, ce n'est pas le cas. À compter de ce moment-là semble s'installer une ambiance à la fois lourde et pesante, non dépourvue d'humour. Mais on &quot;rit jaune&quot;. Quelques éclats de rire timides émergent de la salle, comme gênés de se manifester…       <br />
              <br />
       Dans cette chambre 211 où Arno repose, chaque spectateur et spectatrice peut se projeter, car qui n'a pas connu au moins une fois l'univers de l'hôpital pour y être allé rendre visite à un proche ? Dans cette chambre 211, c'est la solitude du comédien qui envahit le plateau, sensiblement, comme la nôtre d'ailleurs lors de ces visites dont on se passerait bien… Il essaiera d'y pallier, pourtant, par le biais d'un flot de paroles proche d'une logorrhée incontrôlable, presque psychotique.       <br />
              <br />
       À bien y regarder, &quot;La Danse du Poisson&quot; est un spectacle qui fait honneur au verbe et à la parole, aux mots et aux dires qui, parfois, sont juste là pour combler un vide existentiel, la gêne ou encore l'impuissance face à &quot;la&quot; maladie.       <br />
              <br />
       Mais de quelle maladie Arno est-il atteint ? Dans ce spectacle autobiographique, il en est une en particulier, mais il pourrait s'agir d'une autre. &quot;La&quot; maladie qui détruit tout sur son chemin, brise les amours, l'amitié, chamboule, voire déconstruit l'être que nous sommes avant de l'avoir regardé droit dans les yeux. Celle qu'on ne veut ou ne peut pas affronter bien souvent, mais qui est pourtant bien au centre du monde de l'humain…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80305054-57992146.jpg?v=1715848745" alt="•Off 2024• "La Danse du Poisson" Un seul en scène sensible révèlant un jeu épuré mais largement émouvant" title="•Off 2024• "La Danse du Poisson" Un seul en scène sensible révèlant un jeu épuré mais largement émouvant" />
     </div>
     <div>
      Le jeu de Christophe Guichet, au risque de se répéter, est d'une finesse absolue, tout en abordant pourtant plusieurs thèmes qui auraient pu le fragiliser tant ils sont nombreux : l'impact du métier sur nos vies personnelles, les collègues, amis et amies, qui ne le sont pas toujours, des amis, le chômage, la bureaucratie déconcertante, la lâcheté pour tenter de se sauver, le quotidien qui plombe les rêves, sans oublier l'homosexualité abordée ici de façon détournée, mais finement scénographiée, non sans un trait d'humour subtil.       <br />
              <br />
       Fuir ou rester ? Regarder la vérité en face ou partir aux Canaries ? Toutes ces questions qui placent une forme de désespérance humaine au cœur du spectacle. L'écriture de Christophe Guichet, via son interprétation, s'approche par moments d'un hyperréalisme à la Edgar Hooper, sans le caddie ni les bigoudis néanmoins. Entre autres.       <br />
              <br />
       &quot;La Danse du Poisson&quot; est un bien joli spectacle qui résonnera longtemps en vous. <span style="font-style:italic">&quot;J'imagine des poissons qui chantent sur l'herbe. Il y a un carrosse et les poissons s'en vont à Saint-Pétersbourg&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Inutile d'aller à Saint-Pétersbourg pour suivre ce carrosse, d'autant qu'en ce moment, cela risque d'être compromis ! Mais rendez-vous simplement au Théâtre de l'Oriflamme, à Avignon, ouvrez le portail de la rue et celui de la chambre 211 et vous y découvrirez, pendant une heure, un seul en scène émouvant, d'une grande poésie malgré le propos plutôt sombre, mais tellement réaliste à plusieurs niveaux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La Danse du Poisson"</b></div>
     <div>
      Spectacle pour un homme seul. En dix visites.       <br />
       Texte : Christophe Guichet et Véronique Le Mauff.       <br />
       Mise en scène : Christophe Guichet.       <br />
       Avec : Christophe Guichet.       <br />
       Regard extérieur : Claire Cafaro.       <br />
       Scénographie et costumes : Christophe Guichet       <br />
       Lumières : Sara Cornu.       <br />
       Musique : Tom Lemann.       <br />
       Création du costume du poisson : Joëlle Bondil.       <br />
