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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-09-06T20:23:50+02:00</dc:date>
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   <title>•Off 2021• La Ronde Une danse qui tourne au manège vertigineux</title>
   <pubDate>Fri, 23 Jul 2021 17:46:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2021]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   L'amour, le sexe, le désir brutal, le viol, la prostitution, l'attente d'être aimée sont les vecteurs incandescents de cette pièce d'Arthur Schnizler. Dix "rencontres amoureuses" s'y succèdent comme un relais, un des personnages restant à chaque épisode pour l'épisode suivant.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57881103-42826665.jpg?v=1627056366" alt="•Off 2021• La Ronde Une danse qui tourne au manège vertigineux" title="•Off 2021• La Ronde Une danse qui tourne au manège vertigineux" />
     </div>
     <div>
      Texte construit aussi comme la chanson enfantine : Chapeau de Paille, Paillasson, Somnambule, Bulletin… Mais, s'il a fait scandale et fut interdit en Allemagne au début du siècle dernier, c'est surtout à cause de la manière dont l'auteur autrichien amalgame, dans une sorte d'orgie par procuration, toutes les couches de la société de l'époque : du noble au plus bas, en passant par le bourgeois, le marchand, le soldat…       <br />
              <br />
       Cela dût choquer à l'époque les castes supérieures. Avoir quelque chose en commun avec le bas peuple, le sans-grade ! Et quelque chose d'un peu honteux comme des relations sexuelles. À l'époque où l'eugénisme prenait son envol ! Tout l'art de Schnitzler est de montrer, grâce à dix scénettes, les liens, les interactions souterraines et surtout les mélanges, sensuels, sexuels, voire génétiques qui existent dans cette société d'avant la Première Guerre mondiale. Une abomination certaine pour le pouvoir de voir exposer ces échanges quasi organiques qui viennent défier leurs puretés. Dans ce relais dix fois cent mètres de copulations éphémères, quels germes de la pauvreté auraient pu passer dans les sangs des purs sangs ! Bah !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57881103-42826680.jpg?v=1627056444" alt="•Off 2021• La Ronde Une danse qui tourne au manège vertigineux" title="•Off 2021• La Ronde Une danse qui tourne au manège vertigineux" />
     </div>
     <div>
      Mais un siècle étant passé, lorsque l'on parle de &quot;La Ronde de Schnitzler&quot; de nos jours, cela n'évoque qu'un texte original, certes, puisqu'il demande beaucoup d'interprètes et dix changements de décors et qu'il traite avec un éventail très large de toutes sortes de relations sexuelles, mais une pièce que l'on cantonne maintenant au geste artistique, à la figure de style ou au répertoire parfait pour les apprentis comédiens et les cours de conservatoires : scènes courtes, deux personnages.       <br />
              <br />
       Natascha Rudolf a décidé de voir un peu plus loin. Elle est retournée au texte original pour en faire une nouvelle traduction qui fait rejaillir ce que &quot;La Ronde&quot; peut avoir de révélateur et de puissant. Le résultat : des formules de langage simplifié, les enjeux des scènes mis au grand jour et zoom sur ce qui provoque, ce qui dérange dans cette pièce : la sensualité comme pouvoir occulte. C'est un pouvoir un peu libidineux que l'on cache dans cette société patriarcale, parce qu'il rivalise avec le pouvoir officiel et ne suit pas l'ordre établi.       <br />
              <br />
       Et quelque chose d'autre éclate aux yeux de tous dans cette mise en scène et cette traduction : l'hypocrisie rayonnante à tous les niveaux de la société. Ici, pas de romantisme. De l'intérêt, le plaisir étant un intérêt, et l'argent, et les passe-droits, et la notoriété. Le tableau de la société est sans les douceurs de l'aquarelle, cash, sans pitié, mécanique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57881103-42826694.jpg?v=1627056479" alt="•Off 2021• La Ronde Une danse qui tourne au manège vertigineux" title="•Off 2021• La Ronde Une danse qui tourne au manège vertigineux" />
     </div>
     <div>
      Pourtant, et c'est ce qui est également révélé dans cette mise en scène, une partie touchante émerge régulièrement. Nulle monstruosité dans tous ces personnages, mais un besoin viscéral, vital de retrouver ne serait-ce qu'une seconde dans ces scènes qui sont comme des machineries infernales, retrouver quelque chose qui ressemblerait à la tendresse, la nostalgie, le manque.       <br />
              <br />
