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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-06-17T03:13:11+02:00</dc:date>
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   <title>"Seven" de Muddy Gurdy De l'Auvergne au Grand Sud américain… du bon, du pur et du beau blues !</title>
   <pubDate>Fri, 10 Jan 2025 17:56:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[CédéDévédé]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Muddy Gurdy signe un très bel album typiquement blues avec une sonorité qui mêle la vielle à roue, la guitare et les percussions. En plus de leurs compositions, ils font des reprises de blues et de country, d'Hank William à Camille Bob en passant par Muddy Waters, dans des enregistrements quasiment en live.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85487258-60923798.jpg?v=1736617300" alt=""Seven" de Muddy Gurdy De l'Auvergne au Grand Sud américain… du bon, du pur et du beau blues !" title=""Seven" de Muddy Gurdy De l'Auvergne au Grand Sud américain… du bon, du pur et du beau blues !" />
     </div>
     <div>
      Muddy Gurdy est un trio venant musicalement des deux côtés de l'Atlantique, entre l'Auvergne et le Mississippi, pour les deux premiers albums &quot;Muddy Gurdy&quot; (2017) et &quot;Homecoming&quot; (2020). Pour ce troisième et dernier opus, &quot;Seven&quot;, il a été créé entre l'Auvergne et la Louisiane. Il ne s'agit pas de mégoter sur des distances où le moindre kilomètre fait figure de nouveau monde.       <br />
              <br />
       Ce trio, avec malheureusement la disparition récente de Marc Glomeau, cofondateur et percussionniste de Muddy Gurdy qui a commencé l'album, lui rend hommage jusqu'au titre de celui-ci. Ils sont partis en effet à six en Louisiane, mais avec toutefois la présence en plus de Marc Glomeau dans leur cœur et leur esprit. Cet opus a tous les parfums d'un blues rural où le voyage fait figure de proue.       <br />
              <br />
       Dans un mélange culturel qui brasse le blues du sud des États-Unis et, avec la vielle de roue, le son de la ruralité européenne et française, la guitare et le souffle de la voix de Tia Gouttebel, un peu rocailleuse, rappellent, de façon imagée, la route avec ses détours, ses lacets et ses crevasses.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85487258-60923800.jpg?v=1736617345" alt=""Seven" de Muddy Gurdy De l'Auvergne au Grand Sud américain… du bon, du pur et du beau blues !" title=""Seven" de Muddy Gurdy De l'Auvergne au Grand Sud américain… du bon, du pur et du beau blues !" />
     </div>
     <div>
      L'une des originalités de Muddy Gurdy est l'utilisation de la vielle à roue qui a traversé les époques et creusé les sillons de cet album avec gourmandise grâce à Gilles Chabenat. Elle est essentielle à toutes les compositions, au même titre que la guitare de Tia Gouttebel et les percussions de Fabrice Bony.        <br />
              <br />
       Petit arrêt historique. Elle naît au XIIe siècle, vraisemblablement dans une abbaye bénédictine en Allemagne. Elle se diffuse en Europe. D'abord instrument de cour, une première évolution au XVIIe lui fait intégrer des mécanismes de vielle sur des corps de guitare ou de luth qui lui apportent un son à la fois plus doux et plus fort. La Révolution française lui apporte un changement significatif dans ses usages, faisant qu'elle tombe dans le domaine des instruments régionaux et populaires. Au XIXe siècle, elle tombe en désuétude avant que le Berry ne s'en empare, ainsi que de la cornemuse, pour en faire leur emblème.*       <br />
              <br />
       L'autre originalité de l'album est qu'il a été enregistré en une semaine, autour de rencontres d'artistes, tels Bobby Michot, Ruben Moreno, Pupils of Myrtle Place School, The Broussard Sisters, Jeffery Broussard ou Big Chief Juan Pardo, calées de longues dates ou décidées du jour au lendemain dans des lieux de vie tels qu'une salle de classe, un bateau, une pelouse ou la scène d'un club alors que les clients boivent des coups, avec une équipe technique réduite et un studio mobile pour l'enregistrement. Bref, tout s'est déroulé loin des arrangements et de ses multiples prises.       <br />
