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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
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  <language>fr</language>
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   <title>François Dumont, pianiste appassionato</title>
   <pubDate>Fri, 03 Nov 2017 08:03:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Concerts]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   François Dumont poursuit une carrière solide, insoucieuse du star-system, au strict service de son art. Qui pourrait pourtant encore ignorer l'immense talent de ce pianiste passionné, qui trace sa voie avec cohérence et exigence ? Rencontre avec le grand soliste français au Pornic Classic Festival, dont il est conseil artistique au sein du trio Élégiaque.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17995997-22320459.jpg?v=1509667272" alt="François Dumont, pianiste appassionato" title="François Dumont, pianiste appassionato" />
     </div>
     <div>
      François Dumont est un artiste qui déchaîne l'enthousiasme à chacune de ses apparitions. Lauréat des plus grands concours internationaux, il est, à la trentaine à peine passée, un interprète reconnu dans le milieu très concurrentiel du piano. Pourtant, malgré une carrière tant nationale qu'internationale, il n'a pas encore tout à fait la reconnaissance du grand public qu'il mérite. À cette remarque, François Dumont en souriant nous rappelle que nul n'est prophète en son pays et que ne désirant pas choisir entre les carrières de soliste et de chambriste, il en désarçonne certains.       <br />
              <br />
       D'autres ne se trompent pas : il a été choisi par Leonard Slatkin pour l'enregistrement des deux concertos de Maurice Ravel avec l'Orchestre national de Lyon (chez Naxos) et joue avec les meilleurs orchestres. Outre une discographie déjà impressionnante encensée par la critique (en solo ou pas), il enregistre en ce moment l'intégrale des concertos de Mozart avec l'Orchestre Symphonique de Bretagne, qu'il dirige du piano. Deux opus sont déjà en boîte <span style="font-style:italic">(1)</span> et le second paru récemment constitue une merveille, témoignant de son art admirable : sens poétique intense, coloris nuancés quasiment à l'infini, jeu cantabile et inspiré au service d'une profonde intelligence du détail comme des enjeux des œuvres - une intelligence nourrie aussi de sa pratique chambriste.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17995997-22320630.jpg?v=1509667429" alt="François Dumont, pianiste appassionato" title="François Dumont, pianiste appassionato" />
     </div>
     <div>
      <b>Christine Ducq - Comment est née votre collaboration au sein du Trio Elégiaque avec le Pornic Classic Festival ?</b>       <br />
              <br />
       <b>François Dumont -</b> Les organisateurs de la saison musicale de Pornic (avec les Concertinos) nous ont invités pour un concert au printemps 2011 et nous nous sommes tout de suite bien entendus. Leur enthousiasme ainsi que l'engagement des élus locaux nous a plu. Nous avons donc été engagés pour la première édition du festival la même année. Le festival s'est développé avec le temps grâce à l'engagement de tous les acteurs de terrain et à l'engouement du public. En tant que conseillers artistiques, nous sommes heureux de cette offre musicalement cohérente et attractive ; nous cultivons le contraste et la variété des programmes.       <br />
              <br />
       <b>Vous avez donné une master-classe à des étudiants du conservatoire de Rennes pour cette édition 2017, leur conseillant (je vous cite) de &quot;trouver et cultiver son lyrisme&quot;. En quoi le lyrisme est-il important pour le soliste que vous êtes ?</b>       <br />
              <br />
       <b>François Dumont -</b> La question du lyrisme est importante. Avec son instrument à cordes frappées, vibratoire, le grand défi du pianiste est d'arriver à créer une ligne, un legato à la fois dans la conduite de la phrase et dans la qualité du son. C'est la chose la plus belle et la plus difficile, au-delà des passages de bravoure de pure virtuosité - importante aussi. Il faut donc trouver sa sonorité : un son unique qui ressemble à votre propre voix. C'est ma démarche.       <br />
              <br />
       Le lyrisme est pour moi très important dans la vie, mais nous vivons une époque prosaïque, qui en manque singulièrement. À l'ère contemporaine de la vitesse, des flux d'information et d'internet, il est essentiel de nous retrouver nous-mêmes dans une salle de concert, silencieux, contemplatifs, en quête de beauté et de sensibilité. C'est là que le lyrisme se cultive, tout autant que dans la poésie, la littérature et la nature. D'ailleurs j'adore l'opéra (son épouse, Helen Kearns, est artiste lyrique, ndlr), c'est l'approche que je veux transmettre à mes étudiants.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17995997-22322223.jpg?v=1509691074" alt="François Dumont, pianiste appassionato" title="François Dumont, pianiste appassionato" />
     </div>
     <div>
      <b>Lauréat de concours internationaux aussi différents que le Reine Elisabeth, le Chopin à Varsovie, le Hamamatsu ou le Cleveland, entre autres. Pensez-vous qu'il y ait encore une école française du piano, et y appartenez-vous ?</b>       <br />
              <br />
