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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-04-18T04:22:55+02:00</dc:date>
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   <title>"Larzac !" Un cri de ralliement autour d'une utopie qui vit et fait vivre toute une communauté sous des lois différentes</title>
   <pubDate>Wed, 07 May 2025 09:44:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Il serait vain de vouloir résumer, raconter, ici, la trame et les personnages qui font vivre ce spectacle. Une page ne suffirait pas à en contenir une infime partie qui, donnée ainsi hors de son contexte, hors de sa forme, hors de l'univers et de l'histoire dont elle dépend, serait incompréhensible. Un univers parfaitement concret, historique avec un grand H même. Le Larzac. Un bout de terre au sud du Massif central, un haut-plateau peuplé seulement de paysans et d'une base militaire.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88392484-62617620.jpg?v=1720717295" alt=""Larzac !" Un cri de ralliement autour d'une utopie qui vit et fait vivre toute une communauté sous des lois différentes" title=""Larzac !" Un cri de ralliement autour d'une utopie qui vit et fait vivre toute une communauté sous des lois différentes" />
     </div>
     <div>
      L'histoire commence bien avant nos jours, bien avant ce qui va nous être dévoilé dans le spectacle. Elle débute en 1902, lorsque l'État français crée un camp militaire dans le Larzac-nord (au sud de Millau). Elle se poursuit en 1971 lorsque l'État annonce le projet d'extension de la base militaire (une superficie multipliée par six). Six mois plus tard, 103 paysans touchés par les expulsions publient le &quot;serment des 103&quot;. Ils y annoncent leur intention de ne pas quitter leurs terres. Un appel qui déclenchera un mouvement de désobéissance civile parmi la population française, surtout des jeunes, qui mobilisera près de 100 000 personnes durant la décennie qui suivit. Une mobilisation qui repoussera le projet jusqu'en 1981, date à laquelle François Mitterrand y mit fin.       <br />
               <br />
       Voici donc le contexte de &quot;Larzac !&quot;. Un contexte qui va engendrer la création d'un collectif original, sans doute unique au monde, qui a inventé et continue d'inventer une nouvelle organisation de la vie paysanne. C'est de cela dont il est question dans le spectacle de Philippe Durand : l'histoire de ce collectif qui a arraché son existence à l'État français par une volonté farouche et déterminée de garder la main sur l'avenir et préserver un territoire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88392484-62617621.jpg?v=1720717323" alt=""Larzac !" Un cri de ralliement autour d'une utopie qui vit et fait vivre toute une communauté sous des lois différentes" title=""Larzac !" Un cri de ralliement autour d'une utopie qui vit et fait vivre toute une communauté sous des lois différentes" />
     </div>
     <div>
      Le premier acte fut de négocier avec l'État un bail emphytéotique avec la Société Civile des Terres du Larzac (la SCTL, détentrice du bail jusqu'en 2085). C'est sous cette forme, la SCTL, que vont être créées ces nouvelles organisations sociales, paysannes qui perdurent aujourd'hui, et même s'agrandissent et prospèrent. Philippe Durand s'est longuement rendu sur le plateau du Larzac, il y a rencontré des dizaines d'habitants qui font partie de ce projet. Certains y vivent depuis quarante ans, ils ont participé à l'invention de la SCTL et de sa philosophie communautaire. Ce sont ces personnages, tous incarnés avec une force narrative fascinante par Philippe Durand, qui vont nous ouvrir une fenêtre sur leur manière de vivre.       <br />
               <br />
       Oui, il y a un souffle d'utopie dans les vies de ces personnages. Un ordre différent règne. Des règles qui paraissent bizarres, étranges, presque impossibles et qui pourtant sont la source d'une réelle sécurité, d'une réelle implication dans les règles communes. Ici, personne n'est propriétaire, ni de sa maison, ni de ses terres. Pas de spéculation. Lorsque l'un d'entre eux part à la retraite, il laisse sa ferme au suivant, (sans contrepartie sinon une valeur d'usage) un suivant choisi par le conseil de gérance sur audition, car il s'agit d'un véritable choix de vie. Bref, l'organisation du territoire n'est pas juste un assemblage de règles différentes des règles usuelles dans le reste du pays, mais d'un esprit d'implication dans le travail et de partage de l'outil de travail différent.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88392484-62617622.jpg?v=1720717345" alt=""Larzac !" Un cri de ralliement autour d'une utopie qui vit et fait vivre toute une communauté sous des lois différentes" title=""Larzac !" Un cri de ralliement autour d'une utopie qui vit et fait vivre toute une communauté sous des lois différentes" />
     </div>
     <div>
      En un peu moins d'une heure trente, Philippe Durand campe plusieurs dizaines de ces habitants des hauts-plateaux du Larzac. Des témoignages, tous, particuliers, personnels, emprunts de gouaille, d'accents forts comme ceux de l'Aveyron, de points de vue différents. Voilà la force et l'honnêteté que développe l'auteur-comédien dans cet exercice. Rien de manichéen. Son texte (édité chez Libertalia) se veut autant chair qu'esprit, il recèle un langage rugueux et poétique qui donne, avec son interprétation, une vibrante incarnation de chacun de ces personnages.       <br />
