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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-04-22T16:43:33+02:00</dc:date>
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   <title>•Off 2025• "Adolf, Benito &amp; Joseph" Le protocole compassionnel de trois pieds nickelés</title>
   <pubDate>Sun, 06 Jul 2025 19:32:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2025]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Comment survivre dans l'au-delà lorsque l'on a commis les pires crimes contre l'humanité qui autoriseraient légitimement chaque membre de ce trio infernal à prétendre au titre de dictateur suprême ? Yves Sauton, metteur en scène, acteur et directeur du théâtre, réunit sur "la Cène" de la Chapelle des Italiens, et non sans une gourmandise malicieuse, ces trois figures "historiques" dans un purgatoire ad vitam æternam où ils vont s'appliquer à tuer le temps, n'ayant plus de victimes désignées par leur haine à se mettre sous la dent. De disputes en disputes, comme le feraient d'insupportables gamins de cour de récré, ils se discréditent à l'envi… Une revanche sur l'Histoire tant ces trois pauvres hères apparaissent là pitoyables, enserrés à l'étroit dans leur pyjama à rayures renvoyant à l'univers des frères Dalton.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89755813-63413325.jpg?v=1751824501" alt="•Off 2025• "Adolf, Benito &amp; Joseph" Le protocole compassionnel de trois pieds nickelés" title="•Off 2025• "Adolf, Benito &amp; Joseph" Le protocole compassionnel de trois pieds nickelés" />
     </div>
     <div>
      Leurs espoirs de survie post mortem résidant dans le refoulement de tous souvenirs de leurs abominations commises, ils s'adonnent puérilement à de longues parties d'échecs occupationnelles, dont des pièces sont rigoureusement identiques, chacun n'ayant rien à disputer dans l'horreur aux deux autres. Parties émaillées d'empoignades ubuesques autour des toiles d'Adolf, qualifiées de croûtes ou encore de barbouillages rougeâtres, de l'alcoolisme invétéré de Joseph qui ne manque pas une occasion de prendre des poses et de faire le beau, ou encore de l'irritabilité maladive du chétif Benito, marxiste et religieux, aux sursauts hystériques. Des enfantillages à se gausser de ces pitres sans envergure et sans horizon d'attente autre que d'être là, dans le refoulement de leurs abjections partagées.       <br />
              <br />
       Cela pourrait durer encore longtemps, très longtemps – et l'éternité, c'est long, surtout vers la fin, dixit Franz Kafka ou Woody Allen – si une sorte de vestale immaculée venait troubler leurs jeux de dupes en jouant le rôle de prêtresse du temps perdu enclenchant le processus du retour du refoulé. Par son autorité naturelle, ce grain de sable hiératique va insensiblement questionner le déni mémoriel des trois illustres pensionnaires du purgatoire les amenant à déciller les yeux sur les horreurs (les leurs) cachées derrière &quot;la porte&quot;. Celle-ci, une fois entrebâillée, les conduira vers une débandade finale grotesque  propre à venger toutes leurs victimes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89755813-63413327.jpg?v=1751824564" alt="•Off 2025• "Adolf, Benito &amp; Joseph" Le protocole compassionnel de trois pieds nickelés" title="•Off 2025• "Adolf, Benito &amp; Joseph" Le protocole compassionnel de trois pieds nickelés" />
     </div>
     <div>
      Choisir délibérément la farce comme exutoire pour rendre grâce aux victimes sacrificielles des dictatures passées, présentes et à venir, prend sens, comme nous le rappellent à juste titre les images d'archives – projetées en arrière-plan – balayant des siècles (le nôtre n'y échappant pas…) de tyrans sanguinaires. L'humour au service de la dérision caustique possède sans conteste un tranchant plus acéré que nombre de discours convenus.       <br />
              <br />
       Cependant, sans remettre aucunement en cause les intentions, on pourrait se demander si trop de potacheries ne détournent pas du but poursuivi… ou alors, peut-être aurait-il fallu continûment grossir encore plus le trait, être plus impertinent pour côtoyer la dimension de l'absurde décapant chère à Alfred Jarry.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le vendredi 4 juillet 2025 à 16 h, à la Chapelle des Italiens, dans le cadre du Festival Off d'Avignon.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Adolf, Benito &amp; Joseph"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89755813-63413328.jpg?v=1751824602" alt="•Off 2025• "Adolf, Benito &amp; Joseph" Le protocole compassionnel de trois pieds nickelés" title="•Off 2025• "Adolf, Benito &amp; Joseph" Le protocole compassionnel de trois pieds nickelés" />
     </div>