       Ils sont deux. Une comédienne, Fanny Touron, et un comédien, Arnaud Chéron, pour interpréter tous les rôles des dix scènes. Ce sont autant de personnages dans la peau desquels ils se glissent en quelques secondes, sans quitter le plateau. Pas d'accessoires ou presque, des costumes simples dont ils s'habillent et se déshabillent presque à chaque scène, puisque chaque scène comporte une étreinte sexuelle. Évoquée. Dix joutes amoureuses successives qu'ils accomplissent au milieu des spectateurs dans un dispositif tri-frontal très proche.       <br />
              <br />
       Il y a quelque chose de nu dans la mise en scène de Natascha Rudolf, un nu qui ne s'exhibe pas, mais qui est à la fois puissant et simple. Elle mise sur une confiance absolue dans le travail d'interprétation de chacun des rôles de ses deux acteurs, actrices. Ils sont tous les deux extrêmement justes, touchant sans affectivité, félins par moments tant leurs corps parlent autant que leurs bouches.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La Ronde"</b></div>
     <div>
      Texte : Arthur Schnitzler.       <br />
       Traduction, adaptation : Natascha Rudolf.       <br />
       Mise en scène : Natascha Rudolf.       <br />
       Avec : Fanny Touron, Arnaud Chéron.       <br />
       Par Ligne 9 Théâtre (L9T).       <br />
       Durée 1 h 10.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2021•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 27 juillet 2021.</span>       <br />
       Tous les jours à 12 h 30 et 15 h 10 h, relâche les 10, 17 et 24 juillet.       <br />
       Présence Pasteur, 13, rue du Pont Trouca, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 32 74 18 54.       <br />
       <a class="link" href="https://www.festivaloffavignon.com/programme/2021/presence-pasteur-t2480/" target="_blank">&gt;&gt; Présence Pasteur</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/57881103-42826665.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2021-La-Ronde-Une-danse-qui-tourne-au-manege-vertigineux_a3027.html</link>
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   <title>•Avignon Off 2017• "L’Apprenti" : Dissection intime d'une rencontre improbable…</title>
   <pubDate>Wed, 26 Jul 2017 13:05:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2017]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   On ne choisit pas ses parents, on ne choisit pas sa famille… Et donc pas son père… Dans une application méthodique de cette sentence, un préadolescent se met en quête d'une paternité de substitution, et concrétisant celle-ci, il choisira un loup solitaire pas très mordant mais dont le profil maladroit et bienveillant mènera à la réussite de l'entreprise…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/16070693-21039491.jpg?v=1501067849" alt="•Avignon Off 2017• "L’Apprenti" : Dissection intime d'une rencontre improbable…" title="•Avignon Off 2017• "L’Apprenti" : Dissection intime d'une rencontre improbable…" />
     </div>
     <div>
      Dans la géographie d'une forme circulatoire - où le spectateur, dans une innocence amicale, se retrouve acteur/voyeur passif au fil des différentes attributions de lieux - se déroule une lente et longue exploration du processus d'apprivoisement et d'adoption entre deux êtres à la potentialité filiale… Entre recherches d'un nouveau père, pour cause de manque ressenti de présence du &quot;régulier&quot; par le rejeton de ce dernier, et gommage de solitude pour un quidam à l'allure banale se met en place une cooptation dont la définition est à venir, et formant un nouveau &quot;couple&quot; dont l'un est novice et l'autre néophyte… ou l'inverse !       <br />
              <br />
       Au plateau, l'aire est circulaire et la temporalité révolutionnaire : le cercle est une figure familière et égalitaire - chacun y trouve sa place - ; révolution complète pour un peu plus d'un an avec 13 scènes pour 12 mois, laisser le temps au temps, laisser les choses se faire petit à petit, saison après saison, pour tisser, de rendez-vous en rendez-vous, la trame d'une relation inédite où l'apprenti n'est pas forcément celui que l'on croit.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/16070693-21039572.jpg?v=1501067960" alt="•Avignon Off 2017• "L’Apprenti" : Dissection intime d'une rencontre improbable…" title="•Avignon Off 2017• "L’Apprenti" : Dissection intime d'une rencontre improbable…" />
     </div>
     <div>
      Dans cette analyse du comportement et des sentiments, au plus près de l'intériorité de chacun, photographies instantanées des enthousiasmes, des emportements, des fausses indifférences provocatrices, des colères, des maladresses et des apprentissages, la pièce de Daniel Keene porte un éclairage novateur sur le rapport père-fils, dans une décomposition réussie en éléments simples, communs, quotidiens - travail, scolarité, fêtes anniversaires ou de fin d'année, jeux - ; et dans un rythme lent permettant de laisser se faire la délicate métamorphose d'une revendication filiale vers une amitié essentielle et profonde.       <br />
