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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-08-09T09:40:55+02:00</dc:date>
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   <title>•Off 2026• "93" Quand la philosophie hugolienne inspire et revit de façon fulgurante</title>
   <pubDate>Wed, 10 Jun 2026 07:15:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2026]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   20 octobre 2093. Lanténac a débarqué en Bretagne. Robespierre somme Cimourdain et Gauvin de le retrouver afin d'écraser les derniers Républicains en rébellion. Mais Cimourdain et Gauvain ont été liés(es) par un amour passé et, désormais, leur vision du monde les oppose ! Entre guerre civile, surveillance orwellienne et chaos, la France est face à son destin et doit trancher. La Révolution n'est pas morte, mais va-t-elle sauver le monde ou laisser sur ses pas des traces indélébiles ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96910513-67547128.jpg?v=1781018390" alt="•Off 2026• "93" Quand la philosophie hugolienne inspire et revit de façon fulgurante" title="•Off 2026• "93" Quand la philosophie hugolienne inspire et revit de façon fulgurante" />
     </div>
     <div>
      Écrit au lendemain de la Commune, &quot;93&quot; est le dernier roman de Victor Hugo qui se déroule pendant la Terreur révolutionnaire et les guerres de Vendée. Longtemps porté en lui avant d'être publié, c'est un testament politique qui dépeint la terrible année 1793, et qui révèle un entrelacement du bien et du mal de façon très nette autour de la question de la Révolution française et, surtout, de sa légitimité.       <br />
              <br />
       Quelle est-elle au juste cette Révolution ? Que s'est-il passé pour que la France en soit arrivée là ? Par qui et par quel geste, quel jour et à quel endroit s'est passée &quot;La&quot; chose première pour que se rejouent encore les gestes de la douleur ?       <br />
              <br />
       Autant de questions que ce roman monumental de Victor Hugo soulève et qui, de toute évidence, a largement inspiré la Compagnie les Fouillons créée en 2022 par Sylvain Bastonero. Une compagnie qui <span style="font-style:italic">&quot;creuse le réel pour en faire surgir des histoires engagées et profondément humaines&quot;</span>. L'humain. Encore et toujours. Cette entité majeure qui manipule à tout jamais les ficelles du monde, moteur du devenir historique, animal politique façonnant la cité ou encore artisan du devenir collectif.       <br />
              <br />
       Et c'est bien ce dont il s'agit, ici, dans cette création 2026 de la Compagnie les Fouillons adaptée et mise en scène par Sylvain Bastonero. La place accordée aux rouages et autres méandres humains, pour le moins tumultueux, y est grandement convoquée. On ne voit que lui, à bien y regarder, quand bien même, on fermerait un œil. Bien que fermer un œil ou s'assoupir durant cette adaptation est impossible, tant les six comédiens et comédiennes incarnent leur personnage de façon remarquablement incarnée et investie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96910513-67547138.jpg?v=1781018436" alt="•Off 2026• "93" Quand la philosophie hugolienne inspire et revit de façon fulgurante" title="•Off 2026• "93" Quand la philosophie hugolienne inspire et revit de façon fulgurante" />
     </div>
     <div>
      Amoureux de Victor Hugo et de la Révolution, Sylvain Bastonero a choisi une structure circulaire pour cette adaptation : le spectacle commençant par une scène presque finale et le reste de la pièce s'ensuivant et visant à en expliquer les causes.       <br />
              <br />
       Généralement, ceci fonctionne plutôt bien au théâtre. Ici, d'autant plus, parce que cette scène est d'une force et d'une intensité explosives qui réveille le spectateur le plus accablé par la chaleur ambiante, ou autres causes diverses. D'emblée, le public est happé par le propos préliminaire ainsi que par toute la pièce, la distribution des trois comédiennes et des trois comédiens fonctionnant remarquablement bien.       <br />
              <br />
       Orianne Dumeny, incarnant distinctement les personnages de Michelle et Robespierre, aborde ses deux personnages avec grande justesse et professionnalisme. Charlotte Orsini, dans ceux de Marat et Gauvin également. Son interprétation de Marat est particulièrement troublante. Alexis Tran est un Cimourdain d'une crédibilité sans failles, tout comme Thaïs Laurent dans celui de Gauvin. Samuel Hucault n'est pas en reste dans son interprétation de Lanténac et Clément Pronost, endossant plusieurs rôles, apporte au jeu de ses partenaires une crédibilité fluide et efficace.       <br />
              <br />
       La mise en scène de Sylvain Bastonero, avant-gardiste et immersive, secondé par Julie Rouxel à la direction artistique, est taillée au cordeau et ne laisse rien au hasard. Elle est efficace, captivante, oppressante, anxiogène. Les lumières sombres d'Ylan Thanos conjuguées aux élégants costumes rouges ou noirs imaginés par Lucie Melin et Lylou Jacquetet soulignent aussi l'efficacité du dispositif.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96910513-67547139.jpg?v=1781018458" alt="•Off 2026• "93" Quand la philosophie hugolienne inspire et revit de façon fulgurante" title="•Off 2026• "93" Quand la philosophie hugolienne inspire et revit de façon fulgurante" />
     </div>
     <div>
      À certains moments de la pièce, la proximité immersive des comédiens vers le public renforce le propos de la pièce et immerge doublement le spectateur qui perçoit encore davantage l'adaptation de Sylvain Bastonero : <span style="font-style:italic">&quot;La Révolution n'est pas morte. Elle a juste changé de visage et réclame toujours du sang&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Entre fracture de notre société française, affrontement idéologique, désordre international, guerre en Ukraine, Liban fracassé, un Poutine autocrate et néo-impérialiste, le Soudan et sa crise humanitaire ou encore le Congo, &quot;93&quot;, par la Compagnie les Fouillons, est hurlante d'actualité.       <br />
