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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-03-12T14:05:02+01:00</dc:date>
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   <title>Dans "L'Ange du foyer", Emma Dante, sans pincettes et sans pitié et réussi à rire de l'intolérable</title>
   <pubDate>Mon, 19 Jan 2026 17:38:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   L'ange du foyer, c'est la mère, la mama, "L'Angelo del Focolare" dans le titre original de cette pièce en dialecte des Pouilles, c'est elle qu'on nomme la maîtresse de maison qui est plutôt l'esclave de tous ceux qui y habitent pour la cuisine, la vaisselle, le linge, les courses et le ménage, entre autres, mais aussi pour recevoir les insultes et les coups d'un mari en "mâle" de pouvoir.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93780150-65485362.jpg?v=1768840899" alt="Dans "L'Ange du foyer", Emma Dante, sans pincettes et sans pitié et réussi à rire de l'intolérable" title="Dans "L'Ange du foyer", Emma Dante, sans pincettes et sans pitié et réussi à rire de l'intolérable" />
     </div>
     <div>
      C'est le cas dans l'histoire racontée ici : une famille traditionnelle sicilienne comme on les imagine. La belle-mère, le fils, la belle-fille qui fait tout et le mari qui ne fait rien, sinon dominer ce petit monde avec ses muscles et sa grande gueule, son ivrognerie et sa violence. Avec cette nouvelle création, Emma Dante s'intéresse au petit cercle familial, la cellule familiale, celle qui, multipliée par milliers, forme les pays et leurs cultures et qui, multipliée par millions, forme quasiment l'humanité entière et sa civilisation. Une cellule qui fait partie d'un tout, mais qui, dans un autre sens, est un lieu clos, d'enfermement, de punition.       <br />
               <br />
       Pour la mama, l'ange du foyer, c'est bien d'une sorte de punition que cette cellule familiale où elle est une sorte de poupée de chiffon ballotée entre tous les membres de la famille. Elle est piégée comme beaucoup de mères sans autonomie financière, désireuse de protéger son enfant, son fils de l'influence brutale de son père et de la complaisance de sa grand-mère. Elle fait écran, elle prend les coups.       <br />
               <br />
       Pour s'attaquer au thème radicalement cru et brutal des féminicides, Emma Dante ne prend aucun gant. Tout est extrême dans la conception de cette pièce. Brut comme de la matière taillée à la pioche. Rugueux et décapant comme de l'acide. Les personnages d'abord : la mère du mari, vieille bourrique qui passe son temps à grommeler, défendre son fils, assise dans son fauteuil avec sa boîte à couture pleine de sucrerie et de cash. Le fils, une vingtaine d'années, couché, endormi, geignard, incapable de tout, même de se faire réchauffer une tasse de lait. Le mari, arrogant, chômeur, coureur, masculiniste dans toute son horreur. Et la femme, la mama, soumise, mais volontaire, sans espoir sinon de voir son fils s'en sortir, bafouée, mariée par devoir, parce qu'enceinte après la première sortie en boîte de sa jeunesse, mariée avec son violeur.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93780150-65485363.jpg?v=1768840930" alt="Dans "L'Ange du foyer", Emma Dante, sans pincettes et sans pitié et réussi à rire de l'intolérable" title="Dans "L'Ange du foyer", Emma Dante, sans pincettes et sans pitié et réussi à rire de l'intolérable" />
     </div>
     <div>
      Les costumes aussi sont d'un réalisme crasse, presque inquiétant. Costumes du père et du fils, identiques. Tee-shirt marcel blanc sur slip kangourou blanc. Cela dépasse la caricature, comme si la metteuse en scène se refusait de donner une once de délicatesse, de manières, de nuances pour montrer la vulgarité, la laideur, la bêtise et la violence qui préside toujours aux drames des féminicides.       <br />
              <br />
       Ici, l'homme semble être le fils direct du Néandertal (pardon pour les hommes de bien de cette période préhistorique). Le premier mammifère venu possède plus de sensibilité, d'affectivité et de douceur que le personnage incarné avec une énergie incroyable par Ivano Picciallo. Il se résume lui-même comme n'étant que des muscles et une minchia (une bite).       <br />
               <br />
       Il est vrai que les âmes délicates, les spectatrices et spectateurs précieux du théâtre, et les intellectuels et intellectuelles de la culture risquent d'être rebutés par le rire gras populaire auquel le spectacle fait référence. Il n'empêche, la force mise en place ici, aussi brutale, incisive et sans fard soit-elle, conserve un esprit de farce et de grotesque qui est une filiation assumée du théâtre et de la culture italienne.       <br />
               <br />
       Reste à saluer les belles performances des quatre interprètes qui donnent autant de corps que de voix à la création de leurs personnages, parvenant pour chacune et chacun à si bien caricaturer ces fantômes qu'ils deviennent source, soit d'effroi, soit de rire, tant le parti pris de l'exagération est poussé à son maximum.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>       <br />
              <br />
       Vu à Châteauvallon- Liberté le 15 janvier 2026.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"L'Ange du foyer"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93780150-65485364.jpg?v=1768840956" alt="Dans "L'Ange du foyer", Emma Dante, sans pincettes et sans pitié et réussi à rire de l'intolérable" title="Dans "L'Ange du foyer", Emma Dante, sans pincettes et sans pitié et réussi à rire de l'intolérable" />
