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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-03-15T21:56:18+01:00</dc:date>
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   <title>"Chahuts" Épisode 2 Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…</title>
   <pubDate>Tue, 24 Jun 2025 16:45:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Festivals]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Suite de la trente-quatrième édition du Festival Chahuts… chahutant avec une impertinence gourmande les repères afin de mieux déconstruire les lieux communs pour faire communauté. D'une confession vibrante d'une déracinée iranienne à celle contée dans un rap explosif, d'une parodie shakespearienne hilarante (réévaluée à l'aune de l'état de la culture) à un manifeste décoiffant des Valeurs éternelles de notre République (repeinte au vitriol), quatre propositions aux vertus des plus oxy-génantes.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89528033-63289667.jpg?v=1750776863" alt=""Chahuts" Épisode 2 Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" title=""Chahuts" Épisode 2 Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"I'm deranged" de Mina Kavani.</strong></span> De son existence à Téhéran placée sous la surveillance de mollahs inflexibles et de bataillons de femmes hystériques où, dès sept ans, le voile et l'uniforme étaient de rigueur, Mina Kavani retient aussi le havre de l'appartement familial transformé en cocon festif où ouvrages marqués du sceau de l'hérésie, alcools et opium, musiques et danses, relations libres, étaient de délicieux onguents… Puis vint le temps de l'exil à Paris, la ville dont elle rêvait, celle des lumières et des libertés à tous vents. Paris se révélant être la cité d'une solitude insupportable, celle de l'exclusion, insérant les déraciné(e)s dans des carcans invisibles.       <br />
              <br />
       Loin de l'odeur enivrante de l'opium iranien ayant nourri ses aspirations libertaires et ses premiers émois littéraires, elle découvre alors la face cachée d'un Occident dans lequel la méfiance, voire le rejet de l'Étranger, est chose commune. Un cauchemar vécu in situ, celui de l'immigrée confrontée à une violence qui, pour être moins ostensible que celle qu'elle a fuie, la met fondamentalement à mal, elle qui a le sentiment "encré" en sa peau de femme libre d'avoir vendu, pour un rêve de pacotille, sa famille et le devenir de son pays aux fondamentalistes religieux… Rêves et cauchemars portés par la même voix - envoûtante - oscillant entre cris et complaintes, l'immense miroir du plateau reflétant leurs facettes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89528033-63289668.jpg?v=1750777058" alt=""Chahuts" Épisode 2 Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" title=""Chahuts" Épisode 2 Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Trou" de Mathilde Paillette, Compagnie Ultra-Nyx.</strong></span> Quelle énigme abyssale se cache derrière ce drôle de rôle-titre ? De quelle béance s'agit-il dans ce concert râpé résonnant des volts débridés s'échappant d'une guitare surchauffée ? Et le bras monstrueux de la grue géante, de qui est-il le nom, ainsi que de son conducteur aux allures d'ogre ? Quant à la mignonne petite chatte traumatisée à mort par l'individu susmentionné, chatte dont la propriétaire n'est autre que la petite fille répondant au nom charmant de Paillette, à quel titre prend-elle place au cœur du récit pulsé ?       <br />
              <br />
       Pas besoin d'exégètes en matières psychanalytiques pour en mesurer les résonances dans la vie d'une très jeune fille abusée… Mais là, aucun pathos, tout au contraire un délire de notes faisant le plus naturellement du monde la nique au traumatisme acté pour le transformer en explosion vitale, faisant coup double en fracassant l'innommable et l'innommé dans le même élan salvateur. Partir de l'intime vécu pour le métamorphoser en conte musical à haute intensité visuelle et sonore, tel est le défi relevé avec brio par Mathilde Paillette et sa complice, la bonne Sirène à la queue pailletée.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89528033-63289733.jpg?v=1750777400" alt=""Chahuts" Épisode 2 Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" title=""Chahuts" Épisode 2 Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Sauver Richard" d'Angélique Orvain et Pierre Bedouet (Mash-Up Production).</strong></span> Le Richard à sauver n'est autre que le Richard III de Shakespeare… enfin pas le tyran maudit, mais le projet que l'équipe d'artistes fantasques (on se souvient encore de leur désopilant Zaï Zaï Zaï) avait pour ambition – démentielle – de porter au plateau… si ce n'est que les réductions budgétaires en ont décidé tout autrement… Comme l'explique d'emblée doctement un comédien, crayon en main, face à un tableau de conférence noirci de la liste pléthorique des personnages traversant la pièce du dramaturge anglais, quatre seulement ont pu survivre aux coupes drastiques. Quant au décor et aux accessoires de théâtre, ils seront eux aussi soumis à la portion congrue ; sacro-saintes économies ayant force de loi, l'imaginaire de chacun(e) sera à la fête !       <br />
              <br />
