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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
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   <title>"Bouvard et Pécuchet", farce aux frontières du tragique, avec la bêtise comme dimension philosophique</title>
   <pubDate>Fri, 08 Jun 2018 08:08:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Jérôme Deschamps met en scène "Bouvard et Pécuchet", la dernière œuvre, inachevée, de Gustave Flaubert, dans laquelle l'auteur dépeint les toquades, les velléités de connaissances non maîtrisées de ses contemporains qui, d'erreurs en déconvenues, entassent les impuissances et les rancœurs.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/22794714-25339314.jpg?v=1571837706" alt=""Bouvard et Pécuchet", farce aux frontières du tragique, avec la bêtise comme dimension philosophique" title=""Bouvard et Pécuchet", farce aux frontières du tragique, avec la bêtise comme dimension philosophique" />
     </div>
     <div>
      Jérôme Deschamps en garde la trame, en conserve quelques bribes, l'adapte au monde contemporain, tout en étant fidèle à une forme d'esprit satirique où l'absurde, l'humour et le sarcasme se tutoient.       <br />
              <br />
       Jérôme Deschamps est Pécuchet et Micha Lescot Bouvard. Quand Jérôme Deschamps roule des yeux à n'en plus finir, Micha Lescot brasse de l'air de ses longs bras et de ses longues jambes à l'infini.       <br />
              <br />
       Jamais méchants pour leurs personnages. C'est que, dans la traversée de l'œuvre, les comédiens atteignent des sommets d'autoparodie et ce dans une maîtrise totale de leur métier.       <br />
              <br />
       Il faut voir comme ils se <span style="font-style:italic">&quot;marionnettisent&quot;</span> et font surgir, par exemple, en trois tours de manège virtuel, un &quot;digest&quot; des grands rôles de Molière, comment Jérôme Deschamps s'enroule dans la robe d'un malade imaginaire pendant que Micha Lescot s'extrait du mouvement et joue les tartufferies, concrétisant une scène de Dom Juan devant une paysanne. Comment les deux croisent Pierre Dac et Francis Blanche ou proposent une vision de personnages beckettiens des plus convaincantes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/22794714-25339316.jpg?v=1571837800" alt=""Bouvard et Pécuchet", farce aux frontières du tragique, avec la bêtise comme dimension philosophique" title=""Bouvard et Pécuchet", farce aux frontières du tragique, avec la bêtise comme dimension philosophique" />
     </div>
     <div>
      Tous deux jouent dans le plaisir jusqu'à s'épater. Et produisent pour leurs personnages des variations subtiles. De l'ébahissement à la béatitude, à l'hébétude, ces deux-là sont appelés à devenir un couple de légende. Il y a le petit gros et le grand gringalet. Jérôme et Micha comme frères siamois.       <br />
              <br />
       En contre-pitres Lucas (Hérault) et Pauline (Tricot) composent un duo de travailleurs épuisés par la tâche se dandinant dans la mécanique des jours.       <br />
              <br />
       Dans ce spectacle et la succession des gags en rafale, les duettistes se révèlent incapables de s'adapter à toute réalité. Par tous les moyens de l'artifice du théâtre et de sa dynamique, la collision est irrésistible entre un état d'abrutissement et un stade avancé de l'idiotie. La farce est aux frontières du tragique.       <br />
              <br />
       Pourtant dans cette mise en scène, Jérôme Deschamps ne décrit pas, n'illustre pas la bêtise de manière dogmatique. En déclenchant un rire franc, le spectacle donne aussi et avant tout en partage le plaisir du métier de comédien. Avec en prime la bêtise comme dimension philosophique commune à tous.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Bouvard et Pécuchet"</b></div>
     <div>
      D'après le roman de Gustave Flaubert.       <br />
       Adaptation : Jérôme Deschamps.       <br />
       Mise en scène : Jérôme Deschamps, assisté d'Arthur Deschamps.       <br />
       Avec : Jérôme Deschamps, Lucas Hérault, Micha Lescot, Pauline Tricot.       <br />
       Costumes : Macha Makeïeff, assistée de Claudine Crauland       <br />
       Lumières : Bertrand Couderc, assisté de Julien Chatenet.       <br />
       Scénographie Félix Deschamps       <br />
       Accessoires : Sylvie Châtillon.       <br />
       Postiches et perruques : Cécile Kretschmar.       <br />
       Conception décors : Clémence Bezat.       <br />
       Fabrication des décors : Atelier Jipanco.       <br />
       Compagnie Jérôme Deschamps.       <br />
       Durée : 1 h 30       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 22 juin au 11 juillet 2018.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h 30, dimanche à 17 h.       <br />
       Espace Cardin, Théâtre de la Ville Hors les murs, Paris 8e, 01 42 74 22 77.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatredelaville-paris.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredelaville-paris.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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   <title>Une farce aux frontières du tragique, avec la bêtise comme dimension philosophique commune à tous</title>