     </div>
     <div>
      Spectacle en dialecte des Pouilles surtitré en français.       <br />
       Texte et mise en scène : Emma Dante.       <br />
       Avec : Leonarda Saffi, Giuditta Perriera, Ivano Picciallo et Davide Leone.       <br />
       Scénographie et costumes : Emma Dante.       <br />
       Lumières : Cristian Zucaro.       <br />
       Coordination et distribution : Aldo Miguel Grompone, Rome.       <br />
       Organisation Daniela Gusmano       <br />
       Surtitrage : Franco Vena.       <br />
       Traduction du texte en français : Juliane Regler       <br />
       Technique : Marco Guarrera.       <br />
       Compagnie Sud Costa Occidentale.       <br />
       Tout public à partir de 15 ans.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       Certaines scènes du spectacle peuvent affecter les personnes photosensibles.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 20 au 24 janvier 2026.</span>       <br />
       Mardi, jeudi et vendredi à 20 h, mercredi à 19 h, samedi à 18 h.       <br />
       Théâtre des Deux Rives - CDN de Normandie - Rouen, 48, rue Louis Ricard, Rouen (76).       <br />
       Téléphone : 02 35 70 22 82.       <br />
       <a class="link" href="https://indiv.themisweb.fr/0679/fChoixSeanceWidget.aspx?idstructure=0679&amp;EventId=184&amp;request=QcE+w0WHSuAdDB7h0xmRSndI2eKv8D80fmVgAkqerjwX+9fgL8qfiBqYAFOrUJNuRoEz6hKfuYA=" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.cdn-normandierouen.fr/" target="_blank">&gt;&gt; cdn-normandierouen.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       Du 6 au 11 octobre 2026 : Théâtre des Célestins, Lyon (69).       <br />
       13, 14 et 15 octobre : Clermont-Ferrand  (63).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/93780150-65485362.jpg</photo:imgsrc>
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   <title>"La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question</title>
   <pubDate>Thu, 11 Sep 2025 14:26:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Mickaël est un quadra qui revient de loin, mais qui va enfin beaucoup mieux. Pour autant, sa mère et bien d'autres lui renvoient que le rapport qu'il entretient avec le sexe, et le pénis en particulier, est pour le moins névrotique. Compulsion, performance, obsession de la réussite, de la saturation, du chiffre, sans oublier la taille et la logique hiérarchique qui s'ensuit : qu'est-ce qui se joue derrière le spectre de la puissance ? Quel est le vertige que recouvrerait son redoutable antonyme ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91045683-64083177.jpg?v=1757602212" alt=""La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" title=""La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" />
     </div>
     <div>
      Comme un OVNI s'adressant au public qui entre petit à petit dans la salle, Mickaël Délis est déjà là sur le plateau, tout de noir vêtu, en chaussettes, jogging et tee-shirt banals. On aurait pu le croiser dans la rue ou sur le trottoir, devant le théâtre… En nous interrogeant tout de même sur son absence de chaussures et interpellé par son étonnante logorrhée, ses remarques toutes personnelles à l'adresse de certains spectateurs, comme une sorte de parole psychotique et urgentissime émanant de lui. Un hurluberlu probablement un peu perdu dans sa tête et abîmé par les méandres du fleuve intranquille de sa vie et des épreuves qui, de toute évidence, ne l'ont pas ménagé…       <br />
              <br />
       Le spectacle est-il commencé ? Certes, oui ! Et l'heure quinze qui suivra ne nous lâchera pas une seconde, tant la fougue créatrice du comédien est hallucinante. C'est du sexe masculin dont il nous parle. Du sien en particulier, de son pénis, du &quot;pipo&quot; ; et le texte, orchestré remarquablement à son sujet en collaboration avec Romain Compingt, se révèle très vite d'une puissance virevoltante, tant du point de vue de son contenu que de l'interprétation par le comédien. Paradoxalement, rien de dérangeant, d'emblée ! Rien qui pourrait choquer ! On se laisse submerger par le propos sans failles.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91045683-64083178.jpg?v=1757602255" alt=""La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" title=""La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" />
     </div>
     <div>
      &quot;La Fête du slip&quot; est le deuxième volet d'une trilogie. Mickaël Délis a déjà joué dans un premier seul en scène phénoménal : &quot;Le Premier Sexe ou la grosse arnaque de la virilité&quot;. Il semble en avoir des choses à dire. Il semble en avoir vécu des événements, des épreuves autour de ce qui l'a obsédé des années durant… Il fallait absolument l'écriture et le théâtre pour s'en émanciper, s'en guérir, après l'analyse, la thérapie et le fait d'avoir dû accepter qu'il était malade. Il fallait en parler. Et il le fait ici, Mickaël, avec brio et grande intelligence.       <br />
              <br />
       Il a bien compris que le patriarcat doit être déconstruit, que <span style="font-style:italic">&quot;le genre est une production sociale qui n'a rien à voir avec le sexe biologique ; que, derrière le mythe de la virilité, il y a l'esbroufe incroyable de la bite et la cata des confusions qui en découlent&quot;.</span>       <br />
              <br />