       Production Gaby Théâtre (1996) en co-production avec Drôles de Dames.       <br />
       Durée : 1 heure.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2024•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 3 au 21 juillet 2024.</span>       <br />
       Tous les jours à 10 h. Relâche le lundi.       <br />
       Théâtre L'Oriflamme, 3-5, rue du Portail Matheron, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 88 61 17 75.       <br />
       <a class="link" href="https://loriflamme-avignon.fr/" target="_blank">&gt;&gt; loriflamme-avignon.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/80305054-57992111.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2024-La-Danse-du-Poisson-Un-seul-en-scene-sensible-revelant-un-jeu-epure-mais-largement-emouvant_a3907.html</link>
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   <title>"Rencontres" Exploration de tous les champs des possibles générés par les échanges et leur implication dans nos existences</title>
   <pubDate>Mon, 12 Feb 2024 15:41:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Danse]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Cette pièce chorégraphique a pour thème celui des rencontres. Il s'agit d'explorer le champ des possibles que ces dernières suscitent, la manière dont elles tracent le chemin de notre existence et façonnent l'être que nous sommes. Les rencontres sont les fils du tissage structurant les liens qui nous relient les uns et les unes aux autres. Elles nous révèlent à nous-mêmes en nous donnant l'occasion de nous ouvrir au monde et, surtout, aux autres. Une rencontre peut surgir du hasard, mais encore faut-il saisir l'instant qui nous l'offre et savoir sortir de soi pour accueillir l'autre sous sa différence.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78322428-56854186.jpg?v=1707751060" alt=""Rencontres" Exploration de tous les champs des possibles générés par les échanges et leur implication dans nos existences" title=""Rencontres" Exploration de tous les champs des possibles générés par les échanges et leur implication dans nos existences" />
     </div>
     <div>
      Julien Lestel fait partie de la nouvelle génération de chorégraphes français reconnus. Formé à l'École de Danse de l'Opéra national de Paris et au Conservatoire national supérieur où il obtient un Premier prix, Julien Lestel travaille ensuite avec Rudolf Noureev qui lui propose de danser Cendrillon au Théâtre San Carlo de Naples, puis il intègre les Ballets de Monte-Carlo, de l'Opéra de Paris, de Zürich, puis le Ballet national de Marseille où il sera danseur principal, ville où est toujours implantée sa compagnie qu'il crée en 2007.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Passionné par mon art et désireux de m'investir davantage dans un travail de recherche chorégraphique, je souhaitais voler de mes propres ailes&quot;,</span> précise Julien Lestel.       <br />
              <br />
       Dès les premiers instants de la pièce chorégraphique, alors qu'une ronde de corps masculins et féminins entrelacés s'offre à nos yeux, sur le devant de la scène, c'est une impression presque organique qui nous embarque. On est loin des silhouettes standardisées et uniformes de l'Opéra, où rien ne dépasse et où tout est taillé au cordeau, jusque dans la confection du chignon des jeunes femmes ou le collant et la tenue impeccables des jeunes hommes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78322428-56854190.jpg?v=1707751089" alt=""Rencontres" Exploration de tous les champs des possibles générés par les échanges et leur implication dans nos existences" title=""Rencontres" Exploration de tous les champs des possibles générés par les échanges et leur implication dans nos existences" />
     </div>
     <div>
      Ici, les tenues des danseurs et danseuses sont des vêtements de ville amples et colorés qui rapprochent incontestablement du public le thème illustré. De cette ronde première, le symbole grégaire de notre humanité se révèle aussitôt. Ronde pouvant rappeler les arbres avec leurs racines dans le sol, mais avec leurs frondaisons bien hautes vers le ciel.       <br />