              <br />
       La scène avec la paysanne Michelle Fleichard et son nourrisson apeuré, personnages du peuple soumis à la guerre civile et à la Révolution, est bouleversante et vertigineuse, entre barbarie et soupçon d'humanité.       <br />
              <br />
       Entre conflit moral, compassion humaine, autoritarisme et surveillance exacerbée, &quot;93&quot; de Sylvain Bastonero est un vibrant hommage au &quot;Quatrevingt-treize&quot; de Victor Hugo qui, n'en déplaise à certains, ne se retournera pas dans sa tombe. Bien au contraire.       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"93"</b></div>
     <div>
      D'après le roman "Quatrevingt-treize" de Victor Hugo (1874).       <br />
       Adaptation et mise en scène : Sylvain Bastonero.       <br />
       Avec : Thaïs Laurent, Charlotte Orsini, Alexis Tran, Samuel Hucault, Orianne Dumeny et Clément Pronost.       <br />
       Scénographie : Julie Rouxel.       <br />
       Costumes : Lucie Melain et Lylou Jacquet.       <br />
       Création lumière : Ylan Tanos.       <br />
       Chorégraphies : Orianne Dumeny.       <br />
       Musique : Alexis Tran.       <br />
       Création vidéos : Anhvi Defaux.       <br />
       Par la Compagnie des Fouillons.       <br />
       À partir de 12 ans.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 16 avril au 20 juin 2026.</span>       <br />
       Jeudi au samedi à 21 h 30.       <br />
       À la Folie Théâtre, 6, rue de la Folie Méricourt, Paris 11ᵉ.       <br />
       Téléphone : 01 43 55 14 80.       <br />
       <a class="link" href="https://alafolietheatre.placeminute.com/event/classique/93,45292.html" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://folietheatre.com" target="_blank">>> folietheatre.com</a>       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2026•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 4 au 25 juillet 2026.</span>       <br />
       Tous les jours à 17 h 55. Relâche le mercredi.       <br />
       Théâtre de l'Adresse, 2, avenue de la Trillade, Avignon.       <br />
       Réservation : 04 65 81 17 85.       <br />
       <a class="link" href="https://billetterie.festik.net/theatre-de-l-adresse/product/93" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://theatredeladresse.com/" target="_blank">>> theatredeladresse.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/96910513-67547128.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2026-93-Quand-la-philosophie-hugolienne-inspire-et-revit-de-facon-fulgurante_a4579.html</link>
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   <title>"1918-1933 : Choc et mensonges"… Suite d'une grande épopée historique où est racontée, entre autres, l'accession au pouvoir des dictatures stalinienne et nazie</title>
   <pubDate>Wed, 15 Apr 2026 08:28:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   C'est une grande fresque historique que propose le Théâtre du Soleil, sous la direction d'Ariane Mnouchkine, qui présente, entre autres, dans cette deuxième époque de "Ici sont les dragons", après la Révolution russe de la première époque, les accessions au pouvoir de Staline et de Hitler. La création se base sur des faits historiques où la part de l'incarnation théâtrale est quelque peu biaisée par des enregistrements audios.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96053313-67014862.jpg?v=1776235015" alt=""1918-1933 : Choc et mensonges"… Suite d'une grande épopée historique où est racontée, entre autres, l'accession au pouvoir des dictatures stalinienne et nazie" title=""1918-1933 : Choc et mensonges"… Suite d'une grande épopée historique où est racontée, entre autres, l'accession au pouvoir des dictatures stalinienne et nazie" />
     </div>
     <div>
      Pour les représentations du samedi, le Théâtre du Soleil propose l'intégrale de &quot;Ici sont les dragons&quot; comprenant deux époques dont nous avions fait un article pour la &quot;Première&quot; intitulée <a class="link" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Ici-sont-les-dragons-Une-odyssee-revolutionnaire-epique-et-historique-_a4117.html" target="_blank">&quot;1917 : La Victoire était entre nos mains&quot;</a>. La deuxième, &quot;1918-1933 : Chocs et mensonges&quot;, s'amorce avec Lénine au pouvoir. Staline s'impose de plus en plus lors de la maladie du leader soviétique, puis à sa mort, il écarte Trotsky et dirige l'URSS. La représentation finit, entre autres, par l'accession au pouvoir de Hitler. Différents autres événements historiques sont traités et la troupe du Soleil montre les coulisses de ceux-ci, la soumission ou le courage des uns et des autres, et le cynisme des politiques.       <br />
              <br />
       Le personnage de la metteure en scène, Cornélia (Dominique Jambert en alternance avec Hélène Cinque), dans sa loge devant et un peu en dessous du plateau avec ses livres et ses carnets, est moins présent dans la deuxième époque que dans la première. Ariane Mnouchkine s'appuie beaucoup plus sur les faits historiques pour construire parfois de bout en bout des scènes, comme le discours de Léon Blum lors du congrès de Tours (1920).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96053313-67014896.jpg?v=1776235055" alt=""1918-1933 : Choc et mensonges"… Suite d'une grande épopée historique où est racontée, entre autres, l'accession au pouvoir des dictatures stalinienne et nazie" title=""1918-1933 : Choc et mensonges"… Suite d'une grande épopée historique où est racontée, entre autres, l'accession au pouvoir des dictatures stalinienne et nazie" />
