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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
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  <language>fr</language>
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   <title>"La contre-parole" Quand Nicolas Bouchaud prête sa voix à Paul Celan, la poésie prend corps…</title>
   <pubDate>Wed, 03 Apr 2024 09:43:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Si, dès l'ouverture du copieux programme du "Marché de la Poésie de Bordeaux", on est mis en appétit par la lecture de "Vacance", dernier recueil du jeune poète Victor Malzac, lauréat du prix Apollinaire découverte 2023, la carte blanche laissée à l'un des acteurs les plus percutants de l'époque fait figure de cerise sur le gâteau… Ainsi, en cette avant-dernière soirée dédiée à la poésie, avec l'humanité et l'engagement artistique que l'on lui connaît, Nicolas Bouchaud nous offre "son" montage concocté à partir de poèmes et écrits d'un autre homme d'exception, Paul Celan, poète novateur et engagé.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79289653-57443372.jpg?v=1712132303" alt=""La contre-parole" Quand Nicolas Bouchaud prête sa voix à Paul Celan, la poésie prend corps…" title=""La contre-parole" Quand Nicolas Bouchaud prête sa voix à Paul Celan, la poésie prend corps…" />
     </div>
     <div>
      La Halle des Chartrons, à l'architecture métallique emblématique de la fin du XIXe, est un ancien marché splendidement restauré et voué depuis 1998 aux manifestations culturelles. Au titre de ses deux fonctions successives, elle était toute destinée à accueillir – et ce depuis vingt-cinq ans – &quot;Le Marché… de la Poésie de Bordeaux&quot;. Ainsi, du 22 au 26 mars cette année, se succèdent les interprétations des poètes invités et des spectacles vivants, créant un véritable bouillonnement culturel propice à rendre sensible la poésie descendue de ses cintres pour se frotter au public.       <br />
              <br />
       Tel qu'en lui-même, Nicolas Bouchaud s'avance vers le micro, précieux feuillets en mains de la &quot;Contre-parole&quot; (titre qu'il a choisi) qu'il se propose à faire résonner en nous en se glissant dans l'univers du poète juif allemand naturalisé français. Pour Paul Celan, la poésie n'est nullement du domaine de l'énonçable, genre qui a affaire à une prose structurée rendant compte en toute logique de son énoncé. Sur un versant opposé, réside la poésie… le domaine de ce qui ne peut se dire, de ce qui émane d'un langage échappant à toute logique, un langage ici à jamais mutilé par les bourreaux nazis rendant chaotique toute pensée qui aurait la prétention de s'en faire le porte-parole. D'où la &quot;contre-langue&quot;, comme Celan la nommait, seule apte – au travers de ses ellipses, fractures, images écrans – à dire… l'indicible. <span style="font-style:italic">&quot;Le soleil ni la mort ne peuvent se regarder en face&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79289653-57443373.jpg?v=1712132330" alt=""La contre-parole" Quand Nicolas Bouchaud prête sa voix à Paul Celan, la poésie prend corps…" title=""La contre-parole" Quand Nicolas Bouchaud prête sa voix à Paul Celan, la poésie prend corps…" />
     </div>
     <div>
      En guise de prélude, le comédien s'empare de l'allocution prononcée le 26 janvier 1958 par Paul Celan, discours adressé à la ville de Brême dont il a reçu le prix de littérature. L'occasion pour lui d'évoquer la &quot;langue-mémoire&quot; dont le poète fait œuvre. Une mémoire, la sienne, celle de son enfance, du pays &quot;où vivaient des hommes et des livres&quot;, et d'où n'a survécu, au milieu d'un champ de désastres, que la langue allemande… Mais une langue chargée de l'expérience mortifère dont elle porte les stigmates. Aussi le poète est-il semblable au funambule devant cheminer sur une ligne improbable. Savoir et ne pas savoir. Ne pas occulter le versant du passé, mais ne pas se laisser enfermer par lui. Ouvrir sur un autre versant, celui de tous les possibles &quot;à-venir&quot;. La langue de la poésie est ainsi à prendre <span style="font-style:italic">&quot;comme une bouteille à la mer mettant le cap sur un tu à qui parler&quot;</span>, elle est traversée par le désir d'une rencontre hypothétique avec un autre qui, de tout temps, aurait vocation à être touché par elle.       <br />
              <br />