              <br />
       Laurent Crovella, dans sa mise en scène, modélise (et augmente donc) l'approche du mode cyclique annuelle, générant une rythmique coutumière à tous, et use d'un dispositif scénique original laissant des places dans le public pour les comédiens (chaises blanches pour les spectateurs et noirs pour les deux comédiens). Ainsi pour la séquence &quot;au cinéma&quot; par exemple, les acteurs se placent entre des spectateurs. L'implication involontaire mais neutre (quoique !) du public détourne sa fonction de &quot;voyeur&quot; pour devenir un témoin privilégié d'une union s'élaborant grâce à un séisme émotionnel et affectif bienfaisant.       <br />
              <br />
       Quant aux interprètes de Pascal et Julien (Xavier Boulanger et ), afin de glisser naturellement d'une prise de contact entre deux étrangers à la régularité d'échanges souhaités, ils adoptent un jeu fait de sobriété, de densité intérieure et d'un brin d'animalité... nécessaire dans la phase initiale d'apprivoisement. Xavier Boulanger exprime avec justesse les nombreuses variations &quot;d'humeur&quot; imposées par le rôle et aborde les tensions  émotionnelles avec finesse et naturel. De son côté, malgré ses vingt-six, Gaspard Liberelle a gardé un air juvénile qui sied parfaitement à son personnage et surprend par sa maîtrise des impulsions de caractère qu'il donne à Julien.        <br />
              <br />
       Avec talent, tous les deux échafaudent cette connexion innovante qui permettra à un ado d'avoir non pas un père de substitution mais un véritable ami.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"L’Apprenti"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/16070693-21039575.jpg?v=1501068008" alt="•Avignon Off 2017• "L’Apprenti" : Dissection intime d'une rencontre improbable…" title="•Avignon Off 2017• "L’Apprenti" : Dissection intime d'une rencontre improbable…" />
     </div>
     <div>
      Texte : Daniel Keene.       <br />
       Traduction : Séverine Magois, éditions Théâtrales Jeunesse.       <br />
       Mise en scène : Laurent Crovella.       <br />
       Avec : Xavier Boulanger et Gaspard Liberelle.       <br />
       Scénographie : Gérard Puel.       <br />
       Construction : Olivier Benoît, Bettinger Métallerie.       <br />
       Apprenti constructeur : Jordan Zehringer.       <br />
       Son : Grégoire Harrer.       <br />
       Lumières : Thierry Gontier.       <br />
       Costumes : Blandine Gustin.       <br />
       Cie Les Méridiens.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2017•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 27 juillet 2017.</span>       <br />
       Tous les jours à 10 h 40 (relâche le lundi).        <br />
       Présence Pasteur, Salle Pasteur,       <br />
       13, rue du Pont Trouca, Avignon.        <br />
       Réservations : 04 32 74 18 54.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-espoir.fr/wp-content/uploads/2014/01/pasteur_2017-programmation.pdf" target="_blank">&gt;&gt; Présence Pasteur 2017</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Tournée Saison 17/18</b></div>
     <div>
      23 février 2018 : 2 représentations, La Passerelle, Rixheim (68).       <br />
       20 mars 2018 : 2 représentations, l'Espace Athic, Obernai (67).       <br />
       22 mars 2018 : 2 représentations, la M.A.C, Bischwiller (67).       <br />
       3 avril 2018 : 2 représentations, Brassins,Schiltigheim (67).       <br />
       18 avril 2018 : l'Espace Rhénan, Kembs (68).       <br />
       17 avril 2018 : l'Espace Malraux, Geispolsheim (67).       <br />
       20 et 21 avril 2018 : 2 représentations, l'Espace 110, Illzach (68).       <br />
       Tournée en construction.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Avignon-Off-2017-L-Apprenti-Dissection-intime-d-une-rencontre-improbable_a1886.html</link>
  </item>

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   <title>● Avignon OFF 2016 ● La parole de Pier Paolo Pasolini résonne comme une nécessité, une vitalité désespérée</title>
   <pubDate>Fri, 08 Jul 2016 07:50:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   "Sono come un gatto bruciato vivo,  Pestato dal copertone di un autotreno,  Impiccato da ragazzi a un fico…" "Je suis comme un chat brûlé vif,  écrasé sous la roue d’un semi-remorque, pendu par des garçons à un figuier", écrivait Pier Paolo Pasolini dans son poème prémonitoire au début des années soixante. Una disperata vitalità.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9813915-15858571.jpg?v=1467958389" alt="● Avignon OFF 2016 ● La parole de Pier Paolo Pasolini résonne comme une nécessité, une vitalité désespérée" title="● Avignon OFF 2016 ● La parole de Pier Paolo Pasolini résonne comme une nécessité, une vitalité désespérée" />