              <br />
       Cela débute de façon très rythmée avec &quot;Jambalaya&quot;, une reprise de l'ancienne icône de country music, Hank William (1923-1953). Ce n'est pas la seule. Il y a aussi &quot;I got loaded&quot; de Camille Bob (1937-2015) et &quot;Louisana blues&quot; de Muddy Waters (1913-1983), un pur blues rural avec une guitare qui tire sur le bottleneck.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85487258-60923832.jpg?v=1736617580" alt=""Seven" de Muddy Gurdy De l'Auvergne au Grand Sud américain… du bon, du pur et du beau blues !" title=""Seven" de Muddy Gurdy De l'Auvergne au Grand Sud américain… du bon, du pur et du beau blues !" />
     </div>
     <div>
      Dans &quot;Morning comes&quot;, les percussions sont l'âme de la chanson, presque un solo à eux tout seuls quand, plus loin, ils sont un lit à la mélodie, l'accompagnant au rythme d'un temps qui s'écoule doucement. Le titre &quot;Plain Gold Ring&quot; est présent deux fois dans &quot;Seven&quot; avec une première version où le rythme est battu sur les temps forts côté percussion quand la basse est en ligne mélodique, glissant entre les accords à la guitare de Tia Gouttebel. Et une deuxième version avec une sonorité quasiment aquatique, accompagnée d'un passage d'oiseaux migrateurs et des accords à la guitare qui s'égrènent lentement. On entend la sonorité d'un instrument à corde comme celui du basculement d'un rocking-chair sur la terrasse en bois d'une vieille baraque de Louisiane où le temps semble figé.       <br />
               <br />
       &quot;Un pas vers toi&quot; est un titre qui a comme chœur une classe d'école de cinquante enfants. &quot;Almost Lost My Mind&quot; est un superbe morceau joué à la vielle avec une guitare tout en appui et la voix de Ruben Moreno, grave et chaleureuse, qui emporte le tempo. Autre blues typique, &quot;Laisser mon cœur&quot;, avec des accords à la guitare qui attaquent autant en piqué qu'en legato.       <br />
              <br />
       On croirait entendre Muddy Gurdy en concert avec, pour la fin de certaines chansons, des rires, des applaudissements ou des bouts de discussion. L'opus est un vrai régal. Il est très riche par son authenticité, où les frontières des différents courants musicaux s'abolissent pour se marier entre eux autour du blues, du zydeco, du cajun et de la country. Un vrai délice !       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Wikipédia.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85487258-60923892.jpg?v=1736617638" alt=""Seven" de Muddy Gurdy De l'Auvergne au Grand Sud américain… du bon, du pur et du beau blues !" title=""Seven" de Muddy Gurdy De l'Auvergne au Grand Sud américain… du bon, du pur et du beau blues !" />
     </div>
     <div>
      <b>● Muddy Gurdy &quot;Seven&quot;.</b>        <br />
       Label : Buda Musique.       <br />
       Distribution : Socadisc (Réf. 860397).       <br />
       Sortie : 6 septembre 2024.       <br />
              <br />
       Tia Gouttebel, chants, guitare, compositions, arrangements, chœurs ;       <br />
       Gilles Chabenat, vielle à roue ;       <br />
       Fabrice Bony, percussions, chœurs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/85487258-60923798.jpg</photo:imgsrc>
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   <title>Barcella… "Soleil"… rayonnant !</title>
   <pubDate>Wed, 18 Apr 2018 08:29:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[CédéDévédé]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le dernier album de Barcella est un morceau de bravoure musicale enjouée dans une période où la tristesse colle parfois un peu trop aux basques. Dans des compositions colorées, le slameur-poète récidive dans une création où la qualité n'est pas un vain mot.     <div>
