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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-03-17T01:44:02+01:00</dc:date>
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   <title>"T'es où ?" Avoir sa place, être à sa place, rester à sa place, être déplacé(e), prendre place…</title>
   <pubDate>Thu, 27 Mar 2025 12:23:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   "T'es où ?" est une pièce coécrite au plateau sur le thème de la place, thème qui, par ce qu'il recèle comme questions, intimes et politiques, singulières et universelles, est une question essentielle, que ce soit dans la famille, dans la société, dans le couple, dans le travail, etc.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87480715-62047694.jpg?v=1743074897" alt=""T'es où ?" Avoir sa place, être à sa place, rester à sa place, être déplacé(e), prendre place…" title=""T'es où ?" Avoir sa place, être à sa place, rester à sa place, être déplacé(e), prendre place…" />
     </div>
     <div>
      Décidément, ces intermèdes de la covid auront marqué bien des esprits et changé bien des choses dans la vie de tout un chacun ! C'est particulièrement le cas pour le metteur en scène Gabriel Debray et, à coup sûr, pour l'ensemble des comédiens et des artistes qui se sont sentis &quot;dépossédés de leur rôle&quot; et considérés comme des &quot;personnes non essentielles&quot; (sic).        <br />
              <br />
       Pour la plupart, sans doute, la place qu'ils occupaient dans la société a été incontestablement revisitée, reconsidérée, réinterprétée. Si, tant est que cela a pu aider la création, ne nous en plaignons pas… C'est indiscutablement le cas pour cette création.       <br />
              <br />
       &quot;T'es où&quot; est une pièce coécrite par Gabriel Debray, metteur en scène, et Chantal Pétillot, comédienne. Tous deux ont étoffé leur travail à partir d'improvisations lors d'une résidence au Théâtre Le Local en mars 2024. Puis une tournée dans le Lot-et-Garonne, en plein air, dans les rues, des représentations au Théâtre de l'Opprimé à Paris, en appartement, ou encore lors de rencontres professionnelles artistiques en Île-de-France, &quot;Scènes sur Seine&quot;, ont définitivement stabilisé le projet.       <br />
               <br />
       Les deux artistes ont déjà collaboré à l'occasion de deux précédents spectacles, &quot;Un amour sans résistance&quot; de Gilles Rozier et &quot;Le Pari de la Commune&quot;, spectacle de rue, écrit par Gabriel Debray lui-même, à partir de mots de certains acteurs de la Commune de Paris. Cette collaboration, on la perçoit dans le spectacle de manière intrinsèque…       <br />
              <br />
       Seule sur le plateau, la comédienne Chantal Pétillot condense, à bien y regarder, chacune et chacun d'entre nous ! Car qui peut se revendiquer de ne pas être &quot;quelque part&quot; à un moment de sa vie, dès lors que l'on pousse notre premier cri, captif ou libre d'être là plutôt qu'ailleurs, en fraternité ou contraint, emprisonné, rejeté ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87480715-62047695.jpg?v=1743074913" alt=""T'es où ?" Avoir sa place, être à sa place, rester à sa place, être déplacé(e), prendre place…" title=""T'es où ?" Avoir sa place, être à sa place, rester à sa place, être déplacé(e), prendre place…" />
     </div>
     <div>
      Il fallait y penser, tout de même, à écrire et à poursuivre l'écriture &quot;covidée&quot; par le jeu sur un tel thème aussi large, aussi &quot;presque banal&quot;… Pourtant, le résultat est très probant à plusieurs moments. Bouleversant. Déstabilisant aussi.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;C'est quand je suis revenue de mon congé maternité que j'ai vu que j'avais été déplacée.       <br />
       Personne ne m'avait rien dit… Dans mon bureau, il y avait quelqu'un ! On m'a dit que j'avais été absente relativement longtemps et qu'il avait fallu me remplacer (…)&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Avec sa chevelure rousse flamboyante et ses yeux bleus qui fixent le public, sous des faux airs parfois enfantins ou clownesques, la comédienne parvient très sensiblement à donner corps aux marginalisés(es) de notre société, aux vulnérables. À ceux qui ne l'ont pas toujours été, mais le sont devenus.       <br />
              <br />
