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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
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  <language>fr</language>
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   <title>"À condition d'avoir une table dans un jardin" étrille et dissèque avec un humour sans concession l'héritage colonial et les mœurs ridicules du monde occidental</title>
   <pubDate>Mon, 24 Nov 2025 07:35:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Une table, c'est une table. Une table en bois. Un bois exotique parce que c'est à la mode chez les petits bourgeois de banlieue. D'ailleurs, tous les voisins dans tous leurs jardinets ont la même table ou presque sous l'arbre étriqué qui survit à peine au milieu d'une pelouse qui peine, sous la jolie guirlande électrique qui donne comme un air de guinguette au lopin de terre entouré de mur qui fait la fierté de ce couple de quadra qui veut le meilleur pour ses trois enfants : de l'air, un endroit sûr où s'ébattre, un pavillon chèrement désiré et acquis, et au milieu donc du jardinet, une table qui fait l'envie de tous, une table solide, massive et surtout authentique puisqu'elle a été taillée dans le tronc d'un iroko, un arbre subsaharien, inestimable pour sa qualité, mais victime de la déforestation, hélas.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92729558-64946598.jpg?v=1763743134" alt=""À condition d'avoir une table dans un jardin" étrille et dissèque avec un humour sans concession l'héritage colonial et les mœurs ridicules du monde occidental" title=""À condition d'avoir une table dans un jardin" étrille et dissèque avec un humour sans concession l'héritage colonial et les mœurs ridicules du monde occidental" />
     </div>
     <div>
      Voici donc une toute petite partie du continent africain posée sur le bout de pelouse de Fabienne et Arnaud Parquet (que de bois !) en voie de réalisation du bonheur pavillonnaire à Bougival. Gérard Watkins, auteur et metteur en scène de la pièce, a l'idée de faire surgir de ce bout de continent, un peu à la manière des contes orientaux, une clause. Une clause minuscule quasi magique que le couple a signée dans les conditions générales de vente de cette table en iroko, il y a dix ans jour pour jour. Une clause qui stipule qu'au bout de dix ans, les acheteurs de la table devront accueillir un habitant d'une forêt équatoriale pendant onze nuits et dix jours.       <br />
              <br />
       C'est ainsi que de cette table qui est l'emblème de la réussite admirable de la famille Parquet, dont ils peuvent être fiers, comme de leurs trois bambins nourris au grain, va, on peut dire, surgir Darius Wengue, Bambuti de la République Démocratique du Congo, qui vient réclamer la réalisation de la clause. Et cela va être un bouleversement total de cette cellule familiale si conventionnelle et stéréotypée. Avec deux faits remarquables : primo, en bon citoyen soumis à l'ordre de la société, ils acceptent de réaliser la clause, secundo, ils prennent peur à l'arrivée de cet étranger dans leur maison au point de cacher leurs enfants pour qu'ils ne le voient pas…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92729558-64946601.jpg?v=1763743190" alt=""À condition d'avoir une table dans un jardin" étrille et dissèque avec un humour sans concession l'héritage colonial et les mœurs ridicules du monde occidental" title=""À condition d'avoir une table dans un jardin" étrille et dissèque avec un humour sans concession l'héritage colonial et les mœurs ridicules du monde occidental" />
     </div>
     <div>
      Et pour finir avec les détails de l'histoire, l'hôte attendu, Darius Wengue, du peuple Bambuti (que les premiers colons européens ont appelé Pygmée – information révélée au Parquet), n'est ni en tenue tribale ni n'est petit, mais au contraire grand, habillé d'un costume trois-pièces excellemment taillé et typiquement occidental. Son apparence défie immédiatement tous les préjugés du couple. Sa personnalité également puisque loin de ses ancêtres cueilleurs chasseurs, celui-ci est reporter pour Radio Okapi (radio congolaise) dont le but est d'observer, tel un ethnologue sans préjugés, les mœurs, les coutumes et la culture de ces bourgeois du XXIe siècle installés à Bougival, banlieue de Paris, France.       <br />
              <br />
       Grâce à cette intrigue, Gérard Watkins va inverser en quelque sorte les rôles de colons et de sauvages. Mais il ne réalise pas là un simple effet de miroir, même s'il utilise ce procédé commode et drôle dans quelques scènes, comme lorsque le reporter observe la dentition de Fabienne pour y chercher les milliers d'euros qu'elle y a mis en implants – une image qui renvoie immédiatement à la traite des noirs.       <br />
              <br />
