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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-07-14T08:29:36+02:00</dc:date>
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   <title>"52ᵉ Folies Gruss" Associer tradition et modernité dans une création pluridisciplinaire profondément humaniste</title>
   <pubDate>Wed, 24 Dec 2025 07:01:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Cirque &amp; Rue]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Il va sans dire que si vous décidez d'aller assister au nouveau spectacle des Folies Gruss à l'occasion de cette 52ᵉ saison, vous découvrirez inévitablement des artistes chatoyants et virevoltants entre acrobates intrépides, musiciens experts, écuyers, écuyères élégantes et autres équilibristes et jongleurs prodiges… Mais pas que.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93325396-65262228.jpg?v=1766412186" alt=""52ᵉ Folies Gruss" Associer tradition et modernité dans une création pluridisciplinaire profondément humaniste" title=""52ᵉ Folies Gruss" Associer tradition et modernité dans une création pluridisciplinaire profondément humaniste" />
     </div>
     <div>
      Dès les premières secondes de ce spectacle inédit, unique en Europe, le public est sous le charme d'un quelque chose &quot;en plus&quot;. Le charme du cirque et de son univers à nul autre pareil, certes, héritier des rituels antiques, reposant sur l'esthétique du danger, réel, et non pas simulé comme au théâtre ou au cinéma, et empreinte d'une ambiance si unique et si singulière. Et cette année, sous le charme d'un travail en famille, solidement soudée et revigorante.       <br />
              <br />
       Dans la famille Gruss, une des plus grandes dynasties circassiennes en Europe, la transmission des savoirs est peut-être plus exacerbée que dans d'autres familles. La famille appartenant à ce que l'on nomme parfois &quot;le vieil arbre généalogique du cirque européen&quot;. Et c'est probablement à l'occasion de cette 52ᵉ édition que le public mesurera le poids de cette entité toute particulière, faite de transmission patrilinéaire et de polyvalence, chez les artistes, hommes et femmes confondus(es).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93325396-65262233.jpg?v=1766412213" alt=""52ᵉ Folies Gruss" Associer tradition et modernité dans une création pluridisciplinaire profondément humaniste" title=""52ᵉ Folies Gruss" Associer tradition et modernité dans une création pluridisciplinaire profondément humaniste" />
     </div>
     <div>
      À ce titre, comment ne pas penser à Alexis Gruss, malheureusement disparu l'an dernier, fondateur dans les années soixante-dix du &quot;Cirque à l'Ancienne&quot;, à contre-courant d'un cirque dominé à l'époque par le spectaculaire et l'exotisme. L'adjectif &quot;ancien&quot; n'ayant rien de nostalgique ici, mais revêtant davantage une consonance programmatique avec retour à la piste circulaire, la primauté de la musique live, et surtout le cheval, car le cirque Gruss est avant tout un cirque équestre !       <br />
              <br />
       Le cheval y est roi, symbole d'une harmonie toute maîtrisée entre l'humain et l'animal. La tradition de la haute école, du dressage en liberté et des grandes cavaleries y est centrale. Le cheval n'y est pas un simple élément sensationnel comme dans d'autres cirques, mais il est intégré à une écriture chorégraphique sensible et largement intégrée au reste du spectacle.       <br />
              <br />
       Avant même l'entrée sous le chapiteau, le public est précisément accueilli par un sublime frison, majestueux, sculptural et d'une rare élégance, comme le sont d'ailleurs tous les chevaux de cette race sublime. Monté par Charles Gruss, un des jumeaux de Stéphane Gruss, il nous salue noblement avec une théâtralité naturellement exceptionnelle, et se laisse caresser, brisant ainsi la barrière que sa stature grandiose impose. Le ton est donné, déjà, par le biais de cette mise en scène préambule : proximité, convivialité, fraternité, beauté surgissent d'emblée, comme un leitmotiv.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93325396-65262234.jpg?v=1766412251" alt=""52ᵉ Folies Gruss" Associer tradition et modernité dans une création pluridisciplinaire profondément humaniste" title=""52ᵉ Folies Gruss" Associer tradition et modernité dans une création pluridisciplinaire profondément humaniste" />
     </div>
     <div>
      Il y a de la modernité également dans cette nouvelle création, car  <span style="font-style:italic">&quot;si la passion patrimoniale demeure bien présente cette année encore, c'est une envie de chanter, de danser sur la piste, de faire découvrir l'envers du décor, les secrets de fabrication d'un grand show pluridisciplinaire&quot;</span> qui a animé la famille Gruss.       <br />
              <br />