     <div>
      Texte et mise en scène : Yves Sauton         <br />
       Avec : Salvatore Caltabiano, Olindo Cavadini, Manuelle Molinas, Yves Sauton.        <br />
       Assistante à la mise en scène : Christine Eckenshwiller.       <br />
       Chorégraphie : Angeline Boissière.       <br />
       Musique : Léonard Cavadini.       <br />
       Conception vidéo et régie : Léonard Cavadini.       <br />
       Direction artistique : Coline Mercier.       <br />
       Par la Cie L'Écho du Soleil.       <br />
       Tout public à partir de 13 ans.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2025•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 au 26 juillet 2025.</span>       <br />
       Tous les jours à 16 h. Relâche le mardi.       <br />
       Théâtre La Chapelle des Italiens, 33, Rue Paul Saïn, Avignon.       <br />
       Réservation : 09 52 42 66 72/06 14 59 24 69 .       <br />
       <a class="link" href="https://www.festivaloffavignon.com/spectacles/representations/5949-adolf-benito-joseph-une-partie-d-echec-s" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/89755813-63413325.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2025-Adolf-Benito-Joseph-Le-protocole-compassionnel-de-trois-pieds-nickeles_a4289.html</link>
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   <title>"Das weite Land" d'Arthur Schnitzler à Vienne… Purgatoire collectif et laboratoire des âmes</title>
   <pubDate>Wed, 30 Nov 2022 07:23:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Vinda Miguna</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   "Le vaste pays", dans le titre de la pièce d'Arthur Schnitzler, se réfère aux âmes humaines. Barbara Frey saisit cette métaphore à la plénitude dans sa nouvelle mise en scène à l'Akademietheater de Vienne. Une disposition parfaite pour une distribution de premier rang où figure, entre autres, Michael Maertens (Friedrich Hofreiter), Katharina Lorenz (Génia), Itay Tiran (le docteur Mauer), Bibiana Beglau (Aigner) et l'acteur vétéran Branko Samarovsksi (le banquier Natter).     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69227702-48477882.jpg?v=1669747629" alt=""Das weite Land" d'Arthur Schnitzler à Vienne… Purgatoire collectif et laboratoire des âmes" title=""Das weite Land" d'Arthur Schnitzler à Vienne… Purgatoire collectif et laboratoire des âmes" />
     </div>
     <div>
      &quot;Das weite Land&quot; d'Arthur Schnitzler, parut en 1911, a été rapidement apprécié à Paris. Tombé sous le charme de la pièce, le feuilletoniste Henry Bidou a consacré un article pour louer <span style="font-style:italic">&quot;le talent incisif et net de l'auteur&quot;</span> et encourager une adaptation française. Un projet d'adaptation suivit en 1912, avec le titre traduit &quot;Le Pays mystérieux&quot;, qui ne connut malheureusement aucune suite. Qualifiée de tragi-comédie, la pièce présente un portrait d'une société viennoise de la première moitié du XXe siècle qui se trouve dans l'entre-deux entre l'héritage du tournant de siècle et des nouveaux codes socio-culturels émergeant de la modernité.       <br />
              <br />
       Le drame se déroule autour du couple Hofreiter, l'industriel Friedrich et sa femme Génia, dont le mariage s'est depuis longtemps refroidi et est marqué par des infidélités mutuelles. Friedrich est récemment sorti d'une liaison avec Adèle, la femme de son banquier Natter et on suspecte Génia d'être la cause du suicide soudain du célèbre pianiste russe Korsakov, fou amoureux d'elle. Après une confrontation, Friedrich décide à l'improviste de rejoindre son ami, le docteur Mauer, dans son voyage. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69227702-48477883.jpg?v=1669747683" alt=""Das weite Land" d'Arthur Schnitzler à Vienne… Purgatoire collectif et laboratoire des âmes" title=""Das weite Land" d'Arthur Schnitzler à Vienne… Purgatoire collectif et laboratoire des âmes" />
     </div>
     <div>
      Pendant leur séjour dans le Tyrol, Friedrich est approché par la jeune Erna qui lui confie son amour. Friedrich lui propose de l'épouser, mais Erna, qui ne se sent pas prête, refuse cette proposition et préfère être son amante. Dans un même temps, dans la villa Hofreiter, Génia commence une liaison avec le jeune élève-officier Otto von Aigner, fils du directeur von Aigner et son ex-femme la comédienne Anna Meinhold-Aigner. Lorsque Génia décide de révéler sa liaison à Friedrich, celui-ci le sait déjà. Friedrich défit Otto dans un duel américain, dans lequel il tire sur le jeune homme et le tue.       <br />
              <br />
