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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-05-21T04:13:16+02:00</dc:date>
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   <title>•Off 2025• "Yoko, la méduse amoureuse d'un sac plastique" Amours écologiques au fond des océans</title>
   <pubDate>Fri, 20 Jun 2025 11:37:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2025]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   "Il était une fois, dit ou dira le poisson-lune, dans son bocal (contre son gré, mais pour sa survie), Yoko la méduse, fille de la reine Gélatine II… qui tomba amoureuse d'un prince en plastique…" Ainsi va la vie au fond des océans, pas toujours facile face aux multiples dangers d'origine animale ou végétale… ou humaine, les hommes étant les grands propagateurs de la pollution sur terre et sur mer. "Yoko la méduse" est ainsi un conte écologique nous menant sur un chemin maritime où sont mis aussi en jeu la tolérance, l'amour et l'amitié, la solidarité et la sauvegarde de la planète.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89439427-63231069.jpg?v=1750422695" alt="•Off 2025• "Yoko, la méduse amoureuse d'un sac plastique" Amours écologiques au fond des océans" title="•Off 2025• "Yoko, la méduse amoureuse d'un sac plastique" Amours écologiques au fond des océans" />
     </div>
     <div>
      Qui dit méduse… dit océan ! Qui dit sac en plastique… dit objet polluant ! Ici, la rencontre de Yoko la méduse, au moment où elle se retrouve prisonnière de deux anémones de mer, avec Tchip le sac en plastique va bouleverser un petit coin d'océan Pacifique, à proximité de la petite île imaginaire de Koko-Sushi. Ils tombent amoureux. Malheur à eux ! Car, comme Roméo et Juliette, ils appartiennent à deux clans rivaux qui se détestent.       <br />
              <br />
       Le conte va être alors le prétexte de différents combats, celui de l'amour bien sûr, mais seront aussi convoqués, à la table des sentiments, des valeurs à défendre, l'amitié, la tolérance, la solidarité, la fraternité entre espèces, la liberté, la désobéissance salvatrice, etc. Et, en fil rouge porteur d'urgence, la préservation écologique des océans, de leurs flores, de leurs faunes, bref comme un cri aquatique pour sauver la planète.       <br />
              <br />
       Débute alors, avec toutes les valeurs ci-dessus nommées sous-jacentes, l'aventure extraordinaire de Yoko qui la conduira, par-delà le monde sans lumière au plus profond de la mer, vers l'univers inconnu des abysses, à la recherche de la source de vie, puis elle concoctera avec Tchip et ses amis, un plan pour sauver notre terre bleue, entre autres péripéties.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89439427-63231070.jpg?v=1688926979" alt="•Off 2025• "Yoko, la méduse amoureuse d'un sac plastique" Amours écologiques au fond des océans" title="•Off 2025• "Yoko, la méduse amoureuse d'un sac plastique" Amours écologiques au fond des océans" />
     </div>
     <div>
      Cela permettra de faire connaissance, notamment, avec Bernard (l'Hermite) le &quot;créateur&quot; et son centre de conception du vivant, le père de Tchip, une ancienne sandale brésilienne, quelques curieux poissons… et des méduses bien sûr, mi-animal mi-végétal qui, normalement, sont dépourvues de cœur… sauf qu'ici, nous sommes dans une fable !       <br />
              <br />
       Et c'est là qu'est la force du texte de Thomas Cannariato qui associe à la perfection, dans la forme classique du conte, les sources fertiles de l'imaginaire et de l'extravagance à la cruelle réalité de la pollution humaine – à laquelle encore aujourd'hui une partie de l'humanité reste sourde – qui fera, selon certaines études scientifiques, qu'en 2050, il y aura plus de plastiques que de poissons dans les océans.       <br />
              <br />
       Le déroulement du récit est finement séquencé, avec des scènes courtes et des enchaînements rapides, n'altérant pas la compréhension de l'histoire. La mise en scène est fluide, en totale cohérence avec le propos et Madlyn Farjot a fait le choix, en plus de l'interprétation théâtrale, d'apporter à sa mise en scène le chant et la danse. Pour cette dernière expression artistique, Léa Bridarolli (comédienne et danseuse) nous offre avec beaucoup de grâce, tout en simplicité et justesse, quelques moments chorégraphiés très réussis. L'ensemble de la distribution est au diapason quant au jeu, laissant &quot;transpirer&quot; leur enthousiasme à porter, avec différentes émotions, cette histoire marine.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89439427-63231071.jpg?v=1750422741" alt="•Off 2025• "Yoko, la méduse amoureuse d'un sac plastique" Amours écologiques au fond des océans" title="•Off 2025• "Yoko, la méduse amoureuse d'un sac plastique" Amours écologiques au fond des océans" />
