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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-03-10T20:14:39+01:00</dc:date>
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   <title>Frankenweenie : la madeleine de Burton</title>
   <pubDate>Mon, 12 Nov 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gérard Biard</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Coin de l’œil]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Quand le papa de "Edward aux mains d’argent" livre sa version personnelle de "Frankenstein junior", c’est toute la famille du cinéma fantastique classique qu’il convoque à la veillée funèbre. Les grands anciens sont tous là, épaulés par quelques comparses croquignolesques directement issus de l’imagination "burtonienne", pour aider le petit Victor F. à ressusciter son chien Sparky. Et, accessoirement, permettre à Tim Burton de déterrer quelques fantômes intimes.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4909601-7326169.jpg?v=1352653780" alt="Frankenweenie : la madeleine de Burton" title="Frankenweenie : la madeleine de Burton" />
     </div>
     <div>
      On a tous des souvenirs d’enfance, plus ou moins fantasmés par l’inévitable nostalgie qui les accompagne. Ceux de Tim Burton ont la forme de joyeux cauchemars, peuplés de créatures imaginaires et de héros de cinéma d’épouvante, uniques compagnons de solitude d’enfants hirsutes qui peinent à trouver leur place dans l’Amérique bien peignée de la <span style="font-style:italic">middle-class</span> banlieusarde des années cinquante-soixante.       <br />
              <br />
       Il y a évidemment beaucoup - voire l’essentiel - de Tim Burton dans le jeune Victor Frankenstein, petit garçon à l’imagination fertile, qui a pour seul ami son chien Sparky et les monstres issus des films fantastiques qu’il reproduit inlassablement en super 8 avec ses jouets. Quand Sparky se fait accidentellement écraser par une voiture, tout l’univers de Victor s’écroule. Mais un cours de sciences, donné par un professeur lui aussi en décalage avec la traditionnelle <span style="font-style:italic">american way of life</span>, l’amènera à tenter une expérience inédite : ressusciter Sparky grâce à la foudre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4909601-7326174.jpg?v=1352653780" alt="Frankenweenie : la madeleine de Burton" title="Frankenweenie : la madeleine de Burton" />
     </div>
     <div>
      Bingo. Victor a tout bon et son brave toutou, rapiécé par ses soins, sautille à nouveau en jappant gaiement, prêt à aller semer la pagaille dans le voisinage, tel un Boris Karloff à quatre pattes. La ressemblance ne s’arrête pas là : comme le &quot;monstre&quot; imaginé au temps de la stricte société victorienne par Mary Shelley et immortalisé par Karloff dans les films de James Whale, le chien Sparky et son petit maître portent la même parole pour le droit à n’être pas dans la norme. Et, au passage, ils offrent une belle revanche à Tim Burton.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4909601-7326205.jpg?v=1352653781" alt="Frankenweenie : la madeleine de Burton" title="Frankenweenie : la madeleine de Burton" />
     </div>
     <div>
      Car &quot;Frankenweenie&quot; est le remake du court-métrage homonyme qu’il tourna en 1984, alors qu’il travaillait chez Walt Disney comme dessinateur. Court-métrage que le studio jugea trop noir pour son public et enterra dans ses caves, avant de virer son réalisateur… Vingt-huit ans et quelques chefs-d’œuvre plus tard, c’est toujours pour la maison Disney - qui a, il faut dire, encaissé 200 millions de dollars grâce à son &quot;Alice au pays des merveilles&quot; - qu’il signe son nouveau &quot;Frankenweenie&quot;, un long-métrage cette fois, en noir et blanc, animé &quot;à l’ancienne&quot; image par image, et… en 3D.       <br />
              <br />
