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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-10-07T06:22:37+02:00</dc:date>
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   <title>"Romancero queer"… Lope de Vega en surprenante et originale version queer !</title>
   <pubDate>Wed, 28 May 2025 16:37:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   "Romancero queer" est la deuxième pièce de théâtre de Virginie Despentes, écrivaine dont les romans font souvent date et dont certains ont traversé le monde de l'édition pour rejoindre celui de la dramaturgie. Dans une écriture à la fois directe, sans fioritures et humoristique, le cadre dramaturgique est inspiré d'un roman de Lope de Vega et l'auteure propose une mise en scène haute en couleurs dans une version queer.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88867040-62900115.jpg?v=1748443204" alt=""Romancero queer"… Lope de Vega en surprenante et originale version queer !" title=""Romancero queer"… Lope de Vega en surprenante et originale version queer !" />
     </div>
     <div>
      Lumières sur un plateau séparé en deux, avec une large avant-scène en visibilité directe des spectateurs et une arrière-scène cachée par un ensemble de panneaux plastiques translucides. S'effectuent derrière celui-ci des entrées-sorties et des apparitions qui créent des ruptures de jeu. On aperçoit, avant leur entrée, les silhouettes des personnages, avec parfois des couleurs vives et chaudes qui transparaissent. De cette furtivité floue qui devient réelle quand ils traversent le rideau de panneaux, on les découvre dans leur intimité.       <br />
               <br />
       La scénographie est composée, côté cour et côté jardin, de quelques rectangles gris foncé de différentes tailles posés côte à côte ou les uns sur les autres. L'ensemble a des proportions géométriques dans lesquelles il y a deux niveaux mettant les protagonistes à des distances et à des hauteurs différentes. Cette disposition leur crée à chacun un pré-carré de situations et d'émotions sans gommer une complicité entre eux.       <br />
               <br />
       La trame est construite sur ce que vivent les personnages féminins par rapport à un metteur en scène qui leur manque de considération. Dans ce qui ressemble à un huis clos, il est absent physiquement, seule sa voix se fait entendre. Les loges deviennent le lieu où s'exprime le ressenti des acteurs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88867040-62900117.jpg?v=1748443232" alt=""Romancero queer"… Lope de Vega en surprenante et originale version queer !" title=""Romancero queer"… Lope de Vega en surprenante et originale version queer !" />
     </div>
     <div>
      Le rôle des hommes est en retrait, comme pour André (Amir Bayley) qui est dans une attitude d'écoute un peu professorale quand Soa de Muse plante une protagoniste (Vito) tout en couleur et très présente physiquement. Drag queen, elle apporte à la pièce une touche très originale, à la fois sucrée, salée et acidulée dans les attitudes et les propos. Dans un jeu puisant dans une large palette d'émotions, Soraya Garlenq incarne Faïrouz qui subit de façon éplorée, voire tragique, l'attitude du metteur en scène.       <br />
              <br />
       Le plateau représente les loges d'un théâtre dans lesquelles les comédiens et comédiennes travaillent sur une reprise queer de &quot;La maison de Bernarda Alba&quot; de Federico Lope de Vega. Virginie Despentes s'inspire, en la déclinant de manière actuelle, de cette œuvre qui dénonçait le rôle secondaire, voire occulté, de la femme dans la société espagnole du début du siècle dernier, bâillonnée par les traditions.       <br />
               <br />