              <br />
       Ce que réalise là Philippe Durand est du pur miel, du souffle chaud, de l'abondance intelligente, du sensible, du vrai, et une tonne et demie de connaissances révélées à la plupart d'entre nous. On y apprend, on y goûte les accents, on y savoure les émotions sensibles, on y aime tous ces personnages qui prônent l'intelligence collective plus que l'individuelle, et cela fait du bien.       <br />
               <br />
       Il n'en est pas à son coup d'essai, Philippe Durand. Il y a quelques années, il avait déjà créé un spectacle à partir d'éléments recueillis dans une autre sphère de nos sociétés, l'industrie. Cela s'appelait 1336 (Parole de FRALIB). Déjà une expérience d'autogestion qui, cette fois, avait opposé les ouvriers d'une usine de fabrique de Thé Éléphant à la direction du groupe (UNILEVER), et la victoire du collectif (une reprise de l'outil de production qui continue encore sous l'excellente marque de thé et d'infusion 1336 – le nombre de jours de grèves…).       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>       <br />
              <br />
       Vu au Théâtre des Halles dans le cadre d'Avignon Off 2024.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Larzac !"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88392484-62617623.jpg?v=1720717377" alt=""Larzac !" Un cri de ralliement autour d'une utopie qui vit et fait vivre toute une communauté sous des lois différentes" title=""Larzac !" Un cri de ralliement autour d'une utopie qui vit et fait vivre toute une communauté sous des lois différentes" />
     </div>
     <div>
      Texte : Philippe Durand.       <br />
       Mise en scène : Philippe Durand.       <br />
       Interprétation : Philippe Durand.       <br />
       À partir de 13 ans.       <br />
       Production Cie Treize-Trente-Six.       <br />
       Durée : 1 h 25.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">21 et 22 mai 2025.</span>       <br />
       Mercredi et jeudi à 20 h.       <br />
       Théâtre Jean Vilar, Virty-sur-Seine (94), 01 55 53 10 60.       <br />
       Courriel : <a class="link" href="javascript:protected_mail('contact@theatrejeanvilar.com')" >contact@theatrejeanvilar.com</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatrejeanvilar.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatrejeanvilar.com</a>       <br />
              <br />
       Dans le cadre de &quot;Commune Utopie&quot; du 17 au 25 mai 2025.       <br />
       Un temps fort présenté par la Constellation (Compagnie Les Filles de Simone et 5 théâtres du Val de Marne : le Théâtre Chevilly Larue, l’ECAM, le Théâtre Jean Vilar, le Centre des bords de Marne et le Théâtre Antoine Watteau).       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatrejeanvilar.com/2605-28177/la-saison/detail-d-un-spectacle/fiche/commune-utopie.htm" target="_blank">&gt;&gt; Infos Commune Utopie</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/88392484-62617620.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Larzac--Un-cri-de-ralliement-autour-d-une-utopie-qui-vit-et-fait-vivre-toute-une-communaute-sous-des-lois-differentes_a4212.html</link>
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   <title>"Gundog - Chien-Fusil", une plongée originale et intemporelle dans l'univers des petits paysans</title>
   <pubDate>Tue, 21 Jan 2025 15:57:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le sol est recouvert d'une couche de paille et de terre. On aperçoit au lointain le corps d'une brebis allongée, immobile, sans doute morte. De l'autre côté, une sorte d'établi rustique. C'est presque un fait divers qui débute "Gundog". Dans la pénombre relative qui fait deviner le décor, une silhouette brandit un fusil à lunette dans la direction d'un corps tremblant, couché sur lequel se penche une autre silhouette qui l'invective, le questionne et ne le laisse pas répondre. Une scène choc qui met en acte les trois personnages principaux du récit.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85752944-61090833.jpg?v=1737472950" alt=""Gundog - Chien-Fusil", une plongée originale et intemporelle dans l'univers des petits paysans" title=""Gundog - Chien-Fusil", une plongée originale et intemporelle dans l'univers des petits paysans" />
     </div>
     <div>
      Nous sommes dans une petite ferme, un maigre élevage de brebis tenu par deux jeunes sœurs, Becky et Anna. L'aînée tient le fusil tandis que la cadette submerge l'homme au sol de mots et de cris. Il est l'intrus dans cette maison isolée, l'étranger. Tous trois partagent à ce moment la même peur, le même effroi, c'est cet effroi qui déclenche ainsi cette violence. La peur de l'autre, peur de l'homme et de ses perversions pour les deux résidentes, la peur de mourir pour le vagabond.       <br />
              <br />
       C'est ce qu'il est, Gus, un vagabond, un saisonnier sans domicile, vaguement chapardeur, un crève-la-faim que les deux jeunes femmes finissent par inviter à rester quelques jours, voire plus, s'il veut, la place ne manque pas, le travail non plus, l'argent lui est bien absent. Le texte de Simon Longman, jeune auteur britannique qui a grandi en milieu rural dans les West Midlands, nous plonge dans la rudesse de la vie paysanne grâce à son écriture ciselée, réaliste, sans fioritures. Une sorte de parler franc qui élide quelques sujets, quelques verbes pour que la parole soit la plus directe possible. La plus urgente également pour ces vies qui demandent sans cesse que le travail remplisse toutes les heures, du lever du soleil jusqu'à la nuit.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85752944-61090834.jpg?v=1737472971" alt=""Gundog - Chien-Fusil", une plongée originale et intemporelle dans l'univers des petits paysans" title=""Gundog - Chien-Fusil", une plongée originale et intemporelle dans l'univers des petits paysans" />