      C'est son quatrième album et il tient toutes ses promesses avec des compositions musicales allègres, presque enfantines comme ces comptines que l'on chantait gamin. Sauf que celles-ci ont une armature artistique très travaillée avec une musique simple et directe. Elles ont en effet une ligne mélodique avec des ruptures très franches pour certaines, où les percussions s'étagent sur plusieurs niveaux, aux tonalités plus ou moins marquées, comme un ruissellement qui accompagne le chant.       <br />
              <br />
       Barcella, c'est Mathieu Ladevèze, slameur, poète connu, reconnu sur la scène française avec plusieurs prix remportés par le passé dont &quot;Champion de France de Slam 2017&quot; et ayant travaillé, entre autres, avec Luce, Émily Loizeau, Leeroy, Aldebert, Michaël Gregorio. Ce dernier a d'ailleurs écrit &quot;Je lève mon vers&quot; dans cet album &quot;Soleil&quot; qui a tous les attributs pour l'être… ensoleillé, dans des chansons rayonnantes où le questionnement, sur notre époque, pointe parfois le bout de son nez.       <br />
              <br />
       Les chœurs alliés parfois à du bruitage et à des dialogues tirés de conversations, apportent un cachet autant vivant, presque sorti de la réalité, que très travaillé vocalement. Les notes courtes, les harmonies qui reviennent comme des caissons aux multiples tonalités donnent aux chants, une couleur gaie et solaire. Ils sont entraînants aussi par les couplets, une musique aux accents variés, cadencée ou mélodieuse, et un refrain toujours chantonnant.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/21617953-24595124.jpg?v=1524034925" alt="Barcella… "Soleil"… rayonnant !" title="Barcella… "Soleil"… rayonnant !" />
     </div>
     <div>
      Même si l'album est dans un thème joyeux, lumineux, certains titres comme &quot;Les valses machiavelles&quot; ou &quot;Maman&quot; ont un parfum autre, une tonalité différente, joués pour ceux-ci au piano comme si la nostalgie et la tendresse les accompagnaient.       <br />
              <br />
       Barcella mêle différents univers musicaux avec le célesta, l'ukulélé et le mellotron donnant la repartie à la basse, à la guitare et au banjo. Les instruments à cordes, à vent et les percussions se marient par petites touches. L'album est une peinture musicale où chaque mélodie apporte son reflet, son timbre dans une mosaïque où l'artiste, avec une voix discrète, légère, sans emphase, donne à l'album le cachet d'une création semblant &quot;spontanée&quot;. C'est très efficace.       <br />
              <br />
       Le chant est le fer de lance d'une croisade mélodieuse où batterie, guitare et trompettes sont en ordre de marche. Tout est bien ficelé dans le cadencement des rythmes qui fluctuent suivant les chansons qui respirent un air de bonheur, d'innocence. Les compositions sont toujours dans une rythmique où la musique, parfois bousculée par des ruptures, est appuyée par des ensembles vocaux, tels ces chœurs d'enfants dans &quot;Soleil&quot;, faisant de la mélodie un entrecroisement à plusieurs tempos.       <br />
              <br />
       Les paroles sont poétiques et traitent de sujets à la fois faussement anodins, de détails qui n'en sont pas et de thèmes importants. &quot;Soleil&quot; ou l'art de s'y dorer intelligemment… même dans son salon.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/21617953-24595131.jpg?v=1524034962" alt="Barcella… "Soleil"… rayonnant !" title="Barcella… "Soleil"… rayonnant !" />
     </div>
     <div>
      <b>● Barcella &quot;Soleil&quot;</b>       <br />
       Label : Ulysse Maison d'Artistes.       <br />
       Distribution : Sony Music.       <br />
       Sortie : 30 mars 2018.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">16 mai 2018 :</span> Les Trinitaires, Metz (57).       <br />
       <span class="fluo_jaune">17 mai 2018 :</span> Les Tranzmatten, Sélestat (67).       <br />
       <span class="fluo_jaune">19 mai 2018 :</span> Festival Algues au rythme, Arradon (56).       <br />
       20 mai 2018 : Festival Pay'Ta Tong, La Ferrière (85).       <br />
