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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-03-16T12:42:25+01:00</dc:date>
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   <title>Festival Trente Trente 2026 Épisode 1 Pour l'ouverture de ces 23ᵉ Rencontres de la forme courte… Danses du dévoilement et de la résistance à toute pensée mainstream</title>
   <pubDate>Mon, 26 Jan 2026 07:37:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Festivals]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Comme Shéhérazade, l'héroïne des "Mille et Une Nuits" qui ne doit sa survie qu'à la beauté des contes qu'elle délivre, le Festival Trente Trente renaît chaque janvier pour enchanter de ses propositions hors norme. Puisant son substrat dans "la beauté comme résistance et la brièveté comme éclat, la scène devient le lieu où tout peut se dire… même l'impossible" (Jean-Luc Terrade, son toujours passionné directeur artistique).     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93884564-65536152.jpg?v=1769348618" alt="Festival Trente Trente 2026 Épisode 1 Pour l'ouverture de ces 23ᵉ Rencontres de la forme courte… Danses du dévoilement et de la résistance à toute pensée mainstream" title="Festival Trente Trente 2026 Épisode 1 Pour l'ouverture de ces 23ᵉ Rencontres de la forme courte… Danses du dévoilement et de la résistance à toute pensée mainstream" />
     </div>
     <div>
      Trois performances dansées vont ouvrir ce samedi ces Rencontres, lesquelles, si elles ont dû réduire leur voilure (onze spectacles, quatre pièces en création, un film et un atelier, durant 12 jours s'étalant du 17 au 28 janvier) sous la contrainte de réductions budgétaires et de l'augmentation substantielle des coûts annexes, n'ont rien concédé à leur exigence programmatrice tout entière consacrée à l'Art… sans contrainte.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"The Aching"</strong></span>, de Samir Kennedy, immerge d'emblée dans un univers dominé par un silence pesant comme une chape de plomb… avant que, du cercle des spectateurs assis face à un espace vide, un chant lent et langoureux, tissé de tristesse contenue, ne s'élève vers la voûte classée du Marché de Lerme. Un homme s'extrait alors du public où il avait trouvé refuge et, tout en poursuivant son chant dont la litanie aux accents douloureux subjugue, il dépose avec une infinie lenteur sa chaise pour faire face à un premier carré de spectateurs. Tout en lui, du début de la performance jusqu'à sa chute, fera entendre le contraste entre les tensions à l'œuvre et la posture placide qu'il affiche, comme si la souffrance poussée à son paroxysme ne pouvait s'exprimer que dans une forme statufiée la privant d'éclats.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93884564-65536153.jpg?v=1769348638" alt="Festival Trente Trente 2026 Épisode 1 Pour l'ouverture de ces 23ᵉ Rencontres de la forme courte… Danses du dévoilement et de la résistance à toute pensée mainstream" title="Festival Trente Trente 2026 Épisode 1 Pour l'ouverture de ces 23ᵉ Rencontres de la forme courte… Danses du dévoilement et de la résistance à toute pensée mainstream" />
     </div>
     <div>
      Son corps chorégraphie les mouvements de sa pensée intranquille. Ses bras s'élèvent vers un ciel qui l'a abandonné, les doigts de ses mains s'entrelacent avant de se tordre, sa tête bascule en arrière… Parfois la gestuelle se fait encore plus explicite ; son bras se tend à l'horizontal prolongé par deux de ses doigts dirigeant vers nous un revolver invisible, ou se braquant sur sa tempe, ou encore pointant sa gorge. Mains derrière la nuque, son corps vacille avant de s'immobiliser lentement au sol, face contre terre. Une étrange cérémonie suivra où, se revêtant d'une robe rose, dépouille abandonnée dans un coin, il prendra une posture christique avant de se disloquer, et de retendre ses mains vers un ciel décidément vide.       <br />
              <br />
       L'on sort littéralement enivré par cette performance distillant une douce poésie contrastant avec la douleur d'une existence massacrée. Comme si ce moment, qui nous avait été offert par Samir Kennedy et la grâce de son interprétation, nous purgeait des chagrins des disparitions, trouvant dans son art sublimé un onguent aux vertus lénifiantes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93884564-65537382.jpg?v=1769359045" alt="Festival Trente Trente 2026 Épisode 1 Pour l'ouverture de ces 23ᵉ Rencontres de la forme courte… Danses du dévoilement et de la résistance à toute pensée mainstream" title="Festival Trente Trente 2026 Épisode 1 Pour l'ouverture de ces 23ᵉ Rencontres de la forme courte… Danses du dévoilement et de la résistance à toute pensée mainstream" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Mother Tongue"</strong></span>, de Lucía García Pullés, exhibe, dans des bourrasques d'énergie électrique, la cacophonie des langues qui constituent notre humanité depuis la tour de Babel. Un sale tour biblique joué aux hommes qui depuis s'ébattent en tous sens pour imposer leur langue, leur existence, menacée ad vitam æternam d'être préemptée par celle d'un voisin dominant. Son corps – gainé dans un mini short noir dont la brillance fluorescente rivalise avec celle de son bustier d'un rouge rutilant et transcendé sur le plancher de la Halle des Chartrons par des beats techno aux intensités saturées – est traversé par les assauts répétés de son énergie de battante trouvant là un terrain d'élection.       <br />
              <br />
       Contorsions désarticulées, langue pendante, yeux exorbités témoignant s'il en est de ce corps battant son plein, soumis aux épreuves d'une survie à trouver dans un combat incessant à mener contre les forces adverses toujours prêtes à le faire ployer sous leur joug.       <br />
              <br />