       Ainsi posé, le parti pris d'un théâtre de rue sciemment déjanté va déferler devant les gradins de fortune dressés face à la palissade des travaux de réfection de la Flèche Saint Michel, planches non jointées peinant à masquer un monde dystopique au bord du gouffre. Décapitations à tue-tête, flots d'hémoglobine, corps à corps homériques, trottinette électrique faisant figure de noble destrier, reine déchue jaillissant d'une cantine à roulettes… Et comédiens et comédiennes à l'égo surdimensionné se disputant bec et ongles le rôle phare (même si c'est celui d'une crevure infâme !) jusqu'à en mourir (sur scène) et nous aussi (de rire)… Et, parallèlement, reprises savoureuses des éléments de langage à utiliser pour faire valoir ce projet culturel à financement participatif… Autant d'ingrédients d'une farce politico-théâtrale à haute valeur grand-guignolesque nous submergeant jusqu'à plus soif de sa force (ré)créative.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89528033-63289734.jpg?v=1750777448" alt=""Chahuts" Épisode 2 Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" title=""Chahuts" Épisode 2 Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"La France, Empire. Un secret de famille national" de Nicolas Lambert.</strong></span> Écrire le roman national… pas celui qu'il est de bon ton de diffuser à longueur de discours dans les sphères officielles soucieuses de fixer dans le marbre républicain l'ordre établi, mais celui nourri par des recherches affranchies de tous conflits d'intérêts. Libérer le passé des falsifications que l'on lui a imposées dans le but de sacraliser les versions officielles des dominants… Un stand-up tragi-comique de plus de deux heures où humour acéré et colères justifiées nous amènent à nous questionner : on nous aurait menti sur les effets qui perdurent de la colonisation ? Celle des terres, de leurs habitants et des esprits, les nôtres y compris ?       <br />
              <br />
       Partant d'un supposé sujet de devoir donné à sa fille et dont il a la charge de corriger l'orthographe – "Montrer que l'armée française est au service des valeurs de la République" – de digression en digression, le comédien balaie avec envie l'épopée de l'Empire français… en mettant le doigt là où ça fait (très) mal.       <br />
              <br />
       Ainsi du discours de Dakar de Nicolas Sarkozy (celui-là même qui vient d'être privé d'une médaille, il est vrai qu'auparavant, il avait bénéficié d'un bracelet…), axé sur "l'homme Africain non inscrit dans un processus de progrès" (aux oubliettes les tirailleurs sénégalais, mitraillés par leurs frères d'armes français pour avoir eu l'audace de réclamer leur solde)… Ou comme les faits d'armes glorieux des généraux Bugeaud (celui à la casquette), Faidherbe et Lyautey, auxquels on doit "la pacification" (déplacer, asphyxier et brûler les indigènes) du Sénégal, de l'Algérie, du Maroc et dont les noms trônent fièrement au fronton des lycées ou bâtiments publics… Et plus près de nous, Mayotte, une île au beau milieu de la République, un joyau des Comores (elles indépendantes, archipel cimetière marin de la planète)… Grandes misères de la France… "en pire !". Un dévoilement corrosif de l'Histoire en marche.        <br />
       À suivre…       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89528033-63289841.jpg?v=1750777861" alt=""Chahuts" Épisode 2 Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" title=""Chahuts" Épisode 2 Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" />
     </div>
     <div>
      <b>Festival Chahuts       <br />
       S'est déroulé du 6 au 14 juin 2025.</b>       <br />
       Quartiers Saint-Michel, La Benauge et au-delà, Bordeaux (33).       <br />
       <a class="link" href="https://www.chahuts.net/" target="_blank">>> chahuts.net</a>       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"I'm deranged"</strong></span>       <br />
       Récit personnel.       <br />
       Vu au tnba (salle Vauthier) le jeudi 12 juin 2025.         <br />
       Conception, mise en scène : Mina Kavani.       <br />
       Avec : Mina Kavani.       <br />
       Création lumière : Marco Giusti.       <br />
       Régie lumière et générale : Pierre-Éric Vives.       <br />
       Scénographie : Clémence Kazémi.       <br />
       Son-artiste sonore : Cinna Peyghamy.       <br />
       Collaboration artistique : Maksym Teteruk.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Trou"</strong></span>       <br />
       Concert conté.       <br />
       Vu au Marché des Douves le mercredi 11 juin 2025 (gratuit).       <br />
       Écriture et interprétation : Mathilde Paillette.       <br />
       Accompagnée de Lauren Sobler.       <br />
       Co-mis en scène : Anthony Revillard.       <br />
       Instrus : La Chip 's Prod/Yellow/Mathilde Paillette.       <br />
       Lumières et régie : Cédric Cambon.       <br />
       Décor : Neil Price.       <br />
       Costumes : Mathilde Paillette.       <br />
       Visuels (teasers, affiches, photos) : Cécile Noyalet.       <br />
       En partenariat avec le Girofard dans le cadre du Mois des fiertés, avec le soutien de la Ville de Bordeaux.       <br />
       Durée : 1 h 15 minutes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89528033-63289958.jpg?v=1750778567" alt=""Chahuts" Épisode 2 Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" title=""Chahuts" Épisode 2 Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Sauver Richard"</strong></span>       <br />
       Théâtre de rue.       <br />
       Vu place Saint-Michel (Meynard) le mercredi 11 juin 2025 (gratuit).       <br />
       Texte et mise en scène : Angélique Orvain.       <br />
       Collaboration artistique : Pierre Bedouet.       <br />
       Avec : Célestin Allain-Launay, Paul Audebert, Pierre Bedouet, Alexandre Bodin, Sandrine Petit.       <br />
       Scénographie : Tristan Ortlieb.       <br />
       Son : Amélie Polachowska.       <br />
       Costumes : Janie Le Borgne.       <br />
       Photographie : Romain Dumazer.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"La France, Empire. Un secret de famille national"</strong></span>       <br />
       Théâtre.       <br />
       Vu square Dom Bedos le jeudi 12 juin 2025.       <br />
       Texte, documentation, reportage : Nicolas Lambert.       <br />
       Mise en scène et interprétation : Nicolas Lambert.       <br />
       Collaboration artistique : Sylvie Gravagna.       <br />
