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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-07-23T01:41:19+02:00</dc:date>
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   <title>"Femmes de boue"… et toujours debout !</title>
   <pubDate>Tue, 26 Apr 2022 07:32:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans une création pleine d'humour, le collectif "Femmes de boue", implanté à Bourges, traite de la condition féminine au travers de personnages tels que Marie, Médée, Diana ou Dorothée. Une déconstruction du regard patriarcal est effectuée, à l'aide d'un protocole de questions posées directement aux mères des comédiennes, faisant rejoindre ainsi plusieurs générations.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64020358-46024282.jpg?v=1650909239" alt=""Femmes de boue"… et toujours debout !" title=""Femmes de boue"… et toujours debout !" />
     </div>
     <div>
      Quatre cubes blancs parfois arrosés de lumières vives sont côté cour. En arrière-scène, côté jardin, il y a une table habillée d'une nappe avec quelques verres, assiettes et une soupière. Tout est en blanc sauf les verres. Sur le cube situé le plus côté cour, une personne est assise. Avant le démarrage du spectacle, elle demande la participation de trois spectateurs pour une improvisation déjà actée qui se déroulera ensuite. Puis lumières.       <br />
              <br />
       C'est Dorothée (Fanny Pascaud), l'ancienne animatrice télé pour les enfants que les gens de moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. Elle anime une émission autour de Médée (Coralie Émilion-Languille), Marie (Juliette Duret) la mère de Jésus, et Diana (Armelle Gerbault) pour traiter d'un sujet beaucoup débattu depuis trop peu de temps, celle de la place de la femme dans notre société occidentale mais qui remonte cette fois-ci jusqu'à la nuit des temps grâce aux invitées. C'est traité de façon drôle à l'aide d'un protocole de questions que les auteurs et comédiennes de cette pièce ont posé à chacune de leurs mères. On entend certaines de leurs réponses par microphone parfois.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64020358-46024284.jpg?v=1650909277" alt=""Femmes de boue"… et toujours debout !" title=""Femmes de boue"… et toujours debout !" />
     </div>
     <div>
      C'est un découplage qui est effectué entre des personnalités célèbres, à une échelle de temps et de popularité extrêmement variée, joué aujourd'hui où le mouvement #Meetoo a permis une libéralisation de la parole des femmes, mais alimenté pour cette pièce par leurs mères. C'est ainsi un entrelacement très large d'époques et de générations qui pourraient avoir peu de rapport entre elles. Et pourtant. C'est celle de la condition féminine dans une société patriarcale et dans des registres aussi variés que le religieux et l'historique avec Marie, mythologique avec Médée, moderne avec Dorothée et politico-monarchique avec Diana qui n'est, à aucun moment, désignée en &quot;Lady Di&quot; pour la déshabiller de sa légende royale et ne conserver que ce qui constitue l'aspect intime de sa personnalité.       <br />
              <br />
       Ce découplage a une triple fonction, celle d'abord d'apporter une touche comique à un vaste sujet sociologique. Puis de déconstruire l'image de ces icônes en les confisquant du monde patriarcal et enfin d'apporter une touche neuve et moderne par un langage, parfois de jeune rebelle comme pour Marie ou de victime se sentant coupable pour Médée.       <br />
              <br />
       Ainsi les voix et les attitudes des comédiennes sont, à dessein, décalées par rapport à ces célébrités d'un autre espace-temps, à l'exception, peut-être, de Dorothée. Car elles ont porté pour certaines d'entre elles, sans le vouloir parfois, un message politique d'aujourd'hui qui a été tu. Celui de se faire entendre et d'exister pour ce qu'elles sont. Médée est jouée comme se sentant coupable bien qu'elle soit victime car elle a caché ses enfants d'après elle<span style="font-style:italic">(*)</span>. Quatre versions autour de Médée existent avec celle d'Eumélos où ses enfants meurent en en ignorant la cause mais non du fait de leur mère, celles de Parméniskos et de Kréophylos où les Corinthiens tuent les enfants de Médée et celle d'Euripide (480 av J.C. - 406 av J.C.), la seule connue de tous, où c'est Médée qui tue ses enfants.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64020358-46024367.jpg?v=1650909775" alt=""Femmes de boue"… et toujours debout !" title=""Femmes de boue"… et toujours debout !" />
