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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-08-08T20:57:16+02:00</dc:date>
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   <title>•In 2026• "Oiseau" Une lecture-performance comme une envolée de mots-flocons flottant au-dessus de la Cour d'Honneur…</title>
   <pubDate>Wed, 22 Jul 2026 10:09:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2026]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Deux langues, le coréen de Han Kang et le français du pays d'accueil, deux artistes d'envergure rare, fragiles et puissantes, Hyeyoung Lee et Isabelle Huppert, et, à la nuit tombée, le cadre onirique du Palais des Papes sublimant toute représentation. Quant à la mise en espace des morceaux choisis de la première partie d'"Impossibles adieux" de la lauréate du prix Nobel de littérature 2024, c'est à Julie Deliquet, metteuse en scène à la sensibilité éprouvée, que nous la devons.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97430357-67853840.jpg?v=1784711757" alt="•In 2026• "Oiseau" Une lecture-performance comme une envolée de mots-flocons flottant au-dessus de la Cour d'Honneur…" title="•In 2026• "Oiseau" Une lecture-performance comme une envolée de mots-flocons flottant au-dessus de la Cour d'Honneur…" />
     </div>
     <div>
      Lorsqu' &quot;elles&quot; (Qui ? Les interprètes d'un soir ou les deux amies de l'histoire ?) s'avancent ensemble vers leur pupitre respectif, vêtues de tenues immaculées comme la neige tombant sur l'île de Jeju, et que leurs bras aériens battront l'air du plateau comme pour prendre leur envol, on se dit que la magie opère… Certes, on est à Avignon sous la canicule de juillet et non pas en Corée du Sud dans un hiver livré aux flocons brouillant le paysage, mais qu'importe, les mots sont là pour introduire à un rêve éveillé… celui de la rencontre entre Gyeongha et Inseon, son amie photographe dont elle était sans nouvelle depuis quelque temps, et dont les deux actrices vont se faire devant nous ce soir les porte-paroles sensibles.       <br />
              <br />
       Et qu'ont-elles à se dire, l'une et l'autre, après tout ce temps ?... <span style="font-style:italic">&quot;Peux-tu venir maintenant ?&quot;,</span> un simple texto d'Inseon envoyé d'un obscur hôpital de Séoul, sans autre explication que l'insistance qu'elle marque à réitérer sa demande… Inseon habite maintenant sur les pentes de l'île de Jeju, dans la maison isolée où sa mère, morte depuis, a empilé ses archives secrètes. Après avoir réalisé des courts métrages remarqués, l'artiste avait abandonné le documentaire pour se consacrer à la fabrication de meubles et de petits objets en bois, d'où les fréquentes blessures provoquées par les outils de menuisier qu'elle manipulait. Alors, qu'elle se retrouve aujourd'hui dans ce service de chirurgie réparatrice, n'a rien de vraiment surprenant en soi…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97430357-67854343.jpg?v=1784711780" alt="•In 2026• "Oiseau" Une lecture-performance comme une envolée de mots-flocons flottant au-dessus de la Cour d'Honneur…" title="•In 2026• "Oiseau" Une lecture-performance comme une envolée de mots-flocons flottant au-dessus de la Cour d'Honneur…" />
     </div>
     <div>
      Isabelle Huppert raconte comme si elle était Gyeongha découvrant Inseon dans sa chambre d'hôpital, les premières phalanges suturées et le mélange de sang rouge vif et noir recouvrant sa cicatrice… Le récit de l'accident de tronçonneuse, l'hémorragie qui a suivi, et son &quot;sauvetage&quot; jusqu'ici grâce à la visite miraculeuse d'un fils venu chercher sa mère, une voisine, pour la conduire à l'hôpital. Plus intriguant encore, cette aide-soignante à son chevet qui lui plante toutes les trois minutes une aiguille dans la plaie pour la faire saigner, et éviter le pourrissement des doigts mutilés.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Est-ce la neige ?&quot;</span> que l'on aperçoit derrière la fenêtre de la chambre… ou sur le plateau de la Cour d'Honneur, on ne saurait dire tant le vertige causé par l'illusion poétique est envoûtant...  Des flocons comme des milliers d'oiseaux blancs et la tempête qui enfle rendant improbable la progression de Gyeongha vers le village de l'île où Inseon l'a enjoint d'aller dès ce soir, avec une mission impérieuse : sauver Ama, son perroquet, en lui procurant l'eau et la nourriture nécessaires à sa survie... Aucun taxi n'acceptera de la prendre par ce temps… Toutes les branches sont comme des fantômes… Et cette vieille femme à l'arrêt du bus, qui laisse échapper un sourire bienveillant…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97430357-67854498.jpg?v=1784711806" alt="•In 2026• "Oiseau" Une lecture-performance comme une envolée de mots-flocons flottant au-dessus de la Cour d'Honneur…" title="•In 2026• "Oiseau" Une lecture-performance comme une envolée de mots-flocons flottant au-dessus de la Cour d'Honneur…" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;C'est étrange la neige&quot;</span>, des mots prononcés par Inseon en regardant par la fenêtre de l'hôpital, lui reviennent alors que ses pas s'enfoncent profondément dans l'épaisse couche et, avec eux – c'est curieux comment la mémoire fonctionne – refait surface une confidence ancienne de son amie, sa fugue de la maison alors qu'elle venait d'avoir dix-huit ans et ne pouvait supporter sa mère, la mort qu'elle avait alors frôlée…       <br />
              <br />