       Création lumière : Erwan Temple.       <br />
       Collaboration documentation : Erwan Temple, Saphia Arezki.       <br />
       Durée : 2 h 15.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Chahuts-Episode-2-Un-festival-au-coeur-des-quartiers-theatres-de-nos-vies-minuscules_a4270.html</link>
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   <title>"Golden stage"… Une soirée événement pour hisser les incontournables du hip-hop au top</title>
   <pubDate>Thu, 17 Apr 2025 23:04:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Danse]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   S'est tenue à la grande Halle de la Villette une soirée hip-hop remémorant les années quatre-vingt-dix/deux mille jusqu'à notre époque actuelle. Des trois grandes périodes qui rythment l'histoire du hip-hop, différents styles ont vu le jour et de célèbres représentants étaient présents durant cette soirée avec la génération actuelle, comme un passage de relais qui perdure.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87941077-62314931.jpg?v=1744751465" alt=""Golden stage"… Une soirée événement pour hisser les incontournables du hip-hop au top" title=""Golden stage"… Une soirée événement pour hisser les incontournables du hip-hop au top" />
     </div>
     <div>
      Cela démarre par le groupe <b>SOW (Sons Of Wind)</b> avec <b>&quot;Bounce&quot;</b> qui s'extirpe derrière une table de mixage située en arrière-scène. C'est d'abord une masse un peu informe qui se découvre dans une semi-obscurité enrobée de brouillard.       <br />
               <br />
       Les démarches sont lourdes et les déplacements massifs, avec des mouvements répétitifs. Au fil de celles-ci, les danseurs se découvrent avec une gestuelle identique, mais déclinée de façon différente. Ici, plus ou moins vive, là plus ou moins acérée, plus loin, plus ou moins nonchalante, la trame chorégraphique est exprimée de manière variée, mais toujours dans le même tempo, les différences se situant dans la tension et l'expressivité.       <br />
              <br />
       Celle-ci, par le biais des visages, est fermée comme si elle ne pouvait être que corporelle, sans qu'aucun sentiment ne puisse s'échapper. Les relations dans le groupe n'existent pas, sauf celle d'une distance entre eux, qui les relie toutefois. Et parce qu'elle les relie, elle permet de créer une entité homogène qui devient une identité de groupe à part entière.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87941077-62314932.jpg?v=1744751510" alt=""Golden stage"… Une soirée événement pour hisser les incontournables du hip-hop au top" title=""Golden stage"… Une soirée événement pour hisser les incontournables du hip-hop au top" />
     </div>
     <div>
      Au démarrage presque sans vie, avec un aspect robotique, le groupe, toujours uni, devient vivant par sa cohérence gestuelle et son homogénéité, en restant toutefois un îlot, comme si pour y entrer, les codes vestimentaires, les attitudes et l'apparence étaient tout aussi importants que les gestes exprimés. Celles-là incarnent chacun d'entre eux. L'expressivité qui se dégage est aussi de rupture, exprimée avec le cou, celui-ci faisant osciller de l'avant vers l'arrière leur visage. Ces basculements de têtes synchronisés deviennent un signe de cohésion et d'appartenance. Les modes chorégraphiques restent dans une approche fermée, comme si le groupe existait par lui-même et pour lui-même.       <br />
              <br />
       La deuxième chorégraphie est de <b>Nicolas Huchard</b> avec <b>&quot;La Diva aux pieds nus&quot;</b>. C'est un ensemble de cinq danseuses composé de Séréna Freira, Julie Laventure, Leila Miretti, Stéphie Téhoué et Mayvis William. Au démarrage, l'une d'elles avance au ralenti jusqu'au milieu des planches, dans une semi-obscurité. Le plateau se découpe en différentes scènes délimitées par une lumière. Autre tempo, les mouvements qui s'enchaînent ensuite sont très dynamiques. Parcourant les planches avec des gestuelles en tension, un moment, elles se retrouvent toutes réunies.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87941077-62314935.jpg?v=1744751552" alt=""Golden stage"… Une soirée événement pour hisser les incontournables du hip-hop au top" title=""Golden stage"… Une soirée événement pour hisser les incontournables du hip-hop au top" />
     </div>
     <div>
      Car, sur le plateau, les artistes se situent dans un ensemble de chorégraphies distinctes, avec des dynamiques et des tensions propres à chacune d'entre elles et effectuées sur des temporalités différentes. Cette diversité crée ainsi des ruptures de rythme comme un calme après une tempête, une risée avant celle-ci ou un soleil après un grain. C'est sur cette approche que les gestuelles se coordonnent. Ce qui crée un ensemble est cette disparité de danses effectuées au même moment dans des lieux différents de la scène. La distance et la lumière les séparent sans pour autant briser leur homogénéité.       <br />
              <br />
       Ce sont ainsi des parallèles au même moment qui sont faits entre un solo et un pas de deux ou un pas de trois. Le regard du spectateur doit ainsi être sur deux niveaux, aimanté par une chorégraphie quand, derrière ou à côté, se joue une autre, donnant une vision artistique où l'attention peut être déportée de l'une à l'autre sans que la cohérence en soit perturbée. Les gestuelles combinent ainsi une pluralité d'états au même moment.       <br />
              <br />
