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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-03-12T15:23:48+01:00</dc:date>
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   <title>•Off 2022• "Le Cas Lucia J." Performance bouleversante d'une comédienne habitée par le destin d'une martyre de la psychiatrie</title>
   <pubDate>Mon, 25 Jul 2022 16:14:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2022]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Inspiré du livre éponyme d'Eugène Durif, ce spectacle-performance interprété par Karelle Prugnaud retrace la vie de Lucia Anna Joyce, fille et muse du célèbre écrivain irlandais James Joyce, romancier, poète et figure emblématique du XXe siècle. C'est l'angle complexe et ambigu de la relation "père fille" - ou plutôt "fille père" - qui a été choisi pour cette création relatant le destin de cette jeune femme qui apprend la danse auprès d'Isadora Duncan puis qui abandonne cette pratique avant de tomber amoureuse du jeune Beckett, assistant de son père. Mais celui-ci la rejette.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66288301-47116760.jpg?v=1658760481" alt="•Off 2022• "Le Cas Lucia J." Performance bouleversante d'une comédienne habitée par le destin d'une martyre de la psychiatrie" title="•Off 2022• "Le Cas Lucia J." Performance bouleversante d'une comédienne habitée par le destin d'une martyre de la psychiatrie" />
     </div>
     <div>
      Elle se perd, est soignée par Jung qui la déclare schizophrène, avant d'être internée tout le reste de sa vie. Joyce, écrivant Finnefgans Wake, est persuadée qu'au terme de cette œuvre, Lucia retrouvera pleinement la raison. Selon lui, elle se confond avec son héroïne, Anna Livia Plurabella, et, ainsi, elle deviendrait <span style="font-style:italic">&quot;le livre fait de toutes les langues, de toutes les paroles mêlées, une danse du dedans&quot;.</span>       <br />
              <br />
       À l'origine de cette aventure singulière, il y a une rencontre entre trois artistes : l'auteur Eugène Durif, au parcours très chargé dans plusieurs domaines, le metteur en scène Éric Lacascade, pour qui la recherche personnelle de son métier est inséparable de la question de l'acteur, et la comédienne, metteuse en scène et performeuse, Karelle Prugnaud, dont le travail tant dans le domaine de la mise en scène que dans celui de comédienne est déjà vertigineux.       <br />
              <br />
       Dès le début de cette performance, la scénographie interpelle car la comédienne nous surprend, allongée dans notre dos sur le rebord de la cabine régie. Elle monologue, semble-t-il, déjà enfermée dans son monde. Puis très vite, elle occupe le plateau aux murs blancs rappelant l'univers hospitalier et psychiatrique - lequel lui sera au demeurant très inhospitalier- et elle virevolte, danse, se meut de façon acrobatique à couper le souffle. Le tout dans une maîtrise exceptionnelle.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;La figure de Lucia est absolument passionnante, tout autant que l'est l'écriture d'Eugène Durif et le corps performatif de Karelle&quot;</span>, Éric Lacascade.       <br />
              <br />
       Car ce spectacle est remarquablement incarné par la comédienne charnellement investie dont on peut s'interroger sur la part d'osmose qu'elle a bien pu accorder à son personnage. Il semblerait qu'elle soit considérable à en juger par la continuité qu'elle y a donnée en réalisant, en marge des représentations de la pièce, &quot;les Carnets de Frictions&quot; avec la collaboration du photographe Michel Cavalca.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66288301-47116787.jpg?v=1658760516" alt="•Off 2022• "Le Cas Lucia J." Performance bouleversante d'une comédienne habitée par le destin d'une martyre de la psychiatrie" title="•Off 2022• "Le Cas Lucia J." Performance bouleversante d'une comédienne habitée par le destin d'une martyre de la psychiatrie" />
     </div>
     <div>
