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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
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  <language>fr</language>
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   <title>"Le chanteur en perdition (L'amour est voyant)" Un hommage burlesque et musical au génial propulseur de mots Valère Novarina</title>
   <pubDate>Mon, 11 May 2026 16:44:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Isabelle Fauvel</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Au Théâtre du Chariot, le comédien Dominique Parent et l'accordéoniste Lucie Taffin rendent un éclatant hommage à l'auteur de théâtre, metteur en scène et peintre franco-suisse Valère Novarina (1942-2026), disparu en janvier. Le musicien Christian Paccoud, autre compagnon de route du dramaturge, signe les compositions musicales. Un spectacle réjouissant où jonglerie verbale et poésie espiègle s'incarnent avec maestria.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96506899-67286157.jpg?v=1778510749" alt=""Le chanteur en perdition (L'amour est voyant)" Un hommage burlesque et musical au génial propulseur de mots Valère Novarina" title=""Le chanteur en perdition (L'amour est voyant)" Un hommage burlesque et musical au génial propulseur de mots Valère Novarina" />
     </div>
     <div>
      &quot;Doyen en Novarinie&quot;, c'est en 1986, en découvrant &quot;Le Drame de la vie&quot; aux Amandiers de Nanterre, puis &quot;Le Discours aux animaux&quot; aux Bouffes du Nord, dans un seul en scène porté par André Marcon, que Dominique Parent tombe en amour avec la langue novarinenne.       <br />
              <br />
       Fasciné par cette découverte, l'apprenti comédien s'empare alors du manifeste de Novarina, &quot;Lettre aux acteurs&quot;, pour ses échauffements. Ce texte, publié avec &quot;Pour Louis de Funès&quot;, ne le quitte plus. Puis, en 1989, alors élève en troisième année de Conservatoire dans la classe de Jean-Pierre Vincent, Valère Novarina le remarque dans un spectacle d'école où il interprète Mascarille dans &quot;Les Précieuses ridicules&quot;. Ainsi était-il écrit que ces deux-là devaient se rencontrer… Novarina propose alors au jeune homme de jouer &quot;Vous qui habitez le temps&quot;. En lui tendant la brochure, il ajoute : <span style="font-style:italic">&quot;J'espère que vous ne serez pas effrayé&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Certes pas, puisque s'ensuit un compagnonnage de 37 années où Dominique Parent joue du Novarina sous la direction de Novarina : &quot;Vous qui habitez le temps&quot; (1989), &quot;La Chair de l'homme&quot; (1995), &quot;L'Origine rouge&quot; (2000), &quot;La Scène&quot; (2003), &quot;L'Acte inconnu&quot; (2007, dans la cour d'honneur du palais des Papes), &quot;Le Vrai Sang&quot; (2011), &quot;L'Atelier volant&quot; (2012), &quot;Le Vivier des noms&quot; (2015), &quot;L'Animal imaginaire&quot; (2019), ainsi que dans les pièces de Novarina mises en scène par Claude Buchvald. C'est dire si le comédien connaît son Novarina sur le bout des doigts… Et c'est tout un florilège de textes qu'il nous offre aujourd'hui.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96506899-67286162.jpg?v=1778510794" alt=""Le chanteur en perdition (L'amour est voyant)" Un hommage burlesque et musical au génial propulseur de mots Valère Novarina" title=""Le chanteur en perdition (L'amour est voyant)" Un hommage burlesque et musical au génial propulseur de mots Valère Novarina" />
     </div>
     <div>
      Pensionnaire à la Comédie-Française de 2023 à 2025, c'est pendant son passage au sein de la Maison de Molière que Dominique Parent envisage un Singulis (NDLR, un seul en scène porté par un membre de la Troupe, tirant son nom de la devise de la Maison : <span style="font-style:italic">&quot;Simul et singulis&quot; : &quot;être ensemble et être soi-même&quot;</span>) autour de l'œuvre de Valère Novarina. Le projet verra le jour autre part et deviendra &quot;Le chanteur en perdition (L'amour est voyant)&quot;. Avant de s'en aller regagner les étoiles, Novarina aura pu assister à la présentation du spectacle, dans une version courte, en octobre dernier, lors de la soirée d'ouverture du festival L'Esprit en scène au Forum 104 consacrée à son œuvre.       <br />