       <b>François Dumont -</b> La notion d'école est intéressante mais a beaucoup évolué. Nous avons accès à tous les enregistrements du monde et donc un accès, de quelque nationalité que l'on soit, à toute l'histoire du piano grâce à internet. Les écoles se sont ainsi petit à petit uniformisées, comme le son des orchestres.       <br />
              <br />
       Cependant nous avons encore de grands représentants de l'école française. Mon professeur au conservatoire, Bruno Rigutto, a travaillé avec Samson François, lui-même un élève d'Alfred Cortot (ce dernier était suisse, il est vrai). Vlado Perlemuter a eu beaucoup d'élèves. Je pense aussi à Dominique Merlet, extraordinaire pianiste et pédagogue, qui transmet cette tradition française avec les répertoires de Debussy et Ravel.       <br />
              <br />
       Nous avons eu et nous avons encore d'excellents pianistes, spécialistes de certains répertoires. Marcelle Meyer, Perlemuter, Marguerite Long : ces personnalités très différentes ont en commun d'appartenir à l'histoire du piano français. Cette école française était protéiforme, plus riche que l'on ne le croit. Blanche Selvat, une des plus grandes pianistes françaises de tous les temps (hélas oubliée aujourd'hui), avait une approche profondément originale, très différente de ses contemporains. On pense &quot;français&quot;, donc grande clarté de jeu, grande transparence (bref, le classicisme) et on pense plutôt à Marguerite Long. Mais il y en a eu tellement d'autres ! Samson François, ce dieu, était totalement à part.       <br />
              <br />
       Quant à moi, j'ai aussi travaillé avec Dmitri Bashkirov, un grand représentant de l'école russe. Cette dernière aussi s'est exportée après la chute du Mur de Berlin, et elle a été pénétrée par d'autres influences. Mais elle m'intéresse et je veux aborder ce répertoire avec d'autres critères.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17995997-22322281.jpg?v=1509692306" alt="François Dumont, pianiste appassionato" title="François Dumont, pianiste appassionato" />
     </div>
     <div>
      <b>Si je vous entends, aujourd'hui on chercherait plutôt à s'imprégner d'une esthétique musicale plutôt qu'apporter des schèmes préétablis d'interprétation ?</b>       <br />
              <br />
       <b>François Dumont -</b> Je le pense. La musique est une langue internationale mais peut-être pas universelle. Chaque répertoire nécessite un apprentissage particulier. Il faut essayer de chausser des lunettes différentes à chaque fois. Quand je joue du Bach <span style="font-style:italic">(2)</span>, j'essaie d'avoir une approche adaptée, influencée par les instruments anciens. J'ai travaillé avec des piano-fortistes tel Andreas Staier, et ils m'ont beaucoup apporté. Notre métier nous oblige à être des pianistes polyglottes. C'est l'interprétation qui nous oblige à adopter la langue du compositeur - tout en restant fidèle à notre nature de musicien, qui ne peut être changée.        <br />
              <br />
       <b>À votre propos, on a envie d'évoquer des qualités tels le naturel, la poésie, le toucher incomparable et le sens du phrasé. Comment vous voyez-vous en tant qu'artiste ?</b>        <br />
              <br />
       <b>François Dumont -</b> C'est très difficile d'avoir du recul sur soi-même ; entre ce qu'on voudrait exprimer et ce que les autres reçoivent, il y a souvent un écart. De surcroît, ma façon de penser la musique évolue sans cesse, chacun de mes disques en témoigne. J'essaie d'avoir une intégrité vis-à-vis de l'œuvre et de la partition. Je veux la servir et servir le compositeur avec flamme. Mais c'est une question délicate que vous posez !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17995997-22322291.jpg?v=1509692397" alt="François Dumont, pianiste appassionato" title="François Dumont, pianiste appassionato" />
     </div>
     <div>
      <b>Quels sont vos compositeurs préférés parmi tous ceux que vous défendez ?</b>       <br />
              <br />
       <b>François Dumont -</b> C'est toujours celui que je suis en train de jouer !        <br />
       Pour être honnête, la vie serait beaucoup plus triste sans Mozart, sans Beethoven, sans Schubert, sans Ravel, sans Chopin ! Cela vaudrait beaucoup moins le coup d'être sur terre, non ?       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">(1) Les deux CD sont parus sous le label OSB Productions. Le premier avec les Concertos n° 9 et 20, le second avec les Concertos n° 23, 17, 24, 1 et 27.        <br />
       (2) Est paru début 2017 un CD &quot;Bach, volume 2. Keyboards Works&quot; chez Artalinna.</span>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://pornicclassic.weebly.com/" target="_blank">&gt;&gt; Festival Pornic Classic</a>       <br />
              <br />
       <b>Prochains concerts de François Dumont (France) :</b>       <br />
       Deux concerts à Dinan <span class="fluo_jaune">le 9 novembre</span> et à Lamballe <span class="fluo_jaune">le 10 novembre 2017</span> avec l'Orchestre Symphonique de Bretagne (Mozart).       <br />
       Concert avec les Solistes de l'Orchestre de l'Opéra national de Lyon <span class="fluo_jaune">le 11 novembre 2017</span> à l'Espace Malraux, Scène nationale de Chambéry et de Savoie.        <br />
       Récital à l'Auditorium de Cahors <span class="fluo_jaune">le 17 novembre 2017</span>.       <br />
       Festival L'Esprit du Piano à l'Auditorium de Bordeaux <span class="fluo_jaune">le 19 novembre 2017</span> (Chopin, Ravel, Debussy, Busoni).       <br />