     </div>
     <div>
      On peut sans aucun problème donner un &quot;satisfécit&quot; à Cécile Kou pour la très belle scénographie qu'elle a imaginée dans laquelle sont utilisés des rubans lumineux LEDs multicolores. Se modifiant en fonction des ambiances à créer, ils structurent l'imaginaire pour des voyages océaniques à rêver – les enfants y seront très sensibles – et, sans tomber dans la facilité, ils sont employés tant pour les décors sous-marins que pour représenter les poissons, crustacés et autres mollusques fluorescents résidant au cœur des profondeurs… du plus bel effet ! Les variations de bleu utilisées sont bluffantes pour créer l'atmosphère des grands fonds marins avec une étonnante représentation &quot;virtuelle&quot; des abysses.       <br />
              <br />
       Sans conteste, l'un des meilleurs spectacles du Off dédié à la famille et au jeune public à partir de quatre ans.       <br />
       <b>◙ Gil Chauveau</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Yoko, la méduse amoureuse d'un sac plastique"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89439427-63231072.jpg?v=1688927038" alt="•Off 2025• "Yoko, la méduse amoureuse d'un sac plastique" Amours écologiques au fond des océans" title="•Off 2025• "Yoko, la méduse amoureuse d'un sac plastique" Amours écologiques au fond des océans" />
     </div>
     <div>
      Texte : Thomas Cannariato       <br />
       Mise en scène et chorégraphie : Madlyn Farjot.       <br />
       Avec : Léa Bridarolli, Thomas Bernier, Julie Manautines et Thomas Cannariato.       <br />
       Scénographie : Cécile Kon.       <br />
       Costumes : Nadia Rémond.       <br />
       Création lumière : Thomas Chelot       <br />
       .sique : Johan Farjot.       <br />
       Création son : Baptiste Germser.       <br />
       Par la Cie Pliez Bagage.       <br />
       À partir de 4 ans.       <br />
       Durée : 1 h 05.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2025•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 au 26 juillet 2025.</span>       <br />
       Tous les jours à 14 h 50. Relâche le dimanche.       <br />
       Espace Saint-Martial, 2, rue Jean-Henri Fabre, Avignon.       <br />
       Réservation : 04 86 34 52 24.       <br />
       <a class="link" href="https://www.vostickets.net/billet/FR/representation-ESPACE_ST_MARTIAL-27183-0.wb?REFID=GTkXAAAAAAA6AQ" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://saint-martial.org/" target="_blank">>> saint-martial.org</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/89439427-63231069.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2025-Yoko-la-meduse-amoureuse-d-un-sac-plastique-Amours-ecologiques-au-fond-des-oceans_a4263.html</link>
  </item>

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   <title>•Off 2023• "Yoko, la méduse amoureuse d'un sac plastique" Amours écologiques au fond des océans</title>
   <pubDate>Mon, 10 Jul 2023 06:26:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2023]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   "Il était une fois, dit ou dira le poisson-lune, dans son bocal (contre son gré, mais pour sa survie), Yoko la méduse, fille de la reine Gélatine II… qui tomba amoureuse d'un prince en plastique…" Ainsi va la vie au fond des océans, pas toujours facile face aux multiples dangers d'origine animale ou végétale… ou humaine, les hommes étant les grands propagateurs de la pollution sur terre et sur mer. "Yoko la méduse" est ainsi un conte écologique nous menant sur un chemin maritime où sont mis aussi en jeu la tolérance, l'amour et l'amitié, la solidarité et la sauvegarde de la planète.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73958420-51439409.jpg?v=1688926948" alt="•Off 2023• "Yoko, la méduse amoureuse d'un sac plastique" Amours écologiques au fond des océans" title="•Off 2023• "Yoko, la méduse amoureuse d'un sac plastique" Amours écologiques au fond des océans" />
     </div>
     <div>
      Qui dit méduse… dit océan ! Qui dit sac en plastique… dit objet polluant ! Ici, la rencontre de Yoko la méduse, au moment où elle se retrouve prisonnière de deux anémones de mer, avec Tchip le sac en plastique va bouleverser un petit coin d'océan Pacifique, à proximité de la petite île imaginaire de Koko-Sushi. Ils tombent amoureux. Malheur à eux ! Car, comme Roméo et Juliette, ils appartiennent à deux clans rivaux qui se détestent.       <br />