       Suit un florilège de poèmes, tramés par la même obsession, si divers en soient les thèmes…        <br />
       <b>&quot;L'éloge du lointain&quot;</b>        <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Dans la source de tes yeux/vivent les nasses des pêcheurs de la mer délirante/Plus noir au fond du noir, je suis plus nu.&quot;</span> ;       <br />
       <b>&quot;Corona&quot;</b>       <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Mon œil descend vers le sexe de l'aimée/nous nous regardons/nous nous disons de l'obscur/Il est temps que le temps advienne&quot;</span> ;       <br />
       <b>&quot;Toi aussi parle&quot;</b>       <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Parle/Mais ne sépare pas le oui du non/Donne aussi le sens à ton message : donne lui l'ombre&quot;</span> ;       <br />
       <b>&quot;Brûlure&quot;</b>       <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Nous ne dormions plus/et tu racontais une pénombre qui grandissait/et douze fois j'ai dit tu à la nuit de tes mots/et la nuit s'est ouverte/et elle est restée déclose&quot;</span> ;       <br />
       et bien d'autres encore où l'ombre le dispute à la lumière, où l'existence ne se fait approcher qu'au travers des paradoxes qui la composent.       <br />
              <br />
       S'attardant sur un poème-phare, Nicolas Bouchaud en fait résonner jusqu'à nous la teneur à vif, rencontrant notre propre douleur de laisser encore aujourd'hui l'impensable se commettre…        <br />
       <b>&quot;Fugue de mort&quot;</b>        <br />
       <span style="font-style:italic">&quot; Lait noir de l'aube nous le buvons le soir/la mort est un maître d'Allemagne son œil est bleu/il t'atteint d'une balle de plomb il ne te manque pas/tes cheveux d'or Margarete/tes cheveux cendre Sulamith&quot;</span>…        <br />
       … où Margarete l'Allemande et Sulamith la Juive sont ici réunies et opposées… là où ses propres parents trouvèrent la mort dans les camps nazis… là où lui, souffrant des troubles post-traumatiques de la Shoah se dirigeait sans le savoir vers son autodestruction… et là où nous courons sans sourciller vers de sombres demains.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79289653-57443399.jpg?v=1712132356" alt=""La contre-parole" Quand Nicolas Bouchaud prête sa voix à Paul Celan, la poésie prend corps…" title=""La contre-parole" Quand Nicolas Bouchaud prête sa voix à Paul Celan, la poésie prend corps…" />
     </div>
     <div>
      Il faudrait aussi évoquer l'interprétation d'un extrait du &quot;Méridien&quot;, ce discours prononcé à l'occasion de la remise du prix Georg Büchner le 22 octobre 1960 et qui très vite se transforme en manifeste poétique. Paul Celan y oppose (et c'est repris avec gourmandise par l'acteur) l'art, somme d'artifices, domaine des faiseurs &quot;pétrifiant le vivant&quot;, et la poésie qui à l'opposé <span style="font-style:italic">&quot;garde le cap sur l'Autre en se tenant dans le secret de la rencontre&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Enfin, comme chute éloquente s'il en est, Nicolas Bouchaud choisit d'interpréter le &quot;Dialogue dans la montagne&quot; d'août 1959 où le poète imagine une autre rencontre, celle de soi… au travers d'une adresse à un autre, les deux Juifs de l'histoire éprouvant l'un et l'autre le désir de parler mais ne se rencontrant finalement pas.       <br />
              <br />
       La poésie de Paul Celan est tout sauf monolithique, tout sauf une évidence… Seule, elle ne dit rien, mais est une &quot;contre-dite&quot;, une &quot;contre-parole&quot; et a besoin d'un tiers qui l'accueille en lui pour prendre sens. À cet égard qui d'autre que Nicolas Bouchaud, s'effaçant derrière le texte tout en le faisant vivre dans ses moindres replis, pouvait mieux jouer le rôle de passeur ? Un passeur investi rendant possible cette rencontre poétique et improbable entre le poète suicidé, épris d'humanité, et nous frères humains qui après lui vivons.       <br />
              <br />
       <b>Vu et entendu le lundi 25 mars à la Halle des Chartrons de Bordeaux, lors de la 25ᵉ édition du &quot;Marché de la Poésie&quot;.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La contre-parole"</b></div>
     <div>
      Poèmes et écrits de Paul Celan.       <br />
       Interprétés par Nicolas Bouchaud.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <b>&quot;Le Marché de la Poésie&quot; de Bordeaux s'est déroulé du 22 au 26 mars 2024.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>"Le Bourgeois gentilhomme"… prosaïquement superbe de modernité</title>
