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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
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  <language>fr</language>
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   <title>"… Et les 7 nains ?" Relire le conte des frères Grimm à la lueur de nos questionnements contemporains sur les rapports homme-femme</title>
   <pubDate>Wed, 12 Nov 2025 19:16:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Blanche-Neige… et les sept nains… tous dans la même maison ! C'est quoi ce conte ? Une histoire de coloc ? Sept mecs et une nana, c'est space… Non ? Et celle-ci offerte à un inconnu… un soi-disant "prince" ! À l'heure de #metoo, ça craint ! Le temps du procès est venu… fictif évidemment, mais ancré dans les interrogations et les avancées du XXIe siècle. Nous allons enfin pouvoir savoir qui est vraiment cette Blanche-Neige (une étrangère ?) Et d'où sort cette histoire qui a traversé innocemment les siècles. Une manière joyeuse et insolente de confronter la traditionnelle littérature enfantine à une modernité convoquant de nouvelles prises de paroles, notamment celles des femmes.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92510693-64848046.jpg?v=1762971621" alt=""… Et les 7 nains ?" Relire le conte des frères Grimm à la lueur de nos questionnements contemporains sur les rapports homme-femme" title=""… Et les 7 nains ?" Relire le conte des frères Grimm à la lueur de nos questionnements contemporains sur les rapports homme-femme" />
     </div>
     <div>
      Tout le monde en scène à l'entrée du public. Un grand écran vidéo, des fauteuils et sept personnages qui attendent, on l'apprendra très vite, leur passage dans la salle d'audience… pour le procès (en forme de cabaret… quand même !) d'un conte enfantin – presque innocent – qui va nous plonger au cœur de questions tout à fait actuelles sur des comportements pas si innocents que ça ! Et celle posée – &quot;Et les sept nains ? – invite à lire entre les lignes, à éclairer les non-dits du conte, à dévoiler les secrets, peut-être inavouables, de cette bande de travailleurs, formatés avant l'heure &quot;boulot, métro, dodo&quot;, qui doivent gérer l'arrivée inattendue d'une femme plutôt &quot;canon&quot; dans leur quotidien routinier.       <br />
              <br />
       Ces sept prévenus, cloîtrés et fusionnels, vivant sous le même toit et en communauté de labeur, se retrouvent forcément bousculés, bouleversés par la présence inopinée de cette jeune femme, une étrangère, une &quot;autre&quot;. Pour la protéger, ils l'enferment chez eux et lui confient la réalisation des tâches ménagères pendant qu’ils partent bosser, la fleur à la pioche. Mais au regard des révolutions et des évolutions survenues au XXIe siècle, ces traditions surannées s'opposent incontestablement à notre modernité, même si celle-ci est loin d'être parfaite. De plus, nos sept mâles ont, dans une entente collective coupable, l'idée inconséquente d'offrir, post mortem, le corps de celle-ci au premier prince charmant qui passait dans le coin.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92510693-64848063.jpg?v=1762971663" alt=""… Et les 7 nains ?" Relire le conte des frères Grimm à la lueur de nos questionnements contemporains sur les rapports homme-femme" title=""… Et les 7 nains ?" Relire le conte des frères Grimm à la lueur de nos questionnements contemporains sur les rapports homme-femme" />
     </div>
     <div>
      Sont ainsi appelés à la barre des témoins, les uns après les autres, les sept nains… simplement identifiés comme N1, N2, N3, etc. Et les questions fusent : &quot;Racontez votre rêve à la cour&quot;. Après N1, c'est au tour de N3. À chaque fois des accusations différentes. À N4 : &quot;Ce rêve serait donc à l'origine du conte ?&quot;. À N2 : &quot;Comment cela a-t-il commencé ? Comment vous vous êtes retrouvés liés tous les sept ?&quot;. À N7 : &quot;Dites-nous ce qui vous lie tous les sept ?&quot;. À N5 : &quot;Quelle place l'amitié a-t-elle dans votre vie ?&quot;.       <br />
              <br />
       Chaque séquence &quot;interrogatoire&quot; est &quot;séparée&quot; par un son différent, de furtifs éclairs et des mouvements lents des nains qui apparaissent plus ou moins déformés sur l'écran vidéo. La bande son/musique devient parfois forte, voire désagréable auditivement parlant. Chaque nain est interrogé et chaque scène est marquée par des symboliques récurrentes. Ce procédé, bien maîtrisé, donne une rythmique particulière à la pièce, faisant penser à un mouvement staccato d'une partition imaginaire. Si ce procédé surprend, il donne par ailleurs un étrange fluidité à l'ensemble.       <br />
              <br />
