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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-03-12T21:25:28+01:00</dc:date>
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   <title>"Le Condamné à mort" La vie, le vit et l'irrépressible force du désir</title>
   <pubDate>Wed, 24 Sep 2025 07:29:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Un lit à l'abandon, envahi par des branchages et leurs feuilles mortes. À sa tête, la lame suspendue d'une guillotine dressée dans la pénombre. Une lumière blême tombant de la voûte de l'Atelier des Marches nimbe l'installation d'une inquiétante étrangeté… Dans ce décor minimaliste, va revivre par la puissance de la seule voix envoûtante du récitant – Jean-Luc Terrade, également scénographe – "l'amour fou" de Jean Genet pour un beau jeune homme de vingt ans, Maurice Pilorge condamné pour l'homicide de son amant à avoir la tête tranchée.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91279139-64199519.jpg?v=1758646295" alt=""Le Condamné à mort" La vie, le vit et l'irrépressible force du désir" title=""Le Condamné à mort" La vie, le vit et l'irrépressible force du désir" />
     </div>
     <div>
      &quot;L'amour fou&quot; d'André Breton chantant l'apologie du désir comme &quot;seul ressort du monde&quot; trouve un écho vivant dans ce long poème écrit par Jean Genet fantasmant &quot;à mort&quot; sur un magnifique assassin. À un détail près cependant… Si le pape du surréalisme portait en étendard les fantasmagories de l'amour convulsif, il restait dans le cadre d'une sexualité hétéronormée en accord avec les préceptes de la société bourgeoise. Dans la cellule où il était alors incarcéré pour un vol de livres, &quot;Saint Genet, comédien et martyr&quot; – comme le dénomme Jean-Paul Sartre – n'a lui que faire des normes sexuelles ou autres et sa vérité n'est pas la vérité commune, mais celle d'une &quot;cosmogonie sacrée&quot; mêlant à l'envi références religieuses et saillies érotiques (cf. Breton : &quot;La pornographie, c'est l'érotisme des autres&quot;)  dans un même souffle lyrique nourri par l'impérieux désir de la chair.       <br />
              <br />
       Se présentant comme un poème lyrique écrit en alexandrins de haut vol distribués en quatrains de facture impeccable, &quot;Le Condamné à mort&quot; allie avec une virtuosité sans pareille les références à la sainte religion et le langage cru des extases homosexuelles. Convoquant plusieurs points de vue, s'enlacent à les confondre le &quot;je&quot; du poète amoureux fou et celui du jeune assassin à la figure d'archange. Figures de la rébellion fondues dans le même corps, confondues dans la même âme, et s'accouplant fantasmatiquement.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91279139-64199521.jpg?v=1758646333" alt=""Le Condamné à mort" La vie, le vit et l'irrépressible force du désir" title=""Le Condamné à mort" La vie, le vit et l'irrépressible force du désir" />
     </div>
     <div>
      Accueillis par les notes d'un chant religieux s'élevant jusqu'aux cintres, les invités de cette cérémonie intimiste célébrant l'amour irrésistible d'un poète voyou pour un bel assassin prennent place sur les chaises disposées en cercle autour du lit vide. Seule la voix grave et infiniment douce du récitant trouera le silence qui s'ensuit. Faisant sienne la sensualité des mots de Jean Genet, il s'en fera l'écho sensible. Les mots succèderont aux mots, les images aux images pour éclairer crûment et non moins magnifiquement le dur désir d'aimer. Et même lorsque la voix chargée d'émotion palpable susurre, même si certains mots de l'ordre de la confidence peuvent rester en suspens, l'épiphanie païenne à résonances sacrées opère…       <br />
              <br />
       Invités à partager cette invitation au voyage au pays des amours homosexuelles, on se laisse bercer par le rythme des alexandrins libérant leur flux régulier d'images explosives… <span style="font-style:italic">&quot;Rêvons ensemble, Amour, à quelque dur amant/Il nous bouclera nus dans ces auberges sombres/Entre ses cuisses d'or, sur son ventre fumant&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Le soleil noir de l'érotisme débridé, affranchi de toute pesanteur conventionnelle, irradie l'espace plongé dans une semi-obscurité d'où surgit un flot d'images choc… <span style="font-style:italic">&quot;Colle ton corps ravi contre le mien qui meurt/D'enculer la plus tendre et douce des fripouilles./En soupesant charmé tes rondes, blondes couilles,/Mon vit de marbre noir t'enfile jusqu'au cœur&quot;.