       Exigence du studio, soucieux de &quot;moderniser&quot; avec un gadget opportuniste un film qu’il juge trop peu aligné sur les canons cinématographiques contemporains, ou référence voulue par Burton à certains films de science-fiction des années cinquante ? On peut s’interroger, tant &quot;Frankenweenie&quot; s’appuie sur une esthétique directement empruntée au cinéma d’épouvante classique et enchaîne les citations et les hommages.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4909601-7326232.jpg?v=1352653782" alt="Frankenweenie : la madeleine de Burton" title="Frankenweenie : la madeleine de Burton" />
     </div>
     <div>
      Tout ce que Burton a aimé - et aime toujours, preuve à l’appui - est à l’écran. On y trouve des scènes entières, reproduites plan par plan, du &quot;Frankenstein&quot; de James Whale, des extraits du &quot;Cauchemar de Dracula&quot; de Terence Fisher, Gamera, la tortue géante copine de jeu de Godzilla, une caniche qui arbore la coupe d’Elsa Lanchester dans &quot;La Fiancée de Frankenstein&quot;, une petite fille qui s’appelle Van Helsing, une momie, des machins hybrides surgis du bestiaire de la science-fiction apocalyptique des <span style="font-style:italic">fifties</span>, sans oublier un coup de chapeau appuyé à un autre grand nostalgique iconoclaste, Joe Dante, via une citation franche de &quot;Gremlins&quot;… Quant au professeur de sciences, mentor du petit Victor Frankenstein, il a sans surprise les traits de Vincent Price - et la voix de Martin Landau, qui interprétait déjà Bela Lugosi dans &quot;Ed Wood&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4909601-7326266.jpg?v=1352653782" alt="Frankenweenie : la madeleine de Burton" title="Frankenweenie : la madeleine de Burton" />
     </div>
     <div>
      Rien d’étonnant, donc, à ce que, pour les amateurs de ce cinéma que d’aucuns jugeront suranné mais qui procura mille frissons de plaisir à ses inconditionnels, &quot;Frankenweenie&quot; ait le goût entêtant d’une madeleine de Proust. Conte d’Halloween plein de malaises d’enfance et de fééries macabres, fable morale sur les motivations qui génèrent les découvertes scientifiques, le dernier né de Tim Burton est aussi un manifeste pour un cinéma certes parfois aussi rafistolé que le corniaud Sparky, mais, comme lui, capable de transmettre bien plus de passion que n’importe quel pur film de race.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4909601-7326281.jpg?v=1352653783" alt="Frankenweenie : la madeleine de Burton" title="Frankenweenie : la madeleine de Burton" />
     </div>
     <div>
      <b>● Frankenweenie</b>       <br />
       Réalisation : Tim Burton.       <br />
       Scénario : John August.       <br />
       D'après le scénario de : Leny Ripps.       <br />
       Sur une idée originale de : Tim Burton.       <br />
       Directeur de la photographie : Peter Sorg.       <br />
       Compositeur : Danny Elfman.       <br />
       Avec les voix de : Charlie Tahan, Catherine O’Hara, Martin Short, Martin Landau, Winona Ryder, Atticus Shaffer, Robert Capron, Conchata Ferrell, Hiroyuki Liao.       <br />
       En salles depuis le 31 octobre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4909601-7326292.jpg?v=1352653783" alt="Frankenweenie : la madeleine de Burton" title="Frankenweenie : la madeleine de Burton" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/4909601-7326169.jpg</photo:imgsrc>
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   <title>Dark Shadows : quintessence burtonienne</title>
   <pubDate>Wed, 23 May 2012 17:48:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Gérard Biard</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Coin de l’œil]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Complément idéal de l’exposition qui lui est consacrée à la Cinémathèque, "Dark Shadows" synthétise le cinéma de Tim Burton : un feu d’artifice créatif, une symphonie gothique et romantique, une ode amoureuse au cinéma fantastique populaire, un plaidoyer débordant d’humour pour les héros à côté de la plaque de la "normalité". Chef d’œuvre.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4275890-6462934.jpg?v=1337793206" alt="Dark Shadows : quintessence burtonienne" title="Dark Shadows : quintessence burtonienne" />