              <br />
       Autre compagnon de route, pierre angulaire du &quot;Chanteur en perdition (L'amour est voyant)&quot;, ayant rejoint la galaxie novarinienne en 1996 et composé toutes les musiques de Valère Novarina depuis lors : le musicien Christian Paccoud, grande figure de la chanson libertaire. Sa musique, dans laquelle se mêlent couleurs populaires et lyrisme rugueux, esprit anarchiste et poésie pure, accompagne et bouscule la parole dramatique de Novarina, comme celui-ci bouscule et joue avec la langue française. &quot;Benjamine en Novarinie&quot;, la chanteuse et accordéoniste Lucie Taffin, qui forme avec sa sœur Juliette le duo JujaLula et compte déjà de nombreux concerts, trois albums (&quot;Les Filles chantantes&quot;, &quot;Chanson ou pas&quot;, &quot;En concert&quot;) et deux EP (&quot;Faut voir&quot;, &quot;Noé&quot;), s'est, à son tour, coulée avec beaucoup d'aisance dans l'univers novarinien.       <br />
              <br />
       Sur la petite scène du Théâtre Le Chariot, trois grands panneaux figurant trois bonshommes musiciens constituent le décor : un accordéoniste, un violoncelliste et un joueur de flute. Le trait, immédiatement reconnaissable pour les familiers de Novarina, est celui de l'auteur lui-même (un simple tracé noir souligné par endroits d'un trait rouge). Ces trois personnages, issus des 2 587 que comporte &quot;Le Drame de la vie&quot; – Valère Novarina, grand collectionneur de mots devant l'Éternel, ayant recensé 2 586 noms dans la Bible, s'était amusé à en créer tout autant pour sa pièce, et même un de plus –, nous amènent aussitôt en terres novariniennes. Le &quot;chanteur en perdition&quot;, qui doit son titre au spectacle, est un autre personnage de Novarina.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96506899-67286168.jpg?v=1778510822" alt=""Le chanteur en perdition (L'amour est voyant)" Un hommage burlesque et musical au génial propulseur de mots Valère Novarina" title=""Le chanteur en perdition (L'amour est voyant)" Un hommage burlesque et musical au génial propulseur de mots Valère Novarina" />
     </div>
     <div>
      Déboule alors sur le plateau un duo de saltimbanques, le visage poudré de blanc, queue de pie et pantacourt blanc pour lui, jupe écrue à volants et gilet noir pour elle, dans un assemblage inventif conçu par la créatrice de costumes Sabine Siegwalt, autre fidèle collaboratrice de Valère Novarina. Plus tard, de belles fraises en papier, ces extravagantes collerettes portées par les femmes et les hommes au temps de la Renaissance, viendront remplacer foulard et nœud papillon. <span style="font-style:italic">&quot;Je vois d'ici Nevers/Et sa rivière/J'ai vu d'ici Rouen/Et ses torrents… &quot;</span> entonne le couple en préambule. Un clin d'œil à &quot;L'Opérette imaginaire&quot;.       <br />
              <br />
       Mais c'est avec &quot;L'homme aux as&quot;, extrait de &quot;Vous qui habitez le temps&quot;, le texte porte-bonheur de Dominique Parent, celui qui l'habite depuis 1989, que nous basculons dans un univers aussi loufoque que jubilatoire, avec litanies de noms, mots inventés, jeux de mots et absurdités en tous genres, le tout énoncé avec un débit de mitraillette (et une prononciation irréprochable) ! Un véritable torrent verbal qui nous laisse aussi pantois qu'admiratifs.       <br />
              <br />
       Suivront une &quot;Chanson d'Œdipe chantée sans complexe&quot;, une &quot;Ode à Bescherelle&quot; (une conjugaison hilarante des verbes croire, clouer, croître et coudre avec moult subjonctifs : <span style="font-style:italic">&quot;Si vous ne crûtes pas/Que le printemps éclût/L'hiver vous reclouera/sans que vous pûtes éclore…&quot;</span>), &quot;C'que j'veux&quot; (<span style="font-style:italic">&quot;Écoute un peu, prépare-te/Ce que je veux, prête-me-le…&quot;</span>), &quot;L'Originelle&quot; (<span style="font-style:italic">&quot;L'homme n'est pas bon, nom de nom&quot;</span>), &quot;La chanson des nombres heureux&quot;, &quot;Merci les chiffres huit&quot; et bien d'autres…       <br />