       Face à ce récit qui a traversé, en toute impunité, les siècles en narrant à nos enfants des attitudes et des comportements plus que discutables aujourd'hui, Charlie Windelschmidt et la Cie Dérézo nous convie à un procès – en forme de cabaret un brin déjanté –, entre rêve et réalité, où se met en place un appareil judiciaire investigateur visant à décortiquer les faits pour en étudier les potentielles déviances tout en apportant un regard humoristique sur les mécanismes qui construisent un conte, avec ses incohérences, ses logiques romantiques douteuses, ses fausses bonnes intentions, entre autres. Mais, ici, le rire est aussi convoqué à la barre, car, au-delà des impératifs initiés, l'indispensable remise à niveau des rapports homme-femme, l'impertinence, l'humour et l'insolence sont nécessaires pour &quot;digérer&quot; cet héritage culturel et accepter de nouvelles éthiques à imprimer au monde d'aujourd'hui.       <br />
              <br />
       Finalement, la création de Charlie Windelschmidt vient percuter à dessein notre monde en pleine mutation, disséquer nos petites mesquineries, nos malines hypocrisies, nos morales à deux poids deux mesures (quel que soit le domaine : l'autre, la femme, etc.) et pose sur le plateau nos interrogations existentielles actuelles : faut-il écouter ses désirs ou laisser la société les choisir à notre place ? Ne sommes-nous que des objets jetés en pâture à la jouissance des autres ? Qui est responsable des chaos ambiants, la société ou l'individu ? Quelle est la part de responsabilité du collectif ? Quel est le pouvoir de la transmission et peut-on lutter contre les traditions, orales ou pas, fictionnelles ou réelles ?       <br />
              <br />
       Mais ce procès analysant, déconstruisant, le conte des frères Grimm est en réalité une étonnante expression théâtrale radicale et humoristique, irrévérencieuse et jouissive pour rire des conventions, des raideurs traditionnelles et désacraliser les fardeaux et les lourdeurs portés par les siècles passés. Il est temps de s'amuser et de révolutionner nos vieillissantes banalités !       <br />
       <b>◙ Gil Chauveau</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"… Et les 7 nains ?"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92510693-64848064.jpg?v=1762971686" alt=""… Et les 7 nains ?" Relire le conte des frères Grimm à la lueur de nos questionnements contemporains sur les rapports homme-femme" title=""… Et les 7 nains ?" Relire le conte des frères Grimm à la lueur de nos questionnements contemporains sur les rapports homme-femme" />
     </div>
     <div>
      Autrices : Morgane Le Rest, Lisa Lacombe et Garance Bonotto.       <br />
       Mise en scène : Charlie Windelschmidt.       <br />
       Avec : Véronique Héliès, Anne-Sophie Erhel, Alice Mercier, Anaïs Cloarec, Ronan Rouanet, Farid Bouzenad, Nikita Faulon.       <br />
       Lumière : Gaidig Bleinhant.       <br />
       Son : Guillaume Tahon.       <br />
       Costumière : Youna Vigneault.       <br />
       Tout public à partir de 12 ans.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <b>A été créé du 4 au 7 novembre 2025 au Quartz - Scène nationale à Brest (29).</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">12 et 13 novembre 2025 :</span> Théâtre du Pays de Morlaix, Morlaix (29).       <br />
       <span class="fluo_jaune">11 décembre 2025 :</span> L'Atelier à Spectacle - Scène conventionnée, Vernouillet (78).       <br />
       2 avril 2026 : L'Archipel - Pôle d'action culturelle, Fouesnant (29).       <br />
       9 avril 2026 : Le Manège - Scène nationale, Maubeuge (59).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>"Un prince"… Seul en scène riche et pluriel !</title>
   <pubDate>Tue, 12 Mar 2024 17:14:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans une mise en scène de Marie-Christine Orry et un texte d'Émilie Frèche, Sami Bouajila incarne, dans un monologue, avec superbe et talent, un personnage dont on ignore à peu près tout, dans un prisme qui brasse différents espaces-temps.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78871653-57201161.jpg?v=1710263246" alt=""Un prince"… Seul en scène riche et pluriel !" title=""Un prince"… Seul en scène riche et pluriel !" />
     </div>
     <div>
      Lumière sur un monticule qui recouvre en grande partie le plateau, puis le protagoniste du spectacle apparaît fébrilement, titubant un peu et en dépliant maladroitement, à dessein, son petit tabouret de camping. Le corps est chancelant, presque fragile, puis sa voix se fait entendre pour commencer un monologue qui a autant des allures de récit que de narration.       <br />
               <br />
       Dans ce monologue dans lequel alternent passé et présent, souvenirs et réalité, Sami Bouajila déploie une gamme d'émotions très étendue allant d'une voix tâtonnante, hésitante pour ensuite se retrouver dans un beau costume, dans une autre scène, sous un autre éclairage, le buste droit, les jambes bien plantées au sol, avec un volume sonore fort et bien dosé. La voix et le corps sont les deux piliers qui donnent tout le volume théâtral au caractère. L'évidence même pour tout comédien, sauf qu'avec Sami Bouajila, cette évidence est poussée à la perfection.       <br />
