<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <channel>
  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-03-17T12:54:04+01:00</dc:date>
  <geo:lat>48.6710424</geo:lat>
  <geo:long>2.3340589</geo:long>
  <atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/xml/atom.xml" type="text/xml" />
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-8468569</guid>
   <title>Un subtil cabaret parole et chanson…  juste pour l'intimité du spectateur</title>
   <pubDate>Tue, 03 Nov 2015 06:04:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   "Dans une rose à Bagatelle / Naquit un jour la coccinelle / Dans une rose de Provins / Elle compta jusqu'à cent vingt. (…) / Bête à bon Dieu, bête à bon point." L'homme qui écrit ainsi pour les enfants en 1943 dans le recueil "Chantefables" est un personnage hors du commun.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8468569-13304593.jpg?v=1446527240" alt="Un subtil cabaret parole et chanson…  juste pour l'intimité du spectateur" title="Un subtil cabaret parole et chanson…  juste pour l'intimité du spectateur" />
     </div>
     <div>
      Rober Desnos haïssait la guerre et pourtant la fit parce que cela était nécessaire. Batailleur, il la traversa plus de quatre années durant et défia, gifla et railla en public les journalistes collaborateurs. Robert Desnos résistait en cachette, fut déporté in extremis et mourut du typhus au camp de Theresienstadt (Terezin).       <br />
              <br />
       Dans le spectacle &quot;Robert le diable&quot;, Marion Bierry, par la seule force et le choc de ses mots, interroge le destin de l'homme populaire que fut Robert Desnos. Point de décors, point d'effets pour distraire le spectateur. Point de biographie compassionnelle. Deux échelles, quelques tabourets. Juste ce qu'il faut pour que quatre comédiens, chanteurs diseurs portent les textes. Ils vont et viennent, entrent et sortent, feintent la fugue et se rencontrent au hasard. Entre swing et musette, un effet de ballet discret enlace avec entrain et les uns et les autres.       <br />
              <br />
       C'est un récital juste pour l'intimité du spectateur, un subtil cabaret parole et chanson, comme un quatrain. Le Paris grouillant des années vingt et trente et quarante défile. Le spectateur se trouve plongé dans un kaléidoscope sonore, dans le tumulte d'un caractère passionné qui compose des chansons, des poèmes, des diatribes à la fois, journaliste, homme de radio, poète.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8468569-13304603.jpg?v=1446527337" alt="Un subtil cabaret parole et chanson…  juste pour l'intimité du spectateur" title="Un subtil cabaret parole et chanson…  juste pour l'intimité du spectateur" />
     </div>
     <div>
      Homme populaire, de la complainte de Fantômas aux périphrases de la réclame pour bébé cadum (on ne disait pas encore publicité), Desnos épouse son siècle. Les calembours, les jeux de mots appuient les incongruités du monde. Les mots sonnent, laissent les images advenir et filer au hasard. L'écriture est apparemment simple et son automatisme paraît naturel. C'est au quotidien une capacité à regarder et discerner la beauté et la vitalité de la vie dans les faits et les gestes les plus concrets. Borné par l'humour noir, burlesque et dérisoire, les vers de mirliton construisent une image, un récit où fulgure la beauté, sa fugacité, sa rémanence. Une jeune femme. Un sourire. Un amour.       <br />
              <br />
       La gaité rejoint l'impertinence, la gouaille ajuste des instants de pure poésie. Et l'amour de la Beauté, l'amour tout court de la Vie et de l'Amour, éclatent avec d'autant plus de vigueur que la haine de la Bêtise, qui lui était scandale, explose, immense. Et sous la gaité se lit une sourde et profonde inquiétude : celle de la plongée en tragédie.       <br />
              <br />
       Les quatre comédiens émeuvent. Ils font ressentir le drame et entendre la colère.       <br />
              <br />
       Le spectateur (re)découvre Desnos : celui qui sut décrire la famille Dupanard, relater la vie des quatre sans cous et apostropher Adolphe Hitler lui-même. Robert Desnos, poète classique et homme moderne, continuateur à bien des égards des zutistes et de Ronsard. Desnos créateur du merveilleux, renaissant toujours à la poésie comme Rimbaud.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Robert le diable"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8468569-13304606.jpg?v=1446527430" alt="Un subtil cabaret parole et chanson…  juste pour l'intimité du spectateur" title="Un subtil cabaret parole et chanson…  juste pour l'intimité du spectateur" />
     </div>
     <div>
      Cabaret Desnos.       <br />
       Conçu par Marion Bierry.       <br />