</span> Difficile d'imaginer une plus tendre déclaration d'amour formulée par un prisonnier poète, fantasmant sur celui qu'il ne pourra que désirer… éperdument : <span style="font-style:italic">&quot;Mon Dieu, je vais claquer sans te pouvoir presser/Dans ma vie une fois sur mon cœur et ma pine !&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Au-delà de toute orientation sexuelle, saisis de part en part par cet oratorio où le tragique amoureux atteint l'incandescence, nous ressentons une fascination pour ce &quot;Condamné à mort&quot; porté par un interprète des plus inspirés faisant résonner, dans un décor à l'unisson, les versets de cet éblouissant chant païen à la gloire de &quot;l'Amore&quot; éternel.        <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       <b>Vu le samedi 13 septembre 2025 à L'Atelier des Marches, Le Bouscat (33).</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le condamné à mort"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91279139-64199825.jpg?v=1758647279" alt=""Le Condamné à mort" La vie, le vit et l'irrépressible force du désir" title=""Le Condamné à mort" La vie, le vit et l'irrépressible force du désir" />
     </div>
     <div>
      Texte : Jean Genet        <br />
       Conception, scénographie et voix : Jean-Luc Terrade.       <br />
       Création sonore : Karina Ketz.       <br />
       Structure : Yoann Pénard.       <br />
       Durée : 30 minutes.       <br />
              <br />
       Créé au festival Trente Trente en janvier 2025, repris ici dans une installation intimiste et audio.       <br />
              <br />
       <b>A été représenté les jeudi 11 et vendredi 12 septembre 2025 (18 h 30, 19 h 15 et 20 h), et le samedi 13 septembre 2025 (16 h, 16 h 45, 17 h 30, 18 h 15, 19 h, 19 h 45) à  l'Atelier des Marches, Le Bouscat (près de Bordeaux).</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/91279139-64199519.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Condamne-a-mort-La-vie-le-vit-et-l-irrepressible-force-du-desir_a4362.html</link>
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   <title>"Intra Muros" Une possible évasion… théâtrale… entre réel et imaginaire</title>
   <pubDate>Fri, 05 Sep 2025 19:40:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Donner un cours de théâtre dans une maison centrale est un pari mais, avant de créer un personnage, un prisonnier a sans doute aussi envie de construire un nouveau départ. Dans une fable qui puise ses ressources entre mémoire et reconstruction, c'est à un jeu à double miroir que nous convie Alexis Michalik.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90926083-64028952.jpg?v=1757097009" alt=""Intra Muros" Une possible évasion… théâtrale… entre réel et imaginaire" title=""Intra Muros" Une possible évasion… théâtrale… entre réel et imaginaire" />
     </div>
     <div>
      Avec Alexis Michalik, il faut toujours s'attendre à quelques surprises. L'auteur et metteur en scène a la capacité d'imbriquer des histoires tel un mille-feuille garni d'originalité. Ainsi, d'un simple fait, à l'image d'un cours d'eau, il est capable de le faire embrancher sur un autre cours d'eau pour le déverser dans une rivière d'événements dans laquelle des cascades d'actions se suivent. C'est cet univers dramaturgique d'imbrications d'actions qui nourrit son théâtre, les personnages étant toujours entre la réalité et l'imaginaire.       <br />
              <br />
       Cette règle a été une nouvelle fois respectée dans &quot;Intra muros&quot;. L'histoire est en somme assez banale… un cours de théâtre est donné dans une prison. Ce qui fait la force de cet art vivant est le récit qui peut en être décliné. Et dans ce domaine, Michalik possède de sérieux atouts.       <br />
              <br />
       Le spectateur est &quot;piégé&quot; d'heureuse façon car deux possibilités s'offrent à lui, soit se laisser porter par la narration de la fable, soit se laisser entraîner par le flux mnémonique d'un personnage plongé dans ses souvenirs. Cette démarcation est, à dessein, peu délimitée.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90926083-64028953.jpg?v=1757097486" alt=""Intra Muros" Une possible évasion… théâtrale… entre réel et imaginaire" title=""Intra Muros" Une possible évasion… théâtrale… entre réel et imaginaire" />
     </div>
     <div>
      C'est dans cet entre-deux temporel que se situe &quot;Intra Muros&quot;, un entre-deux où le passé fait la bise au présent avec un possible futur qui se profile à l'horizon. Ce sont les trois temps dramaturgiques de cette pièce. Le quatrième mur de Diderot a été brisé dès l'entame avec une interpellation du public par le metteur en scène (Paul Jeanson).       <br />
              <br />