       Si, au niveau artistique, les chorégraphies présentées par la danseuse originaire d'Argentine sont au-dessus de tous soupçons, la débauche d'énergie qu'elle déploie risquerait paradoxalement… de nous anesthésier à la longue par l'effet même de son trop-plein soulignant – "au fluo" – ses intentions.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93884564-65537383.jpg?v=1769360529" alt="Festival Trente Trente 2026 Épisode 1 Pour l'ouverture de ces 23ᵉ Rencontres de la forme courte… Danses du dévoilement et de la résistance à toute pensée mainstream" title="Festival Trente Trente 2026 Épisode 1 Pour l'ouverture de ces 23ᵉ Rencontres de la forme courte… Danses du dévoilement et de la résistance à toute pensée mainstream" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Untitled (Some faggy gestures)"</strong></span> d'Andrea Givanovitch résonne comme une chambre d'échos des regards portés ordinairement sur les queers enfermés dans des stéréotypes avec, pour corollaire, l'urgence de les déconstruire. Refusant lui-même d'être assigné à une place l'emprisonnant dans une identité figée, le danseur chorégraphe fait matière des apports des luttes des artistes militantes et militants LGBTQIA+ et des travaux d'Henrik Olesen et de Renate Lorenz les ayant initiées, pour offrir une performance où la beauté esthétique le dispute à la radicalité politique du propos chorégraphié.       <br />
              <br />
       Se rapprochant d'une toile d'un blanc immaculé, on découvre le danseur, impressionnant de beauté, dessiner au pinceau des lettres à la peinture noire – "They Love Dead Queers Here"… jusqu'à ce que l'imposant silence inaugural soit brutalement interrompu par des crépitements musicaux accompagnant son corps dans une chute au ralenti le projetant au sol. Ainsi en va-t-il des violences symboliques (ou pas) faites aux queers, non reconnus pour ce qu'ils sont mais inclus dans des représentations mainstream.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93884564-65537569.jpg?v=1769361026" alt="Festival Trente Trente 2026 Épisode 1 Pour l'ouverture de ces 23ᵉ Rencontres de la forme courte… Danses du dévoilement et de la résistance à toute pensée mainstream" title="Festival Trente Trente 2026 Épisode 1 Pour l'ouverture de ces 23ᵉ Rencontres de la forme courte… Danses du dévoilement et de la résistance à toute pensée mainstream" />
     </div>
     <div>
      Se redressant au rythme d'une musique saccadée désarticulant son corps, iel va rejouer alors les stéréotypes du &quot;genre&quot;… pour mieux les déjouer en les re-présentant superbement. Et lorsque son corps en aura terminé avec les assauts répétés de ces projections pétrifiantes, il reprendra sa posture initiale au pied du tableau recouvert de l'inscription peinte en lettres noires. Allongé de nouveau au sol, libéré des assignations sclérosantes, le torse nu, il &quot;délivrera&quot; le très émouvant poème de Danez Smith dont l'œuvre entière est dédiée au sort réservé aux queers dans un monde encore et toujours dominé par l'hétérosexualité présentée comme norme.       <br />
              <br />
       Quand, dans un dernier tableau, Andrea Givanovitch se dépouillera de tous vêtements pour apparaître à nu dans sa vérité d'être échappant aux injonctions de genre, il se recouvrira entièrement d'une peinture résolument festive faisant la nique à tous les apôtres de visions rétrogrades, dansant frénétiquement pour célébrer &quot;en couleurs&quot; une liberté non négociable… Une performance poétique et politique, hors norme.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vus lors du parcours du samedi 17 janvier 2026, dans le cadre du Festival Trente Trente (23ᵉ Rencontres de la forme courte dans le spectacle vivant) de Bordeaux Métropole (du 17 au 28 janvier 2026).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93884564-65537612.jpg?v=1769361427" alt="Festival Trente Trente 2026 Épisode 1 Pour l'ouverture de ces 23ᵉ Rencontres de la forme courte… Danses du dévoilement et de la résistance à toute pensée mainstream" title="Festival Trente Trente 2026 Épisode 1 Pour l'ouverture de ces 23ᵉ Rencontres de la forme courte… Danses du dévoilement et de la résistance à toute pensée mainstream" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"The Aching"</strong></span>       <br />
       Performance - Création 2023.       <br />
       Centre Chorégraphique National Montpellier Occitanie.       <br />
       Création et performance : Samir Kennedy.       <br />
       Son : Samir Kennedy.       <br />
       Regard extérieur : Simon Vincenzi.       <br />
       Durée : 40 minutes.       <br />
              <br />
       <b>Représenté le samedi 17 janvier à 19 h au Marché de Lerme à Bordeaux.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93884564-65537750.jpg?v=1769362099" alt="Festival Trente Trente 2026 Épisode 1 Pour l'ouverture de ces 23ᵉ Rencontres de la forme courte… Danses du dévoilement et de la résistance à toute pensée mainstream" title="Festival Trente Trente 2026 Épisode 1 Pour l'ouverture de ces 23ᵉ Rencontres de la forme courte… Danses du dévoilement et de la résistance à toute pensée mainstream" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Mother Tongue"</strong></span>       <br />
       Danse - Création 2025.       <br />
       Festival Artdanthé, Théâtre de Vanves.       <br />
       Chorégraphie et interprétation : Lucía García Pullés.       <br />
       Création sonore et musicale : Aria Seashell De la Celle.       <br />
       Chanson : Mailen Pankonin.       <br />
       Costume : Anna Carraud.       <br />
       Création Lumière : Carol Oliveira.       <br />
       Regard extérieur : Marcos Arriola.       <br />
       Coach vocal : Daniel Wendler.       <br />
       Collaboration artistique : Sophie Demeyer, Volmir Cordeiro.       <br />
       Régie générale : Marie Predour.       <br />
       Durée : 40 minutes.       <br />
              <br />
       <b>Représenté le samedi 17 janvier à 20 h 30 à la Halle des Chartrons de Bordeaux.</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       31 janvier : Festival Parallèle, Marseille (13).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93884564-65537752.jpg?v=1769362288" alt="Festival Trente Trente 2026 Épisode 1 Pour l'ouverture de ces 23ᵉ Rencontres de la forme courte… Danses du dévoilement et de la résistance à toute pensée mainstream" title="Festival Trente Trente 2026 Épisode 1 Pour l'ouverture de ces 23ᵉ Rencontres de la forme courte… Danses du dévoilement et de la résistance à toute pensée mainstream" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Untitled (Some faggy gestures)"</strong></span>       <br />