              <br />
       En effet, que sommes-nous sans l'Autre ? C'est ce que questionnent d'emblée les premiers gestes et lueurs du spectacle. Puis cette ronde se défait, faisant place rapidement à des duos sensuels et charnels d'une grande intensité. Duos tantôt féminins, tantôt masculins, d'où se dégagent de superbes élans charnels : Ingrid Le Breton se déploie avec grâce aux côtés de Mara Whittigton, et Thimothée Rouby virevolte avec une joie affichée aux côtés de Maxence Chippaux. Les quatre interprètes développent une technique parfaite, presque hypnotique.       <br />
              <br />
       Ensuite, parallèlement à la rondeur du début, Julien Lestel a su savamment agencer une autre partition infiniment ingénieuse pour ne jamais quitter son thème : celui des entrées et sorties en coulisses, apparitions, disparitions, croisements, évitements. Les pas chorégraphiés sont d'une infinie justesse, proche des allures d'automates, les jambes des danseurs et danseuses remarquablement travaillées et que les jeans ou pantalons de jogging ne dissimulent guère !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78322428-56854219.jpg?v=1707751120" alt=""Rencontres" Exploration de tous les champs des possibles générés par les échanges et leur implication dans nos existences" title=""Rencontres" Exploration de tous les champs des possibles générés par les échanges et leur implication dans nos existences" />
     </div>
     <div>
      Des lignes droites, douces et répétitives, à l'image de nos lignes de vie sur lesquelles, parfois, nous ne nous engageons pas pour des raisons bien diverses.       <br />
       C'est, à notre avis, l'effet le plus spectaculaire du spectacle, tant du point de vue de la mise en scène que du message transmis.       <br />
              <br />
       Les corps, tout en sensualité, lianes, courbes et contre-courbes, s'entrelacent sensuellement et mettent aussi en avant la nécessité de l'Amour dans nos rencontres, tout au long de notre vie.       <br />
       La musique du compositeur italien Ezio Bozzo, mort en 2016, confère à l'ensemble une harmonie sensible à laquelle le public adhère aussitôt.       <br />
              <br />
       De toute évidence, &quot;rencontre&quot; il y a eu entre ce chorégraphe et ce compositeur, malheureusement disparu trop tôt. Y a-t-il hommage à ce dernier de la part de Julien Lestel ? Tout porte à le croire. Et peu importe, à vrai dire, car le résultat est là.       <br />
              <br />
       Enfin, la dynamique de la rencontre chorégraphiée – encore une fois, ingénieuse et infiniment artistique de Julien Lestel – est à son paroxysme lorsque les notes de Chet Baker concluent le spectacle que, pour notre part, nous aurions bien aimé ne pas voir s'achever… Une heure de suspension trop courte, mais dont les échos ne nous lâcheront pas de si tôt.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Rencontres"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78322428-56854221.jpg?v=1707751147" alt=""Rencontres" Exploration de tous les champs des possibles générés par les échanges et leur implication dans nos existences" title=""Rencontres" Exploration de tous les champs des possibles générés par les échanges et leur implication dans nos existences" />
     </div>
     <div>
      Création 2023 - Ballet Julien Lestel.       <br />
       Chorégraphie : Julien Lestel.       <br />
       Assistant chorégraphie Gilles Porte.       <br />
       Avec les danseuses et danseurs : Éva Bégué, Titouan Bongini, Alexandra Cardinale, Florent Cazeneuve, Maxence Chippaux, Jean-Baptiste de Gimel, Ingrid Le Breton, Inès Pagotto, LouisPlazer, Gilles Porte, Mara Whittington.       <br />
       Musiques : Ezio Bosso et Chet Baker.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <b>Spectacle programmé une seule fois en représentation exceptionnelle le 1ᵉʳ février à la Salle Pleyel.</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       10 février 2024 : Casino Barrière, Bordeaux (33).       <br />
       <span class="fluo_jaune">17 mars 2024 :</span> Palais des Congrès, Le Touquet-Paris-Plage (62).       <br />
