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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-09-05T15:54:12+02:00</dc:date>
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   <title>"Mirages et tendresses" Une douce symphonie en sol… communautaire</title>
   <pubDate>Mon, 13 Apr 2026 16:10:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le monde selon Ivana Müller, chorégraphe, plasticienne, performeuse, d'origine croate, réserve, de création en création, une myriade de surprises "de nature" à déboussoler… mais où, très vite, sous l'impulsion d'invitations artistiques aussi fortes que minimalistes, on se laisse dériver comme sous l'effet d'un charme. Dans sa dernière proposition, loin du bruit et de la fureur saturant notre vieille planète tombée entre les mains de fous furieux, une communauté va se constituer. Un petit groupe de quatre rescapés des désordres mondiaux, qui, avec l'aide des spectateurs conviés à participer à cette utopie collective, va "retisser" un monde en-vi-able…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96018459-66985029.jpg?v=1776089903" alt=""Mirages et tendresses" Une douce symphonie en sol… communautaire" title=""Mirages et tendresses" Une douce symphonie en sol… communautaire" />
     </div>
     <div>
      Déjà dans &quot;Positions&quot;, en 2014, sous les yeux étonnés des spectateurs impliqués dans les échanges du corps individuel avec le corps social, Ivana Müller se plaisait à convoquer l'imaginaire du regardant précipité au centre de sa propre fantasmagorie. Dans &quot;Conversations déplacées&quot;, en 2017, elle récidivait en immergeant quatre randonneurs dans une nature propre à questionner nos existences présentes ; le milieu sauvage d'une épaisse forêt semblable à celle des contes de notre enfance, version conte contemporain ouvreur de réflexions.        <br />
              <br />
       Puis, en 2023, toujours à cette Scène nationale du Carré-Colonnes, est venu le temps des &quot;Forces de la Nature&quot; où cinq autres évadés de la civilisation, encordés solidement les uns aux autres, étaient confrontés à un parcours escarpé semé d'échos philosophiques.       <br />
              <br />
       Le monde enviable qui va prendre forme ce soir, avec la complicité du public associé, sera construit de simples branches de noisetier assemblées et tissé de pelotes de laine tendue en tous sens... Imaginez quatre créatures venant d'un monde perdu, semblables à celles des âges où les onomatopées suffisaient au langage, qui, en toute bienveillance, prennent possession de l'espace central délimité en sa périphérie par les chaises occupées par les spectateurs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96018459-66985049.jpg?v=1776089951" alt=""Mirages et tendresses" Une douce symphonie en sol… communautaire" title=""Mirages et tendresses" Une douce symphonie en sol… communautaire" />
     </div>
     <div>
      Là, prenant bien soin de donner du temps au temps, hors de toutes injonctions de vitesse – en s'entraidant – elles vont appréhender chacune à son rythme, mais en se souciant des autres, le relief des lieux. Tenant l'équilibre sur les branches disposées au sol, ne montrant aucune précipitation dans leurs mouvements, elles laissent transparaître le désir palpable de vivre ensemble – et en parfaite coopération – ce parcours de découverte in situ.       <br />
              <br />
       &quot;L'entraide&quot;… un concept commenté en direct par l'un des participants rappelant que ce mot est apparu au tout début du XXᵉ siècle. En 1907 exactement. Mot forgé par le philosophe anarchiste Pierre Kropotkine, prenant l'exact contrepied du darwinisme social pour soutenir que la coopération entre individus, et non la compétition, était le stimulant essentiel à l'évolution. Un rappel – acté par les déplacements au plateau – qui fait figure d'un salutaire ballon d'oxygène dans un monde pollué par les diktats du néolibéralisme tentaculaire.       <br />
              <br />
       Dès lors, l'entraide et l'imagination (au pouvoir), va nous embarquer avec eux dans des contrées naturelles nimbées de fantasmagories. Ainsi d'un lac de montagne dont les quatre complices exploreront les eaux pour découvrir la faune y ayant trouvé refuge mais aussi pour inventer – comme on dit &quot;inventer&quot; un trésor – la présence de troubadours sur ses rives. Ainsi des paysages tintinnabulant des cloches de moutons ou d'autres encore, comme cette grotte-cabane construite avec les bâtons assemblés.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96018459-66986322.jpg?v=1776096469" alt=""Mirages et tendresses" Une douce symphonie en sol… communautaire" title=""Mirages et tendresses" Une douce symphonie en sol… communautaire" />
     </div>
     <div>