              <br />
       Le conte va être alors le prétexte de différents combats, celui de l'amour bien sûr, mais seront aussi convoqués, à la table des sentiments, des valeurs à défendre, l'amitié, la tolérance, la solidarité, la fraternité entre espèces, la liberté, la désobéissance salvatrice, etc. Et, en fil rouge porteur d'urgence, la préservation écologique des océans, de leurs flores, de leurs faunes, bref comme un cri aquatique pour sauver la planète.       <br />
              <br />
       Débute alors, avec toutes les valeurs ci-dessus nommées sous-jacentes, l'aventure extraordinaire de Yoko qui la conduira, par-delà le monde sans lumière au plus profond de la mer, vers l'univers inconnu des abysses, à la recherche de la source de vie, puis elle concoctera avec Tchip et ses amis, un plan pour sauver notre terre bleue, entre autres péripéties.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73958420-51439413.jpg?v=1688926979" alt="•Off 2023• "Yoko, la méduse amoureuse d'un sac plastique" Amours écologiques au fond des océans" title="•Off 2023• "Yoko, la méduse amoureuse d'un sac plastique" Amours écologiques au fond des océans" />
     </div>
     <div>
      Cela permettra de faire connaissance, notamment, avec Bernard (l'Hermite) le &quot;créateur&quot; et son centre de conception du vivant, le père de Tchip, une ancienne sandale brésilienne, quelques curieux poissons… et des méduses bien sûr, mi-animal mi-végétal qui, normalement, sont dépourvues de cœur… sauf qu'ici, nous sommes dans une fable !       <br />
              <br />
       Et c'est là qu'est la force du texte de Thomas Cannariato qui associe à la perfection, dans la forme classique du conte, les sources fertiles de l'imaginaire et de l'extravagance à la cruelle réalité de la pollution humaine – à laquelle encore aujourd'hui une partie de l'humanité reste sourde – qui fera, selon certaines études scientifiques, qu'en 2050, il y aura plus de plastiques que de poissons dans les océans.       <br />
              <br />
       Le déroulement du récit est finement séquencé, avec des scènes courtes et des enchaînements rapides, n'altérant pas la compréhension de l'histoire. La mise en scène est fluide, en totale cohérence avec le propos et Madlyn Farjot a fait le choix, en plus de l'interprétation théâtrale, d'apporter à sa mise en scène le chant et la danse. Pour cette dernière expression artistique, Léa Bridarolli (comédienne et danseuse) nous offre avec beaucoup de grâce, tout en simplicité et justesse, quelques moments chorégraphiés très réussis. L'ensemble de la distribution est au diapason quant au jeu, laissant &quot;transpirer&quot; leur enthousiasme à porter, avec différentes émotions, cette histoire marine.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73958420-51439432.jpg?v=1688927008" alt="•Off 2023• "Yoko, la méduse amoureuse d'un sac plastique" Amours écologiques au fond des océans" title="•Off 2023• "Yoko, la méduse amoureuse d'un sac plastique" Amours écologiques au fond des océans" />
     </div>
     <div>
      On peut sans aucun problème donner un &quot;satisfécit&quot; à Cécile Kou pour la très belle scénographie qu'elle a imaginée dans laquelle sont utilisés des rubans lumineux LEDs multicolores. Se modifiant en fonction des ambiances à créer, ils structurent l'imaginaire pour des voyages océaniques à rêver – les enfants y seront très sensibles – et, sans tomber dans la facilité, ils sont employés tant pour les décors sous-marins que pour représenter les poissons, crustacés et autres mollusques fluorescents résidant au cœur des profondeurs… du plus bel effet ! Les variations de bleu utilisées sont bluffantes pour créer l'atmosphère des grands fonds marins avec une étonnante représentation &quot;virtuelle&quot; des abysses.       <br />
              <br />
       Sans conteste, l'un des spectacles du off parfaitement dédié à la famille et au jeune public à partir de six ans.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Yoko, la méduse amoureuse d'un sac plastique"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73958420-51439435.jpg?v=1688927038" alt="•Off 2023• "Yoko, la méduse amoureuse d'un sac plastique" Amours écologiques au fond des océans" title="•Off 2023• "Yoko, la méduse amoureuse d'un sac plastique" Amours écologiques au fond des océans" />
     </div>
     <div>
      Texte : Thomas Cannariato       <br />
       Mise en scène et chorégraphie : Madlyn Farjot.       <br />