       Danse - Création 2024.       <br />
       Le Gymnase CDCN, Roubaix.       <br />
       Concept, chorégraphie, performance : Andrea Givanovitch.       <br />
       Lumières et costumes : Andrea Givanovitch.       <br />
       Musique originale : Clément Variéras.       <br />
       Durée : 35 minutes.       <br />
              <br />
       <b>Représenté le samedi 17 janvier à 21 h 45 à la Halle des Chartrons de Bordeaux.</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       14 février 2026 : La Place de la Danse CDCN Toulouse Occitanie - Festival DANSORAMA, en co-accueil avec l'Espace Roguet, Toulouse (31).       <br />
       18 avril 2026 : Un genre de Festival, L'Arsenic, Guindou, en co-accueil avec La Place de la Danse CDCN Toulouse Occitanie, Toulouse (31).       <br />
       22 juillet 2026 : Kilowatt Festival, Teatro alla Misericordia, Sansepolcro (Italie).       <br />
       24 juillet 2026 : Festival Esquèr, La Soulane, Jézeau, en co-accueil avec La Place de la Danse CDCN Toulouse Occitanie, Toulouse (31)       <br />
              <br />
       <b>Festival Trente Trente       <br />
       23ᵉ Rencontres de la forme courte dans les arts vivants et performatifs</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 17 au 28 janvier 2026.</span>       <br />
       Les Marches de l'Été, 17, rue Victor Billon, Le Bouscat.       <br />
       Téléphone : 05 56 17 03 83.       <br />
       <a class="link" href="https://www.trentetrente.com/" target="_blank">>> trentetrente.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>"Chahuts" Épisode 3 Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…</title>
   <pubDate>Thu, 26 Jun 2025 17:12:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Festivals]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Suite (et fin) de la trente-quatrième édition du Festival Chahuts… Trois propositions - parmi beaucoup d'autres - participant pleinement au charivari vécu durant ce festival éminemment populaire bousculant à l'envi les repères normés. Oser montrer et dire "tout naturellement" ce que d'habitude on dissimule sous les plis empesés de la bienséance de mise, tel est le fil rouge qui les relie entre elles.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89572870-63315869.jpg?v=1750951879" alt=""Chahuts" Épisode 3 Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" title=""Chahuts" Épisode 3 Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Appartement témoin" du Collectif Les Aimants.</strong></span> Oser en toute bonne conscience espionner les voisins d'en face mis sur écoute, c'est l'expérience artistique proposée in situ. Planqué dans une camionnette garée dans la rue de l'immeuble, casque rivé aux oreilles et disposant d'un boîtier permettant de naviguer de la chambre au salon en passant par la salle de bain, chacun au gré de sa curiosité va pouvoir se créer un "roman familial".       <br />
              <br />
       Ils sont quatre à vivre ici, un couple et leurs deux filles. Et comme dans toutes les familles "normales", ça se chamaille sur fond de quotidien à partager… L'ado qui prend son temps pour passer sous la douche exaspère la mère, surmenée, au bord de la crise de nerf, son mari s'exemptant de toutes tâches ménagères. Le père lui vient de perdre son emploi et confie ce secret à la petite dernière encore à la crèche en lui annonçant la bonne nouvelle : il va enfin pouvoir passer du temps avec elle… Cris et chuchotements, fenêtre sur cour, permettant à chacun(e) de projeter ses propres problématiques en images sonores transformées en 3D.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89572870-63315870.jpg?v=1750951914" alt=""Chahuts" Épisode 3 Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" title=""Chahuts" Épisode 3 Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"R.OSA, sous-titré Dix exercices pour de nouvelles virtuosités" de Silvia Gribaudi avec Claudia Marsicano.</strong></span> <span style="font-style:italic">"Il y a des lieux qui révèlent en nous des possibles ou des manières d'être",</span> avance la philosophe Claire Marin. Ce soir, la scène de Station Marne, en coréalisation avec la Manufacture CDCN Nouvelle Aquitaine Bordeaux-La Rochelle et l'Université de Bordeaux, va devenir, le temps d'une représentation, l'un de ces lieux précieux. Déjà le titre – "R. OSA" – résonnait comme une promesse de rendre obsolètes les attentes d'une chorégraphie normée en renvoyant allègrement à l'ancien monde (le nôtre) les canons figés des corps stéréotypés…       <br />
              <br />
       Quand apparaît le visage particulièrement épanoui de Claudia Marsicano, l'interprète complice de la metteuse en scène, le sens du verbe oser explose dans les longues poses de profil, de face et d'arrière face, de la danseuse exhibant avec un naturel assuré son importante corpulence. Avec inventivité et grâce, elle va jouer avec ce corps (souvent avec espièglerie) se livrant à des exercices d'une réelle virtuosité se concluant par une fabuleuse glissade, l'offrant – à nos yeux conquis – dans la posture d'une Vénus accoudée négligemment sur son avant-bras (cf. celle du Titien). Elle avait su, bien avant ce final réjouissant, nous séduire collectivement en nous entrainant à sa suite dans des exercices où, nous aussi, nous avions – en miroir – osé risquer notre corps à la vue des autres.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89572870-63315924.jpg?v=1750951940" alt=""Chahuts" Épisode 3 Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" title=""Chahuts" Épisode 3 Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Et vous, qui êtes-vous ?" de Paloma Pradal.</strong></span> Passons sur le titre pour dire l'authenticité à fleur de peau de celle qui a su métamorphoser en une performance sensible un parcours de vie singulièrement cabossé. Gitane par sa mère, Espagnol par son père, grand guitariste de flamenco, elle a vécu les affres de celles – comme sa génitrice qui interviendra en voix off – que l'on a voulu réduire au silence, faisant d'elles les objets captifs des désirs des hommes. <span style="font-style:italic">"Je hais l'histoire que je vais vous raconter. Mais, à la fin, je m'en sors…"</span>. D'emblée, vêtue du blanc des vestales, tambourinant des deux mains sur la table posée devant elle, elle affiche crânement – sur le bruit des pas du flamenco résonnant dans le silence – son identité conquise : celle d'une flamenca (et non d'une chanteuse de flamenco).       <br />