      Un retour à l'enchantement naturel (versus le désenchantement du monde comme il va pas) d'un univers tissé en étroite collaboration avec les spectateurs… invités à tenir dans leurs mains les pelotes de laine que les acteurs au plateau dévideront à l'envi pour créer un réseau de fils, comme l'étonnante araignée tisse la toile qu'elle va habiter. Les fils de laine tendus, agrémentés de boules lumineuses – comme autant de lucioles scintillantes – participeront dans le clair-obscur d'un jour finissant à l'émerveillement ressenti par l'enfant découvrant son sapin de Noël.       <br />
              <br />
       Des chants &quot;lénifiants&quot; entonnés avec douceur contribueront… à l'enchantement régnant. Et, encore et toujours dans les créations d'Ivana Müller, des saillies viendront trouer la légèreté de l'atmosphère ambiante en apportant leur éclairage savant. Ainsi de l'origine du mot &quot;humain&quot;, partageant la même racine que le mot &quot;humus&quot;… la terre. L'humour aussi ne sera pas exempt de la fête des sens sous la forme d'un so(u)rcier fantasque, exhibant un pendule dirigé vers les spectateurs et proférant à l'adresse de chacun(e) des formules énigmatiques : &quot;Appelez-le et raccrochez&quot; ou &quot;Votre chat vivra 44 ans&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96018459-66986323.jpg?v=1776096506" alt=""Mirages et tendresses" Une douce symphonie en sol… communautaire" title=""Mirages et tendresses" Une douce symphonie en sol… communautaire" />
     </div>
     <div>
      Avec la fausse innocence de celle qui &quot;réfléchit&quot; le monde, Ivana Müller défie une nouvelle fois l'adage &quot;une fois n'est pas coutume&quot;… De performance en performance, la chorégraphe tisse (ici avec des fils de laine multicolores et de simples branchages) une œuvre antidote à l'écoanxiété, une œuvre respirant la bienveillance naturelle et délivrant les parfums d'une philosophie lumineuse distillée avec finesse et humour. &quot;Mirages et tendresses&quot;, dernier maillon en date de cette chaîne en devenir, résonne comme une utopie vivifiante exaltant l'insoupçonnable grâce de &quot;l'homo-cooperatus&quot;.        <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le 26 mars 2026 à la Scène nationale Carré-Colonnes de Saint-Médard-en-Jalles (33).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Mirages et tendresses"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96018459-66986338.jpg?v=1776096540" alt=""Mirages et tendresses" Une douce symphonie en sol… communautaire" title=""Mirages et tendresses" Une douce symphonie en sol… communautaire" />
     </div>
     <div>
      Création automne 2025.       <br />
       Concept, chorégraphie, textes, chansons : Ivana Müller.       <br />
       Mise en scène : Ivana Müller.       <br />
       Le tout en collaboration avec les interprètes : Julien Lacroix, Clémence Galliard, Louise Phélipon, Jérémy Damian.       <br />
       Scénographie, costumes : Élodie Dauguet et Ivana Müller.       <br />
       Conception du son : Olivier Brichet.       <br />
       Lumière et régie générale : Thomas Laigle.       <br />
       Collaboration artistique : Baptiste Lochon.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       <b>Représenté le 26 mars 2026 à la Scène nationale Carré-Colonnes de Saint-Médard-en-Jalles (33).</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">29 et 30 avril 2026 :</span> Théâtre Le Maillon - Scène européenne, Strasbourg (67).       <br />
       11 et 12 juin 2026 : Les SUBS, Lyon (69).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/96018459-66985029.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Mirages-et-tendresses-Une-douce-symphonie-en-sol-communautaire_a4529.html</link>
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   <title>•Off 2025• "Le Mythe de Sisyphe" "C'est le chemin qui mène aux visages de l'homme qu'il s'agit de trouver"</title>
   <pubDate>Tue, 27 May 2025 07:50:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2025]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Un jour, Sisyphe a osé défier les dieux grecs et, de ce fait, il est condamné pour l'éternité à pousser un rocher jusqu'au sommet d'une montagne. Mais lorsque ce rocher atteint le sommet et que Sisyphe atteint son objectif, le rocher dévale tout en bas et Sisyphe doit à nouveau recommencer l'ascension. Encore et encore… Inlassablement ! Mais, comme le clame Camus, il faut malgré tout "imaginer Sisyphe heureux" !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88794445-62833511.jpg?v=1697389740" alt="•Off 2025• "Le Mythe de Sisyphe" "C'est le chemin qui mène aux visages de l'homme qu'il s'agit de trouver"" title="•Off 2025• "Le Mythe de Sisyphe" "C'est le chemin qui mène aux visages de l'homme qu'il s'agit de trouver"" />
     </div>
     <div>