       Mêlant leurs voix, la Coréenne et la Française, unies comme les deux amies dialoguant entre elles, vont évoquer des paysages mondes. Par la seule puissance de leurs interprétations traversées par des émotions palpables, les personnages vont s'extraire du livre qui les contenait l'instant d'avant pour prendre vie devant nous… De même l'intervention de Han Kang, l'autrice d'&quot;Impossibles adieux&quot;, venant à la toute fin donner corps par sa présence sur scène aux terribles massacres perpétrés par l'armée sud-coréenne dont ont été victimes en 1948 des milliers d'habitants de Jeju suspectés d'être communistes, prend un effet de réalité faisant effraction dans l'onirisme du récit précédent… Un moment unique vécu entre rêverie éveillée et réalité entraperçue, dans un cadre propice au songe d'une nuit d'été.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le 16  juillet dans La Cour d'Honneur du Palais des Papes, pour la 80ᵉ édition du Festival d'Avignon.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Oiseau"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97430357-67854506.jpg?v=1784711835" alt="•In 2026• "Oiseau" Une lecture-performance comme une envolée de mots-flocons flottant au-dessus de la Cour d'Honneur…" title="•In 2026• "Oiseau" Une lecture-performance comme une envolée de mots-flocons flottant au-dessus de la Cour d'Honneur…" />
     </div>
     <div>
      France - Corée, Spectacle        <br />
       Création 2026 au Festival d'Avignon.       <br />
       Texte : Han Kang, d'après le roman "Impossibles adieux" de Han Kang (publié aux Éditions Grasset et Fasquelle).       <br />
       Mise en lecture et dramaturgie : Julie Deliquet.       <br />
       Avec : Isabelle Huppert, Hyeyoung Lee.       <br />
       Traduction en français : Kyungran Choi et Pierre Bisiou.       <br />
       Traduction en anglais : E. Yaewon et Paige Aniyah Morris.       <br />
       Dramaturgie et collaboration artistique : Annabelle Simon.       <br />
       Lumière : Vyara Stefanova.       <br />
       Son : Lucas Lelièvre.       <br />
       Maquillage, coiffure : Sylvie Cailler, Jocelyne Milazzo.       <br />
       Cette lecture-performance contient des récits difficiles.       <br />
       Durée : 1 h 45.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon In 2026•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">15 et 16 juillet 2026.</span>       <br />
       Représenté à 22 h.       <br />
       Cour d'honneur du Palais des papes, Place du Palais, Avignon.       <br />
       <a class="link" href="https://festival-avignon.com/fr/billetterie" target="_blank">Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://festival-avignon.com/?cat=1001" target="_blank">>> festival-avignon.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       10 et 11 octobre 2026 : Seoul Performing Arts Festival, Séoul (Corée).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/97430357-67853840.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/In-2026-Oiseau-Une-lecture-performance-comme-une-envolee-de-mots-flocons-flottant-au-dessus-de-la-Cour-d-Honneur_a4632.html</link>
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   <title>•In 2026• "Maldoror" Julien Gosselin transcend(r)e la Cour… dans une coulée incandescente de mélancolie noire</title>
   <pubDate>Mon, 06 Jul 2026 10:10:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2026]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   On ne pourra pas dire que l'on n'était pas avertis… Projeté en guise d'exergue, le tout début du Chant premier de "Maldoror" du comte de Lautréamont ne laissait aucun doute sur la noirceur qui allait battre son plein plus de cinq heures durant, déferlant en vagues sonores et visuelles compulsives sur la Cour. Et au bout de la nuit de ce voyage en apnée dans les profondeurs du mal célébré comme un parfum à la fois sublime et nauséabond, la délivrance liée à un moment exceptionnel : celui que seul un théâtre total peut nous faire vivre.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97245151-67745589.jpg?v=1783325857" alt="•In 2026• "Maldoror" Julien Gosselin transcend(r)e la Cour… dans une coulée incandescente de mélancolie noire" title="•In 2026• "Maldoror" Julien Gosselin transcend(r)e la Cour… dans une coulée incandescente de mélancolie noire" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Plût au ciel que le lecteur, enhardi et devenu momentanément féroce comme ce qu'il lit, trouve, sans se désorienter, son chemin abrupt et sauvage, à travers les marécages désolés de ces pages sombres et pleines de poison (…). Les émanations mortelles de ce livre imbiberont son âme comme l'eau le sucre. Il n'est pas bon que tout le monde lise les pages qui vont suivre ; quelques-uns seuls savoureront ce fruit amer sans danger. Par conséquent, âme timide, avant de pénétrer plus loin dans de pareilles landes inexplorées, dirige tes talons en arrière et non en avant. Écoute bien ce que je te dis : dirige tes talons en arrière et non en avant&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Mais bien que &quot;mis au parfum&quot; par le poète maudit, et connaissant l'univers de Julien Gosselin tant dans ses inspirations littéraires marquées par la sauvagerie de mondes qui s'effondrent (&quot;Les particules élémentaires&quot; de Michel Houellebecq en 2013, &quot;2666&quot; du poète chilien Roberto Bolaño en 2016, &quot;Joueurs, Mao II, Les Noms&quot; de Don DeLillo en 2018 et &quot;Extinction&quot; de Thomas Bernhard en 2023), que dans les dispositifs qu'ils cultivent comme un art de penser le théâtre (vidéos omniprésentes, musiques électroniques obsédantes, etc.), ou encore dans les durées &quot;hallucinantes&quot; de ses créations (jusqu'à douze heures), on reste époustouflés par cette nouvelle performance en tous points hors normes…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97245151-67745590.jpg?v=1783325906" alt="•In 2026• "Maldoror" Julien Gosselin transcend(r)e la Cour… dans une coulée incandescente de mélancolie noire" title="•In 2026• "Maldoror" Julien Gosselin transcend(r)e la Cour… dans une coulée incandescente de mélancolie noire" />
     </div>
     <div>
      Une voix s'élève dans le noir, avant que l'actrice qui la porte émerge de l'obscurité du plateau. Elle dit le destin des sœurs Angelica et Veronica Garmendia, poétesses naïves et innocentes délivrant leurs écrits dans le sud Chili de 1973 sous l'œil ironique d'Alberto Ruiz Tagle… La voiture qui surgit… les hommes qui en descendent… la gorge tranchée de la tante… et les cadavres des sœurs que l'on ne retrouvera pas. Tout est dit, mais là n'est pas l'essentiel pour le metteur en scène pour qui la narration s'efface devant la primauté donnée aux émotions. Filmés en direct, les hommes font leur apparition sur le plateau pour descendre par une trappe dans les profondeurs (de l'âme humaine).       <br />