   <pubDate>Wed, 08 Jul 2015 09:53:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans la mise en scène très créative de Denis Podalydès, "Le Bourgeois gentilhomme" est au carrefour du classique et du moderne, du comique et du tragique, renouant aussi avec la comédie-ballet de Molière autour de chants lyriques et de la musique de Lully.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7998879-12447342.jpg?v=1436451921" alt=""Le Bourgeois gentilhomme"… prosaïquement superbe de modernité" title=""Le Bourgeois gentilhomme"… prosaïquement superbe de modernité" />
     </div>
     <div>
      C'est drôle, inventif, avec la rencontre de deux époques, moderne dans la scénographie et classique avec la musique de Lully. Le cadre de la pièce dévoile une approche théâtrale audacieuse dans une mise en scène intervenant par petites touches tout au long de la pièce. Celle-ci est savamment mise en valeur par la déclamation théâtrale des comédiens et le phrasé des répliques. Le théâtre de Molière et la musique de Lully forment un bel ensemble artistique nourri de chants lyriques et de danse classique.       <br />
              <br />
       Les personnages sont une gourmandise d'invention. Il y a M. Jourdain, plein d'emphase, d'énergie et de croquant. Mme Jourdain est habitée par un jeu à la fois hautain et drôle lorsqu'elle mime une dinde, M. Jourdain lui donnant la réplique. Il y a aussi les émissaires du grand Turc, très drôles avec leurs petites tailles et leurs petites voix. Chaque personnage, de Cléonte et Covielle jusqu'à Dorante et Dolimène, respire d'originalité. Le jeu transpire d'énergie, d'audace où la farce et la gaudriole outrepassent le contemporain et le classique de la pièce lui donnant ainsi un accent intemporel.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7998879-12447344.jpg?v=1436452137" alt=""Le Bourgeois gentilhomme"… prosaïquement superbe de modernité" title=""Le Bourgeois gentilhomme"… prosaïquement superbe de modernité" />
     </div>
     <div>
      M. Jourdain est autant enclin au jeu, à l'espièglerie qu'au sérieux et à l'ambition d'être considéré comme un noble. Nous sommes au carrefour de personnages qui ont chacun une marque, une griffe, un timbre scénique. Il n'y a pas de petits rôles, que de grands personnages.       <br />
              <br />
       Ainsi, de l'inventivité de la mise en scène qui fait de chaque scène une histoire, nous sommes à découvrir chaque personnage dans une évolution nourrie par le contexte scénographique, les situations. Chacun, même si la trame respecte un caractère qui lui être propre, s'amuse, autant de lui-même que de l'autre, faisant de la pièce une comédie a plusieurs entrées.       <br />
              <br />
       La mise en scène de Podalydès fait de chaque rôle un axe d'évolution de la pièce. C'est par eux que les ressorts dramaturgiques puisent leur source. C'est par eux que l'histoire et les situations se façonnent, comme s'ils étaient indépendants de tout destin scénique ou théâtral. Ils semblent en être les instigateurs, les seuls maîtres à bord sur scène rendant à Molière un hommage appuyé à son génie créateur.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Bourgeois gentilhomme"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7998879-12447371.jpg?v=1436452184" alt=""Le Bourgeois gentilhomme"… prosaïquement superbe de modernité" title=""Le Bourgeois gentilhomme"… prosaïquement superbe de modernité" />
     </div>
     <div>
      Comédie-ballet de Molière avec la musique de Lully.       <br />
       Mise en scène : Denis Podalydès, Sociétaire de la Comédie-Française, assisté de Laurent Podalydès.       <br />
       Direction musicale : Christophe Coin.       <br />
       Collaboration artistique : Emmanuel Bourdieu.       <br />
       Scénographie : Éric Ruf, assisté de Delphine Sainte-Marie.        <br />
       Avec (en alternance) :       <br />
       Comédiens : Emeline Bayart, Julien Campani, Manon Combes, Bénédicte Guilbert, Elodie Huber, Francis Leplay, Leslie Menu, Hermann Marchand, Nicolas Orlando, Laurent Podalydès, Pascal Rénéric, Alexandre Steiger, Thibault Vinçon.       <br />
       Danseuses : Windy Antognelli, Noémie Ettlin, Flavie Hennion et Artemis Stavridi.       <br />