              <br />
       Dans ce théâtre de l'oralité et du chanté, où les mots ont une vie propre, il est beaucoup question de mort et de naissance, de la condition dérisoire de l'humanité, de son commencement à sa fin, et inversement. Car Novarina considérait que le langage imitait la respiration (inspiration/expiration) et qu'il y avait une mort et une résurrection du langage.       <br />
              <br />
       Les textes, qu'ils soient dits, chantés a cappella ou accompagnés à l'accordéon, en solo ou en duo, s'enchaînent à merveille. Dans ce tourbillon novarinien, se sont glissées, presque incognito, deux chansons populaires, répertoire dont Novarina était friand : &quot;Ne dis rien&quot;, chantée par Damia en son temps (<span style="font-style:italic">&quot;Ne dis rien, je le veux/Laisse, laisse tes yeux/Se fermer sous mes baisers nombreux…&quot;</span>) et &quot;Du gris&quot;, créée par Fréhel, la seule chanson que Novarina connaissait par cœur (<span style="font-style:italic">&quot;Eh Monsieur, une cigarette/Une cibiche, ça n'engage à rien/Si je te plais on fera la causette/T'es gentil, t'as l'air d'un bon chien…&quot;).</span>       <br />
              <br />
       Car la chanson, réaliste ou irréaliste, est indissociable du théâtre novarinien et l'on chante dans toutes les pièces de Novarina. Les rythmes sont ceux de la musique populaire : valse, fox-trot, polka, tango… sur lesquels les voix de baryton et de mezzo-soprano de nos deux saltimbanques s'accordent à merveille.       <br />
              <br />
       Le spectacle se termine sur une note des plus poignantes et ce n'est pas sans émotion que nous écoutons le duo entonner en chœur <span style="font-style:italic">&quot;Valère, Valère, l'amour est voyant/Valère, Valère, l'amour est voyant&quot;</span>. De ce contre-pied novarien à l'adage <span style="font-style:italic">&quot;l'amour est aveugle&quot;</span>, ce spectacle constitue un témoignage éclatant. Virtuose ! Vibrant ! Vertigineux !       <br />
       <b>◙ Isabelle Fauvel</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le chanteur en perdition (L'amour est voyant)"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96506899-67286428.jpg?v=1778511991" alt=""Le chanteur en perdition (L'amour est voyant)" Un hommage burlesque et musical au génial propulseur de mots Valère Novarina" title=""Le chanteur en perdition (L'amour est voyant)" Un hommage burlesque et musical au génial propulseur de mots Valère Novarina" />
     </div>
     <div>
      Textes : Valère Novarina.       <br />
       Avec : Dominique Parent (jeu et chant) et Lucie Taffin (chant et accordéon).       <br />
       Musiques : Christian Paccoud.       <br />
       Regard extérieur : Nicolas Struve.       <br />
       Costumes : Sabine Siegwalt.       <br />
       Lumières : Stéphanie Daniel.        <br />
       Tout public à partir de 7 ans.       <br />
       Durée : 1 h 10.        <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">18 et 19 mai 2026.</span>       <br />
       Lundi et mardi à 19h.        <br />
       Théâtre Le Chariot, 77, rue de Montreuil, Paris 11ᵉ.        <br />
       Téléphone : 01 48 05 52 44.        <br />
       <a class="link" href="https://www.eventim-light.com/fr/a/68ca88453a238b26949a5ebe/s/69baa14c74047b00edd54f2a" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatreduchariot.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatreduchariot.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       2 juillet 2026 : Association Désirdelire, Sigonce (04).       <br />
       4 juillet 2026 : Le Non-Lieu, Marseille (13).       <br />
       19 juillet 2026 : Blacy (89).       <br />
       21 juillet 2026 : Lormes (58).       <br />
       23 et 24 juillet 2026 : La Scène Faramine, Pierre-Perthuis (89).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-chanteur-en-perdition-L-amour-est-voyant-Un-hommage-burlesque-et-musical-au-genial-propulseur-de-mots-Valere_a4551.html</link>