      C'était la première fois que &quot;Le Mythe de Sisyphe&quot; d'Albert Camus était porté au théâtre lors de sa création au Lavoir Moderne Parisien. Dans l'adaptation de ce célèbre essai de la littérature française par Pierre Martot de la compagnie Pierre Martot, chaque pensée, chaque phrase, chaque mot est totalement extrait de l'œuvre originelle.       <br />
              <br />
       À l'annonce d'une adaptation théâtrale de ce célèbre essai philosophique, écriture de jeunesse parallèle à &quot;L'Étranger&quot; – non moins célèbre roman publié quelques mois après ce dernier, en 1942 –, une question nous a taraudée d'emblée : comment adapter sur les planches un tel monument de la littérature ? Mais aussi, pour quelles raisons intrinsèques le faire véritablement ?       <br />
              <br />
       Nous étions alors impatiente de le découvrir et attendions impatiemment la première en octobre 2023 au Lavoir Moderne Parisien… Profondément &quot;camusienne&quot; dans l'âme et en perpétuelle interrogation, nous aussi, sur la condition humaine et la nécessité toute relative d'exister, ce spectacle allait de toute évidence nous interpeller. C'est ainsi, bardée de ces interrogations toutes personnelles que nous avons assisté à cette adaptation.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88794445-62833512.jpg?v=1697389792" alt="•Off 2025• "Le Mythe de Sisyphe" "C'est le chemin qui mène aux visages de l'homme qu'il s'agit de trouver"" title="•Off 2025• "Le Mythe de Sisyphe" "C'est le chemin qui mène aux visages de l'homme qu'il s'agit de trouver"" />
     </div>
     <div>
      C'est une bien belle surprise que nous avons eue en assistant à cette adaptation menée de main de maître par Pierre Martot qui, en 1986, a décidé de quitter ses fonctions de psychologue clinicien pour devenir comédien.       <br />
              <br />
       Sur la scène du LMP, le comédien était bien loin de son rôle du capitaine de police Léo Castelli, dans la série télévisée &quot;Plus belle la vie&quot;, interprété pendant quatorze ans, mais sans avoir pour autant arrêté le théâtre. C'est un comédien investi, à la forte présence sur scène, qui nous accueille à travers les mots de Camus, lesquels s'inscrivent dans le bien connu &quot;cycle de l'absurde&quot; de la pensée littéraire du XXe siècle.       <br />
              <br />
       Vêtu d'un simple pardessus sombre au col relevé rappelant indéniablement la silhouette connue d'Albert Camus, Pierre Martot entre au début du spectacle calmement par l'entrée des spectateurs, une liasse de feuillets dans la main, et s'adresse au public de sa voix grave et posée. En convoquant d'emblée le sens de la vie.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Vivre naturellement, ce n'est pas facile parce que la vie ne vaut pas la peine d'être vécue&quot;.</span> Le cheminement de la réflexion de l'auteur, dans ce spectacle, est hautement magnifié et respecte à la lettre les trois figures distinctes de l'essai : celle de l'acteur, de &quot;l'homme révolté&quot; et de l'écrivain.       <br />
              <br />
       Le décor épuré du plateau aux murs en briques et en pierres du LMP, au-dessus duquel pendent seulement huit petites ampoules vintage aux lueurs jaunâtres, renforce les propos philosophiques de Camus et le comédien parvient à transcender sa parole philosophique en faisant en sorte, par son charisme et sa seule présence, que chaque spectateur (trice) prenne conscience que d'une certaine manière, c'est de lui (d'elle) qu'il parle.       <br />
              <br />
       Car Camus évoque dans cet essai notre condition humaine, notre mort et notre finitude. Mais aussi le rôle du créateur, la création romanesque, ou encore l'acteur. Tout interpelle nécessairement, d'une manière ou d'une autre.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Cet homme au téléphone que j'entrevois à travers la vitre, pourquoi m'est-il autant étranger et absurde ?       <br />
       Que faire du visage de cette femme aimée pendant des années et qui nous devient soudainement étrangère ?&quot;</span>       <br />
              <br />
       Sisyphe, c'est chacun et chacune d'entre nous portant notre destin tant bien que mal ! Après &quot;Plus belle la vie&quot; et ce magnifique seul-en-scène de cette rentrée 2023-2024, la vie de Pierre Martot sera-t-elle plus belle ? Et la nôtre ? Sera-t-elle aussi philosophiquement plus élargie et reconsidérée ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88794445-62833513.jpg?v=1697390422" alt="•Off 2025• "Le Mythe de Sisyphe" "C'est le chemin qui mène aux visages de l'homme qu'il s'agit de trouver"" title="•Off 2025• "Le Mythe de Sisyphe" "C'est le chemin qui mène aux visages de l'homme qu'il s'agit de trouver"" />
     </div>
     <div>
      Aurons-nous davantage d'espoir en la vie et en notre condition humaine ?       <br />
              <br />