       Les comédiens incarnent avec fougue et gourmandise des personnages antinomiques. Nous sommes dans des figures d'opposition qu'un milieu, celui de la prison, et une situation, celle dans un atelier théâtral, relient. Les rapports sont ainsi alimentés par des refus sur lesquels viennent se greffer une complicité.       <br />
              <br />
       À différents moments, les bascules émotionnelles fonctionnent très bien. C'est Fayçal Safi (Kevin) qui, derrière un masque plutôt conciliant, devient agressif avec des pulsions destructrices. C'est Bernard Blancan (Ange) qui, sous ses airs de roc, laisse transparaître une humanité d'un père de famille. Alice de Lencquesaing (Alice), une assistante sans expérience, elle, se protège derrière un professionnalisme sans failles. De son côté, Jeanne Arènes (Jeanne), par monts et par vaux, arrive à incarner des personnages de divers profils. Enfin, Paul Jeanson (Richard), le metteur en scène, est enthousiaste à souhait dans son rôle.       <br />
              <br />
       Alexis Michalik lie le réel et la fiction comme deux faces d'un même visage, celui de la réalité théâtrale. Le drame est ainsi construit avec des vues aussi complémentaires qu'antinomiques, donnant lieu à des éclairages multiples qui montrent les coulisses des personnages et de leur histoire.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Spectacle vu une première fois en 2018.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Intra muros"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90926083-64028954.jpg?v=1757098364" alt=""Intra Muros" Une possible évasion… théâtrale… entre réel et imaginaire" title=""Intra Muros" Une possible évasion… théâtrale… entre réel et imaginaire" />
     </div>
     <div>
      Texte : Alexis Michalik.       <br />
       Mise en scène : Alexis Michalik.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Marica Soyer.       <br />
       Avec (en alternance) : Clémentine Aussourd, Christopher Bayemi, Chloé Berthier, Raphaèle Bouchard, Hocine Choutri, Jérémie Covillault, Johann Dionnet, Janik Erima, Fleur Fitoussi, Jean Fornerod, Muriel Gaudin, Magali Genoud, Thibaut Gonzalez, Antoine Kobi, Aurélie Konaté, Christian Mulot, Jean-Philippe Ricci, Fayçal Safi, Marie Sambourg, Julien Urrutia.       <br />
       Musiciens (en alternance) : Raphaël Bancou, Sylvain Briat, Raphäel Charpentier, Mathias Louis, Killian Rebreyend.       <br />
       Création lumière : Arnaud Jung.       <br />
       Scénographie : Juliette Azzopardi.       <br />
       Costumes : Marion Rebmann.       <br />
       Musique : Raphael Charpentier.       <br />
       À partir de 10 ans.       <br />
       Durée : 1 h 40.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90926083-64028955.jpg?v=1757099776" alt=""Intra Muros" Une possible évasion… théâtrale… entre réel et imaginaire" title=""Intra Muros" Une possible évasion… théâtrale… entre réel et imaginaire" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 28 août 2025 au 4 janvier 2026.</span>       <br />
       Jeudi, vendredi et samedi à 21 h.       <br />
       Théâtre La Pépinière,  7 Rue Louis le Grand, Paris 2e.       <br />
       Téléphone : 01 42 61 44 16.       <br />
       <a class="link" href="https://indiv.themisweb.fr/0036/fChoixSeanceWidget.aspx?idstructure=0036&amp;EventId=239&amp;request=QcE+w0WHSuAU4cpKYUFSGpyAk+9jjn8brcATtqgPIA6OlDUzgiXh9tY3OInAUcch4NO4qeNdVaQ=" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatrelapepiniere.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatrelapepiniere.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90926083-64029566.jpg?v=1757100013" alt=""Intra Muros" Une possible évasion… théâtrale… entre réel et imaginaire" title=""Intra Muros" Une possible évasion… théâtrale… entre réel et imaginaire" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/90926083-64028952.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Intra-Muros-Une-possible-evasion-theatrale-entre-reel-et-imaginaire_a4351.html</link>
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   <title>"Mon amour de grillage" Dire, partager la réalité de "l'arène carcérale" en 3D</title>
   <pubDate>Mon, 31 Jan 2022 09:04:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Valérie Durin, diplômée d'État de l'enseignement du théâtre, est chargée, de cours à l'Institut des Études Théâtrales (IET) Sorbonne Nouvelle. Autrice, comédienne depuis 1985 et metteuse en scène, elle crée ses propres pièces (une quinzaine) et répond à des commandes d'écriture. À la découverte des hommes, des femmes, des événements déterminants, son théâtre s'accroche au réel avant tout. L'acteur et sa fantaisie sont au centre, l'écriture emprunte, transforme, "raccommode" comme un jeu de construction. La dramaturgie devient à la fois outil de connaissance et véhicule d'émotions.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61984653-45051882.jpg?v=1643617816" alt=""Mon amour de grillage" Dire, partager la réalité de "l'arène carcérale" en 3D" title=""Mon amour de grillage" Dire, partager la réalité de "l'arène carcérale" en 3D" />