     </div>
     <div>
      Ainsi, l'Histoire s'apparie au théâtre et l'événement à la fable. L'imaginaire dramaturgique est essentiellement axé sur la scénographie qui permet, à chacun, de se représenter le tragique de l'Histoire. La trame est aussi appréhendée dans un fort rapport à l'Ukraine, qu'Ariane Mnouchkine soutient avec le Théâtre du Soleil depuis le début de l'invasion de la Russie. Le parti-pris est montré toutefois un peu trop explicitement, comme si le public ne pouvait pas le comprendre par lui-même.       <br />
              <br />
       Presque tous les acteurs portent un masque et miment des enregistrements audios, les propos tenus étant de temps en temps en français et principalement en russe, ukrainien, allemand ou anglais. Pour quasiment chaque réplique, une traduction est à lire, qui peut être fastidieuse et fait que le jeu théâtral, avec les masques des comédiens qui ne sont pas compensés par un jeu corporel spécifique, manque parfois d'expressivité.       <br />
              <br />
       De très beaux tableaux s'enchaînent cependant, comme celle, entre beaucoup d'autres, de la lecture de la lettre de l'écrivain Mikhaïl Boulgakov qui donne un souffle à la dramaturgie tout autant que le discours de Léon Blum lors du congrès de Tours.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96053313-67014902.jpg?v=1776235089" alt=""1918-1933 : Choc et mensonges"… Suite d'une grande épopée historique où est racontée, entre autres, l'accession au pouvoir des dictatures stalinienne et nazie" title=""1918-1933 : Choc et mensonges"… Suite d'une grande épopée historique où est racontée, entre autres, l'accession au pouvoir des dictatures stalinienne et nazie" />
     </div>
     <div>
      Les ruptures de rythme sont de différents ordres, scandées par les événements, la scénographie faisant place à différents contextes historiques. Certaines sont musicales, comme pour deux tableaux dans lesquels Clémence Fougea chante, donnant ainsi une respiration, une pause rythmique à la pièce, emmenant la trame dans un autre tempo avec, par exemple, &quot;Chanson de la rose blanche&quot;.       <br />
              <br />
       Trois babayagas (Dominique Lambert en alternance avec Andrea Marchant Fernandez et Judit Jancsó, Aline Borsari, Alice Milléquant) s'inscrivent, dans quatre scènes dédiées, dans un autre type de ruptures basé sur un imaginaire de conte de fées dans des clairs-obscurs où leurs mystères donnent une autre dimension à la création.       <br />
              <br />
       La scénographie découvre de grands espaces permettant une contextualisation des événements dans leur ampleur et leur durée. Elle symbolise aussi une place du pouvoir, vide de toute image du peuple, habitée seulement de ces tyrans, avides de mépris humain, d'espaces et de conquêtes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96053313-67014931.jpg?v=1776235644" alt=""1918-1933 : Choc et mensonges"… Suite d'une grande épopée historique où est racontée, entre autres, l'accession au pouvoir des dictatures stalinienne et nazie" title=""1918-1933 : Choc et mensonges"… Suite d'une grande épopée historique où est racontée, entre autres, l'accession au pouvoir des dictatures stalinienne et nazie" />
     </div>
     <div>
      La frontière entre ce qu'est Cornélia et ce qu'elle représente est parfois dans une zone grise, son rôle fluctuant par deux fois. Metteure en scène, elle semble surprise, un moment, par la trame dramaturgique, comme prise d'incompréhension par le tragique de l'Histoire, comme beaucoup peuvent l'être actuellement dans le contexte géopolitique. Lors du dernier tableau très symbolique, elle rejoint Churchill (Marilou Poujardieu avec la voix de Martin Vaughan Lewis) dans les flots. À ce moment, est-elle toujours metteure en scène ? Ou citoyenne vivant le moment historique ? Ou spectatrice d'une Histoire dont elle essaie en vain d'influer à rebours le destin ? Ou tout simplement est-elle emportée par le tragique de l'Histoire ?       <br />
              <br />
       Le spectacle est très ambitieux et de très belle facture, mais aurait à y gagner en faisant jouer les comédiens, avec leurs masques, dans un jeu vocal et corporel autre, beaucoup plus en lien organique avec ce qu'ils sont et ce qu'ils incarnent.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Ici sont les dragons" </b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96053313-67014932.jpg?v=1776235676" alt=""1918-1933 : Choc et mensonges"… Suite d'une grande épopée historique où est racontée, entre autres, l'accession au pouvoir des dictatures stalinienne et nazie" title=""1918-1933 : Choc et mensonges"… Suite d'une grande épopée historique où est racontée, entre autres, l'accession au pouvoir des dictatures stalinienne et nazie" />
     </div>
     <div>
      <b>(Deuxième époque, 1918-1933 : Chocs et mensonges)</b>       <br />
       Une création collective du Théâtre du Soleil en harmonie avec Hélène Cixous.       <br />
       Dirigée par Ariane Mnouchkine.       <br />
       Comédiens : Hélène Cinque, Dominique Jambert, Mitia Zloto, Aline Borsari, Alice Milléquant, Seear Kohi, Andréa Marchant Fernandez, Anna Kuzina, Andréa Formantel Riquelme, Agustin Letelier, Élise Salmon, Ève Doe-Bruce, Vincent Mangado, Victor Gazeau, Judit Jancsó, Pamela Marin Munoz, Vincent Martin, Nolan Berruyer, Vijayan Panikkaveettil, Jean Schabel, Shaghayegh Beheshti, Xevi Ribas, Duccio Bellugi-Vannuccini, Ariane Hime, Maurice Durozier, Astrid Grant, Elise Salmon, Marilou Poujardieu, Tomaz Nogueira da Gama, Clémence Fougea, Ya-Hui.       <br />