       Les loges sont la représentation scénographique de la maison dans l'œuvre de Federico Lope de Vega, dans laquelle se joue cette dichotomie entre ce que les comédiennes sont et ce que le metteur en scène veut en faire. Dans cette répartition des rôles et du contexte, c'est le vaste monde qui est représenté par celui-ci en parangon d'une autorité patriarcale, quand les loges sont l'intimité de chaque personnage, les répétitions la mentalité d'une société façonnant le corps des femmes et la scène, le regard du monde. Ce sont durant les répétitions et dans les loges que le combat se joue, afin que les femmes et le genre queer puissent s'exprimer librement. Bref, un remake de ce que peut vivre toute femme et qui plus est tout queer en France et ailleurs, à des degrés plus ou moins élevés.       <br />
              <br />
       Chaque protagoniste a sa propre couleur théâtrale et celle-ci est plurielle et très marquée. Ce qui est intéressant dans les relations des uns aux autres, ce sont, durant toute la représentation, à l'exception de la dernière scène, les différences qui les relient autant qu'elles les particularisent. Le dernier tableau montre les personnages, drapés d'un même voile gris. Les différences et les états d'âme sont levés et le combat contre le metteur en scène semblant gagner, ils dansent sur une musique disco, genre musical qui a été un marqueur de revendications politiques autant sociales que de genre et où les personnes de toute obédience sexuelle se sont réappropriées leurs corps en revendiquant leurs désirs. Le groupe d'acteurs devient ainsi une troupe.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88867040-62903981.jpg?v=1748443658" alt=""Romancero queer"… Lope de Vega en surprenante et originale version queer !" title=""Romancero queer"… Lope de Vega en surprenante et originale version queer !" />
     </div>
     <div>
      La musique disco intervient de façon surprenante. La pièce est très riche dans sa dramaturgie avec des répliques ciselées et un jeu qui montre les différences autant sexuelles, que de genre et de couleurs… pour les marier. On ne saura rien de ce qu'est devenu le metteur en scène. C'est au spectateur de le décider.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Romancero queer"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88867040-62903982.jpg?v=1748443698" alt=""Romancero queer"… Lope de Vega en surprenante et originale version queer !" title=""Romancero queer"… Lope de Vega en surprenante et originale version queer !" />
     </div>
     <div>
      Texte : Virginie Despentes.       <br />
       Mise en scène : Virginie Despentes.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Fatima Ben Bassal.       <br />
       Avec : Sasha Andres, Amir Baylly, Casey en alternance avec Naelle Dariya (à partir du 10 juin), Mata Gabin, Soraya Garlenq, Mascare, Soa de Muse, Clara Ponsot.       <br />
       Scénographie et lumières : Camille Duchemin.       <br />
       Composition musicale : Varou Jan.       <br />
       Son : Annabelle Maillard.       <br />
       Costumes : Marie La Rocca, assistée d'Isabelle Flosi.       <br />
       Collaboration dramaturgique : La Rata.       <br />
       Fabrication des accessoires, costumes et décor : ateliers de La Colline       <br />
       Régisseurs généraux : Cécile Conte et Anton Feuillette       <br />
       Régisseurs son : Yasmine Bouchenak, Sylvère Caton et Valentin Chancelle.       <br />
       Régisseurs lumières : Gilles Thomain et Jean-Philippe Viguié.       <br />
       Régisseur principal machinerie : Antoine Hordé.       <br />
       Habilleuse : Laurence Le Coz.       <br />
       Accessoiristes : Isabelle Imbert et Laetitia Mercie.       <br />
       Extraits musicaux de Bili Bellegarde, Ly, Morente et Sylvester.       <br />
       Production La Colline - Théâtre national.       <br />
       Durée : 1 h 40.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 20 mai au 29 juin 2025.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 20 h, mardi à 19 h, dimanche à 16 h.       <br />
       Relâche : dimanche 25 mai.       <br />