       28 avril 2024 : Casino Barrière, Toulouse (31).       <br />
       26 octobre 2024 : Palais des Congrès Atlantia, La Baule (44).       <br />
       1er avril 2025 : Théâtre Juliobona, Lillebonne (76).       <br />
              <br />
       Parallèlement à &quot;Rencontres&quot;, le Ballet Julien Lestel présente aussi d'autres pièces chorégraphiques dans toute la France : &quot;Rodin&quot;, &quot;Puccini&quot;, &quot;Libre&quot;, &quot;Carmen&quot;, &quot;Misatango-Boléro&quot; et &quot;Misantango-Le Sacre&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/78322428-56854186.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Rencontres-Exploration-de-tous-les-champs-des-possibles-generes-par-les-echanges-et-leur-implication-dans-nos_a3816.html</link>
  </item>

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   <title>"Le Tartuffe" Instrument analytique pour l'étude de la composition et d'une décomposition de la cellule familiale</title>
   <pubDate>Wed, 31 Jan 2024 15:35:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Sous l'influence des archets artistiques des musiciens du verbe et du mouvement que sont Serge Noyelle et Marion Coutris, le "Tartuffe" de Molière prend une nouvelle dimension, aux confins des fêlures familiales et des paradoxes existentiels des individus masculins et féminins qui composent une famille. Entrer avec vélocité et sans répit dans le labyrinthe de ces relations familiales, c'est ce que nous proposent les deux artistes créateurs du Théâtre des Calanques de Marseille. Une relecture décoiffante tant par le traitement du texte de Molière que par l'empreinte virtuose emplie de vivacité imprimée par une distribution homogène et talentueuse.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78107560-56721857.jpg?v=1706713172" alt=""Le Tartuffe" Instrument analytique pour l'étude de la composition et d'une décomposition de la cellule familiale" title=""Le Tartuffe" Instrument analytique pour l'étude de la composition et d'une décomposition de la cellule familiale" />
     </div>
     <div>
      Introduction tonitruante, festive, sur un rythme échevelé, avec une énergie juvénile envahissant le plateau, comédiennes et comédiens jouant de leurs répliques avec une diction irréprochable. Le ton est donné, le parti pris d'une fringante dynamique, insufflée par une troupe portée par sa jeunesse et son enthousiasme, est indéniablement le choix fait par Serge Noyelle et Marion Coutris pour donner à voir et à entendre leur version du &quot;Tartuffe&quot; de Molière, pièce oscillant – déjà à l'origine –, dans un équilibre précaire, entre malicieuse parodie, humour espiègle et cynique tragédie.       <br />
              <br />
       Et si certaines lectures du texte purent donner des approches plus jésuites et/ou congréganistes, ici, c'est le microcosme familial qui est au centre des impostures perpétrées par Tartuffe l'usurpateur. Ainsi, en amont des malfaisances et des tartufferies du pseudo-homme de bien, les composantes de la bourgeoise famille, aux faiblesses déjà sous-jacentes, se mettent tour à tour en place pour exprimer leur fragile conviction et/ou détermination.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78107560-56721873.jpg?v=1706713199" alt=""Le Tartuffe" Instrument analytique pour l'étude de la composition et d'une décomposition de la cellule familiale" title=""Le Tartuffe" Instrument analytique pour l'étude de la composition et d'une décomposition de la cellule familiale" />
     </div>
     <div>
      En premier lieu, c'est Madame Pernelle qui, tel un chien dans un jeu de quilles, contrarie avec violence l'ambiance de fête initiée en préambule. Interprétée par une Marion Coutris magistrale, à l'envahissante mais efficace gestuelle de sémaphore, celle-ci nous offre une prestation énergique, remarquable dans sa défense du modèle préconisé par ce prétendu dévot personnage qu'est Tartuffe. Les tirades qui suivent sont aiguisées, vives, presque musicales, dans des tempos bouillonnants, allant de l'allegro au prestissimo… sans faillir !       <br />
              <br />