       Avec : Marion Bierry, Vincent Heden, Sandrine Molaro, Alexandre Bierry.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
       Compagnie Le Rouge et Le Noir.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 19 octobre 2015 au 18 janvier 2016.</span>       <br />
       Le lundi à 20 h 30.       <br />
       Théâtre de Poche Montparnasse, Paris 6e, 01 45 44 50 21.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatredepoche-montparnasse.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredepoche-montparnasse.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/8468569-13304593.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Un-subtil-cabaret-parole-et-chanson-juste-pour-l-intimite-du-spectateur_a1475.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-8315654</guid>
   <title>"Les voisins"… Ne pas ne pas déranger !</title>
   <pubDate>Mon, 28 Sep 2015 06:14:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans une subtile mise en scène de Marc Paquien où la gestuelle des acteurs rythme le jeu, Vinaver nous invite à explorer les relations de voisinage qui oscillent entre amour, amitié, colère et repli sur soi.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8315654-13021719.jpg?v=1443346788" alt=""Les voisins"… Ne pas ne pas déranger !" title=""Les voisins"… Ne pas ne pas déranger !" />
     </div>
     <div>
      Des voisins, sauf à habiter sur une dune ou à jouer le troglodyte dans une caverne fermée à double tour, il est difficile de ne pas faire avec. Côtoyés assurément, aimés parfois, engueulés sans aucun doute, ils font partie de notre univers social*.       <br />
              <br />
       Avec Vinaver, le regard est nuancé. Il fait cohabiter, dans les relations de voisinage, une mosaïque sentimentale où amitié, amour et colère se passent le témoin. La vie de voisinage est tout sauf un long fleuve tranquille. Appuyée par une intelligente mise en scène de Marc Paquien où le corps prime sur la parole, l’écriture de Vinaver s’immisce entre les deux univers de Laheu (Lionel Abelanski) et Blason (Patrick Catalifo), autour respectivement de leur fils Ulysse (Loïc Mobihan) et de leur fille Alice (Alice Berger).       <br />
              <br />
       La scénographie laisse apparaître deux maisons jumelles, l’une miroir de l’autre. Cette mixité des univers, aussi complice que soleil et ombre, va devenir au fil de la pièce deux univers séparés. Le fils et la fille ont un jeu retenu, comme contraint dans le geste et la voix. Ils sont comme enfermés dans leurs rapports paternels.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8315654-13021804.jpg?v=1443348224" alt=""Les voisins"… Ne pas ne pas déranger !" title=""Les voisins"… Ne pas ne pas déranger !" />
     </div>
     <div>
      Les relations entre Blason et Laheu évoluent sous des dehors chaleureux, légers, graves, distants ou colériques. Ils ont le verbe haut avec des accents &quot;cyclothymiques&quot; dans lequel le phrasé est souvent bousculé. À l’inverse, Alice et Ulysse ont une homogénéité dans leur comportement et dans leur timbre vocal.       <br />
              <br />
       Ce qui est remarquable dans le théâtre de Vinaver n’est pas uniquement les répliques des personnages. C’est aussi le rapport du dit et du non-dit qui oscille, change, évolue entre des personnages qui font entrer dans leur vie, les bruits d’une société qu’il semblait ignorer, jaloux auparavant de leurs habitudes et de leur pré-carré confortable. Blason et Laheu se sont envisagées au début pour finir par se dévisager.       <br />
              <br />
       C’est une pièce qui prend tout son sens aujourd’hui où les discours politiques sont marqués de plus en plus par le repli identitaire et la peur de l’autre, cet étranger, ce &quot;migrant&quot;, ce &quot;venu-d’ailleurs&quot; qui a pourtant, par vagues successives, fait notre France. Et qui aujourd’hui, quand les bruits de guerre viennent frapper à nos portes, peine à trouver une main amie.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Pour que mes propos ne prêtent pas à confusion, l’auteur de cette chronique tient à préciser qu’il n’a aucun problème avec ses voisins :-).</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Les voisins"</b></div>
     <div>
      Texte : Michel Vinaver.       <br />
       Mise en scène : Marc Paquien.       <br />
       Assistant à la mise en scène : Antony Cochin.       <br />
       Avec : Lionel Abelanski, Alice Berger, Patrick Catalifo, Loïc Mobihan.       <br />
       Scénographie : Gérard Didier et Ophélie Mettais-Cartier.       <br />
       Lumières : Pierre Gaillardot.       <br />
       Costumes : Claire Risterucci.       <br />
       Son : Xavier Jacquot.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">À partir du 4 septembre 2015.</span>       <br />