     </div>
     <div>
      Préférer l'homme à sa légende, balayer la méconnaissance à la lumière des expériences, elle questionne en s'amusant. Cela fait une dizaine d'années qu'elle tente de conjuguer théâtre et prison en organisant des ateliers à la maison d'arrêt d'Auxerre et à la prison de Joux-la-Ville en mettant en place une aventure théâtrale sur plusieurs mois. Mais à raison d'une séance hebdomadaire, avec des personnes condamnées à de longues peines, cela devient parfois le parcours du combattant.       <br />
              <br />
       Et surtout, elle y a découvert l'inverse de ce qu'elle imaginait : <span style="font-style:italic">&quot;là où j'attendais l'immobilité, j'ai découvert un milieu toujours en mouvement et, alors que je prévoyais de l'agressivité, j'ai vu des personnes calmes, souriantes, patientes, ennuyeuses ou ennuyées, ayant soif de savoir, de comprendre, de connaître, avec l'urgence de partager, de débattre là où je pensais ne trouver que résignation, obscurité et repli sur soi &quot;</span>(sic).       <br />
              <br />
       &quot;Mon amour de grillage&quot; est une histoire réelle, comique, mais aussi malheureusement désespérante vécue par Valérie Durin elle-même dans une prison française en 2020. C'est l'histoire d'une animatrice culturelle qui se débat pour mettre sur pied une pièce qui, si tout va bien et que la machine administrative fonctionne à peu près correctement, pourra se dérouler dans une vraie salle de spectacle hors les murs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61984653-45051910.jpg?v=1643617860" alt=""Mon amour de grillage" Dire, partager la réalité de "l'arène carcérale" en 3D" title=""Mon amour de grillage" Dire, partager la réalité de "l'arène carcérale" en 3D" />
     </div>
     <div>
      C'est aussi l'évocation des surveillants condamnés à cacher leurs émotions du fait de la frénésie complexe des bureaux à l'étage du SPIP. Sans oublier la bataille constante de la coordinatrice culturelle qui aimerait placer des activités dans des conditions sanitaires et pénitentiaires ardues.       <br />
              <br />
       Cette écriture naît comme un amour de vacances, subrepticement. Au cours des circulations entre les grillages des hommes et des femmes détenus, des rencontres furtives, interdites, quelques secondes au grillage pour mémoriser le numéro d'écrou de la fille ou du gars, comme on prendrait ton 06.       <br />
              <br />
       Seulement ici, pas de téléphone autorisé pour apaiser l'angoisse d'un amour naissant.       <br />
       Alors commence la danse administrative. L'autre grille ! On prend rendez-vous chez la C-PIP (Conseillère Pénitentiaire d'Insertion) et on fait une demande de PACS avec ce numéro d'écrou. Parce que qui dit PACS, dit parloir et bientôt parloir privé. Ensuite, on défait le PACS et on en demande un autre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61984653-45058309.jpg?v=1643639641" alt=""Mon amour de grillage" Dire, partager la réalité de "l'arène carcérale" en 3D" title=""Mon amour de grillage" Dire, partager la réalité de "l'arène carcérale" en 3D" />
     </div>
     <div>
      L'amour de grillage de la pièce, c'est celui d'Hajira qui, depuis qu'elle est arrivée à l'atelier-théâtre enfin mixte, bouscule les uns et les autres y compris elle-même. Elle est autorisée à côtoyer Sergio et ces deux-là ont demandé à se pacser. Mais l'amour en prison connaît souvent une fin aussi brutale que son commencement.       <br />
              <br />
       La mise en scène de &quot;Mon amour de grillage&quot;, orchestrée par Valérie Durin interprétant elle-même le rôle de l'animatrice culturelle, exploite avec une grande adresse et une grande subtilité les dérives incontournables de la bonne marche nécessaire des choses, lesquelles empêcheront largement que le spectacle avec les détenus puisse peut-être avoir lieu.       <br />
              <br />
       Peut-être ! Car beaucoup d'espoir, d'engagement et de temps sont consacrés à ce projet, mais la réalité du terrain est malheureusement toute autre. Et il faut s'en accommoder, faire avec. Pas le choix…       <br />
              <br />