       Qu'en penserait le patriarche, Alexis Gruss, de ce nouvel élan, de ce défi relevé ? Gageons qu'il en serait fier et honoré, car, derrière la tradition revendiquée, c'est un spectacle novateur qui nous est proposé cette année, <span style="font-style:italic">&quot;tous les artistes incarnant leur propre rôle, celui d'artistes en pleine quête créative qui travaillent, cherchent, inventent, répètent et peaufinent&quot;.</span> Lors des cinquante ans du Cirque, la famille Gruss avait déjà fait incursion dans l'univers de la comédie musicale, mais cette année, il y règne une dimension plus intime, plus vraie, toute auréolée d'une émotion forcément particulière, car il s'agit de la première production sans &quot;Le&quot; père.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Jamais une création ne m'aura autant tenu à cœur,</span> confie Stephan Gruss. <span style="font-style:italic">Elle est le fruit d'un élan, d'une urgence irrésistible : celle de faire rayonner l'héritage extraordinaire que nos parents nous ont transmis tel un trésor qui ne demande qu'à être partagé. J'ai pris la plume pour écrire chaque réplique. J'ai supervisé la composition de chaque mélodie, de chaque chanson, imaginé chaque tableau. Cette création, c'est l'aboutissement de tout ce que j'ai vécu, de tout ce que j'ai appris artistiquement. C'est la pérennité de chaque expression que mon père répétait, de chaque leçon qu'il nous prodiguait&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Cela se voit, cher Stéphan ! Cela se sent, se croque à pleines dents, se respire à plein nez, tout ce besoin que vous aviez de dire, de transmettre, pour perpétuer la mémoire de votre père et mettre au pinacle cette entité si essentielle et si fragile à la fois : &quot;la Famille&quot;. Cette entité qui existe tant bien que mal dans le monde &quot;normal&quot;… Mais à bien y regarder, quel est le monde le plus normal ? Celui que nous connaissons toutes et tous, et qui bien souvent détruit plus qu'il n'aide à avancer ? Ou celui des Gruss, circassiens, passeurs de mémoire, bardés de transmission, de respect, de valeurs et d'union ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93325396-65262316.jpg?v=1766412956" alt=""52ᵉ Folies Gruss" Associer tradition et modernité dans une création pluridisciplinaire profondément humaniste" title=""52ᵉ Folies Gruss" Associer tradition et modernité dans une création pluridisciplinaire profondément humaniste" />
     </div>
     <div>
      Certes, la 52ᵉ création du Cirque Gruss, ça reste du cirque à l'état pur, le spectacle commençant par un remarquable hommage au cheval. Cinquante chevaux en liberté présentés par tous les membres de la famille, les douze races ensemble, sans distinction. Un carrousel somptueux, vibratoire et comme incandescent qui fait monter d'emblée l'émotion au plus haut. Un moment très intense du spectacle dès l'ouverture ! L'émotion, par la suite, ne disparaîtra pas.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Puis, la comédie musicale pure débute avec des chansons originales composées et interprétées par la nouvelle chanteuse, Margot Soria, sur une musique originale, composée par les quatre musiciens intégrés à la famille&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Ensuite, tout s'enchaîne avec brio et maestria, de façon fluide, chatoyante, virevoltante, et intensément émouvante pour qui saura regarder un peu en coulisses, écouter les paroles prononcées, et percevoir, derrière la beauté du geste et les paillettes, le labeur, le travail, la sueur, les pleurs quand on tombe et que ça rate, ou les sourires ou les cris de joie quand le numéro est réussi.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93325396-65262317.jpg?v=1766413006" alt=""52ᵉ Folies Gruss" Associer tradition et modernité dans une création pluridisciplinaire profondément humaniste" title=""52ᵉ Folies Gruss" Associer tradition et modernité dans une création pluridisciplinaire profondément humaniste" />
     </div>
     <div>
      &quot;Répéter ! Répéter ! Encore et encore. Inlassablement, au sein de cette école de vie qu'est le cirque Gruss, alors que, dans la vraie vie, elle perd de son sens…&quot;       <br />
              <br />
       Sur la piste, les allures majestueuses des chevaux toutes races confondues, l'élégance et l'agilité des corps aguerris vêtus de lumière, les acrobaties remarquablement soignées, mais dangereuses, les chorégraphies taillées au cordeau, sous la houlette de Grégory Garell, nous ramènent inlassablement à la figure du maître Alexis, et à sa conception quasi humaniste du cirque, mais surtout familiale.       <br />
              <br />
       Le maître n'est plus là sous les feux des projecteurs, il est désormais en coulisses, et regarde, analyse, savoure, tel un maître de ballet ou un chef d'orchestre exigeant pour qui l'excellence était le maître-mot.       <br />
              <br />