     </div>
     <div>
      Le temps de la campagne n'est pas celui des cités. La construction de la pièce, avec ses flashbacks, ses enjambements d'années, distord le temps, l'allonge ou le rétrécit, n'en fait parfois qu'une répétition de saison d'une année sur l'autre. La pièce tente de nous faire ressentir cette conception si particulière des heures, des jours, des mois, des ans qui semblent tous se ressembler tant il ne semble rien se passer dans ces campagnes isolées. Les seuls événements qui rythment la vie, ce sont les naissances, les agnelages, les disparitions, les retours, les morts.       <br />
              <br />
       La ferme n'a pas toujours été tenue par les deux sœurs, seules. Elles avaient un frère, un père, une mère, une vraie famille. Et puis la mère est morte, le troupeau a été décimé par une maladie transmissible, le père lui aussi, et le frère est parti. L'histoire de Gundog pourrait se dérouler il y a un siècle, deux siècles. Les personnages, leurs façons de parler même pourraient vivre à cette période. Mais c'est bien de nos jours que se déroule ce récit, comme si le temps toujours avait fixé définitivement les choses, les rôles, la nature dans l'immuable.       <br />
              <br />
       La mise en scène d'Athéna Amara réussit à donner corps à cet immobilisme forcené, cette répétition paralysante des événements, ces paroles, des actes. Avec des moyens simples, jouant sur quelques déplacements de décors et s'appuyant sur l'évolution de la lumière et une bande son qui renforce la présence de la nature, elle parvient à rendre scénique les ellipses temporelles du texte.        <br />
              <br />
       Les deux personnages principaux interprétés par Camille Dordoigne et Charlotte Leonhardt sont d'une justesse attachante. Les deux comédiennes réussissent à incarner deux sœurs très différentes l'une de l'autre, mais que l'on sent complémentaires. Une apparente indissociabilité quasi imperceptible, mais qui rend ce couple de personnages aussi fascinant qu'effrayant.       <br />
              <br />
       Outre le récit épique que &quot;Gundog&quot; raconte, il est aussi une sorte de plaidoyer pour le monde paysan actuel, pour cette jeunesse paysanne que le monde moderne semble abandonner à son sort. La ferme, la nature, la vie d'éleveur finissant par ressembler à une prison, un destin dont il est impossible de sortir, et l'obligation qui pourrait être une condamnation de subir ce temps qui passe et se répète… dans l'attente de quel espoir ?       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Gundog - Chien-Fusil"</b></div>
     <div>
      Auteur : Simon Longman.       <br />
       Traduction :Gisèle Joly.       <br />
       Mise en scène : Athéna Amara.       <br />
       Avec : Aurélien Baré, Antoine Bugault, Camille Dordoigne, Joseph Lemarignier et Charlotte Leonhardt.       <br />
       Création musicale : Simon Averous.       <br />
       Création lumière : Colin Veyne.       <br />
       Scénographie: Shanone David Esteves.       <br />
       Création costume : Éloïse Bloch.       <br />
       Durée : 1 h 50.       <br />
       À partir de 12 ans       <br />
       Production Compagnie Vol Plané.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 17 au 22 janvier 2025.</span>       <br />
       Lundi à 14 h 30 et 19 h, mardi et mercredi à 19 h, vendredi à 20 h et samedi à 19 h.       <br />
       Théâtre Joliette, Grande Salle, Marseille 2ᵉ, 04 91 90 74 28.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatrejoliette.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatrejoliette.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       24 janvier 2025 : Théâtre municipal, Vitrolles (13).       <br />
       1ᵉʳ février 2025 : Centre Dramatique des Villages du Haut Vaucluse, Valréas (84).       <br />
       6 février 2025 : Théâtre du Briançonnais, Briançon (05).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/85752944-61090833.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Gundog-Chien-Fusil--une-plongee-originale-et-intemporelle-dans-l-univers-des-petits-paysans_a4130.html</link>
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   <title>"La Trouée - road-trip rural" Un spectacle d'une rare intensité agencé avec brio et maestria par une comédienne investie</title>