      Le destin tragique de Lucia Anna Joyce, danseuse hors pair, talentueuse et créative, abandonnée par sa mère qui ne viendra pas la voir une seule fois pendant trente ans à l'hôpital, est retracé dans ce spectacle de façon magistrale. L'univers impitoyable de la psychiatrie y est évoqué sous un angle critique humanisé à l'extrême et l'incarnation de Karelle Pugnaud participe à rendre ce moment du spectacle difficilement supportable : <span style="font-style:italic">&quot;le pic à glace, toutes sortes de piqûres, des injections de sel, d'or, d'argent, de soufre, d'eau salée comme pour Nijinski. Mais le pire, c'était la potion de sérum bovin. C'est dans mon corps que ça se passe, pas dans ma tête. Si seulement on pouvait saisir ce qui se passe dans mon corps !&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Karelle Prugnaud, martyre de la psychiatrie, hurle sur scène, les bras en croix en regardant le ciel et elle emplit la scène, à moins que ce ne soit Anna Livia Plurabella dans &quot;Finnegans Wake&quot; ou Lucia Anna Joyce ou encore Camille Claudel ! Il semblerait que les rapports de ces femmes aux hommes de leur vie n'aient pas été des plus salvateurs, que ce soit le père, l'amant, le frère…       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Tu aurais pu me sauver, Papa&quot;.</span> Le ton est donné concernant la part insidieuse qu'a pu avoir sur elle les rouages d'un système patriarcal dominant et oppressant, mais aussi de la place de la femme et de l'artiste corsetée par une société conservatrice !       <br />
              <br />
       Utilisant plusieurs registres dramaturgiques, la comédienne nous captive, &quot;trop cash, trop dure&quot; comme le dit son personnage, mais c'est pour mieux vous interpeller, mon enfant !  Et nous le sommes, interpellés par ce &quot;spectacle performance&quot; de Karelle Prugnaud dont le visage, les yeux bleus et la longue chevelure ondulée noir de jais ne sont pas sans rappeler Isabelle Adjani, toute comparaison mise à part.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66288301-47116788.jpg?v=1658760541" alt="•Off 2022• "Le Cas Lucia J." Performance bouleversante d'une comédienne habitée par le destin d'une martyre de la psychiatrie" title="•Off 2022• "Le Cas Lucia J." Performance bouleversante d'une comédienne habitée par le destin d'une martyre de la psychiatrie" />
     </div>
     <div>
      Elle emplit la scène, &quot;Karelle aux lèvres rouges&quot; comme pour mieux nous séduire et ses bleus sur les cuisses ne sont pas des maquillages ! Elle est bouleversante dans sa simple combinaison de nylon blanc, charnelle et sexy, provocatrice, osée, notamment lorsque Eugène Durif présent dans la salle lui réclame&quot; une autre proposition&quot; de mise en scène relative à la lecture des lettres de son frère.       <br />
              <br />
       Peu nécessaire d'être outrée par cette dernière qui, quelque part, nous ramène à ce que nous sommes aussi…       <br />
              <br />
       Dans le destin de Lucia, ni la relation avec son frère ni celle avec son père ne sera vraiment jamais élucidée, mais est-ce bien nécessaire finalement car le processus créatif théâtral mis en place par cette magnifique collaboration de la Compagnie L'envers du décor appuyée par celle du grand metteur en scène Éric Lacascade nous la laisse entrevoir avec brio et incandescence.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Dans ma théorie sur &quot;l'Anima&quot;, Joyce et sa fille en sont un exemple classique. Elle est nettement sa femme inspiratrice ce qui explique son refus obstiné de la voir déclarée atteinte d'aliénation. Sa propre anima, c'est-à-dire sa propre psyché inconsciente, s'est si solidement identifiée à sa fille qu'admettre sa folie eut été admettre pour lui une psychose lente&quot;</span>, Jung.       <br />
              <br />
       Espérons que Karelle Prugnaud parviendra à se détacher du &quot;cas Lucia J.&quot; lors de ses prochaines créations… À en juger par son talent, nous ne sommes pas inquiètes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Cas Lucia J. (Un feu dans sa tête)"</b></div>
     <div>
      Spectacle-performance- Seule en scène.       <br />
       Texte : Eugène Durif.       <br />
       Mise en scène : Éric Lacascade.       <br />
       Avec : Karelle Prugnaud       <br />
       Scénographie : Magali Murbach.       <br />
       Lumière : Laurent Nennig.       <br />
       Production : Compagnie L'envers du décor et Compagnie Lacascade.       <br />