       Récital Salle Gaveau à Paris <span class="fluo_jaune">le 18 janvier 2018</span> (Chopin, Debussy, Ravel).        <br />
       <a class="link" href="http://www.francoisdumont.com/" target="_blank">&gt;&gt; francoisdumont.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17995997-22322299.jpg?v=1509692510" alt="François Dumont, pianiste appassionato" title="François Dumont, pianiste appassionato" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Les Flâneries Musicales de Reims, une 28e édition inventive et festive</title>
   <pubDate>Wed, 05 Jul 2017 23:36:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Concerts]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Depuis le 22 juin et jusqu'à la mi-juillet, Les Flâneries Musicales de Reims proposent plus de cinquante concerts dans une trentaine de lieux remarquables de la capitale champenoise et ses environs. Sous la direction artistique du pianiste Jean-Philippe Collard, le festival attire un public toujours plus nombreux grâce à une programmation inventive et variée.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/15424343-20736538.jpg?v=1499295882" alt="Les Flâneries Musicales de Reims, une 28e édition inventive et festive" title="Les Flâneries Musicales de Reims, une 28e édition inventive et festive" />
     </div>
     <div>
      Alors que le festival a démarré depuis quelques jours et que la chaleur se fait un peu moins opiniâtre à Reims, les enfants et leurs parents remplissent peu à peu les gradins du joli Théâtre du Manège en ce mercredi 28 juin. Le Duo Jatekok, formé des deux complices du piano à quatre mains, Adelaïde Panaget et Naïri Badal, leur a concocté avec le comédien-mime Julien Cottereau un spectacle émouvant et drôle, &quot;Le Petit Prince, à travers les étoiles&quot; mis en scène par Fane Desrues.       <br />
              <br />
       Cette adaptation du célèbre conte d'Antoine de Saint-Exupéry, célébrant l'amour du monde et les trésors de l'imagination <span style="font-style:italic">(1)</span>, permet d'évoquer devant un (très) jeune public enthousiaste et volontiers joueur les différentes rencontres vécues par le Petit Prince. Racontées à l'aviateur perdu dans un désert par le Petit Prince (c'est le comédien qui joue tous les personnages avec sensibilité et talent), ces histoires sont rythmées par les œuvres de Debussy, Ravel, Tchaïkovski ou encore Chopin. Les deux amies du Duo Jatekok interprètent avec grâce ce répertoire mais elles n'hésitent pas aussi à intervenir dans ce théâtre imaginaire. Le piano se fait moteur de l'avion qu'on répare ou abri de l'aviateur à l'occasion. Une réussite que cette variation inattendue de l'immortelle histoire de Saint-Ex, provoquant rires et émotion chez les grands et les petits.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/15424343-20737271.jpg?v=1499295996" alt="Les Flâneries Musicales de Reims, une 28e édition inventive et festive" title="Les Flâneries Musicales de Reims, une 28e édition inventive et festive" />
     </div>
     <div>
      En soirée, dans le beau Salon Degermann Art Déco du centre-ville, la pianiste Vanessa Wagner et le chœur Spirito proposent un &quot;Schumann intime&quot; avec un répertoire plutôt rare au concert de seize des Lieder für Frauenstimmen und Klavier <span style="font-style:italic">(2)</span> du compositeur allemand, dont on sait qu'il fut un temps chef de chœur à Dresde. À ces &quot;Romanzen und Balladen&quot; écrites entre 1841 et 1853 (extraites des opus 64 à 114) se mêlent les neuf &quot;Scènes de la Forêt&quot; composée de 1848 à 1849 alors que le compositeur doit affronter de terribles crises de dépression. Il lui reste alors sept ans à vivre - cinq si on retire les deux années d'enfermement à l'asile pour avoir tenté de fuir ses hallucinations auditives en se jetant dans le Rhin (en 1854).       <br />
              <br />
       Les tableaux miniatures que forment les &quot;Waldzenen&quot; retracent au piano les impressions d'un Voyageur mystérieux qui traverse une forêt, ses lieux maudits (&quot;Verrufene Stelle&quot; n°4), ses Chasseurs (&quot;Jager auf des lauer&quot; n°2), son Oiseau-prophète (&quot;Vogel als Prophet&quot; n°7) et autres locataires évoqués par les titres de scènes retraçant de surcroît ses divers états d'âme <span style="font-style:italic">(3)</span> - jusqu'à un adieu plutôt ambigu dans la dernière scène. Ce monument poétique du piano romantique, inspiré par le poète Jean-Paul ou E.T.A Hoffmann, est prévu ici pour faire écho par ses thèmes et ses motifs mélodiques aux poèmes de F. Rückert ou F. Eichendorff mis en musique dans ses superbes lieder par Schumann. Ce soir-là hélas l'intimité n'est guère au rendez-vous.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/15424343-20739189.jpg?v=1499314423" alt="Les Flâneries Musicales de Reims, une 28e édition inventive et festive" title="Les Flâneries Musicales de Reims, une 28e édition inventive et festive" />
     </div>
     <div>
      Si le chœur Spirito, formé de huit chanteuses (quatre sopranos, quatre altos) au métier sûr, montre cohésion et raffinement dans les couleurs dans des combinaisons à trois, quatre ou plus, accompagné précisément par Vanessa Wagner, les &quot;Waldzenen&quot; interprétées par la généreuse pianiste (on connaît ses nombreux engagements citoyens) entre les romances souffrent parfois d'un manque de nuances et de subtilité. Plus passionnés que passionnants, les climats de ses &quot;Scènes de la Forêt&quot; ne bénéficient pas en outre d'une acoustique idéale. A cappella, Spirito déclenche l'émotion avec un lied de Robert Pascal (né en 1952), &quot;So Fern&quot;, avec son principe de composition polyphonique transcendé par le procédé de la spatialisation du son, admirablement rendu ici.       <br />