       Son propos est beaucoup plus recherché et fin, tentant de nous faire ressentir non seulement la violence que les colons blancs du XIXe siècle ont infligé aux peuples autochtones d'Afrique et d'ailleurs, ne serait-ce que par l'invasion de l'espace vital que ces peuples ont subie, mais aussi quelque chose qui demande un peu plus de souplesse d'esprit à nos cerveaux formatés, occidentaux et bourgeois, une tentative de donner à comprendre le point de vue de Darius qui ne copie pas les analyses que ferait un colon face à un autre peuple, mais utilise d'autres références culturelles et scientifiques.       <br />
              <br />
       Ce but est pleinement réussi, car il est fait dans une extrême délicatesse, presque dans les silences, rythmé par les interventions radiophoniques hors-scène du reporter et par la juxtaposition de deux temporalités (celle de Fabienne et Arnaud, tendue, et celle de Darius, posée) qui rebondissent l'une sur l'autre au plateau, inventant une troisième temporalité qui met face à face des allongements et des précipités.       <br />
              <br />
       Il reste enfin toute la symbolique qui est à la fois dans le récit et sur scène : celle qui fait que l'arbre abattu pour construire cette table vient demander quelques comptes aux bourgeois de Bougival, comme si l'âme de cette végétation ancestrale vivait encore. Symbole si fort de la nécessité d'ouvrir les yeux sur les dommages faits à la planète, aux humains et à l'histoire par la prétention et l'impunité de l'Occident.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"À condition d'avoir une table dans un jardin"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92729558-64946604.jpg?v=1763743225" alt=""À condition d'avoir une table dans un jardin" étrille et dissèque avec un humour sans concession l'héritage colonial et les mœurs ridicules du monde occidental" title=""À condition d'avoir une table dans un jardin" étrille et dissèque avec un humour sans concession l'héritage colonial et les mœurs ridicules du monde occidental" />
     </div>
     <div>
      Texte : Gérard Watkins.       <br />
       Mise en scène : Gérard Watkins.       <br />
       Avec : Gaël Baron, Julie Denisse, David Gouhier.       <br />
       Collaboration artistique : Lola Roy.       <br />
       Scénographie : Francois Gauthier-Lafaye.       <br />
       Lumières Anne Vaglio       <br />
       Scénographie François Gauthier-Lafaye       <br />
       Son : François Vatin.       <br />
       Régie générale et régie lumière : Julie Bardin.       <br />
       Travail vocal : Jeanne-Sarah Deledicq.       <br />
       Construction décors : Ateliers de La Comédie.       <br />
       Par la Cie Perdita Ensemble.       <br />
       À partir de 15 ans.       <br />
       Durée : 1 h 55.       <br />
       Le texte est publié chez Esse que Éditions.       <br />
              <br />
       <b>A été représenté du 7 au 15 octobre 2025 à La Comédie – CDN, Saint-Étienne (42).</b>       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 4 au 15 février 2026.</span>       <br />
       Lundi au vendredi à 19 h 30, samedi à 17 h et dimanche à 15 h.       <br />
       Théâtre Gérard Philipe - CDN, Salle Delphine Seyrig, Saint-Denis (93).       <br />
       Téléphone : 01 48 13 70 00.       <br />
       <a class="link" href="https://theatregerardphilipe.notre-billetterie.com/billets?spec=1200" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://tgp.theatregerardphilipe.com/" target="_blank">&gt;&gt; tgp.theatregerardphilipe.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/92729558-64946598.jpg</photo:imgsrc>
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   <title>"Grand ReporTERRE #11 : Radio Lapin, Histoires de luttes" Une radio pirate éphémère qui révèle les luttes environnementales et l'omerta qui leur est faite</title>
   <pubDate>Fri, 23 May 2025 11:07:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Voici la 11ᵉ édition de GrandreporTERRE, série de spectacles performances qui parcourent les thématiques fortes de l'actualité en donnant les manettes des projets à un binôme formé d'un journaliste et d'un ou plusieurs artistes. Leurs regards croisés sur ce qui agite nos sociétés parviennent ainsi, après une petite semaine de répétition, à créer ces spectacles impromptus qui sont sortis du four à peine forgé, encore brûlants, souvent incendiaires, toujours percutants.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88743793-62812722.jpg?v=1747991578" alt=""Grand ReporTERRE #11 : Radio Lapin, Histoires de luttes" Une radio pirate éphémère qui révèle les luttes environnementales et l'omerta qui leur est faite" title=""Grand ReporTERRE #11 : Radio Lapin, Histoires de luttes" Une radio pirate éphémère qui révèle les luttes environnementales et l'omerta qui leur est faite" />
     </div>
     <div>
