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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-03-17T00:52:15+01:00</dc:date>
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   <title>"Sens la foudre sous ma peau" Quand les blessures se rouvrent et parlent</title>
   <pubDate>Fri, 20 Feb 2026 07:55:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Un orage sur une plage, un éclair déchire en deux le ciel, la terre et la vie de la jeune fille qui revient seule, la nuit tombante, d'un bain de mer avec ses amies, ses rires, ses éclaboussures, par la route presque déserte. "La nuit tombe vite sur mon île" extrait du texte comme un présage du basculement de ce rire à… l'obscur. C'est une foudre qui pulvérise les clichés touristiques sur la Réunion en éclats de lave refroidis, durs et coupants comme des silex, qui déchire l'âme et la chair de l'adolescente de quinze ans agressée à son retour de baignade, pulvérisant ses grains de sable et sa joie.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94660895-66142448.jpg?v=1771505968" alt=""Sens la foudre sous ma peau" Quand les blessures se rouvrent et parlent" title=""Sens la foudre sous ma peau" Quand les blessures se rouvrent et parlent" />
     </div>
     <div>
      Le silence ensuite sur cette blessure : &quot;Tais-toi !&quot;. La mère, personne ne doit savoir, la honte, &quot;Va te laver ! Et n'en parle jamais !&quot; Jamais.       <br />
              <br />
       Il y a des tombes à l'intérieur des humains, des tombes où ces douleurs sont enfouies pendant des années, des dizaines d'années, des concessions à perpétuité qui font un drôle d'écho à ces condamnations à perpétuité auxquelles la violence faite aux femmes, aux enfants ressemble. Le silence, la honte, la culpabilité ressentie injustement, imposée par l'environnement social, voici la machine infernale, la source de Sens la foudre sous ma peau, cette foudre qui déchira le ciel, la terre, l'âme et le corps de Joséphine.       <br />
               <br />
       On l'appelle plutôt Jo. Jo a obtenu son bac avec mention. Elle a droit à une bourse pour venir en métropole poursuivre ses études. Des études de littérature moderne. Elle est prof. Elle reste en métropole. Elle se passionne pour ses élèves traversés de flambées d'adolescence qui les éclairent et qui les troublent. Les deux comédiennes interprètent JO, ses élèves, garçons, filles, leurs émois, leurs doutes, leurs désirs, leurs blessures, leurs ignorances et leurs certitudes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94660895-66142451.jpg?v=1771506020" alt=""Sens la foudre sous ma peau" Quand les blessures se rouvrent et parlent" title=""Sens la foudre sous ma peau" Quand les blessures se rouvrent et parlent" />
     </div>
     <div>
      Tout est fluide, presque liquide dans le passage entre les scènes et les personnages du texte magnifiquement pudique et incisif de Catherine Verlaguet, allié à la mise en scène de Philippe Baronnet. Comme s'il fallait cette souplesse, cette douceur sans rupture pour tenter d'exprimer par contraste les tourments fulgurants de l'adolescence. Le rapport de la prof Jo et de ses élèves est lui-même dans cette empathie (l'empathie, c'est l'arme des faibles face aux forts – dixit l'un des personnages de la pièce), cette approche généreuse, attentive, inquiète (un bel hommage à ce métier de transmission).       <br />
               <br />
       Dans cette classe surgissent des filles, des garçons, des flirts et des comportements extrêmes. Face à tout cet échantillonnage de vie, et les similitudes qui la percutent particulièrement face à une élève au comportement &quot;libéré&quot;, affranchie et mal jugée par ses camarades, Jo est soudain ramenée 25 ans en arrière dans la terreur subie sur cette route au retour de la plage par cet homme aux yeux bleus.       <br />
               <br />