              <br />
       De sa jeunesse torturée, vécue en milieu masculiniste des plus violents, elle a reproduit la toxicité en s'acoquinant avec des tocards, alcoolos et drogués, qui l'ont agressée moralement et physiquement. Ces sévices répétés, elle ose les évoquer crûment sans la retenue (un comble !) que les machistes de tous horizons réclament ordinairement des femmes battues, violentées, contraintes à se prostituer pour leur mac. De la peau qu'elle s'arrachait jusqu'au sang, elle ne garde aujourd'hui que la trace de la force qu'il lui a fallu pour se réinventer après être passée par la case déconstruction pour réapprendre à respirer, à aimer et croire en la (sa) vie. Libre, elle l'est manifestement, face à nous, femme artiste, sereine et forte, enchantant la dernière soirée du festival de sa voix infiniment mélodieuse.        <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89572870-63315925.jpg?v=1750952451" alt=""Chahuts" Épisode 3 Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" title=""Chahuts" Épisode 3 Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" />
     </div>
     <div>
      <b>Festival Chahuts       <br />
       S'est déroulé du 6 au 14 juin 2025.</b>       <br />
       Quartiers Saint-Michel, La Benauge et au-delà, Bordeaux (33).       <br />
       <a class="link" href="https://www.chahuts.net/" target="_blank">>> chahuts.net</a>       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Appartement témoin"</strong></span>       <br />
       Récit planqué.       <br />
       Vu dans un endroit tenu secret du quartier Saint-Michel le vendredi 13 juin 2025.       <br />
       A été représenté du mercredi 11 au vendredi 13 juin sous forme de plusieurs sessions de 45 minutes.       <br />
       Conception, écriture : Malo Martin et Léo Bahon.       <br />
       Mise en scène et jeu : Malo Martin et Léo Bahon.       <br />
       Avec les voix de : Jess Avril, Nour Correa, Julie Denisse, David Gouyer, Frédérique Le Brun , Bronwyn Louw, Mimouette, Louise Robard, Nickolas Van Corven et Marcel Vidal Castells.       <br />
       Soutien logistique à l'enregistrement : Clémentine Ménard et Thomas Uzan.       <br />
       Consultant technique : Clément Bernardeau et Christophe Modica.       <br />
       Scénographie : Théo Jouffroy.       <br />
       Durée : 45 minutes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89572870-63316038.jpg?v=1750952510" alt=""Chahuts" Épisode 3 Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" title=""Chahuts" Épisode 3 Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"R.OSA, sous-titré Dix exercices pour de nouvelles virtuosités"</strong></span>       <br />
       Danse.       <br />
       Vu Station Marne le vendredi 13 juin 2025.       <br />
       Conception : Silvia Gribaudi.       <br />
       Chorégraphie et mise en scène : Silvia Gribaudi.       <br />
       Performeuse : Claudia Marsicano.       <br />
       Concepteur lumières : Leonardo Benetollo.       <br />
       Costumes : Erica Sessa.       <br />
       Collaboration artistique : Antonio Rinaldi , Giulia Galvan , Francesca Albanese et Matteo Maffesanti.       <br />
       En coréalisation avec la Manufacture CDCN Nouvelle-Aquitaine.       <br />
       Durée : 45 minutes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89572870-63316040.jpg?v=1750952539" alt=""Chahuts" Épisode 3 Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" title=""Chahuts" Épisode 3 Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Et vous, qui êtes-vous ?"</strong></span>       <br />
       Récit, chant et danse.       <br />
       Vu Square Dom Bedos le samedi 14 juin 2025.       <br />
       Écriture et interprétation : Paloma Pradal.       <br />
       Mise en scène : Florent Mateo.       <br />
       Durée : 1 h 15 minutes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/89572870-63315870.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Chahuts-Episode-3-Un-festival-au-coeur-des-quartiers-theatres-de-nos-vies-minuscules_a4272.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-89528033</guid>
   <title>"Chahuts" Épisode 2 Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…</title>
   <pubDate>Tue, 24 Jun 2025 16:45:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Festivals]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Suite de la trente-quatrième édition du Festival Chahuts… chahutant avec une impertinence gourmande les repères afin de mieux déconstruire les lieux communs pour faire communauté. D'une confession vibrante d'une déracinée iranienne à celle contée dans un rap explosif, d'une parodie shakespearienne hilarante (réévaluée à l'aune de l'état de la culture) à un manifeste décoiffant des Valeurs éternelles de notre République (repeinte au vitriol), quatre propositions aux vertus des plus oxy-génantes.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89528033-63289667.jpg?v=1750776863" alt=""Chahuts" Épisode 2 Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" title=""Chahuts" Épisode 2 Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"I'm deranged" de Mina Kavani.</strong></span> De son existence à Téhéran placée sous la surveillance de mollahs inflexibles et de bataillons de femmes hystériques où, dès sept ans, le voile et l'uniforme étaient de rigueur, Mina Kavani retient aussi le havre de l'appartement familial transformé en cocon festif où ouvrages marqués du sceau de l'hérésie, alcools et opium, musiques et danses, relations libres, étaient de délicieux onguents… Puis vint le temps de l'exil à Paris, la ville dont elle rêvait, celle des lumières et des libertés à tous vents. Paris se révélant être la cité d'une solitude insupportable, celle de l'exclusion, insérant les déraciné(e)s dans des carcans invisibles.       <br />