      Radio Lapin s'inscrit totalement dans ce concept. Le sujet de la fournée : l'Histoire des luttes, celles qui soulèvent les résistances populaires que nos sociétés connaissent depuis quelques générations, en particulier celles qui concernent l'écologie, mais pas que. Aux manettes, Antoine Chao, journaliste-reporter radio spécialisé depuis quelques années dans les luttes environnementales pour France Inter, et Alice Vannier et Sacha Ribeiro pour la mise en scène et le jeu.       <br />
              <br />
       La scène représente principalement le studio d'émission d'une radio. Ce sera la Radio Lapin. Titre trouvé en référence à une phrase de Daniel Mermet en évoquant le travail de Howard Zinn : <span style="font-style:italic">&quot;Tant que les lapins n'auront pas d'historiens, l'histoire sera racontée par des chasseurs.&quot;</span> Une évocation surenchérie par l'évocation d'une chanson de Chantal Goya qui reviendra régulièrement dans la mise en scène : <span style="font-style:italic">&quot;Ce matin, un lapin a tué un chasseur, c'était un lapin qui avait un fusil…&quot;</span> Le ton est donné et l'émission de radio peut commencer avec des reportages, des enregistrements et interviews qui relatent tous des événements de luttes sociales qui ont eu lieu depuis plus d'un demi-siècle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88743793-62812725.jpg?v=1747991627" alt=""Grand ReporTERRE #11 : Radio Lapin, Histoires de luttes" Une radio pirate éphémère qui révèle les luttes environnementales et l'omerta qui leur est faite" title=""Grand ReporTERRE #11 : Radio Lapin, Histoires de luttes" Une radio pirate éphémère qui révèle les luttes environnementales et l'omerta qui leur est faite" />
     </div>
     <div>
      Les trois interprètes font ainsi revivre ces luttes, qu'elles soient contemporaines contre les méga-bassines, les déforestations, Notre-Dame des Landes, les pollutions environnementales, mais aussi anciennes, celles des années soixante-dix et quatre-vingt, plus rapidement évoquées. C'est le ton dynamique et d'un joli bordelisme d'une radio pirate qui ordonne le spectacle. Toutes sortes de luttes sont ainsi catapultées soit par la narration, le jeu ou l'insertion d'enregistrements qui proviennent de la collection pléthorique d'Antoine Chao, reporter de longue date pour Radio France dans l'émission &quot;Là-bas si j'y suis&quot; et &quot;Comme un bruit qui court&quot;, puis &quot;C'est bientôt demain&quot;. Une dernière émission que France Inter vient de déprogrammer.       <br />
               <br />
       C'est aussi là, un sujet, et peut-être l'une des principales leçons qu'apporte ce spectacle : l'espèce d'acharnement que les luttes sociales pour l'environnement subissent de la part des pouvoirs, qu'ils soient nationaux ou locaux. Car l'impression globale qui ressort de ces différentes interventions donne bien le ton du bras de fer engagé entre les défenseurs du bien commun qu'est la planète contre les puissants qui veulent l'accaparer en le dégradant.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88743793-62812729.jpg?v=1747991651" alt=""Grand ReporTERRE #11 : Radio Lapin, Histoires de luttes" Une radio pirate éphémère qui révèle les luttes environnementales et l'omerta qui leur est faite" title=""Grand ReporTERRE #11 : Radio Lapin, Histoires de luttes" Une radio pirate éphémère qui révèle les luttes environnementales et l'omerta qui leur est faite" />
     </div>
     <div>
      Pour aller plus loin dans cette idée, il sera aussi question de mettre en lumière ces forces qui s'opposent aux luttes sociales : celles de l'extrême droite qui récupère le symbole féministe fort de Jeanne d'Arc et qui détourne (via Marion Maréchal Le Pen) les pensées d'Antonio Gramsci, philosophe communiste italien emprisonné 11 ans pour ses idées. On y apprend aussi les manœuvres de défiguration de l'histoire organisées par le parc du Puy du Fou, mais aussi par le subventionnement à hauteur de 500 000 euros par la Région Auvergne-Rhône-Alpes sous la direction de Laurent Wauquiez, qui a par ailleurs supprimé cinq millions d'euros aux structures culturelles, d'un spectacle sur l'histoire de France revisitée ou bien plutôt revisitée : &quot;Raconte-moi la France&quot;.       <br />
               <br />
       Bref, ce qui marque et trouble le plus au sortir de ce déferlement d'actions, c'est bien l'organisation silencieuse qui, en face des luttes environnementales ou autres, agit pour circonvenir le plus étroitement possible ces actions et finalement les empêcher.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>       <br />
              <br />
       Vu au Théâtre du Point, Lyon, le 5 mai 2025.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Grand ReporTERRE #11 : Radio Lapin, Histoires de luttes"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88743793-62812741.jpg?v=1747991673" alt=""Grand ReporTERRE #11 : Radio Lapin, Histoires de luttes" Une radio pirate éphémère qui révèle les luttes environnementales et l'omerta qui leur est faite" title=""Grand ReporTERRE #11 : Radio Lapin, Histoires de luttes" Une radio pirate éphémère qui révèle les luttes environnementales et l'omerta qui leur est faite" />