       Les propos de la pièce sont forts comme des coups de gueule. Des coups de gueule comme on en pousse quand on n'en peut plus, quand on explose, ou qu'on est au bout du rouleau. La peinture du milieu carcéral y est brossée de manière très exhaustive, clairvoyante et juste.       <br />
       <span style="font-style:italic">(Nous pouvons en témoigner pour avoir, nous aussi, mené à la prison de Fresnes un atelier d'écriture chaotique, mais mémorable.)</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61984653-45060409.jpg?v=1643646589" alt=""Mon amour de grillage" Dire, partager la réalité de "l'arène carcérale" en 3D" title=""Mon amour de grillage" Dire, partager la réalité de "l'arène carcérale" en 3D" />
     </div>
     <div>
      Valérie Durin travaille toujours de la sorte, brillamment et de façon érudite. Chacune de ses créations révèle une somme de travail de recherches considérable. Elle l'a fait aussi avec un autre spectacle qui fait écho à celui-ci, &quot;Numéros d'écrou&quot; interprété avec brio par quatorze comédiens amateurs de sa Compagnie auxerroise&quot; Les Prétendants&quot;.       <br />
              <br />
       Dans &quot;mon amour de grillage&quot;, les paroles des uns et des autres, via les quatre comédiens détenus, percutent les esprits des spectateurs qui oscillent entre émotions, sourires, rires, mais aussi indignation ou révolte. Incompréhension parfois.       <br />
              <br />
       Mais rien n'est inventé dans ce spectacle qui parle de la réalité de &quot;l'arène carcérale&quot; en 3D, le tout ne laissant guère le spectateur indifférent, loin de là. Cette arène carcérale dans laquelle un individu est projeté parfois du jour au lendemain parce que sa vie en a décidé ainsi. Tout a été vécu dans cette pièce, de nombreuses situations expérimentées mises sous scellée de la pensée créatrice de l'autrice, peaufinées avec grand soin d'écriture, et transposées avec une sensibilité toute particulière.       <br />
              <br />
       C'est d'une qualité vertigineuse. Différents tableaux s'enchaînent sans aucun écueil, ne laissant que très peu de temps aux spectateurs pour s'endormir.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61984653-45060448.jpg?v=1643646634" alt=""Mon amour de grillage" Dire, partager la réalité de "l'arène carcérale" en 3D" title=""Mon amour de grillage" Dire, partager la réalité de "l'arène carcérale" en 3D" />
     </div>
     <div>
      Le jeu des trois comédiens aux solides formations d'acteurs que Valérie Durin a choisis pour l'épauler dans ce projet est taillé au cordeau : Lina Cespedes, Odja Lliorca et Fabrice Gaillard. Chacun d'entre eux endosse tour à tour des rôles différents et propose un regard très affûté et exhaustif sur le milieu carcéral : un milieu dans lequel <span style="font-style:italic">&quot;la loi n'est pas appliquée&quot;</span> (sic), où les surveillants affichent un état d'esprit délétère qui nuit aux détenus dans leur ensemble, où le devoir de réserve est notoire alors que pourtant la parole est nécessaire voire primordiale.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Ici, j'ai un temps illimité pour penser, mais je n'invente rien&quot;</span>, dira un détenu. Cette pensée de détenu, entre autres, aura probablement marqué les spectateurs car, de façon très condensée mais fort subtile, Valérie Durin aborde aussi en filigrane la force et les pouvoirs du théâtre et de sa pratique. Ici ou dans &quot;l'autre monde&quot;. L'allusion est brève, mais bien entendu extrêmement pertinente et nécessaire.       <br />
              <br />
       La mise en scène de cette pièce d'une heure trente est finement orchestrée au gré de simples chaises déplacées à vue pour simuler les différents lieux. Un joli chant d'Odja Llorca apporte un brin de poésie et de légèreté et dépoussière l'ambiance pour espérer en filigrane une possible transformation de cet univers fort peu connu du grand public.       <br />
       Univers dans lequel il faut être entré pour le comprendre tout à fait !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Mon amour de grillage"</b></div>
     <div>
      Texte et mise en scène : Valérie Durin.       <br />
       Avec : Lina Cespedes, Fabrice Gaillard, Odja Llorca, Valérie Durin.       <br />
       Création son et dispositif : Jean-Marc Istria.       <br />
       Graphisme : Sophie Torcol.       <br />
       Production : Arrangement Théâtre.       <br />
       <a class="link" href="https://arrangementtheatre.com/" target="_blank">&gt;&gt; arrangementtheatre.com</a>       <br />
              <br />
       Ce spectacle a eu lieu du 20 janvier au 23 janvier 2022.       <br />