               <br />
       Toute la puissance créative du comédien déborde de sincérité et de vérité avec ces deux éléments. Nul besoin d'une couronne ou d'un crucifix pour interpréter un roi ou Jésus, il nous le montre en utilisant un large spectre vocal et corporel pour incarner son propre personnage. Son rapport à l'espace est dans un périmètre de jeu réduit sur toute la longueur de l'avant-scène.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78871653-57201163.jpg?v=1710263275" alt=""Un prince"… Seul en scène riche et pluriel !" title=""Un prince"… Seul en scène riche et pluriel !" />
     </div>
     <div>
      Et pourtant, ce monticule, qui peut être obstacle ou estrade, même s'il est peu utilisé, est aussi, par sa matière, lieu de déperdition, d'un ailleurs où ne s'ancre pas une origine bien définie. Sable, terre, ou gravillons, on ne sait précisément et il peut être ainsi perçu dans toutes ses latitudes géographiques. D'une texture dure, molle ou flasque, il peut également être appréhendé de différentes manières selon l'optique que le spectateur veut lui faire prendre.       <br />
               <br />
       Certaines scènes montrent notre protagoniste habillé dans un joli costume, comme s'il était dans un autre espace-temps, réel ou fictif, passé ou rêvé. Il y a aussi une vidéo où un pré-adolescent joue en famille au foot et où il en parle comme son fils. Et cependant, ce visage, si jeune, mais qui lui ressemble tant, n'est-ce pas lui également ? Est-ce le père ou le fils qui parle ? Ou les deux ?       <br />
              <br />
       C'est aussi et avant tout le lien entre deux rives, la France et l'Algérie, qui est mis en avant. Le texte d'Émilie Frèche est dans un éternel entre-deux avec un caractère dont on ignore son nom, son état civil, l'endroit d'où il parle, l'époque où se déroulent son récit et son statut social. Dans ce réseau d'intersections multiples où tout se recoupe, le spectateur a la liberté de choisir la trajectoire que lui offre un homme qui parle de sa vie sans en définir les contours, comme pour le laisser en être un peu le co-narrateur silencieux.       <br />
               <br />
       La mise en scène de Marie-Christine Orry ouvre le récit dans une narration où le théâtre, au-delà de la scénographie, est le tégument visible et omniprésent du jeu. On y découvre ainsi une séquence vidéo et l'action de la régie respectivement commentée et commandée par le personnage qui devient ainsi comédien. Le théâtre dans le théâtre est l'élément important d'un fil narratif qui devient pluriel, oscillant entre plusieurs ruptures de jeu d'un protagoniste qui livre deux visages sociaux, l'un appauvri, l'autre bien établi socialement, à la fois perdu et ayant élu domicile dans un lieu qui ressemble autant à une lande déserte et esseulée qu'à un chantier en construction.       <br />
               <br />
       Ainsi, dans ce carrefour où se mêlent passé et présent, fable et vérité, l'ici et l'ailleurs, dénuement et richesse, force et faiblesse, vigueur et hésitations, Sami Bouajila incarne avec talent tous ces visages de vie en donnant à son personnage une force autant intérieure qu'extérieure. Une belle pièce portée par une superbe prestation.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Un Prince"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78871653-57201225.jpg?v=1710263675" alt=""Un prince"… Seul en scène riche et pluriel !" title=""Un prince"… Seul en scène riche et pluriel !" />
     </div>
     <div>
      Texte : Émilie Frèche.       <br />
       Mise en scène : Marie-Christine Orry, assistée d'Olivier Brillet.       <br />
       Avec : Sami Bouajila.       <br />
       Scénographie : Jean-Pierre Laporte.       <br />
       Costumes : Pascal Vervloet.       <br />
       Lumières : Zizou.       <br />
       Son : Richard Stradiotti.       <br />
       Maquillage : Emma Chicotot.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 24 janvier au 28 avril 2024.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 20 h 30, dimanche à 16h.       <br />
       Comédie des Champs Elysées, Paris 8e, 01 53 23 99 19.       <br />
       <a class="link" href="https://www.comediedeschampselysees.com/" target="_blank">&gt;&gt; comediedeschampselysees.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/78871653-57201161.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Un-prince-Seul-en-scene-riche-et-pluriel-_a3837.html</link>
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   <title>"Cendrillon" L'histoire véridique d'une très jeune fille qui ne s'en laissait pas conter…</title>