     </div>
     <div>
      Au travers de ces personnalités de temps anciens et modernes, c'est la femme d'aujourd'hui que nous entendons. Durant toute la représentation, un fort sentiment de culpabilité transparaît chez elles. Il y a même Médée qui semble un peu perdue, pas sûr de ce qu'elle est et de ce qu'elle a fait. Car se sentant coupable comme beaucoup de victimes. Elle se fait ainsi le témoin, l'écho, la parole de ce que nous pouvons entendre aujourd'hui.         <br />
              <br />
       À l'arrière-scène, en rupture de l'émission et autour d'une table lors d'un déjeuner, s'incarne dans deux tableaux, la société patriarcale autour cette fois-ci de ses excès autoritaristes chez l'homme, en chef de famille aux sens propre comme figuré. Ces scènes sont un autre éclairage de la condition féminine actuelle dans un prisme familial.       <br />
              <br />
       Il y a une belle incarnation de Juliette Duret pour Marie dans un solo de tension assez émouvant. Des chansons viennent aussi entrecouper les différentes scènes. Et toujours cet humour qui permet de faire de cette création une pièce politico-marrante avec une régisseuse, à dessein, faisant quelques erreurs même si le non-fonctionnement d'un micro n'était pas prévu. Peu importe, la situation est gérée avec humour, l'esprit même du spectacle. Il est l'outil efficace de ce travail de remise à plat de figures réalisé par des historiens, des mythologues et, par ricochet, porté par une opinion publique, baignés tous dans une société patriarcale.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64020358-46024410.jpg?v=1650910015" alt=""Femmes de boue"… et toujours debout !" title=""Femmes de boue"… et toujours debout !" />
     </div>
     <div>
      La version &quot;Hommes de boue&quot; est en cours de création avec des hommes s'emparant du même protocole de questions afin d'y répondre.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">(*) La version du spectacle est peut-être celle de Kréophylos où Médée s'enfuit d'Athènes après avoir tué Kréon, le roi de la cité de Corinthe, en l'empoisonnant et en laissant ses enfants derrière elle car ils sont trop jeunes pour l'accompagner. Pour les protéger, elle les place sur l'autel d'Héra Akraia et s'attend à ce que leur père Jason trouve le moyen d'assurer leur sauvegarde. Des amis de Kréon les tuent et répandent ensuite la rumeur que Médée a commis ce geste avant de s'enfuir (cf Timothy Gantz &quot;Mythes de la Grèce archaïque&quot;).</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Femmes de boue"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64020358-46024552.jpg?v=1650910750" alt=""Femmes de boue"… et toujours debout !" title=""Femmes de boue"… et toujours debout !" />
     </div>
     <div>
      Création du Collectif Femmes de Boue.       <br />
       Écriture et mise en scène : Juliette Duret, Coralie Émilion-Languille, Armelle Gerbault, Fanny Pascaud.       <br />
       Avec : Juliette Duret, Coralie Émilion-Languille, Armelle Gerbault, Fanny Pascaud.       <br />
       Création lumière : Moïra Dalant.       <br />
       Création sonore : Arnaud Vernet-Le Naun.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 2 avril au 4 juin 2022.</span>       <br />
       Samedi à 21 h.       <br />
       Théâtre La Flèche, Paris 11e, 01 40 09 70 40.       <br />
       <a class="link" href="https://theatrelafleche.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatrelafleche.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/64020358-46024282.jpg</photo:imgsrc>
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   <title>"Timon d’Athènes"… Dénonciation d'une société patriarcale mue par l'esprit de lucre et le mensonge</title>
   <pubDate>Thu, 09 Mar 2017 08:07:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Grapin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Timon est joyeux et généreux. Il incarne une joie de vivre et de donner. Timon a le sourire athénien. Mais, entouré de faux amis, il ne voit pas qu'il se ruine. Il devient misanthrope et plonge dans le cynisme du désespoir. Il se "diogénise" avant de mourir.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/11336706-18888450.jpg?v=1489043971" alt=""Timon d’Athènes"… Dénonciation d'une société patriarcale mue par l'esprit de lucre et le mensonge" title=""Timon d’Athènes"… Dénonciation d'une société patriarcale mue par l'esprit de lucre et le mensonge" />