       Avec délicatesse et un sens très fort de la vivacité des échanges entre les personnages, le texte de Catherine Verlaguet parvient à faire résonner les attentes, les illusions et les désillusions de l'adolescence, se plaçant sans complaisance à leur place. Elle parvient à ouvrir des brèches sur les conséquences toujours implacables de la colonisation, spécialement ici, dans l'île de la Réunion. À cet âge où tout est encore possible, et où tout est encore si fragile qu'il peut briser des vies, ou les ruiner en un soir.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94660895-66142452.jpg?v=1771506060" alt=""Sens la foudre sous ma peau" Quand les blessures se rouvrent et parlent" title=""Sens la foudre sous ma peau" Quand les blessures se rouvrent et parlent" />
     </div>
     <div>
      Jo, incarnée alternativement par les deux comédiennes, la Jo de 15 ans et celle de 40, est comme une figure belle, forte et emblématique de la volonté de ne pas ployer sous le joug de l'histoire, le joug de la violence, le joug de la force masculine dopée aux soumissions du souvenir de la colonisation. L'inconscient ici est un gouffre, mais un gouffre que les laves du volcan charriées par le cœur et la fierté finiront par combler.       <br />
               <br />
       &quot;Sens la foudre sous ma peau&quot; est une ode à la prise de parole comme bouclier contre les peurs enfouies, les violences injustes et l'espoir d'un changement de société mis en scène avec légèreté et précision de Catherine Verlaguet. Deux dispositifs sont proposés : soit en configuration de salle de spectacle, soit en configuration de salle non dédiée, salle de classe ou salle polyvalente. Une belle performance des deux comédiennes, Léone Louis et Manon Allouch, qui donne la parole aux femmes, aux adolescentes et aux adolescents, pour libérer les âmes et se reconstruire.       <br />
               <br />
       C'est l'île de la Réunion dont il est question, et les références y sont fortes, avec quelques insertions de créole dans les dialogues, mais le message que porte le spectacle est valable partout ailleurs. Peut-être tout de même un peu plus ici, où la gangue du colonialisme et ses conséquences sur le droit des individus à la parole et à la liberté ajoutent un poids à la cruauté.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>       <br />
              <br />
       Vue au Festival MOMIX 2026 à Kingershein (68) le 7 février 2026.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Sens la foudre sous ma peau"</b></div>
     <div>
      Création Cie Baba Sifon octobre 2025.       <br />
       Commande d’écriture à Catherine Verlaguet sur une idée originale de Léone Louis avec la complicité de Manon Allouch.       <br />
       Mise en scène : Philippe Baronnet.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Camille Kolski.       <br />
       Avec Manon Allouch, Léone Louis et la voix de Jean-Laurent Faubourg.       <br />
       Scénographie : Estelle Gautier.       <br />
       Lumières : Valérie Becq.       <br />
       Musiques : Thierry Th Desseaux, Ann O'aro.       <br />
       Costumes : Camille Pénager.       <br />
       Production Cie Baba Sifon, Cie Les Échappés vifs.       <br />
       À partir de 13 ans.       <br />
       Durée 1 h 15.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">27 février 2026 à 21 h.</span>       <br />
       Salle Lucet Langenier, 1-13, rue de la République, Saint-Pierre de La Réunion (97)       <br />
       <a class="link" href="https://billetterie.monticket.re/awprod/MTIPP/AWCategories.aspx?S=1&amp;INS=MTI&amp;CAT=9057&amp;SEA=14723&amp;LNG=FR" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.saintpierre.re/culture/theatre-et-danse/evenements-du-theatre-lucet-langenier" target="_blank">&gt;&gt; saintpierre.re/culture</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       21 mai 2026 : La Fabrik - CDN Océan Indien, Saint-Denis de La Réunion (97).       <br />
       Du 4 au 26 juillet 2026 : Festival Avignon Off, TOMA, Chapelle du Verbe incarné, Avignon (83).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/94660895-66142448.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Sens-la-foudre-sous-ma-peau-Quand-les-blessures-se-rouvrent-et-parlent_a4484.html</link>
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   <title>"B. Mon amour" Entre fictions et réalités… voyage au bout de la ville</title>