       Voix : Ira Verbitskaya, Clémence Fougea, Reiichi Sato, Charlotte Krenz, Amoto Taniguchi, Egor Morozov, Judit Jancsó, Iori Onoguchi, Ira Verbitskaya, Martin Vaughan Lewis, Brontis Jodorowsky, Maurice Durozier, Sacha Bourdo, Arman Saribekyan, Artem Bannikov, Artem Tokmakov, Rei Ichi Sato, Hao-Yang Wu, Rainer Sievert, Alexandre Zloto, Vincent Mangado, Ciaran Creswell, Philip Weissert, Johannes Oliver Hamm, Sacha Bourdo, David Stanley, Vincent Martin, Yuriy Zavalnyouk, Hanna Kuzina.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96053313-67014944.jpg?v=1776235708" alt=""1918-1933 : Choc et mensonges"… Suite d'une grande épopée historique où est racontée, entre autres, l'accession au pouvoir des dictatures stalinienne et nazie" title=""1918-1933 : Choc et mensonges"… Suite d'une grande épopée historique où est racontée, entre autres, l'accession au pouvoir des dictatures stalinienne et nazie" />
     </div>
     <div>
      Musique composée par Clémence Fougea et jouée à chaque représentation avec Ya-Hui Liang.       <br />
       Durée du spectacle : 2 h 45 avec l'entracte pour la Première Époque, 3 h 10 avec entracte pour la Deuxième Époque (les jours d'intégrale il y aura 1 h de pause entre les deux époques).       <br />
       Pour rappel : la &quot;Deuxième Époque 1918-1933, Choc et mensonges&quot; a été créée le 12 mars 2026 ; la &quot;Première Époque 1917 : La Victoire était entre nos mains&quot;, quant à elle, le 27 novembre 2024.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 12 mars au 31 mai 2026.</span>       <br />
       Deuxième Époque : mercredi et jeudi à 19 h 30, dimanche à 14 h.       <br />
       Alternance Première et Deuxième Époque : vendredi à 19 h 30.       <br />
       Intégrale : samedi à 14 h sauf 2, 9 et 23 mai, deuxième époque.       <br />
       Relâches exceptionnelles 28, 29 avril et 1ᵉʳ mai.       <br />
       Théâtre du Soleil, La Cartoucherie, 2, route du Champ de Manœuvre, Paris 12ᵉ.       <br />
       Téléphone : 01 43 74 24 08.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatreonline.com/Spectacle/Ici-sont-les-dragons-Deuxieme-epoque/96000" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://theatre-du-soleil.fr/fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-du-soleil.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/1918-1933-Choc-et-mensonges-Suite-d-une-grande-epopee-historique-ou-est-racontee-entre-autres-l-accession-au-pouvoir_a4531.html</link>
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   <title>"Rien n'a jamais empêché l'histoire de bifurquer" Appel révolutionnaire poétique et acéré pour la douceur du monde et contre les extrêmes</title>
   <pubDate>Wed, 04 Mar 2026 18:46:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   De cet inédit de Virginie Despentes, la mise en scène d'Anne Conti, avec la complicité de Phia Ménard, en fait une superbe seule-en-scène qu'elle incarne, à la croisée de la musique et de la poésie qui appelle au réveil contre tout extrémisme afin d'opérer une révolution avec douceur.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95066656-66588789.jpg?v=1772560097" alt=""Rien n'a jamais empêché l'histoire de bifurquer" Appel révolutionnaire poétique et acéré pour la douceur du monde et contre les extrêmes" title=""Rien n'a jamais empêché l'histoire de bifurquer" Appel révolutionnaire poétique et acéré pour la douceur du monde et contre les extrêmes" />
     </div>
     <div>
      Des projecteurs sur le public cachent la scène avant le démarrage de la représentation. À son entame, les lumières éclairent le plateau où apparaissent, côté jardin, deux musiciens que sont le percussionniste Vincent Le Noan et le violoncelliste et guitariste Rémy Chatton.        <br />
              <br />
       Au centre de la scène, dos au public, est assise derrière un mur blanc détruit, la protagoniste (Anne Conti). Sauf les musiciens, c'est une seule-en-scène. Durant tout le spectacle, le jeu d'Anne Conti est à la fois très physique et très vocal. Elle chante d'une belle voix à trois reprises, accompagnée par le guitariste Rémy Chatton pour l'une d'entre elles.       <br />
              <br />
       Qui est ce personnage ? L'auteure ? La metteure en scène et comédienne ? Nous ? Vous ? Moi ? Toi ? Tout ensemble à la fois, car n'importe qui, du moins hors ceux épousant des idées racistes et extrémistes, peut se reconnaître dans les propos de Virginie Despentes qui se prête volontiers à ce type de spectacle en solo.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95066656-66588796.jpg?v=1772560148" alt=""Rien n'a jamais empêché l'histoire de bifurquer" Appel révolutionnaire poétique et acéré pour la douceur du monde et contre les extrêmes" title=""Rien n'a jamais empêché l'histoire de bifurquer" Appel révolutionnaire poétique et acéré pour la douceur du monde et contre les extrêmes" />
     </div>
     <div>
      La musique propose différents rythmes. Elle apporte une couleur et un accent particuliers en créant plusieurs ambiances qui sont rythmées par les percussions, accompagnées par la guitare qui est souvent mélodique. Elle est une dynamique composée de temps forts et de silences, en décentrant le texte de Virginie Despentes dans une atmosphère et un contexte qui oscillent entre gravité, réflexions et pointes acérées. Ce décentrement le met en exergue aussi bien au travers du chant que d'une oralité à la fois incarnée et sobre. Le large timbre vocal d'Anne Conti crée des inflexions autant déclaratives que confidentielles, autant graves que solennelles. Sa tessiture est comme un baromètre qui aurait prise sur le ciel en le faisant osciller entre pluie et soleil, tonnerre et brise, orage et éclaircie.       <br />
              <br />