              <br />
       Apparaît alors en lettres géantes sur le grand écran central (deux autres latéraux le redoubleront) : &quot;MALDOROR&quot;, accompagné de lumières stroboscopiques déstructurantes à souhait, de sons stridents saturés, d'où émergent entre les fumigènes une croix gammée. La fureur violente initiée, la représentation peut commencer.       <br />
              <br />
       La première partie, intitulée &quot;Histoire de la littérature nazie en Amérique&quot; (l'un des livres de Roberto Bolaño), n'aura de cesse de faire défiler à l'écran les noms de littérateurs ayant été fascinés par l'idéologie nazie et, comme une enquête policière vécue et filmée en direct par des vidéastes suivant pas à pas les personnages, sera dévoilée l'emprise exercée sur eux par l'aura noire de Carlos Wieder, alias Alberto Ruiz-Tagle, le poète nazi d'&quot;Étoile distante&quot; fréquentant l'atelier de poésie de Juan Stein à Concepción, au sud du Chili.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97245151-67745608.jpg?v=1783325960" alt="•In 2026• "Maldoror" Julien Gosselin transcend(r)e la Cour… dans une coulée incandescente de mélancolie noire" title="•In 2026• "Maldoror" Julien Gosselin transcend(r)e la Cour… dans une coulée incandescente de mélancolie noire" />
     </div>
     <div>
      Göring, les escadrons de la mort, la littérature expérimentale ne feront qu'un pour eux, &quot;les villes étaient comme des squelettes, les mots métamorphosés en os&quot;. Un Waffen SS, l'exaltation des armées du Duce, la Cinquième Colonne fasciste, des prêtresses portant haut le drapeau à la croix gammée, un certain Adolf Hitler dans un contre-emploi de nounou berceuse, la poésie de &quot;l'énergie déplacée&quot;, l'apologie d'un ordre nouveau, le tout orchestré par des éructations accompagnées de musiques déchaînées et conclu par un exalté <span style="font-style:italic">&quot;Jeunesse apprenez du feu !&quot;</span>, nous laissent… totalement étourdis, la tête sens dessus dessous, happés que nous sommes par nos émotions résultant des sujets à vif.       <br />
              <br />
       La première pause annoncée… n'en sera pas une (dans le monde selon Julien Gosselin, rien n'est &quot;attendu&quot;, tout peut surgir et nous surprendre à chaque instant), le monumental écran continuant à projeter dans la Cour éclairée &quot;le Manifeste infra réaliste&quot; de Roberto Bolaño - confondu avec celui du metteur en scène - invitant à réfuter l'art consacré pour sortir de sa dépendance. Rien d'utopique ne nous est étranger, &quot;seuls les hommes libres peuvent porter la flamme&quot; (André Breton), culture de la chair, de la sensibilité irriguant l'œuvre d'Antonin Artaud à la recherche frénétique de ce qui n'existe pas, pour célébrer l'avènement d'un art total, d'une musique totale, d'une poésie totale incarnée par Lautréamont, Boris Vian, Franz Kafka, Rainer Werner Fassbinder, Francis Bacon, Wilhelm Reich, Julian Beck, le marquis de Sade… et Roberto Bolaño, l'écrivain fétiche du metteur en scène avec lequel il partage des affinités électives depuis &quot;2666&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97245151-67745609.jpg?v=1783325933" alt="•In 2026• "Maldoror" Julien Gosselin transcend(r)e la Cour… dans une coulée incandescente de mélancolie noire" title="•In 2026• "Maldoror" Julien Gosselin transcend(r)e la Cour… dans une coulée incandescente de mélancolie noire" />
     </div>
     <div>
      Quand la (fausse) pause prendra fin, une annonce invitera le public qui le désire à rejoindre les bars aménagés sur le plateau, consacrant par ce geste artistique éminemment politique la chute irrésistible des barrières entre le monde des spectateurs et celui des acteurs…       <br />
              <br />
       La deuxième partie, construite elle autour d'&quot;Étoile distante&quot;, énigmatique roman très noir de Roberto Bolaño, nous fera suivre un narrateur, écrivain recherchant l'un de ses anciens amis… Et là encore, au fil des traques des disparus, &quot;la découverte&quot; résonnera d'une vérité insoupçonnable : l'ancien ami étudiant s'est muté, sous la dictature du Général Pinochet, en redoutable meurtrier. Le choix de la destruction allié à celui de la littérature nouvelle, envie irrésistible de mourir confondue avec une pulsion inextinguible de vie, tout et son contraire à la puissance maximum comme semble le montrer ces corps enlacés lascivement au plateau ou ces photos sanguinolentes des deux sœurs mortes. Poussés, par la junte militaire au pouvoir depuis le coup d'État du 11 septembre 1973 dans les oubliettes de l'Histoire chilienne, les Thomas Mann, Marcel Proust, Jorge Luis Borges, Louis-Ferdinand Céline, Paul Éluard, Pier Paolo Pasolini, Franz Kafka, Gombrowicz ou Paul Celan…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97245151-67745630.jpg?v=1783325995" alt="•In 2026• "Maldoror" Julien Gosselin transcend(r)e la Cour… dans une coulée incandescente de mélancolie noire" title="•In 2026• "Maldoror" Julien Gosselin transcend(r)e la Cour… dans une coulée incandescente de mélancolie noire" />
     </div>
     <div>
      Lors de la deuxième pause, comme un antidote au mal déferlant, sera projeté (décidément le champ des possibles du metteur en scène est sans limites) un drôle de petit film mettant en jeu des rongeurs à allure humaine préoccupés, eux aussi, par des disparitions, avant que ne s'ouvre la troisième partie nous introduisant dans la Casa de Roberto, malade. &quot;Les Chants de Roberto&quot;, tel en est le titre, résonneront avec ceux de &quot;Maldoror&quot; en annonçant… le chant du cygne de celui qui va bientôt mourir de maladie. Disparaître, mais pas avant d'avoir chanté les vertus de la poésie française de Baudelaire, Rimbaud et Mallarmé, seule perspective en-viable avec le voyage… Dire encore la ressemblance des plus troublantes même hallucinatoire entre Roberto Bolaño, malade à cracher ses poumons (rien ne nous est épargné de ses souffrances) et l'acteur qui l'incarne, et aussi l'interprétation de l'actrice en noir, entouré de ses condisciples au plateau, &quot;pleurant&quot; dans l'une des dernières scènes son texte avec une force inouïe à la gloire de la poésie mallarméenne salvatrice. Quant à la chute, elle sera en tous points en accord avec le dernier message transmis, le voyage au cœur des entrailles d'un monde sans autre horizon d'attente.       <br />