       S'ensuit, dans une logique implacable, injonction, confrontation, soutien et tentative de réconciliation. Pour la première, c'est Marianne (Louison Bergman, maîtrisant une intelligente retenue tout en usant de subtiles nuances lui permettant de se montrer un peu plus ardente lors de discussions avec son amant Valère) promise par son père Orgon (Nino Djerbir) à Tartuffe (Lucas Bonetti). Elle exprimera, dans un premier temps, un simple émoi scandalisé. Pour la deuxième, c'est notamment la passe d'armes exemplaire entre Orgon et Dorine (Jeanne Noyelle) sur cet arrangement marital. Tous deux, brillants, s'affrontent en faisant montre d'une réelle maestria dans la gestion colorée de leurs échanges, laissant presque paraître un combat à fleurets mouchetés.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78107560-56721921.jpg?v=1706713412" alt=""Le Tartuffe" Instrument analytique pour l'étude de la composition et d'une décomposition de la cellule familiale" title=""Le Tartuffe" Instrument analytique pour l'étude de la composition et d'une décomposition de la cellule familiale" />
     </div>
     <div>
      Et que dire de Camille Noyelle, étonnante, interprétant avec talent – en utilisant une palette d'émotions variée – le rôle d'Elmire… particulièrement exceptionnelle dans les faux-semblants du discours amoureux reçu de Tartuffe ou faussement émis à son intention. C'est là l'une des forces du &quot;casting&quot; opéré par Serge Noyelle et Marion Coutris : une distribution parfaitement équilibrée, très généreuse, jeune, limite espiègle, voire enjouée et impertinente. Tous sont crédibles, autant dans leurs excès que dans leurs théâtrales réserves. La distribution des rôles est cohérente, chacun portant son texte avec densité, concentration, tout en proposant une expression de leur personnage énergique et d'une grande vivacité.       <br />
              <br />
       La mise en scène imprime parfois une partition plus chorégraphique avec une large utilisation du plateau et beaucoup de déplacements aux élans aériens, suggestion référencée de quelques pas de danse. De temps à autre, c'est le burlesque qui fait une furtive apparition, notamment dans l'un des derniers échanges entre Orgon et sa mère. La scénographie, quant à elle, est écrite dans une élégante sobriété avec une imposante table – sur laquelle aucun banquet n’aura lieu, symbole probable d’une réunification familiale à venir – au presque centre et, de part et d’autre, un canapé à jardin et un fauteuil à cour.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78107560-56721923.jpg?v=1706713447" alt=""Le Tartuffe" Instrument analytique pour l'étude de la composition et d'une décomposition de la cellule familiale" title=""Le Tartuffe" Instrument analytique pour l'étude de la composition et d'une décomposition de la cellule familiale" />
     </div>
     <div>
      Tout concourt ici à nous révéler une version contemporaine du &quot;Tartuffe&quot; de Molière où une jeune troupe de comédiennes et comédiens nous transmet, avec générosité et fougue, toute la puissance et la vitalité de cette pièce qui reste en connexion avec nos dérives familiales actuelles et une actualité riche en drames. Bien sûr, face aux tartufferies et impostures exprimées, chacun définira celles qui le concernent ou qui le mettent en perspective au regard de nos tragédies présentes. C'est sans aucun doute là l'une des plus belles réussites de la proposition de Marion Coutris et Serge Noyelle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Tartuffe"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78107560-56721943.jpg?v=1706713477" alt=""Le Tartuffe" Instrument analytique pour l'étude de la composition et d'une décomposition de la cellule familiale" title=""Le Tartuffe" Instrument analytique pour l'étude de la composition et d'une décomposition de la cellule familiale" />
     </div>
     <div>
      Texte : Molière.       <br />
       Mise en scène : Serge Noyelle.       <br />
       Scénographie Serge Noyelle et Marion Coutris.       <br />
       Dramaturgie : Marion Coutris.       <br />