   <pubDate>Thu, 30 Nov 2023 19:07:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   En son temps, dans sa "Psychanalyse des Contes de fée", le psychanalyste Bruno Bettelheim levait un pan du voile recouvrant la fonction thérapeutique de ces histoires traditionnelles où le non-dit essentiel se taille la part du lion. Cinq décennies plus tard, le dramaturge Joël Pommerat s'empare avec une exquise gourmandise des contes ("Le Petit Chaperon rouge", "Pinocchio", "Cendrillon"…) pour mettre en jeu leur contenu implosif. Car ce qu'ils nous disent, ces contes, est encore et toujours à réinventer à l'aune des problématiques dont nous sommes nous-mêmes – et souvent à notre corps défendant – porteurs.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77082305-55917235.jpg?v=1701369414" alt=""Cendrillon" L'histoire véridique d'une très jeune fille qui ne s'en laissait pas conter…" title=""Cendrillon" L'histoire véridique d'une très jeune fille qui ne s'en laissait pas conter…" />
     </div>
     <div>
      La très jeune fille a ici pour nom Sandra… Cendrier… Ainsi la dénomment les deux rejetons femelles de la prétendante marâtre, future nouvelle épouse du père de Cendrillon… Formatées à la langue de vipère par leur génitrice souffrant elle du symptôme délirant de gérascophobie galopante (en français courant, déni maladif de vieillir), les deux sœurs affublent du sobriquet fumeux de Cendrier la nouvelle venue, jouant l'intruse dans leur dôme de verre (écho homophonique de la chaussure de vair).       <br />
              <br />
       Introduite par une narratrice hors champ pouvant être une Cendrillon devenue si âgée qu'elle a besoin sur le plateau d'un interprète mimant ses paroles, l'histoire fabuleuse va prendre corps. D'ailleurs, si les mots manquent à cette très vieille dame, ce n'est pas en soi une catastrophe tant les phonèmes désarticulés peuvent être source de fardeau à porter. Ainsi de la scène primale où l'on voit la très jeune fille au chevet du lit de sa mère agonisante, celle-ci lui confiant dans un souffle inaudible ses ultimes souhaits.       <br />
              <br />
       Dès lors, concentrée sur l'observance du serment qui sur un &quot;malentendu&quot; la lie indéfectiblement à la défunte, la très jeune fille va bander son énergie pour penser à elle au moins une fois toutes les cinq minutes, temps rythmé par la sonnerie de la montre qu'elle porte à son poignet. De même, par un effet comique de loupe géante, la scénographie grossit-elle la tête de l'orpheline afin de métaphoriser sa pensée obsédante, envahissant tout son espace mental… S'il lui venait d'oublier de penser à sa mère disparue plus d'une poignée de minutes, cette dernière ne pourrait – bien que morte ! – rester en vie dans un endroit invisible.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77082305-55917236.jpg?v=1701369461" alt=""Cendrillon" L'histoire véridique d'une très jeune fille qui ne s'en laissait pas conter…" title=""Cendrillon" L'histoire véridique d'une très jeune fille qui ne s'en laissait pas conter…" />
     </div>
     <div>
      On touche là, de manière ludique, au nœud même de la culpabilité ressentie face à la disparition d'un être cher. En effet, hors de toute logique, la très jeune fille s'est inventée une mission comme si la sauvegarde de la vie de la disparue lui incombait… Ainsi de sa manière compulsive d'accepter toutes les tâches éreintantes et avilissantes imposées par la marâtre ; plus c'est répugnant, plus elle se sent à sa place (cf. la scène particulièrement drolatique où, maculée de déjections, elle revient triomphante au centre du plateau après avoir débouché, en coulisses, les canalisations des WC). Si la culpabilité est sans raison, elle n'est pas sans coût ; mais c'est aussi cette débauche d'énergie qui la fait tenir contre vent et (belle) mer déchainée.       <br />
              <br />
       À la cruauté idiote des deux sœurs envers la très jeune fille, répond celle crasse de la marâtre lui interdisant de parler de sa mère morte ou encore de conserver près d'elle la robe de la défunte. Mais ces cruautés ignominieuses sont tournées en dérision par la force du comique, comme dans la scène du père transportant en catimini la robe de son ex-femme avant d'être surpris par la marâtre en proie au délire d'une jalousie grand-guignolesque. Cependant, envers et contre toutes, la très jeune fille, loin d'être accablée, semble tirer avantage de ces situations qui galvanisent son énergie. Et même quand on entrave son buste dans un corset, elle ne bronche aucunement, sachant que rien n'est de nature à la faire… plier.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77082305-55917259.jpg?v=1701369519" alt=""Cendrillon" L'histoire véridique d'une très jeune fille qui ne s'en laissait pas conter…" title=""Cendrillon" L'histoire véridique d'une très jeune fille qui ne s'en laissait pas conter…" />
     </div>
     <div>