       C'est grâce à une magnifique ingénuité scénographique et plastique que Mickaël Délis déploie, avec délice, ses réflexions intimes, ses souvenirs d'une traversée du désert bien sombre et toute personnelle, son parcours difficile, ses expériences borderlines qui ont failli l'emporter. Car la lumière éblouit le noir total du plateau de façon magique grâce à des néons multicolores détournés qui magnifient le verbe et, surtout, le jeu exceptionnel du comédien, intense. Presque du &quot;jamais vu&quot;…       <br />
              <br />
       Sa dextérité dans la manipulation de ces accessoires qui projettent le public dans plusieurs univers distincts est digne des plus grands magiciens. C'est beau ! Beau comme le thème exploité. Oui ! Osons le mot. Car un tel thème aurait pu revêtir bien d'autres allures. Il y a sans doute plus poétique que de parler du pénis, de verge, de vagin aussi, de pénétration, de masturbation, de la trique, du membre, de sexe, de partenaires sodomisés, de fétichisme, de pornographie, de consultations intimes chez un médecin expert qui ne mâche pas ses mots, d'érotisme !        <br />
       Eh bien, non… Pas sous la plume et le jeu d'acteur brillantissimes d'un Mickaël Délis et de ses comparses avertis en coulisses.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91045683-64083179.jpg?v=1716401188" alt=""La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" title=""La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Ces néons, c'est l'arme par excellence dans sa version pop depuis le sabre du Jedi (…). Dans les représentations collectives, les néons peuvent être ceux du Red Light District d'Amsterdam, des sous-sols sexualisés, de la nuit, mais aussi des enseignes de marketing contemporain avec ses modèles pesants et uniformisés (…)&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Des séquences souvenirs, traitées avec un humour justement dosé, et une maîtrise dramaturgique exceptionnelle ne manqueront certainement pas de séduire le public, comme celle de &quot;l'arrière de l'église Saint-Méri&quot;, de l'appel téléphonique de la standardiste du centre de dépistage HIV, de la visite du fils au père malade – séquence hommage très émouvante au père disparu l'hiver dernier –, du boy friend italien que l'on pourrait croire qu'il est là, sur le plateau cuisinant des liguines, ou encore la référence historique du procès pour impuissance sexuelle du baron d'Argenton.       <br />
              <br />
       Dans &quot;La Fête du slip&quot;, Mickaël Délis jongle avec de nombreuses informations et on ne peut qu'être admiratif face au travail de fourmi titanesque de fond que ce spectacle a dû représenter : une véritable expérience de recherches historiques, littéraires ou scientifiques, mais qui s'imbriquent pourtant telle une merveilleuse mécanique de précision dans l'évocation intimiste.       <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Comment récupérer le pouvoir quand on est si peu puissant ? Une poutre ne sert jamais au menuisier !&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91045683-64083180.jpg?v=1757602463" alt=""La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" title=""La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" />
     </div>
     <div>
      &quot;La Fête du slip ou le pipo de la Puissance&quot; est un travail d'orfèvre, comme un cri libératoire, un tsunami d'apaisement enfin trouvé. C'est un procès au patriarcat, <span style="font-style:italic">&quot;un questionnement improbable sur l'idée que l'érection a indexé tout un système à la performance&quot;</span>, une démonstration vertigineuse sur le fait que <span style="font-style:italic">&quot;le contraire de la puissance, ce n'est peut-être pas la vulnérabilité. Et l'amour dans tout ça ?&quot;.</span>       <br />
              <br />
       À n'en point douter, Mickaël Délis a dû côtoyer longuement la poésie de Charles Baudelaire, pour lequel le spleen et la boue se sont transformés en or, car, de son côté, il a su admirablement pallier ses années de souffrance et les transformer en un bijou théâtral et créatif étincelant. Hors norme.       <br />
              <br />
       Bertolt Brecht a dit dans un ouvrage intitulé &quot;Petit organon pour le théâtre&quot; que tous les arts contribuent au plus grand de tous les arts : celui de vivre. Nous allons le faire, nous aussi, vivre, en attendant avec impatience le troisième volet de cette trilogie intitulée &quot;La rencontre du troisième type ou la trilogie du mâle aimé&quot;. Ce troisième volet, &quot;Les Paillettes de leur vie ou la paix déménage&quot;, interrogera la paternité et la filiation au travers d'un parcours de don de sperme.       <br />
       &quot;La Fête du slip&quot;, au Théâtre La Scala, est un merveilleux exemple de la nécessité de vivre, vivre, vivre, surtout quand ça cafouille !       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La Fête du Slip"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91045683-64083181.jpg?v=1757602664" alt=""La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" title=""La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" />
     </div>
     <div>
      <b>&quot;Ou le pipo de la puissance&quot;</b>       <br />
       Texte : Mickaël Délis.       <br />
       Mise en scène : Mickaël Délis et Papy de Trappes.        <br />
       Avec : Mickaël Délis.       <br />
       Collaborations artistiques : Vladimir Perrin, David Délis, Élise Roth, Clément Le Disquay, Romain Compingt.       <br />
       Création lumière : Jago Axworthy.       <br />
       Collaboration à l'écriture : Romain Compingt.       <br />