       Théâtre de l'Épée de Bois, Salle de répétition (Studio), Cartoucherie de Vincennes, Paris 12e.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/61984653-45051882.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Mon-amour-de-grillage-Dire-partager-la-realite-de-l-arene-carcerale-en-3D_a3162.html</link>
  </item>

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   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-25620656</guid>
   <title>La bénédiction d'Alexis Michalik, porteur d'histoires, auteur vivant et authentique !</title>
   <pubDate>Tue, 18 Sep 2018 14:45:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Isabelle Lauriou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Trib'Une]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Michalik, lik, lik, lik, s'en va de bon matin, auteur, génial et inspiré… conquérir les salles du monde entier, en passant par Vibraye dans la Sarthe, et y déposer chacun de ses spectacles. Michalik, lik, lik, lik, que les spectateurs soient ou ne soient pas "cathos", trace sa route, redonnant au théâtre le sourire, tout comme un temps, cette "Sœur" à Dominique*.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/25620656-26806490.jpg?v=1537275894" alt="La bénédiction d'Alexis Michalik, porteur d'histoires, auteur vivant et authentique !" title="La bénédiction d'Alexis Michalik, porteur d'histoires, auteur vivant et authentique !" />
     </div>
     <div>
      Peut-être ne le sait-il pas, Alexis, mais ce tube, &quot;Dominique, nique, nique&quot;, qui rime avec son nom Michalik, a lui aussi connu un immense succès. Détrônant même à son époque, Elvis Presley et les Beatles en tête des ventes. Succès mondial, millions en cascade mais fin nettement moins idyllique.       <br />
              <br />
       L'auteure du tube religieux s'en est allée rejoindre les cieux pendant qu'Alexis, lui, continue sa route avec, à l'affiche, trois pépites qu'il a lui-même écrites. C'est ce qu'on appelle un auteur prolifique.       <br />
              <br />
       Et c'est sur &quot;Intra Muros&quot; que je jette, en cette rentrée chaude et bordélique, mon dévolu.       <br />
       La Pépinière théâtre, non loin de la place de l'Opéra. Quartier chic. J'invite mon meilleur ami à m'accompagner voir la dernière création d'Alexis Michalik. Nouvelle, pas tout à fait. Elle a été créée l'an passé. J'ai loupé les premières, mais comme souvent Alexis revient et qu'il rafle en plus tous les &quot;Molière&quot;, je n'allais pas me priver d'une virée offerte à la Pépinière.       <br />
              <br />
       Alexis Michalik est un auteur vivant. Auteur de théâtre vivant. C'est important. Je crois que, désormais, toute la famille du théâtre français s'accorde à dire qu'il est un incontournable, mais il aura fallu un peu de temps pour prouver à quelques fessiers bien calés dans leur fauteuil de velours, manquant un peu de curiosité, que le théâtre du XXIe siècle pouvait enfin compter sur de nouvelles têtes pour offrir au public un autre langage, une autre forme de théâtre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/25620656-26806518.jpg?v=1537275947" alt="La bénédiction d'Alexis Michalik, porteur d'histoires, auteur vivant et authentique !" title="La bénédiction d'Alexis Michalik, porteur d'histoires, auteur vivant et authentique !" />
     </div>
     <div>
      Certes, il y aura toujours les éternelles reprises de nos classiques, de Molière à Musset, de Claudel à Racine puis Feydeau ou Courteline… Mais savoir que, dans notre monde moderne, les coups d'éclat d'un Visniec, Michalik ou Pommerat sont désormais identifiés, c'est une belle avancée. D'ici vingt ans, les femmes auteures pourront peut-être, elles aussi, s'inviter chez Ruquier.       <br />
              <br />
       &quot;Intra muros&quot;, c'est un puzzle, une autre belle histoire qui, cette fois, se passe dans le milieu carcéral. Un metteur en scène vient dispenser son premier cours de théâtre en centrale, seuls deux détenus se présentent. Autant dire que le challenge n'est pas gagné !        <br />
       Et pourtant…       <br />
              <br />
       Je ne vais pas m'attarder sur l'histoire parce qu'il faut la voir. Le théâtre, il faut y aller, c'est toujours compliqué de raconter. Je vais plutôt, et une nouvelle fois, applaudir de mes doigts dansant sur un clavier un peu abîmé les comédiens. Tous les comédiens que cet auteur et metteur en scène dégaine sur le plateau. Les comédiens sont bons. Excellents, même.       <br />
              <br />