       La Colline - Théâtre national, Petit théâtre, Paris 20e, 01 44 62 52 52.       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('billetterie@colline.fr')" >billetterie@colline.fr</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.colline.fr/" target="_blank">&gt;&gt; colline.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       Du 17 au 21 mars 2026 : Théâtre de la Croix-Rousse, Lyon 4e.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88867040-62904316.jpg?v=1748444894" alt=""Romancero queer"… Lope de Vega en surprenante et originale version queer !" title=""Romancero queer"… Lope de Vega en surprenante et originale version queer !" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Romancero-queer-Lope-de-Vega-en-surprenante-et-originale-version-queer-_a4229.html</link>
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   <title>"Drag" Le dur désir d'être soi… un corps à corps sans merci</title>
   <pubDate>Wed, 29 Sep 2021 08:58:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   "Nous vivons dans l'oubli de nos métamorphoses" écrivait le poète Paul Éluard, le même à qui l'on doit le retentissant "Liberté, j'écris ton nom". Jérôme Batteux, comédien et auteur de "Drag" - dont il est le sujet - entend bien ce soir commettre un acte de liberté, revendiqué comme un viatique salvateur, en écrivant en lettres de feu son nom. Sous le regard de spectateurs conviés à ses mues, sa "création" n'a d'autre cible que de "se montrer à nu", tel quel, tel qu'il, telle qu'elle, selon ses pures fantaisies. Dévoiler résolument ses identités parées de la complexité du vivant, refuser d'emprunter d'autres rôles que les siens propres, être à sa place et non à celle assignée par les diktats séculaires.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/59203387-43554088.jpg?v=1623232096" alt=""Drag" Le dur désir d'être soi… un corps à corps sans merci" title=""Drag" Le dur désir d'être soi… un corps à corps sans merci" />
     </div>
     <div>
      Une créature, drapée dans une tenue d'apparat somptueuse et coiffée d'une parure non moins extravagante composée de plumes de paon, émerge de l'obscurité. Elle chante en playback sur une musique pop retentissante, dos au public, en agitant lascivement les bras. Lorsqu'elle se retourne, on découvre un visage lisse aux lèvres ourlées de rouge et aux sourcils impeccablement soulignés. Des pans de son vêtement échancré jusqu'à la ceinture s'échappent, dans un mouvement cadencé du bassin, deux longues jambes chaussées d'escarpins… &quot;Ce fut comme une apparition&quot;, apparition &quot;travestie&quot; d'un fantasme réincarné, celui de l'auteur adolescent chantant à tue-tête sur des tubes enregistrés du sex-symbol Kylie Minogue, dont il épousait déjà la féminité exacerbée.       <br />
              <br />
       &quot;Drag Queen&quot; renvoyait jadis aux hommes qui se travestissaient en laissant traîner (&quot;to drag&quot;) leurs longues jupes derrière eux. À moins que l'étymologie de l'expression soit à chercher du côté du théâtre lorsque les rôles de femmes, interdites de plateau, étaient joués par des hommes &quot;dressed like a girl&quot;. Quoi qu'il en fût, la culture Drag contemporaine a retenu de ses origines le goût immodéré du travestissement célébré à des fins de divertissement. Sauf que, présentement, on perçoit au trouble qui nous gagne que se joue sous nos yeux complices tout autre chose… un horizon d'attentes sans rapport avec le cabaret : l'enjeu du travestissement dépasse à l'évidence les attendus du jeu théâtral.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/59203387-43554089.jpg?v=1623232247" alt=""Drag" Le dur désir d'être soi… un corps à corps sans merci" title=""Drag" Le dur désir d'être soi… un corps à corps sans merci" />
     </div>
     <div>
      Afficher une identité parée des stéréotypes du genre féminin ne relève pas, pour l'acteur au plateau, d'un art consommé de la scène, mais plonge ses rhizomes dans &quot;l'autre scène&quot;, celle de l'intime enfoui en lui. Aller à la rencontre de soi au travers de poses empruntées au &quot;deuxième sexe&quot; n'est en rien une entreprise innocente mais engage dans un corps-à-corps sans concessions. Ainsi aux accents de vérité qui pointent sous le travestissement festif, on palpe le dur désir d'être soi en tombant les masques exhibés jusqu'ici pour dire, sans le dire à la première personne, le goût de l'autre du même sexe.       <br />