      Environnement unanimement hostile et sans ouverture aucune, à l'instar de la cave obscure qui lui sert de chambre ? L'apparition inopinée d'une fée multicentenaire au langage superbement cru va lui servir d'adjuvant précieux. Car même si la baguette magique sensée faire apparaître la fameuse robe du bal ne produit dans l'instant que deux déguisements modèle farces et attrapes, la fée fantasque représente une figure débonnaire propre à booster – y compris par un déluge de tonnerre – la révolte de la très jeune fille.       <br />
              <br />
       Cependant, la cruauté manifeste incarnée par la marâtre est démultipliée lorsque cette cruauté la prend elle-même pour cible. Femme vieillissante dans le déni absolu du temps qui passe en elle, sur elle, se comparant continuellement à ses filles dont elle jalouse éperdument la jeunesse, elle multiplie les situations où elle se ridiculise à plates coutures… avec la bénédiction du deus ex machina qui, en coulisses, en tire malicieusement les ficelles. L'humour corrosif de Joël Pommerat est là poussé à son incandescence.       <br />
              <br />
       De délires en délires folâtres, de quiproquos en quiproquos savoureux, d'une chaussure de prince (et non de princesse ; la boucle du conte est bouclée…) en rencontres percutantes, de cérémonies festives en bals donnés au château, la folie de la marâtre va exploser en plein vol, réduisant son forcené désir d'être aimé à une lubie destructrice l'entrainant en robe de chambre à traverser le plateau, totalement hébétée. Quant à la très jeune fille, de manière très adulte, ayant elle-même parcouru le chemin du deuil de sa mère disparue, elle amènera le jeune prince – ayant, lui aussi, trouvé pointure à son pied – à admettre que la très longue absence de la sienne n'est peut-être pas exclusivement due aux grèves des transports en commun.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77082305-55917260.jpg?v=1701369545" alt=""Cendrillon" L'histoire véridique d'une très jeune fille qui ne s'en laissait pas conter…" title=""Cendrillon" L'histoire véridique d'une très jeune fille qui ne s'en laissait pas conter…" />
     </div>
     <div>
      Quant à la chute – le retour à la scène d'ouverture où, cette fois-ci avec l'aide de la fée, la très jeune fille réentend les vrais mots prononcés par sa mère mourante – elle remet en perspective la portée du message initial. Loin d'avoir été une injonction contraignante, ce qui avait été légué était tout au contraire une invitation à vivre. À nous maintenant de nous méfier de nos propres récits.       <br />
              <br />
       Traversé par une humanité à fleur de peau et un humour désopilant (ceux de son initiateur), tant dans la création de personnages hors sol (magistralement interprétés par des comédiennes et comédiens enlaidis à l'envi) que dans la belle écriture émaillée d'expressions populaires graveleuses à souhait, ce conte revisité de fond en comble lui emprunte ses figures traditionnelles (Cendrillon, la marâtre, le Prince, le soulier, etc.) pour mieux les &quot;pervertir&quot;. En effet, les situations et les propos tenus de manière &quot;spectaculaire&quot; invitent, dans leurs plis secrets, à une réflexion réjouissante sur ce que recouvre l'acceptation du temps qui passe, les pertes inévitables qui l'accompagnent, les deuils à assumer… Non pour s'en désoler le moins du monde, mais pour mieux s'en libérer en savourant pleinement le temps vécu.       <br />
              <br />
       <b>Vu le vendredi 24 novembre 2023 dans la Grande Salle Vitez du TnBA à Bordeaux.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Cendrillon"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77082305-55917261.jpg?v=1701369789" alt=""Cendrillon" L'histoire véridique d'une très jeune fille qui ne s'en laissait pas conter…" title=""Cendrillon" L'histoire véridique d'une très jeune fille qui ne s'en laissait pas conter…" />
     </div>
     <div>
      Création 2011, Reprise 2022.       <br />
       Texte : Joël Pommerat (édité chez Actes Sud-Papiers).       <br />
       Conception et mise en scène : Joël Pommerat.       <br />
       Assistant à la mise en scène à la création : Pierre-Yves Le Borgne.       <br />
       Assistanat à la mise en scène en tournée : Ruth Olaizola.       <br />
       Avec : Alfredo Cañavate, Noémie Carcaud, Caroline Donnelly, Catherine Mestoussis, Léa Millet, Damien Ricau, Julien Desmet et la voix de Marcella Carrara.       <br />
       Scénographie et lumière : Éric Soyer.       <br />
       Assistant à la lumière : Gwendal Malar.       <br />
       Costumes : Isabelle Deffin.       <br />
       Son : François Leymarie.       <br />
       Création musicale : Antonin Leymarie.       <br />
       Vidéo : Renaud Rubiano.       <br />
       Collaboration artistique : Philippe Carbonneaux.       <br />
       Recherches documentation : Évelyne Pommerat, Marie Piemontese, Miele Charmel.       <br />