              <br />
       Beaucoup de beaux concerts à destination des petits et des grands suivront. Entre autres, le 6 juillet Lambert Wilson, récitant, accompagne l'excellent Jean-Philippe Collard dans un large répertoire de Scarlatti à Debussy. Le 8 juillet l'ensemble Canticum Novum ressuscite les splendeurs de Tolède au XIIIe siècle alors que le contre-ténor Philippe Jaroussky donnera des cantates sacrées avec Le Concert de la Loge dirigé par Julien Chauvin (12 juillet).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/15424343-20739197.jpg?v=1499314537" alt="Les Flâneries Musicales de Reims, une 28e édition inventive et festive" title="Les Flâneries Musicales de Reims, une 28e édition inventive et festive" />
     </div>
     <div>
      Le grand moment du festival est aussi le concert pique-nique final du 22 juillet dans le Parc de Champagne rémois (fréquenté par dix-huit mille personnes l'an dernier !).       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">(1) Le plus réussi des moutons ne se cache-t-il pas dans une caisse ?       <br />
       (2) Lieder pour Chœur de Femmes.       <br />
       (3) Par le procédé de l'hypallage toujours : voir la scène n° 5 &quot;Fleurs solitaires&quot; (&quot;Eisame Blumen&quot;).</span>       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 22 juin au 12 juillet 2017. </span>       <br />
              <br />
       <b>Renseignements et réservations :</b>       <br />
       <a class="link" href="http://www.flaneriesreims.com/" target="_blank">&gt;&gt; flaneriesreims.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/15424343-20736538.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Les-Flaneries-Musicales-de-Reims-une-28e-edition-inventive-et-festive_a1857.html</link>
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   <title>Shiganè naï… entre modernité et tradition coréennes</title>
   <pubDate>Tue, 21 Jun 2016 09:04:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Danse]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans le cadre de l'année France Corée et des quatre programmes "Focus Corée" présentés à Chaillot, José Montalvo, avec la "National Dance Company of Korea", allie modernité et tradition dans une approche chorégraphique légère et poétique.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9716048-15662624.jpg?v=1466493376" alt="Shiganè naï… entre modernité et tradition coréennes" title="Shiganè naï… entre modernité et tradition coréennes" />
     </div>
     <div>
      &quot;Shiganè naï&quot; (âge du temps)… le titre est suffisamment révélateur. José Montalvo prend le Temps comme pendule pour lier le présent au passé autour de musiques, de costumes et d'une gestuelle où la retenue, la grâce et le maintien théâtral sont des éléments chorégraphiques importants.       <br />
              <br />
       Le spectacle débute avec, en arrière-scène, un ensemble de tambours sur lesquels les danseuses jouent des percussions de façon très rythmée. Le tambour réapparaît au fil du spectacle donnant, par le biais de celui-ci, une résonance particulière à un art corporel gracieux à l'aide d'un rythme qui l'est moins. C'est cette dichotomie qui installe la danse coréenne, sous couvert d'une gestuelle à la fois très simple dans ses formes et très élaborée dans ses exécutions, à la jonction de deux rythmes, l'un corporel, l'autre musical, aussi antinomiques que complémentaires.       <br />
              <br />
       Le spectacle est composé de trois chorégraphies autour de musiques de Michael Nyman, Arman Amar et de Ravel. À l'exception du Boléro, grand classique toujours intéressant à revisiter, il est étonnant que Montalvo ait choisi des compositeurs français (quoique compréhensible pour l'année France Corée) et anglais (moins compréhensible…), dans le cadre d'une immersion de danses coréennes. Cela laisse un peu perplexe. Les frontières peuvent être brisées, et c'est le rôle de l'Art de le faire, sans toutefois raboter, par un filtre musical seulement occidental, la découverte d'une culture coréenne encore trop peu présente en France.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9716048-15662645.jpg?v=1466493427" alt="Shiganè naï… entre modernité et tradition coréennes" title="Shiganè naï… entre modernité et tradition coréennes" />
     </div>
     <div>
      En arrière-fond, un film projette les mouvements effectués sur scène par les danseurs. La vidéo devient média, support entre passé et présent, tradition et modernité, non dans les mouvements puisqu'ils sont identiques, mais dans les costumes, car modernes à quelques exceptions près sur scène, et traditionnels sur la vidéo.       <br />
              <br />
       Les danses puisent dans une tradition où le visage devient masque, car fixe avec toujours un grand sourire. La gestuelle s'appuie sur une fluidité corporelle qui met au centre de chaque mouvement une grâce nourrie de lenteur, d'une décomposition articulatoire des membres où la géométrie est balayée par des arrondis avec des membres supérieurs et inférieurs finissant en forme de virgules. Le pied, avant de se poser à terre, fait une courbure de son haut pour poser son bas avec douceur.       <br />