     </div>
     <div>
      Dans &quot;Une vitalité désespérée&quot;, Christophe Perton s'appuie sur la dernière interview dans laquelle l'auteur revendique le droit au scandale et à son plaisir associé en opposition à une société consumériste où déjà la télévision et la publicité formataient les esprits. Le spectacle présente une suite d'œuvres du poète assassiné.       <br />
              <br />
       Le jeu se développe sur un plateau scénique minimaliste qui se creuse d'ombres et de lumières. Les comédiens, unis qu'ils sont par une même recherche, pèsent les mots et les attitudes, interrogent les écrits ou les extraits filmiques, scrutent les images, dénouent en partage les fils d'une vie sulfureuse et révoltée.       <br />
              <br />
       Dans l'aller-retour des contrastes, entre les images projetées et les corps, les voix bien réelles présentes sur la scène, le spectacle voit s'opposer la beauté de la sur-présence des acteurs ou des actrices à la laideur des esthétiques imposées. De proche en proche Christophe Perton crée un espace paradoxalement apaisé.       <br />
              <br />
       Et sans qu'il soit question de lui surimposer une vision d'actualité contemporaine, le spectateur est invité à redécouvrir, par delà les préjugés, en derniers témoignages de l'auteur, des instants d'étonnement purs et de réflexion. La beauté joyeuse d'une Anna Magnani prolétaire dans &quot;Mamma Roma&quot; ou la tristesse d'une Marylin Monroe iconique couverte de diamants.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9813915-15858578.jpg?v=1467958601" alt="● Avignon OFF 2016 ● La parole de Pier Paolo Pasolini résonne comme une nécessité, une vitalité désespérée" title="● Avignon OFF 2016 ● La parole de Pier Paolo Pasolini résonne comme une nécessité, une vitalité désespérée" />
     </div>
     <div>
      Ainsi sont abordées les lisières d'une sensibilité habitée par un profond sens de l’Émerveillement. Quand il regarde le déhanché du personnage de la prostituée que le poète appelle chez lui, c'est bien à la rencontre de Marie Madeleine renaissante ou d'une victime du marquis de Sade que va le spectateur.       <br />
              <br />
       Le temps d'une remembrance, cette proposition théâtrale donne à ressentir ce moment de fusion, de vibration du réel, cette beauté du vivant en partage qui fonde une réalité poétique. Ce qu'il faut bien appeler une liberté nue. Que ce soit celle d'un tableau de Caravage ou celle de la danse des lucioles un soir d'été dont Pier Paolo Pasolini déplorait en 1975 la disparition en la qualifiant de crime.*       <br />
              <br />
       Dans les temps troublés que nous vivons la parole de Pier Paolo Pasolini résonne comme une nécessité, une vitalité désespérée dont le théâtre polit les éclats. Objets de l'art en réflexion.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Combien de spectateurs connaissent-ils encore le vol des lucioles ? Combien sont-ils ceux qui, encore moins nombreux, ont ressenti la perte de puissance poétique liée à leur disparition ?</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Une Vitalité désespérée"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9813915-15858598.jpg?v=1467958637" alt="● Avignon OFF 2016 ● La parole de Pier Paolo Pasolini résonne comme une nécessité, une vitalité désespérée" title="● Avignon OFF 2016 ● La parole de Pier Paolo Pasolini résonne comme une nécessité, une vitalité désespérée" />
     </div>
     <div>
      Textes : Pier Paolo Pasolini.       <br />
       Adaptation et mise en scène : Christophe Perton.       <br />
       Une création pour 8 comédiens en langues française et italienne.       <br />
       Avec : Ololadé Akinsanya, Harrison Arévalo, Manuela Beltran, Carmine Fabbricatore, Isabel Aimé Gonzalez Sola, Jeanne Lepers, Samuel Theis, Hedi Zada.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Camille Melvil.       <br />
       Vidéo : Christophe Perton, Samuel Theis.       <br />
       Musique et son : Emmanuel Jessua.       <br />
       Lumières et régie générale : Thierry Opigez, Bruno Valette.       <br />
       Costumes : Aude Desigaux.       <br />
              <br />
       <b>● Avignon OFF 2016 ●</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 29 juillet 2016.</span>       <br />
       Présence Pasteur (Lycée Pasteur),       <br />
       Espace Pasteur,       <br />
       13, rue du Pont Trouca.       <br />
       Tous les jours à 16 h.       <br />