       Production : Reine Blanche Productions.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 12 septembre au 31 décembre 2025.</span>       <br />
       Les 12, 13, 26 et 27 septembre à 19 h 15. Ensuite les mercredi et jeudi à 19 h 15, sauf le 9 octobre, le 13 novembre, les 24 et 25 décembre.       <br />
       Théâtre La Scala, Salle La Piccola Scala, Paris 10ᵉ.       <br />
       Téléphone : 01 40 03 44 30.       <br />
       <a class="link" href="https://indiv.themisweb.fr/0588/fChoixSeanceWidget.aspx?idstructure=0588&amp;EventId=504&amp;request=QcE+w0WHSuAwDrjYKaOhXK1tPUt/ScCGgvngMd7IDZM+mRWjmLi7jhdHxmXauC6X4dzE0jK95FskGw0ni2Y4ZAqnciLsiijr471fDoVCKHsTwjkEvZMhoQ==" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://lascala-paris.fr/" target="_blank">&gt;&gt; lascala-paris.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/91045683-64083177.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/La-Fete-du-slip-Une-mise-a-nu-eblouissante-qui-porte-haut-et-bien-droit-la-chose-en-question_a4354.html</link>
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   <title>•Off 2024• "La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question</title>
   <pubDate>Tue, 18 Jun 2024 14:36:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2024]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Mickaël est un quadra qui revient de loin, mais qui va enfin beaucoup mieux. Pour autant, sa mère et bien d'autres lui renvoient que le rapport qu'il entretient avec le sexe, et le pénis en particulier, est pour le moins névrotique. Compulsion, performance, obsession de la réussite, de la saturation, du chiffre, sans oublier la taille et la logique hiérarchique qui s'ensuit : qu'est-ce qui se joue derrière le spectre de la puissance ? Quel est le vertige que recouvrerait son redoutable antonyme ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81058495-58442568.jpg?v=1716401121" alt="•Off 2024• "La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" title="•Off 2024• "La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" />
     </div>
     <div>
      Comme un OVNI s'adressant au public qui entre petit à petit dans la salle, Mickaël Délis est déjà là sur le plateau, tout de noir vêtu, en chaussettes – jogging et tee-shirt banals. On aurait pu le croiser dans la rue, ou sur le trottoir, devant le théâtre… En nous interrogeant tout de même sur son absence de chaussures et interpellé par son étonnante logorrhée, ses remarques toutes personnelles à l'adresse de certains spectateurs, comme une sorte de parole psychotique et urgentissime émanant de lui. Un hurluberlu probablement un peu perdu dans sa tête et abîmé par les méandres du fleuve intranquille de sa vie et des épreuves qui, de toute évidence, ne l'ont pas ménagé…       <br />
              <br />
       Le spectacle est-il commencé ? Certes, oui ! Et l'heure quinze qui suivra ne nous lâchera pas une seconde, tant la fougue créatrice du comédien est hallucinante. C'est du sexe masculin dont il nous parle. Du sien en particulier, de son pénis, du &quot;pipo&quot; ; et le texte, orchestré remarquablement à son sujet en collaboration avec Romain Compingt, se révèle très vite d'une puissance virevoltante, tant du point de vue de son contenu que de l'interprétation par le comédien. Paradoxalement, rien de dérangeant, d'emblée ! Rien qui pourrait choquer ! On se laisse submerger par le propos sans failles.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81058495-58442569.jpg?v=1716401158" alt="•Off 2024• "La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" title="•Off 2024• "La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" />
     </div>
     <div>
      &quot;La Fête du slip&quot; est le deuxième volet d'une trilogie. L'an dernier, Mickaël Délis a déjà joué dans un premier seul en scène phénoménal : &quot;Le Premier Sexe ou la grosse arnaque de la virilité&quot;. Il semble en avoir des choses à dire. Il semble en avoir vécu des événements, des épreuves autour de ce qui l'a obsédé des années durant… Il fallait absolument l'écriture et le théâtre pour s'en émanciper, s'en guérir, après l'analyse, la thérapie et le fait d'avoir dû accepter qu'il était malade. Il fallait en parler. Et il le fait ici, Mickaël, avec brio et grande intelligence.       <br />
              <br />
       Il a bien compris que le patriarcat doit être déconstruit, que <span style="font-style:italic">&quot;le genre est une production sociale qui n'a rien à voir avec le sexe biologique ; que, derrière le mythe de la virilité, il y a l'esbroufe incroyable de la bite et la cata des confusions qui en découlent&quot;.</span>       <br />
              <br />
       C'est grâce à une magnifique ingénuité scénographique et plastique que Mickaël Délis déploie, avec délice, ses réflexions intimes, ses souvenirs d'une traversée du désert bien sombre et toute personnelle, son parcours difficile, ses expériences borderlines qui ont failli l'emporter. Car la lumière éblouit le noir total du plateau de façon magique grâce à des néons multicolores détournés qui magnifient le verbe et, surtout, le jeu exceptionnel du comédien, intense. Presque du &quot;jamais vu&quot;…       <br />
              <br />
       Sa dextérité dans la manipulation de ces accessoires qui projettent le public dans plusieurs univers distincts est digne des plus grands magiciens. C'est beau ! Beau comme le thème exploité. Oui ! Osons le mot. Car un tel thème aurait pu revêtir bien d'autres allures. Il y a sans doute plus poétique que de parler du pénis, de verge, de vagin aussi, de pénétration, de masturbation, de la trique, du membre, de sexe, de partenaires sodomisés, de fétichisme, de pornographie, de consultations intimes chez un médecin expert qui ne mâche pas ses mots, d'érotisme !        <br />