       Avec : Léa Bridarolli, François Auger, Julie Manautines et Thomas Cannariato.       <br />
       Par la Cie Pliez Bagage.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <b>Sélection officielle Phénix Festival</b>       <br />
       Vu en juin 2023 au Studio Hébertot, Paris 17e.       <br />
       <a class="link" href="https://phenixfestival.com/" target="_blank">&gt;&gt; phenixfestival.com</a>       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2023•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 29 Juillet 2023.</span>       <br />
       Tous les jours à 10 h. Relâche le jeudi.       <br />
       Théâtre La Luna, Salle 2, 1, rue Séverine, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 90 86 96 28.       <br />
       <a class="link" href="https://www.quartier-luna.fr/" target="_blank">&gt;&gt; quartier-luna.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/73958420-51439409.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2023-Yoko-la-meduse-amoureuse-d-un-sac-plastique-Amours-ecologiques-au-fond-des-oceans_a3658.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>•Off 2021• Pièce en plastique Rififi chez les bobos, du plastic qui fait long feu…</title>
   <pubDate>Fri, 30 Jul 2021 22:37:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2021]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Et pourtant, tous les ingrédients étaient réunis pour créer une comédie grinçante, voire explosive fustigeant les travers d'une catégorie dont on ne se lasse pas de voir - au théâtre ou au cinéma - épingler les ridicules… Plaisir de voir moquer les travers du voisin, projetés sur scène, pour s'en sentir soi-même dans la vraie vie en partie dédouanée… C'est, depuis Molière, le bénéfice attendu de la représentation et le public d'Avignon présente sociologiquement les caractéristiques pour rire de lui-même dans le miroir tendu de la boboïsation des comportements…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/58019405-42897087.jpg?v=1627681774" alt="•Off 2021• Pièce en plastique Rififi chez les bobos, du plastic qui fait long feu…" title="•Off 2021• Pièce en plastique Rififi chez les bobos, du plastic qui fait long feu…" />
     </div>
     <div>
      Sauf que là, au-delà des intentions sans conteste louables, le projet semble ne pas atteindre son objectif. En effet, si la caricature a pour intérêt de grossir le trait sans en déformer l'esprit, c'est pour mieux donner à voir les caractéristiques d'un personnage ou d'une situation. Lorsque la caricature déborde de partout, accumulant les clichés empilés les uns sur les autres, on arrive vite à une saturation de l'espace rendant peu propice l'émergence de la moindre réflexion critique. Un peu comme dans certaines séries télévisées des années anciennes où les rires enregistrés ponctuaient l'enchaînement effréné des gags…       <br />
              <br />
       Les personnages, on en accepte l'augure, sont sans exception des stéréotypes, caricatures de leur caricature. D'abord, le couple de bobos confortablement installé dans leur existence et ayant envie d'émotions plus excitantes… Lui est médecin et aurait rêvé d'être &quot;sans frontières&quot; ; elle, faisant du crochet à la maison, aurait rêvé être artiste, aussi héberge-t-elle par procuration un cynique fat voulant révolutionner l'art à partir d'un concept domestique éminemment grotesque. Ensuite, le fils de la maison, un gentil bonhomme bourré d'hormones en gestation faisant qu'il n'a pas encore choisi s'il était garçon ou fille (oui la case est bien cochée, l'identité genrée trouve sa place), se baladant avec une perche à selfie dont il fait un usage &quot;ciblé&quot;, toujours coiffé du même inénarrable bonnet Disneyland à oreilles.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/58019405-42897089.jpg?v=1627681848" alt="•Off 2021• Pièce en plastique Rififi chez les bobos, du plastic qui fait long feu…" title="•Off 2021• Pièce en plastique Rififi chez les bobos, du plastic qui fait long feu…" />
     </div>
     <div>
      Enfin l'artiste (cf. plus haut) gardant à sa sortie de burn out - c'est très mode, voyez-vous, quand on est artiste d'être &quot;surbooké torturé&quot; - une suffisance à toutes épreuves pour délivrer à tout va des leçons existentielles, c'est à lui qu'échoit naturellement le rôle du vrai faux philosophe embarqué. Et, cerise sur le gâteau, Éros étant comme chacun sait la clef de voûte de l'énergie créatrice, ce cynique nique tout ce qui passe à sa portée y compris, on l'aura compris, la femme de son hôte.        <br />
              <br />