              <br />
       Loin de l'odeur enivrante de l'opium iranien ayant nourri ses aspirations libertaires et ses premiers émois littéraires, elle découvre alors la face cachée d'un Occident dans lequel la méfiance, voire le rejet de l'Étranger, est chose commune. Un cauchemar vécu in situ, celui de l'immigrée confrontée à une violence qui, pour être moins ostensible que celle qu'elle a fuie, la met fondamentalement à mal, elle qui a le sentiment "encré" en sa peau de femme libre d'avoir vendu, pour un rêve de pacotille, sa famille et le devenir de son pays aux fondamentalistes religieux… Rêves et cauchemars portés par la même voix - envoûtante - oscillant entre cris et complaintes, l'immense miroir du plateau reflétant leurs facettes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89528033-63289668.jpg?v=1750777058" alt=""Chahuts" Épisode 2 Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" title=""Chahuts" Épisode 2 Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Trou" de Mathilde Paillette, Compagnie Ultra-Nyx.</strong></span> Quelle énigme abyssale se cache derrière ce drôle de rôle-titre ? De quelle béance s'agit-il dans ce concert râpé résonnant des volts débridés s'échappant d'une guitare surchauffée ? Et le bras monstrueux de la grue géante, de qui est-il le nom, ainsi que de son conducteur aux allures d'ogre ? Quant à la mignonne petite chatte traumatisée à mort par l'individu susmentionné, chatte dont la propriétaire n'est autre que la petite fille répondant au nom charmant de Paillette, à quel titre prend-elle place au cœur du récit pulsé ?       <br />
              <br />
       Pas besoin d'exégètes en matières psychanalytiques pour en mesurer les résonances dans la vie d'une très jeune fille abusée… Mais là, aucun pathos, tout au contraire un délire de notes faisant le plus naturellement du monde la nique au traumatisme acté pour le transformer en explosion vitale, faisant coup double en fracassant l'innommable et l'innommé dans le même élan salvateur. Partir de l'intime vécu pour le métamorphoser en conte musical à haute intensité visuelle et sonore, tel est le défi relevé avec brio par Mathilde Paillette et sa complice, la bonne Sirène à la queue pailletée.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89528033-63289733.jpg?v=1750777400" alt=""Chahuts" Épisode 2 Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" title=""Chahuts" Épisode 2 Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Sauver Richard" d'Angélique Orvain et Pierre Bedouet (Mash-Up Production).</strong></span> Le Richard à sauver n'est autre que le Richard III de Shakespeare… enfin pas le tyran maudit, mais le projet que l'équipe d'artistes fantasques (on se souvient encore de leur désopilant Zaï Zaï Zaï) avait pour ambition – démentielle – de porter au plateau… si ce n'est que les réductions budgétaires en ont décidé tout autrement… Comme l'explique d'emblée doctement un comédien, crayon en main, face à un tableau de conférence noirci de la liste pléthorique des personnages traversant la pièce du dramaturge anglais, quatre seulement ont pu survivre aux coupes drastiques. Quant au décor et aux accessoires de théâtre, ils seront eux aussi soumis à la portion congrue ; sacro-saintes économies ayant force de loi, l'imaginaire de chacun(e) sera à la fête !       <br />
              <br />
       Ainsi posé, le parti pris d'un théâtre de rue sciemment déjanté va déferler devant les gradins de fortune dressés face à la palissade des travaux de réfection de la Flèche Saint Michel, planches non jointées peinant à masquer un monde dystopique au bord du gouffre. Décapitations à tue-tête, flots d'hémoglobine, corps à corps homériques, trottinette électrique faisant figure de noble destrier, reine déchue jaillissant d'une cantine à roulettes… Et comédiens et comédiennes à l'égo surdimensionné se disputant bec et ongles le rôle phare (même si c'est celui d'une crevure infâme !) jusqu'à en mourir (sur scène) et nous aussi (de rire)… Et, parallèlement, reprises savoureuses des éléments de langage à utiliser pour faire valoir ce projet culturel à financement participatif… Autant d'ingrédients d'une farce politico-théâtrale à haute valeur grand-guignolesque nous submergeant jusqu'à plus soif de sa force (ré)créative.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89528033-63289734.jpg?v=1750777448" alt=""Chahuts" Épisode 2 Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" title=""Chahuts" Épisode 2 Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"La France, Empire. Un secret de famille national" de Nicolas Lambert.</strong></span> Écrire le roman national… pas celui qu'il est de bon ton de diffuser à longueur de discours dans les sphères officielles soucieuses de fixer dans le marbre républicain l'ordre établi, mais celui nourri par des recherches affranchies de tous conflits d'intérêts. Libérer le passé des falsifications que l'on lui a imposées dans le but de sacraliser les versions officielles des dominants… Un stand-up tragi-comique de plus de deux heures où humour acéré et colères justifiées nous amènent à nous questionner : on nous aurait menti sur les effets qui perdurent de la colonisation ? Celle des terres, de leurs habitants et des esprits, les nôtres y compris ?       <br />
              <br />
       Partant d'un supposé sujet de devoir donné à sa fille et dont il a la charge de corriger l'orthographe – "Montrer que l'armée française est au service des valeurs de la République" – de digression en digression, le comédien balaie avec envie l'épopée de l'Empire français… en mettant le doigt là où ça fait (très) mal.       <br />
              <br />