       À partir de 16 ans.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2022•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 26 juillet 2022.</span>       <br />
       Tous les jours à 21 h 45, relâche le mercredi.       <br />
       Théâtre Artéphile, 7, rue du Bourg Neuf, Avignon.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>Expulsé du Théâtre Artéphile depuis le 17 juillet.       <br />
       Représenté le lundi 25 juillet 2022 à 15 h,       <br />
       à l'église des Célestins, place des Corps-Saints, Avignon.</strong></span>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.cie-enversdudecor.com/lucia_joyce.html" target="_blank">>> cie-enversdudecor.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/66288301-47116760.jpg</photo:imgsrc>
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   <title>Entre manifeste et ébullition créatrice, "V.I.T.R.I.O.L."* utilise la folie comme scalpel pour disséquer les cœurs</title>
   <pubDate>Tue, 10 Mar 2020 08:56:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Incursion dans les strates de l'esprit humain. Peut-être. Épopée fantasque à la frontière de la réalité et du démesuré. Aussi. Mise au grand jour de l'engrenage étrange des rapports amoureux, des rapports sociaux, des fusions, des prises de pouvoirs, des dons. Oui. Extraire ce que l'on nomme Folie, crise de folie du carcan de la psychiatrie punitive pour en faire un des leviers incontournables des sentiments vrais, des sentiments puissants et réintroduire la marge dans la vie. Ce spectacle est si riche en pensées, en jeu, en émotions qu'il est difficile de l'enfermer dans une phrase.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/43503403-35877025.jpg?v=1583828154" alt="Entre manifeste et ébullition créatrice, "V.I.T.R.I.O.L."* utilise la folie comme scalpel pour disséquer les cœurs" title="Entre manifeste et ébullition créatrice, "V.I.T.R.I.O.L."* utilise la folie comme scalpel pour disséquer les cœurs" />
     </div>
     <div>
      L'extraordinaire surgit toujours du banal. L'histoire ici, simple, raconte l'intrusion de l'ancien amant dans le couple que forme la femme avec son nouveau compagnon. Ça arrive. Un soir quotidien dans leur logement, il déboule. Il déboule chez eux, mais il déboule aussi chez lui puisqu'il fait partie du passé, et le passé fait toujours partie du souffle du présent. Et il déboule comme une tempête sur un lac sans risée.       <br />
              <br />
       Le texte de Roxane Kasperski et Elsa Granat s'écarte dès la première seconde de tout réalisme. Il prend aussitôt le point de vue de ce fantôme surgit du passé pour tirer les ficelles du présent. Et c'est le point de vue d'un homme en crise. Pas crise de jalousie non, pas si simple. Crise maniaque, dépressive, excessive. L'homme est client de la psychiatrie, entre psychotropes et électrochocs, mais on ne le sait pas tout de suite. On est juste emporté par cette vision intérieure d'une réalité qu'on perçoit comme un jeu de poupée, que les deux autrices parviennent à faire éclore.       <br />
              <br />
       La fascination pour ce qui se déroule sur le plateau opère dès les premières secondes et l'on se laisse emporter par ce théâtre extraordinairement physique, où l'action ne cesse pas, et qui pourtant laisse une place énorme au texte, au sens, à ce qui est dit. Et ce sont des avalanches de corps, de luttes qui s'enchevêtrent au verbe cru, élaboré, intelligent. Ce sont des suites de fulgurances que l'homme déclenche et subit, ce qui donne à la pièce un rythme haletant, surprenant, fascinant.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/43503403-35877030.jpg?v=1583828174" alt="Entre manifeste et ébullition créatrice, "V.I.T.R.I.O.L."* utilise la folie comme scalpel pour disséquer les cœurs" title="Entre manifeste et ébullition créatrice, "V.I.T.R.I.O.L."* utilise la folie comme scalpel pour disséquer les cœurs" />
     </div>
     <div>
      Les trois interprètes principaux investissent totalement et les personnages qu'ils jouent et l'espace qu'ils occupent. Une scénographie faite de sortes de tréteaux sur plusieurs niveaux, (et il y a par moments l'idée de ce théâtre de tréteaux qui ne s'adresse pas à des statues posées sur des fauteuils de velours mais à des passants dont il faut capter l'attention à chaque seconde) qui représente l'appartement du couple devant sur un cyclo immaculé où les ambiances lumineuses suivent les différents épisodes : un écran, comme un espace de projection de l'esprit.       <br />