       Eh bien, non… Pas sous la plume et le jeu d'acteur brillantissimes d'un Mickaël Délis et de ses comparses avertis en coulisses.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81058495-58442570.jpg?v=1716401188" alt="•Off 2024• "La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" title="•Off 2024• "La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Ces néons, c'est l'arme par excellence dans sa version pop depuis le sabre du Jedi (…). Dans les représentations collectives, les néons peuvent être ceux du Red Light District d'Amsterdam, des sous-sols sexualisés, de la nuit, mais aussi des enseignes de marketing contemporain avec ses modèles pesants et uniformisés (…)&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Des séquences souvenirs, traitées avec un humour justement dosé, et une maîtrise dramaturgique exceptionnelle ne manqueront certainement pas de séduire le public, comme celle de &quot;l'arrière de l'église Saint-Méri&quot;, de l'appel téléphonique de la standardiste du centre de dépistage HIV, de la visite du fils au père malade – séquence hommage très émouvante au père disparu l'hiver dernier –, du boy friend italien que l'on pourrait croire qu'il est là, sur le plateau cuisinant des liguines, ou encore la référence historique du procès pour impuissance sexuelle du baron d'Argenton.       <br />
              <br />
       Dans &quot;La Fête du slip&quot;, Mickaël Délis jongle avec de nombreuses informations et on ne peut qu'être admiratif face au travail de fourmi titanesque de fond que ce spectacle a dû représenter : une véritable expérience de recherches historiques, littéraires ou scientifiques, mais qui s'imbriquent pourtant telle une merveilleuse mécanique de précision dans l'évocation intimiste.       <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Comment récupérer le pouvoir quand on est si peu puissant ? Une poutre ne sert jamais au menuisier !&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81058495-58442571.jpg?v=1716401225" alt="•Off 2024• "La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" title="•Off 2024• "La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" />
     </div>
     <div>
      &quot;La Fête du slip ou le pipo de la Puissance&quot; est un travail d'orfèvre, comme un cri libératoire, un tsunami d'apaisement enfin trouvé. C'est un procès au patriarcat, <span style="font-style:italic">&quot;un questionnement improbable sur l'idée que l'érection a indexé tout un système à la performance&quot;</span>, une démonstration vertigineuse sur le fait que <span style="font-style:italic">&quot;le contraire de la puissance, ce n'est peut-être pas la vulnérabilité. Et l'amour dans tout ça ?&quot;.</span>       <br />
              <br />
       À n'en point douter, Mickaël Délis a dû côtoyer longuement la poésie de Charles Baudelaire, pour lequel le spleen et la boue se sont transformés en or, car, de son côté, il a su admirablement pallier ses années de souffrance et les transformer en un bijou théâtral et créatif étincelant. Hors norme.       <br />
              <br />
       Bertolt Brecht a dit dans un ouvrage intitulé &quot;Petit organon pour le théâtre&quot; que tous les arts contribuent au plus grand de tous les arts : celui de vivre. Nous allons le faire, nous aussi, vivre, en attendant avec impatience le troisième volet de cette trilogie intitulée &quot;La rencontre du troisième type ou la trilogie du mâle aimé&quot;. Ce troisième volet, &quot;Les Paillettes de leur vie ou la paix déménage&quot;, interrogera la paternité et la filiation au travers d'un parcours de don de sperme.       <br />
       &quot;La Fête du slip&quot;, au Théâtre de la Reine Blanche, est un merveilleux exemple de la nécessité de vivre, vivre, vivre, surtout quand ça cafouille !       <br />
              <br />
       Pour ma part, j'ai une pensée très très émue pour un ami proche trop tôt disparu, homme brillant à plusieurs niveaux, qui aurait certainement ovationné lui aussi cet extraordinaire moment de théâtre. Il s'y serait retrouvé à de nombreux égards, sans doute. Il n'a pas eu la chance de Mickaël ! Salut, Sébastien R.       <br />
              <br />
       <b>Spectacle vu le mercredi 15 mai 2024 à la Reine Blanche à Paris.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La Fête du Slip"</b></div>
     <div>
      <b>&quot;Ou le pipo de la Puissance&quot;</b>       <br />
       Seul-en-scène autobiographique.       <br />
       Texte : Mickaël Délis.       <br />
       Mise en scène : Mickaël Délis et Papy de Trappes.        <br />
       Avec : Mickaël Délis.       <br />
       Collaboration artistique : David Délis et Vladimir Perrin.       <br />
       Consultant choégraphique : Clément Le Disquay.       <br />
       Création lumière : Jago Axworthy.       <br />
       Collaboration à l'écriture : Romain Compingt.       <br />
       Par la Compagnie Passages.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2024•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 3 au 21 juillet 2024.</span>       <br />
       Tous les jours à 21 h 45. Relâche le lundi.       <br />