       Pour le savoir, rendez-vous maintenant au Théâtre Transversal, mais faites vite… car la fin du festival est proche !       <br />
              <br />
       &quot;Le Mythe de Sisyphe&quot; interprété par Pierre Martot est une remarquable performance, ambitieuse et, à sa manière, &quot;révoltée&quot;. Le comédien donne chair et corps au texte magistral de Camus et parvient à en extraire la substantifique moelle. Les pantomimes sobres et justes du Penseur de Rodin ou de Sisyphe poussant son rocher convoquent des images fortes et nécessaires.       <br />
              <br />
       Puisse ce très beau spectacle aider les spectatrices et spectateurs à se barder face aux tumultes du monde et à les aider à croire encore et encore en la puissance de l'humain.       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Mythe de Sisyphe"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88794445-62833514.jpg?v=1697390487" alt="•Off 2025• "Le Mythe de Sisyphe" "C'est le chemin qui mène aux visages de l'homme qu'il s'agit de trouver"" title="•Off 2025• "Le Mythe de Sisyphe" "C'est le chemin qui mène aux visages de l'homme qu'il s'agit de trouver"" />
     </div>
     <div>
      D'après l'œuvre d'Albert Camus publié aux Éditions Gallimard.       <br />
       Adaptation et interprétation : Pierre Martot.       <br />
       Assistant : Basile Meilleurat.       <br />
       Collaboration artistique et lumières : Jean-Claude Fall.       <br />
       Régie générale : Mathieu Rodride.       <br />
       Compagnie Pierre Martot - Théâtre de Sisyphe.       <br />
       À partir de 15 ans.       <br />
       Durée : 1 h 05.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2025•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 au 26 juillet 2025.</span>       <br />
       Tous les jours à 12 h 10. Relâche le mercredi.       <br />
       Théâtre Transversal, Salle 1, 10-12, rue d'Amphoux, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 90 86 17 12.       <br />
       Courriel : <a class="link" href="javascript:protected_mail('contact@theatretransversal.com')" >contact@theatretransversal.com</a>       <br />
       <a class="link" href="https://theatretransversal.com/" target="_blank">>> theatretransversal.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/88794445-62833511.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2025-Le-Mythe-de-Sisyphe-C-est-le-chemin-qui-mene-aux-visages-de-l-homme-qu-il-s-agit-de-trouver_a4228.html</link>
  </item>

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   <title>•Off 2024• "Le Mythe de Sisyphe" "C'est le chemin qui mène aux visages de l'homme qu'il s'agit de trouver"</title>
   <pubDate>Tue, 16 Jul 2024 17:05:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2024]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Un jour, Sisyphe a osé défier les dieux grecs et, de ce fait, il est condamné pour l'éternité à pousser un rocher jusqu'au sommet d'une montagne. Mais lorsque ce rocher atteint le sommet et que Sisyphe atteint son objectif, le rocher dévale tout en bas et Sisyphe doit à nouveau recommencer l'ascension. Encore et encore… Inlassablement ! Mais, comme le clame Camus, il faut malgré tout "imaginer Sisyphe heureux" !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
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     </div>
     <div>
      C'était la première fois que &quot;Le Mythe de Sisyphe&quot; d'Albert Camus était porté au théâtre lors de sa création au Lavoir Moderne Parisien. Dans l'adaptation de ce célèbre essai de la littérature française par Pierre Martot de la compagnie Pierre Martot, chaque pensée, chaque phrase, chaque mot est totalement extrait de l'œuvre originelle.       <br />
              <br />
       À l'annonce d'une adaptation théâtrale de ce célèbre essai philosophique, écriture de jeunesse parallèle à &quot;L'Étranger&quot; – non moins célèbre roman publié quelques mois après ce dernier, en 1942 –, une question nous a taraudée d'emblée : comment adapter sur les planches un tel monument de la littérature ? Mais aussi, pour quelles raisons intrinsèques le faire véritablement ?       <br />
              <br />
       Nous étions alors impatiente de le découvrir et attendions impatiemment la première en octobre 2023 au Lavoir Moderne Parisien… Profondément &quot;camusienne&quot; dans l'âme et en perpétuelle interrogation, nous aussi, sur la condition humaine et la nécessité toute relative d'exister, ce spectacle allait de toute évidence nous interpeller. C'est ainsi, bardée de ces interrogations toutes personnelles que nous avons assisté à cette adaptation.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81588746-58743755.jpg?v=1697389792" alt="•Off 2024• "Le Mythe de Sisyphe" "C'est le chemin qui mène aux visages de l'homme qu'il s'agit de trouver"" title="•Off 2024• "Le Mythe de Sisyphe" "C'est le chemin qui mène aux visages de l'homme qu'il s'agit de trouver"" />