              <br />
       Mais les trois musiciens, chanteurs, multi-instrumentistes qui participent à cette explosion collective avec leurs adaptations très originales, font autant partie de la fête. Ils sont autant personnages, jouent, et s'intègrent avec énormément de talent à l'action.        <br />
              <br />
       Pour continuer à faire haleter en permanence cette belle farandole d'invention, la mise en scène d'Elsa Granat fait preuve d'une rigueur millimétrée. Presque un travail de chef d'orchestre. C'est à cette condition que le travail corporel et vocal des acteurs parvient à faire suivre avec clarté les péripéties de l'histoire. Des péripéties qui sont autant actes réels que fantasmatiques visions mises en scène.       <br />
              <br />
       Dans cette recherche de théâtre à la fois intelligent et ludique, les deux autrices introduisent un pan de l'histoire de la psychiatrie avec des reconstitutions d'interviews ou des citations de Gilles Deleuze, Pierre-Félix Guattari, ainsi que de Franco Basaglia, psychiatre Italien dont le travail de toute une vie a permis la fermeture des asiles en Italie. Car ce spectacle est aussi un manifeste contre la psychiatrie carcérale et violente des HP. Le rythme du spectacle et la fascination pour l'excellent jeu des interprètes en souffrent un peu, mais ces quelques longueurs n'empêchent pas de garder en soi la puissance et l'extrême vitalité de la pièce.       <br />
              <br />
       Et puis, un chapeau particulier au talentueux Olivier Wermer qui interprète l'ancien amant, par le regard duquel tout se déroule et qui, sans doute de ce fait mais pas seulement, emporte avec lui, grâce à son jeu, tout notre affect, vital pour son personnage écorché.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* &quot;V.I.T.R.I.O.L.&quot; : Visita Interiorem Terrae Rectificando Invenies Operae Lapidem… soit &quot;explore tes entrailles et découvre le noyau sur lequel bâtir une nouvelle personnalité&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"V.I.T.R.I.O.L."</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/43503403-35877031.jpg?v=1583828204" alt="Entre manifeste et ébullition créatrice, "V.I.T.R.I.O.L."* utilise la folie comme scalpel pour disséquer les cœurs" title="Entre manifeste et ébullition créatrice, "V.I.T.R.I.O.L."* utilise la folie comme scalpel pour disséquer les cœurs" />
     </div>
     <div>
      Coécriture : Roxane Kasperski &amp; Elsa Granat.       <br />
       Mise en scène Elsa Granat.       <br />
       Avec : Pierre Giafferi, Roxane Kasperski, Olivier Werner.       <br />
       Musiciens : Fanny Balestro (violoncelle), Quentin Coppale (flûte traversière), François Vallet (percussions).       <br />
       Collaboration artistique : Hélène Rencurel.       <br />
       Scénographie : Suzanne Barbaud.       <br />
       Lumières : Lila Meynard.       <br />
       Costumes : Marion Moinet.       <br />
       Construction décor : Yohan Chemmoul Barthelemy.       <br />
       Production Compagnie Tout Un Ciel.       <br />
       Durée 1 h 30.       <br />
       Le texte comporte des extraits d'interviews radiophoniques de Pierre-Félix Guattari, Franco Basaglia et Michel Boussat.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 28 février au 29 mars 2020.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h 30, dimanche à 16 h 30.       <br />
       Théâtre de la Tempête, Cartoucherie de Vincennes, Paris 12e, 01 43 28 36 36.       <br />
       <a class="link" href="https://www.la-tempete.fr/" target="_blank">&gt;&gt; la-tempete.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/43503403-35877025.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Entre-manifeste-et-ebullition-creatrice-V-I-T-R-I-O-L--utilise-la-folie-comme-scalpel-pour-dissequer-les-coeurs_a2681.html</link>
  </item>

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   <title>Exploration de la jeunesse de Camille Claudel, femme créatrice au destin tragique</title>