              <br />
       Un choc que ce &quot;Maldoror&quot; annonçant, comme un éclair déchirant le ciel des conformismes, la 80ᵉ édition du Festival. Le metteur en scène réalise là la quintessence de son théâtre mixé de cinéma et performance ; un manifeste &quot;vivant&quot; où le chaos prend sens pour inviter le spectateur à sortir de sa zone connue… afin d'advenir au rang d'acteur via les émotions qui sont les siennes. Si l'expression n'était par trop désuète, on s'écrierait : Chapeau bas, Monsieur Julien Gosselin.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le 4 juillet 2026 dans La Cour d'honneur du Palais des papes, pour l'ouverture de la 80ᵉ édition du Festival d'Avignon.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Maldoror"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97245151-67745631.jpg?v=1783326019" alt="•In 2026• "Maldoror" Julien Gosselin transcend(r)e la Cour… dans une coulée incandescente de mélancolie noire" title="•In 2026• "Maldoror" Julien Gosselin transcend(r)e la Cour… dans une coulée incandescente de mélancolie noire" />
     </div>
     <div>
      Création 2026 – France.       <br />
       D'après Roberto Bolaño et Lautréamont.       <br />
       Adaptation et mise en scène : Julien Gosselin.       <br />
       Assistantes à la mise en scène : Lucile Rose, Zoé Benguigui.       <br />
       Avec : Guillaume Bachelé, Rita Benmannana, Joseph Drouet, Denis Eyriey, Carine Goron, Jeremy Lewin, Jeanne Louis-Calixte, Cyril Metzger, Victoria Quesnel, Achille Reggiani, Lucile Rose, Maxence Vandevelde.       <br />
       Cadreurs : Jérémie Bernaert et Baudouin Rencurel.       <br />
       Dramaturgie : Eddy D'aranjo, Marie-José Malis.       <br />
       Scénographie : Lisetta Buccellato.       <br />
       Lumière : Nicolas Joubert.        <br />
       Son : Théo Jonval.       <br />
       Vidéo : Jérémie Bernaert, Pierre Martin Oriol.       <br />
       Musique : Guillaume Bachelé, Maxence Vandevelde.       <br />
       Costumes : Caroline Tavernier.       <br />
       Assistant création costumes : Géraldine Ingremeau.       <br />
       Script : Antoine Hespel        <br />
       Étalonnage : Laurent Ripoll        <br />
       Traduction, surtitre : Zoé Benguigui       <br />
       Décor, costumes, accessoires : les Ateliers et l'équipe technique de l'Odéon Théâtre de l'Europe.       <br />
       Durée : 5 h 45.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97245151-67745924.jpg?v=1783328178" alt="•In 2026• "Maldoror" Julien Gosselin transcend(r)e la Cour… dans une coulée incandescente de mélancolie noire" title="•In 2026• "Maldoror" Julien Gosselin transcend(r)e la Cour… dans une coulée incandescente de mélancolie noire" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon In 2026•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 4 au 6 et du 8 au 12 juillet 2026.</span>       <br />
       Représenté à 22 h.       <br />
       Cour d'honneur du Palais des papes, place du Palais, Avignon.       <br />
       <a class="link" href="https://festival-avignon.com/fr/billetterie" target="_blank">Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://festival-avignon.com/?cat=1001" target="_blank">>> festival-avignon.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       Du 15 janvier au 6 février 2027 : Odéon-Théâtre de l'Europe, Berthier, Paris 17ᵉ       <br />
       13 et 14 février 2027 : Maison de la Culture, Amiens (80).       <br />
       20, 21 et 23 mars 2027 : Comédie de Genève (Suisse).       <br />
       14 et 15 mai 2027 : De Singel, Anvers (Belgique).       <br />
       Octobre 2027 : Onassis Stegi, Athènes (Grèce).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/97245151-67745589.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/In-2026-Maldoror-Julien-Gosselin-transcend-r-e-la-Cour-dans-une-coulee-incandescente-de-melancolie-noire_a4605.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-96986242</guid>
   <title>Festival Furies 2026 Qu'est-ce qui nous tient si éloigné(es) de la douceur ?*</title>
   <pubDate>Mon, 15 Jun 2026 16:16:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Isabelle Lauriou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Festivals]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Cette question, posée ci-dessus, est presque slamée par ce fantasque comédien découvert hier, Sébastien Barrier, alors qu'il campait sur une parcelle du joli parc du grand Jard au cœur du festival Furies.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96986242-67589685.jpg?v=1781533445" alt="Festival Furies 2026 Qu'est-ce qui nous tient si éloigné(es) de la douceur ?*" title="Festival Furies 2026 Qu'est-ce qui nous tient si éloigné(es) de la douceur ?*" />
     </div>
     <div>
      Ici Châlons-en-Champagne, là où le public de tout âge se balade de spectacles en spectacles, parfois au vert, parfois sous chapiteau et le plus souvent heureux, oubliant un instant toute forme de colère. Et ce, malgré la pluie qui grondait et un ciel bien couvert.       <br />
               <br />
       Furies, c'est 37 années de propositions et de spectacles de rue. Trente-sept ans d'un festival qui tient debout et pourtant les acrobaties et autres saltos arrière, nous laissent à terre face à tant de maîtrise, de partage et de plaisir.       <br />
              <br />
       Trente-sept ans de spectacles vivants animés dans la rue ou à l'abri, et c'est tant mieux quand la météo fait des caprices comme aujourd'hui.       <br />
              <br />
       Furies, c'est une direction aiguisée et curieuse que ce festival doit en grande partie à Jean-Marie Songy.       <br />
              <br />
       Deux jours à Châlons-en-Champagne, découverte d’une ville agréable où la couleur verte domine dans ses parcs et jardins spacieux et super clean.       <br />
              <br />