              <br />
       Le Boléro de Ravel débute avec les déplacements des danseurs tout au long de l'arrière-scène dans une demi-obscurité. La chorégraphie est marquée par des contretemps corporels effectués par une danseuse qui se détache du groupe pour faire une gestuelle basée sur le plat des pieds tapotant rapidement le sol, les jambes repliées à moitié. Elle pousse des cris, des sons comme un électron libre se greffant par intermittence, et de façon arythmique, sur la musique et la danse pour ensuite revenir avec force dans le même rythme que le groupe de danseurs appuyant ceux-ci dans leur final.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9716048-15662651.jpg?v=1466493506" alt="Shiganè naï… entre modernité et tradition coréennes" title="Shiganè naï… entre modernité et tradition coréennes" />
     </div>
     <div>
      Tout au long de la chorégraphie, les membres inférieurs des danseurs descendent en souplesse vers le sol pour rebondir en hauteur de façon de plus en plus marquée. Au fil du Boléro, les gestes des bras deviennent beaucoup plus amples, tout en se décollant du corps pour revenir ensuite vers le tronc dans des mouvements souples et arrondis.       <br />
              <br />
       Toutes les danses sont soutenues par des cris et des tambours autour d'une gestuelle aux impulsions amples, bien découpés dans les airs, comme si les danseuses étaient des statues de papier, voire des poupées, avec un corps et un visage très théâtraux. Les hommes sont aussi dans une représentation corporelle dans leurs attitudes à l'exception du visage qui est moins théâtralisé que celui des danseuses, bien qu'expressif.       <br />
              <br />
       Les déplacements sont lents, comme suspendus au temps, tout en fluidité et se découpent en douceur comme si l'apesanteur était leur cocon. Il y a des cris, des jeux de séduction voire de domination entre danseurs et danseuses, en groupe ou en solo. On se fait peur, on se taquine, on se séduit.        <br />
              <br />
       C'est beau et tout en grâce dans des chorégraphies qui s'appuient autant sur la voix et la musique que sur des représentations théâtrales qui font de la danse coréenne, un concentré d'Art et de poésie corporelle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Shiganè Naï"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9716048-15662759.jpg?v=1466494985" alt="Shiganè naï… entre modernité et tradition coréennes" title="Shiganè naï… entre modernité et tradition coréennes" />
     </div>
     <div>
      Chorégraphie, scénographie et conception vidéo des parties 1 et 3 : José Montalvo.       <br />
       Assistant à la chorégraphie : Joëlle Iffrig .       <br />
       Répétiteurs : Yun Sung-cheol, Jang Hyun-soo, Kim Mi-ae, Sabine Novel, Fouad Hammani.       <br />
       Costumes : Han Jin-gook.       <br />
       Réalisation des costumes : Jung ART, atelier SHIN .       <br />
       Maquillage : Kim Jong-han.       <br />
       Musique : Michael Nyman, Armand Amar, Maurice Ravel.       <br />
       Arrangements percussions : Shin Chan-sun.       <br />
       Lumières : Gilles Durand, Vincent Paoli.       <br />
       Coordination artistique : Mélinda Muset-Cissé.       <br />
       Infographie : Sylvain Decay, Clio Gavagni, Michel Jaen Montalvo, assistés de Graphic Design Monocrom.       <br />
       Collaborateurs artistiques à la vidéo : Pascal Minet, Sylvain Decay.       <br />
       Traduction, assistant José : Montalvo Kim Sung-te.       <br />
              <br />
       Avec les danseurs de la National Dance Company of Korea : Yun Sung-cheol, Jung Gil-man, Lee Se-bum, Park Ki-hwan, Hwang Yong-chun, Kim Byung-jo, Lee Jae-hwa, Kim Hyun-joo, Jang Hyun-soo, Kim Mi-ae, Kim Young-mi, Noh Moon-seon, Park Young-ae, Lee Hyun-kyung, Jeong So-young, Lee So-jung, Kim Euni, Park Mi-young, Park Kee-ryang, Park Ji-eun, Song Ji-young, Park Hye-jee, Lee Yo-eum, An Young-Hwan.       <br />
       Silhouettes des enfants à l'image : Park Jin-hyung, Jung Yi-sang, Yun Seo-he.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 16 au 24 juin 2016.</span>       <br />
       Mardi, mercredi, vendredi, samedi à 20 h 30, Jeudi à 19 h 30.       <br />
       Théâtre national de Chaillot, Salle Jean Vilar, Paris 16e, 01 53 65 30 00       <br />
       <a class="link" href="http://theatre-chaillot.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-chaillot.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/9716048-15662624.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Shigane-nai-entre-modernite-et-tradition-coreennes_a1621.html</link>
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   <title>Les "Jatekok" ou l'art pétillant du piano en duo</title>
   <pubDate>Tue, 02 Feb 2016 08:47:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Concerts]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le Duo Jatekok, composé des deux pianistes Naïri Badal et Adélaïde Panaget, s'est imposé avec fougue et talent dans le riche paysage des duettistes classiques. Classiques ? Plutôt joyeuses et créatives, ces deux jeunes femmes passionnées montreront cette semaine tout leur talent lors de l'édition 2016 de la Folle Journée de Nantes. Entretien avec Naïri Badal.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8884196-14074753.jpg?v=1454399953" alt="Les "Jatekok" ou l'art pétillant du piano en duo" title="Les "Jatekok" ou l'art pétillant du piano en duo" />