       Chanteurs : Geoffroy Buffière, Romain Champion, Cécile Granger, Matthieu Heim, Marc Labonnette, Vincent Lière-Picard et Francisco Mañalich.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7998879-12459569.jpg?v=1436452307" alt=""Le Bourgeois gentilhomme"… prosaïquement superbe de modernité" title=""Le Bourgeois gentilhomme"… prosaïquement superbe de modernité" />
     </div>
     <div>
      Solistes de L'Ensemble La Révérence  : Jérôme Akoka, Christophe Coin, Louis Creach, Stéphan Dudermel, Yvan Garcia, Domitille Gilon, François Guerrier, Nicolas Mazzoleni, Nathalie Petibon, Emmanuel Resche, Vincent Robin, Atsushi Sakai et Maria Tecla Andreotti.       <br />
       Lumières  : Stéphanie Daniel.       <br />
       Costumes : Christian Lacroix, assisté de Jean-Philippe Pons.       <br />
       Chorégraphie : Kaori Ito.       <br />
       Maquillages et coiffures : Véronique Soulier-Nguyen.       <br />
       Durée : 3 h avec entracte.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 26 juin 2015 au 26 juillet 2015.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h, matinées les dimanches à 16 h et relâche le mardi 14 juillet.       <br />
       Théâtre des Bouffes du Nord, Paris 10e, 01 46 07 34 50.       <br />
       <a class="link" href="http://www.bouffesdunord.com" target="_blank">&gt;&gt; bouffesdunord.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/7998879-12447342.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Bourgeois-gentilhomme-prosaiquement-superbe-de-modernite_a1390.html</link>
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   <title>Licencié ! Motif : se prend pour Molière... mais pas pour Luchini !</title>
   <pubDate>Mon, 27 Apr 2015 06:18:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Isabelle Lauriou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Trib'Une]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Luchini étant complet depuis 2004 pour une durée indéterminée, j'ai jeté mon dévolu en ce dimanche quasi printanier, loin d'être estival, il faut se calmer ! Sur un comédien fraîchement rencontré.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7721993-11950436.jpg?v=1430036811" alt="Licencié ! Motif : se prend pour Molière... mais pas pour Luchini !" title="Licencié ! Motif : se prend pour Molière... mais pas pour Luchini !" />
     </div>
     <div>
      Aller s'enfermer dans une salle, alors que, dehors, trois rayons de soleil se battent en duel pour les beaux yeux des Parigots, ravis de pouvoir crâner avec leur &quot;Ray-Ban&quot; aux terrasses des cafés, ce n'est pas la meilleure idée. Mais, comme je ne porte pas de &quot;Ray-Ban&quot;, que ma peau n'aime le soleil qu'en Bretagne au mois de mai, c'était réglé. Direction le Guichet Montparnasse. Charmante petite salle que j'ai souvent citée.       <br />
              <br />
       Surprise ! Nous étions quelques-uns à être allergiques au soleil. La salle était quasiment remplie. Génial ! Pour lui. Fabrice Luchini n'a pas ce genre de souci. Frédéric Cosson, oui. Non pas que son spectacle ne soit pas bon. Évidemment ! Sinon je ne serai pas entrain d'assommer telle une guerrière inspirée, la touche &quot;i&quot; de mon clavier d'ordi. Luchini est complet et en plus il a trop de i ! Bref ! Je m'emballe et je reviens à ce charmant comédien.       <br />
              <br />
       Frédéric Cosson a écrit et interprète donc ce personnage fantasque - Plumet - licencié pour une cause assez peu banale : il ne s'exprime qu'en vers. Et se prend soi-disant un peu trop pour Molière.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7721993-11950437.jpg?v=1430037299" alt="Licencié ! Motif : se prend pour Molière... mais pas pour Luchini !" title="Licencié ! Motif : se prend pour Molière... mais pas pour Luchini !" />
     </div>
     <div>
      Le problème, c'est qu'il ne peut guère faire autrement. Cette particularité orale lui a été collée enfant. Un enfant né avec des vers dans la bouche, des rimes dans le gosier, des Alexandrins dans les jambes, ça fait mouche ! Et c'est ce qu'il vient nous conter, cet élégant comédien sur plus d'une heure de temps.       <br />
              <br />
       Élégant car bien sapé, j'entends. Ça me touche toujours moi, les hommes qui délaissent un peu le jean et les baskets pour les tenues classes, et plus encore, les hommes qui manient la langue française avec autant de tact et beaucoup de grâce.       <br />
              <br />