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   <title>"Là où je croyais être, il n'y avait personne"… un road-movie durassien ou l'art d'écrire la vie</title>
   <pubDate>Thu, 06 Apr 2023 07:14:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Si rien de ce qui est, n'est, tout ce qui naît donc dans l'imaginaire de deux électrons du théâtre émergent, existe vraiment… Avec un humour décalé et un brin mélancolique, la troublante Anaïs Müller et l'inénarrable Bertrand Poncet se lancent corps et âme dans une entreprise aux dimensions immanquablement durassiennes. En effet, en panne d'inspiration, ils se saisissent de l'opportunité d'un écrit leur tombant dans les mains… "Agatha", pièce de théâtre et film de la locataire des Roches Noires, devient le tremplin rêvé de leur création in vivo.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/71946143-50110098.jpg?v=1680691289" alt=""Là où je croyais être, il n'y avait personne"… un road-movie durassien ou l'art d'écrire la vie" title=""Là où je croyais être, il n'y avait personne"… un road-movie durassien ou l'art d'écrire la vie" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;La vie c'est la vie… Tout cela c'est la faute à la vie. Mais pour l'amour du ciel qu'est-ce que vivre ?&quot;,</span> c'est par ce questionnement comico-philosophique écrit en fond de scène que les spectateurs sont accueillis avant que n'apparaissent, emmaillotés dans des cartons, les deux histrions affublés de vêtements tyroliens dessinés à gros traits. On les surprend en train de travailler un texte alambiqué de Robert Musil, &quot;L'Homme sans qualités&quot;, où l'auteur et son héros Ulrich usent de stratagèmes afin de fuir l'insatisfaction du réel. Mais vouloir échapper à la pesanteur de la réalité les fait buter sur une aiguille à cheveux n'appartenant pas à Agathe, sœur jumelle d'Ulrich, laquelle, de désespoir - elle est amoureuse de son frère ! - tente de se suicider à la vue de l'intruse.       <br />
              <br />
       Clap… Constatant que cette histoire ne marche décidément pas, les comédiens s'arrêtent de la jouer… pour invectiver vertement le public et le menacer, s'il n'est pas plus coopérant, d'étirer très en longueur la pièce. Improvisations dont ils useront à d'autres reprises pour émailler le texte de leurs réflexions à vif… Et, comme actuellement ils n'ont rien à dire de personnel, les acteurs attendent l'inspiration… comme d'autres ont attendu Godot.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/71946143-50110100.jpg?v=1680691317" alt=""Là où je croyais être, il n'y avait personne"… un road-movie durassien ou l'art d'écrire la vie" title=""Là où je croyais être, il n'y avait personne"… un road-movie durassien ou l'art d'écrire la vie" />
     </div>
     <div>
      La solution vient du ciel sous la forme d'un roman tombant opinément des cintres. Et comme il n'y a pas plus que l'épaisseur d'un cheveu pour que l'Agathe de M.D., elle-même amoureuse du petit frère, recouvre celle de Robert Musil, le moteur est trouvé… <span style="font-style:italic">&quot;Duras, c'est qui celle-là ?&quot;</span> interrogent-ils avec une candeur enjouée. Une séquence filmée projetée répond à leur interrogation. On y voit défiler la mer, une femme de dos, une paire de lunettes à épaisse monture d'écailles, une chevalière, une bouteille de vin, une machine à écrire aux feuillets battus par le vent du large, autant de fragments recomposant le monde selon Duras. Eux deux entrent dans le bal, ils virevoltent sur la plage qu'on imagine être celle de Trouville.       <br />
              <br />