       Furies édition 37, c’est donc parti ! Et mon premier coup de cœur, nommé un peu plus haut, c’est ce clown comédien totalement habité du nom de Sébastien Barrier. Un sarthois de naissance qui depuis a bien bourlingué et fini par poser ses valises sur une île bien connue du Morbihan, sans jamais oublier toutes les notes de son enfance.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96986242-67589864.jpg?v=1781533985" alt="Festival Furies 2026 Qu'est-ce qui nous tient si éloigné(es) de la douceur ?*" title="Festival Furies 2026 Qu'est-ce qui nous tient si éloigné(es) de la douceur ?*" />
     </div>
     <div>
      Son spectacle <b>&quot;Nous camperons ici&quot;</b> est drôle, profond et musical aussi. Il chante, il déclame, il slame et le public en réclame. J’ai souri, souvent, ri beaucoup jusqu’à verser une petite larme. Cet &quot;adulescent&quot;  rappelle à quel point la rencontre, l’échange et le partage avec le monde sont si importants. Il se pose là, près de nous, et, ensemble, nous nous évadons une heure. Suspendu sur le fil de sa fantaisie, le public, assis plus ou moins confortablement, est invité dans son cirque plus ou moins improvisé. Quel beau moment !       <br />
              <br />
       Comme unique décor, un van noir dans lequel il campe justement, ce van où il doit être agréable de parcourir le monde à ses côtés pour ne jamais oublier que la douceur, on peut encore la trouver et que nous sommes définitivement bien vivants.       <br />
              <br />
       Autre ambiance, cette fois assise sur un banc sous chapiteau et heureusement ! Dehors, l’orage grondait. Du cirque &quot;conférence&quot; signés Anna Tauber et Fragan Gehlker, codirigeants de l’Association du Vide, créée en 2015. Une autre découverte, une équipe, un collectif qui devant nous prend du plaisir, s’amuse, sourit et nous invite à entrer dans cette bulle à la fois féérique et poétique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96986242-67591262.jpg?v=1781543617" alt="Festival Furies 2026 Qu'est-ce qui nous tient si éloigné(es) de la douceur ?*" title="Festival Furies 2026 Qu'est-ce qui nous tient si éloigné(es) de la douceur ?*" />
     </div>
     <div>
      Le spectacle est en création et le public était convié à leur carte blanche. Une mise en bouche qui promet de voler très haut. Très haut même, de voltiges en bascules, ça surprend et comme une enfant, je regarde tous ces acrobates, le cœur battant et les yeux brillants. Au milieu de tous ces hommes, il y a un petit bout de femme, une beauté brune, un phénomène qui raconte de sa douce voix quelques morceaux de sa vie et de son retour à la magie circassienne. Ils se sont jetés dans le vide devant un public venu très nombreux et nous ont laissé à terre avec une promesse tenue : une carte blanche réussie et un avant-goût de leur monde, emprunt d’une subtile magie.       <br />
              <br />
       Du théâtre de rue, de la musique, du cirque et de la danse aussi. Tous les arts confondus dans ce festival. Des messages sur ce monde qui dérape avec finesse le plus souvent. Un festival simple et des artistes professionnels qui amènent une respiration en ces temps difficiles où la culture est mise à mal. Cette culture dont il a été rappelé qu’elle était primordiale pour rassembler les gens. Preuve en est Châlons-en-Champagne et cette 37ᵉ année de festival.       <br />
              <br />
       Pas de monde en furie, de pas pressés, de grossièreté. Juste de la légèreté, de la découverte et pour grand final, quarante-huit heures de pleine sérénité avant de remettre les pieds dans cette capitale !       <br />
              <br />
       Vivement la 38ᵉ édition de ce Festival.       <br />
       <b>◙ Isabelle Lauriou</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">*Sébastien Barrier dans son spectacle &quot;Nous camperons ici&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>37e édition duFestival Furies</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96986242-67591288.jpg?v=1781544052" alt="Festival Furies 2026 Qu'est-ce qui nous tient si éloigné(es) de la douceur ?*" title="Festival Furies 2026 Qu'est-ce qui nous tient si éloigné(es) de la douceur ?*" />
     </div>
     <div>
      Festival de Cirque et de Théâtre de Rue.       <br />
       A eu lieu du 2 au 6 juin 2026.       <br />
       À Châlons-en-Champagne (51).       <br />
       <a class="link" href="https://online.fliphtml5.com/ariwz/pages-HD/#p=1" target="_blank">>> Retour sur le programme</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.furies.fr/" target="_blank">>> furies.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournées</b>       <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Nous camperons ici" par Sébastien Barrier</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">3, 4 et 5 juillet 2026 :</span> : Festival Les Tombées de la Nuit, Rennes (35).       <br />
       28 juillet 2026 : Festival Les Renc’Arts, Pornichet (44).       <br />
       29 juillet 2026 : Festival Rues en Scène, Morlaix (29).       <br />
       30 juillet 2026 : Festival Les Jeudis du Port, Brest (29).       <br />
       26, 27, 28 et/ou 29 août 2026 : Festival Les Rias, Quimperlé (29).       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/96986242-67589685.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Festival-Furies-2026-Qu-est-ce-qui-nous-tient-si-eloigne-es-de-la-douceur-_a4585.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-96659983</guid>
   <title>"Dynasties" D'une chambre à soi à un grand cabaret queer, la revue intime et "spectaculaire" d'une Drag Queen électrique</title>
   <pubDate>Thu, 21 May 2026 09:13:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Matthieu Barbin et son avatar féminin, Sara Forever, enflamment l'espace du théâtre – scène et salle comprises dans la même unité – électrisé par leur présence charismatique. Fardé à souhait et exhibant des tenues féminines à faire tomber en pâmoison les moins sémillants des séminaristes, convoquant des archives personnelles où sa chère mère occupera la place centrale, les mixant avec des archives peuplées d'icônes mythiques, entre pauses poétiques et musiques déferlantes, il/elle va se donner à voir dans un spectacle complet transcendant les frontières établies des genres, artistiques et autres.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96659983-67377608.jpg?v=1779348346" alt=""Dynasties" D'une chambre à soi à un grand cabaret queer, la revue intime et "spectaculaire" d'une Drag Queen électrique" title=""Dynasties" D'une chambre à soi à un grand cabaret queer, la revue intime et "spectaculaire" d'une Drag Queen électrique" />