       Réalisation décor et costumes : Ateliers du Théâtre National.       <br />
       Décoration : Stéphanie Denoiseux.       <br />
       Perruques : Julie Poulain.       <br />
       Construction : Dominique Pierre, Pierre Jardon, Laurent Notte, Yves Philippaerts.       <br />
       Direction technique : Emmanuel Abate.       <br />
       Habillage : Lise Crétiaux.       <br />
       Par la Cie Louis Brouillard.       <br />
       Durée : 1 h 40.       <br />
              <br />
       <b>Représenté du mercredi 22 au samedi 25 novembre 2023 au TnBA à Bordeaux.</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       7 et 8 décembre 2023 : Théâtre Saint-Louis, Cholet (49).       <br />
       Du 13 au 17 décembre 2023 : Théâtre de Namur, Namur (Belgique).       <br />
       Du 10 au 21 janvier 2024 : Célestins, Théâtre de Lyon, Lyon (69).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/77082305-55917235.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Cendrillon-L-histoire-veridique-d-une-tres-jeune-fille-qui-ne-s-en-laissait-pas-conter_a3771.html</link>
  </item>

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   <title>"Le Petit Prince" Pour rire de bon cœur avec les étoiles</title>
   <pubDate>Wed, 25 Oct 2023 08:48:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Pitchouns]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Un aviateur, à la suite d'un souci mécanique sur son avion, doit se poser en urgence dans le désert du Sahara pour tenter de le réparer. Le lendemain de cet atterrissage forcé, il est réveillé par une petite voix insistante qui lui demande s'il peut lui dessiner un mouton ! Très surpris par cette miraculeuse apparition, l'aviateur obéit, mais aucun des dessins du mouton ne conviennent au jeune garçon. Sous l'apparence d'un conte pour enfants, Le Petit Prince relate à chaque chapitre une rencontre d'un tout jeune garçon qui le laisse perplexe : un monarque, un vaniteux, un ivrogne, un businessman propriétaire d'étoiles, un allumeur de réverbère, un vieil homme géographe, un serpent, un renard…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/76099025-53857390.jpg?v=1698218119" alt=""Le Petit Prince" Pour rire de bon cœur avec les étoiles" title=""Le Petit Prince" Pour rire de bon cœur avec les étoiles" />
     </div>
     <div>
      Qu'est-ce qui peut bien pousser encore à mettre en scène ce célèbre livre pour enfants écrit pour des adultes ? Il s'agit là d'une question que l'on peut se poser tant de nombreuses études, analyses, versions théâtrales et scéniques, cinématographiques, musicales ont déjà été faites de cette œuvre incontournable de la littérature.       <br />
              <br />
       Probablement, les créateurs(rices) ont-ils ou ont-elles, chacun(e), en leur for intérieur, des raisons bien distinctes et toutes personnelles : une certaine identification, des valeurs communes, des interrogations existentielles sur le monde et la nature humaine, des interprétations possibles de cette histoire qui leur sont propres ? Et, à ce titre, le champ des prospectives est large ! Il semblerait que ce soit le cas pour Florence Fouéré, directrice de la compagnie la Scala du Théo Théâtre, qui a décidé de reprogrammer en cette rentrée, dans son théâtre du XVe arrondissement de Paris, une nouvelle adaptation de l'œuvre.       <br />
              <br />
       Mais comment respecter une œuvre aussi célèbre sans la dénaturer, si tant est qu'un jour, il soit possible de décrypter véritablement les intentions profondes qui y ont été celles de Saint-Exupéry !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/76099025-53857391.jpg?v=1698218172" alt=""Le Petit Prince" Pour rire de bon cœur avec les étoiles" title=""Le Petit Prince" Pour rire de bon cœur avec les étoiles" />
     </div>
     <div>
      La fine équipe de la Scala s'y est frottée malgré tout et c'est à une bien jolie adaptation à laquelle nous avons assisté samedi 14 octobre dernier, fluide, interprétée de façon très professionnelle par les trois comédiens et comédiennes et, à certains égards, fort originale.       <br />
              <br />
       Notamment via le choix de voix narratives distinctes et polyphoniques interprétées avec brio par Séverine Wolff et Olivier Courbier mais aussi par l'apport sensuel ou virevoltant de musiques de jazz comme &quot;My Favorite Things&quot; de John Coltrane, &quot;Cry me a river&quot; d'Ella Fitzgerald, &quot;So What&quot;, ou encore &quot;Ascenseur pour l'échafaud&quot; de Miles Davis. Des notes jazzy intemporelles qui renforcent le propos également intemporel de Saint-Ex.       <br />
              <br />