     </div>
     <div>
      Conception et mise en scène de l'actualité : Alice Vannier et Sacha Ribeiro avec le journaliste Antoine Chao.       <br />
       Avec : Antoine Chao, Sacha Ribeiro, Alice Vannier.       <br />
       Collaboration artistique : Angélique Clairand.       <br />
       Scénographie : Benjamin Hautin.       <br />
       Régie lumière : Quentin Chambeaud.       <br />
       Régie générale et son : Marine Iger.       <br />
       Collaboration technique : Thierry Pertière, Christophe Reboul.       <br />
       Production Théâtre du Point du Jour, Lyon.       <br />
       À partir de 14 ans.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       16 juillet 2025 : Festival Contre-courant, CCAS La Barthelasse, Avignon (84).       <br />
       Du 3 au 4 novembre 2025 : Théâtre des Célestins (en coréalisation avec le Théâtre du Point du Jour), Lyon (69).       <br />
       Du 10 au 14 novembre 2025 : Théâtre de la Cité Internationale, Paris.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/88743793-62812722.jpg</photo:imgsrc>
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   <title>•Off 2023• "Y'a brûler et cramer" Une petite forme de trente minutes qui nous invite peut-être à une nouvelle route</title>
   <pubDate>Sun, 23 Jul 2023 09:10:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2023]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Camille, jeune femme cisgenre de trente ans, décide un jour de partir en auto-stop, sans rien dire à personne, son micro à la main, et traverse le territoire franco-belge jusqu'aux Alpes-Maritimes. De voiture en voiture, elle recueille des histoires intimes des conducteurs et conductrices qu'elle rencontre.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74205396-51621311.jpg?v=1690097905" alt="•Off 2023• "Y'a brûler et cramer" Une petite forme de trente minutes qui nous invite peut-être à une nouvelle route" title="•Off 2023• "Y'a brûler et cramer" Une petite forme de trente minutes qui nous invite peut-être à une nouvelle route" />
     </div>
     <div>
      Ses échanges l'aident à se mettre à l'écoute de son propre corps et à se réapproprier le territoire. Elle finit son voyage à Pierrefeu, dernier village au bout de l'A7, et y découvre une pierre tellurique oxydée qui jaillit à la verticale au milieu de la montagne. Brûlée ? Cramée ? Elle interroge les habitants et on lui apprend que, régulièrement, quand les orages grondent, la foudre tombe toujours sur cette pierre, au même endroit. Ce moment sera pour elle une révélation, un coup de foudre, sans retour en arrière…       <br />
              <br />
       En ce lundi 3 juillet dernier, le 57e festival d'Avignon n'en était qu'à ses balbutiements. Moment que nous apprécions tout particulièrement ! Le calme avant la tempête des courses effrénées vers les différents théâtres et les sollicitations diverses, nombreuses et variées que notre activité passionnée nous impose. Une avant-première nous est proposée. Nous sautons sur l'occasion.       <br />
              <br />
       &quot;Y'a brûler et cramer&quot; ! Le titre nous surprend quelque peu, mais en Avignon, depuis le temps que nous y avons déjà passé, nous devrions pourtant ne plus être étonnées de rien… Surtout au Théâtre des Doms, lieu privilégié de la programmation wallonne et bruxelloise et relais pluridisciplinaire des expressions contemporaines belges.       <br />
              <br />
       C'est en extérieur que ce spectacle aura lieu, dans l'espace nommé Garden party (espérons que la canicule n'y aura rien brûlé, ni cramé, et que c'est bien à une représentation théâtrale que nous allons assister…).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74205396-51621312.jpg?v=1690098155" alt="•Off 2023• "Y'a brûler et cramer" Une petite forme de trente minutes qui nous invite peut-être à une nouvelle route" title="•Off 2023• "Y'a brûler et cramer" Une petite forme de trente minutes qui nous invite peut-être à une nouvelle route" />
     </div>
     <div>
      Sur scène, une jeune femme en débardeur noir, baskets de running et short de foot, est assise en bord de plateau et nous regarde intensément nous installer, comme une prémisse à une confidence intime. Ses cheveux bruns remontés en chignon contrastent légèrement avec sa tenue aux allures plutôt masculines. Quoique !       <br />
              <br />
       Cette jeune femme, c'est Camille Freychet, comédienne diplômée de l'ESACT (Conservatoire royal de Liège). Sur le plateau, sa partenaire, Maïa Blondeau, qui s'affaire aux platines, concentrée et active, contraste avec l'apparente placidité de la comédienne qui nous regarde.        <br />
       Serait-ce là aussi le calme avant la tempête ?       <br />
              <br />