       Le spectacle se finit avec <b>Artizans </b>et <b>&quot;La danse des légendes du hip-hop français&quot;</b> qui regroupe sept danseurs ayant marqué les années quatre-vingt-dix/deux mille. Une table de mixage trône au milieu du plateau, alors que s'enchaînent solos, duos et danses de groupe. Est simulée une battle où deux artistes se mesurent avec un &quot;jury&quot; pour les départager. Ce n'est que du théâtre, même si les solos ne le sont pas, afin de rappeler un rituel et une pratique qui perdurent et dominaient aussi dans la période Old School du hip-hop des années quatre-vingt et dont les Artizans étaient, entre autres, de célèbres représentants la décennie suivante.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87941077-62316948.jpg?v=1744785989" alt=""Golden stage"… Une soirée événement pour hisser les incontournables du hip-hop au top" title=""Golden stage"… Une soirée événement pour hisser les incontournables du hip-hop au top" />
     </div>
     <div>
      Des solos sont effectués en groupe ou en duo, voire trio, chacun dans son propre style. Les regards font lien entre eux. Ils sont ensemble même s'ils n'ont pas la même gestuelle. Les corps basculent sur des effets de pieds tournant de façon relâchée quand le torse ondule en points de tension et de relâchement avec les mains qui se plient au poignet, comme une marionnette vivante baignée de zénitude.       <br />
              <br />
       La danse est parfois beaucoup plus rythmée, comme l'une qui est un peu au ras-du-sol avec les genoux repliés, le torse droit avec une jambe tendue parallèle aux planches, alors que le corps est en mouvement tournant avec les mains en appui. Nous sommes dans un mariage artistique où, à tour de rôle ou ensemble, les Artizans jouent chacun leur partition tout en formant un ensemble nous rappelant les belles décennies du hip-hop et qui rapidement a eu un intérêt qui s'est fortement démultiplié en gagnant, depuis plusieurs années maintenant, le respect des instances représentatives du 6e art.       <br />
               <br />
       Animé par Jules Turlet en langage des signes, malgré quelques longueurs dans la présentation, la soirée fut riche avec une sacrée ambiance venant des plus jeunes dans le public qui ont porté aussi le spectacle par leur enthousiasme.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Golden stage"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87941077-62316950.jpg?v=1744786035" alt=""Golden stage"… Une soirée événement pour hisser les incontournables du hip-hop au top" title=""Golden stage"… Une soirée événement pour hisser les incontournables du hip-hop au top" />
     </div>
     <div>
      <b>Trois collectifs chorégraphiques de hip-hop.</b>       <br />
       La représentation a eu lieu le 10 avril à la Grande Halle de la Villette.       <br />
              <br />
       <b>&quot;Bounce&quot; par Sons Of Wind</b>       <br />
       Création 2024.       <br />
       Chorégraphe : Yann Lumi Joseph-Auguste.       <br />
       Écriture collective - danseurs et musiciens : Joakim Twizzy Chardonnens, Dereck Prudent, Nathan Nathy Kinsiona, Anaël Lypso Régent, Kristina Krissy Kunn, Mickaël Kara Saint-Felix, Amiel Mampouya, Junior Steve Phaonce Cadet, Kevin &quot;Wael&quot; Moulin, Esteban &quot;Eston&quot; Beau Herrero, Odilon Mpanda, Keron &quot;Sirproverbs&quot; Proverbs, Claudio Gabriel &quot;Comics&quot; Teixeira Fernandes, Jerson Diasonama et en alternance Akciel Régent, Anis &quot;Nice&quot; Yahaya, Lina &quot;Mityaika&quot; Mytiai        <br />
       Lumière : Xavier Lescat.       <br />
       Son : Lucie Béguin.       <br />
       Direction artistique : Amina Kilcher, Yann Lumi Joseph-Auguste.       <br />
       Création : Sons of Wind.       <br />
       Production Garde-Robe.       <br />
              <br />
       <b>&quot;La Diva aux pieds nus&quot; par la Cie Nicolas Huchard</b>       <br />
       Chorégraphie : Nicolas Huchard.       <br />
       Avec : Élodie Antonio, Séréna Freira, Julie Laventure, Leila Miretti, Stéphie Téhoué, Mayvis William.       <br />
       Répétiteur : Serge Tsakap.       <br />
       Création lumière : Marine Stroeher.       <br />
       Projections lumieuses : Dani Olivier.       <br />
       Vidéo : Dani Olivier.       <br />
       Composition musicale : Lazy Flow, Mansur Brown et Raphaël Hofman.       <br />
       Costumes Mayvis William.       <br />
       Production Compagnie Nicolas Huchard, Le Manège.       <br />
              <br />
       <b>&quot;La danse des légendes du hip-hop français&quot; parr le Groupe Artizans</b>       <br />
       Direction artistique : Artizans.       <br />
       Avec : Yugson - Massangila Lumengo, Dedson - Ndedi Ma Sellu, Physs - Philippe Almeida, Didier Firmin, Tip Top - Goyi Tangale, Fabbreezy - Fabrice Labrana, Joseph Go - Niamien N’guessan.       <br />
       Collaborateur, metteur en scène : Régis Truchy.       <br />
       Créateur et arrangeur sonore : Adrien Kanter.       <br />
       Créateur et régie lumière : Virgile &quot;Amour&quot; Garcia.       <br />
       Production MouvMatik.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/87941077-62314931.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Golden-stage-Une-soiree-evenement-pour-hisser-les-incontournables-du-hip-hop-au-top_a4197.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>"Notre Sacre" Slam, danse contemporaine, musique rap et classique dans un quatuor audacieux !</title>
   <pubDate>Mon, 22 Apr 2024 10:27:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Danse]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   C'est un mariage heureux entre le slam, la poésie, la danse contemporaine et la musique, autant rap, classique que traditionnelle avec, entre autres, un sampler, des hautbois, un violoncelle et des flûtes. La première partie du spectacle est de la poésie slamée d'Abd al Malik et la seconde fait place aux chorégraphies de Blanca Li, le tout est accompagné, entre autres, des compositions de Bartok et Stravinsky.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79685496-57665952.jpg?v=1713720021" alt=""Notre Sacre" Slam, danse contemporaine, musique rap et classique dans un quatuor audacieux !" title=""Notre Sacre" Slam, danse contemporaine, musique rap et classique dans un quatuor audacieux !" />