       Théâtre de la Reine Blanche, 16, rue de la Grande Fusterie, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 90 85 38 17.       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('reservation@scenesblanches.com')" >reservation@scenesblanches.com</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.reineblanche.com/calendrier/avignon/la-fete-du-slip" target="_blank">&gt;&gt; reineblanche.com</a>       <br />
              <br />
       Ce spectacle est le deuxième volet d'une trilogie sur la masculinité. Le précédent, &quot;Le Premier Sexe, ou la grosse arnaque de la virilité&quot;, se jouera aux mêmes dates à 20 h 15, toujours à la Reine Blanche d'Avignon.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/81058495-58442568.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2024-La-Fete-du-slip-Une-mise-a-nu-eblouissante-qui-porte-haut-et-bien-droit-la-chose-en-question_a3957.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-80453606</guid>
   <title>"La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question</title>
   <pubDate>Wed, 22 May 2024 19:41:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Mickaël est un quadra qui revient de loin, mais qui va enfin beaucoup mieux. Pour autant, sa mère et bien d'autres lui renvoient que le rapport qu'il entretient avec le sexe, et le pénis en particulier, est pour le moins névrotique. Compulsion, performance, obsession de la réussite, de la saturation, du chiffre, sans oublier la taille et la logique hiérarchique qui s'ensuit : qu'est-ce qui se joue derrière le spectre de la puissance ? Quel est le vertige que recouvrerait son redoutable antonyme ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80453606-58069345.jpg?v=1716401121" alt=""La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" title=""La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" />
     </div>
     <div>
      Comme un OVNI s'adressant au public qui entre petit à petit dans la salle, Mickaël Délis est déjà là sur le plateau, tout de noir vêtu, en chaussettes – jogging et tee-shirt banals. On aurait pu le croiser dans la rue, ou sur le trottoir, devant le théâtre… En nous interrogeant tout de même sur son absence de chaussures et interpellé par son étonnante logorrhée, ses remarques toutes personnelles à l'adresse de certains spectateurs, comme une sorte de parole psychotique et urgentissime émanant de lui. Un hurluberlu probablement un peu perdu dans sa tête et abîmé par les méandres du fleuve intranquille de sa vie et des épreuves qui, de toute évidence, ne l'ont pas ménagé…       <br />
              <br />
       Le spectacle est-il commencé ? Certes, oui ! Et l'heure quinze qui suivra ne nous lâchera pas une seconde, tant la fougue créatrice du comédien est hallucinante. C'est du sexe masculin dont il nous parle. Du sien en particulier, de son pénis, du &quot;pipo&quot; ; et le texte, orchestré remarquablement à son sujet en collaboration avec Romain Compingt, se révèle très vite d'une puissance virevoltante, tant du point de vue de son contenu que de l'interprétation par le comédien. Paradoxalement, rien de dérangeant, d'emblée ! Rien qui pourrait choquer ! On se laisse submerger par le propos sans failles.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80453606-58069348.jpg?v=1716401158" alt=""La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" title=""La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" />
     </div>
     <div>
      &quot;La Fête du slip&quot; est le deuxième volet d'une trilogie. L'an dernier, Mickaël Délis a déjà joué dans un premier seul en scène phénoménal : &quot;Le Premier Sexe ou la grosse arnaque de la virilité&quot;. Il semble en avoir des choses à dire. Il semble en avoir vécu des événements, des épreuves autour de ce qui l'a obsédé des années durant… Il fallait absolument l'écriture et le théâtre pour s'en émanciper, s'en guérir, après l'analyse, la thérapie et le fait d'avoir dû accepter qu'il était malade. Il fallait en parler. Et il le fait ici, Mickaël, avec brio et grande intelligence.       <br />
              <br />
       Il a bien compris que le patriarcat doit être déconstruit, que <span style="font-style:italic">&quot;le genre est une production sociale qui n'a rien à voir avec le sexe biologique ; que, derrière le mythe de la virilité, il y a l'esbroufe incroyable de la bite et la cata des confusions qui en découlent&quot;.</span>       <br />
              <br />
       C'est grâce à une magnifique ingénuité scénographique et plastique que Mickaël Délis déploie, avec délice, ses réflexions intimes, ses souvenirs d'une traversée du désert bien sombre et toute personnelle, son parcours difficile, ses expériences borderlines qui ont failli l'emporter. Car la lumière éblouit le noir total du plateau de façon magique grâce à des néons multicolores détournés qui magnifient le verbe et, surtout, le jeu exceptionnel du comédien, intense. Presque du &quot;jamais vu&quot;…       <br />
              <br />
       Sa dextérité dans la manipulation de ces accessoires qui projettent le public dans plusieurs univers distincts est digne des plus grands magiciens. C'est beau ! Beau comme le thème exploité. Oui ! Osons le mot. Car un tel thème aurait pu revêtir bien d'autres allures. Il y a sans doute plus poétique que de parler du pénis, de verge, de vagin aussi, de pénétration, de masturbation, de la trique, du membre, de sexe, de partenaires sodomisés, de fétichisme, de pornographie, de consultations intimes chez un médecin expert qui ne mâche pas ses mots, d'érotisme !        <br />
       Eh bien, non… Pas sous la plume et le jeu d'acteur brillantissimes d'un Mickaël Délis et de ses comparses avertis en coulisses.