       Le buste droit, le corps quelques fois de biais, souvent debout, parfois allongé, la protagoniste est principalement face au public en ayant des moments de réflexion où elle se remémore sa jeunesse, avec ses espoirs et ses envies révolutionnaires. Ciselé dans un verbe fort et rugueux aux envolées lyriques, &quot;Rien n'a jamais empêché l'histoire de bifurquer&quot; est comme une plage de sable chaud avec ses rochers dans laquelle les tourments politiques viennent briser leurs courants en déposant leurs écumes. De ceux-ci, l'autrice en fait un matériau où elle délivre ses réflexions et un cri d'alerte.       <br />
              <br />
       La symbolique du mur détruit représente un monde dévasté, dont le constat d'échec des politiques amène à devoir le reconstruire. Ce champ de ruines représente avant tout celui du résultat d'idées mortifères du rejet et de la peur de l'autre, du sexisme et du masculinisme, du monde avec sa furie xénophobe et raciste qui sème ses mauvaises graines dans trop de discours et de postures politiques actuels. Bref, l'extrémisme s'habille de ses habits mortuaires, flanqué de ses mocassins, de son col blanc ou de son tailleur, pour donner un semblant urbain et policé à des idées courtes, rances… et marchant à cloche-pied vers une crevasse.       <br />
              <br />
       La protagoniste s'emploie à commencer à reconstruire ce mur en y déposant des bancs de pierre en avant-scène et en y vissant quelques panneaux blancs déchiquetés, étalés au sol, faisant écho au texte salvateur de Virginie Despentes. Anne Conti l'incarne autant vocalement que corporellement. Elle en fait vivre les phrases, les mots, la ponctuation et les silences. Il vit, parle, hurle, sue, respire, tousse, éternue et gronde.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95066656-66588806.jpg?v=1772560343" alt=""Rien n'a jamais empêché l'histoire de bifurquer" Appel révolutionnaire poétique et acéré pour la douceur du monde et contre les extrêmes" title=""Rien n'a jamais empêché l'histoire de bifurquer" Appel révolutionnaire poétique et acéré pour la douceur du monde et contre les extrêmes" />
     </div>
     <div>
      L'inédit de l'écrivaine est puissant dans son propos, dans ses interpellations et dans ses questionnements. Elle l'a écrit et lu lors d'un séminaire le 16 octobre 2020 organisé par le philosophe Paul B. Preciado et intitulé &quot;Corps révolutionnaire&quot;. Cet écrit est une caisse de résonance de ce que nous vivons aujourd'hui. Il combat les violences du capitalisme, du colonialisme, du patriarcat, du racisme et de l'homophobie. L'auteure appelle à une révolution qu'elle souhaiterait douce, douceur qui manque dans l'espace public, et qui n'existe, de ce qu'elle dit, que dans un cadre privé.       <br />
              <br />
       C'est un appel au réveil, à la révolte dans une société dont les repères deviennent de plus en plus extrémistes, c'est-à-dire racistes, où l'étranger, celui qui ne ressemble pas au modèle fantasmé d'être un mâle blanc et &quot;pur&quot; de toute hybridation, est exclu, car, avec une énumération sans priorité, une femme, un homosexuel, une lesbienne, un noir, un arabe, un jaune, un gris, un rouge, un roux, un chauve ou un blanc un peu trop halé ne peuvent exister pour ce qu'ils sont. Bref, un combat long et sans pause à mener sans ambiguïté.       <br />
              <br />
       C'est un très beau spectacle où la poésie, la musique et le chant se rejoignent pour porter un message de révolte bienvenu et bienheureux contre tout extrémisme. Responsabilité de chacun, que cela advienne au plus vite.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Rien n'a jamais empêché l'histoire de bifurquer"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95066656-66588822.jpg?v=1772560380" alt=""Rien n'a jamais empêché l'histoire de bifurquer" Appel révolutionnaire poétique et acéré pour la douceur du monde et contre les extrêmes" title=""Rien n'a jamais empêché l'histoire de bifurquer" Appel révolutionnaire poétique et acéré pour la douceur du monde et contre les extrêmes" />
     </div>
     <div>
      Texte : Virginie Despentes       <br />
       Mise en scène et scénographie : Anne Conti, avec la complicité de Phia Ménard.       <br />
       Assistante mise en scène : Isabelle Richard.       <br />
       Avec : Anne Conti, Rémy Chatton (violoncelle, guitare) et Vincent Le Noan (percussions).       <br />
       Conseillère dramaturgique : Géraldine Serbourdin.       <br />
       Création musicale et sonore : Rémy Chatton et Vincent Le Noan.       <br />
       Création peinture et vidéo : Cléo Sarrazin.       <br />
       Création et régie son : Phédric Potier.       <br />
       Création lumière : Laurent Fallot.       <br />
       Création costumes : Léa Drouault.       <br />
       Constructions : Paul Étienne Voreux.       <br />
       Patines décor : Frédérique Bertrand.       <br />
       Régie Lumière-vidéo : Caroline Carliez.       <br />
       Production : In Extremis.       <br />
       Tout public à partir de 14 ans.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <b>A été représenté du 10 au 21 février 2026 au Théâtre 14, Paris 14ᵉ .</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">13 au 19 mars 2026 :</span> Théâtre Garonne, Toulouse (31).       <br />
       26 au 26 mars 2026 : Le Théâtre - Scène nationale, Mâcon (71).       <br />
       5 au 6 mai 2026 : La Passerelle, Saint-Brieuc (22). 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95066656-66588846.jpg?v=1772560601" alt=""Rien n'a jamais empêché l'histoire de bifurquer" Appel révolutionnaire poétique et acéré pour la douceur du monde et contre les extrêmes" title=""Rien n'a jamais empêché l'histoire de bifurquer" Appel révolutionnaire poétique et acéré pour la douceur du monde et contre les extrêmes" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/95066656-66588789.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Rien-n-a-jamais-empeche-l-histoire-de-bifurquer-Appel-revolutionnaire-poetique-et-acere-pour-la-douceur-du-monde-et_a4492.html</link>