     </div>
     <div>
      Cela démarre dans une semi-obscurité avec le rappeur et écrivain Abd al Malik. La bouche pleine de poésie, la voix grave, le micro proche des lèvres, il raconte en slam un monde en le questionnant et l'interpellant. Derrière lui, un ensemble vide de chaises sur lesquelles vient s'installer plus tard l'orchestre. La danse intervient, en pointillé et en marge. Elle est, côté cour et côté jardin, représentée par une artiste qui est baignée de lumières. Celles-ci, en effet, semblent la vêtir de différentes figures lumineuses un peu obscures qui la font uniquement deviner. Les mouvements se perdent dans celles-ci.       <br />
              <br />
       Plus haut et un peu plus loin, trois danseurs, à cour et à jardin, ainsi qu'au centre, se retrouvent, debout, en haut de la salle. Leurs gestuelles sont exclusivement basées sur leurs membres supérieurs avec un tronc qui les suit. Ils sont visibles de loin grâce aux éclairages offrant un jeu de lumières qui permet de projeter sur les murs leurs mouvements élancés en ombres chinoises.       <br />
               <br />
       La danse, discrète, accompagne le slam et se perd sur scène, les lumières la cachant parfois. Toutefois, un peu plus loin, elle existe par elle-même pour nos trois danseurs situés en hauteur dans la salle. Sauf que donner du corps à un texte qui en a déjà fait que les gestiques deviennent virgules dans une phrase pour cette première partie. Le verbe supplante le corps, les deux étant séparés géographiquement. Quand l'une est face public, l'autre est presque cachée.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79685496-57665953.jpg?v=1713720076" alt=""Notre Sacre" Slam, danse contemporaine, musique rap et classique dans un quatuor audacieux !" title=""Notre Sacre" Slam, danse contemporaine, musique rap et classique dans un quatuor audacieux !" />
     </div>
     <div>
      La première partie, nourrie entre autres d'œuvres de Bartók (1881-1945), de Zoltán Kodály (1882-1967) et de musique traditionnelle de Russie, se découpe ainsi sur deux approches scéniques différentes et mises en parallèle. L'une sur le plateau quand l'autre est, scéniquement, au-dessus du public. Artistiquement, le mariage est riche et homogène entre le 4ᵉ art et la poésie d'Abd al Malik. Derrière, au sampler, Bilal est aux commandes en s'accompagnant parfois d'un chœur préenregistré.       <br />
              <br />
       La deuxième partie fait place au &quot;Sacre du printemps&quot; (1913) de Stravinsky (1882-1971) qui débute avec des interprètes assis et des solistes qui se lèvent à tour de rôle de leur chaise pour effectuer des mouvements très souples et amples. Les corps se plient dans une longue courbure de la tête aux pieds, faisant toucher le sol par la paume des mains pour lever la jambe au travers de bascules avec la tête qui se plie à la renverse. Cela donne à la chorégraphie un double aspect mouvant et fixe. De grands écarts sont effectués avec l'aide des bras qui montent haut pour ensuite redescendre aussi bas de façon très rapide, donnant une allure aussi gracieuse que souple.       <br />
              <br />
       Autre tempo et autre rythme. Ça saute et ça se déhanche, les interprètes étant dans une dynamique où la gestuelle devient vive et tranchée. À tour de rôle, chacun joue d'expressions faciales, parfois avec un habit comme celui d'une capuche pour l'un d'entre eux. Derrière, l'orchestre bat sa mesure et se mêle avec beaucoup d'harmonie à la chorégraphie comme pile et face d'une même pièce.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79685496-57665974.jpg?v=1713720104" alt=""Notre Sacre" Slam, danse contemporaine, musique rap et classique dans un quatuor audacieux !" title=""Notre Sacre" Slam, danse contemporaine, musique rap et classique dans un quatuor audacieux !" />
     </div>
     <div>
      Cela se poursuit ensuite en rond allongé, les artistes, dans un déplacement de mille-pattes, changent de position en avançant un à un côté cour vers côté jardin de dos, puis de face côté jardin vers côté cour. Tout est synchronisé sur ces deux postures différentes par rapport au public. Les danseurs font une gestuelle de lancés de bras, les deux mains sur le cœur presque à demi fermées pour ensuite être jetées vers l'avant et revenir vers le tronc. Tout est synchronisé avec des membres inférieurs et supérieurs lancés vers l'avant, les troncs restant immobiles donnant l'impression d'être des phares dans un océan de forces vives.       <br />
              <br />
       Le spectacle est un très joli bouquet artistique audacieux dans ses mariages traditionnel, classique, contemporain et urbain, autant dans la musique que dans les chorégraphies sur un lit de poésie slamée.       <br />
               <br />
       <b>Les représentations se sont déroulées les 12 et 13 avril 2024 à la Philharmonie de Paris.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Notre Sacre"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79685496-57672522.jpg?v=1713775625" alt=""Notre Sacre" Slam, danse contemporaine, musique rap et classique dans un quatuor audacieux !" title=""Notre Sacre" Slam, danse contemporaine, musique rap et classique dans un quatuor audacieux !" />
     </div>
     <div>
      <b>Première partie</b>       <br />
       Béla Bartók : &quot;Melodia&quot;, extrait de la Sonate pour violon solo Sz 117.       <br />
       Bilal ; Abd al Malik : &quot;Près de Kiev, près de Tchernigov&quot;, musique de l'ensemble de flûtes de Pan Koursk.       <br />
       Musique traditionnelle de Russie : &quot;Timonia&quot;, arrangement pour flûtes et hautbois.       <br />
       Bilal ; Abd al Malik : &quot;La Sainte Vierge&quot;.       <br />