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80453606-58069372.jpg?v=1716401188" alt=""La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" title=""La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Ces néons, c'est l'arme par excellence dans sa version pop depuis le sabre du Jedi (…). Dans les représentations collectives, les néons peuvent être ceux du Red Light District d'Amsterdam, des sous-sols sexualisés, de la nuit, mais aussi des enseignes de marketing contemporain avec ses modèles pesants et uniformisés (…)&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Des séquences souvenirs, traitées avec un humour justement dosé, et une maîtrise dramaturgique exceptionnelle ne manqueront certainement pas de séduire le public, comme celle de &quot;l'arrière de l'église Saint-Méri&quot;, de l'appel téléphonique de la standardiste du centre de dépistage HIV, de la visite du fils au père malade – séquence hommage très émouvante au père disparu l'hiver dernier –, du boy friend italien que l'on pourrait croire qu'il est là, sur le plateau cuisinant des liguines, ou encore la référence historique du procès pour impuissance sexuelle du baron d'Argenton.       <br />
              <br />
       Dans &quot;La Fête du slip&quot;, Mickaël Délis jongle avec de nombreuses informations et on ne peut qu'être admiratif face au travail de fourmi titanesque de fond que ce spectacle a dû représenter : une véritable expérience de recherches historiques, littéraires ou scientifiques, mais qui s'imbriquent pourtant telle une merveilleuse mécanique de précision dans l'évocation intimiste.       <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Comment récupérer le pouvoir quand on est si peu puissant ? Une poutre ne sert jamais au menuisier !&quot;.</span>
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     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80453606-58069377.jpg?v=1716401225" alt=""La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" title=""La Fête du slip" Une mise à nu éblouissante qui porte haut et bien droit la chose en question" />
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      &quot;La Fête du slip ou le pipo de la Puissance&quot; est un travail d'orfèvre, comme un cri libératoire, un tsunami d'apaisement enfin trouvé. C'est un procès au patriarcat, <span style="font-style:italic">&quot;un questionnement improbable sur l'idée que l'érection a indexé tout un système à la performance&quot;</span>, une démonstration vertigineuse sur le fait que <span style="font-style:italic">&quot;le contraire de la puissance, ce n'est peut-être pas la vulnérabilité. Et l'amour dans tout ça ?&quot;.</span>       <br />
              <br />
       À n'en point douter, Mickaël Délis a dû côtoyer longuement la poésie de Charles Baudelaire, pour lequel le spleen et la boue se sont transformés en or, car, de son côté, il a su admirablement pallier ses années de souffrance et les transformer en un bijou théâtral et créatif étincelant. Hors norme.       <br />
              <br />
       Bertolt Brecht a dit dans un ouvrage intitulé &quot;Petit organon pour le théâtre&quot; que tous les arts contribuent au plus grand de tous les arts : celui de vivre. Nous allons le faire, nous aussi, vivre, en attendant avec impatience le troisième volet de cette trilogie intitulée &quot;La rencontre du troisième type ou la trilogie du mâle aimé&quot;. Ce troisième volet, &quot;Les Paillettes de leur vie ou la paix déménage&quot;, interrogera la paternité et la filiation au travers d'un parcours de don de sperme.       <br />
       &quot;La Fête du slip&quot;, au Théâtre de la Reine Blanche, est un merveilleux exemple de la nécessité de vivre, vivre, vivre, surtout quand ça cafouille !       <br />
              <br />
       Pour ma part, j'ai une pensée très très émue pour un ami proche trop tôt disparu, homme brillant à plusieurs niveaux, qui aurait certainement ovationné lui aussi cet extraordinaire moment de théâtre. Il s'y serait retrouvé à de nombreux égards, sans doute. Il n'a pas eu la chance de Mickaël ! Salut, Sébastien R.       <br />
              <br />
       <b>Spectacle vu le mercredi 15 mai 2024 à la Reine Blanche à Paris.</b>
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      <b>&quot;Ou le pipo de la Puissance&quot;</b>       <br />
       Seul-en-scène autobiographique.       <br />
       Texte : Mickaël Délis.       <br />
       Mise en scène : Mickaël Délis et Papy de Trappes.        <br />
       Avec : Mickaël Délis.       <br />
       Collaboration artistique : David Délis et Vladimir Perrin.       <br />
       Consultant choégraphique : Clément Le Disquay.       <br />
       Création lumière : Jago Axworthy.       <br />
       Collaboration à l'écriture : Romain Compingt.       <br />
       Par la Compagnie Passages.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">8 mai au 14 juin 2024.</span>       <br />
       Mercredi et vendredi à 21h, dimanche à 18 h.       <br />
       Théâtre de la Reine Blanche, Salle Marie Curie, Paris 18e, 01 40 05 06 96.       <br />