       Ainsi s'écrit, à grands renforts de mimiques appuyées et de jeux improvisés, un remake dicté sous influence, celle de l'auteure d'&quot;Agatha&quot;. <span style="font-style:italic">&quot;Écrire, c'est pas écrire une histoire mais ce qu'il y a autour&quot;…</span> On y retrouve les mêmes thèmes qui s'entrelacent - l'amour, l'inceste, le vide existentiel -, le même balancement des mots, les mêmes silences et échos distillant une petite musique entêtante. Sous les crépitements frénétiques du clavier de l'antique Remington, les lettres aux lettres succèdent. <span style="font-style:italic">&quot;Elle lui déclarait son amour… Tu serais ma sœur… Elle n'affrontait pas son désir… L'amour de son frère était le plus grand des amours…&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Très vite, jouant à se faire croire que, frère et sœur, ils s'aimaient, la fiction leur monte à la tête, les enivre, déborde dans le réel au point que Bert s'échauffe. Se précipitant sur la cheville d'Ange, il la fait choir au sol, il la mord. Revenant à eux, ici et maintenant, leurs personnages s'évadent de l'histoire en train de se raconter pour rejoindre la réalité, et se demandent à brûle pourpoint : <span style="font-style:italic">&quot;Je parle de toi à moi… Tu voudrais des enfants ? Plus t'as d'enfants, plus t'es pauvre. Mais être riche, à quoi ça sert si t'es seul ?&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Moment clef de la célébration, la mythique interview réalisée par Bernard Pivot invitant M.D. sur le plateau d'Apostrophes. Elle prend ici la forme d'un pastiche hilarant où Bert, l'air pénétré, prend des accents déclamatoires - <span style="font-style:italic">&quot;Marguerite Durâââss, est-ce inconfortâââble d'écriiire ? Les désillusions, les promesses de l'aube non tenues…&quot;</span> - et où Ange disserte d'une voix rauque sur <span style="font-style:italic">&quot;le malheur de devoir écrire, ce malheur qu'on porte en soi&quot;…</span> avec, comme alliée, une bouteille de vin bu à même le goulot quand l'inspiration vient à manquer…       <br />
              <br />
       Lorsque le jeu reprend - <span style="font-style:italic">&quot;Ils ne sortent que la nuit… Un bonheur trop grand… L'extase…&quot;</span> - Bert stoppe net Ange qui se colle à lui au bord de l'excitation orgasmique. <span style="font-style:italic">&quot;Arrêtons-là, ça va trop loin…&quot;</span>, dit-il. Entre dialogue et récitatif, le pouvoir incantatoire d'&quot;Agatha&quot; est tel que les frontières entre personne et personnage se brouillent, un trouble identitaire les gagne… et ce trouble gagne aussi le spectateur ballotté irrésistiblement entre fictions mises en abyme et réalités vécues.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/71946143-50110154.jpg?v=1680691457" alt=""Là où je croyais être, il n'y avait personne"… un road-movie durassien ou l'art d'écrire la vie" title=""Là où je croyais être, il n'y avait personne"… un road-movie durassien ou l'art d'écrire la vie" />
     </div>
     <div>
      Multipliant facétieusement les registres, se filmant champ contre champ &quot;à la manière de&quot;, Ange et Bert, avatars d'Anaïs et Bertrand (à moins que ce ne soit l'inverse…), émaillent ce road-movie durassien de désirs personnels (<span style="font-style:italic">&quot;Et maintenant qu'est-ce que je fais de ta déclaration ?&quot;</span>). Le réel fabuleusement flouté, le plateau tout entier devient la fabrique de la vie revisitée par Marguerite Duras dont le credo - écrire la vie - trouve-là sa réalisation.       <br />
              <br />
       Ainsi, ravis à nous-mêmes - comme Lol V. Stein avait pu l'être un petit matin, sidérée après avoir vu son fiancé danser toute la nuit dans les bras d'Anne-Marie Streitter, la femme de Calcutta, l'enfant chérie de Venise -, nous sommes attirés par la puissance magnétique de &quot;Là où je croyais être, il n'y avait personne&quot;… Titre ô combien hypnotique, emprunté à l'une des dernières paroles prononcées par M.D. actant qu'elle n'était pas ce qu'elle pensait être, l'existence restant à jamais une page blanche, une zone inconnue à parcourir <span style="font-style:italic">&quot;en tous sens&quot;</span>. <span style="font-style:italic">&quot;M.D.M.A. Marguerite Duras Moi Aussi&quot;</span>, dixit Ange, porte-paroles de nous tous.       <br />
              <br />