     </div>
     <div>
      C'est une bien belle surprise que nous avons eue en assistant à cette adaptation menée de main de maître par Pierre Martot qui, en 1986, a décidé de quitter ses fonctions de psychologue clinicien pour devenir comédien.       <br />
              <br />
       Sur la scène du LMP, le comédien était bien loin de son rôle du capitaine de police Léo Castelli, dans la série télévisée &quot;Plus belle la vie&quot;, interprété pendant quatorze ans, mais sans avoir pour autant arrêté le théâtre. C'est un comédien investi, à la forte présence sur scène, qui nous accueille à travers les mots de Camus, lesquels s'inscrivent dans le bien connu &quot;cycle de l'absurde&quot; de la pensée littéraire du XXe siècle.       <br />
              <br />
       Vêtu d'un simple pardessus sombre au col relevé rappelant indéniablement la silhouette connue d'Albert Camus, Pierre Martot entre au début du spectacle calmement par l'entrée des spectateurs, une liasse de feuillets dans la main, et s'adresse au public de sa voix grave et posée. En convoquant d'emblée le sens de la vie.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Vivre naturellement, ce n'est pas facile parce que la vie ne vaut pas la peine d'être vécue&quot;.</span> Le cheminement de la réflexion de l'auteur, dans ce spectacle, est hautement magnifié et respecte à la lettre les trois figures distinctes de l'essai : celle de l'acteur, de &quot;l'homme révolté&quot; et de l'écrivain.       <br />
              <br />
       Le décor épuré du plateau aux murs en briques et en pierres du LMP, au-dessus duquel pendent seulement huit petites ampoules vintage aux lueurs jaunâtres, renforce les propos philosophiques de Camus et le comédien parvient à transcender sa parole philosophique en faisant en sorte, par son charisme et sa seule présence, que chaque spectateur (trice) prenne conscience que d'une certaine manière, c'est de lui (d'elle) qu'il parle.       <br />
              <br />
       Car Camus évoque dans cet essai notre condition humaine, notre mort et notre finitude. Mais aussi le rôle du créateur, la création romanesque, ou encore l'acteur. Tout interpelle nécessairement, d'une manière ou d'une autre.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Cet homme au téléphone que j'entrevois à travers la vitre, pourquoi m'est-il autant étranger et absurde ?       <br />
       Que faire du visage de cette femme aimée pendant des années et qui nous devient soudainement étrangère ?&quot;</span>       <br />
              <br />
       Sisyphe, c'est chacun et chacune d'entre nous portant notre destin tant bien que mal ! Après &quot;Plus belle la vie&quot; et ce magnifique seul-en-scène de cette rentrée 2023-2024, la vie de Pierre Martot sera-t-elle plus belle ? Et la nôtre ? Sera-t-elle aussi philosophiquement plus élargie et reconsidérée ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81588746-58743756.jpg?v=1697390422" alt="•Off 2024• "Le Mythe de Sisyphe" "C'est le chemin qui mène aux visages de l'homme qu'il s'agit de trouver"" title="•Off 2024• "Le Mythe de Sisyphe" "C'est le chemin qui mène aux visages de l'homme qu'il s'agit de trouver"" />
     </div>
     <div>
      Aurons-nous davantage d'espoir en la vie et en notre condition humaine ?       <br />
              <br />
       Pour le savoir, rendez-vous maintenant au Théâtre Transversal, mais faites vite… car la fin du festival est proche !       <br />
              <br />
       &quot;Le Mythe de Sisyphe&quot; interprété par Pierre Martot est une remarquable performance, ambitieuse et, à sa manière, &quot;révoltée&quot;. Le comédien donne chair et corps au texte magistral de Camus et parvient à en extraire la substantifique moelle. Les pantomimes sobres et justes du Penseur de Rodin ou de Sisyphe poussant son rocher convoquent des images fortes et nécessaires.       <br />
              <br />
       Puisse ce très beau spectacle aider les spectatrices et spectateurs à se barder face aux tumultes du monde et à les aider à croire encore et encore en la puissance de l'humain.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Mythe de Sisyphe"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81588746-58743757.jpg?v=1697390487" alt="•Off 2024• "Le Mythe de Sisyphe" "C'est le chemin qui mène aux visages de l'homme qu'il s'agit de trouver"" title="•Off 2024• "Le Mythe de Sisyphe" "C'est le chemin qui mène aux visages de l'homme qu'il s'agit de trouver"" />
     </div>
     <div>
      D'après l'œuvre d'Albert Camus publié aux Éditions Gallimard.       <br />
       Adaptation et interprétation : Pierre Martot.       <br />
       Assistant : Basile Meilleurat.       <br />
       Collaboration artistique et lumières : Jean-Claude Fall.       <br />