       La réflexion touche en plein cœur les spectateurs qui s'interrogent, écoutent, entendent ce qui est dit intelligemment, et l'effet de miroir opère. Encore une fois, si cette situation inédite de la pandémie a pu enfanter à ce point la création, gageons qu'un autre le ferait aussi. Le processus créatif ne tient bien souvent qu'à un fil, à une porte qu'on ne peut ouvrir que pour s'en éloigner de quelques mètres. Dans tous les cas, à un nécessaire retour sur soi, humaniste comme cette pièce. Encore faut-il que la réflexion mûrisse et puisse être portée !       <br />
              <br />
       Pour cette création particulière, c'était sans compter sur le talent et le charisme de Chantal Pétillot, son professionnalisme artistique et ce supplément d'âme qui participent à ce qu'elle ait incontestablement sa place dans &quot;T'es où&quot;, devant nous. La silhouette de Gabriel Debray et sa sacoche aux mots pour les maux en bandoulière, bien en place lui aussi.       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"T'es où ?"</b></div>
     <div>
      Théâtre contemporain - Seule en scène.       <br />
       Texte coécrit au plateau par Gabriel Debray et Chantal Pétillot à partir d’improvisations.       <br />
       Mise en scène : Gabriel Debray.       <br />
       Avec : Chantal Pétillot.       <br />
       Tout public à partir de 10 ans.       <br />
       Durée : 1 heure.       <br />
       Compagnie Ombre en Lumière.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 9 au 13 avril 2025.</span>       <br />
       Mercredi au samedi au 20 h 30, dimanche à 17 h.       <br />
       Théâtre de l'Opprimé, Paris 12e, 01 43 45 45 74.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredelopprime.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredelopprime.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/T-es-ou-Avoir-sa-place-etre-a-sa-place-rester-a-sa-place-etre-deplace-e--prendre-place_a4180.html</link>
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   <title>Festival "Chahuts", des arts de la parole aux élans du corps, une pléiade de propositions "savamment populaires"</title>
   <pubDate>Thu, 22 Jun 2023 19:49:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Rendez-vous annuel très prisé du Quartier Saint-Michel, le Festival "Chahuts" constitue la vitrine festive d'une action au long cours mobilisant toute l'année les "personnes invisibilisées" autour de rencontres porteuses d'émancipation. Durant une dizaine de jours de ce début juin, gratuites ou à prix réduits, les manifestations artistiques en "tous genres" (et toutes de qualité) irriguent ce quartier éminemment populaire de Bordeaux. Voici quelques-unes d'entre elles, reflétant l'esprit frondeur de ces Chahuts propres à bousculer la tendance endémique à l'assoupissement présent.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73657005-51248817.jpg?v=1687459559" alt="Festival "Chahuts", des arts de la parole aux élans du corps, une pléiade de propositions "savamment populaires"" title="Festival "Chahuts", des arts de la parole aux élans du corps, une pléiade de propositions "savamment populaires"" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Le banquet du Risque"</strong></span> inaugure la 32ᵉ édition en conviant chacune et chacun au partage d'une "tablée fantastique". Dans l'îlot verdoyant du square Dom Bedos du TnBA, face aux convives attablés, des défilés haut en couleurs sont risqués avec bonheur par des invitées de la Maison des Femmes, trouvant dans ces tableaux vivants le lieu d'une "re-connaissance". En fond de jardin, sous le fronton de "la foire aux risques", une aire d'improvisations propose plusieurs attractions invitant - en toute liberté créative - au risque envié d'être soi.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Cabane"</strong></span>, de la Compagnie Ola, se présente comme une installation sonore et visuelle en cours de réalisation. Depuis mars 2022, autour d'Anne-Cécile Paredes, l'équipe artistique à la recherche de paroles vives de détenus(es) s'immerge dans la Maison d'arrêt de Gradignan près de Bordeaux. Au travers d'ateliers d'écriture et avec une qualité d'écoute qu'aucun préjugé ne vient parasiter, elle recueille "de l'intérieur" des récits de vie orientés vers la quête d'un à-venir propre à soutenir les pensionnaires dans leur traversée du monde carcéral.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73657005-51248904.jpg?v=1687459843" alt="Festival "Chahuts", des arts de la parole aux élans du corps, une pléiade de propositions "savamment populaires"" title="Festival "Chahuts", des arts de la parole aux élans du corps, une pléiade de propositions "savamment populaires"" />