       Heureusement, une nouvelle femme de ménage (l'autre, dénommée Fatou et de surcroît malienne, une très gentille fille au demeurant, ayant dû être congédiée par Madame pour insuffisance d'image dommageable à l'image de la maisonnée, à contrecœur certes, tout le monde doit avoir sa chance) fait son entrée dans ce panier de névrosés haut de gamme… et sa présence va rebattre les cartes - qui l'eût cru !       <br />
              <br />
       De situations présentant autant de surprises que de voir la &quot;bourge&quot; bio sur le retour donner &quot;habilement&quot; à la femme de ménage ses robes offertes par son amant artiste lors de voyages à l'étranger pour &quot;vernissâges&quot; - ce qui ne plaît guère ni à l'artiste, ni au mari cocu -, le père s'emparer du téléphone portable du fils ayant filmé nue la femme de ménage se douchant dans la salle de bains (oui, les pauvres puent, c'est connu !), prenant tout son temps, lui le pater familia, pour se rincer l'œil, l'artiste partir dans un discours de haut vol sur la production de merde du système capitalo-machin chose, etc., etc., etc. - tout ça évidemment étant à prendre &quot;au-se-cond-de-gré&quot; (clin d'œil appuyé) -, on chemine cahin-caha vers la délivrance représentée par l'effondrement systémique de ce beau monde…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/58019405-42897090.jpg?v=1627681814" alt="•Off 2021• Pièce en plastique Rififi chez les bobos, du plastic qui fait long feu…" title="•Off 2021• Pièce en plastique Rififi chez les bobos, du plastic qui fait long feu…" />
     </div>
     <div>
      … Le bouquet final de l'exposition culinairo-plastiquo-sociétal où, saouls comme pas un, tous &quot;s'endorment&quot; sous l'œil amusé de la femme de ménage n'étant pas pour rien dans cette hécatombe… Et encore, a-t-on fait grâce dans cet exposé rapide de procédés hilarants mâtinés de pincées de vulgarité gaillarde - il faut bien un peu s'encanailler comme les bourgeois de l'autre siècle, cher public averti - de l'artiste posant en pied, nu comme un ver sous son peignoir ouvert, si ce n'est le sexe et ses contrepoids naturels entourés de gros scotchs avec inscrit en gros - belle intention en direction des myopes - &quot;Censure&quot;. Le même artiste décidément coquin, inscrira par la suite sur sa ceinture le nom de &quot;Zemmour&quot;, on n'en revient pas devant un public &quot;bogo&quot;, bourgeoisie gauchiste, d'avoir pu oser une telle hardiesse politique fustigeant le polémiste extrême droitier…       <br />
              <br />
       &quot;Et pourtant, tous les ingrédients étaient réunis pour créer une comédie grinçante, voire explosive fustigeant…&quot;, etc. Faute d'avoir suffisamment approfondi sa &quot;note d'intention&quot;, la compagnie s'est sans doute laissé déborder là par sa fougue oubliant un peu trop vite que le boulevard (sic) n'est pas un art aisé, sous peine de tomber dans un autre registre de programmation, dont deux théâtres pour le moins sur Avignon ont l'exclusivité (les deux commencent par les mêmes lettres, Pa pour les distraits). Ceci n'est donc aucunement une mise au pilori, mais une modeste invitation à revoir sa copie. Peut (sans nul doute) mieux faire que cette &quot;ode à l'art qui se regarde elle-même, et se regardant, disparaît&quot;.       <br />
              <br />
       <b>Vu le mardi 27 juillet au Théâtre Le 11 à Avignon.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Pièce en plastique"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/58019405-42897100.jpg?v=1627681895" alt="•Off 2021• Pièce en plastique Rififi chez les bobos, du plastic qui fait long feu…" title="•Off 2021• Pièce en plastique Rififi chez les bobos, du plastic qui fait long feu…" />
     </div>
     <div>
      Texte : Marius von Mayenburg.       <br />
       Traduction : Mathilde Sobotche.       <br />
       Mise en scène : Adrien Popineau.       <br />
       Avec : Constance Carrelet, Julien Muller, Charles Morillon, Alexiane Torres, Auguste Yvon.       <br />
       Scénographie : Fanny Laplane.       <br />
       Création lumière : François Leneveu.       <br />
       Création vidéo : Colin Bernard.       <br />
       Création musicale : James Champel.       <br />
       Régie : Léo Delorme.       <br />
       Par la Compagnie Les messagers.       <br />
       À partir de 12 ans.       <br />
       Durée : 1 h 25.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2021•</b>       <br />
       <b>A été représenté du 7 au 29 juillet 2021.</b>       <br />
       Tous les jours à 13 h 20, relâche les 12, 19 et 26 juillet.       <br />