   <pubDate>Mon, 20 Jun 2022 10:04:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Cirque &amp; Rue]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Si, dans "Hiroshima mon amour", Alain Resnais (pour les images) et Marguerite Duras (pour le scénario) contaient une fiction propre à lier l'amour et la mort réelle dans la même Histoire filmée, le Collectif Monts et Merveilles nous embarque corps et âme dans un petit train "touristique" sillonnant les quartiers Saint-Michel, Bercier et Carles Vernet, à la rencontre d'un Bordeaux transfiguré, défiguré… Avec là encore pour fil rouge une histoire d'amour "pré-texte" à la traversée du temps, le paysage urbain s'anime de tableaux vivants aussi saisissants artistiquement que percutants d'un point de vue anthropologique.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65511500-46724356.jpg?v=1655713751" alt=""B. Mon amour" Entre fictions et réalités… voyage au bout de la ville" title=""B. Mon amour" Entre fictions et réalités… voyage au bout de la ville" />
     </div>
     <div>
      Casque audio rivé aux oreilles, chaque passager de ce train retour dans le passé - conduisant vers un présent sans retour possible - découvre la ville peuplée de scènes interprétées par deux acteurs, accompagnés de danseurs, auxquels, par effraction, s'invitent parfois des figurants improvisés. L'histoire - mâtinée de néo-romantisme et de naturalisme - commence au moment où lui, &quot;le fils conducteur&quot;, se souvient du quartier du Marché des Capucins des années trente, là où tout jeune il baignait dans cette atmosphère foisonnante ; &quot;ça buvait, ça se bagarrait fort&quot; mais la vie était là, palpitante. Ses parents avaient fui le franquisme et, comme beaucoup de républicains, ils s'étaient réfugiés ici dans ce quartier de Bordeaux rebaptisé &quot;La Petite Espagne&quot;.       <br />
              <br />
       Paco et Louise, magnifiques dans leurs vêtements rouges se détachant sur la pierre blonde (ou noire) des bâtiments. Une histoire d'amour passionnel dont il est le fruit. Une histoire de feu et de sang s'inscrivant dans la grande Histoire, celle de la réquisition par les Allemands occupants des jeunes hommes employés à la construction des bunkers de la base sous-marine, au nord de Bordeaux, engloutissant nombre d'ouvriers, enivrés pour pouvoir tenir jusqu'à épuisement, titubant, avant de disparaître dans le béton qu'ils coulaient. Les drapeaux hitlériens humiliants, les arrestations et exécutions sommaires en réponse au débarquement allié. Mais aussi, leur bel amour et les lettres déchirantes qu'ils s'échangeaient…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65511500-46724408.jpg?v=1655713872" alt=""B. Mon amour" Entre fictions et réalités… voyage au bout de la ville" title=""B. Mon amour" Entre fictions et réalités… voyage au bout de la ville" />
     </div>
     <div>
      Archives personnelles confiées par les habitants du quartier, réécrites pour faire spectacle à partir d'histoires vraies. Scène vivante &quot;tournée au ralenti&quot; de l'enterrement du frère abattu par les Nazis, cortège d'endeuillés tout de noir vêtus, précédé de Paco et Louise aux tenues d'un rouge éclatant, elle la tête couverte d'un châle noir, se détachant sur le parvis immaculé de La Méca. Groupe de danseuses et danseurs dessinant l'espace urbain, surgissant le long du trajet. Arrachés à notre présent, nous devenons spectateurs d'un film en trois dimensions.       <br />
              <br />
       Arrêt des wagons place Ferdinand Buisson, là où se réunissaient les habitants dans les années soixante-dix. Chacun y jouait son rôle, les prostituées surveillaient les enfants alors que les mères étaient occupées ailleurs. On y faisait la fête pour oublier les fumées toxiques de la fonderie faisant vivre (et mourir) les ouvriers. Présentement, une jeune femme apparaît, casque aux oreilles, elle se démène fougueusement sur l'air de &quot;Alors on danse&quot; de Stromae, chanson aussi belle que sans illusion. La fête pour fuir le réel en s'étourdissant. Réalité et fiction confondues dans le même espace-temps.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65511500-46728354.jpg?v=1655730538" alt=""B. Mon amour" Entre fictions et réalités… voyage au bout de la ville" title=""B. Mon amour" Entre fictions et réalités… voyage au bout de la ville" />