   <pubDate>Wed, 14 Mar 2018 09:26:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Toute la jeunesse de la géniale artiste est exposée ici, presque à nu. Son ambition artistique, ses luttes pour imposer la place des femmes dans la sculpture et plus largement dans la société française ; et ses heurts et conflits avec l'esprit étriqué de sa famille sont le fond de trame principal de l'histoire qui nous est tricotée ici.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/20839850-24137053.jpg?v=1521017708" alt="Exploration de la jeunesse de Camille Claudel, femme créatrice au destin tragique" title="Exploration de la jeunesse de Camille Claudel, femme créatrice au destin tragique" />
     </div>
     <div>
      Une manière de semer tous les indices capables d'expliquer, d'une part, sa &quot;folie&quot;, d'autre part, la condamnation au silence et à l'isolement qu'elle subira les trente dernières années de sa vie.       <br />
              <br />
       C'est finalement une histoire prise entre les hommes comme si ceux-ci étaient les deux parenthèses d'une vie qui finira brisée. Elle commence par la rencontre avec Auguste Rodin et se termine avec la mort de son père. Les deux hommes qui crurent en elle, qui l'aimèrent et la soutinrent.       <br />
              <br />
       La pièce commence par la rencontre de Camille et de son mentor dans l'atelier où elle pratiquait son art. Dans un décor de toiles tâchées par l'argile et le plâtre, on découvre la jeune femme de vingt ans en plein travail, avec deux de ses camarades. Protégées de la sécheresse par d'autres toiles, les statues d'argile sur lesquelles elles travaillent dissimulent en fait deux danseuses et un danseur qui, tout au long de la pièce, vont poser, le corps nu recouvert de collants et poudrés de blanc.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/20839850-24137081.jpg?v=1521017755" alt="Exploration de la jeunesse de Camille Claudel, femme créatrice au destin tragique" title="Exploration de la jeunesse de Camille Claudel, femme créatrice au destin tragique" />
     </div>
     <div>
      C'est la grande force de ce spectacle que de donner vie à la recherche fondamentale de Camille : outre son obsession de l'exactitude de la représentation des corps, c'est à l'expression des sentiments humains que s'attachaient ses recherches. Et c'est cela qu'elle a réussi à transmettre à la matière inerte : l'émotion, l'instant palpitant de vie, le mouvement créé par l'impulsion plus que la pose esthétique de la statuaire classique.       <br />
              <br />
       L'interprétation de Célia Catalifo dans le rôle-titre est portée par l'émotion. Elle a la fraîcheur, la sensibilité et le talent d'actrice nécessaire à l'incarnation de ce rôle. Les autres interprètes façonnent avec efficacité leurs personnages, la mère de Camille, Auguste Rodin, aux caractères moins complexes. Quant au tortueux frère, Paul Claudel, il est interprété avec beaucoup d'habileté et d'invention par Clovis Fouin.       <br />
              <br />
       Le petit point faible du spectacle est la structure du texte écrit par Wendy Beckett. Écrite en scènes courtes, un peu à la manière d'un biopic destiné au cinéma, la pièce insiste sur l'époque, fin du XIXe, début du XXe, avec force robes à faux-culs et autres costumes comme une reconstitution. Cette construction et ces choix de mises en scène donnent un rythme mécanique au spectacle qui le ralenti.       <br />
              <br />
       Mais ce détail est vite gommé par la forte conviction des interprètes qui nous font vivre avec intensité et esthétisme le destin tragique et le début du chemin de croix de Camille Claudel, martyr de son époque, de l'esprit bourgeois de sa famille, et de la douleur infligée par sa grande déception amoureuse et la violence faite à son corps à cause de l'esprit bien-pensant de l'époque.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Claudel - Camille Claudel de l'ascension à la chute"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/20839850-24137088.jpg?v=1521017804" alt="Exploration de la jeunesse de Camille Claudel, femme créatrice au destin tragique" title="Exploration de la jeunesse de Camille Claudel, femme créatrice au destin tragique" />
     </div>