     </div>
     <div>
      Huit hautparleurs dominant chacun une photographie recomposée selon la fantaisie de leur auteur diffusent les paroles à vif de ces "inclus" désireux de faire entendre leur voix au-delà des épais murs qui les séparent de la vie extérieure. Reliés par la voix, elle aussi, enregistrée de l'artiste évoquant les dédales de l'univers carcéral avec ses interminables couloirs, ses multiples portes et contrôles à franchir, les témoignages résonnent comme des éclats d'humanité ne pouvant être tus… sous peine de nous couper de l'existence de nos "frères humains qui après nous vivez" (échos atemporels de "La Ballade des Pendus" de François Villon), sous peine encore de nous priver de l'essence de notre fragile humanité à tous.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"C.R.A.S.H. d'après l'affaire dite de Tarnac"</strong></span>, de la Compagnie Hors Jeu, reconstitue de manière très libre - et pour autant pétrie de vérité judiciaire - le procès de ces jeunes gens d'un village de Corrèze, taxés d'ultra-gauche par un pouvoir en quête de trouver "coûte que coûte" des coupables au sabotage de caténaires d'une ligne à grande vitesse… Malgré dix longues années de procédures rocambolesques et de milliers de feuillets en portant traces (minutes des actes enfermées précieusement dans les centaines de cartons empilés faisant office de décor), les preuves à charge se sont avérées inexistantes, débouchant le 12 avril 2018 sur la relaxe des prévenus. Tout ça pour ça, serait-on tenté de dire…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73657005-51252928.jpg?v=1687506648" alt="Festival "Chahuts", des arts de la parole aux élans du corps, une pléiade de propositions "savamment populaires"" title="Festival "Chahuts", des arts de la parole aux élans du corps, une pléiade de propositions "savamment populaires"" />
     </div>
     <div>
      Et c'est justement l'aspect hautement absurde de cette invraisemblable affaire d'État dont vont s'emparer avec envie les deux comédiennes et trois comédiens - interprétant tour à tour les différents rôles de cette pantalonnade tragi-comique, avec changement de vêtements à vue - pour, dans un jeu mêlant facétieusement plaidoiries, saillies verbales et combats à mains nues, nous entrainer dans les arcanes vertigineux d'une Justice marchant ostensiblement sur la tête. Ainsi, l'humour toujours présent agira comme un antidote aux tribulations judiciaires s'autoalimentant de la suffisante incompétence d'un juge anti-terroriste ou encore d'une influente ministre droite dans ses bottes. La construction ubuesque du récit officiel du danger terroriste ira jusqu'à convoquer le &quot;Kill Bill&quot; de Tarantino pour donner lieu - sur les tréteaux dressés en plein air - à des escarmouches d'anthologie.       <br />
              <br />
       Au-delà du plaisir réel pris à la vue de ces interprétations hautes en couleurs, le message concernant la fabrique du mensonge à l'échelle d'État est &quot;délivré&quot; de la gangue qui le maintenait prisonnier. Ainsi, démontés un à un les rouages de cette mémorable falsification, il restera au rap final de proposer un mantra propre à faire échec aux tentatives totalitaires de l'ordre en place. Risquer l'engagement contre l'ordre établi…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73657005-51252929.jpg?v=1687507222" alt="Festival "Chahuts", des arts de la parole aux élans du corps, une pléiade de propositions "savamment populaires"" title="Festival "Chahuts", des arts de la parole aux élans du corps, une pléiade de propositions "savamment populaires"" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Le Pédé"</strong></span>, du Collectif Jeanine Machine de Brice Lagenèbre, propose une déambulation libertaire dans le quartier Saint-Michel - un espace public, là où s'originent les luttes contre les discriminations homosexuelles - à grand renfort de références historiques. Armé d'un humour désarmant, il entraine à sa suite le cortège de spectatrices et spectateurs devenant, de fait, militantes et militants des causes émancipatrices.       <br />
              <br />