       Conformément à la phrase décisive du drame &quot;l'âme… est un vaste pays&quot; <span style="font-style:italic">&quot;die Seele… ist ein weites Land&quot;</span>, la nouvelle mise en scène de Barbara Frey à l'Akademietheater de Vienne met les personnages à nu. Comme des sujets d'expérimentation dans un laboratoire, ils sont examinés dans leurs intimités et leurs confrontations. Ce laboratoire, ce sont les décors de Martin Zehetgruber, minimalistes et dominés de noir, qui permet plusieurs niveaux d'interprétation. La scène est partagée entre l'avant et le lointain par un rideau noir semi-transparent.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69227702-48477911.jpg?v=1669747744" alt=""Das weite Land" d'Arthur Schnitzler à Vienne… Purgatoire collectif et laboratoire des âmes" title=""Das weite Land" d'Arthur Schnitzler à Vienne… Purgatoire collectif et laboratoire des âmes" />
     </div>
     <div>
      Les personnages entrent et sortent de ce rideau, et ce qui se passe derrière celui-ci sont souvent des ellipses. Le rideau a en effet un rôle primordial dans l'ensemble de la représentation, pragmatiquement comme métaphoriquement : il isole des personnages dans leurs confrontations, et représente le partage entre le monde physique et le monde intérieur. Dans une telle simplicité scénique, éclairée poétiquement par Rainer Küng et ponctuée de temps à autre par des narrations propres à un film documentaire (sur les funérailles d'insectes, en début, et ensuite sur l'accouplement), les personnages deviennent des sujets de laboratoire.       <br />
              <br />
       Nous, spectateurs, les observons de tous les angles, émus, amusés et, de temps en temps, gênés vis-à-vis des expressions des intimités les plus profondes. Les confrontations et les contacts entre les personnages sont soulignées en couple, ce qui justifie les nombreuses coupures effectuées dans le texte originel et l'élimination des personnages secondaires.       <br />
              <br />
       Les confrontations entre Friedrich (Michael Maertens) et Génia (Katharina Lorenz) sont un plaisir à regarder. De manière organique et humaine, les deux soulignent avec habileté, réalisme et parfois ironie les traits déterminants de leurs personnages et le ressentiment mutuel dans un mariage mort. Combien d'amour reste entre eux ? Ou ce n'est que de la haine ? Cette ambiguïté irrésolue est justement le moteur principal du drame.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69227702-48477916.jpg?v=1669747797" alt=""Das weite Land" d'Arthur Schnitzler à Vienne… Purgatoire collectif et laboratoire des âmes" title=""Das weite Land" d'Arthur Schnitzler à Vienne… Purgatoire collectif et laboratoire des âmes" />
     </div>
     <div>
      Dans les dynamiques du couple, Itay Tiran (le docteur Mauer) fournit un contrepoint considérable à celui-ci au moyen d'une combinaison parfois explosive des manières coincées de son personnage et de ses remarques piquantes. D'ailleurs, la diction allemande du comédien israélien est si impressionnante ; et n'omet jamais le naturel de l'expressivité. Dorothee Hartinger surprend par son interprétation du personnage de Mme Wahl, non pas comme une aspirante grande dame comme dans le texte originel, ici, elle est sèche, pragmatique et parle de façon syncopée. Contrairement à Génia, donc, elle a supprimé (au moins, c'est ce qu'elle fait paraître) ses hésitations et sa douceur.       <br />
              <br />
       Bibiana Beglau, incarnant le double rôle du docteur von Aigner et de son ex-femme Anna, est tout à fait dans son élément jouant une figure androgyne (l'on se souvient toujours de son impressionnant et époustouflant Méphisto dans Faust signé Martin Kušej au Burgtheater). Dommage que cette présence semble par moments trop schématique et trop dominante lorsqu'elle est le docteur Aigner, dirigeant trop d'attention vers sa virtuosité scénique plutôt qu'au personnage qu'elle est en train de confronter. Cependant, en Mme Aigner, Beglau crée une dynamique intéressante avec le couple Hofreiter : elle est attirée par Génia et souhaite la dérober à Friedrich qu'elle méprise.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69227702-48477976.jpg?v=1669748103" alt=""Das weite Land" d'Arthur Schnitzler à Vienne… Purgatoire collectif et laboratoire des âmes" title=""Das weite Land" d'Arthur Schnitzler à Vienne… Purgatoire collectif et laboratoire des âmes" />
     </div>
     <div>
      Erna de Nina Siewert semble prendre la sécheresse de sa mère, avec plus de franchise encore, mais est capable de sortir le poétique tranchant d'une jeune fille amoureuse. Otto de Felix Kammerer, coincé et discret dans son adoration pour Génia, laisse transpirer ses vrais sentiments à travers ses manières étudiées et coincées. Enfin, l'acteur vétéran Branko Swarovski (le banquier Natter) campe une incarnation très organique et très naturelle d'un personnage blasé qui n'a pas tout à fait abandonné sa nature intrigante. Sabine Haupt, incarnant sa femme Adèle, lui fournit dans un même temps un bon complément et un bon contraste par sa dureté émoussée qui manifeste sa revanche de rester avec un homme qui l'aime plus qu'elle ne l'aime.       <br />