       Du mardi au samedi 21h, dimanche 15 h.       <br />
       Théâtre de Poche-Montparnasse, Paris 6e, 01 45 44 50 21.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatredepoche-montparnasse.com" target="_blank">&gt;&gt; theatredepoche-montparnasse.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/8315654-13021719.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Les-voisins-Ne-pas-ne-pas-deranger-_a1443.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-7772759</guid>
   <title>"The Servant"… Complètement barré ce Barrett !</title>
   <pubDate>Tue, 12 May 2015 06:03:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La mise en scène de Thierry Harcourt apporte, à la pièce de Robin Maugham, une pertinence et une justesse nouvelles dans les rapports si particuliers entre un propriétaire et son domestique, servis avec beaucoup de vitalité par Maxime d'Aboville et son interprétation dense et inquiétante de toute beauté.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7772759-12040371.jpg?v=1431256509" alt=""The Servant"… Complètement barré ce Barrett !" title=""The Servant"… Complètement barré ce Barrett !" />
     </div>
     <div>
      Étrange personnage que celui de Barrett (Maxime d'Aboville), domestique engagé par Tony (Xavier Lafitte). C'est autour de la manipulation et du rapport dominant/dominé que la toile de fond de la pièce se dessine et dans laquelle le personnage de Barrett donne tout son éclat.       <br />
              <br />
       Il y a deux types de personnages autour de Tony : sa petite amie Sally (Alexie Ribes) et son ami Richard (Adrien Melin) qui le sermonnent sur Barrett ; et Barrett accompagné de Vera puis de Kelly (Roxane Bret) qui l'entraînent dans une pente de soumissions puis de désirs lubriques. Tony est au milieu, tel un équilibriste, délaissant son statut de propriétaire pour se laisser happer par son domestique.       <br />
              <br />
       Le jeu de Maxime d'Aboville est caractérisé par une voix grave, sans modulation, tendue dans une même direction vocale. Cette tension est soutenue par un regard légèrement de biais ou descendant. La raideur du corps participe au côté obsessionnel et peu rassurant du personnage. Il incarne avec beaucoup de persuasion Barrett, déployant un jeu aiguillé par des comportements de plus en plus névrotiques.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7772759-12050204.jpg?v=1431371860" alt=""The Servant"… Complètement barré ce Barrett !" title=""The Servant"… Complètement barré ce Barrett !" />
     </div>
     <div>
      La dramaturgie de la pièce est construite sur des scènes articulées de rebondissements, nourrissant intelligemment la trame. La mise en scène de Thierry Harcourt met en exergue le rapport ambigu entre Tony et Barrett ; et l'emprise de ce dernier sur celui-ci. Elle aboutira à un renversement des rôles au final. Le domestique utilise Tony pour s'affranchir socialement de son statut alors que ce dernier se glisse dans la dépendance de Barrett pour s'y loger psychiquement. Le miroir est inversé, asymétrique, entre les deux hommes.       <br />
              <br />
       Le travail de Thierry Harcourt donne à &quot;The Servant&quot; une nouvelle intelligence dramatique, augmentant l'intérêt de l'histoire qui est, de plus, très bien servie par les comédiens... avec un superbe Maxime d'Aboville.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"The Servant"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7772759-12050385.jpg?v=1431375251" alt=""The Servant"… Complètement barré ce Barrett !" title=""The Servant"… Complètement barré ce Barrett !" />
     </div>
     <div>
      Texte : Robin Maugham.       <br />
       Traduction : Laurent Sillan.       <br />
       Mise en scène : Thierry Harcourt       <br />
       Assistante à la mise en scène : Stéphanie Froeliger.       <br />
       Avec : Maxime d'Aboville, Roxane Bret, Xavier Lafitte, Adrien Melin, Alexie Ribes.       <br />
       Lumières : Jacques Rouveyrollis assisté de Jessica Duclos.       <br />
       Costumes : Jean-Daniel Vuillermoz.       <br />
       Décor : Sophie Jacob.       <br />
       Création sonore : Camille Urvoy.       <br />
       Durée : 1 h 25.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Jusqu'au 12 juillet 2015.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 19 h, dimanche à 17 h 30.       <br />
       Théâtre de Poche Montparnasse, Paris 6e, 01 45 44 50 21.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatredepoche-montparnasse.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredepoche-montparnasse.com/</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/7772759-12040371.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/The-Servant-Completement-barre-ce-Barrett-_a1343.html</link>
  </item>

 </channel>
</rss>