   <pubDate>Wed, 18 Dec 2024 14:16:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Faire son trou, mais où ? Pour les femmes, en zone rurale, rien de simple à ce titre. "La Trouée", seule en scène de la comédienne Cécile Morelle, interroge la place de ces dernières dans cet univers sous forme d'une carte postale tragi-comique des corps de ferme et de culture, là où la Culture est une denrée rare… Ce spectacle, c'est son histoire, à Cécile Morelle, d'origine picarde, et qui cherche encore où se trouve son "chez-soi". Mais c'est l'histoire d'autres femmes aussi qui décident de dialoguer autour de cet univers rural. Dans cet échange se déploient témoignages et souvenirs qui vont constituer une image à la fois sensible et complexe de la ruralité. Pour elles, les femmes…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85027237-60667533.jpg?v=1734529502" alt=""La Trouée - road-trip rural" Un spectacle d'une rare intensité agencé avec brio et maestria par une comédienne investie" title=""La Trouée - road-trip rural" Un spectacle d'une rare intensité agencé avec brio et maestria par une comédienne investie" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Il était une fois une tiot picarde qui voulait travailler dans la &quot;culture&quot; comme sa grand-mère paysanne, mais pas dans un champ de patates, non, plutôt sur un plateau de théâtre. Bottes aux pieds, elle file à la Capitale (…), et de main terreuse, main trayeuse, elle devient main conteuse, main signante, main autrice, main cherchant l'horizon parmi les hautes tours des immeubles citadins.</span>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">(…) Mais, assez vite, les bottes s'usent et les talons hauts des escarpins claquent trop bruyamment sur le bitume parisien ; elles veulent rebrousser chemin, retourner dans le pays de l'enfance, pour faire du théâtre pour ceux d'là-bas, ceux d'chez moi (…).</span>       <br />
              <br />
       Alors la Compagnie Le Compost voit le jour ainsi que le spectacle &quot;La Trouée - Road-Trip rural&quot;.       <br />
       Ces paroles sont celles de Cécile Morelle, comédienne et petite fille d'agricultrice en Picardie qui, de toute évidence, n'a pas supporté le vacarme citadin et lui a préféré les silences de la campagne et, d'une certaine manière, celui des femmes qui y vivent, mais qu'elle trouvera le moyen de faire parler. Toutes ces femmes qui travaillent bien souvent à la ferme dans l'ombre de leurs maris, des &quot;secondes&quot; en fait, des petites mains parallèles, mais toujours là pourtant…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85027237-60667583.jpg?v=1734529563" alt=""La Trouée - road-trip rural" Un spectacle d'une rare intensité agencé avec brio et maestria par une comédienne investie" title=""La Trouée - road-trip rural" Un spectacle d'une rare intensité agencé avec brio et maestria par une comédienne investie" />
     </div>
     <div>
      Le parcours de Cécile Morelle, déjà bien rempli, s'est partagé entre sa participation à &quot;Morbid&quot; de Paravidini en 2010, son statut d'élève comédienne à la Comédie-Française en 2011-2012 où elle côtoie Catherine Hiegel, Jérôme Deschamps, Éric Ruf ou encore Anne Kessler, son assistanat aux côtés de Chloé Duong pour le spectacle &quot;Peau d'âne, la chasse à la Loge&quot;, ou encore une formation de masques en bois auprès d'Étienne Champion et du jeu masqué avec Christophe Patty.       <br />
       Sans omettre son jeu régulier dans plusieurs spectacles, un diplôme de l'École de clown &quot;Le Samovar&quot; à Bagnolet, et un titre de professeure de Théâtre.       <br />
              <br />
       Il va sans dire qu'à un moment, Cécile Morelle a ressenti le besoin de retrouver ses racines paysannes, et, peut-être, de peaufiner différemment son statut de femme, sa sphère féminine, pour découvrir qui elle est véritablement.       <br />
              <br />
       Qui d'entre nous n'a pas cherché à savoir exactement d'où nous venons ? Quelles sont nos racines ? Nos origines ? Celles et ceux qui s'interrogent à ce titre, celles et ceux qui chaussent leurs bottes aussi, ou à l'inverse leurs escarpins ou leurs &quot;Derby&quot;, ou empruntent encore d'autres voies alternatives, tentent toujours de trouver une réponse.       <br />
              <br />
       Parce qu'il s'agit là d'une question essentiellement existentielle. Cécile Morelle fait partie de ces gens-là qui pensent que le rapport à nos racines joue un rôle majeur dans le fondement de notre identité.       <br />
              <br />
       Pour ce faire, elle a sillonné le territoire picard pour récolter une quarantaine de témoignages divers dont, en premier, celui de sa grand-mère, Mado : <span style="font-style:italic">&quot;Je ne suis pas agricultrice. Pour la société, je ne suis rien. Je ne suis même pas considérée comme une mère au foyer. Je suis femme de paysan.&quot;</span>       <br />
              <br />
       Comme Madeleine, bon nombre de ces femmes étaient dépourvues de statut et étaient juste, en effet, femmes d'agriculteurs ! Qu'en est-il aujourd'hui ? Les choses pour elles ont-elles progressé ?       <br />
       Avant même le début du spectacle – à moins que, bien entendu, ce dernier ne soit commencé… –, munie d'une longue perche micro, la comédienne arpente la salle et interroge certains spectateurs et certaines spectatrices sur leurs origines, leurs souvenirs qui y sont liés, des odeurs, ou encore des sons qui leur restent en mémoire.       <br />
              <br />