       L'excellence est bien présente ici, toute pérenne, jusqu'au bout de chaque ongle humain et chevalin. C'est un spectacle fédérateur et de toute beauté, entre tradition et modernité affichée, que les artistes polyvalents(es) accompagnés(es) de leurs cinquante chevaux nous proposent ici.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93325396-65262330.jpg?v=1766413041" alt=""52ᵉ Folies Gruss" Associer tradition et modernité dans une création pluridisciplinaire profondément humaniste" title=""52ᵉ Folies Gruss" Associer tradition et modernité dans une création pluridisciplinaire profondément humaniste" />
     </div>
     <div>
      La présence sur la piste de Camilla Gruss – dite Gipsy –, l'épouse du maître, ne fait que renforcer l'impression sensible de souveraineté et de joie mêlées, et de partage. Elle virevolte aux côtés de ses enfants et petits-enfants avec une grâce inégalée. Une belle et grande leçon, ici, que celle de perpétrer les liens familiaux, si nécessaires…       <br />
              <br />
       Courez découvrir cette nouvelle édition des Folies Gruss, une expérience immersive de la plus belle teneur, entre vision traditionnelle, artisanale et profondément humaniste.       <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;C'est trop facile de rentrer chez soi. Quand les artistes nous invitent autour de la piste&quot;,</span> dit la chanson.       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Folies Gruss 2025 - 52ᵉ édition"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93325396-65262448.jpg?v=1766413747" alt=""52ᵉ Folies Gruss" Associer tradition et modernité dans une création pluridisciplinaire profondément humaniste" title=""52ᵉ Folies Gruss" Associer tradition et modernité dans une création pluridisciplinaire profondément humaniste" />
     </div>
     <div>
      Mise en scène : Stéphan Gruss.       <br />
       Avec : Gipsy Gruss, Stéphan Gruss, Firmin Gruss, Sveltana Gruss, Maud Gruss, Pauline Mikolajczyk, Alexandre Gruss, Olivia Gruss, Charles Gruss, Jeanne Gruss, Célestine Gruss, Gloria Florees, Venecia Florees et Alexandre Malachikhin.       <br />
       Chanteuse : Margot Soria.       <br />
       Direction musicale : Sylvain Rolland et Stéphan Gruss.       <br />
       Musiciens : Sylvain Rolland, Massimo Murgia, Cyril Moret, Julien Teissier, Pascal Balzano, Christophe Gonnet, Nicolas Saussea, Ivan Kabok.       <br />
       Composition : Margot Soria, Massimo Murgia, Cyril Moret, Julien Teissier.       <br />
       Scénograpie et création lumière : Grégory Antoine.       <br />
       Costumes : Sylvain Rigault.       <br />
       Chorégraphie Grégory Garell.       <br />
       Compagnie Alexis Gruss       <br />
       Durée : 1 h 45.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 19 octobre 2025 au 29 mars 2026.</span>       <br />
       Du jeudi au samedi à 21 h, samedi et dimanche à 15 h,       <br />
       tous les jours pendant les vacances scolaires à 15 h et 21 h.       <br />
       Chapiteau Gruss, Carrefour des Cascades, Paris 16ᵉ.       <br />
       Réservations : 01 45 01 71 26.       <br />
       <a class="link" href="https://www.folies-gruss.com/reserver/" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.folies-gruss.com/" target="_blank">&gt;&gt; folies-gruss.com</a>       <br />
              <br />
       En matière de bien-être animal, la famille Gruss est à la pointe des exigences légales pour leurs 50 chevaux (boxes spacieux, sorties journalières, soins quotidiens, suivi vétérinaire rigoureux, etc.). Gruss ont créé en 2019 les Fonds de dotation Alexis Gruss. Après avoir accompli leur carrière, les chevaux profitent de leur retraite à Piolenc (84), dans un lieu pensé par Alexis Gruss lui-même.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/93325396-65262228.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/52ᵉ-Folies-Gruss-Associer-tradition-et-modernite-dans-une-creation-pluridisciplinaire-profondement-humaniste_a4435.html</link>
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   <title>"Le Pas du Monde" L'art acrobatique dans une expression tant théâtrale que poétique… de toute beauté !</title>
   <pubDate>Mon, 17 Nov 2025 06:41:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Cirque &amp; Rue]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans sa dernière création, le Collectif XY manie et marie l'acrobatie et le chant. Celui-ci est parfois choral, en transcendant presque les différents tableaux du spectacle, pour s'immiscer et faire autant rupture que cohésion. Les chants deviennent une couverture poétique qui recouvre de leur tessiture "Le Pas du Monde".     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92554078-64869402.jpg?v=1763127847" alt=""Le Pas du Monde" L'art acrobatique dans une expression tant théâtrale que poétique… de toute beauté !" title=""Le Pas du Monde" L'art acrobatique dans une expression tant théâtrale que poétique… de toute beauté !" />