       Théâtre Le 11, Salle 3, 11, boulevard Raspail, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 84 51 20 10 .       <br />
       <a class="link" href="https://www.11avignon.com/" target="_blank">&gt;&gt; 11avignon.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/58019405-42897087.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2021-Piece-en-plastique-Rififi-chez-les-bobos-du-plastic-qui-fait-long-feu_a3040.html</link>
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   <title>"Pièce en plastique" Un jeu de dépassement perpétuel de la provocation et de l'outrage</title>
   <pubDate>Sat, 18 Jan 2020 09:30:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans "Pièce en plastique" de Marius von Mayenburg, mise en scène par Adrien Popineau, il y a côte à côte le père, la mère, le fils et l'ami de la famille. Ainsi que l'employée de service. Chargée de combler les vides et l'aigreur de vivre de ce quarteron. La pièce est hautement comique ou pathétique ou tragique : c'est selon. Tant le traitement effectué par l'auteur dépasse en fait la satire pour atteindre un vertigineux portrait du réel.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/41892951-35062539.jpg?v=1579337717" alt=""Pièce en plastique" Un jeu de dépassement perpétuel de la provocation et de l'outrage" title=""Pièce en plastique" Un jeu de dépassement perpétuel de la provocation et de l'outrage" />
     </div>
     <div>
      De prime abord, le spectateur est confronté à des types humains bouffis de confort et de conformismes confortés dans leurs préjugés par la peur du monde extérieur. L'adolescent est obèse et suicidaire, le médecin est débordé par ses tâches, son épouse collabore avec l'artiste contemporain, l'artiste contemporain est auto-&quot;suffisant&quot;. La femme de service observe dans le dévouement.       <br />
               <br />
       Le spectateur est d'abord submergé devant ce catalogue d'idées reçues déprimantes. Mais la mise en scène sait s'appuyer sur les accessoires de l'air du temps, appuyant les poncifs tout en #. Le jeu ne recule pas devant la caricature et est mené avec vivacité &quot;à la farce&quot;. Il fait confiance au développement du texte et l'accompagne dans sa progression, en souligne la virtuosité. À cet égard, la représentation de &quot;Marie-Madeleine et le Christ&quot; est de très belle facture kitsch néosulpicienne.       <br />
               <br />
       L'auteur, dans sa malignité, reprend pour ses personnages les ancestraux schémas ancillaires du théâtre de boulevard. Et c'est avec un grand intérêt et, peut-être, une joie cachée que le spectateur assiste à un jeu de la vérité dévastateur pour ces petits bourgeois qui rêvent la bohème. Ces &quot;young urban persons&quot; frénétiques dans leurs activités respectives, affreusement égoïstes et narcissiques, inaptes aux relations sociales amicales ou de travail, si maladroits dans l'exercice de l'autorité et de la confiance.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/41892951-35062545.jpg?v=1579337745" alt=""Pièce en plastique" Un jeu de dépassement perpétuel de la provocation et de l'outrage" title=""Pièce en plastique" Un jeu de dépassement perpétuel de la provocation et de l'outrage" />
     </div>
     <div>
      Dans une belle tradition de la farce, les situations sont inversées comme crêpes dans la cuisine. Les comédiens portent leurs personnages avec une joie et une énergie manifestes. Et c'est triomphante que la femme de ménage (Aïda Asgharzadeh) devient la muse, l'initiatrice, la confidente, la mère et des uns et des autres…       <br />
               <br />
       Quant à l'artiste contemporain (Charles Morillon), il connaît un traitement particulier et dans le texte et sur scène. Sa prestation, son œuvre, son ouvrage progressent dans la performance par autocélébration et provocation, et devient progressivement le personnage central.       <br />
               <br />
       Dans ce jeu de dépassement perpétuel de la provocation et de l'outrage, l'artiste trouve, au-delà de celui de l'histrion, le rôle de démiurge. Atteint de la folie suprême, le personnage abolit le quatrième mur, impose l'espace théâtral et, avec lui, le public, comme son œuvre ultime dans un effet… de théâtre garanti. Face au comédien qui joue le rôle en jubilant, le public saisi applaudit avec force devant les miroirs qui lui ont été tendus.       <br />
               <br />
       Assurément les grands ancêtres que sont Andy Warhol et sa minute de célébrité, Sophie Calle et ses auto-chromos, Maurizio Cattelan et sa banane scotchée ont été bien compris.       <br />