       23 mai 2018 : Le Métronum, Toulouse (31).       <br />
       24 mai 2018 : La Baleine, Onet-le-Château (12).       <br />
       25 mai 2018 : Centre Simon Signoret, Canéjan (33).       <br />
       1er juin 2018 : Ninkasi Kao, Lyon (69).       <br />
       17 juin 2018 : La Magnifique Society, Reims (51).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/21617953-24595131.jpg</photo:imgsrc>
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   <title>"Caída del Cielo"… Corps à cœur</title>
   <pubDate>Wed, 09 Nov 2016 10:15:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Danse]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La jeune artiste Rocío Molina déploie un spectre corporel dans toute sa plénitude en bousculant les codes du flamenco. Accompagnée de percussions, d'une guitare électrique et de palmas, la danseuse-chorégraphe plonge le flamenco dans sa modernité et ses traditions ; et fait du corps, un cœur à prendre.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10549388-17337385.jpg?v=1478686472" alt=""Caída del Cielo"… Corps à cœur" title=""Caída del Cielo"… Corps à cœur" />
     </div>
     <div>
      Guitare électrique et batterie démarrent le spectacle pendant quelques minutes. Puis un long silence apparaît durant lequel Rocío Molina, habillée dans une robe blanche avec une longue traîne, fait des mouvements au ralenti, presque à l'arrêt. Pieds nus, son corps glisse sur la scène faisant une gestuelle arrondie avec une position du tronc savamment bien dosée avec la robe. L'entrée en matière est délicate, élégante et bien apprêtée en totale dysharmonie avec le tempo précédent. Celui-ci oscille, durant tout le spectacle, entre une sonorité vive et intensive, et un rythme comme suspendu au temps.       <br />
              <br />
       Le corps est très présent. Il se montre, s'entend et se voit. Molina l'utilise comme un instrument artistique. Il se suffit à lui-même en investissant un pré carré de mouvements où ceux-ci peuvent être à l'arrêt. La posture, au sens noble et artistique du terme, participe à cette &quot;plénitude&quot;. Des postures, le flamenco en possède qui veut que le corps soit roi et théâtral. Pour autant, il n'est pas montré comme une beauté en soi. Il est beau car il est en mouvement.       <br />
              <br />
       Là, Molina le fixe dans son essence, pour ce qu'il est, repoussant les limites corporelles au-delà des palmas <span style="font-style:italic">(1)</span>, des zapatéos <span style="font-style:italic">(2)</span> et des taconeos <span style="font-style:italic">(3)</span>. Les genoux sont aussi de la chorégraphie. Ce n'est plus le talon qui tape le sol mais également ceux-ci comme lors d'un saut bousculant ainsi l'appréhension que nous pouvons avoir du corps et de ses articulations. Merci aux genouillères.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10549388-17337947.jpg?v=1478686514" alt=""Caída del Cielo"… Corps à cœur" title=""Caída del Cielo"… Corps à cœur" />
     </div>
     <div>
      La nudité corporelle n'a pas franchi le mur de l'impudeur. Molina cache, avec ses mains, ses parties intimes pour, une fois son costume mis, retrouver tout son aplomb et sa superbe, son insolence, sa beauté. Le corps devient important dans toutes ses parties. Aucune ne devient fixe. Tout aussi bien que les talons, les mains et les bras qui sont les outils maîtres du flamenco, les jambes, les doigts dans leurs claquements et le tronc participent grandement aux chorégraphies donnant une présence certaine de l'artiste sur scène.       <br />
              <br />
       Le corps devient beau à regarder pour ce qu'il est. Il est incarné autant dans son immobilité que dans ses attitudes et ses mouvements. Le tout est lié. En cela, Molina bouscule les codes du flamenco faisant de cette danse aux contours mouvants et rythmés une nouvelle combinaison dans laquelle la fixité et le ralenti deviennent les deux versants d'une appréhension artistique où le regard se fait complice d'un corps qui est autant à voir qu'à entendre.       <br />