       Zoltán Kodály : Adagio, extrait de la Sonate pour violoncelle seul.       <br />
       Mise en récit, rap, slam et chant : Abd al Malik.       <br />
       Création sonore, machines : Bilal.       <br />
       Violon solo : David Grimal.       <br />
       Flûte : Bastien Pelat.       <br />
       Flûte : Adriana Ferreira.       <br />
       Flûte : Julien Vern.       <br />
       Flûte : Vincent Morello i Broseta.       <br />
       Hautbois : Nikhil Sharma.       <br />
       Violoncelle solo : Yan Levionnois.       <br />
       Mise en scène, chorégraphie : Blanca Li.       <br />
       Compagnie Blanca Li, CFA Pietragalla-Derouault, CFA Danse Chant Comédie.       <br />
       Création images : Carco.       <br />
       Costumes : Laurent Mercier.       <br />
       Création lumières : Pascal Laajili.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79685496-57672533.jpg?v=1713775659" alt=""Notre Sacre" Slam, danse contemporaine, musique rap et classique dans un quatuor audacieux !" title=""Notre Sacre" Slam, danse contemporaine, musique rap et classique dans un quatuor audacieux !" />
     </div>
     <div>
      <b>Deuxième partie</b>       <br />
       Igor Stravinski : &quot;Le Sacre du printemps&quot;.       <br />
       Mise en scène et chorégraphie : Blanca Li.       <br />
       Violon, direction musicale : David Grimal.       <br />
       Les Dissonances, Compagnie Blanca Li, CFA Pietragalla-Derouault, CFA Danse Chant Comédie.       <br />
       Création images : Carco       <br />
       Costumes : Laurent Mercier.       <br />
       Création lumières : Pascal Laajili.       <br />
       Durée totale : 1 h 15.       <br />
              <br />
       Philharmonie de Paris, Grande salle Pierre Boulez, Paris 19ᵉ.       <br />
       <a class="link" href="https://philharmoniedeparis.fr/fr/activite/spectacle/26191-notre-sacre" target="_blank">&gt;&gt; philharmoniedeparis.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/79685496-57665952.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Notre-Sacre-Slam-danse-contemporaine-musique-rap-et-classique-dans-un-quatuor-audacieux-_a3886.html</link>
  </item>

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   <title>•Off 2023• Souleymane Diamenka "De la plume et de l'épée" Une performance Poésie Slam qui frôle le firmament</title>
   <pubDate>Tue, 11 Jul 2023 09:15:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2023]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Bordelais d'origine peule, Souleymane Diamanka est né au Sénégal et a commencé sa carrière d'auteur par le rap avant de découvrir le slam. Auteur d'un premier album de slam intitulé "L'Hiver peul" (2007), il a également écrit des recueils de poésies, "Habitants de nulle part, originaires de partout" et "De la plume et de l'épée". Parallèlement, il anime des ateliers d'écriture et d'art oratoire partout dans le monde (Inde, Canada, Afrique, États-Unis, Europe, Madagascar, Haïti, etc.).     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73987700-51459285.jpg?v=1689061440" alt="•Off 2023• Souleymane Diamenka "De la plume et de l'épée" Une performance Poésie Slam qui frôle le firmament" title="•Off 2023• Souleymane Diamenka "De la plume et de l'épée" Une performance Poésie Slam qui frôle le firmament" />
     </div>
     <div>
      Le cinéma lui a également ouvert ses portes en tant qu'auteur de morceaux de la BO du film &quot;Les Visiteurs en Amérique&quot; ou en tant que comédien dans &quot;Case départ&quot;. Il est aussi le personnage principal du documentaire d'Emmanuelle Villard, &quot;Les Enfants d'Hampaté Bâ&quot;. Son travail de poète a très souvent été étudié par des linguistes pour la richesse de ses textes et son style d'écriture marqué.       <br />
                                                              <br />
       Loin, très très loin de ses escapades à travers la planète, c'est en ce moment sur le plateau du Théâtre Au Verbe Fou que vient d'atterrir Souleymane Diamenka. Comment sa directrice, Fabienne Govaerts, femme passionnée par les mots et le verbe, aurait-elle pu ne pas programmer ce spectacle exceptionnel !       <br />
              <br />
       Sur la scène, des boulettes de papier froissé jonchent le sol, une valise à roulettes taguée jouxte un dessin représentant un visage de profil qui est accroché au rideau de fond de scène, des balles blanches forment un cercle, côté cour et, à droite, trône une table d'écriture où un bien mystérieux globe terrestre tourne poétiquement sur lui-même. Un vieux poste de radio et un stylo agrémenté d'une chatoyante plume bleu roi y sont également placés.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73987700-51459298.jpg?v=1689061471" alt="•Off 2023• Souleymane Diamenka "De la plume et de l'épée" Une performance Poésie Slam qui frôle le firmament" title="•Off 2023• Souleymane Diamenka "De la plume et de l'épée" Une performance Poésie Slam qui frôle le firmament" />
     </div>
     <div>
      Avant même l'entrée en scène de l'artiste griot slameur à la carrure imposante et tout de sombre vêtue, le ton est donné pour peu que l'on s'imprègne aussi de ce qui fait déjà le spectacle.       <br />
       Puis un homme apparaît qui semble a priori trancher avec l'ambiance générale du plateau, calme, serein et semblant porter sur ses épaules toute la souffrance du monde.       <br />
              <br />
       Très vite, la parole et le verbe vont prendre place et occuper avec brio l'espace, lui, le griot slameur qui, durant plus d'une heure de spectacle, va nous proposer un voyage ô combien bouleversant, poignant et tellement intense. Au fil des minutes qui passent, Souleymane fait de cette souffrance un monument de poésie contemporaine.       <br />
              <br />