       <b>Vu le jeudi 23 mars 2023 au TnBA, Salle Vauthier, à Bordeaux.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Là où je croyais être, il n'y avait personne"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/71946143-50110165.jpg?v=1680691495" alt=""Là où je croyais être, il n'y avait personne"… un road-movie durassien ou l'art d'écrire la vie" title=""Là où je croyais être, il n'y avait personne"… un road-movie durassien ou l'art d'écrire la vie" />
     </div>
     <div>
      Texte et conception : Anaïs Muller, Bertrand Poncet.       <br />
       Avec : Anaïs Muller et Bertrand Poncet.       <br />
       Dramaturgie : Pier Lamandé.       <br />
       Musique : Antoine Muller et Philippe Veillon.       <br />
       Scénographie : Charles Chauvet.       <br />
       Lumière : Diane Guérin.       <br />
       Vidéo : Romain Pierre.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       Ce deuxième volet des &quot;Traités de la perdition&quot; a reçu le prix du jury du Festival Impatience 2021.       <br />
              <br />
       <b>A été représenté du mardi 21 au samedi 25 mars 2023 au TnBA de Bordeaux.</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       28 avril 2023 : La Comédie de Ferney-Voltaire - 01210 Ferney-Voltaire (01).
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     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/71946143-50110172.jpg?v=1680691539" alt=""Là où je croyais être, il n'y avait personne"… un road-movie durassien ou l'art d'écrire la vie" title=""Là où je croyais être, il n'y avait personne"… un road-movie durassien ou l'art d'écrire la vie" />
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     <br style="clear:both;"/>
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   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/71946143-50110098.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/La-ou-je-croyais-etre-il-n-y-avait-personne-un-road-movie-durassien-ou-l-art-d-ecrire-la-vie_a3549.html</link>
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   <title>•In 2022• "Là où je croyais être, il n'y avait personne"… sauf Ange et Bert, avatars d'Anaïs et Bertrand, eux-mêmes disciples de Marguerite Duras…</title>
   <pubDate>Mon, 25 Jul 2022 10:02:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2022]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Si rien de ce qui est, n'est, tout ce qui naît donc dans l'imaginaire de deux électrons du théâtre émergent, existe vraiment… Avec un humour décalé et un brin mélancolique (écho de celui de Fabcaro), la troublante Anaïs Müller et l'inénarrable Bertrand Poncet se lancent corps et âme dans une entreprise aux dimensions carrément durassiennes. En effet, en panne d'inspiration, ils saisissent au vol l'opportunité d'un livre leur tombant des cintres, le texte de théâtre "Agathe" de la locataire des Roches Noires devenant sur le champ le tremplin de leur création in vivo.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66280565-47110036.jpg?v=1658739351" alt="•In 2022• "Là où je croyais être, il n'y avait personne"… sauf Ange et Bert, avatars d'Anaïs et Bertrand, eux-mêmes disciples de Marguerite Duras…" title="•In 2022• "Là où je croyais être, il n'y avait personne"… sauf Ange et Bert, avatars d'Anaïs et Bertrand, eux-mêmes disciples de Marguerite Duras…" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;La vie, c'est la vie… Tout cela, c'est la faute à la vie. Mais pour l'amour du ciel qu'est-ce que vivre ?&quot;</span>, c'est par ce questionnement hautement philosophique écrit en fond de scène que les spectateurs sont accueillis bien avant que n'apparaissent, emmaillotés dans leur carton d'emballage, les deux histrions affublés de vêtements tyroliens dessinés. Ils s'essayent à travailler un texte alambiqué de Robert Musil, &quot;L'Homme sans qualités&quot; où l'auteur et son héros, Ulrich, usent de stratagèmes afin d'échapper au réel par définition insatisfaisant. Mais vouloir ouvrir grand le champ des possibles, les fait buter sur une aiguille à cheveux appartenant à Agathe, la sœur jumelle d'Ulrich…       <br />
              <br />