              <br />
       Les taconeos sont rapides avec un tapotement des talons sur le sol, petits et vifs. Molina amène ses jambes en l'air, en abandonnant ceux-ci, et en glissant tout du long sur la scène pour créer une chorégraphie avec ses jambes, comme une revendication corporelle de tout le corps et établir une harmonie flamenca entre membres inférieurs et supérieurs où le tronc devient l'axe central d'un corps devenant autant silencieux, sonore qu'expressif.       <br />
              <br />
       Le compás <span style="font-style:italic">(4)</span> accompagne la danseuse avec les palmas de Oruco. Ceux-ci sont très présents car la musique n'accompagne pas toujours les solos de Rocío Molina. Les danses oscillent autour de la musique rock et du silence qui suit, des taconeos à ses zapatéos, des talons sur le sol aux jambes coulissant dans les airs… De cette longue robe blanche qui habille, dans un silence de grâce, la danseuse à cette autre trempée d'encre qui la découvre, de cette nudité qui l'enveloppe à ce costume qui la vêt.       <br />
              <br />
       Ces antinomies participent à créer un accent artistique dans lequel la musique et le corps se marient au calme et à l'intensité des mouvements, comme une rencontre entre le soleil du flamenco et son ombre.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">(1) Claquement des mains pour créer le rythme sur un chant et/ou une danse flamenca.       <br />
       (2) Claquement de pieds nus au sol.       <br />
       (3) Claquement des talons au sol suivant un compás.       <br />
       (4) Schéma rythmique propre à chaque chant et danse.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Caída del Cielo"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10549388-17337956.jpg?v=1478686537" alt=""Caída del Cielo"… Corps à cœur" title=""Caída del Cielo"… Corps à cœur" />
     </div>
     <div>
      Co-direction artistique, chorégraphie et direction musicale : Rocío Molina.       <br />
       Co-direction artistique, dramaturgie, mise en scène et création lumière : Carlos Marquerie.       <br />
       Avec : Rocío Molina (danse), José Ángel Carmona (chant), Pablo Martín Jones (percussions, musique électronique), José Manuel Ramos &quot;Oruco&quot; (palmas), Eduardo Trassierra (guitare).       <br />
       Musique originale : Eduardo Trassierra en collaboration avec José Ángel Carmona, José Manuel Ramos &quot;Oruco&quot;, Pablo Martín Jones.       <br />
       Aide à la relation au sol : Elena.       <br />
       Costumes : Cecilia Molano.       <br />
       Réalisation des costumes : López de Santos, Maty, Rafael Solis.       <br />
       Direction technique, lumière : Antonio Serrano.       <br />
       Son : Javier Álvarez.       <br />
       Régie plateau : Reyes Pipio.       <br />
       Assistanat à la production : Magdalena Escoriza.       <br />
       Direction exécutive : Loïc Bastos.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 3 au 11 novembre 2016.</span>       <br />
       Mardi, mercredi, vendredi, samedi, à 20 h 30, jeudi à 19 h 30 dimanche à 15 h 30.       <br />
       Théâtre national de Chaillot, Salle Jean Vilar, Paris 16e, 01 53 65 30 00.       <br />
       <a class="link" href="http://theatre-chaillot.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-chaillot.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Caida-del-Cielo-Corps-a-coeur_a1702.html</link>
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   <title>● Avignon Off 2016 ● "Ad LiBEATum"</title>
   <pubDate>Tue, 28 Jun 2016 12:54:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Annonce</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[À l'affiche]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Les plus belles pages de la musique classique réinterprétée aux percussions ! Trois percussionnistes élevés à l'école de la haute voltige instrumentale pour un résultat surprenant !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9755383-15740400.jpg?v=1467111804" alt="● Avignon Off 2016 ● "Ad LiBEATum"" title="● Avignon Off 2016 ● "Ad LiBEATum"" />