     </div>
     <div>
      Tim Burton aura beaucoup fait pour l’édification des spectateurs français peu familiers avec la culture populaire américaine. Avec le subtil et très touchant &quot;Ed Wood&quot;, il leur fit découvrir l’univers intime d’Edward Wood Jr, réalisateur-producteur-scénariste-acteur-monteur de nanars défiant toutes les lois de la logique et du bon goût - dont &quot;Plan 9 from Outer Space&quot;, entré dans l’histoire du cinéma avec la palme de &quot;plus mauvais film de tous les temps&quot; -, mais portés par la passion et la folie de leur &quot;auteur&quot;. Avec &quot;Dark Shadows&quot;, c’est au tour du beaucoup plus sérieux Dan Curtis d’être présenté au public.       <br />
              <br />
       Dan Curtis, c’est un peu comme Rod Sterling, le père de &quot;La Quatrième dimension&quot; : un incontournable de la télévision américaine. Producteur-réalisateur prolifique des années soixante-dix, on lui doit un nombre conséquent de téléfilms fantastiques explorant aussi bien les grands classiques - un &quot;Dr Jeckyll and Mr Hyde&quot; et un &quot;Dracula&quot;, tous deux avec Jack Palance, un &quot;Portrait de Dorian Gray&quot; avec le blondinet Shane Briant, un &quot;Tour d’écrou&quot; avec Lynn Redgrave - que les sombres chemins de traverse - les deux anthologies à sketches &quot;Dead of Night&quot; et &quot;Trilogy of terror&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4275890-6463043.jpg?v=1337790802" alt="Dark Shadows : quintessence burtonienne" title="Dark Shadows : quintessence burtonienne" />
     </div>
     <div>
      Mais, surtout, le nom de Dan Curtis est à tout jamais attaché à la série &quot;Dark Shadows&quot;, un <span style="font-style:italic">soap opera</span> comptant les mésaventures d’une famille de vampires, sorcières et loups-garous, tout au long de quelques 1 225 épisodes diffusés entre 1966 et 1971… De cet équivalent de &quot;Dallas&quot; où le verre de sang remplacerait la bouteille de scotch, seule la première adaptation cinématographique, &quot;House of Dark Shadows&quot;, nous est parvenue, sous le titre &quot;La Fiancée du vampire&quot;. Une petite perle que quelques forcenés amateurs de canines pointues traquèrent inlassablement dans les doubles programmes du Brady et du Colorado…       <br />
              <br />
       C’est donc à ce monument de la télé pour ménagères de moins de cinquante ans et de pré-ados sortant de l’école - &quot;Dark Shadows&quot; était diffusé l’après-midi - que s’attaque Tim Burton. Sans surprise, avec un profond respect pour l’œuvre originale - Burton faisait sans aucun doute partie des téléspectateurs assidus de la série -, il la plie à son univers et à sa fantaisie créatrice, pour en faire un petit bijou gothico-romantique à l’humour ironique. Loin de la pure comédie déjantée que pouvait laisser supposer la bande-annonce, son &quot;Dark Shadows&quot; nous transporte au pays des architectures torturées, des paysages nocturnes surgis d’un rêve noir, des mers déchaînées qui frappent les falaises, des coups de tonnerre qui déchirent le ciel, des amants maudits qui se poursuivent à travers les siècles et des apparitions spectrales qui glissent dans les couloirs de manoirs poussiéreux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4275890-6463073.jpg?v=1337791887" alt="Dark Shadows : quintessence burtonienne" title="Dark Shadows : quintessence burtonienne" />
     </div>
     <div>