       Gageons que ce dernier aurait certainement apprécié ce choix musical, lui qui écoutait beaucoup de musiques variées et qui, précisément, était curieux de cette musique afro-américaine. De manière subtile, le jazz accentue l'empreinte à la fois légère et pessimiste de l'histoire et lui apporte une touche très particulière et fort agréable. Les titres n'ayant pas été choisis à la légère, de toute évidence.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/76099025-53857402.jpg?v=1698218204" alt=""Le Petit Prince" Pour rire de bon cœur avec les étoiles" title=""Le Petit Prince" Pour rire de bon cœur avec les étoiles" />
     </div>
     <div>
      Au fil de ces jolies notes musicales, les deux comédiennes et le comédien évoluent avec grâce, interprétant à tour de rôles différents personnages, à l'exception du Petit Prince. Qui d'autre que Charlotte Jouslin aurait pu incarner avec autant de poésie et de charisme ce jeune garçon aux cheveux blonds, si sensible et si attachant ?       <br />
              <br />
       Une mention toute particulière aussi à la comédienne Séverine Wolff, élégante dans sa gestuelle de danseuse formée au CNR de Strasbourg et dont la présence à chaque personnage interprété ravit et captive. Olivier Courbier n'est pas en reste dans le rôle du Buveur, de l'Aviateur, du Roi ou encore de l'Allumeur de réverbères. Ses très beaux costumes, agrémentés de masques de la Comedia d'ell Arte, séduisent incontestablement. Et un grand bravo à Séverine Wolff pour ces bien jolies tenues confectionnées avec goût, sans oublier Annmarie Petit pour le décor de l'avion échoué, néanmoins coloré et bien présent sur scène.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/76099025-53857408.jpg?v=1698218237" alt=""Le Petit Prince" Pour rire de bon cœur avec les étoiles" title=""Le Petit Prince" Pour rire de bon cœur avec les étoiles" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Dans cette mise en scène, j'ai désiré travailler sur le passage du rire aux larmes, mais aussi sur la résilience. Le texte de la pièce n'a pas été édulcoré, car je tenais à ce que petits et grands découvrent ou redécouvrent ce beau texte de la littérature&quot;,</span> Florence Fouéré.       <br />
              <br />
       Courez vite avec vos enfants, petits-enfants, ou même seul, pour découvrir cette charmante adaptation du Petit Prince au Théo Théâtre et demandez-vous, vous aussi, si &quot;les étoiles rient toujours de bon cœur le soir&quot;, si le Petit Prince meurt à la fin ou s'il est parti retrouver sa rose amoureuse…       <br />
              <br />
       Autant de questions qui vous permettront d'échapper un tant soit peu à la fureur du monde ambiant du moment. Pour continuer à avancer…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Petit Prince"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/76099025-53857433.jpg?v=1698218710" alt=""Le Petit Prince" Pour rire de bon cœur avec les étoiles" title=""Le Petit Prince" Pour rire de bon cœur avec les étoiles" />
     </div>
     <div>
      Texte : Antoine de Saint-Exupéry.       <br />
       Mise en scène : Florence Fouéré.       <br />
       Assistant mise en scène : Olivier Courbier.       <br />
       Avec : Olivier Courbier, Charlotte Jouslin, Sévérine Wolff.       <br />
       Décor : Annmarie Petit.       <br />
       Costumes : Sévérine Wolff.       <br />
       Tout public à partir de 6 ans.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 14 octobre au 23 décembre 2023.</span>       <br />
       Samedi à 17 h. Relâche les 28 novembre, 25novembre, 2 et 9 décembre.       <br />
       Théo-Théâtre, Paris 15e, 01 45 54 00 16.       <br />
       <a class="link" href="http://theotheatre.com/" target="_blank">&gt;&gt; theotheatre.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/76099025-53857390.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Petit-Prince-Pour-rire-de-bon-coeur-avec-les-etoiles_a3748.html</link>
  </item>

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   <title>Festival de Théâtre Théo Trégor à Trégastel Six jours de théâtre au pays du granit rose</title>
   <pubDate>Tue, 25 Jul 2023 12:20:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Festivals]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   En voilà une belle initiative que ce festival de théâtre dans les Côtes-d'Armor ! Aux côtés des rochers aux formes uniques extraordinaires, une femme non moins extraordinaire opère contre vents et marées pour y donner place au théâtre en apportant tout son savoir-faire, sa fougue communicative et sa passion sans failles pour les planches. C'est la troisième année consécutive que Florence Fouéré propose un festival dédié au Théâtre au pays du granit rose.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74246462-51650532.jpg?v=1690282508" alt="Festival de Théâtre Théo Trégor à Trégastel Six jours de théâtre au pays du granit rose" title="Festival de Théâtre Théo Trégor à Trégastel Six jours de théâtre au pays du granit rose" />
     </div>
     <div>