       Avec : Louison Bergman, Lucas Bonetti, Marion Coutris, Nino Djerbir, Julien Florès, Robin Mannella, Romain Noury, Camille Noyelle, Jeanne Noyelle, Guilhem Saly.       <br />
       Régisseur général : Bernard Faradji.       <br />
       Régisseur lumière : Richard Psourtseff.       <br />
       Régisseuse plateau : Louna Boissaye.       <br />
       Direction de production Benoit Kasolter.       <br />
       Production : Théâtre des Calanques.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Les 26 et 27 janvier, du 1er au 3 février 2024.</span>       <br />
       Tous les jours à 20 h 30.       <br />
       Théâtre des Calanques, Marseille 8e, 04 91 75 64 59.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredescalanques.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredescalanques.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78107560-56721944.jpg?v=1706713514" alt=""Le Tartuffe" Instrument analytique pour l'étude de la composition et d'une décomposition de la cellule familiale" title=""Le Tartuffe" Instrument analytique pour l'étude de la composition et d'une décomposition de la cellule familiale" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Les soirs de représentations, une navette gratuite part de Castellane à 19 h 15, sur réservation.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/78107560-56721857.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Tartuffe-Instrument-analytique-pour-l-etude-de-la-composition-et-d-une-decomposition-de-la-cellule-familiale_a3805.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-38804517</guid>
   <title>FAB 2019 "The way you see me" Comme il vous plaira… Corps messagers et/ou yeux compositeurs de sens ?</title>
   <pubDate>Mon, 28 Oct 2019 07:37:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans un décor intimiste d'un blanc immaculé, sur lequel se détachent six performers tout de noir vêtus (lorsqu'ils ne sont pas nus), vont "se jouer" et "rejouer" des tableaux fixes livrant au regard du spectateur des combinaisons différentes du même. Et c'est ce même, décliné à l'envi selon les variations de sexe et d'âge des couples fluctuant au gré des chorégraphies, qui est proposé à l'œil désirant du spectateur-acteur de sa propre création.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/38804517-33686381.jpg?v=1572206457" alt="FAB 2019 "The way you see me" Comme il vous plaira… Corps messagers et/ou yeux compositeurs de sens ?" title="FAB 2019 "The way you see me" Comme il vous plaira… Corps messagers et/ou yeux compositeurs de sens ?" />
     </div>
     <div>
      Le diable est dans les détails… Que va faire de cet écart (é)mouvant le spectateur du studio de création du TnBA convié à &quot;découvrir&quot; les (r)évolutions à l'œuvre dans cette installation performance théâtralisée ? Le metteur en scène Yacine Sif El Islam - ancien élève de l'éstba et acteur dans plusieurs des créations de Catherine Marnas - s'est emparé, avec envie, exigence et gourmandise, de ce questionnement artistique porté par deux autres hommes et trois femmes &quot;faisant corps&quot; avec lui.       <br />
              <br />
       Marcel Duchamp avec ses readymades en avait eu l'audace, <span style="font-style:italic">&quot;le tableau est autant fait par le regardeur que par l'artiste&quot;</span>. Que projetons-nous de nos désirs mis à nu (cf. le titre de l'œuvre maîtresse du même Duchamp, &quot;La Mariée mise à nu par ses célibataires&quot;) dans l'interprétation que nous donnons de ces tableaux vivants ? Se succédant à l'identique - si ce n'est &quot;un écart&quot; dans le choix des interprètes, homme, femme, jeune, moins jeune - ils se prêtent à l'expression de nos fantasmes.       <br />
              <br />
       Placé soit dans les travées, soit pour quelques-uns d'entre eux (miroirs des autres) directement sur la scène située au niveau de la salle, le spectateur est immergé de plain-pied dans le processus créatif. Et son œil avide, excité et curieux, va alors se saisir des combinaisons proposées pour se livrer à ses propres associations qui disent de lui plus qu'il n'est dit par les artistes observant une neutralité sculpturale.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/38804517-33686386.jpg?v=1572206498" alt="FAB 2019 "The way you see me" Comme il vous plaira… Corps messagers et/ou yeux compositeurs de sens ?" title="FAB 2019 "The way you see me" Comme il vous plaira… Corps messagers et/ou yeux compositeurs de sens ?" />