     <div>
      Écrit et mis en scène : Wendy Beckett.       <br />
       Avec : Célia Catalifo, Marie-France Alvarez, Marie Brugière, Swan Demarsan, Sébastien Dumont, Audrey Evalaum, Clovis Fouin, Christine Gagnepain, Mathilde Rance.       <br />
       Chorégraphies : Meryl Tankard.       <br />
       Traduction : Park Krausen, Christof Veillon.       <br />
       Scénographie : Halcyon Pratt.       <br />
       Projections : Régis Lansac.       <br />
       Costumes : Sylvie Skinazi.       <br />
       Lumière : François Leneveu.       <br />
       Durée : 1 h 50.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 24 mars 2018.</span>       <br />
       Mardi à 19 h, du mercredi au samedi à 20 h, dimanche 16 h.       <br />
       Athénée Théâtre Louis-Jouvet, Paris 9e, 01 53 05 19 19.       <br />
       <a class="link" href="http://www.athenee-theatre.com/index.htm" target="_blank">&gt;&gt; athenee-theatre.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/20839850-24137053.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Exploration-de-la-jeunesse-de-Camille-Claudel-femme-creatrice-au-destin-tragique_a2069.html</link>
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   <title>"Dementia Praecox" : une œuvre d'art aussi fascinante que dérangeante</title>
   <pubDate>Wed, 13 Dec 2017 08:40:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Ludivine Picot</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Sur scène s'opère une représentation de la vie. Et qu'est-ce donc qu'une représentation de la vie sinon l'art ? "Dementia Praecox" questionne la relation qui existe entre une œuvre et son public. Le spectateur est nécessaire pour que l'art ait une existence. Sans personne pour l'appréhender, alors il ne signifie plus rien. Le spectateur fait partie intégrante de l’œuvre.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/18864042-22926633.jpg?v=1513151255" alt=""Dementia Praecox" : une œuvre d'art aussi fascinante que dérangeante" title=""Dementia Praecox" : une œuvre d'art aussi fascinante que dérangeante" />
     </div>
     <div>
      Le spectacle envahit tout l'espace. Il n'y a pas une scène prédéfinie. Alors que le public attend devant le coin bar, les comédiens défilent les uns derrière les autres. Ils poussent des cris spontanés, éclatent de rires hystériques, survenus de nulle part, qui s'arrêtent aussi promptement qu'ils se sont échappés. Ils nous regardent, nous dévisagent, nous découvrent. Nous sommes leur spectacle. Ils jouent avec nous, ils jouent de nous.       <br />
              <br />
       Les habits et les coiffures sont ceux des fous. On ne sait pas bien à quoi ce mot se réfère, mais on sait que c'est fou car ce n'est pas normal, ce n'est pas ce dont nous avons l'habitude. Les démarches sont singulières ; s'organise une sorte de chorégraphie, qui sera plus ou moins dansée en fonction des moments.       <br />
              <br />
       Il se dégage une émotion bien réelle de l'échange entre le jeu et le public. La performance en elle-même est remarquable : l'exercice est très physique et demande un grand investissement du corps. Mais les artistes mobilisent également leur sensibilité. Se manifestent chez les spectateurs des sentiments similaires à ceux qui nous touchent lorsque nous traversons une galerie où sont exposés les chefs-d'œuvre d'artistes performants : de la nostalgie, du dérangement, de la tendresse, de l'espoir… Cette œuvre bouleverse.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/18864042-22926640.jpg?v=1513151298" alt=""Dementia Praecox" : une œuvre d'art aussi fascinante que dérangeante" title=""Dementia Praecox" : une œuvre d'art aussi fascinante que dérangeante" />
     </div>
     <div>
      Nous serons parfois invités à participer à ce qui ressemble à une fête. Le public est installé de part et d'autre de l'aire principale de représentation. Les comédiens iront les chercher un par un, les invitant à se joindre à eux. Déjà l'on observe une façon différente de se mouvoir. Les fous dansent sans se référer aux regards des autres. Ils dansent comme ils en ont envie, pour eux. Alors, nos gestes à nous aussi, sans que nous y fassions attention, s'allongent, se désorganisent. Les comédiens nous libèrent pour quelques instants des conventions sociales.       <br />