       Tél. : 04 32 74 18 54/09 66 97 18 54.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-espoir.fr/presence-pasteur/programmation/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-espoir.fr/presence-pasteur</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/●-Avignon-OFF-2016-●-La-parole-de-Pier-Paolo-Pasolini-resonne-comme-une-necessite-une-vitalite-desesperee_a1650.html</link>
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   <title>● Avignon Off 2016 ● "L’homme qui rit"</title>
   <pubDate>Wed, 06 Jul 2016 07:38:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Annonce</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[À l'affiche]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans l’Angleterre de la fin du XVIIe siècle sévissent les Comprachicos, des hommes qui achètent des enfants pour les revendre après en avoir fait des bêtes de foire. Ils ont ainsi enlevé Gwynplaine, qu’ils ont atrocement mutilé, lui imprimant sur le visage un rictus éternel en lui fendant la bouche.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9802146-15834218.jpg?v=1467784049" alt="● Avignon Off 2016 ● "L’homme qui rit"" title="● Avignon Off 2016 ● "L’homme qui rit"" />
     </div>
     <div>
      Vers la fin d’une des plus glaciales journées de janvier 1690, ils abandonnent l’enfant dénué de tout dans une dangereuse crique. Seul, bravant la tempête, il trouve dans la neige une petite fille, Déa, rendue aveugle par le froid, qu’il emporte avec lui. Recueillis par Ursus, un bateleur misanthrope, ils formeront bien vite une famille, un groupe nomade et Gwynplaine deviendra le célèbre &quot;Homme qui rit&quot;, vedette incontestée des foires de la vieille Angleterre, jusqu’au jour où la Chambre des lords le réclame.        <br />
              <br />
       Il découvre alors sa véritable identité : lord Fermin Clancharlie, héritier d’une des plus prestigieuses familles du royaume. Sommé de reprendre sa place parmi les puissants, il déclarera que son vrai nom demeure Gwynplaine, &quot;misérable taillé dans l’étoffe des       <br />
       grands par un roi dont ce fut le bon plaisir&quot;, et qu’il deviendra le lord des pauvres.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Dans mon adaptation de ce long et foisonnant roman, j’ai choisi de ne garder que trois figures emblématiques : Ursus, le vieux saltimbanque, qui recueille Gwynplaine, l’enfant défiguré, et Déa, l’enfant trouvée. Face à eux, les méchants Comprachicos. Et, avec eux, la voix du poète.</span>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Ursus, c’est le plus beau des personnages et selon moi le véritable héros de cette épopée       <br />
       hugolienne. C’est le bon, le vrai, le juste, un vagabond n’ayant pour ami et pour compagnon qu’un loup. C’est par lui et avec lui que nous marchons dans l’histoire sans fin du rapport entre les puissants et les exclus. L’entrevoir avec le rire philosophe du saltimbanque, qui peut-être ne sert à rien mais reste essentiel à l’humanité, c’est tentant pour un acteur…</span>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Ces personnages, je les esquisse, je les incarne et sans prévenir je passe de l’un à l’autre pour provoquer le public dans son écoute, qu’il vienne à moi comme je vais à lui. Un acteur en travail, un public en travail, pour redécouvrir ensemble ce que nous raconte le roman, hier comme aujourd’hui. Alors je pose sur mon visage le rire de Gwynplaine et il n’y a plus qu’à se laisser porter par le souffle de Victor Hugo.&quot; Christine Guênon.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"L’homme qui rit"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9802146-15834224.jpg?v=1467784205" alt="● Avignon Off 2016 ● "L’homme qui rit"" title="● Avignon Off 2016 ● "L’homme qui rit"" />
     </div>
     <div>
      D’après le roman de Victor Hugo.       <br />
       Tout public à partir de 12 ans.       <br />
       Conception, adaptation et jeu : Christine Guênon.       <br />
       Lumière : Dominique Fortin.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Laure Guillem.       <br />
       Cie Chaos Vaincu.        <br />
       Durée : 1 heure.        <br />
              <br />
       <b>● Avignon Off 2016 ●</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 8 au 30 juillet 2016.</span>       <br />
       Présence Pasteur, Salle Marie Gérard,       <br />
       13, rue du Pont Trouca.        <br />
       Tous les jours à 12 h 30.       <br />
       Tél. : 04 32 74 18 54/09 66 97 18 54.       <br />
              <br />
       <b>Diffusion :</b>       <br />
       Actions Scènes Contemporaines       <br />
       Anne-Charlotte Lesquibe, 06 59 10 17 63.       <br />
       Carla Puidebat, 06 43 81 51 97.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/9802146-15834218.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/●-Avignon-Off-2016-●-L-homme-qui-rit_a1642.html</link>
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