       <a class="link" href="https://www.reineblanche.com/" target="_blank">&gt;&gt; reineblanche.com</a>       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2024•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 3 au 21 juillet 2024.</span>       <br />
       Tous les jours à 21 h 45. Relâche le lundi.       <br />
       Théâtre de la Reine Blanche, 16, rue de la Grande Fusterie, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 90 85 38 17.       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('reservation@scenesblanches.com')" >reservation@scenesblanches.com</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.reineblanche.com/" target="_blank">&gt;&gt; reineblanche.com</a>       <br />
              <br />
       Ce spectacle est le deuxième volet d'une trilogie sur la masculinité. Le précédent, &quot;Le Premier Sexe, ou la grosse arnaque de la virilité&quot;, se jouera aux mêmes dates à 20 h 15, toujours à la Reine Blanche d'Avignon.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/80453606-58069345.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/La-Fete-du-slip-Une-mise-a-nu-eblouissante-qui-porte-haut-et-bien-droit-la-chose-en-question_a3912.html</link>
  </item>

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   <title>● Avignon Off 2021 ● Hommes Par la Compagnie du Soleil Noir</title>
   <pubDate>Wed, 23 Jun 2021 12:32:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Annonce</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[À l'affiche]]></dc:subject>
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   Qu'est-ce qu'un homme ? Un dominant viril et déterminé comme on en voit partout à la télé ? Ou une pluralité d'individus avec des doutes, des interrogations, des craintes, qui doivent sans cesse se comparer à cet idéal de virilité auquel ils ne ressemblent pas ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57280202-42464290.jpg?v=1624445595" alt="● Avignon Off 2021 ● Hommes Par la Compagnie du Soleil Noir" title="● Avignon Off 2021 ● Hommes Par la Compagnie du Soleil Noir" />
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      &quot;Hommes&quot; est un seul en scène drôle et tendre qui présente sept personnages masculins à différents âges : un petit garçon qui ne comprend pas, un adolescent qui se cherche, un jeune adulte qui se sent seul, un homme qui se chagrine d'amour, un père qui a peur, un homme qui veut (re)vivre, un vieux qui n'est pas si con que ça.       <br />
              <br />
       On rencontre ces personnages à des moments charnières qui bouleversent leur vie d'hommes : la conscience de son genre, la découverte de la sexualité ou encore l'apprentissage de la paternité. On découvre leurs façons d'être hommes et comment ils se construisent ou se sont construits. Tous, à leur manière, sont confrontés et s'interrogent sur les stéréotypes qui définissent comment ils devraient être et se comporter pour être des hommes.       <br />
              <br />
       Peut-être à la fin du spectacle pourra-t-on affirmer : on ne naît pas homme, on le devient. Et s'interroger sur nos manières de construire et de parler des masculinités.       <br />
              <br />
       Le comédien, Wilhem Frénée, a reçu le 1er prix d'interprétation masculine au Festival de Bougival en octobre 2020 pour le rôle de Mercutio dans &quot;Roméo et Juliette&quot; mis en scène par Amal Nakkache. En 2017, il est diplômé de l'école de théâtre parisienne Les Ateliers du Sudden (renommée depuis Les Cours Acquaviva) dirigée par Raymond Acquaviva.
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57280202-42464291.jpg?v=1624445619" alt="● Avignon Off 2021 ● Hommes Par la Compagnie du Soleil Noir" title="● Avignon Off 2021 ● Hommes Par la Compagnie du Soleil Noir" />
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      Texte : Laëtitia Leroy.        <br />
       Mise en scène : Laëtitia Leroy.       <br />
       Avec : Wilhem Frénée.       <br />
       Réalisation sonore : Alexandra Vépierre.       <br />
              <br />
       <b>● Avignon Off 2021 ●</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 31 Juillet 2021.</span>       <br />
       Tous les jours à 11 h, relâche les 12, 19 et 26 juillet.       <br />
       Théâtre La Petite Caserne, 119, rue de la Carreterie, Avignon.        <br />
       Réservations : 04 90 86 85 79.       <br />
       <a class="link" href="https://theatrelapetitecaserne.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatrelapetitecaserne.fr</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.festivaloffavignon.com/programme/2021/hommes-s28537/" target="_blank">&gt;&gt; Réservation en ligne</a>
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     <br style="clear:both;"/>
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   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/57280202-42464290.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/●-Avignon-Off-2021-●-Hommes-Par-la-Compagnie-du-Soleil-Noir_a2976.html</link>
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