       Ainsi du discours de Dakar de Nicolas Sarkozy (celui-là même qui vient d'être privé d'une médaille, il est vrai qu'auparavant, il avait bénéficié d'un bracelet…), axé sur "l'homme Africain non inscrit dans un processus de progrès" (aux oubliettes les tirailleurs sénégalais, mitraillés par leurs frères d'armes français pour avoir eu l'audace de réclamer leur solde)… Ou comme les faits d'armes glorieux des généraux Bugeaud (celui à la casquette), Faidherbe et Lyautey, auxquels on doit "la pacification" (déplacer, asphyxier et brûler les indigènes) du Sénégal, de l'Algérie, du Maroc et dont les noms trônent fièrement au fronton des lycées ou bâtiments publics… Et plus près de nous, Mayotte, une île au beau milieu de la République, un joyau des Comores (elles indépendantes, archipel cimetière marin de la planète)… Grandes misères de la France… "en pire !". Un dévoilement corrosif de l'Histoire en marche.        <br />
       À suivre…       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89528033-63289841.jpg?v=1750777861" alt=""Chahuts" Épisode 2 Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" title=""Chahuts" Épisode 2 Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" />
     </div>
     <div>
      <b>Festival Chahuts       <br />
       S'est déroulé du 6 au 14 juin 2025.</b>       <br />
       Quartiers Saint-Michel, La Benauge et au-delà, Bordeaux (33).       <br />
       <a class="link" href="https://www.chahuts.net/" target="_blank">>> chahuts.net</a>       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"I'm deranged"</strong></span>       <br />
       Récit personnel.       <br />
       Vu au tnba (salle Vauthier) le jeudi 12 juin 2025.         <br />
       Conception, mise en scène : Mina Kavani.       <br />
       Avec : Mina Kavani.       <br />
       Création lumière : Marco Giusti.       <br />
       Régie lumière et générale : Pierre-Éric Vives.       <br />
       Scénographie : Clémence Kazémi.       <br />
       Son-artiste sonore : Cinna Peyghamy.       <br />
       Collaboration artistique : Maksym Teteruk.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Trou"</strong></span>       <br />
       Concert conté.       <br />
       Vu au Marché des Douves le mercredi 11 juin 2025 (gratuit).       <br />
       Écriture et interprétation : Mathilde Paillette.       <br />
       Accompagnée de Lauren Sobler.       <br />
       Co-mis en scène : Anthony Revillard.       <br />
       Instrus : La Chip 's Prod/Yellow/Mathilde Paillette.       <br />
       Lumières et régie : Cédric Cambon.       <br />
       Décor : Neil Price.       <br />
       Costumes : Mathilde Paillette.       <br />
       Visuels (teasers, affiches, photos) : Cécile Noyalet.       <br />
       En partenariat avec le Girofard dans le cadre du Mois des fiertés, avec le soutien de la Ville de Bordeaux.       <br />
       Durée : 1 h 15 minutes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89528033-63289958.jpg?v=1750778567" alt=""Chahuts" Épisode 2 Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" title=""Chahuts" Épisode 2 Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Sauver Richard"</strong></span>       <br />
       Théâtre de rue.       <br />
       Vu place Saint-Michel (Meynard) le mercredi 11 juin 2025 (gratuit).       <br />
       Texte et mise en scène : Angélique Orvain.       <br />
       Collaboration artistique : Pierre Bedouet.       <br />
       Avec : Célestin Allain-Launay, Paul Audebert, Pierre Bedouet, Alexandre Bodin, Sandrine Petit.       <br />
       Scénographie : Tristan Ortlieb.       <br />
       Son : Amélie Polachowska.       <br />
       Costumes : Janie Le Borgne.       <br />
       Photographie : Romain Dumazer.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"La France, Empire. Un secret de famille national"</strong></span>       <br />
       Théâtre.       <br />
       Vu square Dom Bedos le jeudi 12 juin 2025.       <br />
       Texte, documentation, reportage : Nicolas Lambert.       <br />
       Mise en scène et interprétation : Nicolas Lambert.       <br />
       Collaboration artistique : Sylvie Gravagna.       <br />
       Création lumière : Erwan Temple.       <br />
       Collaboration documentation : Erwan Temple, Saphia Arezki.       <br />
       Durée : 2 h 15.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/89528033-63289733.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Chahuts-Episode-2-Un-festival-au-coeur-des-quartiers-theatres-de-nos-vies-minuscules_a4270.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-88743793</guid>
   <title>"Grand ReporTERRE #11 : Radio Lapin, Histoires de luttes" Une radio pirate éphémère qui révèle les luttes environnementales et l'omerta qui leur est faite</title>
   <pubDate>Fri, 23 May 2025 11:07:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Voici la 11ᵉ édition de GrandreporTERRE, série de spectacles performances qui parcourent les thématiques fortes de l'actualité en donnant les manettes des projets à un binôme formé d'un journaliste et d'un ou plusieurs artistes. Leurs regards croisés sur ce qui agite nos sociétés parviennent ainsi, après une petite semaine de répétition, à créer ces spectacles impromptus qui sont sortis du four à peine forgé, encore brûlants, souvent incendiaires, toujours percutants.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88743793-62812722.jpg?v=1747991578" alt=""Grand ReporTERRE #11 : Radio Lapin, Histoires de luttes" Une radio pirate éphémère qui révèle les luttes environnementales et l'omerta qui leur est faite" title=""Grand ReporTERRE #11 : Radio Lapin, Histoires de luttes" Une radio pirate éphémère qui révèle les luttes environnementales et l'omerta qui leur est faite" />
     </div>
     <div>
      Radio Lapin s'inscrit totalement dans ce concept. Le sujet de la fournée : l'Histoire des luttes, celles qui soulèvent les résistances populaires que nos sociétés connaissent depuis quelques générations, en particulier celles qui concernent l'écologie, mais pas que. Aux manettes, Antoine Chao, journaliste-reporter radio spécialisé depuis quelques années dans les luttes environnementales pour France Inter, et Alice Vannier et Sacha Ribeiro pour la mise en scène et le jeu.       <br />
              <br />