              <br />
       Il n'y a que trois types de personnes qui ne se retrouvent pas enchaînées par les normes de la culture : les enfants, qui ne sont pas encore formatés comme la société le voudrait ; les artistes, qui s'affranchissent d'eux-mêmes ; les débiles mentaux (au sens psychologique du terme), qui appartiennent à une autre réalité. Trois types que nous apercevons simultanément devant nous.       <br />
              <br />
       La représentation n'est plus seulement de l'ordre du théâtre ; elle devient un art hybride, y mêlant peinture et musique. Le spectacle nous fait l'effet d'un immense tableau vivant et mouvant. C'est une expérience visuelle et auditive qui pourra sembler déroutante pour certains, mais qui sera primordiale pour tout ceux qui s'intéressent à l'art et la société, et au rapport intime qu'il existe entre ceux-ci et l'être humain.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Dementia Praecox"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/18864042-22926643.jpg?v=1513151331" alt=""Dementia Praecox" : une œuvre d'art aussi fascinante que dérangeante" title=""Dementia Praecox" : une œuvre d'art aussi fascinante que dérangeante" />
     </div>
     <div>
      Mise en scène et chorégraphie : Elizabeth Czerczuk.       <br />
       Avec : Laurence Crémoux-Colson, Deáky Szandra, Aurélie Gascuel, Roland Girault, Valentina Gonzales Salgado, Yvan Gradis, Chantal Pavese, Sarah Pierret, Coralie Prosper, Jean-Philippe Robertella, Zbigniew Rola, Elzbieta Rosa Desbois, Bugu Selen Somer, Elzbieta Swiatkowska, Roxy R.Théobald, Théo Tordjman, Miguel Angel Torres Chavez, Özge Pelin Tüfekçi, Julien Villacampa Boya Saura.       <br />
       Musique originale : Sergio Gruz, Julian Julien.       <br />
       Musiciens : Karine Huet (accordéon), Anne Darrieu (violon), Thomas Ostrowiecki (percussions).       <br />
       Décors : Joseph Kruzel.       <br />
       Costumes : Joanna Jasko Sroka.       <br />
       Régie son, lumière : Tsiresy Begana, Emmanuelle Stauble, Lucas Crouxinoux.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du jeudi 7 au au samedi 16 décembre 2017.</span>       <br />
       Jeudi, vendredi et samedi à 20 h 30.       <br />
       <span class="fluo_jaune">Reprise au T.E.C. du 11 au 27 janvier 2018 puis du 1er au 10 février 2018.</span>       <br />
       Jeudi, vendredi et samedi à 20 h 30.       <br />
       Théâtre Elizabeth Czerczuk (T.E.C.), Paris 12e, 01 84 83 08 80.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatreelizabethczerczuk.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatreelizabethczerczuk.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/18864042-22926633.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Dementia-Praecox-une-oeuvre-d-art-aussi-fascinante-que-derangeante_a2006.html</link>
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   <title>The Ward : l’asile à l’ancienne</title>
   <pubDate>Tue, 21 Feb 2012 10:20:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gérard Biard</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Coin de l’œil]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dire qu’il nous manquait relève de l’euphémisme. Depuis "Ghost of Mars", John Carpenter boudait les studios, pendant que ses fans se rongeaient les ongles en revoyant en boucle "La nuit des masques", "The Thing", "Vampires" ou "L’Antre de la folie". Achevé depuis deux ans, "The Ward" arrive enfin chez nous, directement en DVD - il faut dire qu’il n’est pas en 3D…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3876320-5824706.jpg?v=1329651850" alt="The Ward : l’asile à l’ancienne" title="The Ward : l’asile à l’ancienne" />
     </div>
     <div>
      Lors de la présentation en avant-première de &quot;The Ward&quot; en septembre 2010 au festival de Toronto, John Carpenter, malicieux, prévenait les spectateurs : ils allaient voir un film à l’ancienne, fait par un réalisateur à l’ancienne.        <br />
              <br />