       Conçu comme un chemin - non de croix, mais menant vers un édénique Jardin des Délices - le parcours borné par les hauts faits de cette gay pride "historique" rembobine tout au long de son trajet les moments phares des luttes homosexuelles… États-Unis, fin des années soixante, le voguing comme repaire pour les gays latino et afro-américains persécutés… Stonewall Inn dans le quartier de Greenwich Village. Derrière les portes de ce monument (pause devant un imposant immeuble bordelais), un abri paradisiaque pour pouvoir vivre son homosexualité dans le plaisir partagé de rencontres exaltées… Les émeutes violentes de Stonewall déclenchées par les raids policiers du 28 juin 1969 embarquant manu militari tout ce monde de la nuit… Un an après, première Pride new-yorkaise commémorant Christopher Street Day, le soulèvement des minorités sexuelles contre l'arbitraire de la police rue Christopher…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73657005-51253023.jpg?v=1687507311" alt="Festival "Chahuts", des arts de la parole aux élans du corps, une pléiade de propositions "savamment populaires"" title="Festival "Chahuts", des arts de la parole aux élans du corps, une pléiade de propositions "savamment populaires"" />
     </div>
     <div>
      Retour à Paris, le 10 mars 71, Salle Pleyel où Brice, campant une Ménie Grégoire au rouge à lèvres appuyé et boucles d'oreilles à l'unisson, flanquée d'un psychanalyste et d'un prêtre consensuels, égrène d'une voix mielleuse ses préjugés homophobes : <span style="font-style:italic">&quot;L'homosexualité, ce douloureux problème…&quot;</span>. La foule, alors conviée à jouer les femmes et les hommes LGBTQI+, interrompt bruyamment l'émission &quot;Allô Ménie&quot; pour créer dans le même élan le Fhar, le Front homosexuel d'action révolutionnaire…       <br />
              <br />
       Et ainsi de suite, les épisodes se succèdent, actant les étapes clefs de ces luttes, suscitant de vives oppositions, et pas seulement chez les bourgeois réacs, mais aussi au sein de la classe ouvrière. Arrive 82 et le sit-in devant l'Assemblée Nationale… Tous assis sur les pavés, nous assistons au résultat du vote de la loi défendue par Gisèle Halimi : L'homosexualité est dépénalisée ! Après l'espoir, viendront les terribles années quatre-vingt et le V.I.H… Allongés au sol, nous respectons la minute de silence en mémoire de la personne par minute mourant du sida. Puis 99, le PACS. 2013, le mariage pour tous… Et les autres luttes encore à mener… Une salutaire invitation à risquer l'audace pour défendre la liberté d'être sans entraves.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73657005-51253123.jpg?v=1687508455" alt="Festival "Chahuts", des arts de la parole aux élans du corps, une pléiade de propositions "savamment populaires"" title="Festival "Chahuts", des arts de la parole aux élans du corps, une pléiade de propositions "savamment populaires"" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Jamais dormir"</strong></span>, de la Cie L'Annexe de Baptiste Amann, s'adresse à toutes celles et ceux qui ont gardé intacte la faculté de s'évader du monde tel qu'il est… pour rêver "en toute conscience" d'un monde à la dimension de leurs aspirations. Ainsi, si cette forme théâtrale est annoncée "à partir de sept ans", elle concerne tout autant les adultes… du moins ceux qui n'ont pas renoncé à leurs rêves de vivre pleinement, en faisant crânement face au monde tel qu'il va (ou ne va pas).       <br />
              <br />
       Du haut d'un lit superposé où elle règne en capitaine d'un vaisseau fantôme et sœur secrète d'un nuage, l'héroïne de huit ans (jouée à merveille par une adulte), bonnet à oreilles vissé sur une tête aux expressions inspirées, s'adresse d'abord à ses peluches doudous alignées… pour leur déverser un flot d'horreurs. <span style="font-style:italic">"Tu aurais pu te laver les oreilles… T'es qui toi : une vache ou un zèbre ? T'es moche, tu passes derrière, c'est la règle…"</span>, autant de paroles sulfureuses qu'elle a pu naguère entendre… et qu'elle s'empresse de "rejouer" afin de ne pas avoir à en supporter les effets délétères, elle qui <span style="font-style:italic">"habite une maison où d'autres enfants comme (elle) ont été placés".</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73657005-51253150.jpg?v=1687508480" alt="Festival "Chahuts", des arts de la parole aux élans du corps, une pléiade de propositions "savamment populaires"" title="Festival "Chahuts", des arts de la parole aux élans du corps, une pléiade de propositions "savamment populaires"" />
     </div>
     <div>