              <br />
       Quand le rideau partageant la scène en deux zones est enfin levé vers la conclusion du drame, on se retrouve devant un paysage saccagé, gris et pierreux, avec une turbine qui est plus qu'usée. En arrière-plan, les Dolomites sont projetées en toute grandeur. Les personnages, assis ensemble, sont à la fois connus et inconnus les uns des autres.       <br />
              <br />
       <b>Vu le 26 novembre 2022 à l'Akademietheater (Lisztstraße 1, Vienne, 3e district).</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Das weite Land (Le vaste pays)"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69227702-48477977.jpg?v=1669748140" alt=""Das weite Land" d'Arthur Schnitzler à Vienne… Purgatoire collectif et laboratoire des âmes" title=""Das weite Land" d'Arthur Schnitzler à Vienne… Purgatoire collectif et laboratoire des âmes" />
     </div>
     <div>
      Spectacle en allemand.       <br />
       Texte : Arthur Schnitzler.        <br />
       Mise en scène : Barbara Frey.        <br />
       Avec : Michael Maertens, Katharina Lorenz, Bibiana Beglau, Felix Kammerer, Dorothee Hartinger, Nina Siewert, Branko Samarovski, Sabine Haupt, Itay Tiran.       <br />
       Dramaturgie : Andreas Karlaganis.        <br />
       Décors : Martin Zehetgruber.        <br />
       Collaboratrice des décors : Stephanie Wagner.        <br />
       Costumes : Esther Geremus.       <br />
       Musique : Josh Sneesby.       <br />
       Éclairage : Rainer Küng.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Prochaines représentations les 9, 14, 23 et 26 décembre 2022.</span>        <br />
       Akademietheater, Lisztstraße 1, Vienne, 3e district (Autriche).        <br />
       Achat et réservations des billets sur <a class="link" href="https://www.burgtheater.at/" target="_blank">&gt;&gt; burgtheater.at</a>       <br />
       Tél. : +43 (0)151 444 4545.        <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('info@burgtheater.at')" >info@burgtheater.at</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/69227702-48477882.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Das-weite-Land-d-Arthur-Schnitzler-a-Vienne-Purgatoire-collectif-et-laboratoire-des-ames_a3457.html</link>
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   <title>"Ingolstadt" d'après Marieluise Fleisser… Une chambre d'expérimentation des gens infernaux</title>
   <pubDate>Tue, 18 Oct 2022 06:55:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Vinda Miguna</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La mise en scène signée Ivo van Hove, d'après le diptyque "Ingolstadt" de Marieluise Fleisser, prend "L'enfer, c'est les autres" au pied de la lettre. Le village est un laboratoire dans lequel on expérimente l'abîme humain chez les "petites gens". Jan Bülow (Roelle), en tête de la distribution, livre une performance exceptionnelle.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/68086283-47989857.jpg?v=1666027177" alt=""Ingolstadt" d'après Marieluise Fleisser… Une chambre d'expérimentation des gens infernaux" title=""Ingolstadt" d'après Marieluise Fleisser… Une chambre d'expérimentation des gens infernaux" />
     </div>
     <div>
      Marieluise Fleisser est louée pour son théâtre des &quot;petites gens&quot; dans une communauté fermée. Tel est le cas de sa plus célèbre pièce, &quot;Ingolstadt&quot;, qui fait du village allemand un purgatoire dont ses habitants se détruisent sous le couvert de la religion et la moralité. D'une part, l'institution, et de l'autre, la défaillance de la nature humaine. Olga est enceinte de Paps, qui ne l'aime pas. Personne dans sa famille ne connaît sa grossesse, sauf Roelle, bouc émissaire du village. Lorsqu'il sait qu'Olga veut se faire avorter, il lui fait un chantage pour gagner son affection. Olga le repousse et Roelle prétend invoquer un ange pour se faire respecter par les habitants du village et Olga. Le plan échoue et se retourne contre lui ; les soldats le jettent dans un étang.        <br />
              <br />