     </div>
     <div>
      Calme plat sur le plateau, avec une lumière ombrée qui le recouvre comme un lever de soleil diffus. Les ombres sont éclairées ou les lumières sont dans l'ombre, la frontière est à la limite de ce que l'appréhension scénique des spectateurs veut en faire. Le plateau est investi par une entrée au pas de course des artistes du collectif XY. Les numéros se déploient ensuite dans une dynamique corporelle d'ensemble, quand dans ceux-ci une poche de quiétude et de communion vocale se fait entendre.       <br />
              <br />
       Avec six créations, depuis près de vingt ans, le Collectif XY investit les scènes nationales et internationales. Au travers d'une pratique artistique et politique de transmission, il s'attache, comme il se présente, à un fonctionnement collégial.       <br />
              <br />
       À l'entame de la création &quot;Le Pas du Monde&quot;, des équilibres se dessinent dans un tableau, quasi de présentation, où, au travers de trois ensembles disposés sur scène, acrobaties et mouvements s'effectuent dans chacun d'eux. Les interprètes sont autant des figures circassiennes, avec leurs voltiges, que des protagonistes presque théâtraux avec leurs expressivités.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92554078-64869404.jpg?v=1763127884" alt=""Le Pas du Monde" L'art acrobatique dans une expression tant théâtrale que poétique… de toute beauté !" title=""Le Pas du Monde" L'art acrobatique dans une expression tant théâtrale que poétique… de toute beauté !" />
     </div>
     <div>
      Les aspects corporels et vocaux se coordonnent. Tout est poésie et composition, dans laquelle chaque artiste est un élément mouvant. Équilibre et déséquilibre se passent le relais à tour de rôle pour se fondre dans un ensemble harmonieux avec poésie, au-delà de la grâce qui s'y dégage, chacun étant à sa place dans un ensemble dans lequel il est note d'une partition et instrument d'un orchestre. Tout s'enchaîne en effet rapidement dans un espace temps où la fluidité, la vitesse et le repos sont en résonance.       <br />
              <br />
       La représentation est de toute beauté, autant dans ses gestuelles, ses déplacements, ses chants que ses ruptures scéniques. Alternent en effet chansons et poésie gestuelle dans lesquels le corps devient virgule, point d'interrogation, vague, écume, rime et vers, porté par les ruptures et trajets qui en fourmillent. Il y a un côté Nature enchanteresse où les acrobates, souvent les deux pieds sur les épaules, font des sauts périlleux avant à des hauteurs dissymétriques. Ces axes humains, où la fluidité des membres supérieurs est soutenue par l'ancrage des jambes, donnent le &quot;La&quot; au spectacle dans un rythme cadencé.       <br />
              <br />
       À certains moments, ils sont debout, en équilibre, les uns sur les autres, disséminés sur toute la scène pour se synchroniser dans leurs acrobaties. Les tableaux sont superbes dans leur scénographie, souvent en hauteur et s'étalant dans des figures géométriques où tout semble flux et écoulement, ressort et tourbillon, cadence et quiétude.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92554078-64869441.jpg?v=1763127910" alt=""Le Pas du Monde" L'art acrobatique dans une expression tant théâtrale que poétique… de toute beauté !" title=""Le Pas du Monde" L'art acrobatique dans une expression tant théâtrale que poétique… de toute beauté !" />
     </div>
     <div>
      Tout est bascule, avec des enchaînements où les déplacements sont effectués au pas de course, sans pour autant que la grâce n'en soit absente. Le plateau est investi sur toute sa superficie, les numéros s'agençant un peu partout comme des bouquets d'artifices artistiques.       <br />
              <br />
       Des instants de faux répit, presque de suspension, alternent. Moments très riches dans lesquels s'immiscent les chants, soit en solo, soit en groupe, en accompagnement de quelques numéros. Dans ce mariage où les voix sont en appui de figures corporelles, c'est aussi le repos qui suit le mouvement, l'émotion qui supplée la force. Elles sont un souffle poétique apportant une très belle touche artistique dans une communion quasiment sacrale. Elles sont un embellissement d'une tonalité profonde, car supports d'émotions où la sensibilité est à fleur de peau.       <br />
              <br />
       Le spectacle est aussi ponctué d'un tableau comique avec une figure composée de deux corps couvrant le visage d'un artiste. Celui-ci s'exprime avec de lourdes inspirations et respirations étouffées, mimant le comportement d'une personne mécontente. Ce comique de situation est nourri d'attitudes presque animales, dans lesquelles l'aspect caricatural est à dessein utilisé. Les protagonistes deviennent figures félines, très expressives, où tout le corps devient support de communication autant mimique qu'humoristique.       <br />