              <br />
       Quand advient le temps des adresses directes au public, pris comme confident, le &quot;travestissement&quot; aura fait long feu… La crête de paon retirée, c'est tête nue qu'il nous parle, ses yeux soulignés de noir captant les nôtres : <span style="font-style:italic">&quot;Je fais ce qui me semble bon, sans trop savoir ce qui me pousse. Je veux être libre. Est-ce que quelqu'un le peut, être exactement ce qu'il est ? En suis-je capable ? En moi, il n'y a pas des personnalités antithétiques ? La cohérence ça ne se peut pas…&quot;.</span> Et suit l'énoncé des fantasmes assumés… Lui habillé par Jean-Pierre Gaultier, entouré de danseurs hyper sexy. Lui devenu Madonna et épousant sa carrière de star de la pop.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/59203387-43554090.jpg?v=1623232341" alt=""Drag" Le dur désir d'être soi… un corps à corps sans merci" title=""Drag" Le dur désir d'être soi… un corps à corps sans merci" />
     </div>
     <div>
      Mais l'euphorie transgressive est vite trouée par le souvenir des humiliations subies au collège de la part de ses pairs, peu enclins à admettre l'autre, différent. Et même si au passage il les gratifie rétrospectivement - et non sans humour - d'un discret doigt d'honneur, il leur reconnaît le pouvoir de lui avoir permis de devenir ce qu'il est… et puis l'un d'eux n'avait-il pas un petit cul tentant… Quant à la place de sa mère, avatar de Nicole Croisille/Olympia 76, elle règne omniprésente, Dieu tout-puissant à qui il n'a pu résister.       <br />
              <br />
       Les voix se mêlent, celles des injonctions à la &quot;normalité&quot;, sans que l'on sache toujours s'il s'agit de la petite voix intérieure se faisant l'écho de l'ordre dominant ou celle de l'entourage. Peu importe, c'est par sa bouche à lui qu'elles s'articulent, ces invitations à être comme tout le monde. Sans exclure ce désir viscéral de voir son père lui porter un regard improbable avant qu'il ne meure. Être soi est un sport de combat…       <br />
              <br />
       Franchissant les limites de l'espace dédié à la représentation, il n'hésite pas à faire intrusion dans les travées de spectateurs, enjambant gaiement le quatrième mur afin d'&quot;encrer&quot; (sic) dans le réel le combat de toute une vie, lutte à jamais inachevée. En effet, malgré les avancées sur la pénalisation de l'homophobie et la reconnaissance des mêmes droits pour toutes et tous, la peur de se faire casser la gueule par les &quot;gens bien intentionnés&quot; ne noue-t-il pas toujours le ventre de celles et ceux qui échappent à la norme ?       <br />
              <br />
       Au terme de ce one-man-show échevelé, le comédien Jérôme Batteux a-t-il réussi à franchir le gué de la rampe pour &quot;montrer à ses semblables un homme dans toute la vérité de la nature ; et cet homme, ce sera lui ?&quot;. &quot;Sans fard&quot;, mais avec l'aide du travestissement, l'acteur se livre à une performance artistique de haut vol où l'art de la scène est subtilement convoqué pour délivrer l'intime. Une mise en je(u) créatrice qui, en nous rendant confidents de ses questionnements personnels, fait mordre la poussière aux sceptiques de tous genres.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Drag"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/59203387-43554091.jpg?v=1623232415" alt=""Drag" Le dur désir d'être soi… un corps à corps sans merci" title=""Drag" Le dur désir d'être soi… un corps à corps sans merci" />
     </div>
     <div>
      Texte et mise en scène : Jérôme Batteux.       <br />
       Direction d'acteur et scénographie : Flore Audebeau.       <br />
       Avec : Jérôme Batteux.       <br />
       Création chorégraphique : Bela Balsa.       <br />
       Maquillages : Mara Sastre.       <br />
       Costumes : Vincent Dupeyron.       <br />
       Création lumières : Jean-Philippe Villaret.       <br />
       Accompagnement drag : Andrea Liqueer.       <br />
       Production (création 2021) : Cie des Petites Secousses.       <br />
       Durée : 60 minutes.       <br />