       Quand Olga confesse enfin sa grossesse à son père, ce dernier la repousse et Roelle tente sa dernière chance pour se faire aimer d'Olga en revendiquant que l'enfant est le sien. Olga le déteste encore plus et l'accuse qu'il la &quot;tire vers le bas&quot;. Autour du couple Olga-Roelle, le drame représente un écosystème fermé dans laquelle les gens ne s'amusent que dans la négativité et la souffrance d'autrui. Les soldats, qui devraient maintenir l'ordre, deviennent des agents de violence qui s'abusent entre eux et abusent Berta et Alma, servantes qui rêvent d'une vie meilleure. Marieluise Fleisser met l'accent sur la perspective féminine pour présenter un tableau des &quot;petites gens&quot; dans toute sa cruauté.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/68086283-47989871.jpg?v=1666027209" alt=""Ingolstadt" d'après Marieluise Fleisser… Une chambre d'expérimentation des gens infernaux" title=""Ingolstadt" d'après Marieluise Fleisser… Une chambre d'expérimentation des gens infernaux" />
     </div>
     <div>
      La création d'Ivo van Hove, transportée du Festival de Salzbourg (Salzburger Festspiele) au Burgtheater pour le public viennois, représente le village comme une chambre d'expérimentation métaphorique pour tirer et montrer le pire des gens qui sont liés à l'endroit par une sorte de fatalité. Le texte est adapté du &quot;Fegefeuer in Ingolstadt&quot; (Purgatoire à Ingolstadt) et &quot;Pioniere in Ingolstadt&quot; (Les pionniers à Ingolstadt) par le dramaturge Koen Tachelet. C'est un travail intelligent et méticuleux qui maintient avec réussite l'équilibre entre les riches aspects de la représentation qui confrontent le monde extérieur et le monde intérieur, l'individualité et la société, la vérité et l'hypocrisie. Cette confrontation se manifeste sur le plan visuel par les lectures du crédo chrétien (accompagnées de la projection vidéo signée Julia Várkonyi) qui ponctuent le drame dans son évolution vers le point culminant.       <br />
              <br />
       Les décors de Jan Versweyveld profitent d'une illusion d'espace établie par des miroirs des trois côtes de la scène et montrent un coin marécageux du village, décoré d'ampoules lumineuses colorées et des tours de diffusion desquelles sortent de temps en temps des commandes absurdes propres à une école militaire. L'éclairage, également de Versweyveld, est dramatiquement puissant. On apprécie les jeux d'ombres pendant la lecture du crédo et des changements subtils au sein des nuances naturelles pour signaler les épisodes décisifs qui marquent des étapes de plus en plus profondes dans la descente vers l'abîme humain. Au profit du monde intérieur, la musique d'Eric Schleichim, couvrant un large éventail des genres, du hard rock à la cantate baroque, saisit les sentiments en fonction des différents aspects de l'amour présents dans le drame : romantique, violent, amical, manipulateur et corrosif.       <br />
              <br />
       La distribution, composée de l'ensemble du Burgtheater de Vienne, est menée par Marie-Luise Stockinger (Olga) et Jan Bülow (Roelle) qui livrent tous deux une performance poignante. Bülow, si jeune et d'une présence scénique si éblouissante, réunit habilement le tragique, le pathétique et le ridicule du bouc émissaire du village avec un peu d'humour noir et d'auto-ironie. Il sonde l'abîme et la défaillance de son personnage avec courage et une bonne compréhension.        <br />
              <br />
       Stockinger, froide et distanciée, incarne le paradoxe intérieur d'Olga qui est, dans un même temps, forte et fragile à la plénitude. Le lien émotionnel qui surgit entre les deux protagonistes principaux maintient une certaine ambiguïté, celle du dégoût mêlé de tendresse, comme il le faut.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/68086283-47989874.jpg?v=1666028656" alt=""Ingolstadt" d'après Marieluise Fleisser… Une chambre d'expérimentation des gens infernaux" title=""Ingolstadt" d'après Marieluise Fleisser… Une chambre d'expérimentation des gens infernaux" />
     </div>
     <div>
      Aussi poignante est la performance de Lilith Hässle (Berta, une des servantes abusées par des soldats) qui parvient à faire entrer une riche profondeur psychologique dans les contraintes de son personnage. Lili Winderlich (Clementine, sœur d'Olga), belle et acide, est un contrepoint fort pour Olga et une force essentielle dans le développement des dynamiques toxiques qui séparent le couple principal du reste du village.       <br />
              <br />
       Tilman Tuppy (Peps, compagnon d'Olga qui ne l'aime pas et de qui elle est enceinte) campe une figure grossière et impitoyable qui reflète dans un même temps la mentalité du village et fournit une justification causale de la rudesse et du renfermement d'Olga. Parmi les soldats, Gunther Eckes (Münsterer) sort du lot en livrant une interprétation brutale qui n'épargne rien de la défaillance mentale et morale de son personnage.       <br />
              <br />