     </div>
     <div>
      Sous des dehors délibérément ludiques et avec la sincérité propre à la culture drag, le performeur aux multiples facettes va épouser, une heure et quart durant, le crédo nietzschéen de la déconstruction radicale pour embrasser de nouveaux horizons. Déconstruire les liens de filiation, les siens, mais aussi ceux des icônes de la pop music et du cinéma, pour mieux construire de nouvelles identités. À l'instar de sa propre mutation en Sara Forever, il n'aura de cesse de convoquer des archives projetées sur grand écran pour donner vie à cette exploration en 3D des destinées, dont la sienne. Destinées ponctuées de séquences performatives des plus explosives.       <br />
              <br />
       Ainsi du &quot;générique&quot; faisant défiler les noms de figures mythiques du cinéma, du pop art et de la pop music… On peut y lire les noms de Romy Schneider, Liza Minnelli, Judy Garland, Dolly Parton, Miley Cyrus, Prince, Michael Jackson… et, en très bonne place, le nom de celle qui sera la star incontournable de son show débridé : Marylis, sa génitrice, à laquelle il consacre des attentions privilégiées en projetant des rushs de films tournés dans la sphère familiale avec, cerise sur le gâteau, gros plan sur l'anniversaire partagé.       <br />
              <br />
       Le fil rouge tramant le spectacle étant visiblement à trouver du côté des relations entre les noms d'artistes cités et son histoire en devenir… Outre la notoriété des stars citées, ce qui les relie entre elles, c'est leur lien de parenté (mère fille pour Judy Garland et Liza Minnelli ; cousines de longue date avec sa filleule pour Dolly Parton et Miley Cyrus…), sans évoquer pour ces stars une addiction avérée aux médocs ayant causé la perte d'un certain nombre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96659983-67377610.jpg?v=1779348370" alt=""Dynasties" D'une chambre à soi à un grand cabaret queer, la revue intime et "spectaculaire" d'une Drag Queen électrique" title=""Dynasties" D'une chambre à soi à un grand cabaret queer, la revue intime et "spectaculaire" d'une Drag Queen électrique" />
     </div>
     <div>
      Le performeur n'hésitera pas non plus à manipuler les archives en projetant une vidéo dans laquelle il se métamorphose en Liza Minnelli fardée en Drag Queen et dialoguant avec Judy Garland. De même, dans le générique cité, il apparaîtra avec sa propre mère aux origines ouvrières au côté des Kings de la pop music qu'étaient Prince et Michael Jackson. Un jeu gratuit ? Non… une confrontation délibérée à l'enfance d'autres figures de la scène pour faire émerger ce qui, dans la mise en jeu de leurs filiations et devenirs, lui parle… Ainsi, pour éclairer ses propres désirs de transformation – comment Matthieu Barbin est devenu Sara Forever, un avatar qui lui va pour toujours… – aura-t-il besoin de ces rencontres hors-champ, lui qui privé de sorties au théâtre dans sa prime jeunesse a découvert le monde (des arts) au travers de la petite lucarne du récepteur maternel.       <br />
              <br />
       Rembobinage… Entrée fulgurante dans sa chambre d'enfant… Comme lors d'un accouchement, déchirant le drap tendu verticalement, il/elle jaillit au monde en chantant à tue-tête. Drapée d'une cape d'un rouge flamboyant dont les pans ne sont pas sans évoquer les lèvres d'une vulve géante, serrée dans un corset portant haut sa poitrine et porte-jarretelles exhibé, Sara Forever, la magnifique, apparaît alors dans la splendeur de ses exubérances. Se saisissant d'un baigneur en celluloïd posé là – avatar de lui enfant – elle le balance derrière elle après avoir dansé avec lui, le tenant à bout de bras pour célébrer sa renaissance sur les fonts baptismaux d'un plateau de théâtre… Réminiscence de &quot;scènes originaires&quot; où, dans le cocon de sa chambre à coucher, il jouait à se travestir en imitant les vedettes du petit écran, cette fenêtre par laquelle elles pénétraient pour rejoindre ses fantasmes.       <br />
              <br />
       Le décor étant planté, &quot;il&quot; ayant accouché d'&quot;elle&quot;, va alors se succéder comme dans un kaléidoscope géant, une mosaïque de tableaux survitaminés débordant de musique pop sur fond d'écrans cinématographiques. Ainsi du destin – réinterprété librement – de Sissi Impératrice, alias Romy Schneider, assorti des commentaires iconoclastes du performeur, dansant comme elle en commentant sans fioritures l'oppression causée par la robe enserrant l'icône. Une oppression visible en cachant une autre plus intime ; le fardeau d'une mère allemande, star sous Hitler. Une oppression dont le performeur la libérera dans une interprétation trash où, coiffé d'une perruque rouge sang, il se lancera dans une chorégraphie frénétique sous les hurlements de la musique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96659983-67377716.jpg?v=1779348396" alt=""Dynasties" D'une chambre à soi à un grand cabaret queer, la revue intime et "spectaculaire" d'une Drag Queen électrique" title=""Dynasties" D'une chambre à soi à un grand cabaret queer, la revue intime et "spectaculaire" d'une Drag Queen électrique" />
     </div>
     <div>
      Ou encore le destin – fabuleusement artistique – du couple mère-fille que formaient Judy Garland et Liza Minnelli, invitant le performeur à interpréter, chapeau vissé sur le crâne et juché sur une chaise, un numéro sorti tout droit de &quot;Cabaret&quot;, film dont le rôle principal revenait à Liza Minnelli… Une invitation à rebondir sur le couple mère-fils que le performeur forme avec sa mère, ouvrière rêvant – en regardant les &quot;vedettes dans le poste&quot; – que son fils fasse du cinéma ; le septième art comme ascenseur social. À chacun son destin, à chacun de le reproduire… ou d'y échapper en se projetant dans d'autres que soi.       <br />