       Régie générale : Mathieu Rodride.       <br />
       Compagnie Pierre Martot - Théâtre de Sisyphe.       <br />
       À partir de 15 ans.       <br />
       Durée : 1 h 05.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2024•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 29 juin au 21 juillet 2024.</span>       <br />
       Tous les jours à 13 h. Relâche le mardi.       <br />
       Théâtre Transversal, Salle 2, 10-12, rue d'Amphoux, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 90 86 17 12.       <br />
       <a class="link" href="https://theatretransversal.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatretransversal.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/81588746-58743754.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2024-Le-Mythe-de-Sisyphe-C-est-le-chemin-qui-mene-aux-visages-de-l-homme-qu-il-s-agit-de-trouver_a4007.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-78090659</guid>
   <title>Les lumineux éclats de la pensée d'Hannah Arendt brillent dans ces "Fragments"</title>
   <pubDate>Tue, 30 Jan 2024 17:12:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Bérengère Warluzel nous invite à une traversée, une promenade, une escapade lumineuse à travers la pensée et la vie d'Hannah Arendt. Ni biographie, ni conférence philosophique, ni pièce de théâtre véritable, Fragment s'inscrit dans un autre registre, celui des spectacles sans étiquette. Et c'est une bonne chose pour donner voix à cette philosophe qui a toujours su exiger pour elle-même une totale liberté de penser.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78090659-56710523.jpg?v=1706634138" alt="Les lumineux éclats de la pensée d'Hannah Arendt brillent dans ces "Fragments"" title="Les lumineux éclats de la pensée d'Hannah Arendt brillent dans ces "Fragments"" />
     </div>
     <div>
      La pensée est effectivement le centre fluctuant des extraits de texte que la comédienne interprète sous la direction de Charles Berling. &quot;Comment faire naître le désir de penser ?&quot;, demande-t-elle dès les premières minutes alors qu'elle avance lentement, portant dans ses mains une pile de livres qui la cache, car elle monte jusqu'à son front. Posant les premières pierres du spectacle d'une voix claire et pensive, elle progresse vers un bureau en retenant l'équilibre instable de sa haute pile de livres. Symboliquement, le péril de la chute de la pensée est là, mis en image, en action.       <br />
              <br />
       L'action d'un côté, la pensée de l'autre, comme deux hémisphères sans partage. Hannah Arendt affirme ne pas faire partie de l'action, de n'être qu'un être qui a réservé toute son énergie pour la pensée. Rien pour l'action. Il y a des êtres faits pour l'action, d'autres pour la pensée. Elle en appelle à Aristote, édictant que, dans le stade, celui qui est dans les tribunes perçoit beaucoup plus de choses que celui qui fait l'exploit sur la piste.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78090659-56710546.jpg?v=1706634175" alt="Les lumineux éclats de la pensée d'Hannah Arendt brillent dans ces "Fragments"" title="Les lumineux éclats de la pensée d'Hannah Arendt brillent dans ces "Fragments"" />
     </div>
     <div>
      Pourtant, l'action rattrape la philosophe. La grande Histoire la force. Une première fois en 1933 quand le régime nazi l'oblige à fuir l'Allemagne après avoir été arrêtée à la suite de l'incendie du Reichstag, une autre fois lorsqu'elle décide de suivre le procès d'Eichman en Israël, lors duquel elle développe son concept de la banalité du mal. Mais ces parenthèses biographiques ne sont pas l'essentiel de ce recueil, de divers textes, écrits tout au long de sa vie.       <br />
              <br />
       Il y est beaucoup question de politique, de totalitarisme, de système. La sélection faite par la comédienne est ainsi faite qu'elle semble ne faire que parler de notre monde, de notre époque. Le discours éclaire beaucoup les faits qui troublent nos vies actuelles et, en particulier, l'étrange sensation que l'humanité cherche obstinément la destruction de notre terre.       <br />
              <br />
       L'analyse de l'idéologie, quel que soit le fond de cette idéologie, est à la fois brillante et glaçante. La simplicité avec laquelle s'exprime Bérengère Warluzel rend le spectateur intelligent. Il y a quelque chose d'un peu miraculeux dans ce phénomène. Il y a aussi tout l'esprit d'Hannah Arendt capable d'observer le monstrueux sans aucun pathétisme, mais au contraire, avec une calme et sereine conscience.       <br />
              <br />
       Contrat rempli en fin de compte pour ces fragments : le désir de penser a bien été donné.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Fragments"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78090659-56710585.jpg?v=1706634282" alt="Les lumineux éclats de la pensée d'Hannah Arendt brillent dans ces "Fragments"" title="Les lumineux éclats de la pensée d'Hannah Arendt brillent dans ces "Fragments"" />