      Ancienne professeure de musique au Conservatoire du XIVe arrondissement de Paris, Florence Fouéré est aussi comédienne. En 1989, elle crée sa propre compagnie, &quot;La Strada&quot; et, parce que choisir, c'est renoncer, elle quitte définitivement l'enseignement de la musique pour se consacrer entièrement à sa passion du théâtre. En 1995, avec la précieuse complicité d'Olivier Courbier avec lequel elle partage la même vision du théâtre, elle ouvre le Théo Théâtre dans le XVe arrondissement, situé dans une impasse près de la rue Vaugirard.       <br />
              <br />
       &quot;Mes origines et mon cœur me rattachent toujours au Trégor et particulièrement à Trégastel. Passionnée de théâtre, je regrettais, quand je m'y rendais, qu'il n'y ait pas plus de propositions culturelles autour de cet art. Alors, je me suis lancée en ayant pour ambition première de rendre le théâtre accessible au plus grand nombre&quot;.       <br />
              <br />
       En cette nouvelle année, le festival durera six jours contre cinq l'année dernière.       <br />
       Il se déroulera du 2 au 8 août au Palais des Congrès de Trégastel et ce sont douze spectacles originaux et professionnels qui seront en représentation.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74246462-51650639.jpg?v=1690282564" alt="Festival de Théâtre Théo Trégor à Trégastel Six jours de théâtre au pays du granit rose" title="Festival de Théâtre Théo Trégor à Trégastel Six jours de théâtre au pays du granit rose" />
     </div>
     <div>
      Une nouveauté cette année : en plus des représentations théâtrales, des ateliers d'initiation intergénérationnels seront proposés par la Compagnie Les Tréteaux de Breizh du mardi 1er août au vendredi 4 août de 10 h à 11 h 30. Les Tréteaux de Breizh qui rappelleront sans conteste à Florence Fouéré les Tréteaux de France qu'elle venait voir autrefois en famille dans les Côtes-d'Armor et dont elle savoure encore avec plaisir les joies qu'ils lui procuraient.       <br />
              <br />
       Car, quand il est question de Théâtre, de création de mise en scène, de projets de costumes ou de décors, Florence Fouéré est intarissable. Forte de sa passion et de son expertise du théâtre, elle décide en 2021 de créer le Théo Trégor, association qui lui permettra de mettre sur pied diverses actions culturelles sur la terre bretonne.       <br />
              <br />
       <b>3e Festival Théo Trégor</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 2 au 8 août 2023.</span>       <br />
       Direction : Florence Fouéré.       <br />
       Association Théo Trégor, Mairie de Trégastel, route du Dolmen, Trégastel.       <br />
       Téléphone : 06 71 54 09 88.       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('theotregor@gmail.com')" >theotregor@gmail.com</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.theotregorfestival.com/" target="_blank">&gt;&gt; theotregorfestival.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74246462-51650641.jpg?v=1690282624" alt="Festival de Théâtre Théo Trégor à Trégastel Six jours de théâtre au pays du granit rose" title="Festival de Théâtre Théo Trégor à Trégastel Six jours de théâtre au pays du granit rose" />
     </div>
     <div>
      Les représentations ont lieu :       <br />
       Centre des Congrès de Trégastel, Place Sainte Anne, Trégastel.       <br />
              <br />
       <b>Six spectacles à 18 h 30 dont quatre de la Cie de la Strada pour honorer notre incontournable Molière.</b>       <br />
       - Mardi 2 : &quot;Les Précieuses Ridicules&quot;.       <br />
       - Jeudi 3 : &quot;T comme Pirate par la Cie Toc Toc&quot;.       <br />
       - Vendredi 4 : &quot;Le Bourgeois Gentilhomme&quot;       <br />
       - Dimanche 6 : &quot;Le Médecin malgré lui&quot;       <br />
       - Lundi 7 : &quot;Le Petit Prince&quot; par la Cie Les Tréteaux de Breizh.       <br />
       - Mardi 8 : &quot;L'Avare&quot;.       <br />
              <br />
       <b>Six spectacles en soirée à 21 h.</b>       <br />
       - Mardi 2 : &quot;L'Empereur des boulevards&quot; de Georges Feydeau par la Cie Les Joyeux de la Couronne.       <br />
       - Jeudi 3 : &quot;Les Amis du placard&quot; par la Cie Libre d'Aimer.       <br />
       - Vendredi 4 : &quot;À l'improviste&quot;, spectacle d'improvisation par la Cie La Strada.       <br />
       - Dimanche 6 : &quot;Fabrice Luchini et moi&quot;, seul-en-scène d'Olivier Sauton.       <br />
       - Lundi 7 : &quot;L'Aigle prodige&quot; par la Cie Les Joyeux de la Couronne.       <br />
       et pour clore le Festival.       <br />
       - &quot;L'Effet Papillon&quot;, théâtre et mentalisme par Taha Mansour.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/74246462-51650532.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Festival-de-Theatre-Theo-Tregor-a-Tregastel-Six-jours-de-theatre-au-pays-du-granit-rose_a3700.html</link>
  </item>

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