              <br />
       Jouer, rejouer, se déjouer… Parmi ses figures d'identification, deux superstars, Prince et Michael Jackson. Mais que prendre de ces héritages mythiques ? Garder le strass et les paillettes, garder le talent, l'énergie géniale et l'excentricité rompant avec toutes les injonctions. Refuser les écarts mettant en jeu d'autres formes d'asservissement. Faire le tri dans les successions, conserver l'essentiel pour naître à soi-même dans un mouvement ininterrompu… Ainsi, drapé superbement dans une cape brodée des napoléons économisés par sa chère maman, il disparaitra – royalement – en fond de scène, accompagné par un délire d'applaudissements.       <br />
              <br />
       Dans une chambre-cabaret flamboyante, une Drag Queen électrique du nom de Sara Forever (âme sœur scénique de Matthieu Barbin) subjugue à coups de sincérité filiale et d'interprétations artistiques effrénées, où les tenues vestimentaires et les wigs échevelées, les lipsyncs tonitruants et la mise en jeu décomplexée des codes de l'univers singulier du Drag (Cf. la séquence où Matthieu/Sara rejoint les spectateurs, travesti en doigt en mousse géant et distribuant généreusement des drags dollar…) vont s'allier aux accents de la pop music déchainée. Un cocktail assurément explosif de nature à rompre les chaines de la pensée conventionnelle, rappelant – si besoin était – que le Drag est par essence &quot;un genre&quot; performatif à vertu subversive.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le 7 mai 2026, Salle Vauthier du tnba, Théâtre national Bordeaux Aquitaine de Bordeaux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Dynasties"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96659983-67377723.jpg?v=1779348417" alt=""Dynasties" D'une chambre à soi à un grand cabaret queer, la revue intime et "spectaculaire" d'une Drag Queen électrique" title=""Dynasties" D'une chambre à soi à un grand cabaret queer, la revue intime et "spectaculaire" d'une Drag Queen électrique" />
     </div>
     <div>
      Création 2024.       <br />
       Mise en scène et performance : Matthieu Barbin/Sara Forever.       <br />
       Collaboration à l'écriture et création vidéo : Florent Gouëlou.       <br />
       Regard extérieur : Dalila Khatir.       <br />
       Lumières et régie générale : François Boulet.       <br />
       Son : Géraldine Belin.       <br />
       Costumes : Aymerick Zana et Lion Ascendant Connasse.       <br />
       Wigs, headpieces : Hitsublu.       <br />
       Traitement des vidéos : Aurélien Binault.       <br />
       Effets pyrotechniques : Marc Chevillon.       <br />
       Habillage : Cara Benassayag.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       Représenté du 5 au 7 mai 2026, Salle Vauthier du tnba, Théâtre national Bordeaux Aquitaine à Bordeaux (33).       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>        <br />
       <span class="fluo_jaune">28 et 29 mai 2026 :</span> Le Manège - Scène Nationale, Reims (51).       <br />
       Du 10 au 13 et du 16 au 19 décembre 2026 : MC93, Bobigny (93).       <br />
       Du 4 au 6 mars 2027 : Bonlieu - Scène Nationale, Annecy (74).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/96659983-67377608.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Dynasties-D-une-chambre-a-soi-a-un-grand-cabaret-queer-la-revue-intime-et-spectaculaire-d-une-Drag-Queen-electrique_a4563.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-96556096</guid>
   <title>Festival "Chahuts" Au secours les producteurs sans-cervelles du Puy du Fou, "Chahuts" revient à Saint-Michel !</title>
   <pubDate>Thu, 14 May 2026 13:28:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Festivals]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Antidote ô combien salutaire au "Meilleur Parc d'Attractions du Monde" (cf. leur site), réécrivant de manière décomplexée l'Histoire pour désigner comme coupables du massacre des Vendéens la vermine révolutionnaire des sans-culottes de 1793, la 35ᵉ édition du très populaire festival Chahuts s'apprête à déferler du 5 au 13 juin sur les terres communes de deux quartiers historiques de Bordeaux… Saint-Michel sur la rive gauche et La Benauge sur la rive droite de la Garonne en seront les deux pôles activistes, générateurs de vivifiantes propositions artistiques incluant les habitant(e)s, acteuristes incontournables de l'Histoire en train de se faire…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96556096-67315741.jpg?v=1778758642" alt="Festival "Chahuts" Au secours les producteurs sans-cervelles du Puy du Fou, "Chahuts" revient à Saint-Michel !" title="Festival "Chahuts" Au secours les producteurs sans-cervelles du Puy du Fou, "Chahuts" revient à Saint-Michel !" />
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      … l'Histoire, l'Histoire d'un peuple dans sa diversité, pas celle que – en ces temps de crise démocratique – les tenants d'une droite dure flirtant avec son extrême entendraient imposer comme roman national afin de mieux assujettir les esprits à leur crédo d'une France aux Français de (bonne) souche… &quot;Politique&quot; ce préambule ? Oui et de manière assumée, sachant que celles et ceux qui s'en défendent, en font de manière effrontée leur fonds de commerce… national.       <br />
              <br />
       Mais venons-en à ce fameux programme… Grand dieu de la miséricorde divine, que contient-il de si sulfureux que les bourgeois – étymologiquement &quot;les habitants du bourg de Bordeaux&quot; (cf. Céline Verlant, 2021) – auraient à craindre ? Rien… sinon la promesse de bonheurs vécus dans une liesse partagée où les diversités d'opinions, d'origines ethniques, de classes sociales, ou encore de croyances religieuses se frottent les unes aux autres pour bâtir, de concert, un monde délivré des dominations tous azimuts. Loin des affrontements identitaires promus par les partisans de l'exclusion, le respect bienveillant des identités de chacun pour construire ensemble un monde… humain, simplement humain.