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   <title>"Le Cercle de craie caucasien"… un grand classique dans une vision cinématographique !</title>
   <pubDate>Tue, 10 Feb 2026 12:46:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Rejouer un classique est toujours un pari. Pour une pièce de Brecht, peut-être encore plus, car sa conception et son apport au théâtre ont influencé nombre de metteurs en scène et d'auteurs. Dans "Le Cercle de craie caucasien", Demarcy-Mota en propose une lecture presque cinématographique, appuyée par une superbe scénographie de Natacha Le Guen de Kerneizon.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94253235-65748460.jpg?v=1770725050" alt=""Le Cercle de craie caucasien"… un grand classique dans une vision cinématographique !" title=""Le Cercle de craie caucasien"… un grand classique dans une vision cinématographique !" />
     </div>
     <div>
      Noir éclairé uniquement sur les personnages disposés sur tout le plateau. À tour de rôle, des protagonistes lancent chacun un propos pour démarrer la fable, celle d'une guerre ouverte entre la Géorgie et la Perse. Elle se déroule dans différents lieux, dans différentes situations, à différents moments qui sont à chaque fois des événements, chacun dans une scénographie propre.       <br />
              <br />
       La scénographie de Natacha Le Guen de Kerneizon est superbe. Les décors sont souvent plongés dans une semi-obscurité avec des tableaux essentiellement d'extérieur. Ce qui est intéressant dans la mise en scène d'Emmanuel Demarcy-Mota est cet aspect presque cinématographique qui est décliné autant dans les décors que dans les personnages, avec un jeu rythmé par des tableaux qui basculent en temps forts dramaturgiques et en ruptures.       <br />
              <br />
       La trame s'échelonne dans des configurations autant temporelles, sociales que politiques avec en figures de proue Groucha Vachnadzé (Élodie Bouchez), Natella Abaschvili (Marie-France Alvarez), la femme du gouverneur et le juge Azdak (Valérie Dashwood). D'un côté, le courage et la maternité, de l'autre l'honnêteté fantasque et courageuse, au milieu l'égoïsme. Emmanuel Demarcy-Mota les décline dans des styles de jeu dessinant une figure résignée, mais très combative pour Groucha Vachnadzé, émotive pour Natella Abaschvili et à la fois révoltée, mordante et juste pour le juge Azdak.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94253235-65748462.jpg?v=1770725095" alt=""Le Cercle de craie caucasien"… un grand classique dans une vision cinématographique !" title=""Le Cercle de craie caucasien"… un grand classique dans une vision cinématographique !" />
     </div>
     <div>
      Nous sommes dans une découpe à la fois historique et intime avec Groucha Vachnadzé et un enfant, Michel Abaschvili (Ilona Astoul), qui n'est pas le sien, mais celui de la femme du gouverneur, dont ce dernier a été assassiné, et qui s'est enfui en laissant son fils. Groucha Vachnadzé essaie de fuir la guerre, les soldats et leur cruauté en protégeant l'enfant des événements et, à de multiples reprises, d'une mort presque certaine, car celui-ci est victime d'une chasse des soldats révolutionnaires qui portent un masque de visage au plus près de leur figure.       <br />
              <br />
       Des protagonistes descendent un moment du public, non pour être proches de lui, mais pour simuler une étendue géographique après un long périple. La proximité est fictive, car théâtrale. Elle est la lame de fond qui donne à la mise en scène un accent où ce qui se joue semble faire partie d'une fable des temps anciens tout en étant contemporain de nous. D'ailleurs, le motif du cercle de craie, où le juge Azdek demande à Groucha Vachnadzé et Natella Abaschvili de tirer de toute leur force l'enfant chacune de leur côté, afin de dépasser le cercle de craie pour pouvoir le garder, remonte vraisemblablement à une pièce chinoise du XIIIᵉ siècle attribuée à Li Hsing-Tao.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94253235-65748673.jpg?v=1770725274" alt=""Le Cercle de craie caucasien"… un grand classique dans une vision cinématographique !" title=""Le Cercle de craie caucasien"… un grand classique dans une vision cinématographique !" />
     </div>
     <div>
      Le juge Azdak est le seul caractère positif selon Roland Barthes. On y souscrit en ajoutant toutefois que dans la mise en scène d'Emmanuel Demarcy-Mota, il a un aspect presque comique et surtout transgressif par sa posture, ses propos et son maintien face à l'adversité. Son incarnation par Valérie Dashwood brise la glace en créant un autre rythme avec une posture fantasque guidée par la raison, malgré la guerre. La trame est construite entre ce que représente ce juge et ce que Groucha Vachnadzé incarne d'humanité. Sauf pour de rares protagonistes, le reste est emporté par la guerre avec ses us et coutumes carnassiers d'égoïsme, de lâcheté et de mépris de la vie.       <br />
              <br />
       La pièce a quelques élans comiques. Elle est accompagnée par de la musique, parfois par de la guitare jouée sur scène et par des chants générant d'autres dynamiques. La diction est toujours franche, forte et bien lancée, donnant quelques fois une homogénéité vocale avec des élans d'émotions très mesurés sous le sceptre de la raison, à l'exception des exactions guerrières. Ce qui est caractéristique est cette relation des mots et des gestes aux événements, créant, excepté pour le juge Azdak, une distance assumée. Nous ne sommes pas dans la distanciation brechtienne. C'est théâtral, sans excès, les répliques sont à la crête de ce qui est déclamatoire et narratif, comme si les personnages avaient conscience de ce qu'ils incarnaient en mettant une légère distance à ce qu'ils leur arrivent, imprimant ainsi une marque d'intemporalité.       <br />