              <br />
       Découvert le 28 Mai 2021 à l'Espace Simone Signoret de Cenon (33).       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">14 octobre 2021 : La Fabrique Bellevue-Chantenay, Nantes (44).       <br />
       15 octobre 2021 : Le Singe en Hiver, Nantes (44).       <br />
       16 octobre 2021 : Le Café de la Loire, Paimboeuf (44).</span>       <br />
       Du 19 au 24 octobreb 2021 : Théâtre du Pont Tournant, Bordeaux (33).       <br />
       Du 28 au 30 octobre 2021 : Halle des Chartrons, Bordeaux (33).       <br />
       9 novembre 2021 : Halle des Douves, Bordeaux (33)*.       <br />
       13 novembre 2021 : Iboat, Bordeaux (33)*.       <br />
       21 janvier 2022 : Salle Le Royal, Pessac (33).       <br />
       12 février 2022 : Salle Mendi Zolan, Hendaye (64).       <br />
       26 mars 2022 : MJC, Chambery (73).       <br />
       <span style="font-style:italic">* Dans la programmation de la quinzaine de l'Égalité, de la Diversité et de la Citoyenneté.</span>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.petitessecousses.fr/reserver" target="_blank">&gt;&gt; petitessecousses.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/59203387-43554088.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Drag-Le-dur-desir-d-etre-soi-un-corps-a-corps-sans-merci_a3064.html</link>
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   <title>"Drag" Le dur désir d'être soi… un corps à corps sans merci</title>
   <pubDate>Wed, 09 Jun 2021 11:22:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   "Nous vivons dans l'oubli de nos métamorphoses" écrivait le poète Paul Éluard, le même à qui l'on doit le retentissant "Liberté, j'écris ton nom". Jérôme Batteux, comédien et auteur de "Drag" - dont il est le sujet - entend bien ce soir commettre un acte de liberté, revendiqué comme un viatique salvateur, en écrivant en lettres de feu son nom. Sous le regard de spectateurs conviés à ses mues, sa "création" n'a d'autre cible que de "se montrer à nu", tel quel, tel qu'il, telle qu'elle, selon ses pures fantaisies. Dévoiler résolument ses identités parées de la complexité du vivant, refuser d'emprunter d'autres rôles que les siens propres, être à sa place et non à celle assignée par les diktats séculaires.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/56980540-42297693.jpg?v=1623232096" alt=""Drag" Le dur désir d'être soi… un corps à corps sans merci" title=""Drag" Le dur désir d'être soi… un corps à corps sans merci" />
     </div>
     <div>
      Une créature, drapée dans une tenue d'apparat somptueuse et coiffée d'une parure non moins extravagante composée de plumes de paon, émerge de l'obscurité. Elle chante en playback sur une musique pop retentissante, dos au public, en agitant lascivement les bras. Lorsqu'elle se retourne, on découvre un visage lisse aux lèvres ourlées de rouge et aux sourcils impeccablement soulignés. Des pans de son vêtement échancré jusqu'à la ceinture s'échappent, dans un mouvement cadencé du bassin, deux longues jambes chaussées d'escarpins… &quot;Ce fut comme une apparition&quot;, apparition &quot;travestie&quot; d'un fantasme réincarné, celui de l'auteur adolescent chantant à tue-tête sur des tubes enregistrés du sex-symbol Kylie Minogue, dont il épousait déjà la féminité exacerbée.       <br />
              <br />
       &quot;Drag Queen&quot; renvoyait jadis aux hommes qui se travestissaient en laissant traîner (&quot;to drag&quot;) leurs longues jupes derrière eux. À moins que l'étymologie de l'expression soit à chercher du côté du théâtre lorsque les rôles de femmes, interdites de plateau, étaient joués par des hommes &quot;dressed like a girl&quot;. Quoi qu'il en fût, la culture Drag contemporaine a retenu de ses origines le goût immodéré du travestissement célébré à des fins de divertissement. Sauf que, présentement, on perçoit au trouble qui nous gagne que se joue sous nos yeux complices tout autre chose… un horizon d'attentes sans rapport avec le cabaret : l'enjeu du travestissement dépasse à l'évidence les attendus du jeu théâtral.