              <br />
       C'est jouissif, car aérien, léger. &quot;Le Pas du Monde&quot; est une très belle création où le cirque est autant acrobatique que théâtral et poétique.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Pas Du Monde"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92554078-64869448.jpg?v=1763127938" alt=""Le Pas du Monde" L'art acrobatique dans une expression tant théâtrale que poétique… de toute beauté !" title=""Le Pas du Monde" L'art acrobatique dans une expression tant théâtrale que poétique… de toute beauté !" />
     </div>
     <div>
      Création collective : Airelle Caen, Alejo Bianchi, Alice Noël, Amaia Valle, Antonio Terrones y Hernandez, Camille de Truchis, Clémence Gilbert, Consuelo Burgos, Cyril Héritier, Denis Dulon, Diego Ruiz Moreno, Etienne Revenu, Florian Sontowski, Guillaume Sendron, Hamza Benlabied, Julie Calbete, Kritonas Anastasopoulos, Oded Avinathan, Pedro Guerra, Raphaela Olivo, &quot;Tuco&quot; Hage Meany, Virginie Benoist.       <br />
       Direction musicale et composition vocale : Virginie Benoist.       <br />
       Création sonore : Jack McWeeny.       <br />
       Création lumière : Éric Soyer.       <br />
       Création costumes : Céline Perrigon, assistée d'Ophélie Parmentier.       <br />
       Collaborations artistiques : Julie Calbete, Fanny Soriano, Maja Zimmerlin.       <br />
       Accompagnement dramaturgie : Olivia Burton.       <br />
       Régie générale : Jérôme Fèvre.       <br />
       Régie son : Jack McWeeny, Aude Pétiard (en alternance).       <br />
       Régie lumière : Aliénor Lebert, Clara Boulis Valence (en alternance).       <br />
       Production Collectif XY.       <br />
       À partir de 8 ans.       <br />
       Durée : 1 h 05.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 31 octobre au 23 novembre 2025.</span>       <br />
       Du mercredi au vendredi à 20 h, samedi à 18 h, dimanche à 16 h.       <br />
       La Villette, Espace Chapiteaux, 211, avenue Jean Jaurès, Paris 19e.       <br />
       Téléphone : 01 40 03 75 75.       <br />
       <a class="link" href="https://billetterie.villette.com/spectacle?lng=1&amp;id_spectacle=9321&amp;__hstc=130624528.a761959bc2d20b83dd5c7ecda1a40c05.1761123793287.1761123793287.1763110272898.2&amp;__hssc=130624528.2.1763110272898&amp;__hsfp=2630299346" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.lavillette.com/" target="_blank">&gt;&gt; lavillette.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       13 et 14 janvier 2026 : Le Théâtre, Saint-Nazaire (44).       <br />
       16 et 17 janvier 2026 : Scène nationale Carré-Colonnes, Saint-Médard-en-Jalles (33).       <br />
       20 et 21 janvier 2026 : Scène nationale d'Albi-Tarn, Albi (81).       <br />
       27 au 29 janvier 2026 : La Coursive - Scène nationale, La Rochelle (17).       <br />
       3 et 4 février 2026 : Théâtre du Beauvaisis - Scène nationale, Beauvais (60)        <br />
       24 février 2026 : Auditorium de l'Opéra, Dijon (21).       <br />
       27 et 28 février 2026 : Château Rouge - Scène conventionnée, Annemasse (74).       <br />
       5 au 7 mars 2026 : La Comédie - Scène nationale, Clermont-Ferrand (63).       <br />
       10 au 14 mars 2026 : Bonlieu - Scène nationale, Annecy (74).       <br />
       21 au 28 mars 2026 : Maison de la Danse, Lyon (69).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/92554078-64869402.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Pas-du-Monde-L-art-acrobatique-dans-une-expression-tant-theatrale-que-poetique-de-toute-beaute-_a4405.html</link>
  </item>

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   <title>"Ombres portées" Famille je vous hai… me, mise en lumière poétique des non-dits</title>
   <pubDate>Tue, 13 Feb 2024 15:50:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Danse]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Au vindicatif "Familles, je vous hais !" d'André Gide, répondait en écho le vengeur "Familles, je vous ai" d'Hervé Bazin. Avec l'écriture qu'est la sienne, un délié d'arabesques aériennes nimbées de clairs-obscurs lumineux, Raphaëlle Boitel apporte ici sa touche personnelle au dévoilement du problématique édifice parental. Transcendant les non-dits familiaux, sans rien édulcorer de leurs nuisances, elle les "projette" en ombres portées jusqu'à nous dans des jeux de montrer-cacher hypnotiques saisissants de vérité.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78341553-56867272.jpg?v=1707838760" alt=""Ombres portées" Famille je vous hai… me, mise en lumière poétique des non-dits" title=""Ombres portées" Famille je vous hai… me, mise en lumière poétique des non-dits" />
     </div>
     <div>