     </div>
     <div>
      Le train s'enfonce alors dans les entrailles du quartier Belcier - immense chantier à cœur ouvert - lequel, depuis les années quatre-vingt-dix, a vu ses manufactures et usines une à une se fermer, le chômage apparaître à sa suite et les habitants disparaître, contraints de laisser leur place à une population plus favorisée. Des exclus fantômes, une valise à chaque main, apparaissent le long des lignes du tramway design. Des murs de maisons récemment écroulées sous les coups de boutoir des excavateurs dévoilent des pans d'existences délogées. Les surplombant de leur arrogance décomplexée, des tours géantes, symboles du progrès en marche, &quot;accueillent&quot; des appartements sans âme, mais avec baie vitrée.       <br />
              <br />
       Destin commun des territoires &quot;à requalifier&quot;, la prose officielle accompagnant la restructuration du quartier revient en mémoire… Des éléments de langage parfaitement rodés - <span style="font-style:italic">&quot;Engagé dans l'opération d'intérêt national Euratlantique, Belcier promet de devenir un quartier incontournable avec son centre d'affaires, ses équipements culturels et ses nouvelles manières d'habiter. Son passé industriel et ouvrier se laisse encore deviner au détour d'une rue&quot;</span> - sont mis à mal par le réel tonitruant. Face à ces habitats glaçants, construits sur les ruines d'un quartier vivant, les paroles de Léo Ferré trouent le silence de mon casque un instant débranché : <span style="font-style:italic">&quot;Est-ce ainsi que les hommes vivent ? Tout est affaire de décor…&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65511500-46728359.jpg?v=1655730569" alt=""B. Mon amour" Entre fictions et réalités… voyage au bout de la ville" title=""B. Mon amour" Entre fictions et réalités… voyage au bout de la ville" />
     </div>
     <div>
      Sur fond de cette ville mutante, terrain de jeux des architectes rivalisant dans une compétition effrénée, la saga humaine de Louise et Paco - figures devenues familières - traverse les époques. Après le temps des amours, vient celui des crises et des ruptures. Ainsi passe la vie prise dans un mouvement échappant pour beaucoup aux protagonistes. Celui qui avait refusé la guerre, mais avait passé son temps dans les abattoirs - abattus depuis et remplacés par le Min de Brienne, Marché de Gros de Bordeaux - à tuer des animaux hurlant d'effroi, portant sur lui l'odeur insupportable de la mort, n'est plus apte à enchanter l'amour.       <br />
               <br />
       Quai de Paludate, à quelques encablures des anciens abattoirs où Paco naguère s'échinait, s'élève maintenant La Méca (Maison de l'économie créative et de la culture) et son monumental bâtiment hors norme de trente-sept mètres de hauteur. Apparaissent alors, sur les marches immaculées, coiffés de têtes d'animaux (ceux des abattoirs disparus…), les nouveaux arrivants que la LGV déverse quotidiennement. Les &quot;paysages visages&quot; ont décidément changé.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65511500-46728361.jpg?v=1655730609" alt=""B. Mon amour" Entre fictions et réalités… voyage au bout de la ville" title=""B. Mon amour" Entre fictions et réalités… voyage au bout de la ville" />
     </div>
     <div>
      Ainsi accompagnée par l'histoire recomposée de Paco et Louise, &quot;B&quot; se dévoile-t-elle à nos regards, attendris… et critiques. Cette traversée du temps, ponctuée de tableaux vivants, soutenue par une bande sonore mixant à l'envi des extraits de films mythiques (&quot;Out of Africa&quot;, &quot;Les Parapluies de Cherbourg&quot;, &quot;Un homme et une femme&quot;, &quot;In the mood for love&quot;, etc.) à une histoire singulière, réunit les ingrédients d'un rêve éveillé propre à enchanter le réel… tout en le questionnant, sans nostalgie aucune.       <br />
              <br />
       <b>Départ du road-movie au marché des Douves de Bordeaux, vu le samedi 11 juin 2022, dans le cadre de &quot;CHAHUTS - arts de la parole et espace public&quot; qui s'est déroulé du 8 au 18 juin 2022, Quartier Saint-Michel et au-delà de Bordeaux.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"B. Mon amour"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65511500-46728362.jpg?v=1655730650" alt=""B. Mon amour" Entre fictions et réalités… voyage au bout de la ville" title=""B. Mon amour" Entre fictions et réalités… voyage au bout de la ville" />