      Dans l'adresse directe aux enfants (et adultes) qui suit cette confidence délivrée au creux de l'oreille, elle propose un remède à l'enfermement : <span style="font-style:italic">&quot;Tu t'es jamais dit que si on te demande de fermer les yeux la nuit, c'est pour te cacher des choses ?&quot;</span>. La nuit, c'est l'envers du décor, c'est fait pour voir de l'autre côté du monde… Et nous voilà embarqués en sa compagnie dans une traversée poétique et héroïque où Thalia (en grec, &quot;fleurissante ou abondante&quot;, un prénom qui lui va bien, elle qui déborde en tous sens…) sera notre fantas(ti)que guide.       <br />
              <br />
       Sèche-cheveux en mains, elle fera lever le vent de l'imaginaire… Dès lors, enfermés dans une machine à laver gigantesque, transportés sur une mer déchainée, nous serons invités à franchir la porte des mondes engloutis en évitant un poulpe maléfique nommé Mélancolia… En effet, à la recherche du temps perdu, surtout ne pas s'abîmer dans les fonds marécageux de souvenirs glauques, mais, tout au contraire, convoquer la puissance de l'imagination débridée pour s'évader du monde extérieur… Et même si, au fond de soi, on sait que le monde inventé a été fabriqué de toutes pièces, se dire comme cette petite fille délurée que <span style="font-style:italic">&quot;si ça n'existe pas, ça me fait exister&quot;</span>… Une forme subtile et vivifiante qui porte haut le désir de théâtre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73657005-51253218.jpg?v=1687509060" alt="Festival "Chahuts", des arts de la parole aux élans du corps, une pléiade de propositions "savamment populaires"" title="Festival "Chahuts", des arts de la parole aux élans du corps, une pléiade de propositions "savamment populaires"" />
     </div>
     <div>
      <b>Festival Chahuts, arts de la parole et espace public,        <br />
       Quartier Saint-Michel et au-delà, à Bordeaux.       <br />
       A eu lieu du 7 au 17 juin 2023.</b>       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Le banquet du Risque"</strong></span>       <br />
       Avec : Cécile Maurice, Julie Brunie Tajan, et les bénévoles complices.       <br />
       Durée : 3 h.       <br />
       Square Dom Bedos, mercredi 7 juin à 19 h.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Cabane"</strong></span>       <br />
       Compagnie Ola (Nouvelle-Aquitaine).        <br />
       Équipe artistique : Geneviève Rando, Johann Mazé, Anne-Cécile Paredes.       <br />
       Régisseur son : Pierre-Alain Pous.       <br />
       Durée : 40 minutes.       <br />
       La Manuco, vernissage le jeudi 8 juin à 20 h 30, puis du 8 au 10 et du 14 au 17 juin en continu de 9 h à 19 h.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"C.R.A.S.H. d'après l'affaire dite de Tarnac"</strong></span>       <br />
       Compagnie Hors Jeu (Nouvelle-Aquitaine).       <br />
       Texte et mise en scène : Sophie Lewisch.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73657005-51253259.jpg?v=1687509089" alt="Festival "Chahuts", des arts de la parole aux élans du corps, une pléiade de propositions "savamment populaires"" title="Festival "Chahuts", des arts de la parole aux élans du corps, une pléiade de propositions "savamment populaires"" />
     </div>
     <div>
      Avec : Nadine Bechade, Emmanuel Bodin, Florentin Martinez, Charles Pommel, Sophie Lewisch.       <br />
       Dramaturgie : Mariette Navarro.       <br />
       Scénographie : Sylvain Descazot.       <br />
       Création son : Samuel Bourdeix.       <br />
       Création lumière : Vincent Carpentier.       <br />
       Costumes : Noémie Laurioux &amp; Sandra Besnard.       <br />
       Graphisme : Camille Ulrich.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
       Square Dom Bedos, samedi 10 juin à 20 h 30.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Le Pédé"</strong></span>       <br />
       Collectif Jeanine Machine (Auvergne-Rhône-Alpes).       <br />
       De et avec : Brice Lagenèbre.       <br />
       Durée : 2 h 15.       <br />
       Déambulation Quartier Saint-Michel, mercredi 14 juin à 18 h.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Jamais dormir"</strong></span>       <br />
       L'Annexe (Nouvelle-Aquitaine).       <br />
       De Baptiste Amann.       <br />
       Durée : 45 minutes.       <br />
       Marché des Douves, samedi 17 Juin à 11 h et 14 h 30.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/73657005-51248817.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Festival-Chahuts--des-arts-de-la-parole-aux-elans-du-corps-une-pleiade-de-propositions-savamment-populaires_a3622.html</link>
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   <title>L'héritage du mime Marceau est encore et toujours, oh joie !, un langage universel</title>