      On se souvient encore d'avoir été subjugué par les très beaux tableaux de camaïeux de noirs – échos de l'outrenoir de Pierre Soulages – que la chorégraphe nous avait offerts dans &quot;La Chute des Anges&quot;. Accompagnée du même talentueux maître des lumières et toujours avec la subtilité comme marque de fabrique, Raphaëlle Boitel convoque les ressources de son art pour nous introduire au cœur d'une famille… ordinaire.       <br />
              <br />
       Une jeune femme, assise sur un trapèze où elle se balance sereinement, déroule les souvenirs d'une enfance heureuse… du moins le devine-t-on, car sa voix affaiblie nous parvient par bribes. Ses mouvements de va-et-vient conjuguent sa disparition, dans l'arrière-plan plongé dans le noir du fond de scène, et son apparition, sous les lumières de l'avant-scène.       <br />
              <br />
       Puis, succédant au tableau liminaire tout en contrastes, le pendule d'un métronome est brusquement stoppé par un homme à la carrure massive, un homme drapé dans un silence assourdissant. Figure hiératique d'un pater familias vu de dos dont certains actes – on pourrait déjà le supposer – semblent avoir pour effets délétères de figer le temps comme le gel solidifie l'eau. Ce temps qui depuis n'arrête pas de bégayer, comme un disque rayé, lancinant et cruel, dans la tête de la jeune femme en furie qui l'instant d'avant encore se balançait innocemment.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78341553-56867311.jpg?v=1707838791" alt=""Ombres portées" Famille je vous hai… me, mise en lumière poétique des non-dits" title=""Ombres portées" Famille je vous hai… me, mise en lumière poétique des non-dits" />
     </div>
     <div>
      La musique saccadée et les lumières stéréoscopiques découpent les mouvements de personnages courant en tous sens à la recherche d'un je-ne-sais-quoi, enchaînant des acrobaties au sol, donnant à voir une agitation frénétique. Quand le calme revient, comme une pause dans un scénario qui s'emballerait, une table tombe des cintres. Un silence de plomb règne alors autour d'une tablée nuptiale où prennent place les membres du clan familial.       <br />
              <br />
       Tableaux hypnotiques sculptés par les jeux de lumières et d'ombres qui, comme dans un rêve éveillé ou un cauchemar en devenir, enchainent sans transition les scènes… La mariée en longue robe blanche, son élu (avouant n'être pas insensible au galbe des jambes de la jeune sœur), la troisième sœur au bord de la crise de nerfs, le frère et le père &quot;ré-unis&quot; comme pour une photo de famille… ponctuée par un bras d'honneur magistral !       <br />
              <br />
       Ou encore… Le silence plombant, déchiré par les cris de la jeune femme se jetant, hors d'elle, sur le père avant de se statufier, puis de se retirer en coulisses, hébétée comme le fantôme d'elle-même. Les deux sœurs et le frère s'interposant pour éviter l'affrontement physique, pour tenter coûte que coûte de faire taire… d'&quot;entairer&quot; ce qui ne peut, ne doit être dit. D'autres scènes, plus &quot;légères&quot; elles, verront un psychanalyste hors champ (freudien) tendant ses bras démesurés pour atteindre à l'extrémité opposée du plateau la mariée en proie à ses mots intranquilles. Ou bien le marié, suspendu au bout du fil d'un téléphone en lévitation, prononçant des paroles se perdant joliment en l'air.       <br />
              <br />
       Cette mosaïque de vues stéréoscopiques, alternant figures acrobatiques de haut vol et bribes de conversations terre à terre, nous immerge de plain-pied dans l'univers des non-dits à forte charge explosive. La sœur, malade de sa famille, jeune femme symptôme d'un lourd secret recouvert d'une chape de plomb – dont le patriarche, allié tacitement à ses autres enfants, détient la clé – se présente comme l'archétype de la sacrifiée sur l'autel d'une concorde familiale à défendre coûte que coûte. Et pourtant, ce sera grâce à elle, le grain de sable erratique, la perturbée pétant les plombs, que la famille mortifère pourra (en fin de compte à régler) échapper à la compulsion répétitive d'une boucle éminemment toxique.       <br />
              <br />
       Et s'il serait hasardeux d'émettre une hypothèse (attitude incestuelle voire incestueuse ? mystère inavouable autour de l'absence de la mère ?) sur ce que recouvre la demande de pardon que le patriarche adresse à sa grande fille, cette incertitude – propice à toutes les interprétations – permet à chacune et chacun de se projeter dans les zones &quot;défendues&quot; de son propre roman familial.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78341553-56867312.jpg?v=1707838811" alt=""Ombres portées" Famille je vous hai… me, mise en lumière poétique des non-dits" title=""Ombres portées" Famille je vous hai… me, mise en lumière poétique des non-dits" />
     </div>
     <div>