       Témoin et monteuse du récit qui va se produire devant nous, Maïa va construire, elle aussi, l'univers fictionnel de la comédienne à partir d'un dispositif analogique : pédale d'effets, table de mixage et feedback, sans compter la radio FM ou MW et des cassettes pour rappeler au public, de façon subtile, le road-movie des voitures fendant les routes.       <br />
              <br />
       Écrite à partir de la propre histoire de Camille Freychet, cette forme courte de trente minutes est un bijou volcanique, brûlant de vérité organique et métaphorique. Camille Freychet est troublante d'émotions incarnées et son jeu particulièrement brillant et vif.       <br />
              <br />
       Les différentes scènes évoquées durant son périple autoroutier défilent sous nos yeux comme dans un film. C'est criant de vérité, hyperréaliste et presque surréaliste. Au Théâtre, cela porte un nom – car rien de plus âpre que les planches, on le sait bien – : c'est le talent. Porté par l'expérience autobiographique – entre déambulations en auto-stop et perte d'un être cher -, ce dernier peut de toute évidence être sublimé.       <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Le jour d'après la mort de mon grand-père, tout a été différent&quot;.</span>       <br />
              <br />
       L'interprétation de Camille Frechey a quelque chose de psychotique dans sa gestuelle, ses prises de paroles dans lesquelles elle interprète les différentes personnes rencontrées lors de son périple, entre voitures individuelles et semi-remorques et, de manière plus globale, dans la totalité de son jeu. C'est en fourmi laborieuse et consciencieuse que la comédienne a récolté de nombreuses informations de terrains et a constitué une large bibliothèque de samples utilisée au plateau afin de rejouer les scènes fictionnalisées.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74205396-51621321.jpg?v=1690098209" alt="•Off 2023• "Y'a brûler et cramer" Une petite forme de trente minutes qui nous invite peut-être à une nouvelle route" title="•Off 2023• "Y'a brûler et cramer" Une petite forme de trente minutes qui nous invite peut-être à une nouvelle route" />
     </div>
     <div>
      Tantôt à bord d'une Alpha Roméo, d'un Hummer SUV, d'une Toyota Yaris, d'un routier, ou encore d'une décapotable, Camille Freychet embarque le public à ses côtés avec brio sur la route de ses retrouvailles, ou plutôt de ses trouvailles émancipatrices.       <br />
              <br />
       Le choix de la forme courte de ce spectacle est-il particulièrement recherché et volontaire ? Peu importe, cela dit, parce que le résultat est là qui en dit très long sur la nécessité, bien souvent, de prendre la poudre d'escampette sans rien dire à personne, pour être seul(e), libre de ses faits et gestes, sans rien devoir à personne qu'à soi-même. Avec un seul but pour tout objectif : savoir qui on est hors de tout code social et des cases à cocher…       <br />
              <br />
       Puisse le grand-père de Camille entrevoir, de là où il est, la portée que sa disparition a pu avoir sur sa petite-fille et en être fier. Très fier ! Il est là, avec nous, avec elle et Maïa sur le plateau de la Garden party des Doms.       <br />
              <br />
       &quot; Y'a brûler et cramer&quot; est une remarquable création dont la force tellurique embarque le public sans commune mesure.       <br />
              <br />
       Merci les filles de la Belgique, du sud de la France ou d'ailleurs pour oser dire et être ce que vous êtes. Le monde est toujours plus beau quand on ose !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Y'a brûler et cramer"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74205396-51621322.jpg?v=1690098234" alt="•Off 2023• "Y'a brûler et cramer" Une petite forme de trente minutes qui nous invite peut-être à une nouvelle route" title="•Off 2023• "Y'a brûler et cramer" Une petite forme de trente minutes qui nous invite peut-être à une nouvelle route" />
     </div>
     <div>
      Écriture collective.       <br />
       Mise en scène : Marie Coyard.       <br />
       Avec : Camille Freychet, comédienne, et        <br />
       Musicienne en direct, conception sonore : Maïa Blondeau.       <br />
       Regard extérieur : Olivia Stainer, dramaturge.       <br />
       Durée : 30 minutes.       <br />
       Dès 14 ans.       <br />
       Cette première création devrait être suivie d'une deuxième forme à laquelle nous espérons pouvoir assister l'an prochain.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2023•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 27 juillet 2023.</span>       <br />
       Tous les jours à 17 h 30. Relâche le mercredi.       <br />
       Théâtre des Doms, en extérieur dans la Garden party, 1, bis rue des Escaliers Sainte-Anne, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 90 14 07 99 ou 06 16 52 55 13.       <br />