       La scène représente principalement le studio d'émission d'une radio. Ce sera la Radio Lapin. Titre trouvé en référence à une phrase de Daniel Mermet en évoquant le travail de Howard Zinn : <span style="font-style:italic">&quot;Tant que les lapins n'auront pas d'historiens, l'histoire sera racontée par des chasseurs.&quot;</span> Une évocation surenchérie par l'évocation d'une chanson de Chantal Goya qui reviendra régulièrement dans la mise en scène : <span style="font-style:italic">&quot;Ce matin, un lapin a tué un chasseur, c'était un lapin qui avait un fusil…&quot;</span> Le ton est donné et l'émission de radio peut commencer avec des reportages, des enregistrements et interviews qui relatent tous des événements de luttes sociales qui ont eu lieu depuis plus d'un demi-siècle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88743793-62812725.jpg?v=1747991627" alt=""Grand ReporTERRE #11 : Radio Lapin, Histoires de luttes" Une radio pirate éphémère qui révèle les luttes environnementales et l'omerta qui leur est faite" title=""Grand ReporTERRE #11 : Radio Lapin, Histoires de luttes" Une radio pirate éphémère qui révèle les luttes environnementales et l'omerta qui leur est faite" />
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      Les trois interprètes font ainsi revivre ces luttes, qu'elles soient contemporaines contre les méga-bassines, les déforestations, Notre-Dame des Landes, les pollutions environnementales, mais aussi anciennes, celles des années soixante-dix et quatre-vingt, plus rapidement évoquées. C'est le ton dynamique et d'un joli bordelisme d'une radio pirate qui ordonne le spectacle. Toutes sortes de luttes sont ainsi catapultées soit par la narration, le jeu ou l'insertion d'enregistrements qui proviennent de la collection pléthorique d'Antoine Chao, reporter de longue date pour Radio France dans l'émission &quot;Là-bas si j'y suis&quot; et &quot;Comme un bruit qui court&quot;, puis &quot;C'est bientôt demain&quot;. Une dernière émission que France Inter vient de déprogrammer.       <br />
               <br />
       C'est aussi là, un sujet, et peut-être l'une des principales leçons qu'apporte ce spectacle : l'espèce d'acharnement que les luttes sociales pour l'environnement subissent de la part des pouvoirs, qu'ils soient nationaux ou locaux. Car l'impression globale qui ressort de ces différentes interventions donne bien le ton du bras de fer engagé entre les défenseurs du bien commun qu'est la planète contre les puissants qui veulent l'accaparer en le dégradant.
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88743793-62812729.jpg?v=1747991651" alt=""Grand ReporTERRE #11 : Radio Lapin, Histoires de luttes" Une radio pirate éphémère qui révèle les luttes environnementales et l'omerta qui leur est faite" title=""Grand ReporTERRE #11 : Radio Lapin, Histoires de luttes" Une radio pirate éphémère qui révèle les luttes environnementales et l'omerta qui leur est faite" />
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     <div>
      Pour aller plus loin dans cette idée, il sera aussi question de mettre en lumière ces forces qui s'opposent aux luttes sociales : celles de l'extrême droite qui récupère le symbole féministe fort de Jeanne d'Arc et qui détourne (via Marion Maréchal Le Pen) les pensées d'Antonio Gramsci, philosophe communiste italien emprisonné 11 ans pour ses idées. On y apprend aussi les manœuvres de défiguration de l'histoire organisées par le parc du Puy du Fou, mais aussi par le subventionnement à hauteur de 500 000 euros par la Région Auvergne-Rhône-Alpes sous la direction de Laurent Wauquiez, qui a par ailleurs supprimé cinq millions d'euros aux structures culturelles, d'un spectacle sur l'histoire de France revisitée ou bien plutôt revisitée : &quot;Raconte-moi la France&quot;.       <br />
               <br />
       Bref, ce qui marque et trouble le plus au sortir de ce déferlement d'actions, c'est bien l'organisation silencieuse qui, en face des luttes environnementales ou autres, agit pour circonvenir le plus étroitement possible ces actions et finalement les empêcher.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>       <br />
              <br />
       Vu au Théâtre du Point, Lyon, le 5 mai 2025.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Grand ReporTERRE #11 : Radio Lapin, Histoires de luttes"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88743793-62812741.jpg?v=1747991673" alt=""Grand ReporTERRE #11 : Radio Lapin, Histoires de luttes" Une radio pirate éphémère qui révèle les luttes environnementales et l'omerta qui leur est faite" title=""Grand ReporTERRE #11 : Radio Lapin, Histoires de luttes" Une radio pirate éphémère qui révèle les luttes environnementales et l'omerta qui leur est faite" />
     </div>
     <div>
      Conception et mise en scène de l'actualité : Alice Vannier et Sacha Ribeiro avec le journaliste Antoine Chao.       <br />
       Avec : Antoine Chao, Sacha Ribeiro, Alice Vannier.       <br />
       Collaboration artistique : Angélique Clairand.       <br />
       Scénographie : Benjamin Hautin.       <br />
       Régie lumière : Quentin Chambeaud.       <br />
       Régie générale et son : Marine Iger.       <br />
       Collaboration technique : Thierry Pertière, Christophe Reboul.       <br />
       Production Théâtre du Point du Jour, Lyon.       <br />
       À partir de 14 ans.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       16 juillet 2025 : Festival Contre-courant, CCAS La Barthelasse, Avignon (84).       <br />
       Du 3 au 4 novembre 2025 : Théâtre des Célestins (en coréalisation avec le Théâtre du Point du Jour), Lyon (69).       <br />
       Du 10 au 14 novembre 2025 : Théâtre de la Cité Internationale, Paris.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/88743793-62812722.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Grand-ReporTERRE-11-Radio-Lapin-Histoires-de-luttes-Une-radio-pirate-ephemere-qui-revele-les-luttes-environnementales_a4223.html</link>
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   <title>"Qui Ne Dit Mot"… une expérience immersive totale, totalement ludique, une archi totale expérience du Consentement</title>