      Au cœur de ce concentré d’atmosphère gothique, la famille Collins, donc. Barnabas (Johnny Depp), en premier lieu, aristocrate du vieux continent transformé en vampire au XVIIIe siècle par une amoureuse éconduite adepte de la sorcellerie, et qui se réveille d’un sommeil forcé de deux siècles en pleines années psychédéliques. Incongru et détonnant dans un monde qu’il ne comprend pas toujours très bien - comme tout héros &quot;burtonien&quot; qui se respecte -, il entreprend de rendre à son clan, désormais mené par la très vigilante Élisabeth (Michelle Pfeiffer), le lustre passé. Petit problème : Angélique (Eva Green), la sorcière vindicative, est toujours là. Et elle n’apprécie ni le réveil intempestif de son souffre-douleur préféré, ni l’arrivée soudaine à <span style="font-style:italic">Collinwood Mansion</span> de Victoria, réincarnation au grain de beauté près de Josette DuPres, l’amour perdu de Barnabas…       <br />
              <br />
       Subtil cocktail de poésie, de folie macabre, d’humour et de romantisme échevelé, parsemé de références qui sont autant d’hommages sincères, alternant dans un équilibre parfait gags surréalistes et envolées romantiques, &quot;Dark Shadows&quot; est un pur distillat de ce qui fait le cinéma de Tim Burton. S’il est difficile de dire qu’il signe ici son meilleur film - la sentence est forcément subjective, d’autant que sa carrière n’est heureusement pas terminée et qu’on espère qu’il en fera beaucoup d’autres de la même qualité, voire, on peut rêver, encore plus accomplis -, c’est en tout cas son plus &quot;complet&quot;, et celui qui le définit le mieux comme créateur.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4275890-6463142.jpg?v=1337792512" alt="Dark Shadows : quintessence burtonienne" title="Dark Shadows : quintessence burtonienne" />
     </div>
     <div>
      On y trouve, porté à l’incandescence, tout ce qui constitue sa &quot;patte&quot;. Ces personnages éternellement hors normes, bien sûr, qui pullulent dans la famille Collins et son entourage, ce goût pour les situations où les vrais monstres ne sont pas ceux qu’on désigne comme tels, cet amour d’un cinéma graphique, qui parle aux yeux, au cœur et aux tripes, cette intelligence acérée des rapports humains et sociaux, cette tendresse amusée, mais dénuée de toute nostalgie qui en ferait un &quot;ailleurs&quot; plus accueillant, pour des époques révolues - ici les années soixante-dix -, ces moments de pure dinguerie assumée, qui prennent le récit à contre-pied - la scène de coït vampire-sorcière, qui, bien qu’au fond parfaitement logique eu égard aux pouvoirs et à la personnalité des deux partenaires, semble jaillie d’un <span style="font-style:italic">cartoon</span>… Tout, dans &quot;Dark Shadows&quot;, porte la marque de Tim Burton. Si l’on adhère à son univers à nul autre comparable, si, comme lui, on porte dans sa mémoire cinématographique des souvenirs de créatures ténébreuses et charismatiques, d’icônes de l’écran inconnues ou méprisées des cinéphiles comme-il-faut, on aura du mal à s’arracher aux images qu’il nous offre ici. Et si ce n’est pas le cas, on ne sait pas ce qu’on perd…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4275890-6463203.jpg?v=1337792966" alt="Dark Shadows : quintessence burtonienne" title="Dark Shadows : quintessence burtonienne" />
     </div>
     <div>
      <b>● Dark Shadows</b>       <br />
       Réalisation : Tim Burton.       <br />
       Scénario : Seth Grahame-Smith, d’après la série de Dan Curtis       <br />
       Directeur de la photographie : Bruno Delbonnel.       <br />
       Avec : Johnny Depp, Michelle Pfeiffer, Eva Green, Helena Bonham Carter, Bella Heathcote, Jackie Earle Haley, Johnny Lee Miller, Chloë Grace Moretz.       <br />
       En salles depuis le 9 mai 2012.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/4275890-6462934.jpg</photo:imgsrc>
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   <title>Tim aux crayons d’argent</title>