       D'emblée, le &quot;naturel&quot; de la comédienne, associé à l'ingénuité de la chose, plonge immédiatement le public dans un propos dont l'authenticité transparaît. Certaines réponses émeuvent ou font sourire. En tout cas, chacun et chacune se sent concerné(e). Ce fut incontestablement notre cas et, à notre tour, des images surgissent et nous émeuvent aussi : celle de la mécanique bruyante de la traite des vaches, du papier à mouches dans la cuisine, de l'odeur du café et du fumier qui, même rentrés à la ville, était toujours présente… La boue sur les chaussures, et puis surtout, la terre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85027237-60667590.jpg?v=1734529621" alt=""La Trouée - road-trip rural" Un spectacle d'une rare intensité agencé avec brio et maestria par une comédienne investie" title=""La Trouée - road-trip rural" Un spectacle d'une rare intensité agencé avec brio et maestria par une comédienne investie" />
     </div>
     <div>
      La terre, présente sur le plateau, sous forme d'une motte imposante, brune et comme sensuelle, dans laquelle la comédienne plonge littéralement son corps, l'embrasse, à sa manière, ou, encore, la jette violemment sur un grand panneau blanc, et en fait surgir des mots simples et puissants à la fois. &quot;Au commencement, il y a les routes, et au bout des routes, il y a les grandes fermes&quot;, Raymond Depardon.       <br />
              <br />
       Puis, dans le reste du spectacle, la comédienne s'empare avec une dextérité remarquable du plateau, sur lequel la scénographie d'Albert Morelle, d'une originalité hyper-réaliste à l'Edgar Hopper, emporte le public. La mise en scène oscille, grâce à des trouvailles exceptionnelles, entre grande poésie et autres moments plus engagés et revendicateurs.       <br />
              <br />
       Mais rien d'ostentatoire dans ce brillant road-trip, l'écueil du tragique eût pourtant été possible. Rien ne relève du registre de la colère affichée, non plus, dans cette carte postale hautement émouvante. Tout est finement évoqué, et apporté à nos oreilles attentives avec intelligence, poésie brillamment interprétée par Cécile Morelle.       <br />
              <br />
       Un très beau moment d'inventivité dramaturgique est à relever particulièrement : celui où, dos au public, la comédienne baisse délicatement son tee-shirt et son body, dans une sorte de mise à nu tangible, et où des vidéos créatives sont projetées à même la plaine charnelle de son dos qu'elle nous offre pudiquement.       <br />
              <br />
       Les multiples talents de la comédienne, pour celles et ceux qui pratiquent, un tant soit peu, l'art de la comédie, relèvent d'une performance, à nos yeux, rarement égalée, comme l'imitation de Pépé ou celle de Natacha Négliani !       <br />
              <br />
       &quot;La Trouée, Road-Trip rural&quot;, c'est une seule en scène, certes, mais c'est du théâtre vrai, charnel et comme organique à certains moments.       <br />
       &quot;Les plaines sont gorgées de plein qu'on ignore !&quot;       <br />
       À la fin du spectacle, debout sur cette motte de terre, à bien y regarder &quot;universelle&quot;, Cécile Morelle se jette corps et âme dans une logorrhée de &quot;paroles-images&quot; dont on se demande si elle s'arrêtera à un moment ! Quelque chose de presque hypnotique émerge d'elle. Un besoin de dire.       <br />
       Elle dit, et nous, nous l'entendons à sa juste valeur. Une réelle performance de comédienne.       <br />
              <br />
       Ce plein de choses à dire sur nos racines, nous l'avons toutes et tous en nous. Il y a celles et ceux qui ont le talent de pouvoir les partager… Qui ont appris à le faire. Pour les autres, conservez-les en vous, brossez-les dans le sens de leurs poils, parce que ce sont elles qui nous font tenir debout, et garder la tête haute.       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La Trouée - road-trip rural"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85027237-60667594.jpg?v=1734529686" alt=""La Trouée - road-trip rural" Un spectacle d'une rare intensité agencé avec brio et maestria par une comédienne investie" title=""La Trouée - road-trip rural" Un spectacle d'une rare intensité agencé avec brio et maestria par une comédienne investie" />
     </div>
     <div>
      Texte : Cécile Morelle.       <br />
       Mise en scène : Cécile Morelle.        <br />
       Avec : Cécile Morelle.       <br />
       Collaboration dramaturgique et technique de collectage : Anne Marcel et Fred Billy.       <br />
       Regard dramaturgique : Marie Vayssière, Chloé Duong, Zelda Bourquin et Anne-Christine Tinel.       <br />
       Collaboration à la mise en scène : Chloé Duong et Édouard Peurichard.       <br />
       Collaboration chorégraphique : Édouard Peurichard, Valérie Oberleithner et Marie- Pierre Pirson.       <br />
       Création vidéo animée : Édouard Peurichard.       <br />
       Création photographique : Lucile Corbeille.       <br />
       Illustration : Philippine Brenac.       <br />
       Conception scénographie : Albert Morelle.       <br />
       Composition musicale : Arthur de Bary.       <br />
       Régie son : Tristan Chaillou et Rémi Ghestin.       <br />
       Création Lumière et régie : Leslie Sozansky et Luc Degassart.       <br />
       Collaboration à la mise en rue : Christophe Châtelain.       <br />
       Regards et conseils précieux : Paola Rizza, Alexandre Del Perugia, Annabelle Sergent, Olivier Tirmarche.       <br />
       Compagnie Le Compost.       <br />
       Durée : 1 h 25.       <br />
              <br />
       <b>Spectacle vu le mercredi 11 décembre 2024 dans le cadre de la 16ᵉ édition du Festival Impatience 2024 ayant eu lieu au théâtre 13 à Paris.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">4 février 2025 :</span> Ville de Méru (60).       <br />