      Ainsi, si cette forme de haut vol – s'appuyant sur des éclairages et musiques organiques et sur le jeu subtilement étudié des contrastes entre ombres sépulcrales et lumières éclatantes – présente à l'évidence des vertus esthétiques enivrantes, elle est tout autant porteuse dans ses plis d'une invitation au dévoilement cathartique.       <br />
              <br />
       <b>Vu le vendredi 2 février 2024 au Carré de Saint-Médard (33).</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Ombres portées"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78341553-56867313.jpg?v=1707838841" alt=""Ombres portées" Famille je vous hai… me, mise en lumière poétique des non-dits" title=""Ombres portées" Famille je vous hai… me, mise en lumière poétique des non-dits" />
     </div>
     <div>
      Mise en scène et chorégraphie : Raphaëlle Boitel.       <br />
       Collaboration artistique, lumière, scénographie, conception spider : Tristan Baudoin.       <br />
       Musique originale : Arthur Bison.       <br />
       Machinerie, accroches, plateau : Nicolas Lourdelle.       <br />
       Espace sonore : Nicolas Gardel.       <br />
       Avec : Tia Balacey, Mohamed Rarhib, Nicolas Lourdelle, Raphaëlle Boitel, Vassiliki Rossillion, Alain Anglaret.       <br />
       Régie son : Thomas Delot.       <br />
       Régie plateau : Tristan Baudoin.       <br />
       Régie lumière : Sébastien Pirmet.       <br />
       Constructions, accessoires : Anthony Nicolas.       <br />
       Complice à la technique en création : Thomas Delot.       <br />
       Par la Cie L'Oublié(e) - Raphaëlle Boitel.       <br />
       Tout public dès 10 ans.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       <b>Représenté du vendredi 2 au samedi 3 février 2024 à la Scène Nationale Carré-Colonnes de Saint-Médard (33).</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78341553-56867488.jpg?v=1707839465" alt=""Ombres portées" Famille je vous hai… me, mise en lumière poétique des non-dits" title=""Ombres portées" Famille je vous hai… me, mise en lumière poétique des non-dits" />
     </div>
     <div>
      <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">29 février et 1ᵉʳ mars 2024 :</span> Maison des Arts, Créteil (94).       <br />
       5 au 7 mars 2024 : Théâtre-Sénart - Scène nationale, Lieusaint (77).       <br />
       21 et 22 mars 2024 : Théâtre des Deux Rives - CDN de Normandie-Rouen, Rouen (76).       <br />
       29 et 30 mars 2024 : Le Tangram - Scène nationale, Evreux (27).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/78341553-56867272.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Ombres-portees-Famille-je-vous-hai-me-mise-en-lumiere-poetique-des-non-dits_a3817.html</link>
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   <title>"A Simple Space" Acrobaties aériennes contre force gravitationnelle</title>
   <pubDate>Fri, 22 Dec 2023 16:50:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Cirque &amp; Rue]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Ils sont huit artistes à défier la gravitation qui ancre, entre autres, la plante des pieds des êtres humains sur la surface terrestre, avec des figures acrobatiques en solo ou en groupe, dans une configuration de jeux et de concours entre eux. La création de la compagnie australienne "Gravity & other myths" offre avec "A simple space", un spectacle dans lequel le sourire et la jovialité font cause commune avec la poésie de l'art circassien.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77461451-56308038.jpg?v=1703262071" alt=""A Simple Space" Acrobaties aériennes contre force gravitationnelle" title=""A Simple Space" Acrobaties aériennes contre force gravitationnelle" />
     </div>
     <div>
      C'est une petite scène noire rectangulaire délimitée par des poteaux de lumières situés à l'angle de chacun des côtés de celle-ci et qui l'éclairent dans des clairs-obscurs. La scénographie ressemble à un ring avec côtés gauche et droit des sièges où les spectateurs s'installent. Nous sommes ainsi dans une configuration où la scène est vue comme lieu de représentation par une partie du public et pour le reste de l'assistance comme observateur à la fois interne et externe à cette configuration. Cette double focale visuelle donne un regard croisé entre observations omniscientes brassant les planches pour une partie de l'assistance dans leur objet de représentation quand pour l'autre, ils sont spectateurs en lieu et place du public.       <br />
              <br />
       À l'entame, en arrière-fond du plateau, nos artistes sont sur une ligne de départ et démarrent avec des courses et des sauts périlleux, arrière, avant selon le moment de la représentation. Ou tout à la fois aussi dans un même tableau.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77461451-56308041.jpg?v=1703262099" alt=""A Simple Space" Acrobaties aériennes contre force gravitationnelle" title=""A Simple Space" Acrobaties aériennes contre force gravitationnelle" />