   <pubDate>Tue, 03 Oct 2017 08:01:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
   Jérôme Deschamps met en scène "Bouvard et Pécuchet", la dernière œuvre, inachevée, de Gustave Flaubert, dans laquelle l'auteur dépeint les toquades, les velléités de connaissances non maîtrisées de ses contemporains qui, d'erreurs en déconvenues, entassent les impuissances et les rancœurs.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17432952-21926114.jpg?v=1507011562" alt="Une farce aux frontières du tragique, avec la bêtise comme dimension philosophique commune à tous" title="Une farce aux frontières du tragique, avec la bêtise comme dimension philosophique commune à tous" />
     </div>
     <div>
      Jérôme Deschamps en garde la trame, en conserve quelques bribes, l'adapte au monde contemporain, tout en étant fidèle à une forme d'esprit satirique où l'absurde, l'humour et le sarcasme se tutoient.       <br />
              <br />
       Jérôme Deschamps est Pécuchet et Micha Lescot Bouvard. Quand Jérôme Deschamps roule des yeux à n'en plus finir, Micha Lescot brasse de l'air de ses longs bras et de ses longues jambes à l'infini.       <br />
              <br />
       Jamais méchants pour leurs personnages. C'est que, dans la traversée de l'œuvre, les comédiens atteignent des sommets d'autoparodie et ce dans une maîtrise totale de leur métier.       <br />
              <br />
       Il faut voir comme ils se <span style="font-style:italic">&quot;marionnettisent&quot;</span> et font surgir, par exemple, en trois tours de manège virtuel, un &quot;digest&quot; des grands rôles de Molière, comment Jérôme Deschamps s'enroule dans la robe d'un malade imaginaire pendant que Micha Lescot s'extrait du mouvement et joue les tartufferies, concrétisant une scène de Dom Juan devant une paysanne. Comment les deux croisent Pierre Dac et Francis Blanche ou proposent une vision de personnages beckettiens des plus convaincantes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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      Tous deux jouent dans le plaisir jusqu'à s'épater. Et produisent pour leurs personnages des variations subtiles. De l'ébahissement à la béatitude, à l'hébétude, ces deux-là sont appelés à devenir un couple de légende. Il y a le petit gros et le grand gringalet. Jérôme et Micha comme frères siamois.       <br />
              <br />
       En contre-pitres Lucas (Hérault) et Pauline (Tricot) composent un duo de travailleurs épuisés par la tâche se dandinant dans la mécanique des jours.       <br />
              <br />
       Dans ce spectacle et la succession des gags en rafale, les duettistes se révèlent incapables de s'adapter à toute réalité. Par tous les moyens de l'artifice du théâtre et de sa dynamique, la collision est irrésistible entre un état d'abrutissement et un stade avancé de l'idiotie. La farce est aux frontières du tragique.       <br />
              <br />
       Pourtant dans cette mise en scène, Jérôme Deschamps ne décrit pas, n'illustre pas la bêtise de manière dogmatique. En déclenchant un rire franc, le spectacle donne aussi et avant tout en partage le plaisir du métier de comédien. Avec en prime la bêtise comme dimension philosophique commune à tous.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Bouvard et Pécuchet"</b></div>
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      D'après le roman de Gustave Flaubert.       <br />
       Adaptation : Jérôme Deschamps.       <br />
       Mise en scène : Jérôme Deschamps, assisté d'Arthur Deschamps.       <br />
       Avec : Jérôme Deschamps, Lucas Hérault, Micha Lescot, Pauline Tricot.       <br />
       Costumes : Macha Makeïeff, assistée de Claudine Crauland       <br />
       Lumières : Bertrand Couderc, assisté de Julien Chatenet.       <br />
       Scénographie Félix Deschamps       <br />
       Accessoires : Sylvie Châtillon.       <br />
       Postiches et perruques : Cécile Kretschmar.       <br />
       Conception décors : Clémence Bezat.       <br />
       Fabrication des décors : Atelier Jipanco.       <br />
       Compagnie Jérôme Deschamps.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 26 septembre a 10 octobre 2017       <br />
       et du 22 juin au 11 juillet 2018.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h 30, dimanche à 17 h.       <br />
       Plus lundi 9 octobre 2017 ; lundi 2 et 9 juillet 2018 à 20 h 30.        <br />
       Relâche : les dimanches 8 octobre 2017, 1er et 8 juillet 2018.       <br />
       Espace Pierre Cardin (Théâtre de la Ville Hors les Murs), Paris 8e, 01 42 74 22 77.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatredelaville-paris.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredelaville-paris.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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