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96556096-67315742.jpg?v=1778758686" alt="Festival "Chahuts" Au secours les producteurs sans-cervelles du Puy du Fou, "Chahuts" revient à Saint-Michel !" title="Festival "Chahuts" Au secours les producteurs sans-cervelles du Puy du Fou, "Chahuts" revient à Saint-Michel !" />
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      Ce serait pure gageure de prétendre extraire en quelques mots le parfum singulier des quelque 52 rendez-vous artistiques, dont 35 gratuits, qui vont irriguer les quartiers de Saint-Michel, de La Benauge et au-delà… Mais un au-delà toujours bien ancré là où vivent les populations, matières vivantes de ce festival construit avec elles et pour elles. Ainsi, en amont de ce mois de juin où chaque printemps voit éclore les floraisons &quot;du Festival&quot;, pendant toute l'année &quot;La Fabrique de Chahuts&quot; accompagne enfants et adultes dans des aventures où, à l'image des &quot;Araignées philosophes&quot;, des liens forts se tissent pour créer une toile d'attachements réciproques.       <br />
              <br />
       Quelques titres de propositions artistiques qui, sans exclure aucunement les autres, donnent le ton si particulier, la saveur à nulle autre pareille, de ces rencontres autour des arts d'une parole inscrite dans l'espace public ; une parole faisant mouche pour provoquer réflexions et échanges.
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96556096-67315747.jpg?v=1778758735" alt="Festival "Chahuts" Au secours les producteurs sans-cervelles du Puy du Fou, "Chahuts" revient à Saint-Michel !" title="Festival "Chahuts" Au secours les producteurs sans-cervelles du Puy du Fou, "Chahuts" revient à Saint-Michel !" />
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      &quot;(Next) Autopsy d'un massacre amoureux&quot; (aimer hors des logiques de concurrence et des schémas patriarcaux) ; &quot;Mon mec veut devenir rappeur&quot; (grandes heures et petits malheurs du couple) ; &quot;Goûter mortel&quot; (se restaurer autour du plat de résistance qu'est la mort) ; &quot;Dans le silence des paumes&quot; (quand le corps des travailleuses précaires se met à donner de la voix) ; &quot;Le chant des Bètafé affamées&quot; (lucioles porteuses de serments de rébellion) ; &quot;L'exploitation à la cool&quot; (l'uberisation de la consommation au pas de la porte) ; &quot;Cécile&quot; (traversée au long cours d'une écologiste, porno-activiste, spécialiste en psychotropes thérapeutiques, clown à l'hôpital ou encore défenseuse de personnes réfugiées) ; &quot;La lente et difficile agonie du crapaud buffle sur le socle patriarcal&quot; (remake édifiant d'un numéro de &quot;Répliques&quot; de l'incurable Alain Finkielkraut) ; &quot;Cabane&quot; (récits sensibles du monde carcéral et des humains qui le peuplent)…       <br />
              <br />
       Mais aussi d'autres formes… &quot;Correspondance d'Outre-Tombe&quot; (service postal de lettres aux ancêtres) ; &quot;Je me suis réfugiée là, là, là…&quot; (fragments de récits déliés) ; &quot;Le Parlement imaginaire&quot;, &quot;Le meeting&quot;, &quot;La politique&quot; (autant de rendez-vous mythiques, revus et corrigés)… Sans oublier le carburant de ce festival : se rassembler pour festoyer… &quot;Fête de la Saint-Jean&quot;, &quot;Le bal masqué&quot; (vestiaire à disposition pour un relooking garanti de la tête aux pieds), &quot;Jour de fête aux Capucins&quot;, &quot;La nuit de la Flèche&quot; (mise en lumière de la Flèche de l'église Saint-Michel, pour son inauguration après rénovation)… Sans oublier les plus jeunes… &quot;Pas très sage&quot; (histoires pétillantes), &quot;Antigone·s&quot; (rencontre d'un mythe et de ses résonances contemporaines, oser dire non pour être soi), &quot;Boum des enfants&quot; (transformer la salle de classe en dancefloor)…       <br />
              <br />
       &quot;Et si – dans ce temps festif – on y trouvait de l'inspiration pour se recentrer, se renforcer, se décaler ? Et si on se retrouvait pour se raconter des histoires, refaire le monde et danser jusqu'au bout de la nuit ? Et si on s'épaulait pour avancer ensemble ?&quot; ainsi Corina Airinet et Audrey Brisse, les deux inspirées codirectrices de &quot;Chahuts&quot;, ouvrent-elles dans leur édito le champ des possibles… À bon Chahuteur, salut !       <br />
              <br />
       Et si – en suivant leurs conseils avisés – on se donnait rendez-vous pour partager, tous ensemble et dans la liesse propre aux retrouvailles populaires, ces moments d'indiscipline féconde faisant joyeusement écho au Charivari libérateur ?       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Festival Chahuts, 35ᵉ édition</b></div>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96556096-67315824.jpg?v=1778759150" alt="Festival "Chahuts" Au secours les producteurs sans-cervelles du Puy du Fou, "Chahuts" revient à Saint-Michel !" title="Festival "Chahuts" Au secours les producteurs sans-cervelles du Puy du Fou, "Chahuts" revient à Saint-Michel !" />
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      <span class="fluo_jaune">Du 5 au 13 juin 2026.</span>       <br />
       Quartiers Saint-Michel, La Benauge et au-delà, de Bordeaux (33).       <br />
       Téléphone : 06 66 15 47 19.       <br />
       <a class="link" href="https://chahuts.net/" target="_blank">&gt;&gt; Programme complet</a>       <br />
       <a class="link" href="https://chahuts.net/wp-content/uploads/2026/05/Chahuts-Programme-2026-17x24cm.pdf" target="_blank">&gt;&gt; Plaquette programme à télécharger</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.billetweb.fr/chahuts-2026" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie du festival</a>       <br />
       Accueil du festival du 5 au 13 juin de 15 h à 19 h (relâche les 8 et 9 juin) :        <br />
       Centre d'animation Saint-Michel, 25, rue Permentade, Bordeaux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </description>
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Festival-Chahuts-Au-secours-les-producteurs-sans-cervelles-du-Puy-du-Fou-Chahuts-revient-a-Saint-Michel-_a4556.html</link>
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