     </div>
     <div>
      D'ailleurs, les rares prises de parole sont là pour dire… qu'elles ne diront rien du message à décrypter puisqu'il n'y en a pas. Ou plus exactement, le sens à donner ne précède pas l'œuvre en cours mais résulte de ce que chacun apportera (ou pas) de ses propres projections. D'emblée la prise de parole de l'acteur metteur en scène est édifiante. <span style="font-style:italic">&quot;Je ne parlerai… ni de migration… ni de religion… pas de couscous non plus… je me fiche de savoir si tu aimes le Maroc…&quot;</span>. Suivront deux autres, totalement anecdotiques, sans rapport avec l'enjeu ; toutes sont là pour dire en creux que le non-dit est de mise. À chaque spectateur de &quot;dire&quot;.       <br />
              <br />
       Un homme échange un baiser avec une femme, puis le même avec un homme, une femme, encore une autre s'embrassent à leur tour. Deux hommes luttent ensemble, puis l'un devient l'une, avant qu'elles soient deux à lutter l'une contre l'autre. Ainsi de suite, des situations inter-échangées ; notre regard s'empare de ces micro-changements pour créer notre propre fantasmagorie, fruit de nos filtres personnels.       <br />
              <br />
       Mais l'expérience sensible prend encore force supplémentaire lorsque le dépouillement des corps sociaux mis à nu vient percuter frontalement notre rapport personnel au corps, le nôtre, celui des autres. En effet, la nudité exposée devient alors vectrice d'une authenticité sans fard, flagrante, puisque aucun voile ne vient plus la recouvrir, obligeant chacun à regarder en face ce qui, &quot;normalement&quot;, est de bon ton d'éluder. Confronté à ces corps mis à nu, le &quot;spectateur voyant&quot; prend à son tour le risque de se mettre à nu - lui aussi - au travers des projections qui le dévoilent à lui-même.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/38804517-33686394.jpg?v=1572206556" alt="FAB 2019 "The way you see me" Comme il vous plaira… Corps messagers et/ou yeux compositeurs de sens ?" title="FAB 2019 "The way you see me" Comme il vous plaira… Corps messagers et/ou yeux compositeurs de sens ?" />
     </div>
     <div>
      Lorsque prend fin la performance et que les spectateurs du plateau sont accompagnés en coulisses par les performers ayant &quot;livré&quot; tout d'eux-mêmes, le metteur en jeu invite une spectatrice du premier rang à les rejoindre, actant ainsi la symbiose réussie entre proposeurs et &quot;délivreurs&quot; de sens. Le regard du spectateur, compositeur de sens, a créé l'œuvre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"The way you see me"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/38804517-33686402.jpg?v=1572206606" alt="FAB 2019 "The way you see me" Comme il vous plaira… Corps messagers et/ou yeux compositeurs de sens ?" title="FAB 2019 "The way you see me" Comme il vous plaira… Corps messagers et/ou yeux compositeurs de sens ?" />
     </div>
     <div>
      Installation performée, création 1ère française.       <br />
       Conception : Yacine Sif El Islam (Groupe Apache).       <br />
       Avec : Lucas Chemel, Giulia Deline, Charlotte Ravinet, Gwendal Raymond, Yacine Sif El Islam, Bénédicte Simon, Axel Mandron.       <br />
       Durée : 50 minutes.       <br />
              <br />
       A été représenté dans le cadre du FAB les 18 et 19 octobre 2019 au TnBA, Bordeaux (33).       <br />
       Le FAB s'est déroulé du <b>4 au 20 octobre 2019.</b>       <br />
       <a class="link" href="https://fab.festivalbordeaux.com/" target="_blank">&gt;&gt; fab.festivalbordeaux.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/38804517-33686381.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/FAB-2019-The-way-you-see-me-Comme-il-vous-plaira-Corps-messagers-et-ou-yeux-compositeurs-de-sens_a2585.html</link>
  </item>

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