   <pubDate>Wed, 14 May 2025 17:51:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Danse]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Animal social, ainsi parfois définit-on l'être humain, deux termes qui associés donnent vaguement l'idée de liens, fluctuants ou rigides, entre les individus de cette espèce. Des individus à la fois indépendants, capables de solitude et pourtant très interdépendants entre eux. C'est en allant questionner les réflexes sociaux qui nous façonnent que la compagnie Wao invente pour le public un spectacle à la fois troublant et dynamique qui pose, par une série de jeux de rôles offerts à tous, l'occasion de tester ses limites, ses sensibilités, ses ressorts sociaux intimes.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88549755-62707500.jpg?v=1747238946" alt=""Qui Ne Dit Mot"… une expérience immersive totale, totalement ludique, une archi totale expérience du Consentement" title=""Qui Ne Dit Mot"… une expérience immersive totale, totalement ludique, une archi totale expérience du Consentement" />
     </div>
     <div>
      Nous voilà, public, un groupe qui varie entre dix et quarante personnes qui ne se connaissent pas, debout face à cinq personnages étranges. Vêtus de noir, portant un large couvre-chef qui occulte leurs yeux, ceux-ci vont être les maîtres du jeu durant le temps de la représentation. Un jeu dont les règles nous sont expliquées à la fois verbalement et chorégraphiquement, règles dont la principale est de rester muet jusqu'à la fin. Premier palier de : Qui ne dit mot…       <br />
              <br />
       Et puis commence la danse, la course, la quête, la joute, la compétition, le jeu dont nous faisons intégralement partie. Car il s'agit d'une immersion totale. De spectateurs, spectatrices, nous devenons actrices, acteurs et sans pour cela jouer la comédie, nous allons devenir joueuses et joueurs pour une série d'énigmes où le groupe, les groupes, les individus vont être sans cesse confrontés à la participation, à la compréhension du jeu proposé d'abord, puis au choix d'y participer ou non. Sans un mot eux-mêmes, les cinq danseurs, maîtres des jeux, par des gestuelles, des mises en places spatiales, des déplacements ou des chorégraphies, indiquent les règles. Mimétisme, esprit de compétition, cohésion de mini-groupes rivaux, toutes sortes de comportements sont ainsi convoqués, titillés, provoqués.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88549755-62707509.jpg?v=1747238983" alt=""Qui Ne Dit Mot"… une expérience immersive totale, totalement ludique, une archi totale expérience du Consentement" title=""Qui Ne Dit Mot"… une expérience immersive totale, totalement ludique, une archi totale expérience du Consentement" />
     </div>
     <div>
      Si tout cela semble gratuit dans le descriptif que j'en fais, il n'en est pourtant rien et même si dans le temps et l'espace de la représentation, le ludique reste roi, toutes sortes de sentiments parcourent les esprits et les corps des participants. Car, en participant, c'est bien de consentement qu'il s'agit. L'ingéniosité de cette recherche mise en place par la compagnie Wao réside dans l'aspect &quot;presque&quot; inhumain des cinq meneurs de ce jeu étrange et perturbant.       <br />
              <br />
       À aucun moment, nous ne voyons leurs yeux. Leurs gestes, parfois très mécanisés, toujours très chorégraphiés, les distinguent et leur donnent un côté autoritaire, une sévérité que nos pauvres carcasses reconnaissent de façon quasi-inconsciente. Et ce sont de temps en temps des dilemmes provoqués par ces attitudes intransigeantes, qui se nouent dans nos esprits, nos ventres, provoquant par contraste une solidarité pleine de compassion avec les autres spectateurs.       <br />
              <br />
       Le but avoué de &quot;Qui Ne Dit Mot&quot; est d'aller fouiller très profondément cette idée de Consentement mise au jour depuis quelques années suite à l'affaire Weinstein et au mouvement Metoo. Ici, rien de dogmatique (aucune parole n'est prononcée), mais une mise en acte des comportements, des sensations, des émotions. Du coup, le dispositif, tout ludique qu'il soit, permet de mettre au jour les parfois étranges réactions provoquées soit par le jeu et l'esprit de la gagne, soit par l'appartenance, même très éphémère, à un groupe face à un autre groupe. Mais également des mouvements de compassion, ou non, dans certaines situations proposées.       <br />
              <br />
       Avec ce spectacle, la compagnie Wao propose une expérience riche, ludique, collégiale, capable d'illuminer les parts d'ombres qui dominent de temps en temps nos comportements face au groupe, aux individus et finalement à la société. Un moment très intense et vivant.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>       <br />
              <br />
       Vu au Conservatoire d'Ivry-sur-Seine le 9 novembre 2024.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Qui Ne Dit Mot"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88549755-62707537.jpg?v=1747239009" alt=""Qui Ne Dit Mot"… une expérience immersive totale, totalement ludique, une archi totale expérience du Consentement" title=""Qui Ne Dit Mot"… une expérience immersive totale, totalement ludique, une archi totale expérience du Consentement" />
     </div>
     <div>
      Quintête - expérience immersive tout public - Création en cours.       <br />
       Chorégraphes, metteurs-en-scène et interprètes : Lisa Delolme, Claire Bouillot, Angélique Verger, Maxim Campistron, Jeanne Lullier.       <br />
       Vidéaste : Freddy Ayen.       <br />
       Décors et Accessoires : Angélique Verger.       <br />
       Par la Compagnie Wao.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
       À partir de 13 ans.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">6 juin 2025.</span>       <br />
       Dans le cadre du &quot;Spectacle des Artistes de la Glacière&quot;.       <br />
       Mairie du 13e, 1, place d'Italie, Paris 13e.       <br />
       Entrée libre sans réservation (soirée partagée entre six compagnies).       <br />
              <br />
       Été 2026 : Qui Ne Dit Mot, la performance, Champigny-sur-Marne (94).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/88549755-62707500.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Qui-Ne-Dit-Mot-une-experience-immersive-totale-totalement-ludique-une-archi-totale-experience-du-Consentement_a4215.html</link>
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