       En somme, une soirée bien marquante ; sans aucun doute l'un des points forts de la maison cette saison.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Ingolstadt"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/68086283-47990092.jpg?v=1666029499" alt=""Ingolstadt" d'après Marieluise Fleisser… Une chambre d'expérimentation des gens infernaux" title=""Ingolstadt" d'après Marieluise Fleisser… Une chambre d'expérimentation des gens infernaux" />
     </div>
     <div>
      Spectacle an allemand.       <br />
       D'après &quot;Purgatoire à Ingolstadt&quot; et &quot;Les pionniers à Ingolstadt&quot; de Marieluise Fleisser.       <br />
       Texte : Marieluise Fleisser.       <br />
       Mise en scène : Ivo van Hove.       <br />
       Avec : Marie-Luise Stockinger, Jan Bülow, Lilith Hässle, Lili Winderlich, Tilman Tuppy, Gunther Eckes, Dagna Litzenberger Vinet, Maximilian Pulst, Johan Hackman, Lucas Vogelsang, Julian von Hansemann, Oliver Nägele, Rainer Galke, Elisabeth Augustin, Etienne Halsdorf.       <br />
       Décors et éclairage : Jan Versweyveld.       <br />
       Assistant pour les décors : Dimitrij Muraschov.        <br />
       Costumes : An D'Huys.       <br />
       Musique : Eric Schleichim.        <br />
       Vidéo : Julia Várkonyi.       <br />
       Dramaturgie : Koen Tachelet, Sebastian Huber.        <br />
              <br />
       Prochaines représentations       <br />
       <span class="fluo_jaune">18 et 27 octobre 2022 ; 3, 10 et 14 novembre 2022,</span>.       <br />
       Burgtheater de Vienne, Universitätsring 1, Vienne, 1er district.       <br />
       Achat et réservations des billets sur <a class="link" href="https://www.burgtheater.at/" target="_blank">&gt;&gt; burgtheater.at</a>        <br />
       Tél. : +43 (0)151 444 4545.        <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('info@burgtheater.at')" >info@burgtheater.at</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/68086283-47989857.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Ingolstadt-d-apres-Marieluise-Fleisser-Une-chambre-d-experimentation-des-gens-infernaux_a3416.html</link>
  </item>

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   <title>"Keine Menschenseele" par le groupe Laokoon, un purgatoire des voix et d'êtres automates "fabriqués en Autriche"</title>
   <pubDate>Thu, 23 Jun 2022 07:24:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Vinda Miguna</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Les morts parlent librement et les voix sont libérées du corps pour mettre en question le sens de l'humanité dans "Keine Menschenseele" ("pas une âme") signé par le groupe Laokoon (Cosima Terrasse, Moritz Riesewieck, Hans Block). Au cœur du purgatoire des voix, Ella (Caroline Baas), Peter (Philipp Hauss), Walter (Hans Dieter Knebel) et Luziwuzi (Lukas Watzl) sont émetteurs et réceptacles de celles qui sont à la fois les leurs et pas les leurs.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65570882-46757061.jpg?v=1655913402" alt=""Keine Menschenseele" par le groupe Laokoon, un purgatoire des voix et d'êtres automates "fabriqués en Autriche"" title=""Keine Menschenseele" par le groupe Laokoon, un purgatoire des voix et d'êtres automates "fabriqués en Autriche"" />
     </div>
     <div>
      La salle de bal historique du Kasino am Schwarzenbergplatz, jadis le palais privé de l'archiduc Ludwig Viktor, est transformée en salle des serveurs pour &quot;Keine Menschenseele&quot; créé par Laokoon (Cosima Terrasse, Moritz Riesewieck, Hans Block). Un petit chandelier baroque suspendu au milieu de la scène semble déplacé parmi des câbles verts emmêlés qui lient le plafond et le sol comme des vignes. Les boîtes en verre (ou des cercueils, selon la perspective) élaborent la scène minimaliste qui profite de l'expressivité de l'éclairage (signé Norbert Gottwald) et tire sa vie des synthèses de voix spécifiquement désignées pour la taille et l'acoustique de la salle par le technicien sonore Michael Pucher.       <br />
              <br />
       Le topos classique du théâtre comme lieu où parlent des morts est pris au pied de la lettre. La représentation l'expérimente ainsi avec toutes sortes de voix venant de plusieurs dimensions : de l'au-delà, de l'histoire de l'humanité et en faisant référence à l'intelligence artificielle. Les voix sont émises indépendamment du corps et les quatre figures sur scène Ella (Caroline Baas), Peter (Philipp Hauss), Walter (Hans Dieter Knebel) et Luziwuzi (Lukas Watzl) sont dans un même temps des émetteurs et des accessoires-victimes des voix qui les transgressent.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65570882-46757062.jpg?v=1655913431" alt=""Keine Menschenseele" par le groupe Laokoon, un purgatoire des voix et d'êtres automates "fabriqués en Autriche"" title=""Keine Menschenseele" par le groupe Laokoon, un purgatoire des voix et d'êtres automates "fabriqués en Autriche"" />