               <br />
       Et pour ce qui est de la suprématie de l'acte théâtral… Thomas Bernhard.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Pièce en plastique"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/41892951-35062551.jpg?v=1579337775" alt=""Pièce en plastique" Un jeu de dépassement perpétuel de la provocation et de l'outrage" title=""Pièce en plastique" Un jeu de dépassement perpétuel de la provocation et de l'outrage" />
     </div>
     <div>
      Texte : Marius Von Mayenburg, édité chez L'Arche.       <br />
       Traduction : Mathilde Sobottke.       <br />
       Mise en scène : Adrien Popineau.       <br />
       Avec : Aïda Asgharzadeh, Charles Morillon, Julien Muller, Cassandre Vittu de Kerraoul et Auguste Yvon.       <br />
       Scénographie : Fanny Laplane.       <br />
       Lumière : Francois Leneveu.       <br />
       Création sonore : James Champel.       <br />
       Vidéo : Colin Bernard.       <br />
       Coproduction La maison Maria Casares et le Théâtre de l'Étincelle.       <br />
       Durée : 1 h 40.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 au 28 janvier 2020.</span>       <br />
       Lundi et mardi à 21 h 15, dimanche à 15 h 30.       <br />
       Théâtre de Belleville, Paris 11e, 01 48 06 72 34.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredebelleville.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredebelleville.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Tournée</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/41892951-35062554.jpg?v=1579337806" alt=""Pièce en plastique" Un jeu de dépassement perpétuel de la provocation et de l'outrage" title=""Pièce en plastique" Un jeu de dépassement perpétuel de la provocation et de l'outrage" />
     </div>
     <div>
      17 mars 2020 : La Scène Nationale, Dieppe (76).       <br />
       20 mars 2020 : Théâtre de la Ville de Bernay (27).       <br />
       26 et 27 mai 2020 : Théâtre de l’Étincelle, Rouen (76).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/41892951-35062539.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Piece-en-plastique-Un-jeu-de-depassement-perpetuel-de-la-provocation-et-de-l-outrage_a2637.html</link>
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   <title>"How Long Is Now ?", un moment de cirque rare, novateur et audacieux</title>
   <pubDate>Fri, 15 Feb 2019 12:11:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gil Chauveau</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Cirque &amp; Rue]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Remarquée lors de nombreux festivals à travers le monde, de Setouchi au Japon à Édimbourg en Écosse en passant par Avignon, Dresde, Busan en Corée du Sud et bien sûr le festival des arts de Taipei, la troupe du Formosa Circus Art est de passage à Paris… pour malheureusement peu de jours.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/30748661-29232541.jpg?v=1550230176" alt=""How Long Is Now ?", un moment de cirque rare, novateur et audacieux" title=""How Long Is Now ?", un moment de cirque rare, novateur et audacieux" />
     </div>
     <div>
      Entre cirques contemporains, théâtre d'objets et performances plastiques/sculpturales, leur création &quot;How Long Is Now ?&quot; est un moment de spectacle singulier, terriblement original, ancré dans une réflexion existentielle sur la puissance de la société de surconsommation actuelle.       <br />
              <br />
       Tout commence par la réalisation anodine de pop-corn au four à micro-ondes. S'ensuit un étonnant numéro pour deux comédiens et tranches de pain de mie, entre ingurgitation bourrative et esquisse d'oreiller (!). Puis entrent en scène les balais, suivis pour le numéro suivant des sprays ménagers… C'est alors que la compréhension des actes créatifs du Formosa Circus Art (FOCA) se fait plus nette.       <br />
              <br />
       Les acrobates du FOCA, s'étant débarrassés des codes circassiens classiques - et superflus à leur sens - et des accessoires/agrès du cirque traditionnel, ont mis, en éléments structurants de leurs performances, les objets de la vie quotidienne sur le devant de la scène, tous ces articles qui, provocateurs et aguicheurs, trônent sur les rayons de nos supermarchés corrupteurs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/30748661-29232550.jpg?v=1550230225" alt=""How Long Is Now ?", un moment de cirque rare, novateur et audacieux" title=""How Long Is Now ?", un moment de cirque rare, novateur et audacieux" />
     </div>
     <div>