       Et de là, il n'y a plus que l'épaisseur dudit cheveu pour que l'&quot;Agathe&quot; de Marguerite Duras, elle-même amoureuse du petit frère, recouvre celle de R. Musil en leur tombant littéralement dans les mains… <span style="font-style:italic">&quot;Duras, c'est qui celle-là ?&quot;</span> interrogent-ils, circonspects. Une séquence filmée projetée répond à leur interrogation. On y voit défiler la mer, une femme de dos, une paire de lunettes à épaisse monture d'écaille, une chevalière, une bouteille de vin, une machine à écrire aux feuillets battus par le vent du large, autant de fragments recomposant le monde selon Duras. Eux deux font partie du bal, ils virevoltent sur eux-mêmes sur la plage qu'on imagine être celle de Trouville.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66280565-47110040.jpg?v=1658739387" alt="•In 2022• "Là où je croyais être, il n'y avait personne"… sauf Ange et Bert, avatars d'Anaïs et Bertrand, eux-mêmes disciples de Marguerite Duras…" title="•In 2022• "Là où je croyais être, il n'y avait personne"… sauf Ange et Bert, avatars d'Anaïs et Bertrand, eux-mêmes disciples de Marguerite Duras…" />
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     <div>
      Ainsi va s'écrire en direct, à grands renforts de mimiques appuyées et d'improvisations audacieuses, la véritable histoire non inventée de toutes pièces, un remake forcément génial dicté sous influence par l'autrice d'&quot;Agathe&quot;. On y retrouve les mêmes thèmes qui s'entrelacent - l'amour, l'inceste, le vide existentiel -, le même balancement des mots, les mêmes silences et échos distillant une petite musique entêtante. Sous les crépitements frénétiques du clavier de l'antique Remington, les lettres aux lettres succèdent. <span style="font-style:italic">&quot;Elle lui déclarait son amour… Tu serais ma sœur… Elle n'affrontait pas son désir… L'amour de son frère était le plus grand des amours…&quot;.</span> Très vite, la fiction leur monte à la tête, les enivre, déborde dans le réel au point que Bert s'échauffe et se précipite sur la cheville d'Ange la faisant choir au sol…       <br />
              <br />
       Revenant à eux, ici et maintenant, leurs personnages ou plutôt leurs personnes abordent une question plus personnelle : <span style="font-style:italic">&quot;Je parle de toi à moi… Tu voudrais des enfants ? Plus t'as d'enfants, plus t'es pauvre. Mais être riche, à quoi ça sert si t'es seul ?&quot;.</span> Quant au clin d'œil à l'incontournable interview de Bernard Pivot invitant M. D. sur le plateau d'Apostrophes, il prend ici la forme d'un pastiche hilarant où Bert, l'air pénétré, jouera le rôle d'un interviewer aux accents déclamatoires - <span style="font-style:italic">&quot;Marguerite Durâââss, est-ce inconfortâââble d'écriiire ? Les désillusions, les promesses de l'aube non tenues…&quot;</span> - et Ange, celui de l'écrivaine dissertant de sa voix timbrée sur l'absolu devoir d'écrire, de ce malheur qu'on porte en soi.       <br />
              <br />
       Lorsque le jeu reprendra - <span style="font-style:italic">&quot;Ils ne sortent que la nuit… Un bonheur trop grand… L'extase…&quot;</span> - Bert stoppe net Ange qui se colle à lui au bord de l'excitation orgasmique. <span style="font-style:italic">&quot;Arrêtons là, ça va trop loin…&quot;,</span> dit-il. Entre dialogue et récitatif, le pouvoir incantatoire d'&quot;Agathe&quot; est tel que les frontières entre personnes et personnages jouent à se brouiller, un trouble identitaire semble les gagner et ce trouble, pour son plus grand bonheur, gagne aussi le spectateur ballotté entre fictions mises en abyme et réalités vécues.       <br />
              <br />
       La contamination du réel du plateau par l'écriture durassienne ira jusqu'à faire ingurgiter de manière jubilatoire la fameuse mouche d'&quot;Écrire&quot; (Gallimard 93), déposée opportunément au fond du verre de vin bu frénétiquement par Ange. <span style="font-style:italic">&quot;De l'histoire de la mouche, je voudrais dire encore un peu plus. Je la vois encore, elle, cette mouche-là, sur le mur blanc, mourir. Dans la lumière solaire d'abord, et puis dans la lumière réfractée et sombre du sol carrelé. On peut aussi ne pas écrire, oublier une mouche. Seulement la regarder. Voir comment elle se débattait, d'une façon terrible et comptabilisée dans un ciel inconnu et de rien&quot;.</span>