       <a class="link" href="https://www.lesdoms.eu/" target="_blank">&gt;&gt; lesdoms.eu</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/74205396-51621311.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2023-Y-a-bruler-et-cramer-Une-petite-forme-de-trente-minutes-qui-nous-invite-peut-etre-a-une-nouvelle-route_a3695.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>•Off 2022• "J'ai si peu parlé ma propre langue" Personne ne peut fuir son cœur. C'est pourquoi il vaut mieux écouter ce qu'il dit*</title>
   <pubDate>Mon, 18 Jul 2022 10:14:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Isabelle Lauriou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2022]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   "J'ai si peu parlé ma propre langue" est une pièce à découvrir à l'Espace Roseau Teinturiers. Le public entre dans une salle climatisée (c'est une nécessité) et le décor qui nous est proposé dévoile un studio de radio. J'adore l'idée ! Ça se passe à Cannes et l'émission ce jour-là est en direct et en public. Rien que ça.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66121791-47038999.jpg?v=1658133426" alt="•Off 2022• "J'ai si peu parlé ma propre langue" Personne ne peut fuir son cœur. C'est pourquoi il vaut mieux écouter ce qu'il dit*" title="•Off 2022• "J'ai si peu parlé ma propre langue" Personne ne peut fuir son cœur. C'est pourquoi il vaut mieux écouter ce qu'il dit*" />
     </div>
     <div>
      La radio est bien nommée : &quot;amicale du soleil&quot;, c'est donc vous dire aussi que le plateau brille. Les comédiennes sont épatantes de vérité. Touchées et emportées.       <br />
              <br />
       Jingle : Émission spéciale : hommage à Carmen Sintès, figure du quartier, qui a quitté par obligation &quot;son&quot; Algérie en 1962, alors âgée de 29 ans. Comme des milliers d'autres. Comme sa meilleure amie présente dans le public qui vit là un moment magique. Parler en direct à la radio. La comédienne aux gros potentiels comiques est d'une justesse implacable.       <br />
              <br />
       Carmen a mis 50 ans à se livrer.       <br />
       Carmen, de son vrai prénom Jeannine, a vraiment existé. C'est là que ce très fort et ce joli spectacle prend aux tripes, car le silence ne peut pas rester endormi toute une vie.       <br />
              <br />
       Même si elle a été réussie, qu'une famille s'est formée, surmontant au début quelques difficultés et que les enfants sont nés. Parler de ce qui a changé le cours d'une existence est nécessaire et indispensable à une &quot;maman&quot; donnée.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66121791-47039000.jpg?v=1658133502" alt="•Off 2022• "J'ai si peu parlé ma propre langue" Personne ne peut fuir son cœur. C'est pourquoi il vaut mieux écouter ce qu'il dit*" title="•Off 2022• "J'ai si peu parlé ma propre langue" Personne ne peut fuir son cœur. C'est pourquoi il vaut mieux écouter ce qu'il dit*" />
     </div>
     <div>
      Oui ! La metteure en scène et autrice - Agnès Renaud - a recueilli de nombreux témoignages provenant notamment de carnets de poésie appartenant à sa mère. Puis, il y a ce voyage retour à Oran en 2017, accompagnée de ses filles, dans le pays que Jeannine a dû quitter.       <br />
              <br />
       De là est né le désir de mettre en lumière le parcours de Jeannine/Carmen qui ressemble à toutes ces fortes et courageuses femmes qui un jour, et encore aujourd'hui, laissent derrière elles un pays qu'elles chérissent.        <br />
       Libérer la parole, dénouer les mots et raconter pour ne jamais oublier.        <br />
              <br />
       Le plateau brille à l'Espace Roseau Teinturiers et je tiens à remercier Agnès Renaud pour &quot;sa mise en lumière de l'Algérie&quot; et la réussite de cette pépite.       <br />
              <br />
       * Paulo Coelho.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"J'ai si peu parlé ma propre langue"</b></div>
     <div>
      Écriture collective.       <br />
       Mise en scène : Agnès Renaud.       <br />
       Avec : Marion Duphil-Barché, Pauline Méreuze, Diane Regneault, Flore Taguiev et la voix de Jeannine Renaud.       <br />
       Scénographie : Claire Gringore.       <br />
       Création Sonore : Jean De Almeida.       <br />
       Lumières : Véronique Hemberger.       <br />
       Costumes : Lou Delville.       <br />
       Régie : Martin Rumeau et Jean-Marc Sabat.       <br />
       Production : Compagnie L’Esprit de la Forge.       <br />
       Théâtre tout public.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2022•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 30 juillet 2022.</span>       <br />
       Tous les jours à 16 h 10, relâche le mardi.       <br />
       Espace Roseau Teinturiers, 45, rue des Teinturiers, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 90 03 28 75.       <br />