      Ici, les numéros de jonglage, d'acrobaties et d'équilibre se sont transformés en tableaux où les corps, dans des postures séquencées saccadées, des jeux gestiques, créent de multiples figures corporelles guidées par le placement des objets, sur, autour ou contre l'anatomie artistique. Et le résultat est toujours bluffant !       <br />
              <br />
       Via la liste des différents produits de consommation courante utilisés, en une variation d' &quot;Inventaire&quot; à la Prévert - chips de maïs, cintres, plaques de gazon artificiel, oranges, boîtes de conserve, table et fer à repasser, ventouse débouche évier, steak, etc. -, s'élabore un détournement artistique s'inspirant de la série des &quot;One minute sculptures&quot; de l'artiste autrichien Eric Wurm, filiation clairement revendiquée par la compagnie.       <br />
              <br />
       Mais cela convoque aussi, en approche plus &quot;politique&quot;, les travaux de Marcel Duchamp et son &quot;ready-made&quot; (associé au mouvement Dada) ou <span style="font-style:italic">&quot;objet usuel promu à la dignité d'objet d'art par le simple choix de l'artiste&quot; (1)</span>. Avec Duchamp, on l'a vu avec &quot;Roue de bicyclette&quot;, &quot;Porte-bouteilles&quot; ou &quot;Fontaine&quot;, ici on le découvre notamment avec le micro-ondes, la table de cuisine en formica ou les seaux en plastique. Tout devient dérisoire et dérision mais atteint des sommets esthétiques, comiques et expérimentaux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/30748661-29232558.jpg?v=1550230265" alt=""How Long Is Now ?", un moment de cirque rare, novateur et audacieux" title=""How Long Is Now ?", un moment de cirque rare, novateur et audacieux" />
     </div>
     <div>
      La particularité de ce spectacle est d'utiliser une construction burlesque, s'émancipant de la contrainte des rapports traditionnels entre homme et objet, où les numéros se déroulent et se succèdent dans une lenteur précieuse, comme si chaque composition demandait un maximum d'attention, de minutie, de technicité pour leur réalisation et leur réussite… Démontrant que l'expérimentation par les corps et les sens, des textures, des formes, des sons, des équilibres, de tous les architectures et sculptures possibles, offerts par les différents matériaux convoqués sur scène, revêt un enjeu particulier, celui de nouveaux apprentissages où se rencontre ce que nous transformons, ce que nous consommons et ce qui nous transforme.       <br />
              <br />
       &quot;How Long Is Now ?&quot; est un moment de cirque rare, novateur et audacieux, hors du territoire circassien habituel mais véritable œuvre artistique, muséale et terriblement talentueuse. C'est un espace nouveau s'ouvrant sur la poétique de l'objet, la chorégraphie sculpturale et la relation de l'artiste acrobate à la recherche d'une nouvelle variation de son art.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">(1) Dans le &quot;Dictionnaire abrégé du Surréalisme&quot;, André Breton, 1938.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"How long is now ?"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/30748661-29232566.jpg?v=1550230317" alt=""How Long Is Now ?", un moment de cirque rare, novateur et audacieux" title=""How Long Is Now ?", un moment de cirque rare, novateur et audacieux" />
     </div>
     <div>
      Nouveau cirque d'objets.       <br />
       Formosa Circus Art - Taïwan.       <br />
       Direction artistique : Baboo Liao.       <br />
       Chorégraphie : Tsung-Hsuan Lee.       <br />
       Scénographie : Chi-Tsung Wu.       <br />
       Musique : Chih-Hao Ko.       <br />
       Costumes : Ping-Hao Lin.       <br />
       Lumières : Cheng-Wei Teng, Fang-Yu Guo.       <br />
       Avec : Kaun-Ting Chen, Yue-Wei Hsu, Chao-Ming Huang, Wei-Chen Chao, Yuan-Yang Lo, Ching-Te Kuo, Chien-Hao Chang.       <br />
       Production : Chih-Wei Lin.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 14 au 17 février 2019</span>       <br />
       Jeudi et vendredi à 20 h, samedi à 18 h et dimanche à 17 h.       <br />
       Théâtre Claude Lévi-Strauss, musée du quai Branly - Jacques Chirac, Paris 7e, 01 56 61 70 00.       <br />
       <a class="link" href="http://www.quaibranly.fr/fr/" target="_blank">&gt;&gt; quaibranly.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/30748661-29232541.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/How-Long-Is-Now--un-moment-de-cirque-rare-novateur-et-audacieux_a2344.html</link>
  </item>

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