     </div>
     <div>
      Elles ont la trentaine, sont amies dans la vie depuis leurs dix ans et leurs années de conservatoire. Elles ont noué en 2007, à l'occasion d'un concours de piano à quatre mains, la joyeuse relation sororale qui fonde l'âme de leur duo. Une relation faite de complicité et de soutien mutuel - bref la plus belle expérience d'une amitié humaine et artistique qui soit. Naïri Badal a bien voulu nous raconter les coulisses d'un duo à suivre.        <br />
              <br />
       <b>Christine Ducq - Comment s'est formé le Duo Jatekok ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Naïri Badal -</b> Nous nous connaissons depuis longtemps. Beaucoup plus tard au conservatoire supérieur - pour l'obtention d'examens de musique de chambre - il fallait, entre autres, réussir une épreuve de piano à quatre mains et une autre à deux pianos. Nous les avons passées tout naturellement ensemble.       <br />
              <br />
       Ensuite Adélaïde m'a convaincue de passer le Concours de Valberg (un concours pour piano à quatre mains, Ndlr) l'été suivant. Cela nous changeait des concours de solistes ! Le répertoire nous a énormément plu, de même que le fait de jouer autrement en sortant de nos habitudes de jeu. Et ce, en nous amusant beaucoup ! Nous sommes arrivées en finale et ce résultat encourageant nous a incitées à continuer en duo.       <br />
              <br />
       Nous avons appris à fonctionner ensemble, à assumer une responsabilité vis-à-vis de l'autre - et nous nous sommes aussi rendu compte que nous étions plus fortes à deux. Aujourd'hui nous avons acquis une expérience scénique grâce aux personnes qui nous ont fait confiance et nous avons beaucoup appris.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8884196-14074761.jpg?v=1454400493" alt="Les "Jatekok" ou l'art pétillant du piano en duo" title="Les "Jatekok" ou l'art pétillant du piano en duo" />
     </div>
     <div>
      <b>Vous avez donc créé le duo en 2007 ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Naïri Badal -</b> Oui, mais le duo a vraiment acquis une stature professionnelle en 2010.       <br />
              <br />
       <b>Le répertoire pour un duo de pianistes vous ouvre des possibilités qui n'existent pas pour un soliste. Un répertoire qu'on pourrait qualifier de &quot;symphonique&quot; ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Naïri Badal -</b> En effet. Il existe de nombreuses combinaisons. Nous avons en concert le choix de jouer à quatre mains (sur un seul piano, NDLR) ou sur deux pianos, et c'est très différent. Le quatre mains relève plutôt de la musique de chambre. Avec deux pianos existe une réelle dimension orchestrale avec des transcriptions de symphonies par exemple. Il existe un large répertoire pour ces deux types de jeu même si les compositeurs ont davantage écrit pour un seul piano - un concert avec deux pianos exige une vraie logistique et ce n'est pas toujours simple à mettre en place pour les organisateurs.       <br />
              <br />
       <b>L'écriture pour quatre mains est très différente de celle pour deux pianos en ce qui concerne vos parties respectives…</b>       <br />
              <br />
       <b>Naïri Badal -</b> En effet. On ne joue pas du tout de la même manière quand il faut partager un clavier ou si nous avons chacune le nôtre. Dans le quatre mains, l'une a la mélodie et l'autre assume le rôle de l'accompagnement, avec des variations et des échanges bien-sûr. Et il faut gérer la pédale pour l'autre, ce qui est très compliqué. Mais ce qui est très beau, c'est la dimension chorégraphique du jeu à quatre mains, les mouvements croisés, les passages de pédale.       <br />
              <br />
       À deux pianos nous pouvons jouer la même chose au même moment (cela s'appelle &quot;se doubler&quot;), on peut aussi jouer à la tierce en ayant toutes les deux la mélodie et l'accompagnement. Les partitions pour les œuvres à deux pianos s'apparentent finalement davantage à celles des solistes. Mais des solistes en duo qui visent davantage les effets, le rendu sonore que la stricte technique pianistique. Nous devons dans les deux cas cultiver notre sens de la cohésion.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8884196-14074832.jpg?v=1454400750" alt="Les "Jatekok" ou l'art pétillant du piano en duo" title="Les "Jatekok" ou l'art pétillant du piano en duo" />
     </div>
     <div>
      <b>Quand deux artistes jouent en duo forment-ils un nouvel individu créé à partir des deux ou chacun garde-t-il sa personnalité ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Naïri Badal -</b> C'est toute la question de la musique de chambre - qu'on joue en duo, trio ou quatuor. Il faut savoir préserver sa personnalité tout en faisant les compromis nécessaires : s'écouter, argumenter aussi au moment des choix artistiques pris en commun après mûre réflexion. C'est un pur bonheur de travailler ensemble. Nous nous enrichissons mutuellement et mûrissons de concert aussi - même si ce n'est pas toujours facile tous les jours (elle rit).       <br />
              <br />