       <span class="fluo_jaune">8 février 2025 :</span> Théâtre de la Genette Verte, Florac (48).       <br />
       <span class="fluo_jaune">11 février 2025 :</span> Théâtre, Cusset (03).       <br />
       6 mars 2025 : MLC, Gauchy (02).       <br />
       8 mars 2025 : CC des 7 Vallées, Hesdin (62).       <br />
       Du 24 au 29 mars 2025 : L'Ernée (53).       <br />
       1ᵉʳ et 2 avril 2025 : Théâtre le Rayon Vert, Saint-Valéry-en-Caux (76).       <br />
       13 mai 2025 : Théâtre le Strapontin (version rue), Pont Scorff (56).       <br />
       15 mai : CC du Mont-Saint-Michel, Avranches (50).       <br />
       23 et 24 mai 2024 Le Safran (en itinérance sur le territoire), Amiens (80).       <br />
       Du 20 au 25 août 2025 : Festival des arts de la rue (version rue), Aurillac (15).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/85027237-60667533.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/La-Trouee-road-trip-rural-Un-spectacle-d-une-rare-intensite-agence-avec-brio-et-maestria-par-une-comedienne-investie_a4108.html</link>
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   <title>, •Off 2024• "Dom Juan… et les clowns" Un Molière vu à travers le regard hilare de Mario Gonzalez et la maîtrise complice d'Irina Brook</title>
   <pubDate>Sat, 13 Jul 2024 07:17:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2024]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Les clowns, tels que nous les connaissons, n'existaient pas vraiment du temps de Molière. Ce sont des personnages qui ne lui auraient certainement pas servi puisque les caractères de Molière, tous excessifs et caricaturaux qu'ils puissent être, sont avant tout pris dans la réalité. Les clowns ont une dimension onirique qui nuirait, on peut le penser, au projet de l'auteur comique.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81525565-58712718.jpg?v=1720816955" alt=", •Off 2024• "Dom Juan… et les clowns" Un Molière vu à travers le regard hilare de Mario Gonzalez et la maîtrise complice d'Irina Brook" title=", •Off 2024• "Dom Juan… et les clowns" Un Molière vu à travers le regard hilare de Mario Gonzalez et la maîtrise complice d'Irina Brook" />
     </div>
     <div>
      Et pourtant, le travail, effectué dans un premier temps par Mario Gonzalez (réputé pour son talent dans l'art du masque) puis, par la suite, par Irina Brook qui a repris la mise en scène du spectacle, est par moments sidérant de vérité, de sens.        <br />
              <br />
       Autour de Dom Juan, toute une ribambelle de personnages se croisent et se positionnent au sujet du seigneur méchant homme. La pièce de Molière est construite comme une déambulation des deux personnages principaux, Dom Juan et Sganarelle, son fidèle serviteur, une déambulation durant laquelle ils vont rencontrer toutes sortes de gens qui vont du noble aux paysans en passant par les pieux ermites, les usuriers et les spectres. Bref, toute une société respectueuse de lois divines et humaines qui leur ôte, aux yeux du libertin, toute liberté d'agir et de penser.       <br />
              <br />
       Dans cette pièce, Dom Juan traverse un monde de clowns tous un peu ridicules. C'est un peu comme si toute la pièce était focalisée sur le point de vue de Dom Juan, comme si, effectivement, ce dernier voyait tous ses contemporains comme des clowns ridicules. Clown, Sganarelle, clowns le commandeur et les vengeurs de celui-ci, clowns les paysannes, les paysans, clown son père, clowns, Elvire. Seul au milieu des clowns.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81525565-58712719.jpg?v=1720816988" alt=", •Off 2024• "Dom Juan… et les clowns" Un Molière vu à travers le regard hilare de Mario Gonzalez et la maîtrise complice d'Irina Brook" title=", •Off 2024• "Dom Juan… et les clowns" Un Molière vu à travers le regard hilare de Mario Gonzalez et la maîtrise complice d'Irina Brook" />
     </div>
     <div>
      Et cela marche. Sganarelle est le meilleur client pour un Auguste naïf, bavard et agité. Son personnage raisonneur, lâche et maladroit est à peine changé par le port d'un nez rouge (nez qu'on imagine aisément comme rougeur dû à l'excès de boisson alcoolisée). Les paysannes, Charlotte et Mathurine, et le paysan Piarrot, sont aussi plus vraies que nature dans les excès clownesques où ils sont, soudain, surdimensionnés. Les autres, à l'avenant. Cela fonctionne à merveille. Cela donne des moments de rires et de fous rires formidables. Cela donne également parfois des fulgurances qui apportent encore plus de sens à la pièce.       <br />
              <br />
       On rit beaucoup. Les sept interprètes qui (sauf pour les deux principaux rôles) jouent plusieurs personnages chacun ont fait un travail rigoureux, précis et parlant du corps, de la voix et du geste. On y reconnaît la patte de Mario Gonzalez. La mise en scène d'Irina Brook, qui installe toute l'aventure au centre d'un cercle, symbole de la piste de chapiteaux, donne un rythme haletant au spectacle. Elle y ajoute des moments chantés et une liberté de parole aux comédiens qui instaurent un vrai dialogue avec le public, quitte à chambouler les alexandrins du texte original.       <br />
              <br />