       <a class="link" href="https://espaceroseauteinturiers.fr/" target="_blank">&gt;&gt; espaceroseauteinturiers.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/66121791-47038999.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2022-J-ai-si-peu-parle-ma-propre-langue-Personne-ne-peut-fuir-son-coeur-C-est-pourquoi-il-vaut-mieux-ecouter-ce-qu_a3353.html</link>
  </item>

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   <title>Festival Aujourd’hui Musiques "Fake"… Une déambulation dans Perpignan, une balade sonore pour explorer le monde de l'info et de l'intox</title>
   <pubDate>Wed, 10 Nov 2021 09:35:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Festivals]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   L'homme, à la fois mystérieux et bavard, vagabondera le premier jour autour de l'Archipel, îles artistiques imaginées par Jean Nouvel et Brigitte Métra (architectes associés)*, puis le deuxième aux abords de la désaltérante place de la République et le troisième aux alentours de la méridionale et gothique cathédrale, au carrefour des âmes catalanes et voyageuses… Ce vagabond poétique est conteur et explorateur tout comme Peer Gynt qui partit aussi à l'aventure, cheminant entre rêve et réalité. Le narrateur s'en inspire pour démêler le vrai du faux… de notre réalité… Extraire le fake à l'ère des news…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/60151533-44056595.jpg?v=1636535490" alt="Festival Aujourd’hui Musiques "Fake"… Une déambulation dans Perpignan, une balade sonore pour explorer le monde de l'info et de l'intox" title="Festival Aujourd’hui Musiques "Fake"… Une déambulation dans Perpignan, une balade sonore pour explorer le monde de l'info et de l'intox" />
     </div>
     <div>
      Spectacle déambulatoire, performance de rues, &quot;Fake&quot; convoque un conteur (Abbi Patrix), un concepteur compositeur (Wilfried Wendling), des musiciens, pour une exploration d'un nouveau type où le spectateur, équipé d'un casque audio, se laisse emmener, au sens littéral comme virtuel dans une promenade découverte entre vraies et fausses informations.       <br />
              <br />
       Dans ce périple artistique, ce dernier garde toute liberté d'action, plus précisément de mouvements, déambulant dans l'espace proposé au fil de ses envies, de ses inspirations ou guidé par l'histoire, narration sonore, vocale et musicale, composée en direct et diffusée dans le casque et/ou influencé par la vue, le cheminement de l'acteur, Abbi Patrix, interprétant à sa façon &quot;Peer Gynt&quot;, exprimant son ressenti du lieu, posant des questions sur la véracité du réel ou interrogeant le badaud passant.       <br />
              <br />
       Les éléments sonores audibles dans le casque sont superposés, sans apparente cohérence mais peuvent stimuler ou orienter la perception du spectateur qui fait le choix d'être actif ou passif, ponctuellement ou de manière permanente, redevenant alors un simple observateur.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/60151533-44056596.jpg?v=1636535235" alt="Festival Aujourd’hui Musiques "Fake"… Une déambulation dans Perpignan, une balade sonore pour explorer le monde de l'info et de l'intox" title="Festival Aujourd’hui Musiques "Fake"… Une déambulation dans Perpignan, une balade sonore pour explorer le monde de l'info et de l'intox" />
     </div>
     <div>
      Si l'écriture narrative et scénique peut paraître anarchique, décousu au premier abord, il n'en est rien. Pour la &quot;première&quot; à laquelle nous avions assisté, Abbix Patrix circulait dans les différents espaces et niveaux du Forum des Halles à Paris, sous la couverture protectrice de la Canopée. Équipé d'un micro et d'un casque, il posait des questions aux passants sur le lieu, l'endroit où il se trouvait. Les réponses pouvaient alors être intéressantes… ou pas. Puis, ce fut sur les passerelles, coursives, escalators et sous les verrières de la gare de l'Est, tous les jeudis d'octobre 2019, que la déambulation eut lieu, à la rencontre de voyageurs ou de badauds, interrogeant, interpellant et… contant !       <br />
              <br />
       La conception sonore est une superposition de voix, de sons, de séquences musicales, d'extraits radiophoniques (France Info… l'info vraie !)… Avec l'incursion sporadique de notes, de séquences rythmiques. Pas de ligne mélodique réellement, mais un assemblage, une composition de sons inventés/inventifs pouvant paraître disparate, mais ayant leur propre logique, comme des impros ludiques, musique contemporaine où viennent s'insérer les narrations réelles naissant de &quot;micros trottoirs&quot; ou fictives… émergeant du texte d'Ibsen.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/60151533-44056597.jpg?v=1570688736" alt="Festival Aujourd’hui Musiques "Fake"… Une déambulation dans Perpignan, une balade sonore pour explorer le monde de l'info et de l'intox" title="Festival Aujourd’hui Musiques "Fake"… Une déambulation dans Perpignan, une balade sonore pour explorer le monde de l'info et de l'intox" />