       <b>Comment définiriez-vous vos deux caractères ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Naïri Badal -</b> Voilà une question difficile mais qu'on nous pose de plus en plus souvent ! Ma réponse sera forcément subjective. Adélaïde sait ce qu'elle veut et a plutôt une conception globale des œuvres. Elle est d'une nature optimiste et doute assez peu. Moi, au contraire, je doute souvent et, avec ma propre sensibilité, je m'attache davantage aux petits détails qui me tiennent à cœur. Nos avançons cependant ensemble et sommes donc très complémentaires. En fait, nous jouons comme nous sommes dans la vie. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8884196-14074848.jpg?v=1454401215" alt="Les "Jatekok" ou l'art pétillant du piano en duo" title="Les "Jatekok" ou l'art pétillant du piano en duo" />
     </div>
     <div>
      <b>À votre avis quelles sont les qualités nécessaires pour former un duo ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Naïri Badal -</b> En ce qui nous concerne c'est l'amitié qui compte. Et aimer beaucoup parler ! (Elle rit). Notre duo est formé avant tout sur le désir du partage, l'amour de la musique et le plaisir.        <br />
              <br />
       <b>Vous avez choisi un nom qui semble prouver un attachement à la musique contemporaine…</b>       <br />
              <br />
       <b>Naïri Badal -</b> Nous avons joué cette pièce &quot;Jàtékok&quot; du compositeur hongrois György Kurtàg au Concours de Valberg justement. Nous l'avons adorée - comme le titre qui signifie &quot;jeu&quot;. Sortant d'une période austère comme solistes nous nous sommes dit qu'il était temps de se faire plaisir !       <br />
              <br />
       Nous jouons régulièrement de la musique contemporaine mais ce n'est pas une spécialité. Notre répertoire s'étend du romantisme au XXe siècle avec une prédilection pour la musique de Ravel, Fauré ou Stravinsky.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8884196-14074852.jpg?v=1454401386" alt="Les "Jatekok" ou l'art pétillant du piano en duo" title="Les "Jatekok" ou l'art pétillant du piano en duo" />
     </div>
     <div>
      <b>C'est la deuxième fois que vous êtes invitées à la Folle Journée de Nantes ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Naïri Badal -</b> C'est notre troisième participation à cette manifestation dont l'esprit nous plaît beaucoup. C'est un peu comme un festival rock ! À Nantes, nous sortons des codes du concert classique et le public a une écoute incroyable.       <br />
              <br />
       Pour cette édition 2016, dont le thème est la nature, nous avons deux programmes. Un autour du thème du bestiaire avec &quot;Le Carnaval des Animaux&quot; de Saint-Saëns et &quot;Jurassic Trip&quot; de Guillaume Connesson. Nous jouerons avec des instrumentistes de l'Orchestre national des Pays de Loire. L'autre programme parlera &quot;nature&quot; avec le &quot;Prélude à l'après-midi d'un faune&quot; de Debussy et &quot;Le Sacre du printemps&quot; de Stravinsky - dans des transcriptions des compositeurs.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Interview réalisée le 27 janvier 2016.</span>       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Concerts du Duo Jatekok les 5, 6 et 7 février 2016.</span>       <br />
              <br />
       <b>La Folle Journée de Nantes.</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 3 au 7 février 2016.</span>        <br />
       Cité internationale des Congrès, 5, rue de Valmy Nantes (44).       <br />
       Tél. : 0 892 705 205 (0,40 € / min).       <br />
       <a class="link" href="http://www.follejournee.fr/fr/page/programme" target="_blank">&gt;&gt; follejournee.fr</a>       <br />
       <a class="link" href="http://duojatekok.com/wp/language/fr/" target="_blank">&gt;&gt; duojatekok.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8884196-14074885.jpg?v=1454401736" alt="Les "Jatekok" ou l'art pétillant du piano en duo" title="Les "Jatekok" ou l'art pétillant du piano en duo" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/8884196-14074753.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Les-Jatekok-ou-l-art-petillant-du-piano-en-duo_a1534.html</link>
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   <title>Les Dissonances… musiciens aux affinités électives</title>
   <pubDate>Fri, 16 Oct 2015 08:29:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Concerts]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le 6 octobre, dans la grande salle de la Philharmonie de Paris, l'orchestre Les Dissonances, accompagné de son fondateur le violoniste David Grimal, fêtait ses dix années d'existence et l'amitié franco-allemande avec un programme idoine consacré à Debussy et Beethoven. Prélude à une grande tournée en France et à l'étranger.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8395245-13169192.jpg?v=1444977240" alt="Les Dissonances… musiciens aux affinités électives" title="Les Dissonances… musiciens aux affinités électives" />
     </div>
     <div>
      Curieux orchestre que ce collectif de musiciens solistes et chambristes à géométrie variable (soixante-dix musiciens ce 6 octobre) sans chef d'orchestre mais avec une âme et un fondateur-compagnon de route le violoniste David Grimal. Plutôt jeune et réunissant des musiciens issus de diverses formations françaises et étrangères, l'orchestre fonctionne sur le principe des affinités électives et de la liberté. Les membres des Dissonances <span style="font-style:italic">(1)</span> se choisissent par cooptation et décident ensemble du choix des œuvres et du programme. Dix ans que dure cette utopie collaborative et participative où chacun doit trouver sa place sans chef d'orchestre à la baguette et ce, au service d'œuvres qu'il s'agit de faire redécouvrir et qui sont de fait réinterprétées.       <br />