       Alors les puristes de l'œuvre de Molière seront peut-être choqués, mais, à y bien regarder, l'esprit de ce dernier est bien vivant, là, dans cette farce qu'est la vie pour le personnage de Dom Juan. Une farce faite d'hypocrisie, de lâcheté, de bêtise, de naïveté, de faux honneurs. Oh oui, le texte de Molière reste bien corrosif ici lorsque tous ceux qui croient au Ciel, à la Vertu, et à tous les principes moraux édictés par l'Église et les lois sont des clowns.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81525565-58712745.jpg?v=1720817025" alt=", •Off 2024• "Dom Juan… et les clowns" Un Molière vu à travers le regard hilare de Mario Gonzalez et la maîtrise complice d'Irina Brook" title=", •Off 2024• "Dom Juan… et les clowns" Un Molière vu à travers le regard hilare de Mario Gonzalez et la maîtrise complice d'Irina Brook" />
     </div>
     <div>
      Je n'ai qu'un seul pincement au cœur, pour le personnage d'Elvire, dont le clown, ici, n'est ni poétique, ni fragile comme il aurait pu être, mais grotesque. Vu un peu comme une désagréable mégère. Mais on peut imaginer Dom Juan la voir ainsi.       <br />
              <br />
       Quoi qu'il en soit, rien ne manque de ce que Molière a voulu mettre dans sa pièce : des intentions provocatrices, politiques et grinçantes. La mise en scène d'Irina Brook et le travail de Mario Gonzalez y ajoutant encore plus d'humour, de dérision, de loufoquerie. Et il faut rendre hommage au jeu des comédiennes et des comédiens qui portent ce projet, tous excellents, tous effroyablement drôles.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Dom Juan… et les clowns"</b></div>
     <div>
      Texte : Molière.       <br />
       Mise en scène : Irina Brook, à partir d'un premier travail de Mario Gonzalez.        <br />
       Avec : Thierry Surace, Jérôme Schoof, Sylvia Scantamburlo, Jessica Astier, Julien Faure, Cécile Guichard/Armony Bellanger en alternance, Thomas Santarelli.       <br />
       Décor et costumes : Théâtre National de Nice - CDN Nice Côte d'Azur.       <br />
       Compagnie Miranda.       <br />
       Coproduction : Théâtre de la Cité/Nice.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
       À partir de 8 ans.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2024•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 29 juin au 21 juillet 2024.</span>       <br />
       Tous les jours à 20 h 25. Relâche le mardi.       <br />
       Espace Roseau Teinturiers, 45, rue des Teinturiers, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 84 51 26 44.       <br />
       <a class="link" href="https://espaceroseauteinturiers.fr/off-2024/" target="_blank">&gt;&gt; espaceroseauteinturiers.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/81525565-58712718.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/-Off-2024-Dom-Juan-et-les-clowns-Un-Moliere-vu-a-travers-le-regard-hilare-de-Mario-Gonzalez-et-la-maitrise-complice-d_a4000.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>•Off 2024• "Larzac !" Un cri de ralliement autour d'une utopie qui vit et fait vivre toute une communauté sous des lois différentes</title>
   <pubDate>Thu, 11 Jul 2024 18:37:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2024]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Il serait vain de vouloir résumer, raconter, ici, la trame et les personnages qui font vivre ce spectacle. Une page ne suffirait pas à en contenir une infime partie qui, donnée ainsi hors de son contexte, hors de sa forme, hors de l'univers et de l'histoire dont elle dépend, serait incompréhensible. Un univers parfaitement concret, historique avec un grand H même. Le Larzac. Un bout de terre au sud du Massif central, un haut-plateau peuplé seulement de paysans et d'une base militaire.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81499991-58695285.jpg?v=1720717295" alt="•Off 2024• "Larzac !" Un cri de ralliement autour d'une utopie qui vit et fait vivre toute une communauté sous des lois différentes" title="•Off 2024• "Larzac !" Un cri de ralliement autour d'une utopie qui vit et fait vivre toute une communauté sous des lois différentes" />
     </div>
     <div>
      L'histoire commence bien avant nos jours, bien avant ce qui va nous être dévoilé dans le spectacle. Elle débute en 1902, lorsque l'État français crée un camp militaire dans le Larzac-nord (au sud de Millau). Elle se poursuit en 1971 lorsque l'État annonce le projet d'extension de la base militaire (une superficie multipliée par six). Six mois plus tard, 103 paysans touchés par les expulsions publient le &quot;serment des 103&quot;. Ils y annoncent leur intention de ne pas quitter leurs terres. Un appel qui déclenchera un mouvement de désobéissance civile parmi la population française, surtout des jeunes, qui mobilisera près de 100 000 personnes durant la décennie qui suivit. Une mobilisation qui repoussera le projet jusqu'en 1981, date à laquelle François Mitterrand y mit fin.       <br />
               <br />
       Voici donc le contexte de &quot;Larzac !&quot;. Un contexte qui va engendrer la création d'un collectif original, sans doute unique au monde, qui a inventé et continue d'inventer une nouvelle organisation de la vie paysanne. C'est de cela dont il est question dans le spectacle de Philippe Durand : l'histoire de ce collectif qui a arraché son existence à l'État français par une volonté farouche et déterminée de garder la main sur l'avenir et préserver un territoire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81499991-58695286.jpg?v=1720717323" alt="•Off 2024• "Larzac !" Un cri de ralliement autour d'une utopie qui vit et fait vivre toute une communauté sous des lois différentes" title="•Off 2024• "Larzac !" Un cri de ralliement autour d'une utopie qui vit et fait vivre toute une communauté sous des lois différentes" />