     </div>
     <div>
      Dépossédés d'eux-mêmes et du sens classique d'être humain, ils hantent la scène par des mouvements corporels qui semblent programmés, leurs voix imprégnées d'échos subtils, comme lorsqu'on entend quelqu'un dans un haut-parleur. Ils basculent constamment entre l'humain et l'humanoïde, comme le montrent les costumes qui figurent pour chacun des pantalons vernis et les transforment en êtres automates &quot;made in Österreich&quot; (fabriqués en Autriche).       <br />
              <br />
       Les identités des personnages sont floues au début, même si elles se dessinent de plus en plus clairement dans la deuxième moitié du spectacle. Peter est établi dans le sillage du mathématicien allemand Joseph Faber, inventeur de l'automate &quot;Euphonia&quot; qui était capable de prononcer toutes les consonnes des langues européennes et les voyelles sauf &quot;i&quot;. Dans sa tirade remarquable, Hauss martèle bien l'idée centrale condensée dans la phrase &quot;und ohne &quot;i&quot; kein Ich&quot; (sans &quot;i&quot; il n'y a pas de Moi). Ella est introduite en pleine confusion quant à sa nature : est-elle l'&quot;Euphonia&quot; de Peter - et donc un automate - ou est-elle une âme errante ? Il s'avère que, de son vivant, elle était une activiste naturiste militante dont l'initiative de la grève de la faim au profit de la nature a poussé des jeunes à leur mort.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65570882-46757102.jpg?v=1655913468" alt=""Keine Menschenseele" par le groupe Laokoon, un purgatoire des voix et d'êtres automates "fabriqués en Autriche"" title=""Keine Menschenseele" par le groupe Laokoon, un purgatoire des voix et d'êtres automates "fabriqués en Autriche"" />
     </div>
     <div>
      Baas incarne le rôle avec intelligence et une prise de distance adéquate au profit de la confusion maintenue de la nature de son personnage. Luziwuzi est plus abstrait encore. Quoique ses dialogues suggèrent qu'il était un activiste gay et un animateur de son vivant, l'intégralité de son discours reste aléatoire et dépourvue du caractère humain qu'on se demande s'il n'est pas, en effet, un automate. Walter, le plus &quot;humain&quot; après Peter, vit cependant dans un temps perdu et maintient sa distance avec le réel et l'humanité par un constant retour à la nostalgie.       <br />
              <br />
       Le minimalisme des décors dirige la focalisation sur les figures énigmatiques et déconstruites, d'une part, et, de l'autre, se déconstruit lui-même dans sa simplicité qui refuse toute interprétation fixe. Le référent et la référence tels qu'on les connaît sont mis en question jusqu'à la dissolution sémiotique, mais aussi ontologique, de tout. Cela ne nous surprend pas qu'à la fin un agent de sécurité (Thyl Hanscho) entre avec une lampe de poche et informe son chef au téléphone qu'il n'y a &quot;pas une âme qui vive&quot; dans la salle de spectacle sombre.       <br />
              <br />
       <b>Vu le 15 juin 2022 au Kasino am Schwarzenbergplatz (Schwarzenbergplatz 1, Vienne, 1er district).</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Keine Menschenseele (Pas une âme)"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65570882-46757191.jpg?v=1655914151" alt=""Keine Menschenseele" par le groupe Laokoon, un purgatoire des voix et d'êtres automates "fabriqués en Autriche"" title=""Keine Menschenseele" par le groupe Laokoon, un purgatoire des voix et d'êtres automates "fabriqués en Autriche"" />
     </div>
     <div>
      Spectacle en allemand.       <br />
       Texte : Laokoon (Cosima Terrasse, Moritz Riesewieck, Hans Block).       <br />
       Mise en scène, collage sonore, musique : Laokoon (Cosima Terrasse, Moritz Riesewieck, Hans Block).       <br />
       Avec : Caroline Baas, Philipp Hauss, Hans Dieter Knebel, Lukas Watzl et Thyl Hanscho.       <br />
       Voix : Elisabeth Orth, Michael Heltau et d'autres membres de l'ensemble.       <br />
       Dramaturgie : Anika Steinhoff.        <br />
       Décors : Martin Zlabinger.       <br />
       Costumes : Elena Kreuzberger.       <br />
       Synthèse vocale : Michael Pucher.        <br />
       Lumières : Norbert Gottwald.       <br />
              <br />
       <b>Prochaine représentation :</b> <span class="fluo_jaune">24 juin 2022.</span>       <br />
       Et éventuellement lors de la saison 22/23.       <br />
       Kasino am Schwarzenbergplatz, Schwarzenbergplatz 1, Vienne, 1er district (Autriche).       <br />