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     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/56980540-42297694.jpg?v=1623232247" alt=""Drag" Le dur désir d'être soi… un corps à corps sans merci" title=""Drag" Le dur désir d'être soi… un corps à corps sans merci" />
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      Afficher une identité parée des stéréotypes du genre féminin ne relève pas, pour l'acteur au plateau, d'un art consommé de la scène, mais plonge ses rhizomes dans &quot;l'autre scène&quot;, celle de l'intime enfoui en lui. Aller à la rencontre de soi au travers de poses empruntées au &quot;deuxième sexe&quot; n'est en rien une entreprise innocente mais engage dans un corps-à-corps sans concessions. Ainsi aux accents de vérité qui pointent sous le travestissement festif, on palpe le dur désir d'être soi en tombant les masques exhibés jusqu'ici pour dire, sans le dire à la première personne, le goût de l'autre du même sexe.       <br />
              <br />
       Quand advient le temps des adresses directes au public, pris comme confident, le &quot;travestissement&quot; aura fait long feu… La crête de paon retirée, c'est tête nue qu'il nous parle, ses yeux soulignés de noir captant les nôtres : <span style="font-style:italic">&quot;Je fais ce qui me semble bon, sans trop savoir ce qui me pousse. Je veux être libre. Est-ce que quelqu'un le peut, être exactement ce qu'il est ? En suis-je capable ? En moi, il n'y a pas des personnalités antithétiques ? La cohérence ça ne se peut pas…&quot;.</span> Et suit l'énoncé des fantasmes assumés… Lui habillé par Jean-Pierre Gaultier, entouré de danseurs hyper sexy. Lui devenu Madonna et épousant sa carrière de star de la pop.
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     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/56980540-42297747.jpg?v=1623232341" alt=""Drag" Le dur désir d'être soi… un corps à corps sans merci" title=""Drag" Le dur désir d'être soi… un corps à corps sans merci" />
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      Mais l'euphorie transgressive est vite trouée par le souvenir des humiliations subies au collège de la part de ses pairs, peu enclins à admettre l'autre, différent. Et même si au passage il les gratifie rétrospectivement - et non sans humour - d'un discret doigt d'honneur, il leur reconnaît le pouvoir de lui avoir permis de devenir ce qu'il est… et puis l'un d'eux n'avait-il pas un petit cul tentant… Quant à la place de sa mère, avatar de Nicole Croisille/Olympia 76, elle règne omniprésente, Dieu tout-puissant à qui il n'a pu résister.       <br />
              <br />
       Les voix se mêlent, celles des injonctions à la &quot;normalité&quot;, sans que l'on sache toujours s'il s'agit de la petite voix intérieure se faisant l'écho de l'ordre dominant ou celle de l'entourage. Peu importe, c'est par sa bouche à lui qu'elles s'articulent, ces invitations à être comme tout le monde. Sans exclure ce désir viscéral de voir son père lui porter un regard improbable avant qu'il ne meure. Être soi est un sport de combat…       <br />
              <br />
       Franchissant les limites de l'espace dédié à la représentation, il n'hésite pas à faire intrusion dans les travées de spectateurs, enjambant gaiement le quatrième mur afin d'&quot;encrer&quot; (sic) dans le réel le combat de toute une vie, lutte à jamais inachevée. En effet, malgré les avancées sur la pénalisation de l'homophobie et la reconnaissance des mêmes droits pour toutes et tous, la peur de se faire casser la gueule par les &quot;gens bien intentionnés&quot; ne noue-t-il pas toujours le ventre de celles et ceux qui échappent à la norme ?       <br />
              <br />
       Au terme de ce one-man-show échevelé, le comédien Jérôme Batteux a-t-il réussi à franchir le gué de la rampe pour &quot;montrer à ses semblables un homme dans toute la vérité de la nature ; et cet homme, ce sera lui ?&quot;. &quot;Sans fard&quot;, mais avec l'aide du travestissement, l'acteur se livre à une performance artistique de haut vol où l'art de la scène est subtilement convoqué pour délivrer l'intime. Une mise en je(u) créatrice qui, en nous rendant confidents de ses questionnements personnels, fait mordre la poussière aux sceptiques de tous genres.