       Hier soir, il y avait : Joël Zaffarano, Nicolas Martinez, Elizabeth Ventura, Marie Sang de Bourbe, Christopher Bayemi. Et un super musicien.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/25620656-26806522.jpg?v=1537275965" alt="La bénédiction d'Alexis Michalik, porteur d'histoires, auteur vivant et authentique !" title="La bénédiction d'Alexis Michalik, porteur d'histoires, auteur vivant et authentique !" />
     </div>
     <div>
      Alexis Michalik alterne ses équipes d'acteurs et, hier soir, je ne les connaissais pas tous. Moins identifiés (encore) mais magistralement bons. Voilà la réussite d'Alexis Michalik. Il maîtrise toujours son casting, et assure une direction d'acteurs soignée et précise.       <br />
              <br />
       Les comédiens s'amusent, donnent, redonnent. On rit, on s'émeut, le public n'a pas envie de les voir quitter le plateau.       <br />
              <br />
       C'est un pur moment de bonheur, c'est un grand instant de théâtre. Moderne. Avec de belles valeurs. La transmission, l'amour, les peurs, la vie quoi !       <br />
              <br />
       Je lui souhaite encore de belles heures, de l'envol, qu'il continue à remplir les salles de France, d'Amérique ou d'Océanie. Qu'il mette en valeur ce que le théâtre signifie aujourd'hui, sans lourdeur, sans cri, sans monologue qui dure des heures.       <br />
              <br />
       Sœur Sourire, et sa &quot;Dominique&quot;, a connu le succès et la malédiction. Alexis Michalik connaît le succès et, pour la France aujourd'hui, pour le théâtre, il est une vraie bénédiction.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">*Sœur Sourire, de son vrai nom Jeanine Deckers (1933-1985), a connu un succès mondial en 1963 avec sa chanson &quot;Dominique&quot; dont elle était auteure, compositrice et interprète.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Intra Muros"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/25620656-26806577.jpg?v=1537276149" alt="La bénédiction d'Alexis Michalik, porteur d'histoires, auteur vivant et authentique !" title="La bénédiction d'Alexis Michalik, porteur d'histoires, auteur vivant et authentique !" />
     </div>
     <div>
      Texte : Alexis Michalik.       <br />
       Mise en scène : Alexis Michalik.        <br />
       Avec, en alternance : Jeanne Arènes, Christopher Bayemi, Bernard Blancan, Sophie de Fürst, Alice de Lencquesaing, Paul Jeanson, Elisabeth Ventura, Nicolas Martinez, Fayçal Safi, Joël Zaffarano.       <br />
       Musiciens, en alternance : Raphaël Bancou, Sylvain Briat, Raphäel Charpentier et Mathias Louis.       <br />
       Création lumières : Arnaud Jung.        <br />
       Scénographie : Juliette Azzopardi.        <br />
       Costumes : Marion Rebmann.        <br />
       Musique : Raphael Charpentier.        <br />
       Durée : 1 h 45.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 28 août 2018 au 2 mars 2019.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 21 h, matinée le samedi à 16 h.       <br />
       Relâches exceptionnelles les 8, 9, 10, 15 et 17 novembre 2018 ainsi que les 10, 11 et 12 janvier 2019.       <br />
       La Pépinière Opéra, Paris 2e, 01 42 61 44 16.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatrelapepiniere.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatrelapepiniere.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/25620656-26806490.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/La-benediction-d-Alexis-Michalik-porteur-d-histoires-auteur-vivant-et-authentique-_a2239.html</link>
  </item>

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   <title>"Intra Muros"… Une possible évasion théâtrale, entre réel et imaginaire</title>
   <pubDate>Tue, 15 May 2018 15:57:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Donner un cours de théâtre dans une maison centrale est un pari mais, avant de créer un personnage, un prisonnier a sans doute aussi envie de construire un nouveau départ. Dans une fable qui puise ses ressources entre mémoire et reconstruction, c'est à un jeu à double miroir que nous convie Alexis Michalik.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/22230236-25020311.jpg?v=1508745563" alt=""Intra Muros"… Une possible évasion théâtrale, entre réel et imaginaire" title=""Intra Muros"… Une possible évasion théâtrale, entre réel et imaginaire" />
     </div>
     <div>
      Avec Alexis Michalik, il faut toujours s'attendre à quelques surprises. L'auteur et metteur en scène a la capacité d'imbriquer des histoires tel un mille-feuille garni d'originalité. Ainsi, d'un simple fait, à l'image d'un cours d'eau, il est capable de le faire embrancher sur un autre cours d'eau pour le déverser dans une rivière d'événements dans laquelle des cascades d'actions se suivent. C'est cet univers dramaturgique d'imbrications d'actions qui nourrit son théâtre, les personnages étant toujours entre la réalité et l'imaginaire.       <br />