       Brosser le portrait de Souleymane Diamenka, c'est peut-être avant tout mentionner ce qu'il n'est pas. Cet artiste hors pair n'est pas Oxmo Puccino, ni Abd al Malik, ni Grand Corps Malade, ni Gaël Faye, ni l'ensemble des rappeurs slameurs réunis. Il ne leur ressemble pas, car tout en lui frôle les étoiles. Et des étoiles, en l'écoutant, nous en avons plein les yeux et nous les frôlons, nous aussi.       <br />
       Son écriture est une bulle d'oxygène qui nous emporte dès les premières secondes et à l'écouter du haut de sa voix grave et mystérieuse, à le voir, porté par une gestuelle serpentine et si mesurée, le spectateur est bouleversé intérieurement.       <br />
              <br />
       Paradoxalement, il s'agit d'un bouleversement serein et salvateur à nul autre pareil.       <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Ce spectacle n'a pas d'âge, il est celui d'une poésie tellurique : il parle autant de culture hip-hop que de l'origine du Monde, de son père et de James Brown, d'un village Peul, il parle autant d'Amour que de légèreté de l'Être. Il est la parole de tous ceux qui se taisent&quot;,</span> Charlélie Couture.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73987700-51459303.jpg?v=1689061502" alt="•Off 2023• Souleymane Diamenka "De la plume et de l'épée" Une performance Poésie Slam qui frôle le firmament" title="•Off 2023• Souleymane Diamenka "De la plume et de l'épée" Une performance Poésie Slam qui frôle le firmament" />
     </div>
     <div>
      Et quand en l'espace de quelques instants, comme par magie, il nous a tendu une feuille de papier déchirée à la hâte sur laquelle ont été écrits quatre vers, le temps s'est arrêté. Un don inespéré aux allures de bénédiction suave : <span style="font-style:italic">&quot;Que le mot soit perle/Que l'amour se parle/Que la mort s'éloigne/Que la lumière soigne&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Asseyez-vous vous au premier rang et vous aurez peut-être aussi la chance de vivre ça. Souleymane Diamenka saura vous emporter dans un flot de paroles et de mots resplendissants à travers lesquels les maux deviennent des bijoux aux images et métaphores hyperréalistes. Les thèmes évoqués tels l'amitié, le père, les quartiers sensibles, l'Art, l'enseignant &quot;au sixième sens&quot; qui sait découvrir le talent, etc., ne laisseront personne indifférent.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Mon poème ne m'appartient plus. Ce n'est plus qu'un papillon de papier&quot;.       <br />
       &quot;Rencontrer la Poésie et la reprojeter vers la page. C'est la plume du Poète contre l'épée du guerrier. C'est la poudre du barillet. C'est le stylo contre la plaie et le couteau&quot;.</span>       <br />
              <br />
       La tradition de l'oralité coule dans les veines du poète Souleymane, lui qui, à la maison, ne devait pas parler le français,, mais le peule. Une stricte obligation qui de toute évidence a libéré la magie de ses mots français hors les murs et qui les a transformés en perle de cristal…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"De la plume et de l'épée"</b></div>
     <div>
      Texte : Souleymane Diamenka.       <br />
       Mise en scène : Souleymane Diamenka.       <br />
       Scénographie : Souleymane Diamenka.       <br />
       Avec : Souleymane Diamenka.        <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2023•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 6 au 29 Juillet 2023.</span>       <br />
       Tous les jours à 19 h. Relâche le mercredi.       <br />
       Théâtre Au Verbe Fou, 95, rue des Infirmières, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 32 76 02 70.       <br />
       <a class="link" href="https://www.leverbefou.fr/" target="_blank">&gt;&gt; leverbefou.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/73987700-51459285.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2023-Souleymane-Diamenka-De-la-plume-et-de-l-epee-Une-performance-Poesie-Slam-qui-frole-le-firmament_a3661.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>"Itmaragh" Chaos en chœur et en cœur</title>
   <pubDate>Wed, 28 Jul 2021 08:17:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Danse]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le festival "Paris l'été" se déroule du 12 juillet au 1er août dans différents lieux de la capitale. Incursion dans l'un de ses spectacles avec "Itmaragh" où Olivier Dubois, chorégraphe, nous amène jusqu'au Caire avec sept danseurs musiciens chanteurs et un art qui a forgé ses gammes lors de la révolution égyptienne (2011).     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57964100-42867754.jpg?v=1627454602" alt=""Itmaragh" Chaos en chœur et en cœur" title=""Itmaragh" Chaos en chœur et en cœur" />
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      Ils sont sept mais ils auraient pu être dix, vingt, trente et le résultat aurait été le même, car c'est détonnant. Et pourtant l'entrée en matière autour de saluts, de blagues avec le public avant de démarrer les hostilités peut laisser perplexe. Les hostilités ont bien eu lieu sans demi-mesures. C'est d'abord et surtout physique avec un cocktail explosif de théâtre, de musique, de danse, d'humour et de spontanéité. Une spontanéité qui est le &quot;La&quot; de ce spectacle. Il y a un véritable mariage entre les artistes et ce qu'ils sont sur le plateau. Une symbiose totale où les mouvements, la parole et le chant bousculent les repères et dont il est parfois difficile de s'y retrouver au début quand on ignore les origines de ce courant artistique.       <br />
              <br />
       L'histoire entre le Caire et Olivier Dubois dure depuis de nombreuses années, ville où le chorégraphe pose souvent ses valises. Dans cette nouvelle création, il s'immisce dans l'Égypte actuelle, avec cet art qui s'est popularisé après la chute de Moubarak (1928-2020) et qui avait fait ses débuts vers 2006 avec des DJ lors de mariages.