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     <div><b>"Drag"</b></div>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/56980540-42297766.jpg?v=1623232415" alt=""Drag" Le dur désir d'être soi… un corps à corps sans merci" title=""Drag" Le dur désir d'être soi… un corps à corps sans merci" />
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      Texte et mise en scène : Jérôme Batteux.       <br />
       Direction d'acteur et scénographie : Flore Audebeau.       <br />
       Interprète : Jérôme Batteux.       <br />
       Création chorégraphique : Bela Balsa.       <br />
       Maquillages : Mara Sastre.       <br />
       Costumes : Vincent Dupeyron.       <br />
       Création lumières : Jean-Philippe Villaret.       <br />
       Accompagnement drag : Andrea Liqueer.       <br />
       Par la Cie des Petites Secousses.       <br />
              <br />
       Découvert le 28 Mai 2021 à l'Espace Simone Signoret de Cenon (33).       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       16 juin 2021 : Forum des Arts &amp; de la Culture, Talence (33).       <br />
       Du 21 au 24 et du 28 au 31 octobre 2021 : Théâtre du Pont Tournant, Bordeaux (33).       <br />
       6 novembre 2021 : MJC, Chambéry (73).       <br />
       21 janvier 2022 : Salle Le Royal, Pessac (33).
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   <title>Hey Hey My My : Les balades aguicheuses made in Merryland</title>
   <pubDate>Mon, 30 Apr 2007 17:04:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[CédéDévédé]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
   Une rencontre estudiantine à Bordeaux et un premier groupe rock, The Migraine Institute, puis la "montée" à Paris et le passage par le punk rock avec la création de British Hawaï... Mais nos deux compères, Julien Garnier et Julien Gauthier, ayant quelques titres pop dans leur besace... décident de créer Hey Hey My My. Une signature plus tard avec le petit label Sober & Gentle et voici leur tout premier album !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3478494-5007890.jpg?v=1322410659" alt="Hey Hey My My : Les balades aguicheuses made in Merryland" title="Hey Hey My My : Les balades aguicheuses made in Merryland" />
     </div>
     <div>
      Une friandise pour les oreilles. Orchestration fine, instrumentation ciselée, clarté, voire limpidité, du son, voix aérienne mais sans rien de surannée, mélodies gourmandes qui nourrissent avec bonheur notre mémoire auditive… Bref, ″Hey Hey My My″ nous offre un petit bijou ″épatant″, quasi parfait, en guise de premier album. C’est évident… Les deux créateurs de ce groupe, Julien Garnier et Julien Gauthier, après s’être nourris de Queen, de Pixies, Jimmy Page, etc., et de l’univers folksongs de Neil Young, ont parfaitement digéré cet héritage pour nous concocter un album envoûtant avec des chansons magiques à l’image de ″Merryland″, ″I need some time″, ″Belle &amp; Julian″, Poison″, etc. Voilà un premier opus qu’on est pas prêt d’oublier et qui n’est pas sans nous rappeler les mélodies entêtantes (au bon sens du mot !) de certains groupes (à quatre têtes) très british ou de la west coast américaine. Non, je ne donnerai pas de nom… Écoutez plutôt ce petit bijou musical aux multiples notes charmeuses…       <br />
              <br />
       <b>● CD Hey Hey My My &quot;Too Much Space&quot;. Sortie 04/07.</b>       <br />
       Réf. : SOB CD 004 - Sober &amp; Gentle/Discograph.       <br />
              <br />
       <b>Vidéo : &quot;I need some time&quot;, Hey Hey My My © 2007 Sober &amp; Gentle</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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