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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-06-09T23:29:39+02:00</dc:date>
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   <title>"Piano works Debussy" Debussy et la danse, un couple toujours aussi moderne !</title>
   <pubDate>Thu, 20 Oct 2022 07:01:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Danse]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La danse donne rendez-vous à la musique classique où la chorégraphe-danseuse Lisbeth Gruwez et la pianiste Claire Chevallier se retrouvent pour proposer un spectacle où le souffle, la tonicité et le rythme corporel de la première font alliance avec le talent de la seconde, nourri par la créativité du compositeur français qui avait déjà, avec "Prélude à l'après-midi d'un faune" (1892-1894), donné naissance à la musique moderne.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/68133187-48009636.jpg?v=1666175218" alt=""Piano works Debussy" Debussy et la danse, un couple toujours aussi moderne !" title=""Piano works Debussy" Debussy et la danse, un couple toujours aussi moderne !" />
     </div>
     <div>
      Un piano se découvre avec Lisbeth Gruwez et Claire Chevallier en arrière-scène qui s'avancent. La seconde se détache pour rejoindre son instrument quand la première démarre une gestuelle nourrie de danse classique. Côté musical, ce sont, au piano, des extraits de &quot;Préludes&quot; (1909-1912), &quot;Images&quot; (1904 et 1907) et &quot;Les estampes&quot; (1903) de Debussy (1862-1918) qui accompagnent la représentation dans laquelle la gestuelle de Lisbeth Gruwez est à différentes géométries spatiales. La scène est en effet investie, physiquement comme géographiquement, de différentes manières autant dans la tonicité du corps que dans la superficie du plateau.        <br />
              <br />
       Nous sommes dans un tempo autant musical que corporel où les pauses tiennent une grande place. Elles sont multiples, comme des moments presque de méditation et de retour à soi de la danseuse. Elles interviennent autour de chorégraphies multiples qui s'enchaînent pour former un ensemble. Le tout se coordonne dans une cadence à deux temps qui est comme celui d'une respiration, avec ses inspirations et ses expirations, les secondes étant les chorégraphies, quand les premières sont ces moments de pause où l'interprète reprend son souffle, qui crée des ruptures de rythme.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/68133187-48009638.jpg?v=1666175251" alt=""Piano works Debussy" Debussy et la danse, un couple toujours aussi moderne !" title=""Piano works Debussy" Debussy et la danse, un couple toujours aussi moderne !" />
     </div>
     <div>
      Il y a une fluidité autant dans la gestuelle que dans cette prise en compte d'un espace qui fait écho à un temps qui s'écoule doucement. Le rapport de l'interprète à sa gestuelle et à son espace est dans une forme d'intimité où les instants, autant physiques que méditatifs, donnent une sensation autant intérieure qu'extérieure d'un spectacle qui donne à voir aussi ainsi ses coulisses au bord de la scène dans ces moments de recueillement.        <br />
              <br />
       Il y a un intermède comique où les deux interprètes changent de place et de rôle autant physiquement que symboliquement avec la musicienne qui fait quelques mouvements quand la chorégraphe s'amuse à faire entendre quelques notes. Le spectacle a un visage à la Janus avec un côté autant dynamique que reposé. La danseuse suit le tempo du piano, mais aussi le souffle de son organisme.       <br />
              <br />
       C'est un mariage entre une enveloppe corporelle et une musique où les notes sont interprétées dans une gestuelle courbe qui peut devenir cassante et où le corps est autant porté par des membres supérieurs élancés, larges, que par des pas, parfois petits, qui longent la scène sur toute sa superficie. Les déplacements, souvent filiformes, sont autant toniques que fluides.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/68133187-48009647.jpg?v=1666175277" alt=""Piano works Debussy" Debussy et la danse, un couple toujours aussi moderne !" title=""Piano works Debussy" Debussy et la danse, un couple toujours aussi moderne !" />
     </div>
     <div>
      À un moment, l'artiste suit presque la cadence des notes avec une gestuelle plus tendue accompagnée de poings refermés. La tension devient tout autre avec un corps plus ramassé. À d'autres moments, l'amplitude prend du volume dans les membres inférieurs et supérieurs avec des sauts de jambes et des bras qui s'étendent. Lisbeth Gruwez fait des tours sur elle-même pour se reprendre afin d'aller chercher un équilibre où elle se hisse sur ses pointes avant que quelques oscillations du plat du pied gauche par le talon la déportent vers un autre emplacement.       <br />
              <br />
       C'est à chaque fois une sorte d'espièglerie artistique que nous propose la chorégraphe avec une gestuelle qui fait écho aux compositions de Debussy.       <br />
       C'est joli, efficace et audacieux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Piano works Debussy"</b></div>
     <div>
      Chorégraphie : Lisbeth Gruwez        <br />
       Musique : Claude Debussy.       <br />
       Avec : Lisbeth Gruwez (danse), Claire Chevallier (piano).       <br />
       Collaboration artistique : Maarten Van Cauwenberghe.       <br />
       Dramaturgie : Bart Meuleman.       <br />
       Scénographie : Marie Szersnovicz.       <br />
       Lumière : Stef Alleweireldt, Gilles Roosen.       <br />
       Son : Alban Moraud, Maarten Van Cauwenberghe.       <br />
       Production : Voetvolk vzw.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 14 au 22 octobre 2022.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h 30, dimanche à 18 h 30.       <br />