     </div>
     <div>
      Textes : Hannah Arendt.       <br />
       Adaptation : Bérengère Warluzel.       <br />
       Mise en scène : Charles Berling.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Faustine Guégan.       <br />
       Avec : Bérengère Warluzel.       <br />
       Collaboration artistique et dramaturgie : Christiane Cohendy.       <br />
       Scénographie : Christian Fenouillat.       <br />
       Lumières : Marco Giusti.       <br />
       Conception des marionnettes : Stéphanie Slimani.       <br />
       Production : Châteauvallon-Liberté - Scène nationale.       <br />
       À partir de 14 ans.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 24 janvier au 2 février 2024.</span>       <br />
       Du mardi au vendredi à 19 h 30.       <br />
       La Scala, Paris 10e, 01 40 03 44 30.       <br />
       <a class="link" href="https://lascala-paris.fr/programmation/fragments/" target="_blank">lascala-paris.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       9 février 2024 : Le Grrranit - Scène nationale, Belfort (90).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/78090659-56710523.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Les-lumineux-eclats-de-la-pensee-d-Hannah-Arendt-brillent-dans-ces-Fragments_a3804.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>"Le Mythe de Sisyphe" "C'est le chemin qui mène aux visages de l'homme qu'il s'agit de trouver"</title>
   <pubDate>Mon, 16 Oct 2023 07:44:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Un jour, Sisyphe a osé défier les dieux grecs et, de ce fait, il est condamné pour l'éternité à pousser un rocher jusqu'au sommet d'une montagne. Mais lorsque ce rocher atteint le sommet et que Sisyphe atteint son objectif, le rocher dévale tout en bas et Sisyphe doit à nouveau recommencer l'ascension. Encore et encore… Inlassablement ! Mais, comme le clame Camus, il faut malgré tout "imaginer Sisyphe heureux" !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/75870284-53456904.jpg?v=1697389740" alt=""Le Mythe de Sisyphe" "C'est le chemin qui mène aux visages de l'homme qu'il s'agit de trouver"" title=""Le Mythe de Sisyphe" "C'est le chemin qui mène aux visages de l'homme qu'il s'agit de trouver"" />
     </div>
     <div>
      C'est la première fois que &quot;Le Mythe de Sisyphe&quot; d'Albert Camus est porté au théâtre. Dans l'adaptation de ce célèbre essai de la littérature française par Pierre Martot de la compagnie &quot;Pierre Martot - Théâtre de Sisyphe&quot;, chaque pensée, chaque phrase, chaque mot est totalement extrait de l'œuvre originelle.       <br />
              <br />
       À l'annonce d'une adaptation théâtrale de ce célèbre essai philosophique, écriture de jeunesse parallèle à &quot;L'Étranger&quot; – non moins célèbre roman publié quelques mois après ce dernier, en 1942 –, une question nous a taraudée d'emblée : comment adapter sur les planches un tel monument de la littérature ? Mais aussi, pour quelles raisons intrinsèques le faire véritablement ?       <br />
              <br />
       Nous étions impatiente de le découvrir et attendions impatiemment la première du 11 octobre au Lavoir Moderne Parisien… Profondément &quot;camusienne&quot; dans l'âme et en perpétuelle interrogation, nous aussi, sur la condition humaine et la nécessité toute relative d'exister, ce spectacle allait de toute évidence nous interpeller. C'est ainsi, bardée de ces interrogations toutes personnelles que nous avons assisté à cette adaptation.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/75870284-53456915.jpg?v=1697389792" alt=""Le Mythe de Sisyphe" "C'est le chemin qui mène aux visages de l'homme qu'il s'agit de trouver"" title=""Le Mythe de Sisyphe" "C'est le chemin qui mène aux visages de l'homme qu'il s'agit de trouver"" />
     </div>
     <div>
      C'est une bien belle surprise que nous avons eue en assistant à cette adaptation menée de main de maître par Pierre Martot qui, en 1986, a décidé de quitter ses fonctions de psychologue clinicien pour devenir comédien.       <br />
              <br />
       Sur la scène du LMP, le comédien est bien loin de son rôle du capitaine de police Léo Castelli, dans la série télévisée &quot;Plus belle la vie&quot;, interprété pendant quatorze ans, mais sans avoir pour autant arrêté le théâtre. C'est un comédien investi, à la forte présence sur scène, qui nous accueille à travers les mots de Camus, lesquels s'inscrivent dans le bien connu &quot;cycle de l'absurde&quot; de la pensée littéraire du XXe siècle.       <br />
              <br />