     </div>
     <div>
      Le premier acte fut de négocier avec l'État un bail emphytéotique avec la Société Civile des Terres du Larzac (la SCTL, détentrice du bail jusqu'en 2085). C'est sous cette forme, la SCTL, que vont être créées ces nouvelles organisations sociales, paysannes qui perdurent aujourd'hui, et même s'agrandissent et prospèrent. Philippe Durand s'est longuement rendu sur le plateau du Larzac, il y a rencontré des dizaines d'habitants qui font partie de ce projet. Certains y vivent depuis quarante ans, ils ont participé à l'invention de la SCTL et de sa philosophie communautaire. Ce sont ces personnages, tous incarnés avec une force narrative fascinante par Philippe Durand, qui vont nous ouvrir une fenêtre sur leur manière de vivre.       <br />
               <br />
       Oui, il y a un souffle d'utopie dans les vies de ces personnages. Un ordre différent règne. Des règles qui paraissent bizarres, étranges, presque impossibles et qui pourtant sont la source d'une réelle sécurité, d'une réelle implication dans les règles communes. Ici, personne n'est propriétaire, ni de sa maison, ni de ses terres. Pas de spéculation. Lorsque l'un d'entre eux part à la retraite, il laisse sa ferme au suivant, (sans contrepartie sinon une valeur d'usage) un suivant choisi par le conseil de gérance sur audition, car il s'agit d'un véritable choix de vie. Bref, l'organisation du territoire n'est pas juste un assemblage de règles différentes des règles usuelles dans le reste du pays, mais d'un esprit d'implication dans le travail et de partage de l'outil de travail différent.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81499991-58695287.jpg?v=1720717345" alt="•Off 2024• "Larzac !" Un cri de ralliement autour d'une utopie qui vit et fait vivre toute une communauté sous des lois différentes" title="•Off 2024• "Larzac !" Un cri de ralliement autour d'une utopie qui vit et fait vivre toute une communauté sous des lois différentes" />
     </div>
     <div>
      En un peu moins d'une heure trente, Philippe Durand campe plusieurs dizaines de ces habitants des hauts-plateaux du Larzac. Des témoignages, tous, particuliers, personnels, emprunts de gouaille, d'accents forts comme ceux de l'Aveyron, de points de vue différents. Voilà la force et l'honnêteté que développe l'auteur-comédien dans cet exercice. Rien de manichéen. Son texte (édité chez Libertalia) se veut autant chair qu'esprit, il recèle un langage rugueux et poétique qui donne, avec son interprétation, une vibrante incarnation de chacun de ces personnages.       <br />
              <br />
       Ce que réalise là Philippe Durand est du pur miel, du souffle chaud, de l'abondance intelligente, du sensible, du vrai, et une tonne et demie de connaissances révélées à la plupart d'entre nous. On y apprend, on y goûte les accents, on y savoure les émotions sensibles, on y aime tous ces personnages qui prônent l'intelligence collective plus que l'individuelle, et cela fait du bien.       <br />
               <br />
       Il n'en est pas à son coup d'essai, Philippe Durand. Il y a quelques années, il avait déjà créé un spectacle à partir d'éléments recueillis dans une autre sphère de nos sociétés, l'industrie. Cela s'appelait 1336 (Parole de FRALIB). Déjà une expérience d'autogestion qui, cette fois, avait opposé les ouvriers d'une usine de fabrique de Thé Éléphant à la direction du groupe (UNILEVER), et la victoire du collectif (une reprise de l'outil de production qui continue encore sous l'excellente marque de thé et d'infusion 1336 – le nombre de jours de grèves…).       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Larzac !"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81499991-58695289.jpg?v=1720717377" alt="•Off 2024• "Larzac !" Un cri de ralliement autour d'une utopie qui vit et fait vivre toute une communauté sous des lois différentes" title="•Off 2024• "Larzac !" Un cri de ralliement autour d'une utopie qui vit et fait vivre toute une communauté sous des lois différentes" />
     </div>
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      Texte : Philippe Durand.       <br />
       Mise en scène : Philippe Durand.       <br />
       Interprétation : Philippe Durand.       <br />
       À partir de 13 ans.       <br />
       Compagnie 13.36.       <br />
       Durée : 1 h 25.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2024•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 29 juin au 21 juillet 2024.</span>       <br />
       Tous les jours à 18 h 45. Relâche le mercredi.       <br />
       Théâtre des Halles, La Chapelle, 22, rue du Roi René, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 32 76 24 51.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatredeshalles.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredeshalles.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/81499991-58695285.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2024-Larzac--Un-cri-de-ralliement-autour-d-une-utopie-qui-vit-et-fait-vivre-toute-une-communaute-sous-des-lois_a3997.html</link>
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