       Achat et réservations des billets sur <a class="link" href="https://www.burgtheater.at/en/production/keine-menschenseele" target="_blank">&gt;&gt; burgtheater.at</a>       <br />
       Tél. : +43 (0)151 444 4545.       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('info@burgtheater.at')" >info@burgtheater.at</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/65570882-46757061.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Keine-Menschenseele-par-le-groupe-Laokoon-un-purgatoire-des-voix-et-d-etres-automates-fabriques-en-Autriche_a3300.html</link>
  </item>

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   <title>"Hôtel des deux mondes"… Deux rounds avant un autre départ</title>
   <pubDate>Tue, 21 Feb 2017 14:19:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans un lieu où la vie est en suspens, Anne Bourgeois met en scène des personnages à la crête des sentiments de résignation, de nouvel envol ou de sacrifice dans une scénographie aux accents futuristes.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/11226283-18665293.jpg?v=1487683942" alt=""Hôtel des deux mondes"… Deux rounds avant un autre départ" title=""Hôtel des deux mondes"… Deux rounds avant un autre départ" />
     </div>
     <div>
      Ils y arrivent et y sortent par un ascenseur. Cinq personnes, dont la vie a été happée par un événement tragique, se retrouvent dans un même endroit. Une sorte de purgatoire. Ils incarnent ce moment où l'attente devient le centre d'une existence. Cette attente est-elle pour autant crainte, frayeur, joie ou espoir ? Elle dépend des personnages, de leur résignation ou de leur combativité.       <br />
              <br />
       Deux préposés disant mot accompagnent le déroulement des scènes. Leur présence est une préfiguration d'un moment où le silence fait acte. C'est par cette lucarne qu'Éric-Emmanuel Schmitt, au travers du docteur Hess (Odile Cohen), philosophe, médite sur le sens de la vie sans que la pièce verse dans un quelconque intellectualisme.       <br />
              <br />
       Schmitt a un talent d'écriture. Nombre de ses pièces le montrent. Celle-ci est très bien écrite même si elle flirte parfois avec des travers &quot;fleur bleue&quot;. Humour et philosophie se mêlent dans une dramaturgie que l'auteur maîtrise.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/11226283-18665425.jpg?v=1487683943" alt=""Hôtel des deux mondes"… Deux rounds avant un autre départ" title=""Hôtel des deux mondes"… Deux rounds avant un autre départ" />
     </div>
     <div>
      Le docteur Hess porte un joli décolleté. L'intérêt de celui-ci reste mystérieux dans un espace qui fait plutôt office de purgatoire. Le jeu des comédiens est de très bonne facture, incarné avec truculence et brio par Jean-Paul Farré, Michèle Garcia et Jean-Jacques Moreau. Le regard amoureux entre Davy Sardou et Noémie Elbaz, qui par ailleurs est remarquable tout au long de la pièce, manque toutefois de vérité comme si le silence gestuel ne pouvait être habité même en arrière-scène.       <br />
              <br />
       La mise en scène reste un tantinet dans un pré carré où la prise de risque a été quelque peu bottée en touche. Anne Bourgeois aurait sans doute pu bousculer un peu plus le texte, riche de possibilités.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Hôtel des deux mondes"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/11226283-18665531.jpg?v=1487684266" alt=""Hôtel des deux mondes"… Deux rounds avant un autre départ" title=""Hôtel des deux mondes"… Deux rounds avant un autre départ" />
     </div>
     <div>
      Texte : Éric-Emmanuel Schmitt.       <br />
       Mise en scène : Anne Bourgeois, assistée de Betty Lemoine.       <br />
       Avec : Davy Sardou, Jean-Paul Farré, Jean-Jacques Moreau, Michèle Garcia, Odile Cohen, Noémie Elbaz, Günther Vanseveren, Roxane Le Texier.       <br />
       Décor : Stéfanie Jarre, assistée de de Daphné Roulot.       <br />
       Lumières : Jacques Rouveyrollis, assisté de Jessica Duclos.       <br />
       Costumes : Nathalie Chevalier.       <br />
       Accessoiriste : Nils Zachariasen.       <br />
       Musique : Jacques Cassard.       <br />
       Durée : 1 h 50.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Depuis le 19 Janvier 2017.</span>       <br />
       Mardi au samedi à 21 h, dimanche à 15 h.       <br />
       Théâtre Rive Gauche, Paris 14e, 01 43 35 32 31.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-rive-gauche.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-rive-gauche.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/11226283-18665425.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Hotel-des-deux-mondes-Deux-rounds-avant-un-autre-depart_a1748.html</link>
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