   <pubDate>Wed, 17 Oct 2018 09:09:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
   Dans un monde qui se cloisonne volontairement, et de plus en plus par les différences de richesses, de religions, de cultures, de couleurs de peau, de langues, de modes vestimentaires, de groupes ethniques, de mœurs, de sexes, d'âges… un langage capable d'être saisi et des histoires partagées par tous devient presque un miracle. Le mime est capable de ce miracle, comme la musique et d'autres arts transcendants.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/26601475-27273445.jpg?v=1539762412" alt="L'héritage du mime Marceau est encore et toujours, oh joie !, un langage universel" title="L'héritage du mime Marceau est encore et toujours, oh joie !, un langage universel" />
     </div>
     <div>
      Guérassim Dichliev est bulgare, il découvre le mime en 1989. En 1993, il est à Paris. Il entre à l'école de Marceau. Il en devient ensuite l'assistant. À l'image de son maître qui créa Bip, l'alter ego grâce auquel le mime Marceau entra dans tous les imaginaires, il revêt dans ce spectacle un personnage aux traits marqués, unique comme les grands clowns s'inventent leurs doubles de scènes qui autorisent leurs rires, leurs rêves, leurs paniques, leurs histoires.       <br />
              <br />
       C'est ainsi qu'il entre en jeu, comme un spectateur de plus, anonyme, jouant des coudes et des excuses pour finalement trouver sa place… comme le titre ironique du spectacle l'indique : &quot;Out of place&quot;. C'est aussi une entrée ludique dans l'univers tonitruant de ce personnage en manteau long, en chapeau, comme sorti d'un film en noir et blanc. Non, plutôt que de rentrer dans son univers, c'est plutôt le contraire qui arrive. L'univers du bonhomme envahi soudain tout. Et c'est un déferlement d'histoires, comme un rêve qui se transforme en cauchemar et le cauchemar en rêve et ainsi de suite.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/26601475-27273580.jpg?v=1539762457" alt="L'héritage du mime Marceau est encore et toujours, oh joie !, un langage universel" title="L'héritage du mime Marceau est encore et toujours, oh joie !, un langage universel" />
     </div>
     <div>
      Guérassim Dichliev est l'antithèse physique de Marceau qui forçait ses traits avec du maquillage. Guérassim Dichliev a ce qu'on appelle une tête, un visage démesuré dans l'expression, un paysage à lui tout seul. Pas besoin de maquillage : un sourire, un front qui se dresse, une commissure qui s'abaisse et c'est comme si toute l'ambiance du plateau passait d'un sentiment à un autre.       <br />
              <br />
       Le mime devient alors, grâce à une bande-son quasi constante, aussi drôle et délirant que certains cartoons américains de la grande époque, celle de Tex Avery. Les références ciné foisonnent. Les bruitages aussi. Le rêve cauchemar passe par ces interventions sonores pour malmener le héros de folies douces en folies sévères.       <br />
              <br />
       Et puis, le mime a de tels côtés Fernandel qu'il est difficile de ne pas finir par être en empathie totale. Car on revient toujours la même histoire touchante de l'être simple, timide et maladroit. Une filiation qui va de Charlot à Bip jusqu'au Grand Blond. Voilà l'occasion de découvrir un autre personnage de cette grande famille d'êtres qu'on a envie de serrer dans ses bras ou de partir avec, voir le monde d'un œil neuf.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Out of place"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/26601475-27273598.jpg?v=1539762521" alt="L'héritage du mime Marceau est encore et toujours, oh joie !, un langage universel" title="L'héritage du mime Marceau est encore et toujours, oh joie !, un langage universel" />
     </div>
     <div>
      De et avec Guérassim Dichliev.       <br />
       Mise en scène d'Édouard Dedessus Lemoutier.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 11 octobre au 11 novembre 2018.</span>       <br />
       Du jeudi au samedi à 19 h, dimanche à 17 h.       <br />
       Studio Hébertot, Paris 17e, 01 42 93 13 04.       <br />
       <a class="link" href="https://www.studiohebertot.com/" target="_blank">&gt;&gt; studiohebertot.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/26601475-27273445.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/L-heritage-du-mime-Marceau-est-encore-et-toujours-oh-joie--un-langage-universel_a2265.html</link>
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