              <br />
       Ils sont ainsi &quot;spect-acteurs&quot; de ce qu'ils font, un pied dans un destin qui les emporte et un autre dans une fatalité qu'ils acceptent.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Cercle de craie caucasien"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94253235-65748679.jpg?v=1770725304" alt=""Le Cercle de craie caucasien"… un grand classique dans une vision cinématographique !" title=""Le Cercle de craie caucasien"… un grand classique dans une vision cinématographique !" />
     </div>
     <div>
      Création 2026.       <br />
       Texte : Bertolt Brecht.       <br />
       Traduction en français : Georges Proser.       <br />
       Mise en scène : Emmanuel Demarcy-Mota.       <br />
       Collaboration artistique et assistante à la mise en scène : Julie Peigné.       <br />
       Seconde assistante mise en scène : Judith Gottesman.       <br />
       Avec (la Troupe du Théâtre de la Ville) : Élodie Bouchez, Marie-France Alvarez, Ilona Astoul, Céline Carrère, Jauris Casanova, Valérie Dashwood, Philippe Demarle, Edouard Eftimakis, Sandra Faure, Gaëlle Guillou, Sarah Karbasnikoff, Stéphane Krähenbühl, Gérald Maillet, Ludovic Parfait Goma, Jackee Toto.       <br />
       Scénographie : Natacha Le Guen de Kerneizon, assistée de Céline Diez.       <br />
       Costumes : Fanny Brouste, assistée de Lucile Charvet.       <br />
       Lumières : Thomas Falinower, Emmanuel Demarcy-Mota, assistés d'Erwan Emeury.       <br />
       Musique : Arman Méliès.       <br />
       Son : Flavien Gaudon, Victor Koeppel.       <br />
       Maquillage et coiffures : Catherine Nicolas, assistée de Sophie Douchez.       <br />
       Vidéo : Renaud Rubiano, assisté de Yann Philippe.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94253235-65748688.jpg?v=1770725331" alt=""Le Cercle de craie caucasien"… un grand classique dans une vision cinématographique !" title=""Le Cercle de craie caucasien"… un grand classique dans une vision cinématographique !" />
     </div>
     <div>
      Dramaturgie et documentation : François Regnault, Bernardo Haumont.       <br />
       Coaching acteurs : Jean-Pierre Garnier       <br />
       Objets de scène : Erik Jourdil, assisté de Marie Grenier       <br />
       Masques : Bruno Jouvet, assisté de Fanny Grappe       <br />
       Régisseur principal de scène : Romain Cliquot.       <br />
       Durée : 2 h 10.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 28 janvier au 20 février 2026.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h, dimanche 8 février à 15 h.       <br />
       Théâtre de la Ville Sarah Bernhardt, Grande Salle, 2, place du Châtelet, Paris 4ᵉ.       <br />
       Téléphone : 01 42 74 22 77.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredelaville-paris.com/fr/spectacles/saison-25-26/theatre/le-cercle-de-craie-caucasien#calendar" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredelaville-paris.com/fr" target="_blank">&gt;&gt; theatredelaville-paris.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/94253235-65748460.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Cercle-de-craie-caucasien-un-grand-classique-dans-une-vision-cinematographique-_a4475.html</link>
  </item>

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   <title>"Olympe(s)" Redécouvrir les écrits d'Olympe de Gouges pour mieux envisager les combats restant à mener</title>
   <pubDate>Fri, 07 Nov 2025 18:49:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Olympe de Gouges, courtisane, royaliste, puis républicaine, insoumise et revendicatrice, connut son heure de gloire avant de mourir sous la lame meurtrière de la Terreur en 1793 et de tomber dans l'oubli. Elle a réapparu à juste titre aux côtés des grandes féministes contemporaines, il y a quelques décennies. Véronique Ataly et Patrick Mons nous proposent une rencontre attachante, généreuse, avec celle-ci où est associée avec intelligence l'actualité de la Femme telle qu'elle est aujourd'hui.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92388107-64801073.jpg?v=1762538820" alt=""Olympe(s)" Redécouvrir les écrits d'Olympe de Gouges pour mieux envisager les combats restant à mener" title=""Olympe(s)" Redécouvrir les écrits d'Olympe de Gouges pour mieux envisager les combats restant à mener" />
     </div>
     <div>
      En fond sonore, bruits confus d'une foule probablement en mouvement, séquence révolutionnaire suggérée. Et cette phrase jetée comme une réplique provocatrice aux événements que l'on imagine en cours : <span style="font-style:italic">&quot;Femmes, quels bénéfices avez-vous tirés de la révolution ?&quot;</span>… telle est l'adresse d'Olympe à la foule… Et le début du singulier spectacle imaginé par Véronique Ataly où une comédienne, Florence, doit interpréter l'Occitane émancipée et insoumise qui cultiva une révolte permanente contre l'injustice et surtout l'hypocrisie.       <br />
              <br />
       L'interprète ainsi désignée de la féministe révolutionnaire donne tout de suite la temporalité du récit envisagé : 1793, la montée vers la guillotine d'Olympe de Gouges. Mais si, ici, cette dernière y perdit la tête, pour Florence, c'est de perte de mémoire dont il s'agit, un énorme trou, l'oubli total de son texte, sans souffleur pour la secourir, le métier n'existant plus depuis longtemps.       <br />
              <br />
       Perte de mémoire contre perte de tête, le procédé pourrait sembler &quot;facile&quot;, cousu de fil blanc – j'avoue que telle fut ma première impression –, mais Véronique Ataly, usant avec subtilité et humour de la trame conçue par Patrick Mons à l'aide notamment des différents écrits d'Olympe, va découdre cette facilité avec beaucoup de talent.