       Frédéric Cosson a pris des risques avec ce spectacle. Tous les artistes, intermittents aimant la création et le spectacle vivant prennent des risques et ça leur coûte (trop) souvent.       <br />
              <br />
       Il a pris un risque : celui d'écrire en vers en 2015, à l'heure où la majorité des seuls en scène virent &quot;tchatche&quot; moderne sur air du temps. La poésie, les rimes et les vers, aujourd'hui… c'est une rareté.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7721993-11950453.jpg?v=1430037559" alt="Licencié ! Motif : se prend pour Molière... mais pas pour Luchini !" title="Licencié ! Motif : se prend pour Molière... mais pas pour Luchini !" />
     </div>
     <div>
      Frédéric Cosson a pris un risque et je tiens à féliciter ce jeune homme, de rentrer dans la catégorie des auteurs hexagonaux qui &quot;savent écrire autre chose que des histoires d'adultère et de couple&quot;. Récemment, une &quot;grande&quot; étude fournie par un gros canard du dimanche s'inquiétait du manque d'originalité des auteurs français. Qui envoient à foison des textes aux directeurs de théâtre (c'est une directrice de théâtre qui s'exprimait) sans aucune originalité évoquant souvent les mêmes sujets : le couple et l'adultère.       <br />
              <br />
       Une très bonne façon pour moi de détourner ce constat puisque non seulement Frédéric Cosson écrit en vers et en aucun cas il est question de couple, ni d'adultère… à moins que le second volet de sa saga termine en pugilat, façon &quot;Guerre des roses&quot; et qu'à défaut de vers, sa future épouse lui envoie un autre type de verre, dans la figure ! Il a donc pris &quot;Un Risque&quot; et, étonnamment, en une semaine, j'ai découvert cet auteur en me baladant ailleurs que dans les quartiers prisés des journalistes du JDD mais un peu plus loin sur ma droite, au Lucernaire, j'ai assisté à une lecture où là non plus, il n'était pas question de couple ni d'adultère. Comme quoi ! La curiosité réserve de belles surprises.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7721993-11950464.jpg?v=1430038200" alt="Licencié ! Motif : se prend pour Molière... mais pas pour Luchini !" title="Licencié ! Motif : se prend pour Molière... mais pas pour Luchini !" />
     </div>
     <div>
      Enfin, si je devais noter le spectacle &quot;Licencié, ! Motif : se prend pour Molière&quot;, je lui accorderais un 18/20. 6 points pour l'originalité de l'écriture et la prise de risque de ne pas nous avoir raconté sa vie, ses femmes, ses maîtresses, sur une heure et demie. 6 points pour la sobriété de la mise en scène et l'occupation du plateau du Guichet. Et les derniers points pour le comédien, à la fois touchant, émouvant, et si humble envers son talent.       <br />
              <br />
       Son spectacle est une belle histoire où il est question de différence. S'exprimer avec des vers en l'occurrence. Comment vivre avec ce handicap ? Qui ne se voit pas, certes, mais empoisonne au quotidien. Comment vivre ce handicap ? Qui parfois fait qu'on se détourne de vous au point de vous virer, de vous licencier.       <br />
              <br />
       Au placard ! C'est drôle. Ça me rappelle Feydeau…       <br />
       Je souhaite à Frédéric Cosson autant de public que Fabrice Luchini.       <br />
       Je souhaite à Frédéric Cosson autant de succès que Fabrice Luchini       <br />
       Je souhaite à Frédéric Cosson autant d'inventivité, de créativité pour terminer, qui sait ? Au Studio des Champs-Élysées.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Licencié ! Motif : se prend pour Molière"</b></div>
     <div>
      De : Frédéric Cosson.       <br />
       Mis en scène : Pauline Marbot.       <br />
       Avec : Frédéric Cosson.       <br />
       Compagnie P’tit Loup.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 3 avril au 3 mai 2015.</span>       <br />
       vendredi et samedi à 19 h, dimanche à 15 h.       <br />
       Théâtre Le Guichet Montparnasse, Paris 14e, 01 43 27 88 61.       <br />
       <a class="link" href="http://www.guichetmontparnasse.com/index.php" target="_blank">&gt;&gt; guichetmontparnasse.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/7721993-11950436.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Licencie--Motif-se-prend-pour-Moliere-mais-pas-pour-Luchini-_a1333.html</link>
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