     </div>
     <div>
      1977 : la NASA envoie dans l’espace le &quot;Golden Record&quot;, disque métallique contenant des images et des sons montrant la diversité de la vie et de la culture sur Terre. Quarante ans plus tard, lorsque trois étranges créatures font irruption chez une famille sans histoire, le doute s’installe. Le disque aurait-t-il été intercepté ?       <br />
              <br />
       Dans ce spectacle familial, plein d’énergie, d’humour et de poésie, trois comédiens percussionnistes virtuoses vous entraînent dans une performance jubilatoire !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Ad LiBEATum"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9755383-15740415.jpg?v=1467111874" alt="● Avignon Off 2016 ● "Ad LiBEATum"" title="● Avignon Off 2016 ● "Ad LiBEATum"" />
     </div>
     <div>
      Théâtre musical tout public.       <br />
       Mise en scène et co-écriture : David Teysseyre.       <br />
       Avec : Patrick Lazon, Arnaud Lefèvre, Nicolas Mulnet.       <br />
       Création lumière : Stéphane Baquet.       <br />
       Compagnie Jamat.       <br />
       Durée : 55 min.       <br />
              <br />
       <b>● Avignon Off 2016 ●</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 30 juillet 2016.</span>       <br />
       Théâtre du Cabestan,       <br />
       11, rue Collège de la Croix.       <br />
       Tous les jours à 21 h 05.       <br />
       Tél. : 04 90 86 11 74.       <br />
              <br />
       <b>Diffusion :</b>       <br />
       La BC Jérôme Sonigo, 06 87 28 36 78.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/9755383-15740400.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/●-Avignon-Off-2016-●-Ad-LiBEATum_a1628.html</link>
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   <title>"Loki", un conte qui, l'air de rien, finit en apothéose wagnérienne</title>
   <pubDate>Thu, 10 Mar 2016 19:35:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   C'était durant le long temps d'avant : avant qu'il était une fois. Il n'y avait rien ou plutôt si. Il n'y avait que Niflheim si glacé. Il y avait aussi Muspel tout feu flamme et au milieu un gouffre de néant Ginnungagap. Du choc de leur rencontre, une forme gigantesque Ymir engendra tous les géants… les jotuns, les trolls, les ogres et toutes sortes d’autres…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9098919-14474926.jpg?v=1457636067" alt=""Loki", un conte qui, l'air de rien, finit en apothéose wagnérienne" title=""Loki", un conte qui, l'air de rien, finit en apothéose wagnérienne" />
     </div>
     <div>
      Abbi Patrix et son supplément dame Linda Edsjö racontent l’Edda, la mythologie nordique dans son cycle complet. De la naissance du monde à sa destruction. Le spectateur embarque dans le drakkar de l'imaginaire. Entre tempêtes et accalmies, esquivant les obstacles, hallucinant devant les fantômes, ivre de la traversée.       <br />
              <br />
       C'est que dans cette histoire mouvementée qu'Odin essaye de régenter, en séparant les dieux et les géants, tout est histoire de craquements, de fonte et de métamorphoses. Sur terre croissent les êtres vivants et, dans ce long temps, Loki l'agité, le perturbateur, vibrionne tantôt du côté des dieux, tantôt du côté des géants. Virevoltant. Traître. Loyal. Rusé. Imprévisible.       <br />
              <br />
       Dans ce long temps, les dieux vieillissant bénéficient de pommes d'or pour relancer leur immortalité déclinante. Sous terre, des nains rivalisent d'ingéniosité dans les reflets et miroitements de l'or pour complaire aux dieux. Comprenne qui pourra.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9098919-14474931.jpg?v=1457636220" alt=""Loki", un conte qui, l'air de rien, finit en apothéose wagnérienne" title=""Loki", un conte qui, l'air de rien, finit en apothéose wagnérienne" />
     </div>
     <div>