     </div>
     <div>
      Création originale, conception réalisation : Collectif Monts et Merveilles et ses complices       <br />
       Avec, Nolwenn Leclerc (Louise), Jonathan Macias (Paco), des habitants(es) et des complices.       <br />
       Les images dans la ville : Serge Barets, Venise Bernard, Élie Bordron, Mélody Césaire, Sonia Chassagne, Yolande Detez, Romain Farré, Lison Latournerie, Louise Meyer, Gaëlle Panel, Carole Papin, Jean-Luc Pozzo, Alice Rivière, Pauline Visentin, Séverine Zabré.       <br />
       Les moments chorégraphiés : Virginie Biraud, Amandine Da Costa et Columba del Corso de la Compagnie Tchaka, les danseuses de Clafoutis&amp;Cie.       <br />
       Avec les voix de : Bénédicte Chevallereau, Emmanuel Labails, Sébastien Sampietro.       <br />
       Collage sonore et mixage : Esther Cée.       <br />
       Montage sonore et technique : Emmanuel Labails.       <br />
       Regard extérieur : Caroline Melon.       <br />
       À partir de 10 ans.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <b>&quot;CHAHUTS - arts de la parole et espace public       <br />
       A eu lieu du 8 au 18 juin 2022.</b>       <br />
       Association CHAHUTS       <br />
       25, rue Permentade, Bordeaux (33).       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('contact@chahuts.net')" >contact@chahuts.net</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.chahuts.net/festival/programmation-2022/" target="_blank">&gt;&gt; chahuts.net</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/65511500-46724356.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/B-Mon-amour-Entre-fictions-et-realites-voyage-au-bout-de-la-ville_a3294.html</link>
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   <title>La blessure surmontée, Schumann "L'Hermaphrodite" par Laurianne Corneille</title>
   <pubDate>Tue, 28 Apr 2020 19:05:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[CédéDévédé]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La jeune pianiste Laurianne Corneille nous offre un superbe voyage très personnel autour d'œuvres emblématiques de Robert Schumann. C'est le bel "Hermaphrodite", véritable album concept sorti en mars 2020.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/45449497-36700416.jpg?v=1588094876" alt="La blessure surmontée, Schumann "L'Hermaphrodite" par Laurianne Corneille" title="La blessure surmontée, Schumann "L'Hermaphrodite" par Laurianne Corneille" />
     </div>
     <div>
      Voici un objet d'art complet, très original, très pensé, beau, voici &quot;L'Hermaphrodite&quot;, le nouveau CD de Laurianne Corneille, soliste mais aussi jeune professeure au conservatoire et à l'Académie Musicale Philippe Jaroussky. La démarche artistique entreprise fait appel à plusieurs disciplines et s'incarne tant dans la musique que dans la littérature (la pianiste lit sur les trois dernières pistes des textes de Roland Barthes sur Schumann), dans la photographie de ce roman qu'elle nous destine et dans l'art japonais de la céramique réparée à la peinture d'or. Il y faut un personnage à incarner (au corps réparé joliment aussi à l'or), l'hermaphrodite qui évoque le double réconcilié de deux figures d'identification schumanniennes : Eusébius et Florestan - ces êtres aux tempéraments contraires - et un récit.       <br />
              <br />
       Celui que propose Laurianne Corneille dessine une voie en partant des &quot;Chants de l'Aube&quot; (&quot;Gesänge der Frühe&quot;), dernière œuvre complète composée avant la tentative de suicide de 1854 ; elle traverse ensuite les climats vivement contrastés du cycle &quot;Kreisleriana&quot; d'après E.T.A Hoffmann composé en 1838 pour trouver enfin la réconciliation de l'intériorité et le chant pur d'une nouvelle Voix intérieure (ou &quot;innere Stimme&quot;) avec la bouleversante transcription par Liszt d'un des Liebeslieder, &quot;Widmung&quot; opus 25, extrait de &quot;Myrthen&quot; (lieder de 1840).