     </div>
     <div>
      La pièce de Shakespeare, &quot;Timon d' Athènes&quot;, offre au comédien qui joue le rôle-titre tout une palette d'expressions. En première lecture le texte apparaît archaïque, hétérogène, comme une succession de scènes, Chacune illustrant un aspect particulier d'un moment de la vie de Timon, elles sont objets de virtuosité conçues comme autant d'apologues.       <br />
              <br />
       Le moins que l'on puisse dire est que Patrick Catalifo sait exploiter les ressources du texte lui-même. Il est un comédien shakespearien. Il est puissamment aidé par la mise en scène de Cyril le Grix. Celle-ci avec un très grand nombre de comédiens et musiciens offre à chacun une occasion de jouer, de faire ses gammes, (de <span style="font-style:italic">gamer</span> comme on dit maintenant), avec, à la clef, un effet de troupe des plus heureux. La création musicale (cuivres et percussion) enchaîne et fond les scènes, ajoute à l'entrain, la vélocité, la fluidité d'ensemble.       <br />
               <br />
       Ce Timon d' Athènes rythmé emporte les scènes de la comédie au drame, affirme un destin, dessine un itinéraire vers le sublime.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/11336706-18888461.jpg?v=1489044004" alt=""Timon d’Athènes"… Dénonciation d'une société patriarcale mue par l'esprit de lucre et le mensonge" title=""Timon d’Athènes"… Dénonciation d'une société patriarcale mue par l'esprit de lucre et le mensonge" />
     </div>
     <div>
      Installé dans une esthétique contemporaine, le spectacle emporte de plus un sentiment d'immédiateté qui sert le propos et la critique très contemporaine contre l'argent facile, la corruption qui règne. Le sort de Timon montré au public appelle à la nécessité d'une éthique et d'une justice. Ce que rappelle fort opportunément Alcibiade, général rebelle qui assiège, harangue les athéniens et prend la ville. Hélas, trop tard. La vie de Timon reste un remord et un exemple.       <br />
              <br />
       Dans ce spectacle, le spectateur peut déplorer la présence très restreinte des femmes ainsi que leur rôle tout aussi restreint. Il doit se dire que le théâtre shakespearien n'était joué que par des hommes et que la pièce, en complément du plaisir qu'elle procure, dénonce aussi une société patriarcale mue exclusivement par l'esprit du lucre, le mensonge et les rapports de force.       <br />
              <br />
       La pièce de Shakespeare n'a rien perdu de son allant et le public ovationne.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Timon d’Athènes"</b></div>
     <div>
      Texte : William Shakespeare.       <br />
       Mise en scène : Cyril le Grix.       <br />
       Traduction : Jean-Claude Carrière (éditions Centre International de Création Théâtrale).       <br />
       Avec : Patrick Catalifo, Xavier Bazin, Philippe Catoire, Thibault Corrion, Thomas Dewynter, René Hernandez, Maud Imbert, Jérôme Keen, Alexandre Mousset, Carole Schaal.       <br />
       Avec la participation artistique du studio d'Asnières - ESCA : Aksel Carrez, Ghislain Declety, Valentin Fruitier, Thomas Harel, Jérémy Hoffman-Karp.       <br />
       Musiciens : Karim Touré, Florent Hinschberger, Jon Lopez De Vicuna.       <br />
       Collaboration artistique et chorégraphie : Emilie Delbée.       <br />
       Scénographie : Benjamin Gabrié.       <br />
       Construction : Rémi Cassan et Lelia Demoisy.       <br />
       Lumière : Carole van Bellegem.       <br />
       Costumes : Cécile Box et Maguelone Jacquemont.       <br />
       Composition musicale et création sonore : Julian Julien.       <br />
       Ingénieur sonore : Ivan Paulik.       <br />
       Régie générale : Abdénor Mezlef.       <br />
       La Torche ardente Cie.       <br />
       Durée estimée : 1 h 50.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du mars au 2 avril 2017.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h, le dimanche à 16 h.       <br />
       Théâtre de la Tempête, salle Serreau, La Cartoucherie, Paris 12e, 01 43 28 36 36.       <br />
       <a class="link" href="https://www.la-tempete.fr/" target="_blank">&gt;&gt; la-tempete.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/11336706-18888450.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Timon-d-Athenes-Denonciation-d-une-societe-patriarcale-mue-par-l-esprit-de-lucre-et-le-mensonge_a1760.html</link>
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