   <pubDate>Tue, 10 Apr 2012 19:31:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Camille Dieuaide</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[À l'affiche]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Jusqu’au cœur de l’été, la Cinémathèque française propose un panoramique et 700 gros plans sur un Tim Burton en ébullition permanente.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4082603-6195428.jpg?v=1334079283" alt="Tim aux crayons d’argent" title="Tim aux crayons d’argent" />
     </div>
     <div>
      Les commissaires d’exposition qui ont donné naissance à ce grand panorama rétrospectif, inauguré au MoMa (Museum of Modern art) de New-York en 2009, se posèrent visiblement la question : une rétrospective d’un artiste vivant, c’est quoi ? Comment représenter la partie la plus &quot;vivante&quot; d’un artiste toujours parmi nous, et comment créer un chemin direct vers son œuvre en devenir ?        <br />
              <br />
       Pour commencer à y répondre, ils demandèrent  à Tim Burton l’autorisation de fouiller dans les tiroirs de sa maison actuelle. Mais ils sondèrent aussi, en archéologues, les coffres de son enfance et de son adolescence.       <br />
              <br />
       Ils ne sont pas tombés dans le panneau facile qui consiste à attirer un public de fans au moyen d’une scénographie en forme de parc d’attractions, un &quot;Burtonland&quot; avec grandes roues, gadgets bruyants, musique de foire et clinquant superficiel. Pour notre plus grand bonheur, elle fuit le côté attendu d’un grand <span style="font-style:italic">show</span> hollywoodien et a l’intelligence de prendre un parti plus fort, parce que plus sensible, en donnant la priorité aux œuvres et aux documents les plus fragiles et les plus intimes de Tim Burton. Ses dessins épars, ses griffonnages sur un coin de nappe, ses carnets de croquis, ses caricatures, ses essais successifs de costumes et de décors…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4082603-6195915.jpg?v=1334091804" alt="Tim aux crayons d’argent" title="Tim aux crayons d’argent" />
     </div>
     <div>
      C’est une exposition généreuse, dans laquelle il faut prendre le temps de scruter le moindre détail des quelques 700 documents graphiques, travaux photographiques, tableaux, sculptures, objets, courts-métrages, clips, essais de jeunesse, extraits de films, qui nous sont présentés chronologiquement et thématiquement.       <br />
              <br />
       Mais la chair de cette rétrospective, ce sont ces centaines de dessins, pour la majorité totalement inédits. Approcher ces dessins, c’est déjà pénétrer dans l’univers spécifique de Tim Burton, faiseur de mondes. Dessiner est pour lui un plaisir, un moteur de transmission, un outil qui lui permet de découvrir son propre inconscient, puis, plus tard, de communiquer ses sensations et ses idées à son équipe, sur le plateau.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4082603-6195921.jpg?v=1334092442" alt="Tim aux crayons d’argent" title="Tim aux crayons d’argent" />
     </div>
     <div>
      On pourrait croire qu’il est facile de dessiner des monstres : on trace un corps, des pieds trop grands, des oreilles poilues, une tête d’animal mi-menaçant, mi-ridicule, des antennes d’extra-terrestre… Oui. Mais Tim Burton crée des monstres vivants, émouvants, avec leur déhanchement si caractéristique, leurs humeurs changeantes, leur personnalité ambiguë. Il échafaude une galaxie de personnages branchés sur le courant alternatif de la folie, dont la complexité touche à l’absurde, à la poésie, à la fantasmagorie. Ces rencontres du troisième type nous font tour à tour rire et grimacer d’amertume.       <br />
              <br />