       Théâtre Bastille, Paris 11e, 01 43 57 42 14.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatre-bastille.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-bastille.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Piano-works-Debussy-Debussy-et-la-danse-un-couple-toujours-aussi-moderne-_a3419.html</link>
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   <title>Le choc de la rentrée : Philippe Bianconi joue Chopin</title>
   <pubDate>Sat, 06 Sep 2014 22:58:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christine Ducq</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[CédéDévédé]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Après le triomphe remporté par son CD consacré à Debussy en 2012, le pianiste français revient sous le même label, La Dolce Volta, avec les quatre premières Ballades et trois autres pièces de grand intérêt de Frédéric Chopin. C'est le choc de cette rentrée : pluie de récompenses à prévoir cette fois encore pour Philippe Bianconi.     <div>
      C'est une Victoire de la Musique classique obtenue en 2012 (entre autres récompenses) qui a permis au public français de faire connaissance avec un de ses plus grands interprètes jusque-là curieusement méconnu. Philippe Bianconi a donné la plupart de ses concerts Outre-Atlantique pendant la première partie de sa carrière, comme le prédisposait son statut de lauréat au Concours Van Cliburn à la fin des années quatre-vingts.        <br />
              <br />
       Ce pur produit de l'école française de piano formé à Nice par une élève de Marguerite Long et Robert Casadesus a suivi un chemin non commun, récoltant une pluie de prix à de nombreux concours et la confiance du grand baryton Hermann Prey de 1983 à 1990. C'est en tant que collaborateur et accompagnateur qu'il avait été choisi à l‘époque pour le concert et pour enregistrer les trois cycles de lieds de Schubert.       <br />
              <br />
       Ce nouvel enregistrement du pianiste (redevenu soliste évidemment) dédié à Chopin est un enchantement et mérite au-delà des louanges convenues son second titre &quot;Le piano poète&quot;. Parce qu'il a d'abord cultivé son tropisme pour Ravel, Debussy et les Romantiques allemands, Philippe Bianconi peut nous présenter aujourd'hui le compositeur franco-polonais sous un jour inédit. L'œuvre de Frédéric Chopin dans cette proposition résonne dans toute sa modernité, son esprit d'aventure, son inventivité inspiratrice pour les maîtres français qui lui succèderont.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6963367-10647876.jpg?v=1410073667" alt="Le choc de la rentrée : Philippe Bianconi joue Chopin" title="Le choc de la rentrée : Philippe Bianconi joue Chopin" />
     </div>
     <div>
      Les quatre Ballades sont composées entre 1835 et 1842. Cette forme venue de la poésie romantique, dont le compositeur invente la version musicale - alors qu'il est exilé depuis 1831 à Paris à la suite de l'écrasement de la Révolution polonaise -, est frappée au coin de son génie propre (comme le Nocturne ou l'Impromptu). La Ballade n°1 (celle du &quot;Pianiste&quot; de Roman Polanski) d'une inspiration encore toute romantique bruisse encore des révoltes et des tourments de l'âme. Et c'est merveille que d'écouter Philippe Bianconi dont le jeu habité tour à tour court la poste des élans lyriques ou nous plonge dans les abîmes de la psyché.       <br />
              <br />
       Son jeu legato, les suspensions hypnotiques du rythme, les ruptures inspirées (par exemple dans la deuxième Ballade), les variations incroyables d'états de conscience rendues dans une belle sonorité et toujours susceptibles d'évoluer dans un discours musical dont on découvre sans cesse les méandres inattendus (même dans la forme beethovénienne du scherzo opus 54) font de l'interprétation un régal de nuances et d'expression, à mille lieux de l'effusion banale.        <br />
              <br />
       Une sensibilité pleine de retenue, parfois plus folle et libérée, s'exprime dans un phrasé des plus nobles mais le clavier à l'occasion ne manque pas d'une puissance d'acier (et cette maîtrise des pédales !). Philippe Bianconi, qui accentue les articulations comme peu, a choisi d'intercaler au milieu des quatre Ballades le Prélude opus 45 dont Chopin fait une pièce instrumentale indépendante. Méditation fructueuse dans la conception du programme qui rend évidente l'étonnante nouveauté de l'écriture de Chopin, à laquelle nous n'avions pas forcément pensé.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Le CD se termine par la Barcarolle opus 60. Se confirment alors la maîtrise d'improvisation du compositeur et la virtuosité envoûtante du pianiste qui définitivement emporte notre cœur et notre esprit. Cet opus de Philippe Bianconi est mon coup de cœur de la rentrée : à écouter absolument ! Et ne ratez pas les dates de la tournée 2014-2015.       <br />
              <br />
       <b>● &quot;Chopin_Philippe Bianconi. Le piano poète&quot;.</b>       <br />
       Philippe Bianconi, piano.       <br />
       Label : La Dolce Volta.        <br />
       Distribution : harmonia mundi.       <br />
       Sorti : 26 août 2014.       <br />
              <br />
       Frédéric Chopin (1810-1849).       <br />
       Les 4 Ballades.       <br />
       Prélude en Ut dièse mineur, opus 45.       <br />
       Scherzo n°4 en Mi majeur, opus54.       <br />
       Barcarolle en Fa dièse majeur, opus 60.       <br />
              <br />
       <b>Concerts :</b>       <br />
       9 septembre 2014 : Piano aux Jacobins, Toulouse (31).       <br />
       21 septembre 2014 : Monte Carlo, Principauté de Monaco.       <br />
       5 octobre 2014 : Cabourg (14).       <br />
       7 octobre 2014 : Salle Gaveau, Paris.       <br />
       5 décembre 2014 : Périgueux (24).        <br />
       12 décembre 2014 : Lyon (69).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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