       On ne saurait mieux définir la dernière réalisation de <span style="font-style:italic">Big John</span>, qui signe par la même occasion son retour derrière la caméra après neuf ans d’absence des écrans - à l’exception notable de deux épisodes de la série télé &quot;Masters of Horrors&quot;. Absence qui n’est d’ailleurs sans doute pas un hasard, tant la décennie passée a été dominée par un cinéma d’horreur américain se partageant entre des productions stéréotypées bouffies d’effets numériques d’un côté, et des i(torture porn]i aux intrigues minimalistes et aux personnages inconséquents de l’autre, le tout mis en boîte sans grand souci de visibilité par des réalisateurs confondant le plus souvent efficacité et hystérie, montage et épilepsie. À des années lumières, donc, de ce cinéma <span style="font-style:italic">old school</span> qu’a toujours pratiqué avec constance l’auteur de &quot;Halloween&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3876320-5824772.jpg?v=1329652548" alt="The Ward : l’asile à l’ancienne" title="The Ward : l’asile à l’ancienne" />
     </div>
     <div>
      Bien que l’intrigue se déroule exclusivement dans un hôpital psychiatrique - plus précisément dans le &quot;pavillon&quot; du titre -, pas trace dans &quot;The Ward&quot; de la moindre caméra victime d’électrochocs forcés. C’est avec un classicisme revendiqué, qui colle à l’époque à laquelle se situe son film - les années soixante -, que Carpenter nous raconte le cauchemar de Kristen, jeune pyromane fraîchement internée à l’asile de North Bend, où elle rejoint les autres patientes du Dr. Gerald Stringer.        <br />
              <br />
       Particularité de l’établissement, outre les thérapies expérimentales de son médecin-chef : il est hanté par le spectre d’une ancienne pensionnaire, dont le principal passe-temps consiste à faire disparaître ses copines, de préférence violemment. Pourquoi ? C’est ce que va essayer de découvrir Kristen, ne serait-ce que pour éviter de retrouver elle aussi accrochée au tableau de chasse du fantôme vengeur. À moins, bien sûr, que, comme diraient Mulder et Scully, la vérité soit ailleurs…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3876320-5824876.jpg?v=1329653187" alt="The Ward : l’asile à l’ancienne" title="The Ward : l’asile à l’ancienne" />
     </div>
     <div>
      Scénario bordé sachant ménager ses petites surprises, mise-en-scène précise qui va à l’essentiel, décor anxiogène, personnages à double-fond, comédiens impliqués, &quot;The Ward&quot; est bien un film de John Carpenter, qui se révèle décidément immuable, même après un silence de dix ans - contrairement à un Dario Argento, par exemple, qui, nanar après nanar, s’enfonce dans les tréfonds du ridicule. C’est doublement rassurant. D’abord parce que ça fait toujours plaisir de retrouver un vieux copain et de constater qu’il n’a pas changé. Ensuite parce ce come-back tant attendu pourrait signifier que la page des années 2000 et de son cinéma d’horreur sous amphétamines de contrebande est tournée.        <br />
              <br />
       &quot;The Ward&quot; marque-t-il le retour, dans l’agenda des producteurs américains, de films d’épouvante plus proches des canons traditionnels du genre ? Alors que le cinéma espagnol enchaîne, depuis quelques temps déjà, les succès dans ce registre, et que s’annonce dans les prochaines semaines une très british &quot;Dame en noir&quot; (&quot;The Lady in black&quot;) censée marquer, après deux faux départs - &quot;Laisse-moi entrer&quot; et &quot;La Locataire&quot; -, la résurrection de la mythique Hammer Films, tous les espoirs sont permis.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3876320-5825062.jpg?v=1329655174" alt="The Ward : l’asile à l’ancienne" title="The Ward : l’asile à l’ancienne" />
     </div>
     <div>
      <b>● The Ward</b>       <br />
       Réalisation : John Carpenter.       <br />
       Scénario : Michael et Shawn Rasmussen.       <br />
       Directeur de la photographie : Yaron Orbach.       <br />
       Avec : Amber Heard, Mamie Gummer, Danielle Panabaker, Laura-Leigh, Lyndsy Fonseca, Jared Harris.       <br />
       Édité en DVD et en Blu-Ray par Metropolitan filmexport.       <br />
       Disponible depuis le 1er février 2012.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/3876320-5824706.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/The-Ward-l-asile-a-l-ancienne_a534.html</link>
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