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92388107-64801074.jpg?v=1762538887" alt=""Olympe(s)" Redécouvrir les écrits d'Olympe de Gouges pour mieux envisager les combats restant à mener" title=""Olympe(s)" Redécouvrir les écrits d'Olympe de Gouges pour mieux envisager les combats restant à mener" />
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      En quête de son texte, elle parcourt alors un chemin militant où sont rappelés les combats d'Olympe… et convoque pour mémoire – faisant de fait pour certains des apports pédagogiques bienvenus – quelques écrits et essais essentiels que la femme libre et indépendante rédigea ainsi que certains de ses pamphlets. Petit à petit, va s'immiscer sa propre histoire, son vécu de femme contemporaine, d'amoureuse, de combattante et militante du XXIe siècle, faisant naître une rencontre inattendue, intime et complice entre l'âme, l'être féminin et féministe que furent Olympe de Gouges et la femme, Florence (le personnage), Véronique Ataly (l'interprète de ce rôle) actrice, engagée et citoyenne en 2021 !       <br />
              <br />
       Évidemment, cette proposition humaniste fait œuvre d'universalité tant de nombreuses luttes restent à mener aujourd'hui, pour une égalité réelle, tant au niveau professionnel (parité métier, responsabilité management, salaire, etc.) que celui de la féminisation de notre langue (autrice, metteuse en scène, députée, sénatrice, etc.), entre autres… et pour un meilleur cadre législatif visant à la suppression, la disparition des viols, des féminicides et autres violences faites aux femmes, ainsi qu'un accueil plus adapté dans les commissariats, les institutions concernées…
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92388107-64801075.jpg?v=1762538988" alt=""Olympe(s)" Redécouvrir les écrits d'Olympe de Gouges pour mieux envisager les combats restant à mener" title=""Olympe(s)" Redécouvrir les écrits d'Olympe de Gouges pour mieux envisager les combats restant à mener" />
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      Un spectacle d'une surprenante intensité, d'une grande générosité et, grâce à l'énergie décontractée et décomplexée de Véronique Ataly, réellement enjoué et épanoui… tout en redonnant une réalité toujours d'actualité – malheureusement – à certains combats d'Olympe de Gouges et en surlignant tous ceux dont ils seraient urgents d'en concrétiser la résolution.       <br />
       <b>◙ Gil Chauveau</b>       <br />
              <br />
       <b>Pour mémoire.</b>       <br />
       Si Olympe de Gouges a aujourd'hui, à juste titre, sa place parmi les grandes figures féministes modernes, ce ne fut le cas que très récemment, et cela en grande partie grâce à la biographie très documentée que publia en 1981 l'historien et conférencier Olivier Blanc. Celui-ci a remis en avant, réhabilité, les différents écrits et les prises de position de cette révolutionnaire qui donna une visibilité inédite à l'engagement politique au féminin et se prononça pour l'abolition de l'esclavage (actée seulement en 1848), la suppression de la peine de mort (votée en 1981) ; et qui revendiqua, pour les femmes, l’égalité non seulement civile, mais également politique, dont le droit de vote… qu'elles obtinrent cent cinquante-cinq ans plus tard avec l'article 17 de l'ordonnance du 21 avril 1944 signée par le général de Gaulle.       <br />
              <br />
       Guillotinée en 1793 (elle avait à peine 45 ans) pour un manifeste dans lequel elle dénonçait les crimes de la Terreur.       <br />
              <br />
       &quot;Article 1 - La femme naît libre et demeure égale à l'homme en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune.&quot;       <br />
       Déclaration des Droits de la Femme et de la Citoyenne (1791).       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Olympe de Gouges (Marie Gouze) est née en 1748 à Montauban.</span>
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     <div><b>"Olympe(s)"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92388107-64801144.jpg?v=1762539042" alt=""Olympe(s)" Redécouvrir les écrits d'Olympe de Gouges pour mieux envisager les combats restant à mener" title=""Olympe(s)" Redécouvrir les écrits d'Olympe de Gouges pour mieux envisager les combats restant à mener" />
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      Spectacle de Véronique Ataly avec des textes d'Olympe de Gouges.       <br />
       Mise en scène et coécrit par Patrick Mons.       <br />
       Avec : Véronique Ataly.       <br />
       Univers sonore : Aldo Gilbert.       <br />
       Chorégraphie : Dominique Vallée.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 12 novembre 2025 au 15 janvier 2026</span>       <br />
       Mercredi et jeudi à 19 h.       <br />
       Relâche les 24, 25, 31 décembre et 1er janvier.       <br />
       Théâtre Essaïon, Salle Théâtre, 6, rue Pierre au Lard, Paris 4e.       <br />
       Réservation : 01 42 78 46 42.       <br />
       <a class="link" href="https://www.billetreduc.com/v2/purchasetunnel#/ShowSelection?eventId=383947&amp;pfid=1" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://essaion-theatre.com/" target="_blank">&gt;&gt; essaion-theatre.com</a>
     </div>
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   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/92388107-64801073.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Olympe-s-Redecouvrir-les-ecrits-d-Olympe-de-Gouges-pour-mieux-envisager-les-combats-restant-a-mener_a4399.html</link>
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