              <br />
       Surprenante vision donc ce jour-là pour l'habitué(e) des concerts : un orchestre sur la belle scène de la Philharmonie, sans estrade ni chef, avec un espace central libéré en attendant d'accueillir David Grimal, soliste pour le Concerto pour violon de Beethoven. Mais n'allons pas si vite. Le poème symphonique &quot;La Mer&quot; de Claude Debussy a été choisi pour ouvrir la soirée et c'est la première fois depuis sa création en 1905 par l'Orchestre Lamoureux qu'il sera joué sans chef. Un défi qui laisse un peu perplexe tant la chose est inédite.        <br />
              <br />
       Ce chef-d'œuvre à l'orchestration opulente peut-il être joué ainsi ? Oui. L'interprétation ne décevra pas. Les riches coloris de ce manifeste musical impressionniste sont bien rendus, tous les pupitres excellent à enluminer détails et lignes jusqu'à la tempête finale - vrai prestige subtil de cette écriture qui opère en touches éphémères par fusion ou juxtaposition des motifs. On sait que la fameuse estampe d'Hokusaï &quot;La Vague&quot; reproduite sur la partition d'origine en est l'allégorie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8395245-13169196.jpg?v=1444977406" alt="Les Dissonances… musiciens aux affinités électives" title="Les Dissonances… musiciens aux affinités électives" />
     </div>
     <div>
      Avec des percussions, des vents et cordes au sommet, la cohésion de l'orchestre fait plaisir à voir. Heureux d'être là et de jouer ensemble, très attentifs les uns aux autres, les musiciens tout en complicité, sourires et précision constituent un tout organique qui rend possible cette gageure sous le regard bienveillant et attentif du premier violon Hans-Peter Hofmann, un des membres de la première heure <span style="font-style:italic">(2)</span>.       <br />
              <br />
       Le bonheur cette idée neuve dans un orchestre ? L'impression sera confirmée par ces beaux moments que constitue l'écoute de ces hits absolus de la musique que sont le Concerto pour violon et la cinquième symphonie de Beethoven. Seul l'orchestre les Dissonances pouvait sans doute nous donner l'impression de les entendre pour la première fois. Romantique en diable, le concerto pour violon et orchestre en ré majeur opus 61 retrouve avec David Grimal ses sonorités pures, sa déraison maîtrisée, son lyrisme très intériorisé. L'amitié - vertu toute aristotélicienne - entre un orchestre resserré et le soliste porte haut la jubilation et l'émotion.       <br />
              <br />
       Très à l'aise aussi dans les formes très architecturales de la Symphonie n°5 opus 67 (célèbre pour son thème initial du destin frappant à la porte du compositeur avec ses quatre notes dramatiques), les cors, les hautbois, les cordes et les vents des Dissonances (et un David Grimal premier violon veillant tendrement sur ses partenaires) n'ont pas besoin d'une baguette pour exalter passion, tendresse et fureur façon Sturm und Drang jusqu'à l'apothéose finale. Enthousiaste le public a réservé un triomphe mérité à une telle joie de faire de la musique hors des chemins balisés.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8395245-13169215.jpg?v=1444977692" alt="Les Dissonances… musiciens aux affinités électives" title="Les Dissonances… musiciens aux affinités électives" />
     </div>
     <div>
      Une raison supplémentaire de les aimer ? Les Dissonances et leurs invités organisent une &quot;Autre Saison&quot; parallèle gratuite pour les sans-abris et dont les bénéfices (ces concerts sont ouverts à tous) financent des programmes d'aide aux démunis. La classe !       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Notes :       <br />
       (1) Le nom de l'orchestre est un hommage au quatuor de Mozart du même nom.       <br />
       (2) Membre fondateur du quatuor Les Dissonances avec David Gaillard, Xavier Phillips et David Grimal. </span>       <br />
              <br />
       <b>Programme complet 2015-2016 :</b>       <br />
       <a class="link" href="http://www.les-dissonances.eu" target="_blank">&gt;&gt; les-dissonances.eu</a>        <br />
              <br />
       <b>Petite sélection des prochains concerts :</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">23 janvier 2016 :</span> Opéra de Dijon (Les Dissonances y sont en résidence depuis 2008), Dijon (21).       <br />
       <span class="fluo_jaune">26 janvier 2016 :</span> Le Volcan, Scène nationale du Havre, Le Havre (76).       <br />
       <span class="fluo_jaune">17 avril 2016 :</span> Théâtre des Champs-Elysées (Paris 8e).       <br />
              <br />
       <b>&quot;L'Autre Saison des Dissonances&quot;</b>       <br />
       Église Saint-Leu-Saint-Gilles.       <br />
       92 rue Saint-Denis Paris 1er.       <br />
       <span class="fluo_jaune">11 décembre 2015 :</span> avec le chœur Aedes, Mathieu Romano (direction).       <br />
       <span class="fluo_jaune">8 janvier 2016 :</span> Quatuor Les Dissonances.       <br />
              <br />
       <b>● &quot;The 5 Violin Concertos - W.A. Mozart&quot;.</b>       <br />
       Les Dissonances - David Grimal.       <br />
       CD-DVD sorti en février 2015.       <br />
       Label : Les Dissonances.       <br />
       Distribution : Harmonia Mundi.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Les-Dissonances-musiciens-aux-affinites-electives_a1461.html</link>
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