     </div>
     <div>
      Le propos artistique n'est pas uniquement dans les acrobaties, même si certaines sont très originales, voire étonnantes. Cette pratique existant depuis tant d'années, l'intérêt de cette création peut aussi se loger dans un autre balcon. Il est avant tout dans un rapport à l'espace, à soi et à l'autre basé sur une confiance &quot;aveugle&quot; réciproque et une impression de simplicité d'exécution décorrélée de la difficulté des figures. La majorité des mouvements prend naissance, car les artistes sont en appui des uns et des autres.        <br />
              <br />
       Un corps qui tombe en arrière à un endroit se trouve arrêté avant même de toucher le sol, en écho à ce qui se joue ailleurs au même moment pour la même figure. C'est une sorte de défi lancé par les protagonistes contre une force gravitationnelle, des poids contre la légèreté, du solide contre l'air, de l'éther contre la force newtonienne. Le tout devient un mariage où l'un se nourrit de l'autre, tel un combat commun qui trouve un équilibre heureux.       <br />
              <br />
       Les corps deviennent élastiques. Tout est bascule, chute et reprise. Ils sont huit composés de deux femmes et six hommes. Certains glissent leurs pieds en haut des troncs de leurs alter égos afin de marcher d'épaule en épaule en traversant les planches. Ailleurs, il y a une artiste qui marche sur une mer de corps allongés en posant son pied sur des torses et des mains qui se lèvent. Les trajectoires se retrouvent souvent dans les airs où l'équilibre est plus proche de la culbute que de la route droite.       <br />
              <br />
       Plus loin, un concours de sauts périlleux arrière s'effectue entre trois circassiens. Ce n'est pas le seul. Ce type de jeu se poursuit tout au long de la représentation. Les visages sont rayonnants et souriants. Tout est fait au travers de la simplicité et de l'humour avec un côté guilleret.       <br />
              <br />
       Dans un ensemble de duos, des interprètes sont lancés en diagonale tels des objets à hauteur des torses et prennent la forme et l'allure de virgule. Comme des masses dont on testerait à la fois les énergies cinétiques et potentielles ainsi que les forces de frottement. Ici élastiques, là raides ou courbes, plus loin légers comme des plumes, ils sont mis dans de multiples configurations où le comique de situation a aussi sa place, comme avec ces sauts à la corde entre trois interprètes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77461451-56308058.jpg?v=1703262173" alt=""A Simple Space" Acrobaties aériennes contre force gravitationnelle" title=""A Simple Space" Acrobaties aériennes contre force gravitationnelle" />
     </div>
     <div>
      À la lisière de la scène, il y a un batteur qui bat la mesure côté jardin, que nous retrouvons un moment, seul sur les planches, pour un numéro de percussions corporelles, avec la paume des mains qui tape sur le torse, le ventre, les jambes et où le public est aussi convié. Il y a aussi, tête posée au sol sur un ruban de mousse, cet acrobate qui fait son rubik's cube.       <br />
              <br />
       Le spectacle semble aussi simple que surprenant, aussi évident que la force gravitationnelle qui nous tient debout. &quot;A Simple Space&quot; a été joué près de 1 000 fois et a tourné dans 34 pays et 6 continents.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"A Simple Space"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77461451-56308060.jpg?v=1703262204" alt=""A Simple Space" Acrobaties aériennes contre force gravitationnelle" title=""A Simple Space" Acrobaties aériennes contre force gravitationnelle" />
     </div>
     <div>
      Création : Martin Schreiber, Lachlam Binns, Jascha Boyce, Jacob Randell, Triton Tunis-Mitchell.       <br />
       Avec : Alyssa Moore, Annalise Moore, Axel Osborne, André Augustus, Jacob Randell, Kevin Beverley, Lachlan Harper, Nick Martyn.       <br />
       Composition : Elliot Zoerner.       <br />
       Par la compagnie &quot;A Gravity and Other Myths&quot;.       <br />
       Tout public dès cinq ans.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
       Avec le soutien d'Arts South Australia.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 12 au 31 décembre 2023.</span>       <br />
       Du mardi au vendredi à 20 h, samedi à 18 h, dimanche à 16 h.       <br />
       La Villette, Espace Chapiteau, Paris 19e, 01 40 03 75 75.       <br />
       <a class="link" href="https://lavillette.com/" target="_blank">&gt;&gt; lavillette.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/77461451-56308038.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/A-Simple-Space-Acrobaties-aeriennes-contre-force-gravitationnelle_a3783.html</link>
  </item>

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