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     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57964100-42867799.jpg?v=1627454640" alt=""Itmaragh" Chaos en chœur et en cœur" title=""Itmaragh" Chaos en chœur et en cœur" />
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      Ses origines viennent du Shaabi et de la musique électronique avec des influences du rap, du grime et du reggaeton. &quot;Mahraganat&quot; signifie &quot;festivals&quot; en arabe. Elle a eu pour terreau la révolution égyptienne de 2011 et a bousculé le cadre culturel du pays. Portée par une jeunesse, elle fut interdite un temps par les autorités égyptiennes pour réussir ensuite à s'imposer.       <br />
              <br />
       Pour Olivier Dubois, c'est une <span style="font-style:italic">&quot;danse du feu, de ce feu qui vous fait rougir le sang, qui effraie tout autant, brûle souvent et toujours vous réchauffe&quot;</span>. La mise en scène est à saluer, car derrière une expression scénique qui semblerait sans contrainte et couler de source se joue une précision à couper au couteau avec des enchaînements très synchronisés. Autant le contact entre les artistes est dans un engagement maîtrisé, autant l'improvisation est motrice, nourrie d'une interaction avec le public.       <br />
              <br />
       Autour de chants, de mouvements sur scène et hors scène, en étant perchés un moment dans un arbre dans une cour, c'est une performance dans laquelle le corps de l'autre est toujours en appui ou contre-appui. Les bras se tendent pour s'agripper, les troncs sont parfois mis en avant et se percutent dans des trajets où les déplacements peuvent tenir lieu de course, presque de fuite en avant. Ces chocs sont parfois presque violents où, dans un début de bagarre joué, les interprètes s'empoignent, se relâchent, s'entourent, se séparent, voire s'emprisonnent avec des câbles.       <br />
              <br />
       Le corps devient ainsi l'instrument d'une expression scénique forte et appuyée qui fait voler en éclat l'équilibre cher à la danse. Tout est en déséquilibre, un déséquilibre qui cherche un appui vers un ailleurs, humain, spatial ou musical, pour trouver une plénitude toujours mouvante qui se fuit pour exister. Le décor est utilisé comme un personnage autour de chaises et de fumigènes et campe un rapport aux planches influençant grandement le jeu et où chacun l'utilise pour marquer son individualité et son rapport avec les autres.
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     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57964100-42867800.jpg?v=1627454693" alt=""Itmaragh" Chaos en chœur et en cœur" title=""Itmaragh" Chaos en chœur et en cœur" />
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      Un va-et-vient entre le &quot;soi&quot; de l'interprète et ses acolytes dessine un lien permanent entre le groupe et la personne, le collectif et l'individu, l'intime et l'extime. Cela s'incarne dans des mises en situation où le comédien, seul ou face aux autres, peut faire corps avec eux comme s'en extirper. Il devient sa propre entité comme un électron libre autour d'un noyau sans pouvoir s'en détacher complètement.       <br />
              <br />
       &quot;Un chaos organisé&quot; comme je l'ai entendu à la fin du spectacle ? Oui, mais avec gaité et fureur joyeuse où le chœur est à l'unisson et déploie une énergie pour interroger l'art dans ses limites et sa revendication créatrice.
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     <div><b>"Itmaragh"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57964100-42867869.jpg?v=1627455263" alt=""Itmaragh" Chaos en chœur et en cœur" title=""Itmaragh" Chaos en chœur et en cœur" />
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      Direction artistique et chorégraphie : Olivier Dubois.       <br />
       Assistant artistique : Cyril Accorsi.       <br />
       Musiciens : Ali elCaptin, ibrahim X, Shobra Elgeneral.       <br />
       Danseurs : Ali Abdelfattah, Mohand Qader, Moustafa Jimmy, Mohamed Toto.       <br />
       Directeur musical : François Caffenne.       <br />
       Compositeur : François Caffenne et Ali elCaptin.       <br />
       Musicien et chanteurs : Ali elCaptin, ibrahim X, Shobra Elgeneral.       <br />
       Régie générale : François Michaudel.       <br />
       Lumières : Emmanuel Gary.       <br />
       Scénographie : Olivier Dubois et Paf atelier.       <br />
       Durée du spectacle : 1 h 10.       <br />
              <br />
       <b>A été représenté à 22 h du 15 au 17 juillet 2021 dans le cadre du festival &quot;Paris l'été&quot;.</b>       <br />
              <br />
       <b>Festival Paris l'été</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 12 juillet au 1er août 2021.</span>       <br />
       <a class="link" href="https://www.parislete.fr/" target="_blank">&gt;&gt; parislete.fr</a>
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   </description>
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