       Tous ces travaux graphiques nous permettent de comprendre que Tim Burton ne fait pas qu’emprunter des styles comme on enfilerait des costumes issus de la garde-robe de l’étrange et du macabre - costumes gothiques, animaux imaginaires, maquillages de clowns, silhouettes d’épouvantail, accessoires de carnaval, combinaisons d’extraterrestres, architectures expressionnistes... Il développe une critique de la société humaine qui rejette l’Autre, le Différent, l’Étranger, tout en étant attirée par lui. Pour lui, c’est dans l’informe, le chaotique, la métamorphose, que le monde peut exister, c’est à la marge que la vie peut toucher au plus près l’intensité de la liberté et de la création. Mais aussi la mort, personnage récurent et incontournable de son jardin extraordinaire. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4082603-6195923.jpg?v=1334092905" alt="Tim aux crayons d’argent" title="Tim aux crayons d’argent" />
     </div>
     <div>
      <b>Légendes complètes :</b>       <br />
       ● Personnages sous vitrine et vue de l'une des salles,       <br />
       &quot;Tim Burton, L'Exposition&quot; à La Cinémathèque française        <br />
       © Stéphane Dabrowski/La Cinémathèque française.       <br />
              <br />
       ● Tim Burton, <span style="font-style:italic">Sans titre (Doodle Pad Series – Série de gribouillages sur bloc de papier)</span>. 1989–1993.       <br />
       Encre et crayon de couleur sur papier, 43,2 x 61 cm.       <br />
       Collection privée © 2011 Tim Burton.       <br />
              <br />
       ● &quot;L'étrange Noël de Monsieur Jack&quot;.       <br />
       Tim Burton, <span style="font-style:italic">Sans titre (Sally).</span> 1993.       <br />
       Polaroid, 83,8 x 55,9 cm.       <br />
       Collection privée © 2011 Tim Burton.       <br />
              <br />
       ● <span style="font-style:italic">Sweeney Todd : le diabolique barbier de Fleet Street       <br />
       (Sweeney Todd: The Demon Barber of Fleet Street).</span>       <br />
       Réalisé par Tim Burton (2007).       <br />
       Photo Credit : Leah Gallo © Warner Bros/DreamWorks LLC.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4082603-6195967.jpg?v=1334123765" alt="Tim aux crayons d’argent" title="Tim aux crayons d’argent" />
     </div>
     <div>
      ● Tim Burton, <span style="font-style:italic">Sans titre (Trick or Treat).</span> 1980.       <br />
       Crayon, encre, marqueur et crayon de couleur sur papier, 23,8 x 39,4 cm.       <br />
       Collection privée © 2011 Tim Burton.       <br />
              <br />
       ● Tim Burton, <span style="font-style:italic">Sans titre (Série Cartoons).</span> 1980–86.       <br />
       Crayon de papier sur papier, 33 × 40,6 cm.       <br />
       Collection privée © 2011 Tim Burton.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Tim Burton L'Exposition"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4082603-6196885.jpg?v=1334123893" alt="Tim aux crayons d’argent" title="Tim aux crayons d’argent" />
     </div>
     <div>
      Une exposition conçue par The Museum of Modern Art, New York.       <br />
       Commissariat : Jenny He et Ron Magliozzi avec Rajendra Roy (MoMA).       <br />
       Collaborateur artistique à La Cinémathèque française : Matthieu Orléan.       <br />
       Scénographie : Pascal Rodriguez.       <br />
       Graphisme : Marion Solvit.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 mars au 5 août 2012.</span>       <br />
       Lundi, mercredi à vendredi, de 12 h à 19 h.       <br />
       Week-end, jours fériés et vacances scolaires (14 au 29 avril et 4 juillet au 5 août) : 10 h à 20 h.       <br />
       Nocturne le jeudi jusqu’à 22 h. Fermeture le mardi et le 1er mai.       <br />
       La Cinémathèque Française, 51, rue de Bercy, Paris 12e.       <br />
       <a class="link" href="http://www.cinematheque.fr" target="_blank">&gt;&gt; cinematheque.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/4082603-6195428.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Tim-aux-crayons-d-argent_a588.html</link>
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