       Vêtu d'un simple pardessus sombre au col relevé rappelant indéniablement la silhouette connue d'Albert Camus, Pierre Martot entre au début du spectacle calmement par l'entrée des spectateurs, une liasse de feuillets dans la main, et s'adresse au public de sa voix grave et posée. En convoquant d'emblée le sens de la vie.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Vivre naturellement, ce n'est pas facile parce que la vie ne vaut pas la peine d'être vécue&quot;.</span> Le cheminement de la réflexion de l'auteur, dans ce spectacle, est hautement magnifié et respecte à la lettre les trois figures distinctes de l'essai : celle de l'acteur, de &quot;l'homme révolté&quot; et de l'écrivain.       <br />
              <br />
       Le décor épuré du plateau aux murs en briques et en pierres, au-dessus duquel pendent seulement huit petites ampoules vintage aux lueurs jaunâtres, renforce les propos philosophiques de Camus et le comédien parvient à transcender sa parole philosophique en faisant en sorte, par son charisme et sa seule présence, que chaque spectateur (trice) prenne conscience que d'une certaine manière, c'est de lui (d'elle) qu'il parle.       <br />
              <br />
       Car Camus évoque dans cet essai notre condition humaine, notre mort et notre finitude. Mais aussi le rôle du créateur, la création romanesque, ou encore l'acteur. Tout interpelle nécessairement, d'une manière ou d'une autre.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Cet homme au téléphone que j'entrevois à travers la vitre, pourquoi m'est-il autant étranger et absurde ?       <br />
       Que faire du visage de cette femme aimée pendant des années et qui nous devient soudainement étrangère ?&quot;</span>       <br />
              <br />
       Sisyphe, c'est chacun et chacune d'entre nous portant notre destin tant bien que mal ! Après &quot;Plus belle la vie&quot; et ce magnifique seul-en-scène de cette rentrée 2023-2024, la vie de Pierre Martot sera-t-elle plus belle ? Et la nôtre ? Sera-t-elle aussi philosophiquement plus élargie et reconsidérée ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/75870284-53456916.jpg?v=1697390422" alt=""Le Mythe de Sisyphe" "C'est le chemin qui mène aux visages de l'homme qu'il s'agit de trouver"" title=""Le Mythe de Sisyphe" "C'est le chemin qui mène aux visages de l'homme qu'il s'agit de trouver"" />
     </div>
     <div>
      Aurons-nous davantage d'espoir en la vie et en notre condition humaine ?       <br />
              <br />
       Pour le savoir, rendez-vous au LMP, mais faites vite : ce n'est programmé que jusqu'au 29 octobre.       <br />
              <br />
       &quot;Le Mythe de Sisyphe&quot; interprété par Pierre Martot est une remarquable performance, ambitieuse et, à sa manière, &quot;révoltée&quot;. Le comédien donne chair et corps au texte magistral de Camus et parvient à en extraire la substantifique moelle. Les pantomimes sobres et justes du Penseur de Rodin ou de Sisyphe poussant son rocher convoquent des images fortes et nécessaires.       <br />
              <br />
       Puisse ce très beau spectacle aider les spectatrices et spectateurs à se barder face aux tumultes du monde et à les aider à croire encore et encore en la puissance de l'humain.
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     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Mythe de Sisyphe"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/75870284-53456919.jpg?v=1697390487" alt=""Le Mythe de Sisyphe" "C'est le chemin qui mène aux visages de l'homme qu'il s'agit de trouver"" title=""Le Mythe de Sisyphe" "C'est le chemin qui mène aux visages de l'homme qu'il s'agit de trouver"" />
     </div>
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      D'après l'œuvre d'Albert Camus publié aux Éditions Gallimard.       <br />
       Adaptation et interprétation : Pierre Martot.       <br />
       Assistant : Basile Meilleurat.       <br />
       Collaboration artistique et lumières : Jean-Claude Fall.       <br />
       Régie générale : Mathieu Rodride.       <br />
       Compagnie Pierre Martot - Théâtre de Sisyphe.       <br />
       À partir de 15 ans.       <br />
       Durée : 1 h 05.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 11 octobre au 29 octobre 2023.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 19 h, dimanche à 15 h.       <br />
       Lavoir Moderne parisien (LMP), Paris 18e, 01 46 06 08 05.       <br />
       <a class="link" href="https://lavoirmoderneparisien.com/" target="_blank">&gt;&gt; lavoirmoderneparisien.com</a>       <br />
              <br />
       Samedi 25 novembre à 19 h : Moulin d'Andé, Andé (27).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/75870284-53456904.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Mythe-de-Sisyphe-C-est-le-chemin-qui-mene-aux-visages-de-l-homme-qu-il-s-agit-de-trouver_a3745.html</link>
  </item>

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