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/45449497-36700431.jpg?v=1588094921" alt="La blessure surmontée, Schumann "L'Hermaphrodite" par Laurianne Corneille" title="La blessure surmontée, Schumann "L'Hermaphrodite" par Laurianne Corneille" />
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      C'est donc à un parcours intime que Laurianne Corneille nous invite puisqu'elle ouvre son propre chemin dans l'œuvre de Robert Schuman en un geste aussi émouvant qu'original. D'où vient ce choix de prendre l'œuvre quasiment à rebours ? Pourquoi partir de la nuit, des confins de la folie qui menace, avec ses &quot;Chants de l'Aube&quot; opus 133 composés au bord du silence, devenus par la tragédie vécue par le musicien romantique Ultima Verba ? Pourquoi faire entendre ensuite le cycle &quot;Kreisleriana&quot; opus 16 composé par un artiste plutôt dans une bonne période et qui conçoit ce carnaval plutôt noir mais tout en fantasques détours témoignant aussi d'un vrai dépassement par une création sublimante ?       <br />
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       C'est que le déchirement dans la chair et l'esprit vécu par Robert Schumann s'est révélé une expérience qu'a partagée à sa manière la pianiste. Gravement blessée en 2017 alors qu'elle se fait renverser par un chauffard, Laurianne Corneille a cru naturellement qu'elle devrait renoncer à son art. C'est donc de reconstruction qu'elle nous parle à travers son récit musical mais aussi en mettant en scène l'art du kintsugi (comme celle de sa transformation en hermaphrodite mythique) dans les belles photographies d'Anne-Lou Buzot.
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/45449497-36700439.jpg?v=1588094949" alt="La blessure surmontée, Schumann "L'Hermaphrodite" par Laurianne Corneille" title="La blessure surmontée, Schumann "L'Hermaphrodite" par Laurianne Corneille" />
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      Du désespoir de l'opus 133 écrit sur le vent au bord du silence à la douleur transcendée de l'opus 16, chaos apprivoisé entre éclaircies et vision fantastique jusqu'à la réparation de la fracture du moi du Liebeslied (piste 16), l'art de la pianiste tout en délicatesse prend le plus souvent le parti de la fusion des contraires, leur feuilletage, plutôt que celui de l'exaspération de climats antagonistes et violents - souvent choisi par les autres pianistes.        <br />
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       Elle poétise délicatement le dépouillement du chant (opus 133), ses dissonances imprévues, magnifie ce chant tendre et endeuillé qui émeut aux larmes mais elle sait aussi redonner formes et couleurs tranchantes aux fantaisies capricieuses ou sinistres du Kappelmeister fou (Kreisler). Elle enlumine et répare ces tissus déchirés d'une écriture du paradoxe mélancolique. Réparation d'une âme, douleur transcendée, voilà un programme fort pour une démarche et un enregistrement qui ne ressemblent à aucun autre - un véritable album concept, passionnant, qui mérite d'être découvert (y compris sur la chaîne YouTube de la pianiste).
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/45449497-36700443.jpg?v=1588094987" alt="La blessure surmontée, Schumann "L'Hermaphrodite" par Laurianne Corneille" title="La blessure surmontée, Schumann "L'Hermaphrodite" par Laurianne Corneille" />
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      <b>● Laurianne Corneille &quot;Robert Schumann - L'Hermaphrodite&quot;.</b>       <br />
       Piano : Laurianne Corneille.       <br />
       Label : Klarthe Records.       <br />
       Distribution : [PIAS].       <br />
       Sortie : mars 2020.       <br />
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       <a class="link" href="https://lauriannecorneille.com/" target="_blank">&gt;&gt; lauriannecorneille.com</a>
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