      Ce fut ce long temps d'avant qui finit en une catastrophe des dieux et des géants. Emportant toute la descendance. Le sang coule. À l'exception d'un couple. Les deux survivants (et avec eux, ceux que nous sommes), porteurs de la vie et de la vivacité, n'ont pour bagage que les bribes d'un manteau d'histoires au tissu déchiré et reprisé maintes fois qu'il faut savoir recoudre…       <br />
              <br />
       Abbi Patrix et Linda Edsjö officient à la table électroacoustique. En Loki loquaces, ils lancent le début du conte et le dansent et le chantent et le scandent à la manière d'un vieux rythme de vent lancinant, saccadé, enveloppant, caressant, fouettant… tant tempétueux       <br />
              <br />
       Abbi Patrix embarque son monde. Les épisodes s'entrechoquent. Entre sonorités des langues nordiques et sonorités du français, reprises de traductions, chants alternant, chants consonant, le récit avance à la découverte de l'oubli des hautes vallées de Dalécarlie.       <br />
              <br />
       Le son qui s'amplifie amplifie le geste qui amplifie la voix qui installe le dialogue et concrétisent avec quelques cailloux et objets des sorts et des contre sorts. Sortilèges. D'accords en accords, une petite musique rythmée et psalmodiée devient épopée. Le conte l'air de rien finit en apothéose wagnérienne.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9098919-14475120.jpg?v=1457636411" alt=""Loki", un conte qui, l'air de rien, finit en apothéose wagnérienne" title=""Loki", un conte qui, l'air de rien, finit en apothéose wagnérienne" />
     </div>
     <div>
      Et miracle du théâtre, à l'inverse des Dijis qui propagent la transe, Abbi Patrix et Linda Edsjö dans une complicité totale et bienveillante concentrent l'attention et captivent et délassent.        <br />
              <br />
       &quot;I upphavs tider       <br />
       var ingen ting,       <br />
       ikke sand, ikke sjø       <br />
       eller svale bølger;       <br />
       jord fans ikke        <br />
       og opphimmel,       <br />
       bare ginnunga-gap       <br />
       og gras ingen steder.       <br />
       <span style="font-style:italic">C’était au premier âge       <br />
       Où il n’y avait rien,       <br />
       Ni sable ni mer       <br />
       Ni froides vagues;       <br />
       De terre point n’y avait       <br />
       Ni de ciel élevé,       <br />
       Béant était le vide       <br />
       Et d’herbe nulle part&quot;</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Loki, pour ne pas perdre le Nord"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9098919-14475144.jpg?v=1457636732" alt=""Loki", un conte qui, l'air de rien, finit en apothéose wagnérienne" title=""Loki", un conte qui, l'air de rien, finit en apothéose wagnérienne" />
     </div>
     <div>
      À partir de 10 ans.       <br />
       Écriture : Abbi Patrix.       <br />
       Récit : Abbi Patrix.       <br />
       Avec : Abbi Patrix et Linda Edsjö.       <br />
       Percussions : Linda Edsjö.       <br />
       Composition musicale : Wilfried Wendling et Jean-François Vrod.       <br />
       Chorégraphie : Pascale Houbin.       <br />
       Lumière et scénographie : Sam Mary.       <br />
       Collaboratrice artistique marionnettes et théâtre d’objets : Agnès Limbos.       <br />
       Collaborateur artistique photographie : Emmanuel Pierrot.       <br />
       Durée 1 h 30.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 29 mars au 16 avril 2016.</span>       <br />
       Mardi, mercredi, vendredi à 20 h 30, jeudi à 19 h 30, samedi à 17 h.       <br />
       Théâtre L'étoile du nord, Paris 18e, 01 42 26 47 47.       <br />
       <a class="link" href="http://www.etoiledunord-theatre.com/" target="_blank">&gt;&gt; etoiledunord-theatre.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/9098919-14474926.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Loki--un-conte-qui-l-air-de-rien-finit-en-apotheose-wagnerienne_a1561.html</link>
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