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66280565-47110064.jpg?v=1658739420" alt="•In 2022• "Là où je croyais être, il n'y avait personne"… sauf Ange et Bert, avatars d'Anaïs et Bertrand, eux-mêmes disciples de Marguerite Duras…" title="•In 2022• "Là où je croyais être, il n'y avait personne"… sauf Ange et Bert, avatars d'Anaïs et Bertrand, eux-mêmes disciples de Marguerite Duras…" />
     </div>
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      Multipliant facétieusement les registres, se filmant champ contre champ &quot;à la manière de&quot;, ils émaillent leur trip durassien de saillies crues ou faussement embarrassées, <span style="font-style:italic">&quot;et maintenant qu'est-ce que je fais de ta déclaration ?&quot;</span>. Ainsi se donne à voir sous nos yeux éberlués - ravis à nous-mêmes comme Lol V. Stein avait pu l'être en ce petit matin, sidérée après avoir vu son fiancé danser toute la nuit dans les bras d'Anne-Marie Streitter, la femme de Calcutta, l'enfant chérie de Venise, celle qui se dérobait à l'envi au désir du Vice-Consul de Lahore - un ovni théâtral échappant à toutes normes pour venir compléter la désopilante série des &quot;traités de la perdition&quot;.       <br />
              <br />
       <b>Vu le vendredi 22 juillet au Gymnase du Lycée Saint-Joseph, Avignon.</b>
     </div>
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     <div><b>"Là où je croyais être, il n'y avait personne"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66280565-47110195.jpg?v=1658739966" alt="•In 2022• "Là où je croyais être, il n'y avait personne"… sauf Ange et Bert, avatars d'Anaïs et Bertrand, eux-mêmes disciples de Marguerite Duras…" title="•In 2022• "Là où je croyais être, il n'y avait personne"… sauf Ange et Bert, avatars d'Anaïs et Bertrand, eux-mêmes disciples de Marguerite Duras…" />
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     <div>
      Conception, texte : Anaïs Muller, Bertrand Poncet.       <br />
       Avec : Anaïs Muller et Bertrand Poncet.       <br />
       Dramaturgie : Pier Lamandé.       <br />
       Musique : Antoine Muller, Philippe Veillon.       <br />
       Scénographie : Charles Chauvet.       <br />
       Lumière : Diane Guérin.       <br />
       Vidéo : Romain Pierre.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
       Ce deuxième volet des &quot;Traités de la perdition&quot; a reçu le prix du jury du Festival Impatience 2021.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon In 2022•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 22 au 25 juillet.</span>       <br />
       Tous les jours à 15 h.       <br />
       Gymnase du lycée Saint-Joseph, rue des Teinturiers, Avignon.       <br />
       <a class="link" href="https://festival-avignon.com/" target="_blank">&gt;&gt; festival-avignon.com</a>       <br />
       Réservations : 04 90 14 14 14.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       Du 18 au 21 janvier 2023 : Le CentQuatre-Paris, Paris 19e.       <br />
       Du 16 au 17 mars 2023 : TAP - Théâtre Auditorium de Poitiers, Poitiers (86).       <br />
       Du 21 au 25 mars 2023 : TnBA, Bordeaux (33).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66280565-47110243.jpg?v=1658740042" alt="•In 2022• "Là où je croyais être, il n'y avait personne"… sauf Ange et Bert, avatars d'Anaïs et Bertrand, eux-mêmes disciples de Marguerite Duras…" title="•In 2022• "Là où je croyais être, il n'y avait personne"… sauf Ange et Bert, avatars d'Anaïs et Bertrand, eux-mêmes disciples de Marguerite Duras…" />
     </div>
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     </div>
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   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/66280565-47110036.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/In-2022-La-ou-je-croyais-etre-il-n-y-avait-personne-sauf-Ange-et-Bert-avatars-d-Anais-et-Bertrand-eux-memes_a3364.html</link>
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