              <br />
       Cette règle a été une nouvelle fois respectée dans &quot;Intra muros&quot;. L'histoire est en somme assez banale… un cours de théâtre est donné dans une prison. Ce qui fait la force de cet art vivant est le récit qui peut en être décliné. Et dans ce domaine, Michalik possède de sérieux atouts.       <br />
              <br />
       Le spectateur est &quot;piégé&quot; d'heureuse façon car deux possibilités s'offrent à lui, soit se laisser porter par la narration de la fable, soit se laisser entraîner par le flux mnémonique d'un personnage plongé dans ses souvenirs. Cette démarcation est, à dessein, peu délimitée.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/22230236-25020312.jpg?v=1508745584" alt=""Intra Muros"… Une possible évasion théâtrale, entre réel et imaginaire" title=""Intra Muros"… Une possible évasion théâtrale, entre réel et imaginaire" />
     </div>
     <div>
      C'est dans cet entre-deux temporel que se situe &quot;Intra Muros&quot;, un entre-deux où le passé fait la bise au présent avec un possible futur qui se profile à l'horizon. Ce sont les trois temps dramaturgiques de cette pièce. Le quatrième mur de Diderot a été brisé dès l'entame avec une interpellation du public par le metteur en scène (Paul Jeanson).       <br />
              <br />
       Les comédiens incarnent avec fougue et gourmandise des personnages antinomiques. Nous sommes dans des figures d'opposition qu'un milieu, celui de la prison, et une situation, celle dans un atelier théâtral, relient. Les rapports sont ainsi alimentés par des refus sur lesquels viennent se greffer une complicité.       <br />
              <br />
       À différents moments, les bascules émotionnelles fonctionnent très bien. C'est Fayçal Safi (Kevin) qui, derrière un masque plutôt conciliant, devient agressif avec des pulsions destructrices. C'est Bernard Blancan (Ange) qui, sous ses airs de roc, laisse transparaître une humanité d'un père de famille. Alice de Lencquesaing (Alice), une assistante sans expérience, elle, se protège derrière un professionnalisme sans failles. De son côté, Jeanne Arènes (Jeanne), par monts et par vaux, arrive à incarner des personnages de divers profils. Enfin, Paul Jeanson (Richard), le metteur en scène, est enthousiaste à souhait dans son rôle.       <br />
              <br />
       Alexis Michalik lie le réel et la fiction comme deux faces d'un même visage, celui de la réalité théâtrale. Le drame est ainsi construit avec des vues aussi complémentaires qu'antinomiques donnant lieu à des éclairages multiples qui montrent les coulisses des personnages et de leur histoire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Intra muros"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/22230236-25020313.jpg?v=1508745611" alt=""Intra Muros"… Une possible évasion théâtrale, entre réel et imaginaire" title=""Intra Muros"… Une possible évasion théâtrale, entre réel et imaginaire" />
     </div>
     <div>
      Texte et mise en scène : Alexis Michalik.       <br />
       Assistante mise en scène : Marie-Camille Soyer.       <br />
       Avec (en alternance) : Jeanne Arènes, Christopher Bayemi, Bernard Blancan, Sophie de Fürst, Alice de Lencquesaing, Paul Jeanson, Chloé Lambert, Nicolas Martinez, Fayçal Safi, Joël Zaffarano et les musiciens Raphaël Bancou, Sylvain Briat, Raphäel Charpentier et Mathias Louis.       <br />
       Création lumières : Arnaud Jung.       <br />
       Scénographie : Juliette Azzopardi.       <br />
       Costumes : Marion Rebmann.       <br />
       Musique : Raphael Charpentier.       <br />
       Durée : 1 h 45.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">À partir du 14 septembre 2017.       <br />
       Prolongations jusqu'au 28 juillet 2018.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 21 h, matinée le samedi à 16 h.       <br />
       La Pépinière Opéra, Paris 2e, 01 42 61 44 16.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatrelapepiniere.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatrelapepiniere.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/22230236-25020314.jpg?v=1508745751" alt=""Intra Muros"… Une possible évasion théâtrale, entre réel et imaginaire" title=""Intra Muros"… Une possible évasion théâtrale, entre réel et imaginaire" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/22230236-25020312.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Intra-Muros-Une-possible-evasion-theatrale-entre-reel-et-imaginaire_a2117.html</link>
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