     </div>
     <div>
      Le concept, expérience électro-contée sous casques audio et en interaction avec un lieu public, a été imaginé par Wilfried Wendling, directeur de La Muse en Circuit, centre national de création musicale, et Abbi Patrix, conteur, tous deux à la fois passionné par le personnage de Peer Gynt - menteur en quête de son identité, des trolls et de l'amour - et par la place que tiennent aujourd'hui les médias dans notre société… vecteurs menés par des vertueux comme des mythos… distillant tant les infos que les infox.       <br />
              <br />
       Cette performance, construite sur l'imaginaire de l'espace public et sur les préoccupations actuelles dues à la circulation effrénée d'informations venant de canaux exempts de contrôle - d'une cruelle et de plus en plus déconcertante actualité - et de la non-vérification, non-validation de leur véracité - poisons plus que dangereux -, vaut le coup d'être vécu, et nous l'espérons pourra se propager, se jouer encore de nombreuses fois (comme ce week-end à Perpignan), ayant l'avantage non négligeable de s'adapter à tous les environnements… urbains ou pas, privés ou publics !       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Spectacle vu en 2019 à sa création au Forum des Halles à Paris.</span>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">*Le Théâtre de l'Archipel a été réalisé par les cabinets d'architectes associés de Jean Nouvel et Brigitte Métra en collaboration avec dUCKS scéno pour la scénographie de la grande salle et de Kahle Acoustics pour les études acoustiques.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Fake - Tout est faux, tout est fou"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/60151533-44056598.jpg?v=1570689027" alt="Festival Aujourd’hui Musiques "Fake"… Une déambulation dans Perpignan, une balade sonore pour explorer le monde de l'info et de l'intox" title="Festival Aujourd’hui Musiques "Fake"… Une déambulation dans Perpignan, une balade sonore pour explorer le monde de l'info et de l'intox" />
     </div>
     <div>
      Conception et musique électronique live : Wilfried Wendling.       <br />
       Conteur : Abbi Patrix.       <br />
       Percussionniste : Linda Edsjö.       <br />
       Voix-iréelles : Anne Alvaro.       <br />
       Ingénieurs du son : Camille Lézer et Franck Gélie.       <br />
       Régie : Geoffrey Dugas.       <br />
       Production déléguée : La Muse en Circuit, Centre national de création musicale.       <br />
       Coproduction : La Compagnie du Cercle, direction Abbi Patrix, Lieux publics - Centre national de création en espace public.       <br />
       Durée : environ 1 h.       <br />
              <br />
       <b>Artistes invités :</b>       <br />
       Vendredi 12 novembre : Séverine Ballon, violoncelliste et compositrice.       <br />
       Dimanche 14 novembre : Maguelone Vidal, compositrice, metteuse en scène, musicienne et performeuse.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/60151533-44056599.jpg?v=1570690071" alt="Festival Aujourd’hui Musiques "Fake"… Une déambulation dans Perpignan, une balade sonore pour explorer le monde de l'info et de l'intox" title="Festival Aujourd’hui Musiques "Fake"… Une déambulation dans Perpignan, une balade sonore pour explorer le monde de l'info et de l'intox" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 12 au 14 novembre 2021.</span>       <br />
       Gratuit sur inscription à la <a class="link" href="javascript:protected_mail('billetterie@theatredelarchipel.org')" >billetterie.</a>       <br />
       Rendez-vous 30 minutes avant le départ pour l'équipement.       <br />
       Vendredi 12 novembre : 18 h 30, Itinéraire autour de l'Archipel.       <br />
       Samedi 13 novembre : 10 h 30 Itinéraire autour de la Place République.       <br />
       Dimanche 14 novembre : 10 h 30 Itinéraire autour de la Cathédrale.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>Festival Aujourd’hui Musiques,       <br />
       création sonore et visuelle.</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 12 au 21 novembre 2021.</span>       <br />
       L'Archipel - Scène nationale,       <br />
       avenue du Général Leclerc, Perpignan (66).       <br />
       Réservation :       <br />
       >> 04 68 62 62 00.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredelarchipel.org/aujourdhui-musiques" target="_blank">>> aujourdhuimusiques.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/60151533-44056595.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Festival-Aujourd-hui-Musiques-Fake-Une-deambulation-dans-Perpignan-une-balade-sonore-pour-explorer-le-monde-de-l-info_a3098.html</link>
  </item>

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